Walker – S03E16 – Daddy Was a Bank Robber – 16/20

Ramenez-moi une actrice que j’ai adorée récemment en guest-star dans une série et votre épisode sera immédiatement largement meilleur à mes yeux. C’est un syndrome que je connais, mais que je redécouvre avec plaisir cette semaine. Qu’on m’explique par contre la construction de cette saison : il ne reste que trois épisodes et je ne sais pas où ils souhaitent aller maintenant que tout semble résolu, mais ça permet d’en revenir à une formule plus procédurale. Et ce n’est pas plus mal.

Spoilers

Geri revient en ville avec une surprise : la fille d’un certain Hoyt.


Le retour de Geri | Flashbacks | Tel père, telle fille | Larry | Le trafic de vin

Le retour de Geri

J’ai l’habitude de commencer par ce que j’ai le moins aimé dans un épisode pour l’évacuer au plus vite, mais pour le faire cette semaine et que ça garde du sens, il me faut d’abord commencer par ce que j’ai plutôt bien aimé. En effet, Geri est enfin de retour dans la série. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle n’était pas là dans la saison – je sais que l’actrice était enceinte, mais la raison de son départ dans la série n’est vraiment pas claire.

Qu’importe, vous me direz : elle revient pour reprendre en main son bar et s’en est tellement occupée pendant son absence qu’elle ne savait même pas les frasques d’August. Tant mieux pour elle, tout est résolu maintenant : la famille Walker organise même un événement caritatif le soir-même pour sa nouvelle fondation, alors tout est bien qui finit bien.

Enfin, qui commence : tout le monde est ravi d’accueillir Geri au Side Step, mais personne ne s’attendait à ce qu’elle débarque avec une surprise. Geri présente en effet à toute la famille une certaine Sadie, qui s’avère être la fille d’Hoyt. Bon, le problème, c’est que comme son père, Sadie commence par marquer les esprits en étant une petite délinquante, essayant de vendre des tickets pour la soirée caritative du soir… alors même que la soirée est censée être gratuite. Cordell n’est pas ravi de voir cette Sadie débarquer dans sa vie.

Moi, c’est tout l’inverse. Oh, bien sûr, je n’aime toujours pas Hoyt et je suis passé à côté de ce personnage dès la saison 1, mais je suis vraiment heureux du casting de Saylor Bell. C’est une actrice que j’ai adoré cet été pendant la saison 3 de High School Musical The Musical The Series, alors je suis content de la voir débarquer dans la série… même si son rôle à venir semble être en grande partie de devoir être le love interest d’August. Il faut bien lui trouver un rôle – et je ne vais même pas me lancer sur Stella qui est réduite à de la figuration ces derniers temps, se contentant grosso modo de parler de Colton pour justifier son absence (il est à Las Vegas pour un stage en tant que cuisinier ?) ou de tendre le micro à Sadie. J’y reviendrai.

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Flashbacks

Avant ça, je n’ai pas d’autres choix que de faire le détour par ce que j’ai détesté dans cet épisode : les flashbacks. Evidemment. C’est une obsession dans plein de séries et notamment dans celle-ci : faut toujours nous ramener des flashbacks. Cette semaine, il est question d’Hoyt. On découvre donc que la mère de Sadie a appris qu’il était un criminel un peu par hasard et que c’est pour ça qu’elle n’a pas voulu qu’il devienne le père de sa fille de manière officielle.

Pour être plus juste, Hoyt était encore une petite frappe qui n’avait pas fait grand-chose à l’époque, mais Cordell et Geri s’inquiétaient pour lui de manière assez vocale pour que la mère ne donne pas signe de vie. Tout au long de l’épisode, on suit ainsi Cordell se remémorer son passé avec Hoyt et regretter de ne pas avoir été là pour lui, ou du moins pas assez pour le convaincre de ne pas faire le casse qui l’a emmené finalement en prison.

Non, vraiment, je ne comprends pas ce personnage et ses relations avec le reste du casting. Je ne l’aime pas et tous les flashbacks m’ont plus énervé qu’autre chose. Nous n’apprenons rien de plus cette semaine, si ce n’est que Geri avait une coupe de cheveux qui ne lui allait pas et qu’elle reprochait une fois de plus (la première peut-être, cela dit) à Cordell tout le malheur qui lui tombait dessus au moment de l’arrestation de son mec criminel. Sans commentaire.

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Tel père, telle fille

Quand il rencontre Sadie, Cordell la voit en train d’essayer de voler de l’argent qui pourrait finir dans l’association caritative de sa fille. Il ne l’aime donc pas beaucoup, surtout qu’elle lui rappelle l’échec qu’a été la relation avec son père. Je n’évoque même pas Geri qui la prend sous son aile à la mort de sa mère, alors que Geri elle-même a une situation familiale chaotique et une relation tellement saine avec Sadie qu’il a réussi à faire un enfant à une autre sans même le savoir.

En tout cas, Sadie a réussi à retrouver Geri grâce à un test ADN et des recherches sur son père, ce qui fait qu’elle débarque à Austin et tape dans l’œil d’August. Celui-ci la découvre musicienne et ça tombe bien : lors de la soirée caritative, qui est évidemment un concert, un artiste ne débarque pas à temps et Sadie peut le remplacer au pied levé avec une chanson géniale.

Bon, ce n’est qu’une demi-surprise : j’adore sa voix et j’ai envie d’en entendre plus depuis un moment. Malheureusement, la chanson ne semble dispo nulle part pour l’instant. Par contre, une fois qu’elle est sur scène, Sadie repère rapidement un homme dans la foule qui semble particulièrement lui en vouloir – on apprendra plus tard qu’il lui doit de l’argent. Oui, tel père, telle fille : Sadie débarque à Austin avec son lot d’embrouilles et de choses à gérer.

Quand Cordell lui dit qu’il la tiendra pour responsable si la botte de verre qui contient les recettes de la soirée devait disparaître juste avant qu’elle ne se mette à chanter, il était à peu près évident que l’argent allait justement disparaître. Cela ne manque pas, mais j’aime la manière dont c’est mis en scène : Sadie se débrouille pour créer un attroupement en montant sur le bar et pour mieux pouvoir échapper à la surveillance de Cordell, Geri et du type qui la recherche.

Cordell est évidemment sûr qu’elle s’est barrée avec l’argent. En un sens, il a raison. Cependant, quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Sadie qui a ramené tout l’argent. Clairement, Saylor Bell se sécurise un rôle pour plusieurs épisodes : son personnage explique vaguement les problèmes qu’elle a et entre dans une relation père-fille avec Cordell, qui est prêt à la prendre à son tour sous sa protection. On le voit bien. J’imagine que c’est l’arc de fin de saison ?

Hoyt n’a probablement pas dit son dernier mot. Dingue de se dire qu’il a fallu tout ce temps pour que Geri comprenne qu’il était perdu depuis un moment quand il s’est fait arrêter – et qu’il n’allait pas s’en sortir seul de ses problèmes.

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Larry

En parallèle de tout ça, et je ne sais pas bien pourquoi, nous reprenons aussi l’intrigue qui concerne Larry et son ex-femme. Cette semaine, ils cherchent à se reloger, comme on le sait. Ils font des visites de maison, histoire de se rendre compte qu’ils ne veulent plus exactement les mêmes choses. Sa femme m’a bien fait rire à le traiter à demi-mots de vieux.

Pourtant, Larry a tout de même envie de se remarier avec elle, pour cimenter vraiment leur réconciliation. Il est mignon tout plein le monsieur dis donc. Bon, c’est un peu creepy en revanche qu’il pense à la demander en mariage alors qu’ils ont encore pas mal de différents et que tout ne me semble pas réglé. C’est le début de leur nouvelle relation, il va beaucoup trop vite.

Cependant, c’est une série, alors évidemment elle accepte. Avant ça, Larry lui trouve tout de même une maison dont les rénovations ont été faites par d’autres, pour la comparer à leur couple et aux réparations qu’ils ont apportées à leur couple : vieux à l’extérieur, mais neuf à l’intérieur. Mouais. Y a des comparaisons et plus cool.

Et puis, se servir d’Abby comme Cupidon pour réparer son cœur et lui donner le bon conseil concernant la bague ? Arf, j’imagine qu’il fallait bien donner un rôle à Abby, mais ça ne m’a pas convaincu non plus. L’essentiel, c’est que Kelly soit convaincue, vous me direz.

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Le trafic de vin

Sinon, il faudrait voir à ne pas oublier que nous sommes dans une série de ranger avant tout. Ainsi, même si Cordell a pris des jours de congés après tout ce qui lui est arrivé, il a encore des collègues qui… mènent une enquête de manière officieuse, ben tiens.

Tout commence par Liam et Ben, étrangement. Ce dernier a repéré qu’on lui vendait des bouteilles de vin dont les étiquettes ne semblaient pas correspondre au produit. Il se rend chez le fournisseur avec Liam, tout en lui précisant qu’il veut régler l’affaire tout seul. Sans trop de surprise, Liam est incapable de se la fermer et ça se passe mal. Tout aussi rapidement, Liam décide de mettre Cassie et Trey sur le coup.

Ces deux-là sont toujours en froid en début d’épisode, mais Cassie fait le premier pas pour tenter la réconciliation, surtout qu’elle voit bien qu’il culpabilise toujours de l’explosion qui a tué plusieurs personnes – dont Julia. Cette enquête devient une excellente occasion pour eux de se réconcilier autour d’un moment marrant où ils passent sous couverture avec un accent italien pas franchement convaincant.

L’enquête est menée bien vite par Cassie qui trouve rapidement de fausses étiquettes à l’arrière de la boutique du marchand de vin, et hop, Trey et elle peuvent le forcer à rendre l’argent qu’il a volé. Ce fut rapide. Et pas bien malin si on était dans la réalité : Ben a peur pour son business et sa sœur balance son nom comme étant celui à rembourser en priorité. Une vraie petite balance. Bref, vous l’aurez compris, je comprends largement la réaction de Ben en fin d’épisode.

Je sais que Liam voulait simplement l’aider, mais Ben avait précisé vouloir se débrouiller seul et la solution trouvée lui permet certes d’être remboursé, mais elle n’est pas idéale. Cette intrigue se termine sur le couple malgré tout heureux d’être ensemble et sur une réconciliation Cassie/Trey bien entérinée. On notera aussi que Trey souhaite recontacter Lana, la nana avec qui il était infiltré chez Grey Flag, comme s’il souhaitait une suite amoureuse à leur rencontre. Chelou quand on connaît les circonstances, franchement.

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The Mandalorian – S03E08

Épisode 8 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

Spoilers

Il est temps de mener le combat pour récupérer Mandalore.

Grogu, I’m gonna need you to be brave for me, OK ?

J’ai bien failli ne pas voir d’épisode ce soir encore, mais après deux jours sans série, je me suis dit qu’il fallait quand même que je remédie à cette pause forcée par les copies qui n’en finissaient plus. Oui, j’ai terminé… jusqu’à demain matin où un autre paquet arrivera sur mon bureau, super. On s’en fout, pas vrai ?

Nous sommes là pour la critique du dernier épisode de la saison, déjà. C’est fou de se dire que nous y sommes déjà alors qu’il ne s’est encore rien passé. Désolé, je suis trop critique : on a eu de beaux moments dans la saison, mais juste, ça a été long à venir. L’épisode précédent nous menait clairement à un final qui devrait faire l’affaire… mais qui est une fin de saison, déjà. C’est arrivé trop vite, après si peu d’épisodes.

Celui-ci nous plonge heureusement immédiatement dans l’action : Gidoeon menace d edétruire toute la flotte Mandalorian, alors Bo-Katan n’a pas d’autres choix que d’en ordonner l’évacuation, quitte à sacrifier son vaisseau-mère. L’action ne s’arrête pas pour autant pour elle : sa fuite est aussi menacée par quelques Stormtroopers. Elle sait y faire face, heureusement.

De son côté, Din Djarin est également mal en point au début de cet épisode. On l’a vu pris en otage à la fin de l’épisode précédent, mais ce ne serait pas une fin de saison passionnante s’il restait prisonnier trop longtemps. C’est donc sans trop de surprise qu’on le voit se réveiller et être capable de maîtriser les deux Stormtroopers qui l’entourent. Oui, oui, seulement deux. Certes, ils ont un lance-flamme qui a la classe et ils mettent mal en point notre héros, mais tout de même, quelle idée de ne m’en mettre que deux.

Contre toute attente, Grogu débarque alors pour sauver son papa adoptif, toujours à l’aide de son IG-12 plutôt qu’à l’aide de la Force. C’était une jolie scène entre les deux personnages, même si les scénaristes ne tirent pas profit du robot qui sait dire « oui », se contentant de signes de tête de la part de Grogu. Heureusement qu’il était fan des boutons.

Concrètement, les retrouvailles fonctionnent sans être trop dans l’émotion, et on peut vite passer à la suite de l’épisode. Din Djarin contacte donc Bo-Katan pour lui donner des nouvelles et obtenir des informations sur la fuite des Mandaloriens – qui annoncent donc au monde le retour de Gideon.

Din Djarin n’est pas ravi de ce retour et il compte tout faire pour qu’il s’arrête au plus vite. De son côté, Gideon compte tout faire pour que Din Djarin périsse de sa main au cours de l’épisode. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde. En revanche, Gideon n’est pas si aidé par ses clones, contrairement à Din Djarin qui peut compter sur Grogu à ses côtés, mais aussi sur l’aide de R5 à distance.

Le petit droid est sacrément pratique pour désactiver des boucliers à distance et donner des informations à Din Djarin. Il ouvre ainsi une voie facile à notre héros, ouvrant un à un les boucliers qui protègent l’accès à Gideon. Din Djarin se retrouve ainsi face à face avec deux Stormtroopers à chaque fois, plutôt qu’avec un groupe plus conséquent. C’est bien pratique tout de même.

Ma foi, ça semble quand même faire pas mal de sport pour lui, mais il s’en sort. R5, en revanche, est gêné dans son travail par de petits robots policiers. Il manque même de se faire arrêter, sauf qu’heureusement pour lui, il sait voler pour s’échapper, après avoir reçu les compliments de Din Djarin. Ce dernier continue de s’enfoncer dans la base de Gideon, découvrant un peu plus son projet et ses clones du moment.

Ce mégalomaniaque a eu la bonne idée de se cloner lui-même. Il n’est pas dit que Din Djarin parvienne tout à fait à l’arrêter s’il y en a tant que ça qui peuvent courir dans la nature – et ça, même si les pods que l’on voit explosent l’un après l’autre. Ainsi, quand Din Djarin se retrouve confronté à un Gideon énervé de voir ses clones détruits alors qu’il allait enfin avoir la Force, le doute m’a pris. L’existence de clones laisse supposer qu’il a un back-up ailleurs, j’ai vu Altered Carbon, merci bien. Pourtant, le combat final a bien lieu entre eux. Alors que Gideon est clairement en train de se faire avoir par Din Djarin, nous découvrons à nouveau les trois Stromtroopers rouges – les Sith troopers, j’ai fait mes recherches depuis la dernière fois, promis.

Ce trio d’ennemis reste bien puissant et difficile à abattre : la tendance du combat s’inverse et c’est désormais Din Djarin qui est mal au point, forçant Grogu à s’en mêler. S’il sauve une fois de plus le Mandalorian (décidément, il n’aura fait que jouer le damoiseau en détresse pendant toute la saison !), Grogu est alors pris au piège par les Sith Troopers, alors que Din Djarin ne peut lui venir en aide, retenu par Gideon. La tension est à son comble.

Pendant ce temps, dans l’espace, le vaisseau-mère des Mandaloriens est bel et bien décimée par Gideon. Heureusement, il y a un héros prêt à se sacrifier pour prévenir les autres de fuir, avant de rester à bord du vaisseau et de prendre en pleine face tout l’assaut de Gideon.

Loin de la bataille spatiale, sur Mandalore, Bo-Katan continue de fuir avec quelques autres Mandaloriens, notamment ceux qu’elle a pu rencontrer dans l’épisode précédent. Elle découvre donc une grotte naturelle, transformée en ferme. C’est très verdoyant et ça sert de lieu de repli en attendant les renforts pour faire face à l’armée de Gideon : tous les Mandaloriens qui étaient sur le vaisseau-mère ont évacué pour participer à cette aventure.

C’est la grande bataille conclusive qu’on n’attendait pas depuis huit épisodes, mais depuis, allez, deux épisodes seulement. Non, je ne leur pardonne pas la perte de temps sur une saison de huit épisodes, je ne m’en remets pas. Forcément, la bataille manque un peu d’anticipation pour qu’on soit pleinement marqué par ce qu’il se passe. Pourtant, on sent bien aux répliques et à la mise en scène excessivement chère qu’il s’agit d’une bataille importante et attendue par les Mandaloriens.

Bo-Katan la quitte pourtant pour venir prêter main forte à Din Djarin : elle e rejoint juste à temps pour permettre à notre héros d’aller s’occuper de Grogu. Din Djarin laisse BO-Katan se battre avec Gideon, parce que c’est un combat qu’on attend depuis un moment (en théorie… en pratique, ça ne fait qu’un épisode quoi) et se précipite pour venir en aide à Grogu. Face aux trois Sith Troopers, Grogu ne s’en sortait pas, malgré IG-12.

Cependant, avec l’aide de Din Djarin et en utilisant la Force de manière de plus en plus systématique, le trio de Sith Troopers finit par être dégommé. Ouf, nous voilà rassuré : Din Djarin va pouvoir aller aider Bo-Katan. Elle aussi ne fait pas tout à fait le poids face à Gideon finalement. Il prend le dessus sur elle et c’est frustrant : il lui dégomme notamment le fameux sabre noir. On nous l’a monté en épingle pendant trop longtemps pour que ce soit agréable de voir le sabre être mis hors service.

Par contre, ça permet une jolie scène où Din Djarin et Grogu viennent en aide à Bo-Katan pile à temps pour lui sauver la vie. Gideon soulignait peut-être que sans gadgets, les Mandaloriens n’étaient rien, mais Bo-Katan lui fait remarquer qu’ils bossent en équipe. Et en équipe, ils sont sacrément forts et mettent enfin à terre Gideon.

Cependant, pour s’en débarrasser définitivement, il faut encore compter sur le crash du vaisseau-mère qui, comme par hasard (ou parce qu’il est bien piloté), tombe pile sur l’ancienne Forge. L’explosion est impressionnante et le petit bouclier de Bo-Katan pour faire face aux flammes m’a bien fait rire. Elle ne peut protéger Grogu et Din Djarin, mais on peut compter sur Bébé-Yoda pour utiliser la Force et créer un joli bouclier qui les protège. Bien sûr, Gideon n’a pas cette chance et meurt dans les flammes.

Tout ça pour ça, donc. Son retour n’aura pas eu le temps de faire beaucoup de bruit, hein. Par contre, il permet à Grogu et Din Djarin d’avancer largement et de devenir des personnages encore plus intéressants à suivre lors d’une potentielle saison 4. En effet, Din Djarin demande à la Forgeronne de faire de Grogu un Mandalorian.

Ce n’est toutefois pas possible, car il ne parle pas encore. Il doit rester un orphelin, sauf si ses parents acceptent d’en faire un apprenti Mandalorian. Cela tombe bien : il a un nouveau papa. Din Djarin demande donc à adopter officiellement Grogu, qui peut alors devenir son disciple. Oui, la saison se termine avec un Baby Yoda qui devient Din Grogu.

C’est mignon et inspirant à la fois, et ça fait plaisir à voir – contrairement au petit montage qui suit et nous rappelle l’existence du Mythosaure, paisiblement endormi dans les eaux de Mandalore. Beaucoup de bruits pour peu de choses ce monstre !

L’épisode n’est pas encore tout à fait terminé, cependant. Alors que Din Djarin part à l’aventure avec Din Grogu pour le former, Mandalore est définitivement reconquise par les Mandaloriens – et par Bo-Katan en particulier. À l’aventure le Din Djarin ? Pas tout à fait encore : il doit d’abord régler quelques détails pour s’assurer une vie tranquille.

Il se rend d’abord auprès du Capitaine Teva pour négocier un deal intéressant : il sera chasseur de primes pour lui, de manière à faire profil bas pour que Grogu ne soit pas trop mis en danger. Din Grogu et Din Djarin se retrouvent ainsi à bosser pour la Nouvelle République, de manière parfaitement officieuse mais, on n’en doute pas, régulière. Ce peut faire une bonne base pour une suite, ma foi.

Une fois cet accord passé avec un Teva qui fait semblant d’y réfléchir, Din Djarin retourne sur Nevarro pour rendre visite à Karga. Il obtient une cabane aux abords de la seule ville de la planète, pour vivre paisiblement en famille, entre deux aventures. En échange, Din Djarin a toutefois un cadeau pour Karga : il a négocié auprès de Teva la tête d’un robot de l’empire pour en récupérer des pièces détachées. Grâce à ça, il a pu sauver IG-11.

La boucle est bouclée, donc, toutes les intrigues de la saison sont arrivées à une conclusion naturelle et on peut terminer sur une scène bien réussie où Din Djarin et Din Grogu profitent d’un moment de calme dans leur nouveau foyer. C’est que ça faisait très fin de série, ça !

EN BREF – Vraiment, c’est frustrant, après autant d’attente (ça se compte en années !) de se retrouver avec huit épisodes qui ont eu du mal à trouver un rythme et une intrigue avec enjeux. Même les mignonneries de Grogu n’ont pas toujours su faire l’affaire… et les deux épisodes de fin concluent beaucoup trop vite toutes les pistes qui étaient ouvertes dans les six premiers épisodes, parce que souvent, il s’agissait de pistes faciles à suivre et peu longues.

Si je ne peux pas bouder mon plaisir face à l’intensité du dernier épisode, je trouve donc quand même qu’on a fait le tour trop vite de cette saison et que la série semblait perdue dans ce qu’elle voulait faire. This is the way, j’imagine.

Quant à une possible saison 4, c’est sur BFMTV que Favreau a confirmé l’avoir écrite… Je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à faire 100% confiance à une chaîne française sur ce genre de scoops. L’avenir nous le dira – mais l’avenir commencera par deux autres séries : Ahsoka et The Skeleton Crew. Ouais, la franchise n’arrête pas de s’agrandir. Espérons juste qu’elle racontera mieux ses histoires.

Quant à l’attente d’ici là, ça pourrait être pas mal que je la comble en tentant de regarder Andor ou la série Han Solo. Peut-être. Un jour ? Ce pourrait être bien car tout ça prendrait la direction d’un gros film crossover au cinéma…

The Mandalorian – S03E07

Épisode 7 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.

Spoilers

Gideon a repris bien du pouvoir depuis qu’il est en fuite.

We shall be rid of the Mandalorians once and for all. Long live the Empire !

Si je suis parfaitement honnête, la saison ne sait tellement pas ce qu’elle veut raconter que je n’ai pas forcément envie de voir l’épisode immédiatement… Seulement, il était en TT quand je suis rentré du boulot, et il l’est encore maintenant : ça me fait donc un point facile pour le Bingo Séries de regarder cette petite heure d’épisode. Et puis, qui sait ? On approche de la fin, peut-être que le puzzle va devenir intéressant.

J’ai du mal à y croire après l’épisode de la semaine dernière, qui était franchement décevant, avec une enquête de série procédurale pas bien dingue et une réunification bien rapide des Mandaloriens en fin d’épisode. Je m’attendais à une autre intrigue pour ça, on ne va pas se mentir. Cela donne l’impression que les scénaristes n’osent pas forcément pondre des idées incroyables, pour se contenter de la simplicité.

C’est gênant pour une série à gros budget. Et c’est gênant aussi après autant d’épisodes de ne pas être sûr de ce que la saison voulait raconter. C’est très à la mode, cependant. L’épisode commence par une scène voyant Elia se balader en ville pour mieux faire un rapport sur ce qu’il s’est passé à Nevarro à… Gideon.

C’est problématique, n’est-ce pas ? Il apprend ainsi l’alliance des clans de Bo-Katan et de celui de Din Djarin, ce qui n’annonce rien de bon pour lui. Il aboie un coup sur sa subalterne, avant de se rendre à une réunion de la plus haute importance. Les plans s’amusent à nous le montrer comme un grand-méchant, limite digne d’un Dark Vador. La réunion qu’il squatte ? Des responsables bien placés hiérarchiquement qui évoquent les critiques, déjà, de la Nouvelle République, en hologrammes. Il s’agit d’un Conseil de l’Ombre, d’après Gideon, qui se met bien : il propose qu’il serait temps de mettre en place un nouveau leader à leur groupe.

Cela fait s’élever quelques critiques, tout de même, mais il sait s’en défendre, bien sûr. La critique principale concerne le frein mis sur le projet Nécromancie, au nom qui ne dit rien qui vaille : Pershing ayant été arrêté, les clones ne sont pas tout de suite. Ce que je ne comprends pas bien, c’est que Pershing a été arrêté à cause d’Elia, qui bosse pour Gideon.

Peut-être qu’il s’agit d’un coup de poker pour du plus long terme, permettant à Gideon de se garder l’avancée de ses recherches ? Ce n’est pas clair. En tout cas, Gideon obtient finalement ce qu’il souhaitait : une garde rapprochée et des renforts pour se protéger des Mandaloriens. Il en fait ses nouveaux ennemis personnels, promettant une longue vie à l’Empire et la fin des Mandaloriens, avec l’aide de ce Conseil de l’Ombre. Cela aurait fait une scène intéressante en début de saison, tout ça, mais là… ça semble arriver tard pour tenir toutes ses promesses.

Pendant ce temps, à Nevarro, les Mandaloriens débarquent pour réclamer les terres promises. Ce n’est pas gagné : Bo-Katan stresse de savoir que les groupes qu’elle réunit ne se connaissent pas et détestent tout ce qu’ils savent des autres. Il va pourtant falloir apprendre à cohabiter, le tout sous le regard bienveillant de Karga qui ne semble pas s’inquiéter outre mesure de voir débarquer un énorme vaisseau, anciennement à l’Empire, au-dessus de sa ville de dix habitants. Franchement, il semble y avoir plus de Mandaloriens dans le vaisseau que dans toute la ville. J’imagine que c’est plus simple de dédoubler par effets spéciaux des gens en armure complètes.

Et au moment où je pensais ça, que se passe-t-il ? Tous les Mandaloriens retirent les casques qu’ils avaient, devant les Mandaloriens déjà installés sur Nevarro et menés par la Forgeronne. Ma foi, on sent bien que la paix politique va être difficile à maintenir en place.

En attendant, Karga vient souhaiter une nouvelle fois la bienvenue à Din Djarin, en lui offrant un cadeau que personne n’avait demandé : IG-12. Plutôt que de réparer l’irréparable robot qui avait sa propre conscience et m’aurait fait un point de Bingo Séries facile, Karga a décidé de créer un robot-véhicule qui serait piloté par… Grogu.

Din Djarin s’y oppose bien sûr, parce qu’il considère que Grogu est trop jeune pour gérer un tel engin. Il a clairement raison, mais Grogu prend vite goût à IG-12 : il lui permet même de communiquer avec les mots « oui » (aux idées de Karga) et « non » (à l’interdiction de Din Djarin). C’est tordu, mais il faut bien reconnaître que ça faisait de bons gags tout ça : Grogu qui découvre le pilotage, qui galère un peu dans le bureau de Karga ou qui se précipite sur un étal de marchands de fruits et légumes, ça fonctionnait. J’ai adoré voir Grogu être plus grand que Din Djarin par exemple. Ma foi, je suis un public facile quand il est question de mignonnerie.

Après tout ça, nous avons droit à une nouvelle intervention de Bo-Katan qui parvient à rallier ses troupes pour de vrai. Je ne vois toujours pas bien ce qui lui donne tant de légitimité auprès de clans différents, et surtout auprès de celui qui souhaite garder son casque quoiqu’il arrive, mais voilà, elle parvient à obtenir plein de volontaires pour sa prochaine mission : se rendre sur Mandalore pour reconquérir une Terre qui leur appartient.

C’est peut-être ça mon problème avec la saison : en soi, il y a plein de choses qui mériteraient à elles-seules un développement sur une saison avec de vrais twists… mais à chaque fois, on nous bâcle en un épisode ces idées, sans vrais twists ou sans gros moments de suspenses. Après, visuellement, c’est irréprochable. J’ai beaucoup aimé la scène digne des affiches promos de The 100 avec les Mandaloriens qui tombent du ciel, par exemple, ou tous les paysages magnifiques sur Mandalore. M’enfin, c’est quand même la base, vu le budget, de nous proposer des plans magnifiques.

Et ça ne fait pas tout. Bref, revenons-en à l’épisode : Bo-Katan donne des ordres à ses troupes, leur demandant de surveiller la surface et de voir ce que ça donne, en attendant de retrouver leur forge – et de déterrer la capitale, probablement. Nous sommes donc partis pour une longue marche pas bien passionnante où personne ne parle. Heureusement, il finit par se passer quelque chose : Din Djarin repère de la poussière à l’horizon, puis tout un navire qui approche. Oui, un navire, vraiment, j’ai eu l’impression d’être devant Pirate des Caraïbes. C’est Disney, ça.

A bord du vaisseau considéré d’abord comme ennemis, il y a en fait trois Mandaloriens qui demandent de la nourriture et sont loyaux à Bo-Katan. Cela tombe bien, quand même. Elle leur doit tout de même quelques explications sur ce qu’il s’est passé avec Gideon et comment il a pu récupérer le Sabre Noir – elle voulait simplement sauver les Mandaloriens car Gideon lui avait promis d’assurer la sécurité des villes Mandaloriennes.

C’est aussi l’occasion pour apprendre comment d’autres tribus mandaloriennes ont pu survivre, tandis que Din Djarin est surpris de découvrir la vérité concernant Bo-Katan. Celle-ci est pleine de culpabilité de ce qu’il s’est passé et a peur de ne pas être à la hauteur de son nouveau rôle. Une fois de plus, elle s’en confie donc à Din Djarin quand celui-ci lui exprime son admiration. Cela devient franchement redondant à force, on a compris que Bo-Katan était géniale, on a compris qu’elle doutait, mais ça ne se développe pas beaucoup tout ça. Répéter des scènes sur une saison de huit épisodes, je ne suis pas sûr que ce soit une superbe idée.

En plus, une fois n’est pas coutume, l’épisode paraît drôlement long pour ce qu’il propose vraiment. J’ai l’impression que ça pourrait être amputé facilement d’un bon quart d’heure sans que ça ne change rien à la dynamique du scénario. À l’ambiance, peut-être, d’accord. Bref. Le nouveau trio de Mandaloriens accepte de mener notre troupe jusqu’à la Force, ce qui leur fait gagner du temps. Nous, on en perd quand même en développement de personnages secondaires que l’on voit jouer à un jeu de société.

C’est ce jeu qui semble provoquer une première discorde entre des Mandaloriens de clans différents. Franchement, ce sont des gamins, comment la planète a pu vivre tant de temps avec des égos pareils ? Le duel voit donc s’affronter deux leaders de troupes différentes, sans que personne ne puisse intervenir. Bo-Katan elle-même refuse d’interrompre le combat, considérant que ça devait arriver à un moment ou un autre.

C’est finalement Grogu qui est le messager de la paix et s’interpose entre les deux Mandaloriens, grâce à IG-12 et son bouton « non ». J’aime bien l’idée… mais du coup, ça n’est pas vraiment une résolution du problème de fond sur les troupes incapables de s’entendre. La série passe bien vite à autre chose, en plus, alors qu’il y aurait beaucoup de développements à apporter à tout ça, selon moi en tout cas.

Je ne suis pas scénariste, cependant, et on manque probablement de temps pour développer ça quand le Mythosaure se réveille soudainement et décide de s’attaquer au vaisseau des mandaloriens. Bien. Le truc que personne ne savait exister décide donc de se réveiller sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment il s’est réveillé, et il attaque aussitôt les Mandaloriens ? Il va falloir faire avec.

Bien sûr, je suis content de revoir ce monstre, car je l’avais trouvé extrêmement sous-exploité lors de sa dernière apparition… mais était-ce vraiment utile ? Rien n’est moins sûr. Il pousse en tout cas nos héros à se réfugier bien vite dans les souterrains de la planète, où se trouvent les décombres de la Grande Forge. Elle ne ressemble plus à grand-chose et s’avère finalement être un piège pour nos héros : des Stormtroopers de l’Empire les y attendent, débarquant pour les prendre à revers. Bon, l’effet de surprise n’est pas génial, en vrai, car ils sont vite repérés.

L’épisode peut en tout cas se terminer sur une énorme fusillade, pas forcément lisible puisque tous les personnages ont un casque. Grosso modo, ce sont les blancs (méchants) contre les gris (gentils). Cela fonctionne et ça vaut bien une fusillade dans une série policière. Au moins, les mandaloriens peuvent ainsi se battre pour récupérer leur planète – et Grogu aussi, parce que oui, il est là et oui, Din Djarin fait ce qu’il peut pour le protéger et continuer de l’élever.

Les Stormtroopers battent rapidement en retraite, en tout cas. Ils semblent perdus… jusqu’à ce qu’il soit révélé une fois de plus que nos héros sont tombés dans un piège. Tous les mandaloriens se retrouvent donc coincés entre deux murs, à l’exception de Din Djarin. Le pauvre se retrouve seul face à tout un tas de Stormtroopers. Cela ne l’arrête pas pour autant : il se bat aussi valeureusemetn que possible.

Il ne fait malheureusement pas le poids et, contre toute attente si ce n’était pas l’avant-dernier épisode d’une saison devant forcément mettre notre personnage dans une situation de défaire. C’est bien le cas, donc, et ça lui permet d’être confrontés une fois de plus à Gideon. Le face à face entre eux est plutôt intéressant, avec Gideon promettant enfin la destruction complète de Mandalore et des mandaloriens. Ceux-ci vont vite devoir oublier leur division pour faire face à un ennemi commun, quoi, on les voit arriver.

Rapidement, Din Djarin est ainsi fait prisonnier pour assister à tout ce massacre (c’est en tout cas la seule explication rationnelle que je trouve : Gideon doit vouloir le faire prisonnier pour le faire souffrir ? Cela irait tellement plus vite de le tuer, hein). Bien sûr, Gideon repère aussi rapidement Bo-Katan, et ça lui fait bien plaisir d’annoncer la destruction à venir de sa flotte pendant qu’elle est retenue prisonnière. Il lui laisse toutefois le choix de se rallier à lui, en déclarant à ses troupes que la planète est à lui.

Bo-Katan refuse évidemment de lui remettre le Sabre Noir, cette fois. Elle a appris de ses erreurs et elle a plein de Mandaloriens pour la protéger. Elle utilise le Sabre Noir pour se créer une issue de secours, et la fusillade peut reprendre. Gideon, en bon lâche, se barre et laisse ses clones s’en prendre à eux. Un de nos Mandaloriens y laisse malheureusement sa vie, se sacrifiant pour assurer la liberté des autres – et de Bo-Katan. La scène était plutôt sympathique, voire impressionnante quand on voyait son flingue surchauffer.

L’avantage, c’est que c’est lui qui se sacrifie, ce qui fait que ce n’était pas à Din Djarin de le faire. Il semble survivre un instant, mais Pav Vizsla (c’est son nom dans les sous-titres) est finalement tué par trois clones à l’armure rouge. Bon. C’est dramatique, tout ça.

Walker – S03E15

Épisode 15 – False Flag (2) – 16/20
Je m’y attendais et ça se confirme : tout semble réglé, on pourrait presque voir cet épisode comme une fin de saison. Pourtant, la série reviendra bien dans environ trois semaines pour une dernière salve d’épisodes. Drôle de diffusion et de construction de saison, aussi bien dans le scénario que dans les choix de la CW. Pour en revenir à cet épisode, cependant, il était plutôt bon, même s’il va vite en besogne à mon goût.

Spoilers

La mort de Julia propulse Cordell au rang des terroristes, car elle avait déjà écrit son article le suspectant de faire partie de Grey Flag. Gênant.

Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais j’ai aimé que tout y soit linéaire et mette plutôt de côté la famille Walker. Je ne l’avais pas vu venir, mais Cordell prend en effet la fuite après la mort de Julia et se retrouve principal suspect dans sa mort. C’est entièrement logique après l’affaire du dossier l’accusant de bosser pour Grey Flag, mais je ne sais pas, je n’avais pas été assez attentif devant l’épisode pour l’envisager comme ça.

L’épisode commence donc par une conférence de presse tenue par Larry lui-même, accusant Cordell d’être un terroriste. Larry n’en pense évidemment pas un mot, mais on nous révèle qu’il accepte de le faire pour satisfaire le FBI. Le FBI, incarné par Tessa Graves, est sûr qu’il ne peut qu’être un membre de Grey Flag, refusant d’envisager que Kevin soit la source de l’article de Julia.

Cordell n’aide pas à croire le contraire en même temps, puisqu’il prend la fuite, comme un coupable. Il explique toutefois à Cassie, qui semble n’avoir aucun mal à le retrouver, qu’il s’est enfui parce qu’il savait les apparences contre lui, surtout quand il a entendu à la radio que le FBI le cherchait. La scène avec Cassie manque sacrément de crédibilité, puisqu’elle se passe dans un supermarché où personne ne reconnaît Cordell, dont le visage est à la télévision à ce stade, mais ce n’est pas grave, elle permet de lancer assez vite l’épisode : Cassie achète tout ce dont Cordell a besoin pour prendre la fuite plus loin encore.

Pour cela, il décide d’incarner à nouveau Duke… ce qui était à la fois inutile et risible, surtout quand il met sa casquette de travers là. Cependant, il y avait du bon : j’ai beaucoup ri quand Geri l’imite ensuite. Oui, la bonne nouvelle de l’épisode, c’est que Geri est enfin de retour. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a été quasi évincée de cette saison et j’espère que ce n’était pas juste pour fournir à Cordell un endroit où se replier, parce que ce n’est sacrément pas malin de sa part d’aller chez son ex comme ça.

Le FBI ne semble pas bien malin non plus, vous me direz, puisqu’il ne la surveille pas et ne captent pas non plus le code qu’elle utilise pour prévenir Stella que Cordell est toujours en vie et est chez elle. La scène était si stupide : entre Stella qui ne capte rien et qui rend l’appel encore plus bizarre qu’il ne l’est et le code qui n’a ni queue ni tête, heureusement que ça me donnait un point du Bingo Séries, hein !

Bref, Bonham peut ainsi aller retrouver Cordell et lui venir en aide, pendant qu’à Austin, les choses n’avancent pas bien vite. D’un côté, la famille Walker se fait remettre à sa place, y compris par Larry, de l’autre, Trey culpabilise de la mort des agents du FBI dans l’explosion. Il s’en sent responsable car elle a eu lieu suite à sa couverture foireuse. Cela dit, ce qui était le plus foireux, c’était bien l’idée même de cette couverture une fois que Kevin était le leader de Grey Flag, hein.

Revenons-en à Kevin, justement : de manière prévisible, il cherche à prendre la fuite. C’est si prévisible qu’il a rapidement Cassie et Trey sur le dos, mais aussi Cordell et Bonham. Les deux derniers n’hésitent pas à confronter directement Kevin, histoire que l’on puisse nous révéler que Kevin est le frère de Coop. On s’en doutait fortement, mais c’est bien de l’expliciter – même si ça reste peu crédible que Cordell ne reconnaisse pas le frère de son frère d’armes, je trouve. Ils ne se sont jamais rencontrés, on va dire que ça passe.

En tout cas, la confrontation tourne court quand Coop débarque de nulle part (sérieusement), ressuscitant tel Jésus aux yeux de son frère. Malgré tout, ça ne suffit pas à calmer Kevin qui en a trop fait et est trop dans la merde pour vraiment faire demi-tour. Même si Coop s’excuse d’avoir déçu son frère, c’est trop tard : Kevin s’obstine à vouloir tuer Cordell. Résultat des courses : il blesse son frère à l’épaule en lui tirant dessus (bien joué) parce que Coop se jette devant Cordell pour le protéger.

Su-per. Cela mène à une course poursuite sympa entre avion et moto où c’est la moto qui gagne, parce que c’est Cordell qui est sur la moto. Il tire quelques balles sur Kevin à travers le cockpit, mais c’est finalement Cassie, qui débarque au même moment, qui a droit à la balle finale qui tuera Kevin. Cordell n’avait plus de munitions et était à ça d’y passer.

C’est jouissif que Cassie puisse au moins se venger en tuant Kevin. Cela dit, Cassie m’a bien énervé aussi pendant l’épisode (décidément !). Je trouve ridicule qu’elle en veuille à Trey de l’avoir poussée dans les bras de Kevin. À un moment donné, elle a pris sa décision toute seule et c’est trop simple d’expliquer qu’elle avait peur de Kevin à la base quand en vrai, elle passait du bon temps avec lui. L’épisode se termine pourtant là-dessus : Cassie en veut à son colocataire et n’arrive pas à passer au-dessus pour savourer leur victoire. Su-per, vraiment.

Sinon, eh bien, Cordell est innocenté par Coop de tout ce qu’on lui reprochait et tout est bien qui finit bien. Pas exactement le cliffhanger de l’année cette affaire… l’attente avant le prochain épisode sera longue en jours, mais pas si longue à vivre pour autant !