Orphan Black Echoes – S01E10 – We Will Come Again – 18/20

WTF ? La série met les petits plats dans les grands pour une fin de saison qui marque vraiment les esprits. J’espère que les scénaristes savent ce qu’ils font et surtout qu’une saison 2 verra bien le jour, parce que je suis vraiment pris par les mystères de la série. Et cette scène finale a vraiment réussi à faire son job pour prouver qu’ils n’avaient pas froid aux yeux et qu’ils avaient de grandes ambitions pour la suite. Bref. Donnez une saison 2 à cette série.

Spoilers 

Kira et Eleanor cherchent à comprendre le projet de Darros, Lucy veut retrouver Charlie.

Yeah randomly shooting someone isn’t cool

Kira

Il est temps pour moi de se rendre à l’évidence : c’est le dernier épisode et il va bien falloir que je le regarde ! C’est amusant comme j’ai voulu voir tous les épisodes d’un coup, pour finalement énormément ralentir le rythme ensuite, parce que je savais que c’était la fin. Et en même temps, en parallèle, je ne regardais plus rien. Allez comprendre !

Le dernier épisode reprend avec Eleanor et Kira qui travaillent ensemble. Eleanor a beau vouloir travailler sans faire de faux espoirs à sa femme, il n’y a pas à dire, l’alchimie entre elles est toujours visible. Bref, c’est pas le sujet ; le sujet, c’est qu’elles retournent au labo de Kira où elles ne pouvaient pas aller pour tenter de savoir qui Darros veut cloner à présent. Le suspense avant le générique est sympathique.

Il l’est moins ensuite : les deux impriment plein de visages… mais elles ne savent pas à qui ça appartient. Comme c’est frustrant de voir ces masques sans savoir à qui les visages sont censés correspondre. Et puis un tel suspense ne peut pas être là par hasard. Les scénaristes ont forcément un plan !

Lucy

De son côté, Lucy est paniquée de savoir que Charlie est kidnappée, mais pas autant que Jack. Tina s’en veut, mais moi, je suis soulagé de savoir qu’elle est encore en vie finalement. Alors que le blâme retombe inévitablement sur Lucy, elle reçoit un message sur la montre connectée de Charlie, laissée derrière elle : Tom l’invite le lendemain.

La série gagne du temps en avançant rapidement et directement à ce rendez-vous, sans nous montrer les préparatifs ou Jack qui s’énerve d’être laissé sur la touche alors qu’il s’agit de sa fille. Bien sûr, Tom se pointe sans Charlie au rendez-vous. Ce n’est pas pour plaire à Lucy, qui menace aussitôt Tom avec un flingue. Le truc, c’est que ça donne raison à Tom : il pensait chasser une psychopathe et la voir se trimballer avec un flingue semble confirmer son a priori. C’est énervant.

Bon, en tout cas, le flingue pousse Tom à expliquer ce qu’il veut à Lucy : Jules. Ce n’est pas lui qui la veut, c’est Darros, évidemment. Le marché est désormais simple : Lucy doit ramener Jules à Tom, et c’est le seul moyen pour elle de retrouver Charlie.

L’échange

Pendant ce temps, la maison de Kira est laissée aux mains de Jules et Xander. Les deux adolescents se retrouvent ensemble et je trouve ça beaucoup trop forcée : Jules est super sympa à nouveau avec Xander alors que bordel, il a tiré sur Craig et s’est fait une overdose. Cela fait beaucoup pour lui pardonner si vite.

Après, ça permet de faire avancer l’intrigue : Xander peut ainsi expliquer à Jules qu’il s’est vu mourir et dans quelles conditions. Ils ont du mal à imaginer ce que Darros a vraiment fait dans tout ça, mais l’évidence est là : il a créé plein de clones avant d’en avoir un parfait. Ce n’est qu’après tout ça que le couple d’ados (mais non, pas encore en couple) se décide à parler de Craig. Sans nouvelle de Lucy, Jules commence à s’inquiéter, au point de laisser seul Xander.

Bordel, mais c’est une ado, surveillez cette Jules un peu ! Elle se rend chez Craig où elle apprend toute la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Charlie. C’est si triste : elle est choquée et décide d’aller ensuite chez Jack pour apporter son soutien et savoir quoi faire. Lucy, encore perturbée par le chantage de Tom, y débarque à son tour et ne sait pas bien comment réagir. On arrive alors sur un scénario vraiment pas dingue où Lucy explique tout dans une pièce adjacente : Jack et elle font plein de bruit, alors évidemment, Jules entend tout.

Elle décide de se rendre d’elle-même au rendez-vous fixé par Tom, même si ce n’est pas l’avis de Lucy. Et bien sûr, Jules arrive à temps pour se sacrifier : elle fait l’échange avec Charlie, laissant Lucy complètement perturbée de ne pas avoir été capable de la sauver. Charlie ? Elle n’a pas son mot à dire, évidemment, et elle se retrouve libérée sans qu’on ne sache vraiment à quel point ça a posé problème pour elle d’être enlevée comme ça.

Dans la scène suivante, elle n’est même pas là : elle est à faire son sac pour se barrer avec son père. Jack a décidé de partir sans Lucy, parce que c’est la meilleure solution pour que sa fille soit en sécurité. C’est un peu triste cette scène d’adieu, mais ça devient un peu lourd quand Lucy explique qu’elle tient son nom de l’amie imaginaire de Lenny, un personnage d’un livre qu’elle a lu. Bon, il fallait bien une origin story vous me direz !

Finalement, Jack se barre sans même l’embrasser, ce qui est un peu dingue tout de même. On ne sait pas bien si c’est un au revoir ou une rupture plus définitive, en plus. Une chose est sûre : Charlie fait passer plus d’émotions que Jack dans sa scène d’au revoir à Lucy. Et elle demande à Lucy de tout faire pour venir en aide à Jules. On n’en doute pas trop : elle le fera.

Rhona

Contre toute attente, Rhona, la copine de Lucas, décide de venir voir Kira au petit matin. Elle se montre étonnamment compréhensive envers elle et son deuil, ramenant tout au deuil qu’elle a vécu elle-même à la mort de son père. Ce n’est pas un hasard : loin d’être sympathique, son but est finalement de faire du chantage à Kira. Ben tiens.

C’était un peu inévitable : elle sait qu’il est possible de cloner des gens à partir de scans médicaux, et elle a des scans de son père. Elle a aussi un enregistrement de Lucas qui affirme que sa mère a cloné son autre mère. C’est un crime et Kira est clairement dans la merde : elle risque gros, à commencer par la prison. Cependant, elle est prête à accepter les conséquences pour une fois.

Elle refuse même de prévenir Lucas que Rhona est une connasse de maître-chanteuse quand Eleanor insiste pour dire que c’est ce qu’il faut faire. Limite, ça me fait aimer à nouveau Kira de savoir qu’elle est capable de tant de compassion pour son fils et d’enfin reconnaître ses erreurs. Et au moment où je pensais ça, elle s’est mise à parler de Jules. Il serait temps pour elle de prendre conscience qu’elle aurait pu surveiller un peu mieux cette ado tout de même ! Pire que tout : elle la pense encore dans la maison alors qu’elle s’est barrée depuis un moment !

Le problème, c’est que Kira se retrouve à culpabiliser quand elle apprend ce qu’il s’est passé. Cela signifie qu’elle est prête à prendre beaucoup trop de risques : Lucy débarque chez elle pour tout lui raconter et il est rapidement décidé qu’avec l’aide de Xander, Kira s’infiltre au sommet scientifique de Darros. Ce dernier a annoncé qu’il ferait une grosse annonce pendant celui-ci – ouais, ouais, un peu à la manière du gouvernement français pendant la crise covid, parfaitement, une annonce pour annoncer, c’est quelque chose.

Ce sommet devient la clé de toutes nos réponses, en tout cas : c’est probablement là qu’on saura ce qu’il en est des onze ou douze visages d’adolescents trouvés dans les données de Darros. Ils n’ont pas de nom, pas d’identité, pas même de souvenirs à long-terme. Je vois tellement Kira se sacrifier pour en savoir plus ! En plus, elle demande à Xander de désactiver l’imprimante de Darros, comme si ça pouvait être si simple.

Il est en tout cas simple pour lui de revenir chez Darros. Ce dernier est en plein meeting avec un Tom qui a retrouvé son sens de l’humour en même temps que l’estime de son chef quand Xander se pointe. Il accepte bien sûr de le recevoir, curieux de savoir ce qu’il peut bien avoir à dire après son départ précipité.

Xander joue la carte de la compassion envers Darros, lui expliquant qu’il a vu la mort du premier clone et qu’il comprend les difficultés que cela a dû représenter pour lui. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Darros envisage à nouveau de lui faire confiance. Il est plus con qu’il n’y paraît le Darros, finalement ! Il ne se doute pas un instant que Xander emmène avec lui un cheval de Troie : il cache Lucy dans une de ses livraisons de plantes.

Ensemble, ils mettent ainsi au point un plan pour retrouver et libérer Jules. C’est bien trop simple, surtout quand on part du principe qu’elle est dans une maison ultra surveillée, mais bon. Tout est bien qui finit bien pour Jules. Xander, lui, reste en arrière quand Lucy et Jules s’en vont pour enfin aller détruire l’imprimante. Comme si Darros n’avait pas cinq ou six copies de l’imprimante désormais !

Le sommet

Malgré tous les enjeux pour l’intrigue, les scénaristes n’oublient pas de gérer non plus les personnages. Lucas débarque donc chez ses mères pour venir enfin se réconcilier avec Eleanor. Il lui annonce avoir rompu avec Rhona et s’en vouloir de ce qu’il s’est passé entre eux : sa mère lui manque – même si elle n’est pas sa mère, cela fait deux ans qu’elle était dans sa vie après tout.

Cela fait du bien de voir Eleanor avoir un peu de joie dans sa vie, parce que c’est loin d’être le cas depuis quelques épisodes. Et alors que tout semble se précipiter dans cet épisode, elle prend le temps d’aller regarder son album photo de mariage, allez comprendre pourquoi. Elle y trouve une note qui aura probablement son importance.

Elle est interrompue dans sa lecture par un SMS qui lui indique qu’une de ses potes lui laisse un accès à une base de données de reconnaissance faciale. Cela tombe bien d’avoir des amies si bien placées, tout de même ! Et finalement, l’identité des masques reste peu exceptionnelle pour nous : il ne s’agit pas de gens qu’on connaît. Non, non.

Le meeting de Darros peut en tout cas enfin commencer après tout ça. On retrouve donc Kira arriver au sommet sans que personne ne s’intéresse à elle. Pas sûr que ce soit bien crédible comme elle est supposée être une rockstar scientifique là, mais bon, admettons. Darros affirme durant sa conférence qu’il a parcouru les USA à la recherche d’enfants surdoués en foyer… On comprend bien ce qu’il en est : il a cloné des scientifiques très reconnus, comme Eleanor, en adolescents. Les enfants du Genius project sont ainsi présentés à la presse comme des surdoués trouvés en foyer, alors qu’il s’agit des clones des personnes les plus brillantes des dernières décennies.

D’accord mais… Il y aura bien quelqu’un d’autre que Kira, Eleanor, Lucy et Jules pour s’en rendre compte non ? Kira décide d’aller confronter Darros directement, et c’est là qu’on récupère quelques réponses : si Kira considérait que Lucy était un échec, elle a inspiré cette brillante idée d’adolescents plein de potentiel pour le futur de l’humanité.

En vrai, on pourrait presque y croire à son projet… Sauf que bon, alors qu’il affirme à Kira que les adolescents sont avec des familles super aimantes, en parallèle, Lucy et Jules découvrent un entrepôt avec des lits sanglés où chaque adolescent est forcément passé. Alors oui, Kira a raison de dire que le projet manque d’éthique, mais en vrai… En vrai ! Réunir des gens si brillants, ça pourrait être une idée. Sans le consentement des originaux, c’est non par contre.

C’est si complexe, bordel. Paul est plein de bonnes intentions et il veut faire tout ça pour trouver un remède au cancer, probablement de sa sœur comme le souligne Kira. Kira essaie de se poser en compas moral, mais elle a fait tellement pire que ça en est ridicule.

Et puis, c’est complexe. D’un côté, il semble bienveillant, de l’autre, on voit son côté ultra sombre dans des pièces ultra éclairées là. Jules découvre donc une photo de son « grand-père » à côté d’un des lits. Il n’en faut pas plus pour qu’elle comprenne aussitôt que tous les ados sont aussi manipulés que ce qu’elle a pu être. Elle insiste donc auprès de Lucy pour récupérer toutes les photos, et tant pis si elles risquent d’être surprises par Darros. Cela sent tellement le cliffhanger, c’est énervant.

Cliffhanger

L’épisode se termine par Eleanor prenant la décision de rester auprès de Kira pour commencer autre chose. Chez elles. C’est beau. Le problème, c’est que leur vie sera loin d’être simple désormais que tout ça a été découvert… C’est quelque chose tout de même. Pendant que Kira était au sommet, Eleanor a ainsi découvert que le douzième scan, qui était corrompu, était en fait celui de Kira. Evidemment.

Ce n’est pas le plus gros cliffhanger de cette saison, toutefois. Non. Alors qu’elles étaient enfin en train de s’échapper, Lucy et Jules constatent qu’il reste un clone dans une chambre de l’entrepôt. Elles n’ont pas le temps de la réveiller qu’elles se retrouvent nez à nez avec Darros. C’était si prévisible. Ce qui l’était beaucoup moins, c’est que la confrontation mène finalement à un Darros qui tue de sang-froid Jules, parce qu’elle est trop corrompue par Lucy pour lui être encore utile.

Wow. C’est si violent. On nous tue le personnage de Jules à quelques secondes de la fin de la saison. Je ne pensais vraiment pas qu’ils oseraient aller jusque-là, c’est Orphan Black, merde ! J’aimais bien Jules malgré tous ses défauts et la suite de la série sans elle ne sera pas pareil. Bien sûr, Darros se permet de faire ça car il a déjà une Jules 2.0 à présenter à Lucy – une Jules blonde pour qu’on ne confonde pas les persos (un peu naze cette perruque) – mais… mais… Pourquoi Lucy resterait-elle en vie quand même ? Et pourquoi lui présenter une Jules non corrompue s’il lui reproche d’avoir corrompu la première avec ses grands idéaux ?

La solution créative de Darros est loin d’être exceptionnelle, je trouve : j’imagine qu’il veut que Lucy soit une Première capable d’inspirer la Jules 2.0… Mais putain. Je ne suis pas prêt à pardonner les scénaristes de ce meurtre sauvage d’un personnage que nous avons suivi toute une saison ! J’ai beaucoup de questions, en plus. J’espère vraiment que la série sera renouvelée maintenant, parce que sinon, vraiment je vais hurler !

En bref

En quelques épisodes, la série est devenue un vrai coup de coeur : ce que je craignais d’être une série dérivée surfant sur le nom de l’originale est devenu un vrai spin-off totalement inattendu. Le personnage de Kira m’a toujours paru être riche, mais pas à ce point. Bon, cela dit, on est loin de la série quand même, y compris sur la qualité.

Il n’empêche que j’ai très hâte de voir la saison 2, parce que celle-ci était super convaincante. Vite, la suite… même si bon, cette perruque blonde est atroce. Bordel, j’espère quand même une suite.

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Orphan Black Echoes – S01E09 – Attracting Awful Things – 16/20

Ben plus on avance dans la série, plus je sens qu’on va se retrouver orphelin (sans mauvais jeu de mots, promis !) en fin de saison : nous n’aurons jamais toutes les réponses au rythme où se développent les intrigues secondaires et il va falloir une saison 2. Bizarrement, j’ai du mal à croire qu’on puisse l’obtenir, malgré la qualité de la série. C’est peut-être parce que je n’en entends pas assez parler. En tout cas, moi, je suis toujours à fond !

Spoilers 

Craig est mal en point, Kira reçoit de l’aide familiale pour débloquer sa situation.

I know what it’s like to cross the line.

2009

L’épisode commence par un étonnant retour en arrière : nous assistons enfin à la scène où Eleanor encore jeune adolescente retrouve son père le jour de son suicide. C’est en 2009, avant même que Sarah Manning ne rencontre Beth que ça se produit. Comme en revanche on sait déjà tout ce qu’il va se passer dans cette scène, je me demande vraiment l’intérêt de nous le montrer. Les révélations du clone d’Eleanor étaient déjà bien fortes en émotion.

Cela dit, on découvre assez vite que le père d’Eleanor était encore en vie quand elle l’a retrouvé. Et contrairement à ce qu’elle a avoué à ses clones, elle n’était pas du tout impuissante pour le sauver à ce moment-là. Bien au contraire : elle aurait pu appeler le 9-1-1, mais elle ne l’a pas fait, préférant écouter sa musique et laisser son père mourir. Ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, et ça pose problème, parce que maintenant, Lucy s’en souvient.

Le secret de Darros

Le retour dans le présent est un peu violent. J’ai arrêté mon bingewatch suffisamment longtemps pour que ça me perturbe de me replonger dans l’intrigue où Craig vient de se faire tirer dessus. Cela dit, il est bien en vie, comme je le soupçonnais. Il refuse totalement d’être emmené à l’hôpital, et on ne saura pas bien pourquoi immédiatement. Evidemment, il ne veut pas que la police se mêle de ses affaires – et de celles de Lucy.

Ce n’est pas l’avis de l’héroïne de la série, mais Craig a fait tellement de choses pour elle qu’elle n’a pas trop le choix finalement de faire tout ce qu’il dit. Elle se retrouve seule à le gérer, évidemment, parce que Jules est occupée avec Xander. Ce dernier a décidé de récupérer la drogue qu’il voulait, puis de se barrer avec la clé spéciale de son créateur. Jules le poursuit donc dans la rue où il semblait s’enfuir.

Finalement, c’est bien inutile de courir : il ne va pas bien loin et se drogue très vite, avec une forte dose, juste pour retrouver ses souvenirs. Jules décide donc d’appeler Eleanor à la rescousse quand il lui demande de l’aider face à son overdose. Eleanor et Kira débarquent bien vite et amènent avec elles Jules et Xander. Bien sûr, ça ne plaît pas à Kira, mais elle n’a pas trop le choix quand elle fait face à deux versions de sa femme à la fois. J’ai bien aimé le petit clin d’œil de les voir manger exactement pareil.

Et alors que la scène aurait pu s’arrêter là, voilà donc que Delphine débarque de nulle part. Allez, c’est l’heure de la rencontre avec Jules. Enchantée. Ce n’est pas Tatiana, mais c’est sympa comme tout. Si elle débarque, c’est parce que Felix a eu la bonne idée de l’appeler. C’est l’occasion de nous expliquer que les clones sont dans la soixantaine et que Cosima bosse dur sur un projet, sans nous en dire plus – Kira comprend bien que Cosima lui en veut d’avoir franchi une ligne. Pour le reste, Delphine est là pour fouiller la merde d’un riche, comme toujours, mais c’est finalement la mère de Jules qui est la plus utile pour ça.

Kira et Delphine la rencontrent donc et se rendent dans l’entreprise de Neeva pour trouver plus d’infos sur Darros. Pour cela, il faut passer la sécurité, mais ça tombe bien : le garde de l’immeuble est français, alors Delphine sait comment lui parler pour entrer dans l’immeuble bien vite. Elles accèdent donc aux finances de la société et Delphine met à peu près trente secondes à trouver le flou dans la trésorerie de Darros. C’est tellement gros que même moi j’en serais capable, je pense.

Une fois que c’est fait, Delphine part rejoindre Cosima. Elle était vraiment là pour être une guest et était loin d’être nécessaire à l’intrigue. C’est pire que Felix ! En tout cas, elle donne avant de se barrer une adresse à Kira, qui décide aussitôt de s’y rendre. Ben oui, allons là où Darros envoie tout son argent de manière illégale et laissons-là y aller seule.

Pendant que Kira et Delphine enquêtent avec Neeva, Jules reste en arrière avec Eleanor – c’est l’occasion de développer un peu ces personnages et de nous expliquer que Jules pense qu’elle est une bonne mère, même si son fils pense le contraire pour le moment. C’est en tout cas une bonne chose qu’elles restent en arrière : Kira se retrouve à avoir besoin d’elles. En effet, quand elle arrive sur place, elle se rend compte que la clé de Darros déverrouille un étrange QG sous-marin. Il y a toutefois une double sécurité : elle a besoin des pensées de Darros pour ouvrir définitivement la porte.

Cela ne risque pas d’arriver. Par contre, Eleanor et Jules peuvent ramener Xander avant la fin du compte à rebours… C’est finalement le cas. La base ? Elle contient des données médicales d’à peu près tout le monde si on en croit Kira, mais reste à déterminer qui est tout le monde. Les pensées qui débloquaient la sécurité ? Xander découvre qu’il a eu un autre clone, un qui était moins fort que lui et que Darros a laissé mourir – sous la supervision de Josh. On n’en finit plus avec les clones : Kira et Eleanor découvrent qu’il a accédé à des dossiers médicaux et a probablement imprimé toutes les infos nécessaires pour les cloner. Reste à savoir de qui il s’agit !

Craig

En parallèle de tout ça, Lucy se retrouve donc à s’occuper de Craig. Ce n’est pas si simple, bien sûr, parce qu’il ne peut pas risquer que la police fouille le bâtiment dans lequel il vit avec plein d’anciens toxicos. Lucy se retrouve donc forcée d’appeler à la rescousse son petit ami qui hésite un court instant à venir l’aider. Sans trop de surprise, la fille de Jack ne le laisse pas faire de la merde et ne pas venir en aide à Lucy. La scène était presque trop longue.

Dans le même genre, je n’accroche pas trop au personnage de Craig, alors j’ai trouvé un peu trop long le moment où il raconte sa vérité à Lucy sur ses origines. Je ne me suis pas endormi… mais pas loin. Par chance, on finit par changer de perspective et en revenir à Lucy et son flashback de début d’épisode. Le but est clairement de nous montrer qu’il est facile de franchir une ligne, qui qu’on soit. Allez, bim, on comprend vite le but plus large des scénaristes : il faut pardonner Kira pour ses merdes.

Jack finit par débarquer et les interrompre, ce qui rassure vachement Lucy sur l’état de leur couple… Mais il est finalement bien froid avec elle. C’est tout à fait logique : faut pas déconner, elle a abusé avec lui, il lui fait payer au moins un temps et je n’en attendais pas moins de lui. Il est en tout cas un excellent infirmier, même s’il continue de porter un T-shirt blanc pour aller soigner un patient blessé par balle.

Et sur le point de mourir en plus ! Une veine est touchée par la balle de Xander et Craig risque fort d’y rester, contre toute attente. Il continue de refuser de vouloir aller à l’hôpital et réussit à convaincre Jack de le soigner sur place, quoiqu’il arrive. Lucy se retrouve donc à faire une transfusion de sang pour lui, et la scène leur permet de se faire des adieux, au cas où. Cela dit, tout est bien qui semble finir bien pour Craig.

Tom

En plus de tout le reste, la série nous ramène encore le personnage de Tom. Il est un peu défiguré, alors on peut comprendre qu’il ne lâche pas le morceau quand il s’agit de se venger. Malheureusement, c’est la piste de Tina qu’il finit par remonter : il trouve son adresse, et espère donc retrouver Lucy chez elle. Tina est une militaire largement capable de se débrouiller seule face à Tom, mais malgré l’effet de surprise qu’elle a sur lui, elle finit par perdre à cause d’une seringue qu’il lui injecte.

On le voyait venir et ça fait un excellent cliffhanger : Tina se retrouve KO, Tom a donc libre accès pour kidnapper Charlie et faire ensuite pression pour retrouver Lucy.

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Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour l’instant, elle se contente de faire son travail sans marquer les esprits plus que ça. Elle a besoin de trouver son équilibre… comme beaucoup de séries qui en sont à leur épisode 2, cela dit.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur le meurtre d’un agent sportif.

No one was put on this Earth for only one thing.

L’épisode démarre avec une affaire banale de vol de colis qui conduit Max et Cole vers quelque chose de plus sinistre. Avant d’en arriver là, bien sûr, il faut nous réintroduire les personnages. Si la première scène où ils sont chacun sur un bateau n’est pas dingue, j’ai adoré voir comment ils gèrent la jalousie des collègues de Cole, apportant une touche d’humour bienvenue à l’épisode. En vrai, Max s’intègre plutôt mal au commissariat avec son déguisement de détective.

Envoyé pour parler des vols de colis, le duo découvre finalement un cadavre, ce qui lance toute une enquête sur laquelle ils ont le lead. Pas crédible, mais bonne idée pour lancer la série, il fallait bien quelque chose pour justifier que Max puisse se retrouver à enquêter comme une flic. Ils se retrouvent ensuite sur la piste d’une star du sport, d’agents véreux prêts à tout et d’un trafic de résultats médicaux mettant en danger une athlète sur le point de battre un record de boxe.

Les thématiques abordées sont sympa (on sent qu’on est en 2024 quand même dans les réflexions féministes l’air de rien) et permettent à Max de se déguiser à plusieurs reprises. J’ai eu un petit coup de coeur sur la secrétaire là… Dommage de ne pas avoir de conclusion à cette intrigue. En tout cas, on comprend quel sera grosso modo l’atout de Max dans les enquêtes : elle ose tout, indépendamment des protocoles, et se fait en permanence passer pour qui elle n’est pas afin de récolter des informations. Pas sûr que ça tiendrait ensuite dans un procès, mais bon, tout le monde finit toujours par avouer de toute manière.

C’est bien simple : Vanessa Morgan, dans le rôle de Max, est définitivement la star de la série, ce qui est un peu con quand il y a deux stars au générique. D’ailleurs, c’est un générique beaucoup trop long. C’est sympa d’en avoir un, mais dommage qu’il dure un peu trop longtemps – il n’y a que deux acteurs à présenter si on les croit. Et une seule vaut vraiment le détour sur ces deux premiers épisodes : le personnage de Vanessa Morgan porte l’épisode avec ses répliques cinglantes et ses références culturelles.

Par contre, le personnage de Cole va vraiment avoir besoin d’un développement pour les prochains épisodes, car pour l’instant ce n’est pas dingue. Autant Max a son serviteur pour la servir et apporter de l’humour en changeant de villa à chaque épisode, autant le bateau de Cole, on en a déjà fait le tour et le voir parler avec son chat, ça va être gênant.

Ceci étant dit, Max, malgré son humour, peut elle aussi parfois m’agacer, surtout quand elle outrepasse les limites, comme lorsqu’elle récupère des preuves sur une scène de crime ou qu’elle se fait passer pour une journaliste avec un accent pourri.

L’enquête en elle-même reste intéressante. C’est très prévisible, mais c’est sympathique : évidemment, durant l’enquête, il y a un moment où l’enquête semble résolue mais Max est sûre que ce n’est pas fini. Il va de soi que Cole insiste pour lui dire qu’il faut s’en tenir aux protocoles et il va de soi que non. Finalement, l’épisode se dirige tranquillement vers un happy end, avec aussi le message répété trois fois que personne ne vient sur Terre pour une seule chose.

Côté intrigue principale en fil rouge, on aperçoit brièvement le père de Max, laissant présager plus pour les prochains épisodes… mais je trouve que c’est trop peu pour un second épisode, surtout qu’il n’y a que dix épisodes annoncés. Quitte à avoir annoncé un fil rouge, ça aurait été bien de le répartir sur tous les épisodes de la saison, je trouve.

Cela dit, j’ai apprécié la façon dont Max règle le problème initial du vol de colis et je suis content que ça ne soit pas sacrifié au profit du fil rouge. Ce qu’on aurait pu sacrifier, en revanche, c’est la scène finale qui nous instaure un « will they/won’t they » usé jusqu’à la corde et dont je n’ai rien à battre. En vrai, j’espère même qu’ils ne coucheront jamais ensemble Max et Cole !

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Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde sans prise de tête, et on passe un moment sympa. C’est un pseudo cop show idéal pour se détendre, sans être la série sur laquelle se jeter non plus.

Spoilers 

Cole, un flic rétrogradé, doit faire équipe avec Max, une arnaqueuse, pour résoudre une série de cambriolages.

Hi, are you my ride ?

Cela commence si mal dès la première scène que j’ai décidé que j’allais tester une critique plus courte – du moins, je l’espérais. À quoi bon faire une critique scène après scène pour ce genre de séries bien trop prévisibles ? Après tout, elle est diffusée sur CW – sans même être produite par le network, ce qui en dit long. Bon, l’article est un peu moins détaillé que d’habitude, mais j’ai quand même plein de choses à dire. Vous me direz ce que vous en pensez !

Moi, je dois vous dire de ce premier épisode très franchement que… Ce n’est pas grandiose. Du tout. Mais on n’était pas là pour ça de toute manière. Je savais à quoi m’attendre quand je me suis dit que j’allais manger devant cet épisode. On commence avec Max, une arnaqueuse soi-disant de haut vol, qui se fait choper presque aussi vite qu’elle a volé la carte bancaire d’une riche femme en se faisant passer pour la remplaçante de sa femme de ménage. Un peu cliché, non ?

Si, vraiment beaucoup. Tout le montage du début d’épisode crie l’absence totale de crédibilité et de réalisme pour la série. Et en même temps, on sent que la série va reposer sur les épaules de Vanessa Morgan. À mes yeux, elle a tout ce qu’il faut pour ça : elle était à mourir de rire quand elle dansait dans la garde-robe de la femme et pour le reste de l’épisode.

Bref, elle est donc vite arrêtée, comme je le disais. Pas de bol, son vol de banque se produit le même jour qu’un match de volleyball entre flics et pompiers. Elle est donc escortée au commissariat par Cole, un flic grognon qui a été relégué à l’unité maritime de la ville – et ça ne lui plaît pas du tout de bosser là. Autant Vanessa Morgan porte l’épisode, autant j’ai trouvé que Giacomo Gianniotti n’était pas du tout au meilleur de sa forme. Après, c’est sûr que passer de Grey’s à un copshow tout simple comme ça, bon, je peux comprendre. Dans sa première scène, son partenaire principal de jeu est tout de même un chat. C’est marrant de voir cette série juste après avoir écrit qu’il n’y avait quasi jamais d’animaux dans les séries.

Max a donc un chat qui aime se promener sur les bateaux – on découvrira plus tard dans l’épisode qu’ils vivent sur un bateau, tout de même. Mais bon, on n’en est pas là encore, ça, ce sera pour les longueurs de l’épisode. Avant tout ça, Max et Cole arrivent donc au commissariat pile quand on présente à tout celui-ci le « voleur de l’infini », un gros cambrioleur qui se paie la tête des flics depuis un moment. En effet, il en est à son troisième cambriolage et laisse des pièces pour se payer leur tête à chaque cambriolage.

Seulement voilà, Max comprend vite qu’il se paie leur tête en laissant de la boue pour leur donner une fausse piste, quand la vraie piste, c’est justement les pièces. Grâce à cet indice de taille, elle comprend vite qu’elle tient une piste qui pourrait intéresser Cole, parce qu’elle voit bien que tout le monde se moque de ce flic et que bon, il pourrait lui être utile à la place de ça.

Partant là, Wildcards ne réinvente pas la roue, mais ça se laisse regarder : le duo est prévisible, mais fonctionne à merveille. Max utilise son coup de téléphone pour indiquer à Cole où aura lieu le prochain vol, elle a évidemment une intuition très juste qui leur permet de se faire remarquer par la hiérarchie de Cole. Cole et Max se retrouvent donc à enquêter ensemble sur le voleur de l’infini.

C’est là que je vais sacrément abréger la critique : les twists sont on ne peut plus prévisibles pour une série à enquête. Cole a des contacts dans le milieu qui vont lui être d’une aide précieuse, avant de se révéler encore plus précieux que prévu quand la criminelle à arrêter se trouve être la femme de l’un d’eux – et l’amante de l’autre ; sachant que les deux étaient frères. Simple comme bonjour d’être flic dans cette série !

L’intrigue se fait à base de bibliothèques, d’enchères caduques, de passages secrets et de retournements de situation, avec une petite dose de meurtre et surtout beaucoup d’humour. Vanessa Morgan est totalement convaincante dans son rôle et j’ai bien aimé ce que je regardais. C’est vraiment un cop show par excellence – ce n’est donc pas excellent.

Grosso modo, le meurtre est résolu, le voleur de l’infini était en fait un couple, et voilà, tout est bien qui finit à peu près bien. Reste à savoir ce qu’il adviendra de nos héros. Du côté de Cole, c’est assez prévisible : il se retrouve en période probatoire pour prouver qu’il peut de nouveau être un bon flic. En cours de route, on a appris qu’il a été rétrogradé quand de la cocaïne a été retrouvée dans sa voiture. Rassurez-vous, il reste du bon côté de la loi : c’est un flic qui s’est retrouvé embarqué dans une enquête trop ambitieuse et qui n’a pas lâché l’affaire quand il aurait dû.

Max ? Eh bien, elle a voulu voler un collier de diamants dans une banque, ça la fout mal pour la libérer tout de même. La série nous sort alors un dernier retournement de situation totalement ridicule : elle a en fait volé le passeport d’une femme réduite en esclavage par la riche propriétaire du début d’épisode. Le collier ? La propriétaire tentait une arnaque à l’assurance. Grâce à l’aide de Cole, Max a tout ce qu’il faut pour le prouver.

C’est improbable comme jamais, mais voilà, ça permet à Max d’être à peu près libre. Il reste le problème qu’elle a utilisé une fausse identité pour entrer dans le coffre de banque. La police décide donc de lui laisser deux mois de probation pour prouver qu’elle peut leur être utile et mettre ses talents à leur service. Ses talents ? Mais quels talents au juste ? Dans l’épisode, elle n’a pas vraiment démontré qu’elle était une arnaqueuse très utile.

Tout au plus, elle est une pickpocket et a des contacts. Cela dit, on n’a pas fini d’entendre parler de ses contacts, surtout quand l’un d’entre eux est son père, incarné par… Jason Priestley ! Il ne manquait plus que lui. Cet acteur, c’est dingue, il resurgit toujours dans les séries de manière totalement inattendue. Il joue donc désormais le père de Max, un homme en prison qui est pote avec ses gardiens et qui veille encore beaucoup sur sa fille – allant jusqu’à lui donner des informations sur Cole.

On se retrouve alors avec un cliffhanger qui change toute la donne (non) : Max s’introduit en fait dans le commissariat pour une bonne raison, qu’on ne connaîtra pas, et qui arrange aussi son père. J’imagine que le but sera de prouver son innocence du coup. Seulement, ça, ce sera pour plus tard. On termine l’épisode sur une bonne note – et en musique tant qu’à faire. Just the two of us est une bonne chanson pour tenter de nous convaincre de continuer les aventures de ce duo improbable.

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