The Purge – S02E03

Épisode 3 – Blindspots – 15/20
C’est un épisode beaucoup plus mou que les deux précédents et j’ai un peu peur que l’on passe la saison comme ça désormais. J’espère que la série se rappellera vite de ses fondations, à savoir la Purge et l’horreur. Si je suis motivé à en voir les conséquences, je trouve ça trop simpliste et schématique dans cet épisode. J’attendais mieux et je vais commencer à être vraiment déçu si ça continue sans révélation ou rebondissements.

> Saison 2


Spoilers

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What happens on Purge night stays on Purge night, OK?

Allez, c’est une série parfaite pour Halloween, non ? Je ne suis pas convaincu à 100% de ce que je dis, parce que cet épisode n’est plus trop dans l’horreur, mais plus dans les conséquences. Ainsi, cet épisode débute par le procès de notre braqueur qui avait encore un pied dans la banque à la fin des alarmes. Et il est bon pour le regretter, parce que le juge n’a absolument aucune compassion pour lui, préférant le condamner à mort lors de la prochaine purge. C’est violent.

Le système est franchement pourri, mais ce n’est pas nouveau que cette franchise nous montre que leurs États-Unis sont encore pires que les actuels… Après, il n’avait qu’à pas se lancer dans le grand banditisme, aussi.

Reste à savoir pour quoi il l’a fait et, malheureusement, on en revient à la formule du flashback pour le savoir. J’aurais préféré qu’on continue sur la lancée des premiers épisodes, mais bon, tant pis : on repart huit ans en arrière où tous nos braqueurs étaient… flics ! Ils occupaient leur purge à ne pas être en service. Faut dire que flic pendant la purge, c’est franchement dangereux.

Qu’à cela ne tienne, ils ne rentrent pas chez eux mais cherchent les sensations fortes… pour mieux s’apercevoir que leurs supérieurs sont tous dans les rues à commettre des crimes. C’est dur la vie. Le lendemain de la purge, Ryan décide donc de démissionner, parce qu’il n’approuve pas du tout de voir ses supérieurs organiser des pièges mortels pour gagner de l’argent.

C’est putain d’ironique de voir tous les futurs braqueurs démissionner parce qu’ils sont choqués de voir les supérieurs purger leurs crimes, honnêtement.

Dans le présent, Esme se voit confier une nouvelle mission… mais continue de mener sa propre enquête en parallèle, au grand désespoir de la nouvelle de la boîte. Bon, elles arrivent quand même à bosser ensemble, tentant de coincer les braqueurs sur des détails techniques, grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville permettant de repérer un camion changeant de plaque d’immatriculation et tirant parti d’un angle mort des caméras.

Une fois la routine du possible malfaiteur repérée, Esme décide d’aller l’attendre dans cette zone d’angle mort pour savoir ce qu’il en est de ses activités. Bien évidemment, il est rapidement révélé que c’est Ryan qu’elle suit, et celui-ci a donné rendez-vous à sa complice, qui se la joue discrète malgré tout.

Esme n’a aucun mal à les repérer et à les espionner, apprenant ainsi le prénom de Ryan et le fait qu’ils sont d’anciens flics. C’est trop gros, tout ça : elle parvient trop facilement à les entendre parler du braquage à mon goût. Et elle découvre aussi trop vite l’identité de Ryan. J’ai préféré voir Ryan venir la menacer et dire qu’il avait compris qu’elle menait son enquête sans raison valable, honnêtement. C’était beaucoup plus logique comme ça.

Bien sûr, Esme continue de se renseigner sur son amie morte, et elle contacte ainsi le fils de Marcus pour obtenir des infos sur les IRM qu’elle a trouvés chez elle. Il a clairement des informations, dont il ne parle cependant pas. Mystère.

Sans trop de surprise, Marcus se retrouve à devoir suspecter sa femme d’avoir voulu le tuer. Il a embauché une détective privée pour découvrir qui le voulait mort. C’est un classique de soupçonner la femme, et j’ai commencé par là moi aussi. S’il la soupçonne déjà, cependant, c’est mauvais signe pour que ce soit elle la responsable. Ca peut encore être son fils, ou juste un autre des personnages qu’on connaît mais dont on ne connaît pas encore les liens avec ce couple. Tant de possibilités.

En tout cas, Marcus installe un GPS sur le portable de Michelle, sa femme. La confiance règne. Il est pourtant amoureux et refuse d’imaginer le pire quand il regarde ses photos de couple avec elle, mais il faut bien reconnaître qu’il est soupçonneux quand il ne reconnaît pas l’endroit où elle se rend. Il la suit donc, pour mieux découvrir qu’elle fait partie d’un groupe de parole anonyme sur les traumatisés de la Purge. Pourtant, ça devrait aider de savoir que la Purge n’est qu’une nuit par an et qu’il n’y a pas de crimes le reste du temps…

Enfin, en théorie en tout cas. En pratique, l’épisode se termine par une voiture tentant d’assassiner Marcus sans y parvenir. Arf, ça ne m’aurait pas dérangé, il commence à me souler honnêtement.

Quand on retrouve Ben dans cet épisode, il fait l’amour à sa copine, mais même ça, c’est cassé après la Purge. Il a dû mal à la regarder en face, se remémorant plutôt son meurtre. Forcément, elle finit par lui poser des questions qu’il ne veut pas entendre, le droguant pour qu’il se relaxe et lui raconte tout ce qu’il s’est passé.

Il ne le fait pas, mais décide d’évacuer sa rage en se rendant dans une ferme où il paie pour aller tuer des animaux, à coup de hache. C’est glauque comme tout l’évolution de ce personnage. Et c’est triste aussi, il partait si bien dans le premier épisode, avant de se faire kidnapper. D’ailleurs, c’est exactement pour ça que ça ne me surprend qu’à moitié de voir qu’il n’arrive finalement pas à aller au bout de ses envies et ne tue pas d’animaux ce jour-là.

À la place, il écoute un podcast sur la Purge et s’arrête acheter des fruits chez un vieux marchand perdu au milieu de nulle part. Cela sentait super mauvais et ça ne rate pas : il se retrouve à commettre un meurtre après avoir faussement accusé le marchand de ne pas lui rendre son argent. Le meurtre ? Plein de coups de couteau, évidemment, exactement comme pendant la purge… Sauf que cette fois, c’est illégal. Et flippant.

Au moins, il prend sa douche nu après ça, pas comme dans l’épisode précédent où ça n’avait pas de sens de garder ses vêtements. C’est un peu rassurant… contrairement au regard qu’il jette à sa copine en sortant de la douche en question. Il finit par lui avouer qu’il a purgé, mais comme elle comprend qu’il était forcé de le faire, elle décide de le réconforter et lui dire qu’il est une bonne personne. C’était sûrement vrai quelque temps plus tôt, mais ça ne l’est plus.

En tout cas, elle est forte : elle reconnaît le goût de fraise en l’embrassant, alors qu’il doit y avoir eu plusieurs heures entre le non-achat des fraises et le baiser, mais bon.

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The Purge – S02E02

Épisode 2 – Everything is Fine – 18/20
J’adhère totalement au choix qui est fait cette saison de nous montrer ce que les films et la saison 1 n’avaient jamais pris le temps de montrer. Certes, on est moins dans l’horreur que ce que j’attendais a priori de cette saison, mais je trouve ça diablement efficace comme idée. On tombe beaucoup plus dans la psychologie des personnages et l’enquête, ça m’intrigue et je suis sûr que ça finira sur de nouveaux épisodes encore plus horrifiques précisément parce qu’on sera attachés aux personnages.

> Saison 2


Spoilers

202

Guys what the hell happened last night?

Je dois vous avouer que même si la semaine est passée hyper rapidement et que je n’ai rien vu comme épisodes, j’ai oublié quasiment tous les prénoms de cette saison 2, à part Esme. Bon, on fera avec, hein. Cet épisode reprend par une scène plutôt sympathique et drôle : le ménage post-Purge, effectué par une société qui fait son possible pour rendre la maison à nouveau propre. Les cadavres ? Ils les déposent devant la maison où un camion vient les récupérer.

Et tout ça permet finalement à la femme du monsieur mort de reprendre possession de la maison comme si de rien n’était. Bref, elle est probablement la meurtrière, et personne ne lui dira jamais rien. C’est tellement génial comme introduction ! Je sens que je vais beaucoup aimer cette saison s’ils nous font ce genre de choses à chaque fois.

Cet épisode reprend autrement quelques heures à peine après la fin du précédent. Cela nous permet d’assister au chaos le plus total dans les rues, avec des fêtards qui aimeraient bien continuer encore un peu. C’est aussi le chaos aux urgences, évidemment, et je trouve ça passionnant de suivre les lendemains de cette fête nationale. Eh, ça a toujours manqué dans les films, non ?

Bon, pour bien faire les choses, on a bien sûr un personnage qui travaille à l’hôpital : le mari qui a failli se faire tuer la semaine dernière. Avant de partir pour le travail, il explique calmement à sa femme qu’il ne compte pas en rester là et qu’il veut savoir qui le voulait mort, tout en lui disant toutefois de ne pas mener l’enquête de manière trop visible.

C’est pourtant ce que lui fait une fois à l’hôpital. On le voit ainsi parmi tous les blessés des urgences – des amputations sales et du sang partout – à chercher son agresseur… Et quand il le retrouve, il décide de s’occuper personnellement de son cas. Ce n’est pas bon, ça. Pourtant, le blessé se réveille et manque de mourir, mais notre héros fait tout ce qu’il peut pour le maintenir en vie. Ce n’est pas très efficace, et au passage, il révèle à son collègue qu’il a failli se faire purger par leur patient dont les derniers mots sont Ivory Road. Bien, ça donne un endroit où commencer à chercher. Marcus, c’est le nom du chirurgien, est toutefois en train de se mettre tout seul dans de beaux draps.

Du côté des braqueurs, on retrouve le chef qui a donc volé tout cet argent pour payer la place de sa mère en hospice. C’est terrible, mais ça répond donc à un besoin plus que classique aux États-Unis. Le pire, c’est toutefois qu’on découvre que c’est une habitude pour la bande de braqueurs qui fait ça tous les ans, et qui est dépité de voir qu’il y a de moins en moins de fric à récupérer. Or, ils ont tous besoin d’argent…

Ils sont donc rassurés de voir débarquer leur camarade duquel ils s’étaient séparés… mais la joie est de courte durée quand ils comprennent que la police l’a bien suivi et retrouvé. C’est horrible, d’autant plus que ça signifie la peine de mort pour lui : il a un an d’emprisonnement devant lui avant d’être tué en prison. Effectivement, je n’avais pas pensé à ça. Pas étonnant que les crimes soient en baisse si tout ce qui mène à la prison est une peine de mort à plus ou moins court terme.

Les braqueurs finissent malgré tout par se séparer, avec peu d’argent et un d’entre eux en moins. Le leader se décide donc à tracer comme il peut l’itinéraire de son pote, que l’on soupçonne de voir mourir.

L’intrigue qui m’a le plus la semaine dernière reste celle de Ben, l’adolescent qui nous a fait la meilleure démonstration de ce qu’était la Purge. Comme je m’y attendais, on le suit revenir chez lui – une maison d’université – et gérer son stress post-traumatique comme il peut, donc assez mal. Bien évidemment, il en veut à son pote, mais ne dit trop rien, se contentant de lui voler son petit-déjeuner.

Il a la drôle d’idée de prendre une douche habillée – déjà il s’est rhabillé, c’est bizarre, mais honnêtement, à sa place, j’aurais envie d’être déshabillé le plus vite possible non ? Le coup de la douche pour se nettoyer de tout ça, je comprends, mais pourquoi garder ses fringues ? C’est si désagréable en plus !

Il n’empêche qu’il est déconnecté de tout, même après sa douche : ainsi quand il croise un camarade de fac qui lui dit que le professeur Adams est morte (c’est la pote d’Esme !), il n’en a rien à carrer, contrairement à sa copine qui est un peu choquée par son attitude. Moi ce qui me choque, c’est le nombre de personnes présentes à la cérémonie pour cette professeur, post-Purge. C’est étonnant, vu le nombre de morts.

Ah et sinon, l’étudiant qui organise la cérémonie d’adieu pour sa prof préférée ? Le fils de Marcus ! Allons bon. Je m’attendais à ce que la série fasse le lien peu à peu entre ses personnages, mais pas forcément si rapidement. Là, les différentes intrigues commencent déjà bien à se recouper, et c’est cool. Bon, ce n’est pas cool pour Ben en revanche, qui se découvre un penchant sanglant et morbide terrible : il s’enferme ainsi dans un jeu en réalité virtuelle pour massacrer un tas de gens… ouais, évidemment qu’il y a des jeux La Purge en réalité virtuelle, que l’on met dans les centres commerciaux et qu’on donne aux gamins. L’AN-GOI-SSE. L’angoisse aussi de voir Ben partir, une larme à la joue et sa colère pas du tout purgée… Il n’est alors pas surprenant de le voir retourner sur le lieu de son crime et ramasser le masque. Allez savoir ce qu’il en fera lors de la deuxième purge.

Quant au fils de Marcus, il est un peu choqué de voir que son père a été victime de la Purge lui aussi… mais bon, si Marcus lui montre, ce n’est probablement pas pour rien non plus. Il veut des informations sur Ivory Road, qui est un site du Dark Web. Son fils parvient à y accéder sans trop de mal et révèle ainsi à son père que sa tête est mise à prix pour 75 000$. Il s’en sort bien de n’avoir eu qu’un tueur après lui pendant la Purge à ce prix-là !

Esme n’a pas le sommeil tranquille en cette nouvelle journée – elle dort peu, elle fait des cauchemars et elle apprend surtout que la Purge de la veille est la plus grande de l’Histoire. Il faut donc faire de la place sur les serveurs, et elle hésite ainsi à supprimer le dossier de son amie… et décide finalement de mener l’enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Elle s’est bien sûr fait chasser de chez elle son amie, et Esme retrace la nuit comme elle peut, expliquant à la nouvelle comment elle le fait. C’est parfaitement hors procédure, tout ça pourtant. Et ça finit par attirer l’attention de son supérieur. Même s’ils sont amis, il ne peut la laisser faire cette enquête et il la recadre donc, lui demandant de laisser tomber ses recherches.

Si Esme promet de le faire, dès qu’elle revient de la cérémonie organisée par le fils de Marcus, elle se rend sur son ordinateur afin d’écouter les enregistrements audio de l’intérieur de la maison de Drew Adams, récupéré grâce à son portable. Grâce à ça, elle peut se rendre chez elle et chercher à comprendre exactement pourquoi Drew a mis tant de temps à quitter son domicile. C’est un peu gros, mais bon, on va le concéder à la série qui me plaît trop pour que je lui en tienne rigueur.

Esme retrouve une enveloppe qu’elle consulte une fois rentrée chez elle : elle contient des IRM et une cassette audio étant un enregistrement d’une patiente (étudiante ?) de la professeur disant qu’elle rêve de violence. Humph, louche.

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Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’une des rares (la seule ?) séries diffusées en ce moment dans laquelle je suis à jour : Charmed.

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Inévitablement, il va donc y avoir quelques spoilers sur ce début de saison 2 et sur l’ensemble de la saison 1, ainsi que sur la série d’origine. Quant au reste, je crois que le titre de l’article parle de lui-même : cette année la CW a décidé de placer de nouveaux showrunners à la tête de la série : Liz Kruger et Craig Shapiro. Ces deux-là apportent un vent de changement bien visible à l’univers de ce reboot et, en quelques sortes, nous font un reboot dans le reboot, en tentant de corriger certains défauts de la série. Tour d’horizon rapide des principaux changements pour cette saison, en trois points parce que pouvoir des trois oblige !

Voir aussi : La critique des épisodes de la saison 2

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  1. Un fil rouge mieux défini

La première chose évidente est le fil rouge de la saison qui est établi dès le premier épisode. Dès le pilot l’an dernier, la série avait voulu instaurer un fil rouge, et ça ne fonctionnait pas toujours à merveille. L’intrigue de la saison était longue et on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il se passait pendant une bonne partie de la saison, entre autres parce que ce n’était pas du tout représentatif de ce que la série d’origine avait fait des sœurs Halliwell. Cette année, il faut moins de dix minutes pour nous introduire le grand-méchant et le premier épisode a déjà défini assez clairement les premiers mystères qu’il faudra soulever. Trop souvent, l’an dernier, c’était le contraire : on découvrait qu’il y avait un mystère presqu’après sa résolution (je pense notamment au côté sombre de Macy).

La grosse différence avec l’an dernier, aussi, c’est qu’en vingt-deux épisodes la saison 1 a fait le tour d’une grande partie des grosses intrigues de la série (la sœur cachée, l’amoureux moitié-démon, la relation compliquée avec la police, la découverte du monde magique et de ses autorités, la Source, les limbes, etc.), alors il ne reste plus grand-chose à pomper de celle-ci. Bon, ils n’ont jamais vraiment pompé, ils ont très bien géré la réécriture, allant parfois jusqu’à proposer des épisodes similaires (celui où Macy regarde sa série télé, notamment, c’était génial comme clin d’œil !). Seulement voilà, à faire huit saisons en une seule, il vaut un peu se redéfinir maintenant, et pour le faire, rien de mieux que revenir aux bases pour construire une nouvelle mythologie… et avec un nouveau couple culte, Macy/Harry. Ce n’était tellement pas prévu à l’origine, cette alchimie !

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Ou pas !
  1. Un apprentissage de la magie

En saison 1, les sœurs ont reçu des pouvoirs magiques qu’elles ont maîtrisé en deux épisodes à peu près. Elles se sont mises à avoir des formules en espagnol, à utiliser des sorts sortis de nulle part qu’on ne revoit jamais, à faire des potions efficaces du premier coup… En fait, c’est comme si elles avaient toujours été des sorcières. C’est un peu le problème quand on fait un reboot : on connaît déjà assez bien l’univers, alors les scénaristes se sont parfois permis des raccourcis. Cette saison, les sœurs ont perdu les pouvoirs qu’elles maîtrisaient et elles vont devoir apprendre de nouvelles choses, ce que l’on voit déjà dans l’épisode 2 avec la potion de Mel. Et c’est tant mieux.

Dans le même ordre d’idée, Mel était l’an dernier celle qui maîtrisait le mieux ses pouvoirs et la magie, à défaut de maîtriser tout à fait sa vie personnelle – elle a quand même était capable de réécrire le cours du temps en moins de douze épisodes, ce n’est pas rien ! Cette année, elle se sent dans la « B-team » parce qu’elle n’a plus de pouvoirs. Pour ne plus faire de figuration, elle doit donc apprendre la magie, et ça redéfinit totalement le rôle du personnage dans la série. C’est pareil pour Maggie qui décide dans ce deuxième épisode de devenir plus adulte (ce n’est pas gagné), pareil pour Harry qui se retrouve confronté à un étrange alter-égo maléfique et à son rôle de dernier être de lumière, pareil pour Macy qui va devoir maîtriser ses pouvoirs maléfiques. Bon, à la rigueur, c’est peut-être Macy qui change le moins. En tout cas, ces nouvelles storylines sont plutôt intéressantes et promettent quelques surprises… Reste à voir si la série prendra le parti de voir les sœurs revenir à leur vie de la saison 1 ou non, mais la réponse semble plutôt être car les showrunners proposent…

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(encore un truc qui a disparu en cours de route ?)
  1. Une saison plus sombre

Comme dans la saison 8 de la série d’origine, les sœurs sont considérées comme mortes par tout le monde à la fin de l’épisode. Le rythme de ce reboot étant ce qu’il est, on sait bien que ça ne va pas durer, mais l’exil loin de leur ville d’origine promet une saison plus sombre… Ce qui se voit déjà dans les images. On a moins de lumière cette saison, mais aussi plus de scènes de nuit. La nouvelle ville des sœurs ? Seattle, où il pleut tout le temps. Bref, on veut déjà qu’elles soient dans une ambiance moins éclairée, mais c’est pareil du côté du scénario !

En effet, les sœurs n’arrivent pas à protéger toutes les sorcières, elles sont sous couverture à Safe Space, elles découvrent les nouvelles règles du QG (là encore, un lieu qui est esthétiquement assez sombre), elles vont à l’enterrement de leur père… Eh, ça fait déjà beaucoup en deux épisodes. Si la série ne perd rien de son fun et de ses blagues, on sent une volonté de proposer quelque chose de plus sombre. J’espère juste que ça ne finira pas trop par être en décalage trop important avec l’humour, justement, car je n’ai pas envie qu’on perde l’humour de la série… Déjà que l’épisode 2 était un peu moins rythmé, ce serait dommage de perdre les vrais avantages de ce reboot, qui a su miser sur le ton fun plutôt que de se prendre trop au sérieux !

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En bref, le reboot prend très clairement soin de corriger certaines erreurs qui lui étaient reprochées en saison 1, tout en continuant de prendre son indépendance par rapport aux sœurs Halliwell. Ce début de saison 2 n’a vraiment plus grand-chose à voir avec ce que la série des années 90/2000 proposait – à vrai dire, les intrigues abordées pour l’instant n’ont plus grand-chose à voir avec la série d’origine.

Le symbole le plus concret de cet adieu à la série d’origine ? La destruction du Livre des Ombres, bien sûr. Celui-ci n’a jamais servi à rien dans le reboot, alors je ne suis pas vraiment surpris que les scénaristes s’en débarrassent – les sœurs n’en ont pas grand-chose à faire qu’il disparaisse d’ailleurs !! – mais je trouve ça très symbolique sur ce que représente cette saison 2.

Espérons que cet adieu n’entache pas trop la qualité globale de la série qui tirait sa force aussi de la réécriture qu’elle permettait. Pour l’instant, je ne m’inquiète pas trop : découvrir la série sous un nouveau jour (une nouvelle nuit ?), c’est plutôt agréable…

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Maintenant, faudra m’expliquer pourquoi ils ont voulu faire un reboot si finalement, le but est juste d’écrire une toute nouvelle histoire. J’aurais préféré qu’ils se lancent dans un spin-off se passant dans le même univers ou qu’ils proposent une vraie série 100% originale.

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Charmed (2018) – S02E02

Épisode 2 – Things To Do In Seattle When You’re Dead – 16/20
La nouvelle formule fonctionne plutôt bien pour l’instant et le déménagement de la série est une bonne idée dans l’ensemble. Les nouvelles perspectives ouvertes par le premier épisode permettent de s’engouffrer dans de nouvelles intrigues et mettent en place une saison qui devrait encore avoir pas mal de rebondissements et n’oublie pas les épisodes de l’an dernier. Bref, c’est efficace, mais un chouilla moins prenant que d’habitude, je trouve, parce que moins rythmé.

> Saison 2


Spoilers

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Dead girls don’t text. They don’t call, they don’t have social media.

C’est quand même compliqué de voir cette série quand 1) je n’ai pas le temps et 2) à chaque fois je me retrouve à lancer malgré moi un épisode de la série originale que j’adore assez pour avoir envie de la revoir à l’infini. Mais bon, j’ai fini par trouver le bon épisode qui commence en plein milieu de la nuit avec Macy qui s’observe dans le miroir parce que c’est tous ce qu’on fait en pleine nuit, non ?

Bon, bien sûr, il s’agit d’un rêve, mais je ne rêve pas que je me regarde dans un miroir en petite lingerie quand je dors, moi. L’idée est évidemment de reprendre avec un rêve érotique de Macy s’imaginant dans les bras d’Harry… Sauf qu’Harry est en fait le démon de l’épisode précédent lui demandant où elle se trouve.

Dans tout ça, elle se réveille, s’inquiète de la cicatrice magique provoquée par la fléchette de l’épisode précédente et ignore totalement le problème de son cauchemar pour mieux se concentrer sur les victimes de l’épisode précédent avec leur bed & breakfast. Elle se rend ainsi compte, grâce à instagram, que leur nièce de 18 ans, Layla, leur rendait visite aussi.

Macy en parle donc à Harry, en train de fouiller le grenier pour trouver des indices à 5h du mat. Cela ne choque pas Macy, pas plus que nous sommes censés être choqués de voir Maggie en train de surfer sur Instagram toute habillée à 5h du mat’. Elle y découvre que les Kappa la pensent morte dans le feu de sa maison et elle va s’en plaindre à Mel, étant choquée de la voir en train de faire le ménage à 5h du matin. J’ai tellement ri de cette longue introduction !

En tout cas, les sœurs sont donc supposées mortes, n’ont pas de pouvoir et pas d’argent, mais elles mènent aussitôt l’enquête sur la disparition de Layla, reprise par les médias, en plus. C’est l’occasion de découvrir les pouvoirs rouillés d’Harry et surtout d’informer Maggie et Mel qu’elles sont un peu trop inutiles maintenant qu’elles n’ont pas de pouvoir.

Macy et Harry partent donc pour le roadtrip le plus comique de la série, avec Macy hyper gênée par ses rêves érotiques, alors que Maggie et Mel restent à Seattle à attendre l’ouverture du centre étrange qui cache l’ouverture vers le QG des Fondateurs. Là-bas, Maggie découvre que leur père est mort aussi.

Elles étaient censées faire des recherches sur le démon de la semaine, pas des recherches internet… Maggie culpabilise évidemment de la mort de son père, persuadée qu’il est mort en apprenant le sort de ses filles, et elle veut donc se rendre à son enterrement, alors que ça pue carrément le piège à des kilomètres. M’enfin, si c’est une bonne sorcière, elle n’est pas très maligne apparemment. Mel essaie de lui faire entendre raison en lui rappelant que leur père est un loser, mais, comme c’est bizarre, cela ne fonctionne pas.

Au contraire, ça énerve Maggie qui en a marre d’être traitée comme une gamine. Elle se rend donc cogner dans un sac de boxe, retombe sur le coach de la semaine dernière qui essaie de flirter avec elle en vain et décide finalement de se rendre à l’enterrement de son père en utilisant un des portails du QG des Fondateurs. Pas du tout abusé comme comportement immature pour une meuf qui en a marre d’être traitée comme une gamine.

Bon, c’était toujours mieux que Mel qui continue de draguer sa vendeuse de la semaine dernière quand elle se fait prendre en train de lui voler des herbes. La scène finit sur un pourri « je te jetterai un sort si tu me voles encore », mais ça permet à Mel de récupérer les herbes dont elle a besoin pour réussir à rendre les objets invisibles.

Elle se précipite aussitôt auprès de Maggie pour lui annoncer la bonne nouvelle, sauf que Maggie est à l’enterrement de son père où elle fait son deuil rapidement car elle tombe sur Harry… mais pas le bon Harry. L’acteur est vraiment excellent, parce qu’on se rend compte rapidement que c’est le méchant et pas l’être de lumière. Maggie aussi s’en rend compte rapidement et se fait agresser par lui. Heureusement, personne n’a pensé à remballer les pelles de l’enterrement (wtf ?? on est en 2019) alors elle peut se défendre avant d’être protégée par une Mel invisible qui la ramène au QG.

Au moins, les deux sœurs comprennent rapidement que le méchant a l’apparence d’Harry, avant de venir à bout de leur intrigue sur leur père. Maggie peut enfin grandir en apprenant tout ce que Mel a fait pour elle, contrairement à son père, mais franchement, ça ne m’a pas passionné autant que je l’aurais cru. Elles sont finalement interrompues : elles sont au QG, alors l’alarme retentit pour leur dire que Leyla et Macy sont danger.

En parallèle, le roadtrip de Macy et Harry continue de son côté, avec Harry qui culpabilise de ne pas révéler que le démon a son visage. Cependant, l’être de lumière n’a pas le temps de lui dire quoique ce soit qu’ils tombent sur une autre victime du démon de l’épisode précédent. C’est une sorcière bien sûr, mais elle ne peut pas être sauvée par Harry qui n’est pas assez rapide dans ses soins. Elle donne juste un avertissement sur le Septième cercle.

Les deux continuent donc leur enquête en se faisant passer pour des démons, ce qui permet à Harry de buguer sur le décolleté de la sorcière et à Macy de lui avouer qu’elle rêve de lui, en plus badass et méchant. Et séducteur aussi. Harry se voit donc forcé de lui révéler que le démon qui les a attaquées la semaine dernière est probablement un métamorphe. Nope, ce serait trop simple si ce n’était que ça.

Bon, dans tout ça, on avance lentement, mais Macy décide finalement d’intégrer seule le Septième cercle, un club pour démons où… on la prive de ses pouvoirs. Décidément, les scénaristes ont trouvé le moyen de faire des économies d’effets spéciaux, et je ne parle même pas de Mel et Maggie qui débarquent en étant invisible. J’ai adoré cette scène, cependant, parce qu’elles tombent d’abord sur Harry qui doit leur prouver son identité en… récitant la recette du coquito. Normal ! C’est un bon clin d’œil à la saison 1.

À l’intérieur du club, Macy assiste quant à elle à un démon – je connais cet acteur ! – faisant un discours sur la mort des Charmed Ones qui était l’avant-dernière chose capable de les arrêter. La dernière ? Les démons eux-mêmes, qui se haïssent et sont incapables de s’organiser. Il a raison : les démons sont incapables de s’écouter et Macy en profite, se faisant passer pour l’Overlord, le grand méchant derrière lequel tous les démons devraient soi-disant se réunir pour prendre le pouvoir sur le monde.

C’est gros, mais c’est marrant, parce que ses sœurs débarquent au bon moment. Ensemble, elles peuvent donc sauver Layla alors que Macy est considérée comme une grande méchante… pour un quart de seconde. Rapidement, Maggie et Mel ne sont plus invisibles et sont grillées par les démons. Quant à Harry, il parvient à se téléporter dans le club, mais Macy ne sait pas si elle peut lui faire comprendre. L’ensemble est filmé par les démons alors les sœurs ne restent pas mortes longtemps à leurs yeux…

Qu’importe apparemment, et qu’importe Layla aussi, une fois sauvée. Maggie prend la décision de postuler pour un job à Safe Space, histoire de ne plus avoir à voler des cartes d’accès. Elle retourne ensuite voir le coach sportif à qui elle rend la trousse de premiers secours. Le flirt est évident, le ship prend bien – et pourtant, je voulais revoir Parker à la base, mais ouais, ils font un couple choupi.

Reste à régler la relation Macy/Harry qui est bien compliquée, l’air de rien. Macy est déprimée d’avoir perdu trois sorcières, mais Harry la rassure en lui disant qu’elles ont aussi sauvé Layla depuis le début de cette saison. Les deux personnages continuent donc de se rapprocher en se confiant leur peur et avec Macy affirmant qu’elle reconnaît Harry d’un simple regard. Quel beau couple ! Ils se confortent à l’idée que les démons pensent les sœurs mortes, mais le cliffhanger révèle l’évidence même, le démon Godrick (l’acteur que je crois connaître mais qui n’a eu que des rôles minuscules dans ce que j’ai vu de lui ??) sait qu’elles sont en vie et en parle à l’Overlord. Mouais, faux suspense ça !

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