9-1-1 Lone Star – S02E05

Épisode 5 – Difficult Conversations – 15/20
C’était un épisode plus lent et classique cette semaine, mais ça ne m’empêche pas de continuer d’apprécier les développements proposés pour les personnages et les intrigues. La saison 2 prend le parti de développer davantage des intrigues en fil rouge plutôt que des interventions, qui deviennent prétexte à l’évolution des personnages… et ça marche bien mieux comme formule que certains épisodes de la saison 1 qui ne parvenait pas à faire ça.

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Spoilers

Mateo, you’re not stupid, you’re dyslexic.

Aha ! Gwyneth – c’est le nom de la mère de TK – est enceinte, et ça stresse Owen. Gwyn n’a pas encore sa ménopause, est enceinte de quatre semaines (ce qui semble poser un problème dans le calcul ?) et emmène Owen avec elle à son rendez-vous chez le gynécologue. Malgré ça, elle ne veut pas parler lui de sa grossesse… alors que c’est la conversation à avoir. D’ailleurs, le gynécologue finit par leur annoncer ça : la grossesse est à risques vu l’âge de la mère, et pas seulement pour le bébé. La plupart des couples mettent fin à la grossesse pour éviter les complications… mais que feront-ils ?

C’est compliqué comme discussion, et Owen se retrouve à parler bébé avec Vega qui lui explique que oui, elle a eu ses bébés tardivement, mais ça valait le coup d’attendre, parce qu’elle a toujours eu un rêve de maternité. J’aime vraiment cette actrice, elle me vend son personnage à merveille alors que j’ai rarement eu l’occasion de la voir maman à l’écran.

Elle fait une très bonne maman dans cette série, pourtant, et ça me plaît bien de voir Owen lui parler… mais je trouve que ça n’a pas beaucoup de sens pour lui de parler à Vega plutôt qu’à son ex-femme. Elle non plus d’ailleurs : elle devine bien que Gwyn est enceinte.

La deuxième intervention de l’épisode – oui je commence par la deuxième, c’est comme ça – finit aussi par une conversation difficile à avoir : on suit un accident de voiture provoqué à cause d’une dispute entre un père et sa fille, et les deux se retrouvent en fâcheuse posture avec des poutres de métal tombant sur eux.

Les pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour les sauver. Si la fille est rapidement hors de danger, ce n’est pas le cas du père, qui est davantage coincé qu’elle, rapidement extraite de la voiture. Le père finit bien par décéder et c’est à Owen d’aller annoncer la mauvaise nouvelle à la fille, qui aura donc eu pour dernier mot avec son père une engueulade. C’est bien triste. Heureusement, le père a eu le temps de dire les derniers mots qu’il voulait pour sa fille à Owen… mais ça n’empêche que c’est un ensemble de scènes plutôt tristes ; avec Vega également peinée par l’affaire quand elle pense à ses filles.

Cette intervention, évidemment, affecte Owen : il la raconte à Gwyn alors qu’ils étaient en train de peser le pour et le contre de la grossesse. Et ça les fait se dire qu’il vaut mieux mettre fin à la grossesse. En revanche, quand il est question d’aller à l’IVG et de savoir quoi manger après la procédure, les deux en arrivent à la même conclusion : ils ont envie d’avoir ce bébé. Bon. Soit. Je m’y attendais tellement que j’ai trouvé que l’écriture n’était pas exceptionnelle, surtout qu’ils n’en parlent jamais vraiment.

L’épisode tourne autour des conversations difficiles à avoir… et on se retrouve bizarrement dans les vestiaires de la caserne où TK et Paul sympathisent, alors que Mateo souffre. Et oui, Mateo se retrouve avec un tatouage le présentant comme un angle gardien. C’est embêtant, surtout que TK et Paul n’osent pas lui dire quoique ce soit.

La production s’amuse du côté du choix de la chanson pour la scène suivante, et les scénaristes aussi : TK et Paul se disputent pour savoir qui sera celui qui annoncera la faute d’orthographe sur le tatouage et ils trouvent une solution parfaite lorsque Marjan arrive. Ils la forcent donc à voir le tatouage et à l’examiner avec attention pour faire en sorte qu’elle lui dise la vérité.

Seulement voilà : elle n’ose pas non plus, inévitablement. C’est finalement lorsqu’il s’apprête à poser son tatouage sur Instagram qu’elle est bien forcée d’intervenir. Marjan lui annonce la mauvaise nouvelle, et j’aime l’amitié qu’ils ont ces deux-là. C’est dans la lignée du fait qu’elle l’a aidé à avoir son examen en saison 1, en plus : c’est elle qui lui annonce, mais elle a aussi une idée pour l’aider à pouvoir assumer à nouveau de retirer son t-shirt en public. Oh, et elle lui explique que, non, TK et Paul ne sont pas en train de s’amuser. Ces derniers finissent par s’excuser en fin d’épisode, une fois que le tatouage est corrigé.

Les tatoueurs ont accepté de le refaire, gratuitement. Ce ne peut pas être fait en une seule fois, donc le tatouage n’est pas encore fini, mais l’intrigue était sympathique, avec une réflexion sur les conversations difficiles à avoir – mieux vaut dire la vérité malgré tout – et sur la dyslexie, ce qu’on ne voit que rarement dans les séries.

La première intervention de l’épisode est également bien intéressante : on y voit un homme avoir un problème de santé au lit avec sa copine. Le problème, c’est que sur place, Judd le reconnaît et lui sauve la vie. C’est son beau-père, et non, la copine au lit avec lui n’est pas la belle-mère de Judd. C’est embêtant.

Certes, Judd lui sauve la vie, mais ça n’empêche pas qu’ils se retrouvent dans la merde maintenant, parce qu’il y a une vérité difficile à avouer à Grace et à la femme du beau-père. L’homme ment évidemment à sa femme et sa fille quand elles arrivent, et ça ne plaît pas à Judd. Je n’ai pas trop aimé son rôle dans tout ça : Judd est énervé, ça se comprend, mais il joue les moralisateurs au lieu de tenter de comprendre son beau-père et de trouver une solution pour faire passer les choses plus simplement.

Evidemment qu’il ne faut pas approuver le mensonge, évidemment que c’est au beau-père de le dire, mais il y a des moments pour le dire, et la chambre d’hôpital ne me paraît pas le bon moment, quoi. Bref, on s’en fiche de ce que je pense, critiquons l’épisode.

Judd est embêté vis-à-vis de Grace, et il prend sur lui pour ne rien dire, y compris lors d’une soirée avec Vega et son mari. Décidément, ils se font un dîner par semaine, c’est fun. Lorsque Grace va coucher les filles de ses amis, Vega devine bien qu’il y a un souci et elle force Judd à parler. C’est une bonne chose et j’aime le point de vue de Judd qui idéalisait son beau-père autant que celui de Vega lui faisant prendre conscience qu’il n’aura pas le choix que de faire face à la souffrance de Grace, parce qu’évidemment qu’elle va souffrir.

Par conséquent, le lendemain, Judd fait le choix d’aller voir Grace au boulot pour lui parler pendant sa pause. C’est compliqué pour lui tout de même et il ne sait pas comment aborder le sujet. Il ne le fait donc pas, mais Grace voit bien qu’il y a un truc, la pauvre.

L’avantage, c’est que ça me redonne de la compassion pour Judd. L’épisode nous éloigne bien vite de cette histoire cependant, avec un appel au 9-1-1 pour… commander une pizza. Quand d’autres auraient eu l’idée de raccrocher, Grace comprend qu’il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une femme qui ne peut pas faire autrement que de mentir au téléphone pour signaler qu’elle est en danger : son ex violent est de retour dans sa vie.

L’intrigue était chouette, même si le côté message caché de Grace pour convaincre la femme de sauter par la fenêtre était trop gros : je ne vois pas trop comment la nana a pu comprendre les choses, même en ayant indiqué précisément la localisation de son appartement avant. Je sais, c’est une série, mais tout le reste paraissait sacrément crédible tout de même, donc c’est dommage. Quant à Carlos, ça lui donne un peu d’action cette semaine, mais j’aurais aimé un peu plus de scènes pour lui.

En tout cas, tout ça permet à Grace de comprendre que ce qui a fait qu’elle n’a pas raccroché, c’est qu’elle s’est concentrée sur ce qui n’était pas dit lors de l’appel. Et donc, elle comprend que Judd non plus ne lui dit pas tout, cachant quelque chose depuis le début de l’épisode où il a pourtant sauvé la vie de son père.

Grace décide donc d’écouter l’appel aux urgences qui a permis à son père d’être sauvé… et c’est la pire manière d’apprendre la vérité que d’entendre l’amante de son père dire qu’il est inconscient sur elle. Pauvre Grace. Elle ne se démonte pas pour autant, et elle invite sa mère à prendre le thé pour lui raconter tout ce qu’elle sait.

Elle est mille fois plus courageuse que Judd pour le coup, et elle est celle qui annonce à sa mère la tromperie. Je ne suis pas super convaincu de la méthode, j’aurais préféré qu’elle confronte son père… et finalement, je suis déçu : elle annonce à sa mère qu’elle a cassé un objet précieux au lieu de lui dire la vérité.

En fin d’épisode, Judd rentre chez lui et trouve enfin le courage de parler à sa femme, mais celle-ci lui explique qu’elle n’a pas envie d’en parler, qu’elle a bien compris pourquoi il ne lui avait pas dit et que ça va en rester là pour l’instant. Oh, Grace… Tu mérites mieux que ça, ma pauvre. Tout ça me rend triste pour elle.

Saison 2

 

Are you afraid of the dark ? – S02E01 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 1 – The Tale of the Haunted Wood – 19/20
J’étais sceptique avant de lancer cet épisode, mais le changement de casting n’est finalement pas du tout problématique. Les nouveaux personnages sont aussi stéréotypés que les anciens, mais tout aussi cool également. J’ai accroché à cette nouvelle histoire, avec une ambiance toujours aussi réussie, oscillant entre horreur et humour, le tout en usant d’une bonne dose d’humour. La bonne surprise de la saison 1 se confirme.

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Spoilers

Well, then you can stand in detention.

L’épisode commence dans une ruelle sombre, où un personnage adolescent qui semble n’avoir rien à faire là entre dans une boutique glauque avec une clé en or qui ne m’inspire pas confiance. Glauque, la boutique ? Entre son masque égyptien qui me fait penser à Charmed et ses nombreuses antiquités un peu partout, elle a tout de la boutique qui va poser problème et hanter ce personnage, à La Peau de Chagrin.

L’adolescent n’est pas trop rassuré d’être là non plus d’ailleurs, si l’on en croit le premier jumpscare, le fait qu’il reste dans le noir à la lampe torche et la musique sombre. Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être là, puisqu’il récupère ensuite un livre dans une malle fermée à clé, et il a la clé.

Il s’enfuit avec son maigre butin, direction une forêt éclairée par la pleine lune, dans laquelle se trouve un phare où il fait son petit cercle satanique avant de tneter de lancer un sort de protection. Soit. Il est interrompu par une porte qui s’ouvre seule, et même si les bougies autour de lui n’éclairent rien, ce n’est pas bien rassurant.

Il a à peine le temps de planquer son bouquin dans le parquet qu’une force invisible débarque, éteint les bougies puis le tire au sol. Humph. Par chance, la force invisible a peur de la lumière : c’est une ombre, tout simplement. Pfiou. C’est hyper prenant comme début de saison, et on a de la peine pour cet ado poursuivi par une ombre en pleine nuit.

La pleine lune ne change pas grand-chose pour lui et ne l’éclaire pas assez dans sa fuite : il tombe à cause d’un tronc d’arbre qu’il n’a pas bien vu et finit par se faire étrangler par l’ombre. Ca tombe bien, le générique nous indique que la saison va porter sur la malédiction des ombres. Hâte de voir ce qu’il en sera, surtout si c’est pour une saison qui n’est pas sous le format de l’anthologie.

Post-générique, on nous introduit un nouveau personnage, un ado (pré-ado ?) qui ne me convainc pas trop pour le moment, mais qui est le cliché qu’on attend de lui : un perso un peu geek, qui passe la nuit à regarder des films, refuse de se réveiller dans sa chambre connectée où claquer des mains allume et éteint la lumière, qui a un (petit ?) copain nommé Connor et un skateboard.

Ah lala, j’aime beaucoup l’ambiance de la série ! Le petit détour en skate, à la musique, ça fonctionne bien. Luke, c’est le nom de notre héros, cherche désespérément à rejoindre Connor, mais celui-ci n’est pas auprès de son père (j’imagine que c’est son père). Pas grave, Luke se rend au lycée, comme si de rien n’était.

Là, son casier l’agresse avec une peluche flippante, mais on découvre que tout va bien : c’est son meilleur ami qui a fait ça. Les personnages sont introduits rapidement, et ça fonctionne plutôt bien, avec ensuite l’introduction d’une jeune ado rousse parfaitement insupportable dans sa manière de crier sur ses camarades dans l’espoir de sauver la planète. Humph. Je ne suis pas sûr que ça puisse être efficace d’agresser les gens.

On suit leur journée de cours assez rapidement, mais c’est sympathique comme tout : j’ai adoré la prof d’histoire parfaitement débordée et blasée à la fois, c’était bien drôle. Par contre, Luke, lui, est stressé par l’absence de Connor, surtout en gym où il semble lui manquer. Soit.

Après sa journée de cours, Luke se rend auprès de Gabby, une amie parfaitement sympathique. On comprend assez rapidement que tous ces adolescents se connaissent déjà et on leur petite habitude de club secret se réunissant à minuit pour des histoires. Les scénaristes tournent autour du pot, avant de résumer tout ça par l’intermédiaire du petit frère de la rousse, qui a bien compris que sa sœur sortait en cachette, à minuit.

Tout ça me paraissait d’ailleurs bien plus crédible dans les années 90, l), je me dis quand même que les parents sont bien nazes de ne rien capter. La rousse dont je n’ai pas encore le nom m’a en tout cas vraiment fait rire avec sa petite astuce pour s’assurer que son frère ne la suive pas : elle le piège avec un balai, un verre de soda et une impossibilité de bouger sans se prendre le verre sur la tronche.

Je l’ai vu venir de loin, mais le petit frère m’a fait rire – et en plus, il me rappelle celui de Julie and the Phantoms. Bon, l’ado finit de se débarrasser de son petit frère, puis elle se barre pour son rendez-vous nocturne où tous les ados introduits jusqu’ici sont là… à l’exception de Connor, l’adolescent du début d’épisode, évidemment.

Tous les autres se demandent ce qu’il est devenu et ils commencent leur enquête, avec un petit flashback sur Luke refusant de suivre Connor. C’est d’autant plus triste que les deux se disputent, considérant que Luke a juste trop peur pour sortir à l’aventure. Soit. De retour dans le présent, Hannah (c’est le prénom de la rousse si j’ai bien entendu) décide de checker les réseaux sociaux de Luke, et… elle voit que Connor a posté une étrange photo.

J’ai un peu ri face à la photo en question dont il fallait augmenter la luminosité de l’écran… Je veux dire, en journée pourquoi pas, mais à minuit sur le quai de la ville ? C’est n’importe quoi. M’enfin, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a une étrange ombre derrière lui – et c’est ce qui rend la photo étrange. Après avoir considéré l’idée d’un Photoshop, ils décident de ne pas s’inquiéter trop vite pour lui, et d’envisager de le faire le lendemain s’il ne se rend pas au lycée.

C’est évidemment le cas, et ça permet d’apprendre à mieux connaître les personnages, avec le meilleur ami (Jay ?) incapable de forcer le vestiaire de Connor. Heureusement, Hannah est là pour les aider et les mettre sur la bonne piste : celle de la boutique de magie. Elle est d’autant plus utile que son petit frère, Seth, est un habitué de la boutique et connaît le mot magique pour y entrer.

Il y a pas mal d’humour et c’est vraiment bien dosé pour que ce ne soit pas trop lourd, je trouve. Le vendeur de la boutique leur raconte assez vite que Connor est un voleur, et pareil, ça se fait avec humour, même s’il est question de la disparition d’un adolescent. Par moment, c’était un tout petit peu trop excessif dans l’humour, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce que ça donnait, avec les ados surpris de voir que Connor est bien un voleur.

Seulement voilà, la porte de la boutique s’est rouverte toute seule, et c’est bien visible à la caméra. Cela inquiète notre nouvelle Midnight Society – j’ai l’impression de déjà les préférer à ceux de la saison 1, c’est étrange – qui décide d’interroger le vendeur de la boutique lorsque celui-ci remarque l’ombre dans l’encadrement de la porte et précise qu’il s’agit du Shadow Man (ça sonne mieux que l’Homme-Ombre).

Le vendeur accepte de leur raconter ce qu’il sait, acceptant même de se conformer aux stupidités du club (parce qu’il faut bien dire ce qu’il est, c’est parfait pour être dans l’ambiance horreur et tout, mais c’est un adulte). L’histoire est plutôt sympathique : on y suit une petite fille qui s’aventure dans les bois maudits de nuit, ce qui est une mauvaise idée. Elle y est maudite, intéressant de près le Shadow Man qui se met alors à la suivre partout.

Y compris dans sa chambre. La mère ne la croit pas, et elle a bien tort, parce que le monstre dont sa fille parle existe bel et bien, et il est juste derrère la porte. Loin de cette histoire, Seth refuse de reconnaître qu’il a peur, pile à ce moment, et c’est drôle à voir, parce que si, l’ambiance est un peu flippante pour cette pauvre petite fille. Seulement voilà, avant de l’emporter avec lui, le Shadow Man l’observe pendant un certain moment.

Et puis, bim, voilà qu’il s’attaque à elle. Les adolescents au cœur de cette histoire demandent aussitôt s’il y a une manière d’être sauvé de l’ombre, mais ce n’est pas le cas bien sûr. Ils apprennent en revanche que si le monstre hante les bois, c’est parce que son esprit est coincé dans le phare abandonné qui s’y trouve.

Ni une, ni deux, les adolescents se débarrassent de Seth – le pauvre – et se rendent aussitôt dans les bois : ils ont jusqu’à la tombée de la nuit pour trouver des informations supplémentaires. Bien sûr, l’opération est chronométrée, puisque la malédiction a chaque fois que quelqu’un reste dans les bois après la tombée de la nuit. Quant aux bois, ils sont interdits parce que des glissements de terrain peuvent s’y produire, avec des falaises dangereuses et instables.

Soit. Malins, ils mettent une alarme et s’aventurent dans les bois, à la quête d’indice permettant de retrouver leur pote. Tout ce qu’ils trouvent, c’est finalement Seth qui les a suivis pour leur faire une blague. L’alarme se met à retentir aussitôt et ils comprennent que cela fait déjà trois heures qu’ils sont dans les bois, même s’ils avaient l’impression d’y être depuis dix minutes. Tous se précipitent loin des bois, à l’exception de Luke qui trouve enfin le phare… mais Jay revient en arrière pour le sauver. Ils n’ont toutefois pas beaucoup de temps devant eux : à la tombée de la nuit, ils seront maudits.

Tous les ados sont perdus dans ces bois, tournant en rond, n’ayant pas de repère puisque les ombres changent de position, en dépit du bon sens. Malgré tout, ils parviennent à tous sortir à temps. Tous ? Pas Luke, qui aperçoit le sac à dos oublié de Connor et souhaite le récupérer. Il le fait, mais perd le reste du groupe.

C’est le moment que choisit une ombre pour s’accrocher au pied de Luke, il tombe, mais il réussit au moins à sortir à temps en abandonnant sa chaussure. Humph. Si le Shadow Man a pris sa chaussure, ne l’a-t-il pas maudit ? Le suspense demeure à peu près. Luke se garde bien de dire aux autres que sa chaussure a été arrachée par le Shadow Man, en revanche. Tous peuvent ainsi rentrer chez eux, et Luke en profite pour fouiller le sac à dos de Connor. Il ne trouve pas vraiment ce qu’il y cherche, en revanche.

Il est toutefois concentré sur le sac, au point de ne pas voir l’écran de la télévision qui abandonne son film en noir et blanc, au profit d’un plan du phare, puis de Connor, qui semble vouloir lui dire quelque chose, en vain. Lorsque Luke regarde enfin son écran, c’est simplement pour y voir de la neige et tenter de le rebrancher.

Quelqu’un frappe alors des mains et la lumière de la chambre s’éteint soudainement. Etrange, non ? Luke rallume ça comme il peut, et la porte de la chambre s’ouvre alors seule. Persuadé que son père est celui qui s’amuse à éteindre la lumière, Luke n’est pas au bout de ses peines quand il se rend compte que non : le Shadow Man est celui qui éteint la lumière – les interrupteurs, c’est mieux, il ne peut pas les actionner… – et qui lui saute dessus. Bordel.

J’étais dedans, pourquoi l’épisode finit-il déjà ? Genre, j’étais vraiment à fond dedans, j’ai applaudi pour que les lumières se rallument alors que le Shadow Man sautait sur Luke, un personnage bien peu réactif. Il finit par y penser et termine l’épisode en vie, maudit et dépité, mais vraiment, il a été long. Bordel, cette saison va être bien, je pense, je suis content qu’elle soit plus longue que la première !

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Are you afraid of the dark ? (Fais mois peur) 2019 (S02)

Synopsis : Un nouveau groupe d’ados, mais toujours cette Midnight Society où l’on se raconte des histoires qui font peur… et qui font encore plus peur quand on les vit !

Saison 1 Saison 2

Pour commencer, je suis un peu sceptique face au retour de la série, car j’ai constaté sur IMDB que tout le casting changeait, alors qu’il y avait de quoi faire plus d’épisodes avec celui de la saison 1. J’ai vu la trop courte première saison avec plus d’un an de retard, mais je l’avais adorée parce qu’elle arrivait très bien à instaurer sa petite ambiance horreur/nostalgie de la série d’origine… J’espère que la saison 2 sera toujours capable de proposer cet étonnant mélange qui avait vraiment bien fonctionné. J’ai l’impression, à regarder le titre des épisodes, que tout sera indépendant, sous le format de l’anthologie d’épisodes… et je ne sais pas si ça va vraiment me plaire si c’est le cas. Cependant, il me semble bien avoir lu qu’il y aurait une histoire suivie. On va vite savoir avec le premier épisode, que je regarde en ce jour des amoureux. Pourquoi pas ? Après, même si c’est la St Valentin, un peu d’horreur ne fait pas de mal, et le prochain épisode va tomber pour mon anniversaire (même si je ne regarderai probablement pas le jour-même, forcément), alors je ne vais pas faire ma fine bouche, et je ne vais pas attendre non plus que tout soit diffusé avant de m’y mettre : j’ai adoré la saison 1, j’espère que la saison 2 sera de la même qualité.
S02E01 – The Tale of the Haunted Wood – 19/20 J’étais sceptique avant de lancer cet épisode, mais le changement de casting n’est finalement pas du tout problématique. Les nouveaux personnages sont aussi stéréotypés que les anciens, mais tout aussi cool également. J’ai accroché à cette nouvelle histoire, avec une ambiance toujours aussi réussie, oscillant entre horreur et humour, le tout en usant d’une bonne dose d’humour. La bonne surprise de la saison 1 se confirme.
S02E02 – The Tale of the Night Frights – 18/20 C’était beaucoup trop bien cette semaine encore avec un dernier acte d’épisode tout simplement génial. Je leur pardonne certains défauts, et notamment un moment où les ados semblent vraiment stupides de ne comprendre l’évidence que bien tardivement, parce que vraiment, j’étais à fond devant cet épisode. J’adore cette série, j’espère déjà qu’ils feront une saison 3 tout aussi géniale !

Saison 1 Saison 2

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E06

Épisode 6 – Zoey’s Extraordinary Reckoning – 17/20
Les bonnes intentions sont plus que visibles avec cette série et particulièrement avec cet épisode… mais ça ne m’empêche pas d’être un brin sceptique face à certaines scènes. Le message que la série veut faire passer est le bon, par moments, c’est très réussi… à d’autres, je ne sais pas, j’ai eu l’impression que ça en faisait peut-être un peu trop, histoire de se faire bien voir quand, clairement, il y avait des problèmes aussi avec la saison 1.

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Spoilers

Simon is a black man.

L’épisode reprend juste après la conférence de presse, et c’est une excellente idée, même si ce n’est pas hyper crédible d’avoir Simon qui n’est pas confronté à une tonne de questions dérangeantes. Zoey lui court après dans l’ascenseur, mais elle est en trop : elle n’a pas écouté le cœur du problème dans l’épisode précédent, donc elle peut ravaler ses excuses, finalement.

Forcément, Zoey est confuse par rapport à tout ce qu’il se passe, et c’est donc à Mo et Max qu’elle raconte sa journée. Mo est très fier d’apprendre que Simon a fait tout ça, même si Zoey est plus stressée que ça et regrette de ne pas avoir su écouter plus tôt, préférant se droguer avec le PDG de sa boîte. Ca, c’est plutôt une bonne manière de remettre Zoey sur la bonne voie et de remettre tout le monde sur la même page. Moi, j’aime qu’elle se sente like sh*t en début d’épisode, parce que le générique nous censure l’injure, ce qui me donne totalement un point du Bingo Séries, mais je le savais déjà en rédigeant la grille que je l’aurais facilement…

En plus, Mo considère que ça pourrait être un avantage pour leur compagnie de savoir que Zoey est désormais très pote avec le PDG. Max n’est pas trop heureux vis-à-vis de la drogue, mais il ne dit rien, et il se montre sceptique à l’idée de demander de l’argent à un caractère si extravagant… Zoey leur organise toutefois un rendez-vous avec son PDG, parce que pourquoi pas, puisqu’il est désormais son ami qui lui envoie tout le temps des SMS.

En revanche, il accorde uniquement trois minutes à Mo et Max, mais ils n’ont pas spécialement besoin de plus de temps pour le convaincre. La démonstration n’est pas ouf, puisqu’il y a un bug technique… mais il accepte tout de même de les financer. MaxiMo va donc pouvoir voir le jour, c’est plutôt chouette comme nouvelle.

Pour régler le problème technique, Max décide de retourner voir ses anciens collègues… mais il ne tombe pas exactement sur ceux qu’il souhaitait voir, juste sur Tobin, Leif et Mackenzie. Ceux-ci mettent de côté leur travail pour aider Max à trouver la solution – et c’est Tobin qui y parvient finalement. Quant à Zoey, elle ne dit rien de voir son équipe ne pas travailler. Je veux bien un manager comme elle, moi !

À l’inverse de l’épisode précédent, Zoey décide en tout cas de passer plus de temps à écouter les problèmes des autres. Humph. Elle en fait trop, je pense, et organise ainsi une réunion pour écouter ses employés du quatrième étage sur les problèmes de racisme. C’est super gênant comme démarche, ça ne peut qu’être voué à l’échec. Et ça ne manque pas : Leif est celui qui commence à en parler et il est vraiment gênant dans son discours – même s’il a la bonne idée du totem qui, bien que ridicule, a tendance à fonctionner.

La réunion tourne à la catastrophe, avec tous ceux qui ne savent pas quoi penser, les blancs qui racontent de la merde et se mettent en avant pour leur ouverture d’esprit, puis la nana qui préfère parler d’écologie et de ses fiançailles. Les quatre personnes noires de l’étage ne sont toutefois pas si ravies de la tournure des événements, contrairement aux collègues félicitant la nana blonde. Les scénaristes jouent quand même une carte un peu gênante des clichés pour montrer une opposition entre les noirs et les autres…

J’ai aimé la chanson, en revanche, c’est juste qu’à vouloir régler le problème comme ça… Je ne sais pas, j’ai l’impression que la série en fait des caisses pour se dédouaner des problèmes qu’elle a elle-même. Mieux vaut tard que jamais ? Simon n’est pas ravi de ce qu’il est en train de vivre en tout cas. À la fin de sa chanson, Zoey tente de lui donner la parole, mais ça tombe à plat. Et moi, j’étais déçu que les scénaristes n’ajoutent pas Tobin à cette chanson, parce qu’il semblait gêné par ce que disait Leif, mais ça n’allait pas plus loin… au départ, en tout cas.

Heureusement, Zoey finit par couper court à ce désastre de réunion, puis se retrouve donc à expliquer à Simon qu’elle n’avait pas envisagé les choses comme ça et elle en fait beaucoup trop pour être là pour lui, mais en fait, ce n’est toujours pas la bonne manière de l’écouter, en fait. Elle cherche désespérément comment s’excuser, avec des SMS à la chaîne, en vain.

Le PDG décide quant à lui de faire en sorte que Simon reprenne la parole en public pour dire qu’il regrette ce qu’il a annoncé publiquement. Ce n’est jamais que son point de vue : voilà un discours que la compagnie peut encaisser, s’il veut garder son poste. Le reste, en revanche… Par contre, bien sûr, c’est à Zoey de l’annoncer à Simon, pas à quelqu’un d’autre.

Tss. Perdue et ne sachant comment aborder le sujet avec Simon, Zoey se tourne vers… Mo. Alors bien sûr, Zoey se tourne toujours vers Mo, hein, mais là, ça passe mal, parce qu’elle demande à son pote noir comment parler à son autre pote noir… Zoey fait tous les faux-pas possibles, et en même temps, c’est assez cohérent avec le personnage.

Le problème, c’est que la série fait aussi des faux pas, en ajoutant des personnes de couleur juste pour cet épisode, histoire d’avoir des danseurs avec Mo par exemple. Est-ce vraiment mieux, finalement ? Bon, Mo est vexé de voir que Zoey lui demande des conseils, encore, et la chanson est cool. La scène permet aussi une prise de conscience supplémentaire pour l’héroïne de la série, qui s’en tire finalement avec un compliment pour Mo, mais bon.

Zoey finit par retourner au boulot parler à Simon, et j’ai trouvé ça très triste de la voir s’enfoncer comme ça et lui expliquer qu’elle n’est pas d’accord, mais qu’il devrait se rétracter. Si elle se dit être seulement la messagère… ce n’est pas le cas aux yeux de Simon. Il se retrouve à devoir lui expliquer en quoi être la messagère de ce message, c’est déjà l’approuver, surtout dans la manière dont elle l’aborde – ça aurait été autre chose de lui présenter les choses en les désapprouvant et en voulant trouver une autre solution ; là, elle désapprouve… mais lui dit de le faire.

Bien sûr, Simon lui explique ensuite le racisme, qui est loin du sexisme auquel elle a pu faire face. Là, je pense que les scénaristes en font trop par rapport à Zoey, qui sait tout ça, mais pas tellement pour nous, l’audience ? Ce type de discours ne fait jamais de mal de toute manière. En plus, elle a quand même un sacré bureau à partir de rien d’autre que son amitié avec Joan, donc c’est bien de faire prendre conscience à Zoey des privilèges qu’elle a.

En plus, j’ai aimé la conclusion sur les méfaits que peut faire l’idée de « colorblind » dans le monde, parce qu’on m’a biberonné à ça pendant des années, mais il est très clair que ça ne fonctionne pas non plus de supprimer une partie de la personnalité d’une personne – et le monde semble commencer à s’en rendre compte depuis quatre ou cinq ans. Tout cela motive finalement Zoey à avoir une conversation vraiment honnête avec le PDG.

Zoey lui fait alors comprendre qu’il est aussi le problème, ce qui se termine par de mauvaises réactions de sa part, puisqu’il ne voit pas en quoi il est le problème : il n’a pas inventé le racisme après tout. Tss. Au moins, cette fois, Zoey se comporte comme il faut, et ça change de ce début d’épisode. On en arrive au moment où elle doit devenir la solution, pas une partie du problème.

Par contre, elle ne pouvait pas être la solution unique, ça aurait été hyper dérangeant pour tout le monde et pour le message de l’épisode. Ainsi, la série prend finalement le temps de s’occuper de Tobin, et ça me fait sacrément plaisir. Il était temps, franchement. Et bizarrement, sa chanson m’a beaucoup plus touché que celles de Simon, parce que justement, ça vient de Tobin qui est toujours là pour faire des blagues et être la bonne ambiance de la boîte… alors qu’il souffre de n’être que l’indien de service aux yeux d’un grand nombre de ses collègues.

C’est une blague qui déclenche sa chanson et cette fois, Zoey refuse d’ignorer le problème. Elle décide de lui parler et de le confronter vraiment sur ce qu’il ressent – et il n’a pas envie d’aborder ça avec elle, forcément. Elle l’accepte, mais la porte étant ouverte à la conversation, Tobin finit par avoir un très joli moment à déballer ce qu’il a sur le cœur… avant d’expliquer à Zoey qu’il n’a pas l’intention d’en parler publiquement pour autant.

Bien sûr, on l’a vu dire à Simon qu’il était d’accord avec lui et le soutenait, bien sûr, on sait ce qu’il pense vraiment, mais bien sûr qu’il calcule les risques et ne se sent pas à l’aise à l’idée d’en parler. Tobin s’excuse même de ne pouvoir venir en aide à Zoey… et il m’a fait tellement plus de peine que Simon, parce que c’est un personnage qui est écrit comme ça dans la série et que les scénaristes ne considèrent quasiment que par ce prisme. En plus, il se retrouve à s’excuser alors que le problème ne vient toujours pas de lui ? J’étais si frustré.

C’est beau comme ils arrivent à me faire aimer un personnage qui me tapait sur le système à l’origine – et qui continue de le faire régulièrement, en plus.

De son côté, Simon se retrouve à se confier à Mo, qui continue de s’occuper de l’immeuble de Zoey, on avait tendance à oublier qu’il avait déjà un boulot, dis-donc. La scène était jolie… mais interrompue par Zoey ; parce qu’il faut bien qu’elle rentre chez elle (surtout dans cet épisode qui se fait sans sa famille tant il y a de choses à gérer – pourtant, le point de vue d’Emily aurait été le bienvenu !). Zoey prend le temps de s’excuser auprès de ses amis qui lui ont ouvert les yeux, et Simon lui annonce sa décision… de démissionner.

Humph. Je me doutais bien que ça n’allait pas être le cas, mais c’était frustrant de nous présenter ça comme la seule option viable pour le personnage, même pour quelques minutes. Zoey ne fait en effet pas de speech cette fois, elle décide simplement d’apporter son soutien à Simon, comprenant qu’il doive faire ce qui est le mieux pour lui.

Fort heureusement, le lendemain, Tobin a finalement parlé… sur les réseaux sociaux. Quand Zoey l’apprend – grâce à Mackenzie – elle décide donc d’interrompre l’entretien qui a lieu entre Simon et le PDG, persuadée que Simon est en train de démissionner. Oh, on sait bien que ce n’est pas le cas et qu’évidemment, ils sont en train de parler des réseaux sociaux s’enflammant sur ce problème, et finalement, ça ne fait que souligner un problème supplémentaire de Zoey.

Quant à Tobin, je suis content pour lui, mais le gag comme quoi il se retrouve à draguer des nanas… Eh, j’ai toujours du mal à voir Tobin comme un personnage hétéro, je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça depuis le début de la série. Bref, tout est bien qui finit bien pour tout le monde en tout cas : le PDG décide un temps de se présenter en white savior mais en est empêché par les autres, j’ai aimé que la série réussisse à nouveau à donner un rôle comique à Tobin malgré tout ça, puis finalement Simon, Zoey et Tobin sont donc invités pendant la réunion des investisseurs de la boîte par le PDG, et j’ai aimé la scène où Simon s’énerve en plein milieu de la réunion… mais ça reste du grand n’importe quoi. Disons que c’est une série qui simplifie vraiment les choses quand on sait que dans un tas de boîte, ça finirait en des démissions forcées.

Mais tant mieux, c’est bien d’avoir une représentation positive à la télévision, aussi excessif que cela puisse paraître. C’était chouette, et c’était chouette d’avoir ensuite Mo qui fait une fête à MaxiMo pour célébrer ça. Pouvait-on par contre finir sur plus cliché que Simon qui chante Tightrope ? Probablement pas. C’était toutefois fun d’avoir Mo et la journaliste qui se mettent à chanter aussi, parce que vraiment, il y a de sacrées voix dans le casting.

Restait un silence gênant à régler entre Simon et Zoey, et ça se termine bien, avec un Simon se disant soulagé auprès de Zoey. Plus qu’à espérer de vrais changements par la suite, alors, parce que tout ça me laisse une drôle de sensation : OK, on a parlé du problème pendant un épisode, mais la solution proposée n’aura pas tellement d’impact sur la série, à part l’introduction d’un personnage qui semble régulier. Je sens qu’il y a des efforts dans l’écriture de la diversité depuis ce début de saison, mais là, ça donnait une impression de « regardez comme on est ouvert et comme on fait bien les choses » qui ne doit surtout pas rester passagère… surtout pas lorsqu’ils ne reconnaissent pas spécialement les problèmes de la saison 1 dans cet épisode.

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