Walker – S03E15

Épisode 15 – False Flag (2) – 16/20
Je m’y attendais et ça se confirme : tout semble réglé, on pourrait presque voir cet épisode comme une fin de saison. Pourtant, la série reviendra bien dans environ trois semaines pour une dernière salve d’épisodes. Drôle de diffusion et de construction de saison, aussi bien dans le scénario que dans les choix de la CW. Pour en revenir à cet épisode, cependant, il était plutôt bon, même s’il va vite en besogne à mon goût.

Spoilers

La mort de Julia propulse Cordell au rang des terroristes, car elle avait déjà écrit son article le suspectant de faire partie de Grey Flag. Gênant.

Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais j’ai aimé que tout y soit linéaire et mette plutôt de côté la famille Walker. Je ne l’avais pas vu venir, mais Cordell prend en effet la fuite après la mort de Julia et se retrouve principal suspect dans sa mort. C’est entièrement logique après l’affaire du dossier l’accusant de bosser pour Grey Flag, mais je ne sais pas, je n’avais pas été assez attentif devant l’épisode pour l’envisager comme ça.

L’épisode commence donc par une conférence de presse tenue par Larry lui-même, accusant Cordell d’être un terroriste. Larry n’en pense évidemment pas un mot, mais on nous révèle qu’il accepte de le faire pour satisfaire le FBI. Le FBI, incarné par Tessa Graves, est sûr qu’il ne peut qu’être un membre de Grey Flag, refusant d’envisager que Kevin soit la source de l’article de Julia.

Cordell n’aide pas à croire le contraire en même temps, puisqu’il prend la fuite, comme un coupable. Il explique toutefois à Cassie, qui semble n’avoir aucun mal à le retrouver, qu’il s’est enfui parce qu’il savait les apparences contre lui, surtout quand il a entendu à la radio que le FBI le cherchait. La scène avec Cassie manque sacrément de crédibilité, puisqu’elle se passe dans un supermarché où personne ne reconnaît Cordell, dont le visage est à la télévision à ce stade, mais ce n’est pas grave, elle permet de lancer assez vite l’épisode : Cassie achète tout ce dont Cordell a besoin pour prendre la fuite plus loin encore.

Pour cela, il décide d’incarner à nouveau Duke… ce qui était à la fois inutile et risible, surtout quand il met sa casquette de travers là. Cependant, il y avait du bon : j’ai beaucoup ri quand Geri l’imite ensuite. Oui, la bonne nouvelle de l’épisode, c’est que Geri est enfin de retour. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a été quasi évincée de cette saison et j’espère que ce n’était pas juste pour fournir à Cordell un endroit où se replier, parce que ce n’est sacrément pas malin de sa part d’aller chez son ex comme ça.

Le FBI ne semble pas bien malin non plus, vous me direz, puisqu’il ne la surveille pas et ne captent pas non plus le code qu’elle utilise pour prévenir Stella que Cordell est toujours en vie et est chez elle. La scène était si stupide : entre Stella qui ne capte rien et qui rend l’appel encore plus bizarre qu’il ne l’est et le code qui n’a ni queue ni tête, heureusement que ça me donnait un point du Bingo Séries, hein !

Bref, Bonham peut ainsi aller retrouver Cordell et lui venir en aide, pendant qu’à Austin, les choses n’avancent pas bien vite. D’un côté, la famille Walker se fait remettre à sa place, y compris par Larry, de l’autre, Trey culpabilise de la mort des agents du FBI dans l’explosion. Il s’en sent responsable car elle a eu lieu suite à sa couverture foireuse. Cela dit, ce qui était le plus foireux, c’était bien l’idée même de cette couverture une fois que Kevin était le leader de Grey Flag, hein.

Revenons-en à Kevin, justement : de manière prévisible, il cherche à prendre la fuite. C’est si prévisible qu’il a rapidement Cassie et Trey sur le dos, mais aussi Cordell et Bonham. Les deux derniers n’hésitent pas à confronter directement Kevin, histoire que l’on puisse nous révéler que Kevin est le frère de Coop. On s’en doutait fortement, mais c’est bien de l’expliciter – même si ça reste peu crédible que Cordell ne reconnaisse pas le frère de son frère d’armes, je trouve. Ils ne se sont jamais rencontrés, on va dire que ça passe.

En tout cas, la confrontation tourne court quand Coop débarque de nulle part (sérieusement), ressuscitant tel Jésus aux yeux de son frère. Malgré tout, ça ne suffit pas à calmer Kevin qui en a trop fait et est trop dans la merde pour vraiment faire demi-tour. Même si Coop s’excuse d’avoir déçu son frère, c’est trop tard : Kevin s’obstine à vouloir tuer Cordell. Résultat des courses : il blesse son frère à l’épaule en lui tirant dessus (bien joué) parce que Coop se jette devant Cordell pour le protéger.

Su-per. Cela mène à une course poursuite sympa entre avion et moto où c’est la moto qui gagne, parce que c’est Cordell qui est sur la moto. Il tire quelques balles sur Kevin à travers le cockpit, mais c’est finalement Cassie, qui débarque au même moment, qui a droit à la balle finale qui tuera Kevin. Cordell n’avait plus de munitions et était à ça d’y passer.

C’est jouissif que Cassie puisse au moins se venger en tuant Kevin. Cela dit, Cassie m’a bien énervé aussi pendant l’épisode (décidément !). Je trouve ridicule qu’elle en veuille à Trey de l’avoir poussée dans les bras de Kevin. À un moment donné, elle a pris sa décision toute seule et c’est trop simple d’expliquer qu’elle avait peur de Kevin à la base quand en vrai, elle passait du bon temps avec lui. L’épisode se termine pourtant là-dessus : Cassie en veut à son colocataire et n’arrive pas à passer au-dessus pour savourer leur victoire. Su-per, vraiment.

Sinon, eh bien, Cordell est innocenté par Coop de tout ce qu’on lui reprochait et tout est bien qui finit bien. Pas exactement le cliffhanger de l’année cette affaire… l’attente avant le prochain épisode sera longue en jours, mais pas si longue à vivre pour autant !


Walker – S03E14

Épisode 14 – False Flag (1) – 17/20
Il est appréciable que la série se décide à démêler tous les fils lors d’un double épisode, mais je me demande quand même de quoi sera faite la dernière partie de saison à présent. Il semble en effet que cet épisode pose les bases pour résoudre absolument tout ce qui était introduit jusqu’ici dans cette saison 3. Définitivement, sa construction m’aura perturbé, mais eh, ça mène à ce bon épisode, c’est déjà ça !

Spoilers

Maintenant que Kevin est révélé comme grand méchant, il faut trouver un moyen de mettre un terme à ses agissements.

Voilà enfin la critique d’un épisode qui est une partie 1 et que j’aurais dû voir il y a déjà deux semaines. Entre ce temps d’attente et la pause, je reconnais que j’avais oublié les cliffhangers.

Je suis partagé face au début d’épisode. J’aime voir les scénaristes trouver un moyen de résumer tout ce que Cordell a appris récemment, j’aime moins que ça passe par un énième retour d’Emily. Allez, elle aide Cordell à trouver une solution pour se libérer : il en a bien besoin, car le reste de sa team est occupé avec Grey Flag. Bref, l’air de rien, on passe de Walker à McGyver.

Pendant ce temps, Trey interroge Kevin, l’air de rien. C’est difficile pour eux : le premier est dépité de voir le deuxième du mauvais côté, le deuxième semble faire confiance au premier… Mais un peu trop vite. Trey fait en sorte de gagner la confiance de Kevin comme il peut, histoire de savoir exactement la mission que Kevin veut lui confier. C’est un échec, on sait juste que ce sera mindblowing, avec le mot-clé « Boum ». C’est presque frustrant de ne pas en voir plus déjà, mais au moins, Trey est persuadé de maintenir sa couverture.

Je suis loin d’être aussi serein que lui avec un méchant comme Kevin, bien installé dans la vie de nos rangers depuis un moment – donc un Kevin qui a toutes les cartes en main pour mener à bien son attentat. On suit en attendant Trey qui s’inquiète et tente de brouiller les pistes de son double jeu, de manière peu discrète et filmée, jusqu’à ce qu’il soit obligé de partir en mission. Par chance, il a eu le temps de prévenir Larry de la cible de l’attentat : la remise des médailles de Cassie, Julia et Cordell.

Oui, parce que figurez-vous que cette histoire de médaille n’est toujours pas oubliée et attend toujours d’être résolue ! Je suis autrement surpris de voir que Cassie s’en tire bien. Vraiment, elle s’enferme dans sa colère froide de savoir que Kevin est un criminel, mais tout de même, face au choc, elle garde plutôt son calme, quoiqu’en pense son boss.

Elle a ses raisons d’être énervée : le FBI ne souhaite pas intervenir immédiatement pour mettre un terme aux agissements de Grey Flag. Elle décide donc de retrouver Cordell, qui venait juste de se libérer en faisant exploser ses menottes (logique), et de tout lui raconter. C’est un bon plan, même si ça passe d’abord par le fait que Cordell lui a menti, avant de balancer le nom de Kevin comme leader de Grey Flag.

Cela fait poser un tas de bonnes questions à Cordell, sauf que les scénaristes se retrouvent un peu sans réponse : cela fait des mois que Cordell voit Kevin et lui laisse bien des opportunités de le tuer… Mais rien ne s’est passé pour autant. Dans tout ça, Cordell n’oublie pas sa famille pour une fois… Ça aurait été mieux de le faire pourtant : toutes les histoires de logo refait par Stella ou d’August qui doit faire un discours en ville, quelle flemme. Pourtant tout ça a son importance pour la fin d’épisode.

C’est ainsi mieux quand ça rappelle que Kevin passe tout son temps avec August, devant un Cordell devant garder sa poker face. C’est loin d’être le cas, sérieux, mais Kevin ne semble se douter de rien. Pourtant, Cass et Cordell sont loin d’être discrets ! Kevin en profite ainsi pour menacer à demi-mot August, sachant qu’il a le dessus sur Cordell – ou du moins, le croyant.

Il n’empêche que Cordell et Cassie sont si peu discrets que Liam remarque vite qu’il y a anguille sous roche, forçant son frère à insister pour que personne ne se rende à la cérémonie – pas même l’insupportable August qui en profite pour tout ramener à lui et poursuivre sa crise d’ado avec sa sœur. Insupportable, je vous dis.

L’avantage, c’est qu’on en arrive vite à la cérémonie grâce à ça. Alors que Cordell est dévié de sa trajectoire par une Julia qui souhaite lui parler (bordel, elle m’insupporte !), Kevin s’inquiète de le voir arriver en retard. Du moins, c’est la théorie. Cassie a raison de le trouver sacrément calme : il a évidemment grillé Trey à des kilomètres à la ronde.

On ne l’apprend pas tout de suite : il faut d’abord que Trey soit sur le point d’être grillé par des flics et provoque une fusillade bien malgré lui, le tout en tentant en vain d’utiliser un code pour prévenir Larry. La fusillade permet en tout cas d’évacuer la cérémonie des médailles sans faire la moindre victime civile, tandis que seul un flic est blessé dans le garage où a lieu la fusillade. Trey prend en effet la décision opportune de griller sa couverture au dernier moment pour venir en aide à Larry.

Le seul problème, c’est donc que Kevin avait déjà grillé sa couverture : il ne faut pas longtemps pour que Trey se rende compte qu’il n’avait aucun explosif dans sa camionnette, seulement des faux avec écrit « Traîtres » dessus. Pris d’un énième mauvais sentiment lui donnant une fois de plus raison, Cassie décide d’appeler Walker pour le mettre au courant de tout ce qu’il s’est passé. C’est toutefois trop tard.

De son côté, Cordell a en effet rencontré Julia et la confrontation mène à un twist inattendu : Kevin lui a confié un dossier prouvant que Cordell bosse pour Grey Flag. Bien sûr, elle ne révèle pas exactement sa source, mais Cordell ne met pas longtemps à comprendre que le terroriste a fait en sorte de monter un véritable dossier capable de le faire tomber lui, de le faire passer pour un terroriste. Il me semblait pourtant que son but était de tuer toute l’unité de Coop, pas de les faire payer à petit feu.

Toujours est-il que Kevin a raté de peu Coop à la cérémonie, mais qu’au moins, il réussit son dernier coup, le vrai attentat. Cordell donne en effet rendez-vous à Julia dans un lieu safe protégé par le FBI, mais cette jolie maison explose en fin d’épisode, alors qu’il avait réussi à regagner la confiance de Julia et qu’il lui disait au revoir – la journaliste voulant partir pour six mois en Europe. Il faudra que son journal trouve quelqu’un d’autre : la fin d’épisode nous révèle que Julia est morte alors que Cordell se réveille parmi les débris de l’explosion. Ma foi, c’était plutôt cool comme scénario. Par contre, je passe à côté de l’émotion de la mort de Julia puisque je n’ai jamais accroché à son perso.

 


The Mandalorian – S03E06

Épisode 6 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.

Spoilers

Bo-Katan, Din Djarin et Grogu partent à la recherche de la flotte de Bo-Katan, pour qu’elle accepte de servir à nouveau cette dernière.

Will it not belong to her?

J’ai bien aimé que le résumé de cet épisode retourne bien en arrière pour nous rappeler toute l’histoire de Bo-Katan, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé le coup du sabre noir – revenir sans lui explique pourquoi elle est restée seule au début de cette saison, et ce sera clairement une clé pour les convaincre de revenir à elle.

Je ne comprends toujours pas pourquoi la forgeronne l’autorise à ne pas garder son casque, en revanche, parce qu’elle pourrait très bien rallier les clans en continuant de suivre la voie comme une bonne Mandalorienne, en théorie (on dit comme ça pour les femmes ?). Toujours est-il qu’il est clair que cet épisode va se concentrer sur elle avec un résumé pareil, et je trouve que c’est une bonne chose.

Forcément, le début d’épisode qui nous en éloigne n’était ainsi pas tout à fait mon goût. On suit un vaisseau extraterrestre – des Quarrens – qui croise un vaisseau de l’Empire dans l’espace et tentent de justifier leur présence. Ils sont prêts à payer la protection de ce vaisseau si besoin pour pouvoir continuer de voyager en paix.

Le problème ? Ils n’ont pas affaire à un vaisseau de l’Empire, mais à des Mandaloriens qui sont loin d’être aussi sympathiques que Din Djarin. En fait, ils sont des chasseurs de tête – c’est la base de la série après tout – qui en ont après ce vaisseau où la commandante se prend pour Juliette de Roméo et Juliette. On nous vend donc un couple de Quarrens séparé de force par les mercenaires mandaloriens… Et c’est très bien comme ça ? Je ne sais pas, je sais qu’on est supposé être du côté du couple, mais ça me fait rire d’imaginer quelqu’un les payer pour séparer un couple de cette manière.

Pendant ce temps, Bo-Katan et Din Djarin partent en mission pour convertir à nouveau à la Voie tout un tas d’anciens mandaloriens. Bien sûr, ils ont aussi Grogu avec eux, hein, on veut notre capital de mignonnerie alors qu’ils arrivent sur Plazir-15. La planète a un bon système de protection qui permet d’autopiloter à distance les vaisseaux pour accueillir nos héros exactement où l’on veut qu’ils soient.

Nos héros ne sont toutefois pas ravis de voir des droïds de l’empire les accueillir. Ils n’ont toutefois pas trop le choix et montent ensuite dans une capsule où leur identité est scannée et où on leur fait remarquer qu’ils sont recherchés.

Ils ne peuvent toutefois plus s’enfuir de la capsule dans laquelle ils sont : nos deux mandaloriens sont ensuite emmenés jusqu’à… un festin ? On est loin de ce que j’imaginais : le dirigeant de Plazir-15 est un acteur connu pour être plus comique qu’autre chose, il me semble. Je sais que je le connais, je sais que c’est honteux de ne pas avoir son nom ailleurs que sur le bout de la langue, mais vous me pardonnerez.

En attendant, Bo-Katan et Din Djarin rencontrent le roi et la reine de Plazir-15. Ils sont à la fois royaux et élus par le peuple, alors même que le roi est un ancien de l’Empire qui a bien fait souffrir la planète. Par chance, il a su séduire la reine, qui est folle amoureuse de lui et adore Grogu. Le couple royal accepte en tout cas la présence de nos héros à leur festin pour une bonne raison : ils ont besoin d’eux.

Les lois de la planète interdisent de porter des armes dans la ville, mais cette loi ne peut s’appliquer aux habitants de Mandalore dont les armes font partie de la culture. Ah. Ils sont américains ? Bref. Bien rapidement, le couple révèle que leur planète a affaire à un problème majeur depuis quelque temps : le roi a reprogrammé les robots de l’Empire pour en faire des robots de paix aidant à la vie quotidienne. En théorie.

En pratique, il y a des dysfonctionnements de plus en plus fréquents qui les reconvertissent en armes de guerre et mènent à de nombreux incidents – même si les incidents en question m’ont plus fait rire qu’autre chose quand on les voit. Si Bo-Katan n’est pas sûre de vouloir aider, parce que sa mission est juste d’aller parler aux Mandaloriens qui habitent en bordure de la ville, elle finit par accepter : le couple royal promet en échange de reconnaître Mandalore et de demander qu’elle le soit par tous aussi.

Partant de là, Din Djarin et Bo-Katan passent le reste de l’épisode à la recherche d’un moyen de débarrasser la ville de droïds fonctionnant mal. Ils commencent par un homme qui est chargé de les gérer mais assure que les désactiver ne sert à rien ; avant d’aller directement aux mécaniciens chargés de créer et entretenir les robots. Ces derniers refusent de voir un problème, parce qu’ils sont des Ugnaughts considérant qu’un dysfonctionnement serait une insulte.

Par chance, Din Djarin sait comment leur parler et obtient l’information qu’il cherchait : la localisation des robots dysfonctionnant. Cela les mène jusqu’à un entrepôt où des robots de guerre sont désormais utilisés comme main d’œuvre pour charger des caisses dans des vaisseaux. C’est amusant à imaginer, mais ça pose tout de même un grand problème : certes, les robots sont reconfigurés, mais ils restent des robots de guerre.

Quand Din Djarin s’amusent donc à les provoquer en les faisant tomber, c’est sans surprise qu’un robot recommence à dysfonctionner et s’attaque finalement à lui, puis à Bo-Katan qui lui tire dessus. Mon problème avec cette intrigue, c’est que pour le moment, tout est provoqué par les enquêteurs plutôt que par les robots eux-mêmes. Est-ce vraiment un dysfonctionnement si c’est provoqué comme ça ?

Il faut croire que oui. Après une petite scène d’action amusante, nos enquêteurs découvrent sur le robot qu’ils parviennent à détruire une carte de visite du Resistor, qu’ils imaginent être un bar pour robots. Allons bon, il existe des bars pour robots ? L’idée me fait bien rire, la mise en œuvre est tout aussi dingue à voir.

Tous les robots s’arrêtent de fonctionner au moment même où Bo-Katan et Din Djarin entrent dans le Resistor : ils font un peu tache dans le décor, en même temps. D’après Bo-Katan, qui essaie la stratégie de la good cop, plusieurs dysfonctionnements mènent directement à ce bar. D’après Din Djarin, qui est le bad cop menaçant les droïds, elle perd son temps et il suffit d’être violents pour obtenir ce qu’on veut. Oula, voilà un héros de série qui va vite me saouler avec son impatience !

L’épisode nous propose ensuite un retournement de situation amusant : les robots révèlent avoir peur d’être remplacés par des humains si les dysfonctionnements continuent. C’était amusant quand on en est en 2023 à craindre pour nos emplois à cause de l’intelligence artificielle ! Il n’empêche que tous les robots sont prêts à aider nos héros. Le barman robotique accepte donc d’aider nos héros dans leur enquête, constatant que tous les robots détraqués avaient consommé la même chose : du Népenthès venant du même endroit.

C’est une aide précieuse pour réussir à mettre un terme aux robots qui partent en vrille. Seulement, quand ils se rendent au laboratoire d’analyse pour en savoir plus, ils tombent bien sûr sur un robot qui en a consommé aussi. Din Djarin peut le détruire rapidement et permettre ensuite à la scientifique de découvrir qu’il y a des nano-robots dans le Népenthès.

C’est une intrigue d’épisode intéressante, mais ça fait plus procédural qu’autre chose. C’est étonnant en plus : les nano-robots mènent directement nos enquêteurs au commissaire Hellgait, le chef de la sécurité qui est chargé de veiller à ce que les robots ne fassent pas de la merde. L’autre point étonnant, c’est que la série n’est pas habituée à ce genre d’enquête : elle est menée trop simplement, trop rapidement, trop inutilement. Hellgait se la joue ensuite terroriste et c’est plus risible qu’autre chose tant il est mauvais.

Bo-Katan n’a aucun mal à le paralyser et l’arrêter, alors même qu’il voulait déclencher un grand attentat. Voilà qui est fait. Bref, le séparationiste est ensuite mené tout droit auprès du couple royal qui s’amusait bien pourtant (ils passent des journées à ne rien faire, en vrai ?), surtout que Grogu aide la reine à gagner à une sorte de mini-golf.

La reine exile bien vite le Commissaire, après avoir dit qu’elle était très déçue (non, vraiment, tout semble trop convenu dans cet épisode), puis offre les clés de la planète à Din Djarin et Bo-Katan, avant de faire de Grogu un chevalier. On frôle le ridicule à ce stade ? Il n’a absolument rien fait. Bon, je prends l’humour où il est et je suis surtout content de voir que tout ça mène à un dernier acte où on nous vend enfin ce pourquoi on est là : Din Djarin et Bo-Katan obtiennent une audience avec les Mandaloriens de Plazir-15.

Ce sont ceux que l’on a vu en début d’épisode : on sait déjà qu’ils sont des durs à cuire, contrairement à ce couple royal risible. Bo-Katan a beau réclamer que sa flotte revienne avec elle, personne ne semble heureux de la revoir. Personne ne veut la suivre ? Très bien. Bo-Katan n’a d’autres choix que de demander leur leader en duel, pour prouver sa valeur au combat. C’est après tout comme ça qu’elle a perdu l’honneur de les diriger : en perdant un combat – et le Sabre Noir.

Il est donc logique qu’il faille un autre combat pour les récupérer. Après, comme ça intervient en fin d’épisode, la scène de combat est trop courte à mon goût. C’est toujours un plaisir de la voir se battre et botter des fesses, hein, ne nous méprenons pas, mais on sait déjà qu’il n’y aura pas le temps pour que ça soit une scène interminable.

Elle gagne donc son combat et marque des points pour convaincre sa flotte de revenir avec elle. Il reste encore à régler cette affaire de Sabre Noir qui fait qu’elle n’est plus un leader légitime aux yeux de beaucoup de Mandaloriens. Cela tombe bien : Din Djarin décide de lui redonner le sabre, parce qu’après tout, elle le mérite. En effet, il se l’est fait voler sur Mandalore par son agresseur, que Bo-Katan a ensuite tué. J’avoue m’être fait la réflexion dès le début de cet épisode que le Sabre Noir revenait désormais à Bo-Katan. C’est un peu la baguette de Sureau leur affaire, finalement – oui, je reste potterhead bien plus que fan de Star Wars.

Bref. L’épisode se termine une nouvelle fois sur un plan où c’est Bo-Katan la véritable héroïne de la série : elle est clairement badass avec le Sabre Noir en main et Din Djarin s’incline devant elle… de même que toute sa flotte, j’imagine. On sait qui est l’héroïne de la série, maintenant. Limite, on pourrait nous tuer Din Djarin pour le drama et faire une saison 4 centrée sur Bo-Katan. Je trouve qu’elle prend beaucoup de place cette saison, et ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire !

The Mandalorian – S03E05

Épisode 5 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.

Spoilers

Gorian Shard souhaite envahir Nevarro pour se venger de sa défaite face à Din Djarin.

Apologies we can’t do more

42 minutes ? Il a intérêt à être bien cet épisode, parce que bon, ça fait long quarante minutes si le but est encore de nous balader avec des personnages qu’on ne connaît pas. Et puis, toute la saison manque de cohérence et cohésion pour l’instant, ce qui est gênant pour nous motiver à rester devant. Pourtant, j’ai décidé de lancer cet épisode plutôt que 9-1-1 Lone Star, principalement parce que je sentais que je pouvais en tirer quelque chose – enfin, principalement parce que j’étais fatigué et que ça se regarde bien quand on est claqué cette série.

Cet épisode 5 semble en tout cas vouloir revisiter les pistes inexplorées par les épisodes précédents : il commence ainsi par une invasion pirate au-dessus de Nevarro, avec Gorian Shard qui menace le Haut Magistrat Karga. Il peut le faire avec facilité : la Nouvelle République ne protège pas aussi bien Nevarro que ce qu’elle voudrait et il n’y a plus la protection de Moff Gideon pour faire fuir les pirates. Après la défaite essuyée par les pirates face à notre Mandalorian, les pirates sont énervés, c’est logique. Ils décident donc de détruire la ville, parce que c’est fun et parce qu’il n’y a personne pour les protéger. Des vrais méchants.

Pour autant, Karga ne souhaite pas évacuer la ville : il veut mettre en sécurité les habitants qui courent dans tous les sens et fuient la ville comme ils peuvent, avec quelques richesses sous le bras. Ils n’iront pas loin si les pirates en ont après eux, cependant. Karga envoie toutefois un message pour demander de l’aide. Après le générique, on se retrouve ainsi sur une planète plutôt paradisiaque avec un changement d’ambiance musicale vraiment notable. C’était surprenant de nous envoyer des petites vibes estivales comme ça.

Bref, le message de Karga arrive à bon port : il envoie un message à un certain Commandant Teva, qui avait promis de l’aider en cas de besoin. C’est donc ce que fait Teva : il sait bien qu’envoyer à son tour un message pour prévenir la Nouvelle République ne suffira pas à les motiver. Il décide donc de se rendre à Coruscant pour parler de lui-même de Nevarro.

En soi, ça pourrait fonctionner sa stratégie – et ça fonctionne quasiment. Malheureusement pour lui, cette connasse d’Elia débarque alors dans le bureau pour annoncer à son boss que Nevarro n’a pas signé la Charte de l’Alliance et que ça pourrait leur faire du bien de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il se passe quand on ne signe pas. Voilà donc où nous en sommes : on nous a infligé un épisode de près d’une heure juste pour que cette scène soit bien compréhensible et pour qu’on capte qu’Elia continue ses actions mortifères grâce à sa position proche de la Nouvelle République.

Ce qui me rassure toutefois, c’est que la série semble vouloir lier les événements alors qu’il reste encore trois autres épisodes : peut-être que la saison va vraiment mener quelque part, on ne sait jamais. En attendant, Teva ne peut que se contenter de menacer la Nouvelle République de terribles représailles car pour lui, tout est lié et les pirates qui attaquent Nevarro, c’est une catastrophe qui pourrait mener à un nouveau Moff Gideon sur la bordure extérieure de la galaxie.

Pour autant, il s’incline face à la décision de la Nouvelle République et se rend chez… les Mandalorians, bien sûr. On le voit venir de loin tout au long de l’épisode : Teva est content d’avoir servi avec R5, le droid de leur grotte, car ça lui permet de les trouver et de demander l’aide pour Karga. En effet, il compte sur la présence de Din Djarin pour convaincre les Mandalorians de se mêler de cette histoire.

Cela fonctionne évidemment : Din Djarin est bien là pour recevoir le message d’appel à l’aide de Karga, mais aussi pour épargner la vie de Teva. Il force les Mandalorians à devoir changer de base car quelqu’un de l’extérieur connaît leur adresse désormais, alors il s’attire un peu la haine de certains d’entre eux. Din Djarin le protège, le laisse partir, puis demande effectivement l’aide des Mandalorians pour aller au secours de Nevarro.

Cela pourrait bien se passer pour notre héros, mais malheureusement, le bâton de parole (oui, oui) passe ensuite dans les mains d’un autre Mandalorian qui n’est pas aussi attaché à Karga que peut l’être Din Djarin. Il n’a donc pas l’intention d’aller mettre sa vie en danger pour un intrus à leur groupe… mais parce qu’il est un Mandalorian. Oh, flemme. Cette écriture de discours politique pour motiver les troupes, là ? Je n’ai pas accroché.

Ce n’est pas mauvais, mais j’ai eu l’impression qu’on nous prenait du temps de cerveau dispo pour pas grand-chose, surtout quand ça termine par un énième « This is the way ». L’avantage, c’est que ça lance l’action de l’épisode : les Mandalorians sont en infériorité numérique face aux pirates, mais ils ont un plan pour les surprendre et les détruire. C’est très bien, ça. En plus, ils espèrent ainsi pouvoir devenir des héros de Nevarro, une planète sur laquelle ils s’étaient réfugiés dans les égouts pendant un temps.

L’indépendance de la planète leur plaît bien. Ils se rendent donc sur place, et la bataille semble facile à gagner : les pirates sont complètement torchés après avoir fêté une victoire pas vraiment méritée. Gorian Shard comprend bien vite qu’il a affaire au Mandalorian qui l’a ridiculisé plus tôt dans la saison et s’active bien vite pour que son vaisseau lance quelques chasseurs à la poursuite de Din Djarin.

Au sol, Karga est heureux de voir Din Djarin débarquer, surtout que son peuple s’inquiétait vraiment, voyant bien qu’il ne recevrait pas l’aide promise par leur leader pour les calmer. Din Dajrin s’amuse bien dans les airs, laissant aussi la possibilité aux autres Mandaloriens d’envahir la ville tel des Avengers pour la reprendre et chasser les pirates.

Ma foi, ça fonctionne bien cette stratégie et Gorian Shard est rapidement débordé par tout ce qui lui tombe dessus, surtout quand Bo-Katan s’en mêle à son tour. Les scènes d’action sont efficaces et bien divertissantes, avec des lasers dans tous les sens comme on aime en voir de temps en temps. Il y a du budget et bons moments, avec les Mandaloriens qui viennent à bout d’un ennemi dix fois plus nombreux qu’eux avec un tout petit peu de stratégie… et l’aide des habitants de Nevarro contents de pouvoir prendre quelques otages chez les pirates.

Bien sûr, Vane voit le vent tourner et décide de se barrer. Cela m’a fait bien rire de le voir s’énerver dans tout l’épisode, cherchant d’abord à tuer Din Djarin, puis à protéger Gorian Shard… puis à se protéger lui-même. J’imagine qu’on le reverra dans la suite de la saison et qu’il pourra en devenir le grand-méchant. En effet, ce n’est pas Gorian Shard qui le sera : son vaisseau est abattu et il explose, donc je le vois mal survivre.

Comme prévu, Karga termine donc l’épisode en cédant quelques terres aux citoyens de Mandalore, devant toute la population de sa planète (c’est-à-dire vingt personnes apparemment… Le COVID réduit le nombre de figurants apparemment, car je doute que ce soit un problème de budget). Ils sont donc bien des héros pour la planète et leur nouvelle base va pouvoir s’établir tranquillement sur Nevarro. Franchement, c’est de la géopolitique de base tout ça, limite de la géopolitique pour les nuls, mais l’essentiel, c’est que ça leur fasse plaisir, j’imagine.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin de l’épisode pour autant : Bo-Katan se fait convoquer par la Forgeronne. Contre toute attente, celle-ci lui demande de retirer son casque, avant d’insister sur le fait que tous les Mandaloriens doivent absolument suivre la Voie ensemble. La Forgeronne continue de nous faire de la géopolitique pour les nuls et explique ainsi à Bo-Katan qu’elle a connu deux mondes différents en tant que Mandalorian : c’est à elle de les réunir et d’assembler les tribus ensemble.

Si la Forgeronne lui demande de montrer son visage, c’est donc pour lui permettre de devenir une véritable héroïne, en ralliant tous les Mandaloriens pour aller repeupler Mandalore. Et tant pis si le Mythosaure existe vraiment, et tant pis si elle nous a fait tout un flan de Din Djarin retirant son casque pour dire au revoir à Grogu (qui était quand même avec Din Djarin pendant la bataille dans cet épisode, wtf un peu). Yay. Bo-Katan a droit à une présentation de ce projet face à tout le monde, et ça l’affiche vraiment en héroïne de la série – bien plus que Pedro Pascal. Est-ce que trois épisodes vont être suffisants ou est-ce qu’il va falloir attendre une éventuelle saison 4 pour voir tout ça ?

Si l’épisode pourrait se terminer ici, les scénaristes nous proposent alors un autre cliffhanger : en rentrant sur sa planète, Teva découvre une navette détruite dans l’espace. Il ne s’agit pas de n’importe quelle navette, en plus : c’est celle qui emmenait Gideon vers son procès. Son cadavre étant manquant, Teva comprend qu’il s’agit d’une extraction pour le sauver et cherche à en savoir plus. Le problème, c’est qu’il trouve alors du Beskar… ce qui supposerait que Gideon aurait été exfiltré par des Mandaloriens. Oups. This is the way de la trahison, les amis.

PS : apparemment, les fans de Star Wars font tout un pataquès de la présence de Zeb au générique et dans l’épisode… Mais comme je ne sais pas qui c’est ben, voilà, je ne vous en dis pas plus. Une âme généreuse nous éclairera peut-être en commentaire.