Evil – S02E06

Épisode 6 – C is for Cop – 19/20
Un léger problème de rythme sur une des intrigues m’empêche de monter à 20/20, mais c’était un formidable épisode qui a trouvé le moyen de me faire réfléchir à un sujet sensible en l’attaquant sous un angle nouveau. Et au-delà de ça, l’ambiance de la série réussit toujours à fournir quelques frissons, tout est écrit de manière hyper efficace et, ouais, je suis rassuré car j’ai retrouvé avec cet épisode le niveau que j’attends de la série, pas comme lors du précédent. Bien content de savoir qu’il y aura une saison 3 !

Spoilers

Le trio se retrouve bien malgré lui à devoir essayer de prouver qu’un policier était possédé quand il a tué une femme noire qui n’avait rien fait.

I need you not so say anything.

Je vais regretter de voir cet épisode déjà, parce que l’attente avant le prochain sera longue… mais au moins, je serai à jour dans la série. Et puis, j’ai vu des tweets positifs et après la catastrophe de l’épisode vu hier, je me dis que ça ne me fera pas de mal de l’attendre avec une note positive. La première scène m’a déjà largement mis dans le bain, avec un épisode qui traite de plein fouet l’actualité : un policier blanc (eh Eric Monreaux de Filthy Rich, encore une saison que je n’ai pas terminée !) tue une femme noire de quatre balles quand il la voit prendre un flingue sur le siège passager.

Le problème, c’est qu’elle prenait un portable, pas un flingue. Et quel rapport avec la série ? Eh bien, là, surprise, un représentant du syndicat de police demande à notre équipe d’enquêter sur cette affaire, parce que le policier est croyant et affirme avoir vu un pistolet. C’est… osé. Il affirme avoir été possédé et, bon, comment dire ?

Ce n’est pas bien crédible tout ça, et ça laisse toute notre équipe sans voix. Bon, il faut dire aussi que le prêtre avec eux leur a demandé de ne rien dire de tout l’entretien pour limiter leur réaction. Et il a bien fait : ils ne croient pas une seule seconde que le type pourrait vraiment avoir été possédé. Ils ne voient en lui qu’un raciste. J’imagine que la série va vouloir nous instiller le doute désormais et je ne sais pas si c’est une bonne idée. Ils en sont capables, en revanche.

Déjà, le flic reconnaît Kristen, parce qu’il connaît ses quatre filles – elle est repérable lors des sorties en famille. Par contre, le flic est un beau gosse au sourire permanent, c’est dur de croire sincèrement ses regrets. Il paraît toutefois honnête avec notre équipe, puisqu’il reconnaît qu’il n’aurait peut-être pas tiré si la femme face à lui n’avait pas été afro-américaine.

Humph. Le prêtre au-dessus de David veut tout de même que l’enquête soit menée, et ça laisse notre équipe vraiment perplexe. Cela dit, Kristen est un peu forcée de se ranger de son côté quand elle retrouve sa pote flic et que celle-ci lui fait un laïus assez incroyable sur un moment où elle a failli un tuer un homme avec son fils dans les bras car elle a confondu une serpillère et une mitraillette. Ah.

Je crois que c’est la première fois que je vois ce genre d’intrigue traitée ainsi et, sans rien justifier des erreurs commises par les policiers, je dois dire que c’est assez hallucinant comment c’est bien défendu. Disons qu’on comprend un peu mieux certaines erreurs quand elles sont présentées dans un contexte d’épuisement, d’habitude, d’entraînement, de peur… Cela ne justifie rien, mais ça fait froid dans le dos. Vraiment.

Kristen s’en remet toutefois, parce qu’elle n’a pas trop le choix et parce que sa policière de pote continue d’enquêter sur le meurtre de Leroux, soupçonnant à nouveau sa femme. Elle a un alibi, oui, mais son nouveau copain n’en a pas. C’est gênant… mais ça ne dure pas longtemps. Le lendemain, la pote flic revient donc chez Kristen pour l’interroger parce qu’elle a trouvé l’alibi du copain.

Cette fois, Kristen se sent un peu plus cernée que d’habitude quand sa pote, Mira si j’ai bien entendu, lui pose des questions et vérifie ses couteaux, pour le principe. Humph. Kristen est hyper grillée à regarder en permanence dans la direction de l’arme du crime, mais heureusement, la pote ne voit rien. Par contre, Kristen lui ment aussi en affirmant être rentrée chez elle après l’exorcisme et avoir vu Lexie encore réveillée.

Du coup, elle se rend auprès de sa fille pour… vérifier son propre alibi. Magique. Elle demande donc plus ou moins à sa fille de mentir pour elle et, vraiment, chaque fois qu’on voit une des gamines seules, ça va beaucoup mieux que quand elles sont à quatre. Il n’y a pas photo. En tout cas, Lexie accepte ce que lui dit sa mère, avant de lui faire remarquer que Ben avait mis en place une alarme qui aurait de toute manière empêchée Kristen de sortir. En théorie. En pratique, elle se souvient d’avoir tué Leroux…

En tout cas, tout ça fait douter Lexie qui s’en confie logiquement à sa grand-mère. Le problème, c’est que la grand-mère est en train de partir en vrille elle aussi.

Déjà, le début d’épisode nous révèle que c’est elle qui utilise le fameux livre indiquant les titres des épisodes. Je ne pense pas que ce soit un hasard dans cette série, surtout que ça nous révèle que le livre est dans la chambre des filles. Après ça, on la voit ensuite avec un étrange autel et une divinité nouvelle, Eddy. Et elle demande à son autel d’aider Lexie à toujours dire la vérité, ce qu’elle fera face aux flics. Humph.

De son côté, Ben est de nouveau torturé par sa démone qui, pendant qu’il dort, lui plante quelques couteaux dans le bras. Flippant, ma foi. En tout cas, il est peu réveillé le lendemain au moment de regarder la caméra que portait le policier, Jimmy, sur lui au moment de l’accident où il a tué une femme de sang-froid, pensant qu’elle le menaçait. Il ferait pourtant bien de le faire, parce que David remarque au poignet de Jimmy un tatouage.

Ce tatouage correspond une fois de plus aux symboles trouvés en saison 1, et ça pose un tas de questions sur une possible possession, questions que personne ne veut vraiment se poser dans la série. Kristen se renseigne auprès de sa pote flic qu’elle n’arrête pas de voir dans l’épisode parce que David se souvient très bien avoir vu ce même tatouage au poignet d’un autre flic. Et il en a une preuve vidéo : au cours de l’année qui précède l’épisode, il s’est fait contrôler cinq fois, et l’un des flics avait ce tatouage.

La série aborde au passage un vrai problème de contrôle au faciès quand Kristen remarque qu’aucun flic ne l’arrête jamais alors que David y a eu droit cinq fois en un an, au point d’avoir une application sur son téléphone pour enregistrer tout ce qu’il se passe. Flippant. Et d’autant plus gênant à voir en tant que blanc qu’on sait très bien que les scénaristes n’iraient pas jouer avec ça si ce n’était pas vraiment ce qu’il se passait dans la réalité.

Bref, revenons-en au tatouage : il semble prouver l’appartenance de Jimmy à un gang nommé « Les Protecteurs ». Plutôt qu’une possession, ce serait donc un gang, et ça fait peur. Par contre, quand notre équipe en parle au prêtre au-dessus d’eux, celui-ci essaie de leur faire changer d’avis et de passer au cas suivant. C’est mal connaître David : autant il ne voulait pas de cette affaire, autant une fois lancé, il ne veut plus s’arrêter.

L’enquête les mène sur le tournage d’une série télévisée qui inspire le gang des Protecteurs, parce qu’il vient de là. Le producteur n’est pas franchement un exemple de vertu, avec un racisme qui pointe sous la surface, ça fait peur. Hollywood. Au secours. Et ce n’est que le début : le grand jury décide d’innocenter Jimmy et l’affaire s’arrête aussitôt. Pour l’Eglise.

David, lui, n’aime pas trop la protection accordée aux flics entre eux, ni la manière dont le producteur hollywoodien l’a traité. Et alors que Kristen, David et Ben sont envoyés dans un monastère où ils ne pourront plus parler le lendemain, voilà que David et Ben sont tous les deux harcelés par des flics qui leur font un contrôle en voiture, pour le principe. Charmant.

L’épisode continue aussi l’intrigue des terreurs nocturnes de Ben, évidemment. La démone l’interroge sur un ancien emploi qu’il a laissé tomber alors qu’il n’aurait pas dû, car ça aurait pu sauver quelques bébés au passage. Soit.

En tout cas, Ben ne fait plus l’erreur de garder ses cauchemars pour lui. Cette fois, il en parle à Kristen qui est légèrement devenue experte en la matière au cours de la saison 1. Elle lui file donc un bracelet bleu pour qu’il puisse faire fréquemment des tests de réalité avec. Un test de réalité consiste à vérifier qu’on est encore en réveillé en se créant une habitude (ici une fois par heure, vérifier que le bracelet est à son bras) qui ne se reproduira pas une fois endormi (le bracelet ne sera plus là).

Kristen est plutôt douée pour le coup, elle donne de bons conseils, notamment l’alarme en phase de sommeil profond uniquement pour désactiver la terreur nocturne. On note quand même que Ben arrive à s’endormir assez facilement malgré tout ce qui lui arrive quand il dort et malgré de nombreuses sessions de jeux en réalité virtuelle.

L’avantage, c’est que tout ça lui permet effectivement de prendre le contrôle de son rêve quand la démone revient le torturer. Et là, contre toute attente, Ben prend le dessus mais se retrouve aussi à se battre contre la démone avec David, qui lui affirme avoir toujours été là. Il n’en faut pas plus pour que Ben se décide à rendre une visite nocturne à David, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Il en profite pour le questionner sur des grandes questions morales et, si je suis 100% honnête, j’ai un peu décroché de la scène, par fatigue. Pourtant, c’était sacrément intéressant et ça mène Ben à demander à ce qu’on le pardonne.

La fin d’épisode repart sur autre chose, totalement autre chose, avec Kristen qui pense entendre ou voir quelqu’un dans son jardin. Elle enchaîne alors les erreurs : plutôt que d’appeler le 911 (elle compose pourtant le numéro pour le Bingo), elle décide de contacter Mira… avant de sortir dans le jardin avec l’arme du crime. Et dans le jardin, elle voit… Leroux.

C’est hyper problématique. Déjà, l’épisode devrait être terminé, parce que ça fait quarante minutes. Et ensuite, ses filles ne l’entendent pas ? Et ensuite, elle est dans le jardin où Mira va arriver avec l’arme de son crime ? Et elle est pleine de culpabilité ? Elle voit l’homme qu’elle a tué ? C’est hyper gênant. Rien ne va.

La scène n’avait rien de flippant, mais l’ambiance l’était, parce qu’on voyait bien où ça allait mener. Et ça ne manque pas : Mira et sa coéquipière débarquent super vite, et elles ne mettent pas longtemps à apercevoir l’arme du crime, que Kristen avait saisi d’instinct plus tôt pour se protéger. C’est si con.

Comme elles ont eu le temps d’interroger Lexie, Mira et Anya comprennent vite que Kristen est coupable du meurtre. Kristen elle-même finit par le dire… Seulement voilà, Mira décide de protéger son amie, parce que c’est son amie, que Leroux était un serial-killer et qu’il méritait de mourir. Elle a déjà dit à son supérieur qu’il fallait lâcher l’affaire car on ne saurait jamais le coupable ; et elle s’en va donc en affirmant à Kristen qu’elles affirmeront avoir fait fuir un homme noir de son jardin.

Oh bordel. Oh ce racisme ! Oh, je voulais tellement croire Mira quand elle se disait une bonne flic en début d’épisode. J’ai laissé son discours me ternir mon jugement, mais pas du tout en fait ? Voilà, cet épisode est violent pour ça, parce qu’il ne dit rien, il nous laisse juge de ce qu’il se passe et ne revient même pas à Jimmy. Doit-on vraiment croire que ça peut être une erreur de jugement dans la précipitation et le stress quand c’est un problème bien plus important ? C’était osé.

Et dans le même genre, le prochain épisode, dans un mois !!, promet aussi d’être osé, car il sera en grande partie silencieux apparemment. Le cliffhanger voit nos héros arriver dans un monastère où ils doivent confirmer un miracle – un cadavre miraculeusement confirmé dans un monastère, donc – mais sans prononcer le moindre mot, car c’est la règle à observer là-bas. Hâte de voir ça ! Et joli parallèle à la fin d’avoir ce moine qui leur fait signe de silence quand la police vient de décider de taire un meurtre…

> Saison 2

 

Evil – S02E05

Épisode 5 – Z is for Zombies – 14/20
Je suis déçu par cet épisode… Cela fait deux semaines que son titre me fait envie, mais je n’ai pas du tout accroché à l’intrigue (et à la critique) proposée, parce que c’était assez convenu et fade. Cela manquait de surprise dans l’exécution et la conclusion (prévisible). La deuxième intrigue était heureusement davantage intéressante, bien plus réaliste (surtout !) et dans les normes de la série. Si ça compense un peu, la chute est violente par rapport à l’épisode précédent qui était génial !

Spoilers

Le titre de l’épisode le résume à lui tout seul : une addiction aux films de zombies tourne mal.

I looked into his eyes and that wasn’t my dad.

Allez, des zombies, c’est parfait pour bien commencer ma nuit dis-donc ! Et c’était parfait pour la nuit des deux adolescentes que l’on suit en début d’épisode. Il s’agit de deux ados qui regardent un film de zombies… avant d’être surprise d’entendre un homme dans l’allée entre leurs maisons respectives. Par contre, je suis à l’ouest, moi, je n’ai pas reconnu l’une des gamines de Kristen !

Il faut dire, pas évident de la reconnaître quand on la voit SEULE dans sa chambre, qui n’était donc pas sa chambre. Et depuis quand elles ont une voisine pote avec une des gamines ? Les scénaristes se font plaisir, là. Quant à Kristen, elle est toujours aussi cheloue comme mère, à laisser sa fille sortir en plein milieu de la nuit. Et en plus, il y avait bien quelqu’un dehors, puisqu’il y a du sang dans l’allée.

Cela ne décourage pas les gamines qui, le lendemain soir, regardent à nouveau un film de zombies… au beau milieu du jardin, dans une toile de tente cette fois. Elles n’ont pas froid aux yeux, clairement, surtout quand elles voient ensuite un homme dans la chambre de la voisine. Euh ? Normal. Les deux filles rentrent, n’avertissent aucun adulte et… ne trouvent évidemment rien d’autre qu’un livre de zombies grognant dans le placard. Ah les livres audio.

Elles ne lâchent pas l’affaire en tout cas, et elles décident donc de se revoir encore une fois le soir suivant, avec un autre film de zombies. Comment en trouvent-elles autant ? Sérieusement ? Bon, elles entendent à nouveau du bruit dans la maison de la voisine, mais il ne s’agit finalement que de son père… ou pas. En effet, la gamine affirme ne pas le reconnaître quand elle le regarde dans les yeux. Et comme il a une étrange morsure à la main, ce n’est pas rassurant… sans être l’histoire de zombies que j’attendais.

La gamine de Kristen, Leïla, passe alors du temps à faire un câlin à sa mère pour parler de son étrange métier, de Leroux et pour se renseigner un peu sur le père de son amie et quoi faire pour l’aider s’il s’avérait posséder. Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe avec lui : le père est juste à bosser pour Amazon – pardon, pour CongoRun – et c’est ce qui le transforme en zombie.

Ah, une critique du capitalisme, quelle bonne idée. Pour résoudre ce problème, les filles se rendent dans une boutique vaudou – enfin, j’imagine ? La vendeuse leur donne deux fioles, une bleue pour le père, et une verte pour la personne qui le dirige. C’est quelque chose, ça, franchement. Je trouve l’intrigue vraiment peu convaincante par rapport à d’habitude, je suis trop triste.

Les gamines sont en tout cas ravies d’empoisonner le père, surtout que ça a une bonne conséquence : il oublie de se réveiller le lendemain et il échappe à un grave accident du travail avec fuite de gaz. Normal. Les gamines constatent en tout cas que leur bouteille a marché sur Brandon, le père de la voisine… et décident de continuer leur petite expédition. Elles trouvent donc la personne qui dirige les opérations à CongoRun et l’empoisonnent à son tour.

C’est bien facile, en plus : le patron vient de lui-même en pleine réunion syndicale improvisée par Brandon chez lui. Cela permet aux filles de mettre un peu de potion sur son chewing-gum, comme ça. Et c’est une bonne chose, car le lendemain, Brandon se voit offrir une promotion inattendue. Bon, bon, bon, vraiment pas convaincu par cette intrigue qui finit bien évidemment par Brandon prenant la place de son patron et dirigeant un certain nombre de zombies depuis chez lui. Ah, le capitalisme. Je ne sais pas ce que cette intrigue vient foutre là dans la série, on se serait plus cru dans Braindead pour le coup.

Sinon, une fois de plus, nous retrouvons David au séminaire où l’un de ses professeurs/prêtres saigne du dos et finit par lui avouer qu’il n’a plus envie de prier. Soit. Et comme le prêtre a l’impression que les saignements vont et viennent et qu’il hallucine, David lui propose tout simplement de mener une enquête, comme lui et son équipe font habituellement.

On commence donc par Kristen qui mène un entretien avec le père, pour mieux comprendre sa vie – et il y a de quoi faire, puisqu’il s’agit normalement de l’exorciste de la série. Au moins, ils font des économies à vouloir exorciser l’exorciste. Et Kristen est plutôt convaincante avec lui, on en oublierait presque qu’elle est possédée elle aussi, en théorie.

Quant à l’exorciste, il avoue avoir réussi à vaincre son addiction au tabac, mais pas l’addiction aux jeux en ligne. Voilà donc un prêtre qui joue régulièrement au poker en ligne, et qui mise même de l’argent au passage. Selon lui, il n’est donc pas forcément possédé, mais juste à devoir se battre contre ses addictions très humaines.

Kristen raconte tout ça à David et Ben, et ce dernier est prêt aussitôt à reprendre le travail… contre l’avis de ses collègues qui aimeraient le voir prendre une pause. Pourtant, il est bien pratique à expliquer comment les algorithmes fonctionnent sur l’ordinateur du prêtre pour expliquer ses multiples tentations récentes. Cela ne nous dit toujours pas pourquoi il saigne du dos, par contre.

Ben trouve étrange l’ordinateur du prêtre en tout cas, parce qu’il a nettoyé à 100% sa boîte mail. Je dois vous avouer, je suis jaloux de ce prêtre, ma boîte mail a vraiment besoin que je passe du temps à la vider moi aussi. Bon, pas autant, par contre, faut pas abuser. En tout cas, en hackant la boîte mail, Ben, Kristen et David finissent par entrer en lien avec son dernier contact, et la tournure de la conversation où ils se font pourtant passer pour le prêtre est loin d’être amicale.

Et pour cause ! Il a en fait contracté de nombreuses dettes de jeu, et il doit maintenant rendre l’argent vite. Pourquoi pas. Au passage, toute cette intrigue continue de perturber Kristen qui voit à nouveau son monstre à la tête enflammée quand elle demande à Ben des explications sur les pubs pour des sites de rencontres extra-conjugales qui s’affichent sur son ordinateur.

Euh. Pas besoin de les provoquer : c’est une femme mariée depuis un certain temps, évidemment que ce genre de pubs finit par apparaître. Quelle idée de ne pas avoir Adblock, aussi. En tout cas, tout ça laisse David quelque peu dans la merde, parce qu’il n’a pas envie de trahir une promesse mais n’en a pas trop le choix en théorie. En effet, il a promis de ne pas balancer les secrets de l’exorciste à sa hiérarchie… mais là, les dettes, c’est grave.

Et ce n’est que le début ! En effet, durant la nuit, Ben découvre que Leland et le prêtre ont des conversations nocturnes un brin étranges. David demande alors conseil à la sœur habituelle, Sœur Andrea, qui s’est imposée bien trop rapidement dans cette saison 2 je trouve. Elle est en tout cas de bons conseils, et elle est invitée à l’exorcisme de Leland le soir-même, de même que Kristen et Ben.

Leland continue de faire n’importe quoi pendant son exorcisme bien sûr, en rajoutant quinze tonnes à son surjeu d’acteur, jusqu’à ce que l’exorciste fasse un malaise. La sœur prend donc le relai de l’exorcisme avec David qui jette une eau bénite soudainement beaucoup plus efficace : la peau de Leland se met à brûler, carrément.

Bon. La sœur est assez cinglée pour mettre de l’acide, cela dit… Dans tout ça, l’exorciste prend un congé prolongé de six mois pour se soigner et David demande une aide plus conséquente d’Andrea… sans se douter une seule seconde qu’elle a remplacé l’eau bénite par de l’ammoniac. Of course. Promis, j’ai écrit la première phrase de ce paragraphe avant cette révélation. Je commence à connaître la série, il faut croire.

> Saison 2

 

Evil – S02E04

Épisode 4 – E is for Elevator – 19/20
Ah oui, c’est marrant cet épisode peu de temps après avoir eu une conversation dans le podcast sur les ascenseurs. Définitivement, il va falloir privilégier les escaliers désormais, parce que cet épisode fonctionne plutôt pas mal du côté de l’angoisse qu’il met en place. J’aime aussi qu’il nous entretienne dans le doute, même si la santé mentale de nos personnages est de plus en plus affectée par tout ce qu’ils voient.

Spoilers

Un an après la disparition d’un ado dans l’ascenseur d’un immeuble, Kristen et Ben surtout, David un peu, mènent l’enquête.

Do you feel like an idiot?

Chaque semaine, je me concentre sur le livre qui s’ouvre devant nous, mais pour cet épisode, ce sont les mains qui ont su attirer mon attention. Elles sont étrangement maigres, je trouve, c’est étonnant. Pas aussi étonnant que ce début de saison qui voit Leland se faire exorciser. Si le supérieur de David pense que c’est efficace, David est loin d’être convaincu, principalement parce que Leland le nargue en cours de route. Il insiste aussi pour que David s’occupe personnellement de son cas. C’est étrange et ça le fait rater le début de l’affaire de la semaine.

L’épisode se déroule un 16 février et ça a attiré mon attention sur une possible St Valentin. La diffusion est si tardive ! Ben et Kristen sont donc au rendez-vous seuls puisque David est occupé avec Leland : ils se retrouvent à enquêter sur Wyatt, un petit garçon à la chambre qui ressemble beaucoup à celle de la gamine pyromane (même studio ?) et qui a disparu depuis un an. S’il s’agit plutôt d’une enquête pour la police, l’Eglise se retrouve malgré tout impliquée car sous le tapis de la chambre se trouve tout de suite un énorme pentagramme enflammé qui… n’intéresse pas la police ? How ? Ils sont fous, eux.

Il y a aussi une inscription sur le bureau de Wyatt : « El game ». Kristen fait inévitablement des recherches dessus, et ça attire la curiosité de ses gamines, un tantinet moins insupportable que l’an dernier car elles ont appris à ne pas parler exactement en même temps. Les phrases se complètent désormais. Je me demande vraiment si d’autres critiques ont souligné à quel point c’était insupportable – enfin, ça, j’en suis sûr – et si ça a pu jouer sur le scénario.

Bien sûr, une des gamines comprend aussitôt que l’inscription mystérieuse concernant « El Game » désigne l’Elevator Game. Il s’agit d’un jeu japonais qui explique un mode d’emploi pour faire un détour pour un Enfer afin de voir à quoi ça ressemble. La vidéo trouvée par les filles pour tout expliquer est très explicite et continent de nombreuses instructions (amusantes ?) à suivre scrupuleusement pour espérer avoir un aperçu des Enfers… sans être maudit ensuite ou resté coincé dans « une autre région » pour autant : temps à respecter, personne dont on ne doit pas croiser les yeux, c’est précis et un tantinet flippant.

Malgré tout, Kristen laisse ses filles devant l’ordinateur. Le parenting à son meilleur niveau, franchement. Elle en parle à David et décide de se rendre voir les caméras de surveillance de l’hôtel où Wyatt a disparu… dans un ascenseur. Et les filles insistent lourdement pour venir avec elle. Lexi n’a toutefois pas le droit de venir, parce qu’elle a un cours particulier de maths ; mais les autres obtiennent gain de cause. Cela n’a aucun sens et joue à nouveau dans le sens d’une possession de Kristen.

Moi, j’ai bien aimé le fait que les filles puissent avoir un rôle à jouer dans cet épisode. Cela changeait un peu de d’habitude, on va dire. Quant au jeu de l’ascenseur, c’est une idée sympa dont je n’avais jamais entendu parler, et ça explique bien l’épisode : Wyatt a donc fait un pentagramme dans sa chambre pour se protéger d’El game, alors qu’il a disparu dans un ascenseur dont les portes ne se sont pas ouvertes pendant dix minutes. Embêtant. La police ne semble pas mener une grande enquête sur ce coup-là.

Ben et Kristen mènent bien plus l’enquête avec les filles et ils finissent même par tenter le jeu eux-mêmes avec l’ascenseur de l’immeuble. C’était assez amusant, même si je ne sais pas pourquoi le gardien de l’immeuble a fait si peur à Kristen et ses filles, parce qu’il avait plutôt une bonne tête en vrai. Et il m’a fait rire tout l’épisode.

Malheureusement pour eux, le jeu ne fonctionne pas du tout dans cet immeuble : il n’y a pas de treizième étage, or il faut y passer pour ce jeu. Seulement voilà, en sortant de l’ascenseur en continuant de parler du jeu, une adolescente les avertit de ne surtout pas faire ça, car ça fonctionne. Ah. Il s’agit d’une amie de Wyatt et surtout de Felicia, la copine de Wyatt, qui a disparu aussi. Aux yeux de la police, ils sont partis ensemble.

Aux yeux de l’adolescente, ce n’est pas le cas, surtout qu’elle a un enregistrement audio de Felicia essayant de jouer à ce jeu. Cela termine par un long silence suivi d’un hurlement flippant. Cela ne démotive pas Ben qui cherche quand même une explication rationnelle, alors que les gamines de Kristen continuent d’être beaucoup trop excitées par tout ça. Tu m’étonnes. C’est la pire des mères sur ce coup-là.

Ben ? Il fait appel à Vanessa, son experte sûre sur ce genre de trucs… qu’il hésite tout de même à appeler, parce qu’il y a un lourd passif entre eux – et surtout un mois de ghosting de la part de Ben. Elle accepte tout de même de bosser pour lui, parce que c’est intéressant comme cas, et elle l’emmène à une visite guidée un peu glauque de la ville. Là, Ben apprend que sans avoir fini le jeu, lui, Kristen et les filles finiront par être hantés par la « Taka taka girl », une fille découpée en en deux par un ascenseur.

Oups. Le problème, c’est que Kristen finit par entendre le son des ongles de cette fille dans sa maison. C’est l’occasion pour moi de marquer un point de Bingo Séries, parce que la série nous propose un plan de certaines pièces chez Kristen sans personne autour. C’est aussi l’occasion d’un moment flippant parce que c’est le genre de bruit qu’on entend toujours quand on est seuls chez soi.

Finalement, il ne s’agit que de la mère de Kristen sur son ordinateur, mais honnêtement, c’est beaucoup trop régulier comme bruit pour être seulement ça.

Perturbée, Kristen décide donc de retourner à l’hôtel pour mener l’enquête sur cette étrange affaire. Elle se rend dans l’ascenseur et recommence le jeu, mais cette fois-ci, elle s’arrête entre le douze et le quatorzième étage, pour être vraiment au treizième. Et re-oups, le jeu fonctionne bien. Kristen demande aux portes de s’ouvrir et se retrouvent ainsi prise au piège entre les étages. Pire, elle voit la nana coupée en deux qui se faufile vers elle avec son bruit caractéristique et sa moitié de corps, l’autre étant coupée par l’ascenseur.

J’ai mal vécu la scène, surtout quand l’ascenseur s’est remis en marche et a coincé Kristen vraiment avec une moitié de corps dans l’ascenseur et une moitié en-dehors. Il faut être tellement stupide pour se mettre dans cette position, mon dieu. Bon, cependant, la moitié de corps de la gamine coupée en deux finit par disparaître après s’être crue dans Walking Dead. La musique aide bien à se dire que quelque chose d’anormal s’est passé, surtout que Kristen a bien pris son médicament.

En tout cas, elle s’en sort finalement en réussissant à redémarrer l’ascenseur, et hop, elle finit par s’en prendre à son psy qui ne lui a pas donné un médicament efficace – mais contreproductif ! Elle ment également à Ben quand elle dit avoir essayé d’arrêter l’ascenseur entre les étages, parce qu’elle assure que rien ne s’y est passé… alors que si, tout de même, tu viens d’avoir la peur de ta vie, franchement.

Du coup, Ben retourne à son tour dans l’ascenseur pour essayer de jouer au jeu. Plutôt que l’entre-étage, il tente d’appuyer, comme Felicia l’avait fait, sur les boutons 1 et 3 à la fois, en même temps que celui de l’appel d’urgence. Comme détraquer un ascenseur en une leçon. L’ascenseur emmène pourtant Ben vers le bas, et plus bas encore que le rez-de-chaussée.

A priori, il termine ainsi dans les fondations de l’immeuble. Et il sort de l’ascenseur ? Bon dieu, sans avoir dit à personne où il était et tout ? Mais JAMAIS de la vie. Je veux bien être rationnel et tout, mais y a des limites à ma rationalité, croyez-moi. Et surtout, ce n’est pas rationnel de se promener seul dans les fondations d’un immeuble. Evidemment que les portes de l’ascenseur se referment derrière lui.

En tout cas, dans ces fondations, il finit par retrouver Felicia et Wyatt… mais malheureusement, ceux-ci sont des cadavres grouillants d’insectes, désormais. Si triste. Ben comprend soudainement qu’il est coincé dans le sous-sol lui aussi. Terrible. Ou terriblement con, au choix.

De son côté, David continue aussi ses séances avec Leland. L’acteur est toujours aussi exceptionnel, avec son sourire un brin flippant et tellement narquois. Je l’adore. Il est froid et parle de racisme, mais David fait preuve d’une patience remarquable avec lui, avant de retourner à ses cours de séminaire. Le sujet portant un peu à débat dans cet épisode est donc la place du racisme dans la religion catholique, ou plutôt le racisme systémique dans l’Eglise. Comme toujours, ça amène un point de vue intéressant, mais ça finit par énerver David qui fout un coup de poing à un type qui critique la religion.

Euh… OK ? J’ai eu du mal à voir où ils voulaient en venir, mais l’idée est de provoquer une crise de foi chez David. Il attire aussi de plus en plus les suspicions de ses supérieurs à force de faire des remous, hein. À deux mois de son ordination, David est donc invité à tenir une messe dans son Église. Il n’y a pas grand-monde présent, mais vous pouvez compter sur Kristen et sur Leland bouffant ses popcorns.

Bien sûr, le sermon est au sujet du racisme dans l’Eglise, hein. Après la messe, Kristen reçoit tout de même un appel de Ben qui l’appelle au secours… mais son message est incompréhensible. Le pauvre Ben se retrouve donc coincé avec les cadavres de Wyatt et Felicia, et on comprend bien le cri de cette dernière quand elle a trouvé le cadavre de son mec, du coup.

Ben est frustré et énervé par la situation en tout cas, surtout qu’il se retrouve coincé avec 10% de batterie, deux cadavres plein d’insectes et, évidemment, la démone qui l’obsède depuis quelques épisodes. Il ne manquait plus que ça. Je trouve ça dommage, tout de même, que la caution rationalité de la série en soit arrivé si vite là. Il reste malin à taper des messages d’adieu sur son portable.

Finalement, David et Kristen finissent par comprendre comment accéder à Ben, et son cri de désespoir pour que les portes restent ouvertes était hyper glaçant et touchant. Ben survit donc à l’épisode, et il peut repartir à l’étage avec sa démone, ainsi que le soutien de Kristen et David. Bien. Un peu creepy cet épisode, tout de même. Il s’arrête là, une fois de plus sans fournir les scènes de conclusion concernant les cadavres retrouvés de Felicia et Wyatt. Ou la culpabilité que leur amie va forcément ressentir de ne pas avoir capté comment faire pour les aider.

> Saison 2

 

Evil – S02E03

Épisode 3 – F is for Fire – 17/20
J’ai préféré cet épisode qui m’a paru plus cohérent que le précédent par rapport à mes attentes vis-à-vis de cette série. Le doute continue d’être présent, même si on bascule de plus en plus souvent du côté du surnaturel à mes yeux. Ce n’est jamais que mon choix et les explications rationnelles sont là ; ce qui fait que la série reste passionnante à suivre. En plus, elle change de discours et de foi en cours d’épisode, les débats des personnages restent bien intéressants cette saison !

Spoilers

Le trio se retrouve à enquêter de manière peu habituelle sur le cas d’une petite fille pyromane.

Sure. Fire away. That was a joke.

On recommence comme d’habitude avec le livre nous introduisant le titre de l’épisode, mais ce début est ensuite beaucoup plus chaud que prévu, avec des flammes et un rêve érotique de Kristen. C’est très étrange dans la manière dont c’est présenté, mais bon.

Pendant ce temps, nous repartons sur la Sigil Map avec David montrant les photocopies à la sœur de la semaine dernière. Celle-ci n’apprécie pas de comprendre qu’elle est en présence de copies illégales de la carte, mais elle se laisse convaincre par David malgré tout : elle accepte de regarder la carte pour l’aider à déchiffrer les mystères de ces pages.

Malheureusement, elle n’arrive pas à grand-chose. Cela permet à David de lui raconter tout ce qu’il sait de cette affaire, et ça intrigue tellement la sœur qu’elle finit par lui rendre un énorme service. En effet, elle est capable de traduire les étranges messages qui laissaient nos héros en rade : ils sont en fait composés de lettres de différents alphabets. Et assez rapidement, la sœur nous offre une piste pour l’épisode : il est écrit sur une des photocopies le nom de « Mowbray Mathilda ».

David décide aussitôt de lui rendre une visite avec Kristen et Ben. Le truc, c’est qu’il s’agit d’une gamine en famille d’accueil, et que les parents sont débordés. Si Ben s’inquiétait de devoir trouver une excuse pour parler à la gamine, il est rapidement révélé par la femme (oh, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu cette actrice !) que son mari a appelé à l’Eglise il y a plus de deux mois. Oups.

Au moins, ça simplifie le dialogue : les parents d’accueil s’inquiètent que la gamine qu’ils hébergent soient légèrement pyromanes, et ils cherchent à trouver une solution pour elle. Quitte à ce que la solution soit la religion. Bon. Une pyromane enfant, c’est dans les cordes de Kristen en théorie, alors elle se décide à aller parler à la gamine (je l’ai déjà vue elle aussi, je pense, mais elle a grandi depuis la dernière fois – quasi sûr, il faudra que je cherche). L’entretien est plutôt chouette, surtout que ça permet assez rapidement à la gamine d’expliquer ce qui lui arriver.

Elle est inquiète de trop en dire parce qu’elle sait qu’il risquerait d’y avoir des conséquences, mais elle finit par le faire : elle avoue ainsi qu’un homme avec la tête en flammes vient régulièrement la voir la nuit, peu importe dans quelle maison. Et chaque fois qu’il est énervé après elle, il déclenche des incendies. Reste à savoir à présent si elle dit vrai, si elle imite sa mère pyromane ou si la mère a été arrêtée pour couvrir sa fille. Tant de possibilités.

Après tout ça, Kristen rentre bien vite chez elle pour jeter des jouets de sa fille à la poubelle et s’inquiéter de les mettre bien rapidement à l’extérieur de chez elle. Humph ? Quand on en revient à l’enquête, on a de quoi flipper bien vite : la gamine a été prise en vidéo par ses parents adoptifs en train de parler à son placard vide.

Ce n’est pas si flippant que ça, bien sûr ; jusqu’à ce que le placard en question prenne feu soudainement. Oups. Cela laisse nos héros bien incapables de trouver des réponses à ce qu’il se passe, mais ça n’empêche pas Ben de se mettre aussitôt en quête d’une réponse. Bizarrement, il commence par la mythologie : il se souvient de sa mère lui racontant une histoire similaire à celle du démon de cette enfant.

Il demande de l’aide à sa sœur, afin de retrouver rapidement le Jinn qui est décrit. Le lendemain, il peut donc en parler à Kristen et David, dépassé puisqu’il ne s’agit pas de catholicisme. Cela parle davantage à Ben les Jinn, mais ça ne l’empêche pas de trouver rapidement ce qu’il faut pour déclencher un incendie tel que celui filmé par les parents adoptifs de la gamine.

Celle-ci nie en bloc avoir mis le feu et s’inquiète d’être accusée à tort. Pourtant, rapidement, elle se met à parler en arabe et balancer à Kristen une petite malédiction sur un feu qui sera provoqué et une possession à venir. Ce n’est pas bien rassurant. Et ça l’est encore moins quand en rentrant chez elle, Kristen aperçoit le Jinn en chemin. Flippant.

Sans qu’on ne sache encore pourquoi, Ben continue de faire ses paralysies nocturnes, sauf que cette fois, il n’est plus paralysé. À l’inverse, il se met à parler tranquillement à la démone qui veut juste coucher avec lui, tout en provoquant quelques divisions entre lui et ses coéquipiers. Cela fonctionne bien, parce que le lendemain, il est en profond désaccord avec David. David veut en effet continuer à s’occuper de ce cas de possessions démoniaques, alors que Ben souligne que le Jinn appartient à l’Islam.

Soit. Il n’est pas à l’aise de toute manière, et ça se sent. Ainsi, la nuit suivante, il prend encore le temps d’installer tout un équipement pour être filmé pendant qu’il dort, et pour repérer tous les mouvements dans la nuit. Nous n’en saurons pas plus sur ce qu’il se passe pour lui, puisqu’on enchaîne ensuite avec un exorcisme de la gamine pyromane.

Par contre, c’est embêtant, parce que l’exorcisme est compliqué : la mère adoptive a fait appel à sa propre instance religieuse, parce que le Jinn vient de l’Islam après tout. Après une rapide dispute entre l’imam et le prêtre, David tranche que tout le monde pourrait s’entendre et coopérer pour faire fuir l’esprit qui hante la gamine.

Et c’est d’autant plus intéressant qu’à voir que la gamine prend une voix démoniaque pour affirmer à Kristen qu’il viendra à elle bien rapidement. Oups ?

Durant la nuit précédente, Kristen a eu quelques problèmes avec cet esprit, alors ce n’est pas rassurant. En effet, elle continue ses rêves érotiques enflammés et cela l’excite apparemment tellement qu’elle confie à l’une de ses filles la responsabilité de veiller sur les autres, avant d’enfiler la robe la plus sexy de sa garde-robe. Je veux dire, d’où la sort-elle ? Elle se rend aussitôt dans un bar où elle se retrouve à se faire draguer lourdement par un type appelé Lance.

La scène est drôlement hot, et il est inhabituel de voir Kristen comme ça. L’actrice s’éclate en tout cas, et c’est amusant à voir, jusqu’à ce que ça devienne trop embêtant pour elle. Elle prend alors la fuite, et dans sa fuite, elle voit à nouveau le Jinn. Oups.

En parallèle, nous suivons la mère de Kristen se rendre pour la première fois chez son psy. Le problème, c’est qu’il s’agit du même psy que celui de Kristen. Il est à peu près évident que c’est un calcul de la part de la mère, parce qu’elle invente un autre nom pour sa fille avant de poser un tas de questions pour trouver comment se réconcilier avec elle. C’en serait mignon si ce n’était pas si flippant.

J’ai bien aimé ces scènes malgré tout, parce que le psy est de bons conseils pour aider la mère à se réconcilier avec sa fille… jusqu’à ce qu’elle interprète les conseils à sa manière, en demandant à parler à Lexie alors qu’elle est à l’école. Cette dernière fait alors semblant d’être malade de manière à ce que la grand-mère soit appelée à la rescousse.

Cela force finalement Kristen à reparler à sa mère. Cette dernière peut enfin s’excuser, mais sans lui dire vraiment que Leland n’est plus son fiancé au premier abord. Je veux dire, il suffisait de commencer par-là. Bien évidemment que Kristen lui pardonne… avant de se rendre à son tour chez le psy pour parler du Jinn qu’elle voit.

Le psy est débordé par sa patiente, mais il lui prescrit ce qu’elle demande sans trop hésiter pour autant. Par contre, quand elle parle de sa mère, Sheryl, il comprend qu’il est manipulé par celle-ci et demande aussitôt à la voir. Il la confronte et elle fond aussitôt en larmes. Je ne sais pas trop si elle joue la comédie ou non, mais en tout cas, c’est super drôle à voir, parce qu’elle se met à genou devant lui et qu’il est difficile de ne pas imaginer aussitôt que tout ça pourrait déraper. Après Leland, le psy de sa fille, ça peut être drôle.

En attendant, il est moins drôle de voir que Kristen est clairement de plus en plus possédée. La nuit, elle aperçoit de nouveau le démon qui l’attend devant chez elle alors qu’elle se préparait à une nouvelle soirée sexy. Elle prend donc des médicaments pour oublier tout ça, n’étant clairement pas rassurée par le fait que la théière d’enfants qu’elle a jeté en début d’épisode est de retour chez elle.

Quant à la gamine exorcisée, elle ne l’est peut-être pas tant que ça puisque l’épisode se termine sur elle en train de regarder des poubelles prendre feu. AH.

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