Superstore (S01)

Avis : Pas étonnant que mon challenge séries n’avance pas : j’ai encore binge-watché une série qui n’a rien à avoir avec la choucroute il y a deux semaines. Superstore, c’est une sitcom dont mon cousin m’a parlé il y a hyper longtemps et qui m’est revenu quand on cherchait à voir quelque chose avec ma meilleure amie pour pallier à l’ennui provoqué par Grace & Frankie (plus là-dessus plus tard).

Du coup, on a vu toute la saison hyper vite, je n’ai pas écrit mon article en même temps et depuis, je me le reporte jour après jour. Oui, mais vu que la saison 2 reprend demain (enfin, cette nuit aux USA) avec un épisode spécial, il faut bien que je vous en parle avant.

La série commence avec l’arrivée de Jonah pour travailler dans un supermarché, type Wall-Mart, appelé Cloud9. Les blagues s’enchaînent grâce à une structure d’épisode qui tourne bien souvent autour des grands thèmes de prévention pour employés : le racisme, le décès, etc. L’ensemble des employés que nous suivons est un peu paumé dans la vie, ce qui justifie une présence importante dans le magasin et un investissement somme toute… bien à eux.

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Bref, c’est drôle, alors c’est parti pour un rapide résumé des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
I’m a Christian too, but in these four walls, my bible is the employee code of conduct.

Le pilot de la série ne m’a pas forcément convaincu immédiatement, je n’étais pas du tout dans l’ambiance je crois. Il faut en effet un certain temps pour comprendre la dynamique humoristique de cette comédie : les personnages sont encore sous-développés, tous représentant un cliché. Il y a le handicapé, l’adolescente enceinte, le nouveau un peu trop bon, la superviseur, le patron, la cheftaine de la sécurité… Bref, autant de personnes que l’on croise sans voir quand l’on va dans les supermarchés. Un certain potentiel se dégage malgré tout, notamment sur la fin lorsqu’Amy quitte le magasin et nous dévoile qu’elle cache quelques secrets bien à elle.

SuperstoreÉpisode 2 – Magazine Profile – 16/20
Framples! Instead of saying, « free samples », we should just say « framples. »

Cet épisode propose de développer les relations entre les personnages et le Cloud9 en intégrant à l’équipe une journaliste chargée de faire le profil du magasin et des employés pour le magazine de la chaîne de supermarchés. En ce qui me concerne, c’était déjà bien plus drôle et j’ai commencé à m’attacher aux personnages de Jonah et Amy. L’ambiance dans le supermarché est marrante et bien qu’encore peu développé, les personnages ont des rôles bien définis qu’ils respectent bien. Garreth évitant le photographe faisait par exemple un bon running gag avec une conclusion géniale.

03.jpgÉpisode 3 – Shots and Salsa – 15/20
Yes, Señor Cloud salsa is very good for parties

Le sujet de fond de cet épisode est le racisme… et ça marche plutôt bien, avec Amy qui lutte contre les stéréotypes et se retrouve forcée de les perpétrer, ce qui ajoute beaucoup d’humour à l’épisode. L’intrigue de Jonah, qui aide le pharmacien, est bien moins drôle même si elle partait bien, avec cette idée qu’il ne faut jamais proposer son aide aux collègues dans un supermarché. Bref, il y a pas mal d’humour dans l’épisode, même si ça retombe à plat du côté du personnage principal, ce qui est un peu stupide. Petit truc que je trouve sympa aussi : le nom qu’Amy accroche à sa veste change à chaque épisode et j’aime à penser qu’elle reprend les badges des anciens employés et des stagiaires de passage.

04.jpgÉpisode 4 – Mannequin – 17/20
‘Cause it looks like you got a sex doll and you dressing it up to look like Amy

Excellent épisode qui part d’une idée un peu idiote et la développe de manière très réussie : il y a un mannequin dans le magasin qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jonah. C’est peu crédible qu’il passe un mois dans les rayons avant que quelqu’un ne le remarque, mais c’est plutôt pas mal comme développement car ça permet tout un tas de mannequins déguisés à mourir de rire et une scène où il tente de se venger en trouvant un mannequin d’Amy et se retrouve à mimer malgré lui une scène de sexe devant les autres employés. Bien joué de la part des scénaristes, cet épisode était du coup le plus drôle jusqu’à présent.

05.jpgÉpisode 5 – Shoplifter – 16/20
I can’t believe I’m gonna lose my job. I just upgraded all of the trash cans in my apartment. Stupid, Dina, stupid!

Amy ramène sa fille au travail et cela provoque tout un tas de problèmes quand c’est Jonah qui est forcé de la garder pour elle et que c’est évidemment le jour où la petite a ses premières règles. De son côté, Dina tente d’arrêter Lilian Bellacourt car elle a volé un rouge à lèvres. Oups, je me trompe de séries, Lilian, c’est dans Another Period. Rien que pour cette actrice, j’ai adoré l’épisode et j’ai bien ri, parce que la voir est suffisant pour se marrer tellement elle dégage une aura comique. C’est très bon donc et la série confirme son potentiel comique, notamment grâce au personnage de Dina tout en contradiction et très humoristique.

06.jpgÉpisode 6 – Secret Shopper – 16/20
The only way a secret shopper’s getting past me is if he doesn’t even know he’s a secret shopper.

Le magasin est en effervescence car un client-mystère s’apprête à parcourir les rayonnages pour faire une critique des services fournis par le magasin. Tout le monde fait donc son maximum pour le débusquer et lui permettre une expérience parfaite dans les rayons du Cloud9. Pas de chance : c’est la meilleure manière de provoquer une catastrophe. Il ne faut jamais se donner à 200% et cela se confirme à nouveau. Dina s’impose comme l’un des personnages les plus comiques dans cet épisode, sa chasse au client-mystère s’avérant être totalement flippante pour les pauvres clients qu’elle « aide » en faisant plus de dégâts qu’autre chose.

07.jpgÉpisode 7 – Color Wars – 15/20
Each member of the winning team takes home $100.

Une journée spéciale dans le magasin débute, encore : celle de la guerre des couleurs, qui permet de booster un peu la productivité des employés. D’abord réticent, Jonah finit par vendre tout et n’importe quoi à son client après avoir été briefé par Amy qui souhaite récupérer la prime de l’équipe gagnante. Évidemment, son plan foire quand il apprend que son client n’est autre que le mari de celle-ci. C’était un épisode sympa avec de bons gags et un approfondissement agréable sur les personnages principaux. En plus, ça correspond tout à fait à ce que l’on peut attendre d’une sitcom.

08.jpgÉpisode 8 – Wedding Day Sale – 14/20
I turned my safe search up to the max and then Googled, « world’s gayest parties. »

Moment de gêne extrême : c’est le jour de la vente des affaires de mariage et le patron découvre seulement maintenant que le mariage gay est totalement ignoré de leur vente. Ce qu’il ne tolère pas pour on ne sait quelle raison : il en fait du coup des caisses et des caisses, et c’est juste gênant… donc drôle. Pendant ce temps, les scénaristes développent encore un peu le couple Cheyenne/Bo lorsqu’Amy essaye de les raisonner sur le prix que coûtera un enfant. Alors que tout le monde pense que Bo fuit ses responsabilités, c’est tout l’inverse qui se produit quand Dina et Amy le retrouvent enfin. L’épisode possède quelques bonnes blagues, mais je le trouve un peu en-dessous.

SuperstoreÉpisode 9 – All-Nighter – 18/20
Relationships between supervisors and subordinates is now just strongly discouraged. It’s not forbidden anymore. THIS is not forbidden anymore.

Wow, de loin le meilleur épisode de la saison : toute l’équipe se retrouve coincé durant la nuit à cause des fermetures automatiques et des clés restées dans la voiture du boss. Bim, c’est l’occasion rêvée pour faire la fête dans le supermarché, un truc qui s’avère être un vrai rêve éveillé quand on y pense car il y a tout ce qu’il faut pour une fête au top. Et Cheyenne l’a bien compris, dans la scène la plus WTF possible où elle enchaîne de la danse classique avec Anaconda, le tout toujours en étant enceinte. Amy se vide des bouteilles d’alcool toute seule et Dina révèle enfin son amour à Jonah, moment de gêne extrême à nouveau, mais ça fonctionne tellement. C’est un peu tard dans la saison, c’est vrai, mais c’est l’épisode où je me suis dit que cette série valait vraiment le coup d’être vue. Mieux vaut tard que jamais.

10.jpgÉpisode 10 – Demotion – 15/20
I don’t want to be Assistant Manager.

C’est dur de proposer mieux que l’épisode précédent mais l’idée d’avoir Dina demandant à reprendre un job moins élevé pour sortir avec Jonah était une bonne idée assez bien exécutée d’un bout à l’autre de l’épisode. C’est de loin la plus drôle de l’ensemble de ce casting avec son côté bourru qui cache un grand cœur : peut-on faire plus cliché ? Probablement pas, mais là encore c’est pour ça que ça marche. La série sait jouer des clichés à merveille.

SuperstoreÉpisode 11 – Labor – 14/20
I know you’re scared. This is a big moment. But rest assured Cloud 9 will be fine without you.

Cheyenne accouche finalement, mais elle ne peut pas se permettre d’aller à l’hôpital car elle a besoin de sa paye pour vivre. Révolté, Jonah lance, presque malgré lui, un mouvement de grève et finit par y embarquer tout le monde après 20 minutes d’hésitation. Ça fonctionne plutôt pas mal et cela mène lentement à un cliffhanger plutôt réussi où Dina annonce à tout le monde qu’elle est virée. Cet épisode faisait donc définitivement avancer l’intrigue, mais il était en revanche un peu moins drôle. Il y avait néanmoins

EN BREF – Et voilà, saison terminée : c’était bien court et un peu précipité, mais ils ont réussi à s’établir une routine avec les cassettes vidéos, à développer un peu les personnages tout en les gardant clichés (ce qui parfois me rappelait un peu Community, en définitivement moins bon). C’était définitivement trop court et en même temps assez long pour commencer à exploiter son potentiel et fournir de bons épisodes. Je suis bien content que ce soit prolongé pour une seconde saison, qui commence pas plus tard que demain, pour voir un peu ce que ça donnera à plus long terme. En bref donc, c’est à voir si vous voulez rire un peu, il y a tout ce qu’il faut.

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Secret City (S01)

Avis : Secret City, c’est la série d’été que j’ai honte d’avoir raté lorsqu’elle a débuté. Entièrement diffusée au mois de juin (ou presque), cette série australienne marque le retour d’Anna Torv et rien que pour ça, je me devais de la voir, car cette actrice est génialissime, brillante dans le rôle d’Olivia Dunham tout au long des cinq saisons de Fringe et franchement, je n’ai besoin de rien d’autre pour commencer une série.

Du coup, je n’ai même pas regardé de quoi il s’agissait avant de la commencer et j’ai attendu la diffusion du dernier épisode (ce lundi) pour la bingewatcher sans honte. Résultat ?

Cette série, basée sur deux romans, est absolument brillante et ce n’est pas rien de le dire : il s’agit d’un thriller politique, c’est bien loin de mon genre de prédilection. Elle met en place une ambiance très particulière, dévoile un complot et propose des personnages extrêmement bien écrits. Tout est fait pour respecter la cohérence et inévitablement le casting est tout simplement brillant. Cette série n’a rien de léger, c’est vrai, mais elle percutante et fait réfléchir. Pour l’ambiance, je la conseillerais à ceux qui ont aimé The Man in the High Castle. Pour le sujet, ça semble se rapprocher de House of Cards que je n’ai toujours pas vu, mais en Australie. Peu importe, il faut en retenir que c’est brillant.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

 01Épisode 1 – A Donation to the Struggle – 18/20
I guess something strange is going on

Ce pilot nous plonge dans une ambiance très étrange, celle d’un Camberra où un corps mystérieux est retrouvé assassiné et pique la curiosité d’une journaliste qui sera notre héroïne, Harriet Dunkley. Assez vite, elle se retrouve sur la piste du Ministre de la Défense, Mal Paxton, grâce à une photo envoyée par une source anonyme. Sur celle-ci, le ministre semble menotté en Chine, ce qui tombe bien vu que l’intro se passait là-bas. Le côté politique nous expose la vie australienne que je suis bien loin de connaître et qui nous montre le continent partagé entre son alliance avec les USA et celle avec la Chine. Les personnages nous sont présentés rapidement, mais chacun semble avoir ses motivations et objectifs, quitte à ce que ceux-ci soient opposés. Clairement, le complot ne fait que se dévoiler et l’ambiance intimiste, mystérieuse et quasi-menaçante nous poursuit de la première à la dernière minute. On ne voit pas bien où ils veulent aller pour l’instant, mais c’est un peu inévitable sur un premier épisode de ce genre : je n’aurais pas aimé en savoir trop.

02Épisode 2 – The Watchers – 19/20
Political graveyards are full of people who have been loyal to idiots.

Cet épisode se centre beaucoup sur l’enquête menée par Kim, qui avance à pas de géant alors qu’elle prend de grands risques pour retrouver la carte SIM et télécharger des documents compromettants. D’un peu trop grands risques d’ailleurs qui la conduisent à la mort. Je ne m’y attendais pas. Je suis dégoûté. Vraiment. Je m’étais déjà attaché au personnage, ce n’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça, et je croyais vraiment qu’il y avait plus de choses à venir. Dégoûté. Je tire mon chapeau bas à la série, c’est rare d’arriver à instaurer ça en si peu de temps. À côté de Kim, Harriet fait bien pâle figure et semble cumuler les défauts de base des journalistes, interprétée par une Anna Torv au top de sa forme.

03Épisode 3 – Beware the Jabberwock – 17/20
We lost him twice

Sans honte et sans gêne, Secret City traite directement l’enterrement de Kim, toute transexuelle de son état. C’est fait sans fard et c’est inattendu : la série prend une dimension réaliste et adulte dans cet enterrement que j’ai rarement eu l’occasion de voir à la télé. Le traitement des transexuel(le)s est toujours délicat, mais cette série est certainement un exemple en la matière. Tout ceci est énormément dérisoire par rapport au reste de l’épisode qui se concentre sur l’avancée (magistrale et à pas de géant) de l’enquête d’Harriet : celle-ci embarque Felix dans ses aventures et surtout dans ses problèmes après avoir décodé l’étrange dernier message de Kim. C’est hyper bien fichu et écrit, magiquement joué de tous les côtés et on ne peut pas que s’énerver de voir les politiques planifier leur petite vie tranquille.

04Épisode 4 – Falling Hard – 17/20
An ASD agent, Kim Gordon, was killed investigating a murdered anti-China activist, who called himself Max Dalgety.

L’enquête s’accélère encore dans cet épisode où la politique s’emballe à tout vitesse : le sénateur Bailey annonce en fin des épisodes des mesures nouvelles assez intéressantes pour la suite de la série, promettant une vie bien plus compliquée pour Harriet. C’est passionnant de suivre l’enquête et de voir à l’avance les obstacles qu’elle va rencontrer, surtout que tout est fait de manière à nous réserver encore quelques surprises, comme ce cliffhanger totalement WTF.

05Épisode 5 – Ghosts in the Machine – 18/20
Senator Bailey, does this mean legislation makes you the most powerful person in the country?

Sans surprise, face aux nouvelles mesures annoncées dans l’épisode 4, Harriet a beaucoup de pain sur la planche. Le final approche et le plan général des scénaristes se dessine mieux que jamais, avec la montée de pouvoir du sénateur Bailey qui est vraiment une figure sympa pour le téléspectateur, car elle nous partage entre haine et sympathie : c’est une vraie figure ambiguë et sa relation avec Harriet ne nous aide pas. À bien des égards, cela me rappelle Fringe et Olivia/Nina. C’est toujours passionnant à suivre car les personnages ont des objectifs précis et bien clairs, d’Harriet qui souhaite clarifier la mort de Kim à Bailey qui veut juste plus de pouvoir (non, c’est plus complexe, je sais). Bref, j’adore.

06Épisode 6 – The Light on the Hill – 18/20
There’s blood on your hands Thomas, that’s why you can’t sleep at night

C’est déjà la fin pour Secret City et c’est franchement dommage car je me suis vraiment attaché au rythme semi-lent de la série qui avance en fait à toute vitesse et aux personnages tous très bien écrits (et avec des dialogues bien foutus, en plus). C’était un épisode un peu plus dur à regarder parce que j’ai éprouvé beaucoup d’inquiétude dans ces cinquante minutes pour les personnages que j’ai appris à aimer : je me demandais quel arc conclusif était encore possible pour chacun d’entre eux. C’était finalement assez banal comme fin, mais je n’en demandais pas forcément plus. Cette fin en demi-teinte est du coup une franche réussite en ce qui me concerne et j’espère franchement une saison 2 après cette scène finale.

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Bref, Secret City est bien trop courte, ce qui lui permet d’éviter bons nombres de défauts et d’être un divertissement hyper agréable, qui traite des sujets assez importants de manière toujours très justes. L’ensemble du casting est parfait, avec un vrai niveau de jeu qui permet de ne pas décrocher les rares fois où l’écriture s’embrouille… ce qui n’arrive presque jamais, car les scénaristes ont vraiment peaufiné leurs six scripts. Un vrai plaisir que je recommande chaudement 🙂

Angel from Hell (S01)

Avis : Angel from Hell n’était pas franchement ma découverte comique de l’année, c’était sympa sans plus, mais alors vraiment sans plus. Seulement voilà, au bout de cinq épisodes, j’avais fini par m’attacher un peu au personnage, j’avais été heureux de retrouver Ginger Gonzaga et Liza Lapira, pendant que Jane Lynch renouait enfin avec un personnage marrant et supportable. Même si le trailer avait tout spoilé des vingt premières minutes, il y avait des moments cools dans les quatre autres épisodes.

Donc l’annulation m’avait un peu déçu, sans plus. Honnêtement, cinq mois plus tard, j’en avais même oublié l’existence de la série. C’est donc avec beaucoup de surprise que je l’ai vue apparaître dans mon agenda TVshowtime fin juin. Bref, la chaîne se débarrasse de ces épisodes, et même si je doute que la fin propose une vraie fin, je ne refuse pas le petit guilty pleasure d’une diffusion bâclée pendant l’été. Bref, ci-dessous retrouvez mon avis sur chacun des épisodes, à la semaine (et légèrement modifié pour les cinq premiers).

Note moyenne de la saison : 10/20

01Épisode 1 – Pilot – 14/20

Comme je m’en doutais, le trailer révélait tout ce qui pouvait prêter à sourire dans le premier épisode en 2 ou 3 minutes, c’est donc totalement spoilé que je suis arrivé devant cette série. Cela dit, vraie bonne surprise de retrouver Liza Lapira (qui devait pourtant être dans le trailer, mais j’avais oublié). Jane Lynch a trouvé avec cette sitcom un rôle rafraîchissant plus que nécessaire après la catastrophe qu’était devenu son personnage dans Glee, pilote sympa. Je regarde beaucoup trop de sitcoms « sympas » apparemment. Et en plus, Angel from Hell recycle un bon titre de la B.O d’HIMYM, je vais pas bouder mon plaisir.

02Épisode 2 – Face Your Fears – 11/20

Je me suis donc regardé le second épisode aujourd’hui, et je l’ai trouvé plutôt pas mal… décevant. Les meilleurs gags sont dans le pilote, et ça sonne ensuite un peu trop tiré par les cheveux. Au plan formel, l’épisode cumule les faux-raccords, mais j’ai cependant bien aimé le travail de la musique, histoire de leur donner un peu de crédit quand même. Pas de Liza Lapira dans cet épisode, mais Ginger Gonzaga (de l’excellente Mixology – et depuis la brillante Wrecked), qui est toujours aussi drôle dans ce genre de rôle qui lui colle à la peau. Heureusement qu’elle est là pour remonter le niveau d’humour !

03Épisode 3 – Go with your Gut – 13/20

Heureusement Angel from Hell a ensuite délivré un épisode plutôt drôle, qui rattrape ce second épisode moyen. L’histoire n’avait rien d’exceptionnelle et tous les gags ne prenaient pas forcément, mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient plutôt bien. Jolie manière en tout cas de continuer les interactions entre les personnages sans qu’elles ne paraissent trop forcées dans la suite de la saison.

04Épisode 4 – Family Business – 12/20

Rien d’exceptionnel dans ces 22 minutes, qui n’étaient certes pas soporifiques, mais pas au niveau de ce que la série pourrait proposer. Un épisode qui se regarde, sans plus, malgré un gag un peu plus drôle que les autres (le coup du strip-teaseur). Dommage, la série laisse de plus en plus filer ses gags : par exemple, ici, aucune retombée. Le gag se fait et puis disparaît sans conséquence. Le côté ange gardien reste sympa aussi, mais bonjour la crédibilité. Je crois que j’aurais déjà tenté à ce stade de la tester plus – ou de m’en débarrasser !

05Épisode 5 – Soulmates – 12/20

Retour apprécié de Ginger Gonzaga, dans un rôle malheureusement trop secondaire, mais l’actrice est toujours aussi géniale. Je sais que mon opinion est loin d’être la plus répandue, mais je ne suis qu’amour et elle a juste volé la vedette dans cet épisode (at least you stole the show comme dirait l’autre, dégagez de mon dancefloor). L’intrigue de la semaine en elle-même était sympathique, mais finit malheureusement assez mal avec ces chiffres aberrants de soul mates qui promettent par conséquent de trop nombreux épisodes sur la même thématique (ou pas puisque la série est annulée). Peu importe pour l’instant, ils ont encore le temps de réparer leur défaut. La série passe le test des cinq épisodes avec suffisamment de succès pour que je continue de la regarder pour l’instant, probablement pour l’ensemble de la saison 1. J’ai la géniale idée de ne pas regarder les audiences cette année, donc je n’ai aucune idée d’où ça va, mais je ne suis pas encore assez attaché pour être déçu en cas d’annulation. Donc, tout va bien.

Ironiquement, après avoir écrit ces quelques lignes, la série a été annulée et déprogrammée pour plusieurs mois…

C’est vrai que c’était pas une sitcom des plus brillantes, mais elle avait quand même des thèmes sympas et de bons acteurs. J’irai pas pleurer sur la tombe de la série en revisionnant en boucle ses cinq premiers épisodes, mais c’est dommage, il y avait quelque chose à en faire. Ginger Gonzagua, au plaisir de te revoir rapidement ailleurs ! OUF, ce fut le cas !

06Épisode 6 – Angel Probation – 11/20

Bim, cinq mois plus tard, la série ressuscite pour une diffusion express. Et bien, ce n’est toujours pas mauvais, mais franchement, ce n’est pas des plus simples de reprendre la sitcom après autant de temps. L’idée est de mettre l’ange en probation sans pouvoir parce qu’elle a triché à un jeu. Pas bien brillant, mais ça provoque les conflits humoristiques voulus, pendant qu’Alison se rapproche à nouveau de son ex. Cela dit, je ne sais pas si c’est l’annulation qui me fait prendre du recul ou non, mais j’ai trouvé dur de rentrer dans l’épisode.

07.pngÉpisode 7 – Angel Appreciation Day – 10/20
I still can’t believe you assassinated Brad’s guardian angel

Cet épisode se concentre un peu plus sur le frère d’Alison, ce qui fait du bien à la série qui sous-traite un peu trop ses personnages secondaires. Ainsi donc, il tente dans cet épisode de vendre une maison, ce qui est compliqué parce que 1) il est stupide et 2) sa sœur a tué son ange gardien qui était une guêpe. De son côté, Alison tente de gérer son stress alors qu’elle va passer à la télévision. Bon, rien d’exceptionnel franchement.

07Épisode 8 – Practice Guy – 08/20

Aïe, les audiences avaient donc raison de ne pas suivre du tout cette sitcom ? Cet épisode s’enfonce dans les pires pistes possibles : Alison s’entiche d’un beau gosse pour le principe de se remettre en selle (imagé comme expression n’est-ce pas ?) et les personnages secondaires sont enfin développés, mais leurs intrigues sont nazes (qu’est-ce que c’est que cette Prank war ?). Grosse déception sur cet épisode qui ruine un peu le potentiel de la série… Parce qu’au fond, je persiste à penser que la série a du potentiel !

09.pngÉpisode 9 – Rain check – 08/20
A Tuesday, and that’s all I can tell you. But HEY it’s a Saturday!

La série continue de développer le personnage de Brad, mais ça ne prend plus autant que dans l’épisode sept. Amy tente également d’aider son pote ange qui a fait de la merde avec sa protégée précédente, passant pour un gros stalker dans la rue. Il y avait bien quelques scènes pour faire sourire, notamment du côté du rencard d’Alison, mais c’est à peu près tout. C’était très lourd du côté du père qui recommence une vie amoureuse (et sexuelle), reprenant même des gags déjà vus ailleurs. Pas franchement un exemple d’écriture. J’aurais peut-être été plus indulgent si j’avais vu cet épisode en novembre dernier, mais là cette « scène sous la pluie », c’était franchement trop pour moi.

 10.pngÉpisode 10 – Funsgiving – 07/20
That’s what funsgiving is all about

La diffusion précipité d’été n’aide pas un seul instant à se mettre dans l’ambiance de cet épisode censé être dévoilé pour Thanksgiving. Du coup, je l’ai regardé d’un œil, mais il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose qui vient le sauver, la majorité des gags tombant à plat en ce qui me concerne. J’ai commencé à me dire devant ces vingt minutes qu’il allait être long de voir toute la saison en fait, et j’espère que je me trompe : il y a eu de bons moments après tout dans les premiers épisodes, mais clairement, je ne retiens pas grand-chose de positif de celui-ci.

 11.pngÉpisode 11 – The Flask – 08/20
She is so funny and aggressive and always around

Et ça continue de partir en vrille côté qualité dans cet épisode, c’est donc avec satisfaction que je m’approche de la fin. Cette fois, Amy vend sa flasque d’alcool chez un antiquaire pour payer le loyer à Alison… sauf qu’elle ne peut apparemment garder l’argent selon les règles des anges (qui continuent d’apparaître au bon vouloir des scénaristes), ce qui fait qu’Amy paye à Alison tout un tas d’objets et de services qui sont supposés être des blagues. Dommage que celles-ci ne prennent pas. À la place l’épisode s’éternise en longueurs pas très utiles (la harpiste, vraiment ?) et essaye trop d’être drôle sans l’être vraiment. Ou alors, c’est parce que je sais que c’est annulé que ça ne prend pas. Allez savoir. La révélation finale sur la classe d’impro ne m’a pas franchement surpris, même si je regardais tellement ça d’un œil distrait que je ne peux pas dire l’avoir prévu.

 12.pngÉpisode 12 – Believe me (1) – 09/20
Payback is an orange bitch

Cet épisode semble trainer en longueur tout du long pour en arriver à un final qui sera un peu mieux fichu avec, je suppose, le mariage. Je ne sais pas bien comment on en est arrivé là : il y avait pourtant de bonnes racines dans les premiers épisodes, mais ça évolue toujours de plus en plus mal. Dans cet épisode, Amy et Alison se retrouvent coincées sans argent, ni papier, ni téléphone et cherchent un moyen de s’en sortir… pourquoi pas, mais c’était un peu long, malgré quelques bonnes blagues et références à ET. D’un autre côté, les intrigues s’attardent sur le père et le frère d’Alison, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi ils sont soudainement si importants pour la série.

 13.pngÉpisode 13 – Believe me (2) – 12/20
You would never do anything to make me believe that you’re an angel

Bon, voilà un épisode qui enfin permet à Alison de croire qu’Amy est un ange, ce qui donne la possibilité d’avancer dans l’intrigue générale de la saison… mais c’est à peu près tout et c’est une fin ratée. Ce dernier volet prend également le temps d’approfondir les personnages secondaires, ce qui est quelque chose que j’apprécie généralement, mais ici, ça marche moyen en ce qui me concerne, principalement parce que c’est un dernier épisode et que c’est trop tard pour faire ça. L’intrigue autour du mariage a annulé offre finalement une scène drôle, mais il a fallu le temps pour en arriver là, et tout cela se conclue sur un cliffhanger qui tente de relancer l’intérêt de la série… Pour rien, puisque c’est définitivement annulé. Bon, ben voilà.

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EN BREF – Ce n’était pas forcément super drôle, mais il y avait Ginger Gonzaga en guest dedans, et rien que pour ça, j’imagine que ça valait le coup de suivre ces treize épisodes. Bon, il y avait de bonnes blagues parsemés au hasard dans ces treize épisodes, mais plus la saison avançait, plus l’humour s’épuisait. Définitivement, cette annulation n’est pas une grosse perte ! Le cliffhanger final ne me fait ni chaud, ni froid, c’est terminé et ce sera bien vite oublié de toute manière.

Wrecked (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Wrecked. Bonne lecture !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3



Avis : Wrecked, c’est la comédie d’été que j’attends le plus (bon, après le retour d’Another Period) depuis que j’ai vu sa bande-annonce il y a un mois ou deux. Je ne me suis pas plus renseigné que ça sur la série, car la bande-annonce parodiait LOST et je n’avais pas besoin de plus que ça pour adorer d’avance.

Si je m’étais renseigné, j’aurais découvert que Ginger Gonzaga faisait partie du casting et je l’aurais encore plus attendu avec impatience, je crois, car je l’ai adorée dans Mixology (surtout) et pour ses guests dans You’re the worst et Angel from Hell. Bref, c’est tout parfait sur le papier. En pratique, la série ne s’embarrasse pas des clichés et cherche à en jouer un maximum. Grosso modo, ça marche une fois sur deux, probablement parce qu’il faut le temps de se faire à leur humour. Je doute que ce soit très pertinent à regarder pour quelqu’un qui n’a jamais vu LOST, mais si vous avez vu la série, que vous l’ayez adorée ou que vous vous soyez ennuyés devant, jetez-vous sur Wrecked et vous rirez forcément à un moment ou un autre ! Surtout si vous l’avez adorée et vous souvenez bien des débuts…

Bon, malheureusement, je doute que la série n’aille très loin, c’est très lourd comme type d’humour et surtout, le format ne paraît pas du tout adapté à ce qui se fait à la télé. On dirait plutôt une websérie parodique dénichée sur Youtube qu’une vraie production de network, surtout qu’il n’y a pas l’air d’avoir de construction à long terme. Juste, ça se regarde et se dévore en riant des clichés et des parodies de l’originale, mais c’est à peu près tout. Du coup, je vais en profiter le temps que ça dure, et vous devriez en faire autant 🙂

Note moyenne de la saison : 16,5/20

C’est parti pour mon avis sur les épisodes :

01.jpgÉpisode 1 – All is not Lost – 16/20
This isn’t about us. This is about us beating everyone else, okay, survival of the fittest.

Locke est une femme ! Jack est ridiculisé ! Shannon et Sun ont fusionné ! C’est juste brillant ! Voilà ce que je n’ai pu m’empêcher de me dire au fur et à mesure de l’épisode. Il m’a pourtant fallu attendre le moment du crash pour commencer à rire, l’introduction était un peu longue. Personne ne se prend au sérieux dans cette parodie et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Je connais par cœur les épisodes de Lost et le détournement qui en est effectué ne peut que me satisfaire, car il joue en permanence avec mes attentes ! Ils ont tué Liam si rapidement, exactement comme les scénaristes avaient prévu de le faire avec Jack, par exemple. Ils le remplacent avec Owen (qui est plus ou moins inspiré de Charlie, quand même). Bref, tout dans cette sitcom tient les promesses faites dans la bande-annonce. Peut-être que sur le long terme, ça deviendra lassant, mais je suis pour l’instant tout à fait convaincu par cette beach party et les nombreux rires provoqués dans ces premières vingt minutes.

022.jpgÉpisode 2 – Rest in Peace, Callaway Hinkle – 15/20
Did you seriously not get that?

Pour ce second épisode, on oublie Rousseau de LOST et on passe directement au téléphone satellite de la saison 4. Perso, je trouve que ça fait réfléchir, je ne connais pas de numéro de téléphone non plus, surtout depuis qu’on a changé le téléphone fixe de la maison. Quoi ? Ma vie n’est pas passionnante ? Bon, et bien au moins, cet épisode l’était tout autant, j’ai énormément ri. Une autre intrigue tout aussi réussie s’occupe du fuselage et parodie Jack et son père. Le dialogue avec le « fantôme » du père est parfaitement maîtrisé pour se moquer de la série de base et détourne bien les enjeux de celle-ci. La toute fin nous introduit enfin le Sawyer de cette parodie, Todd, après une scène inspirée des premiers épisodes de Lost où les cadavres de l’avion doivent être brûlés, ce qui finit en vomi collectif. C’est là encore bien trouvé, bien écrit et bien joué dans le mode WTF. J’adore !

Capture d'écran 2016-06-22 19.10.59.pngÉpisode 3 – Always Meant To See That – 18/20
No one has DVDs anymore? Everyone is just streaming everything? Good for you, Netflix, you won!

Ce troisième épisode était tout aussi génial que le premier, peut-être aidé aussi par le fait que je craignais de m’ennuyer devant, pensant qu’on avait fait le tour la semaine dernière. Sauf que c’est juste brillamment drôle, alors non seulement, je ne me suis pas ennuyé, mais en plus j’ai ri. La série s’éloigne un peu de LOST, mais ce n’est pas plus mal. On y trouve de vagues références toujours, des blagues clairement destinées aux Losties, notamment sur les mystères de l’île ou le recensement, mais ce n’est vraiment pas le cœur du propos. L’idéer est de se marrer et LOST ne permet pas de le faire autant que l’imagination délirante de ces scénaristes le propose. En intrigue A cette semaine, nous avons donc l’affaire de la mallette, traitée très différemment de celle opposant Kate & Sawyer, qui contient… des sextoys. C’est mieux qu’un flingue ou qu’un avion en plastique. En intrigue B, bien plus drôle, les survivants ont le choix entre « Dumb et Dumber to » ou « Selma », un dilemme hilarant, peu crédible mais qui porte une bonne partie du potentiel commun. Et puisqu’en plus les deux intrigues se rejoignent et permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages, c’est vraiment tout bon pour Wrecked cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – The Community Pile – 14/20
Ever since the crash I have not been able to uh.. to go. To evacuate.

Bon, voilà, cette fois je suis déçu par cet épisode. L’ensemble reste bien fichu, mais je n’ai pas accroché aux intrigues cette semaine et je n’ai par conséquent pas ri des masses. Je ne dois pas avoir un humour assez pipi-caca pour cet épisode… C’était un peu mieux du côté de Jess et de son fiancé, néanmoins, et bien comique quand les deux autres se droguent. Bref, on arrive à l’épisode 4, faut pas s’étonner je pense si ça baisse un peu en qualité. Tant que ça continue à me faire rire, ça me va, mais j’ai moins accroché aux personnages qui étaient approfondis cette semaine. Mince alors, ils développent les mêmes défauts que LOST ! Les parallèles sont toujours sympas d’ailleurs, ça en fait une série vraiment drôle, qui parvient à se détacher malgré de nombreuses références. Ouais, bon, Ginger Gonzaga m’a manqué quoi !

05.jpgÉpisode 5 – Tubthumping – 16/20
Here we can be different. What do you want to be?

La sitcom poursuit ses références un peu lourdes à LOST, tout en parvenant désormais à s’en émanciper tout à fait car ses personnages prennent du poids (psychologiquement parlant uniquement) et une indépendance très salutaire. Les différentes blagues fonctionnent plutôt pas mal dans cet épisode, que ce soit la fosse pour le voleur ou les élections. Sans surprise, je suis totalement amoureux du personnage d’Emma, Ginger Gonzaga étant absolument parfaite dans ce type de rôle un peu condescendant. Mon dieu, j’ai envie de revoir Mixology maintenant. Il y a de vraies bonnes découvertes dans cette série, c’est très agréable à suivre et regarder, ça a trouvé rapidement un rythme de croisière et un humour propre. J’espère vraiment qu’on aura droit à une saison 2 (je n’ai pas du tout regardé ce que ça donnait comme audience).

06.jpgÉpisode 6 – The Phantom – 15/20
Moving is living

L’île continue à partir en vrille sévère en cherchant désespérément le nom de Leonardo Di Caprio, dans une intrigue qui fonctionne plutôt pas mal sur le plan de l’humour. La vie d’exilé sur l’île monte au cerveau de tous et c’est mis en scène d’une très belle manière, avec des envies de cannibalisme ou des amitiés improbables avec des animaux sauvages. Les personnages ont de vraies motivations qui dépassent le simple cadre de la parodie désormais, notamment Owen qui est encore un peu plus développé. En bref, ça donnerait envie d’avoir des épisodes plus longs, parce qu’on se marre bien devant et que c’est intéressant de voir vers quoi se dirigent les scénaristes.

07.jpgÉpisode 7 – The Trial – 19/20
Yeah and I’m sure in Germany they were like “come on, it’s just Adolf”!

La parodie continue avec cette fois un détournement sympa de Law & Order parfaitement assumé : les survivants organisent un procès après un coup de feu malheureux tout à fait bien amené de Dany. Pendant ce temps, Jess tombe dans les bras de Chet pour un coup d’un soir… qui se prolonge contre son gré. Cette fois c’est sûr : Jess est l’un des meilleurs personnages de la série et j’accroche à 100% à l’humour de Wrecked (même si bon, c’était déjà évident je crois). Tout cela mène à un exil injuste qui promet des rebondissements intéressants. De son côté, Emma soigne un patient comme elle peut et finit par être infectée elle-même après sa mort. Ils ont intérêt à trouver un remède, car je refuse de la perdre, elle ou Florence.

08.jpgÉpisode 8 – The adventures of Beth and Lamar – 18/20
What am I? What are we? Just background actors in the story of your freaking lives? I can’t believe I left Beth for you…

Tout s’accélère dans cet épisode où Steve révèle son vrai visage de tyran complétement cinglé en s’attaquant à Florence qui ne cherche qu’à sauver Emma. L’ensemble de cette storyline est géniale, y compris les flashbacks qui nous montrent que le loser est devenu cinglé pour de bonnes raisons (enfin, non, y a pas de bonnes raisons). Les différentes blagues de la série (à commencer par le trou dans lequel sont jetés Todd et Florence ou le bateau d’Owen) révèlent un intérêt scénaristique improbable : c’est là la clé de la série, qui parvient à établir une « mythologie » humoristique et faire avancer ses intrigues à coups de blagues. Chapeau bas, d’autant que ce n’est là qu’une des bonnes parties de l’épisode : le coup des figurants est franchement bien joué et le seul point négatif serait du coup l’intrigue d’Owen et Dany qui ralentit un peu cet épisode.

09Épisode 9 – Javier and the Gang – 16/20
Oh, I feel terrible. Do you wanna have sex?

Sans surprise, Owen tombe sur une cinglée sur l’île… Bon, OK, c’est surprenant, car il s’agit de Rosa, l’hôtesse de l’air et qu’elle est totalement cinglée. Elle s’est inventée une petite vie tranquille sur l’île et elle occupe l’ensemble de cet épisode qui se fait loin du camp. Ce n’est vraiment pas bien grave, car c’est un excellent épisode qui relie ses intrigues A (Owen et Rosa) et B (le raft). D’ailleurs, le raft s’en tire plutôt pas mal, si l’on met à part le fait qu’ils perdent Emma et la bouffe après même pas une nuit et qu’ils retournent sur l’île quasiment aussi vite. Bon, narrativement, c’est donc tout simplement excellent et amusant côté parodie autant que côté originalité. En revanche, du côté des blagues, ça prend un peu moins pour moi. Ce n’est pas bien grave, car c’est génial de voir la série se développer.

10.jpgÉpisode 10 – Cop Tricks – 17/20
You relax Steve, I’m already relaxed, I’m very relaxed.

Excellente fin de saison qui remet Jess & Todd ensemble, ne nous donne pas de nouvelles d’Emma perdue en mer, met un terme au règne de Steve, le tout en faisant d’excellent « call backs » sur les épisodes précédents, histoire de montrer que la série a toujours su vers quoi elle se diriger. C’est assez impressionnant, car je ne la prenais pas du tout (mais alors pas du tout) au sérieux lorsqu’elle a débuté. De série comique vraiment drôle, Wrecked a évolué vers une série qui joue des clichés que sont ses personnages tout en proposant une intrigue qui lui est propre et qui fonctionne. Chapeau bas, cette saison est géniale d’un bout à l’autre, progressant dans le scénario au détriment d’un soupçon d’humour qui ne manque pas pour autant. Vivement la saison 2, surtout après ce cliffhanger étonnant de chasseurs de prime qui en veulent à Danny, une vraie célébrité. C’est sa journée, il vient juste de se faire tirer dessus (always shoot the hostage).

EN BREF – J’attendais cette série car j’y voyais une parodie de LOST et uniquement pour ça, j’y ai gagné Ginger Gonzaga, encore là où je ne l’attendais pas, un humour à toute épreuve et… une vraie série à intrigue qui s’est développée depuis. Je ne sais pas bien à quel moment les producteurs ont décidé ça, mais la parodie débile s’est transformée en sitcom avec une intrigue suivie et des personnages développés sortant du cliché. J’ai donc gagné beaucoup plus que ce que j’attendais, c’est parfait !

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