The Rookie – S04E04

Épisode 4 – Red Hot – 13/20
J’ai encore du mal à être convaincu par cet épisode, et par cette saison en général. Disons qu’elle est pleine de bonnes intentions et que j’en adore les personnages, mais que ça ne me fait pas oublier qu’il n’y a plus tellement de cohérences. Il y a bien plus de détails qui me dérangent que lors des premières saisons. Reste à savoir si c’est moins bien écrit ou si c’est moi qui ouvre enfin les yeux…

Spoilers

Une disparition pas si inquiétante suite à ce qui ressemble à une dispute conjugale amène les policiers de Los Angeles sur la piste d’espions russes.


Famous last words

Ecoutez, soyons clairs, je n’accroche vraiment pas au couple entre Bailey et Nolan, je trouve que ça va bien trop vite et que ça n’a aucun sens. À l’inverse, Nolan n’en finit plus de s’intégrer dans ce commissariat et de trouver sa place au boulot. On se rend assez vite compte qu’il n’apprécie pas trop de savoir que Smitty soit le seul à vouloir se faire élire représentant syndical.

Allez, ça l’occupera maintenant qu’il n’est plus un bleu. Bon, en attendant, il reprend le boulot et se retrouve embarqué dans une histoire improbable de femme disparue qui s’avère être droguée, probablement menottée auparavant et surtout très russe. Son « mari » et son « aide-soignant » ? Des russes aussi, complètement cinglés et prêts à tirer sur John, juste pour le fun. Tout cela le mène avec Tim et Lucy dans une maison-refuge d’espions russes et comme, bien sûr, ils sont des super-flics, ils refusent de laisser les agents fédéraux mener l’enquête à leur place, allant jusqu’à cacher des informations cruciales.

C’est tellement plus drôle de mener une enquête à risque et d’avoir toute l’adrénaline, hein. Les agents fédéraux les rattrapent bien lentement, en la personne d’un agent en chemise hawaïenne. Allez, ça, ça pourrait passer ; mais encore une fois, l’épisode n’est pas superbement écrit avec Tim qui reconnaît le « mari » mort de la femme sans l’avoir jamais vu ou l’agent fédéral qui balance des informations confidentielles à trois flics, juste pour le principe, dans une cage de Faraday pour que rien ne fuite… Mais en laissant les body cams des trois flics assis face à lui ????

Tout ça se termine par la révélation de Bailey est en fait une lieutenant de l’armée et qu’elle a les capacités de se battre au corps à corps avec une espionne russe quand Nolan l’emmène dans le garage du commissariat, ce qui n’a aucun sens ou aucune logique. Et puis, franchement, c’était EVIDENT que l’espionne allait les surprendre pour récupérer sa clé USB laissée dans la voiture de Nolan (pas passée au crible de la scientifique pendant toute la journée ?). Les agents fédéraux qui débarquent pile à la fin de l’action, par contre ? Ridicule. Allez, la chorégraphie de combat était géniale à voir et me fait presque apprécier Bailey, par contre, parce qu’elle a des sacrés moves.

Sans trop de surprise, tout ça finit bien avec les russes dans les mains des agents fédéraux et un couple Bailey/Nolan très solide. Pas leur meilleure intrigue, pas la pire non plus. Le couple finit par être appréciable dans cet épisode, on va dire, mais j’ai toujours du mal à comprendre comment ils sont devenus un truc si sérieux. Si encore ils avaient continué de se voir dans les mois entre le premier épisode de la saison et la suite, ça pourrait avoir du sens, mais ce n’est pas le cas…

Pendant ce temps, Aaron continue de s’intégrer comme il peut au commissariat, lui aussi. Ce n’est pas si évident quand on est le seul bleu du commissariat par contre – et quand on a Lucy qui ne se fait pas à l’idée qu’elle n’est plus une bleue, elle. Elle veut ainsi le faire parler sur Harper, en vain. Je pense qu’il a raison de se taire, surtout que Lucy est vraiment pote avec Nyla.

Cette dernière est de nouveau insupportable avec lui alors qu’elle s’était adoucie dans l’épisode précédent. Ainsi, quand il tombe par hasard sur une amie dans la rue, Nyla se montre super chiante et insiste pour qu’il remonte le plus vite possible dans sa voiture. Malgré ça, elle joue les curieuses et se permet encore de donner son avis, tout en le formant quand même. Heureusement qu’il y a la partie formation pour qu’on se marre un peu, parce que tout le reste, ce n’était pas glorieux. Qui est-elle pour juger qui sont les bons ou mauvais amis d’Aaron ?

De son côté, Angela reprend le boulot, enfin. Si elle était pressée de reprendre, elle se rend vite compte que son chef est toujours aussi con, même si elle est acceptée désormais. Il ne la félicite pas vraiment et ne lui souhaite pas spécialement un bon retour. Angela se rend compte aussi que le commissariat n’est pas prêt à recevoir une femme qui allaite encore – le frigo est cassé, personne ne semble être assez adulte pour parler d’allaitement ou des problèmes de femmes enceintes.

C’est sérieusement n’importe quoi à ce stade, ils se comportent tous comme des gamins. Cela lui laisse l’occasion de donner quelques sermons rapides aux gamins qui l’entourent, sans l’empêcher de bosser pour autant – malgré un problème de frigidaire.

Bien sûr, si Angela reprend le boulot, Wesley a déjà eu l’occasion de reprendre son travail et ça se fait avec toujours autant de remous. Il se rend à nouveau chez le dealer qui le menace pour mieux découvrir que le sergent Gray est déjà sur sa piste. Oups. Cela ne fait qu’ajouter du stress à Wesley qui n’en mène pas large, entre Angela qui le force à faire des aller-retours chez eux pour mettre son lait au frais et son client qui est insupportable avec lui. Cela n’empêche pas Wes d’être dépité d’apprendre que son client est finalement tué en prison car il risquait de balancer le dealer. Ben voyons, il coopérait depuis le début, mais OK.

Wesley gère au moins la situation du frigo pour Angela, ce qui lui permet à elle de se concentrer sur l’intrigue du tueur en série que j’avais un peu oublié, je dois dire. Elle revient sur le devant de la scène quand Aaron et Nyla trouvent un vélo et le cas d’un gamin renversé. Comme Angela a toutefois besoin de rentrer chez elle auprès de son bébé, c’est Nyla qui fait le travail de reconnaissance en-dehors de ses heures de service.

Au moins, cela lui réussit : elle trouve la victime, battu à mort et laissé à l’abandon dans un entrepôt. Elle est un peu deux de tension à ne pas comprendre que l’entrepôt est sur le point d’être brûlé, mais ça nous fait un bon suspense au moins. Bien sûr, Nyla s’en sort en vie et réussit même à sauver la victime de l’incendie, mais ça les laisse malgré tout au point mort pour l’enquête puisque le pyromane a pu s’enfuir sans mal.

L’avantage, c’est que ça fait un peu avancer Angela quand même sur son enquête, et quand John vient lui demander des infos, on apprend qu’elle est bien trop cool comme détective par rapport aux autres puisqu’elle laisse John enquêter avec elle, en quelque sorte. C’est aussi elle qui le motive à se présenter comme représentant syndical, puisque Nyla s’est refusée au poste quand John lui a demandé. Forcément. Face à Smitty, Nolan a toutes ses chances, même si c’est le bleu le plus remarqué de l’histoire.

Ah, autrement, Aaron et Lucy se rapprochent pendant l’épisode quand Aaron se rend compte que son amie ne veut l’être que pour quelques followers de plus et qu’il a besoin de parler à quelqu’un de sa déception et de sa difficulté à trouver des gens à qui se confier sur ses difficultés. Les deux en arrivent à évoquer les morts de West et du coloc d’Aaron, ce qui est une nice touch de l’épisode. Pas convaincu de la relation qui s’établit entre eux, parce que ça va forcément prendre la direction du flirt pour finalement nous révéler que c’est bien un meurtrier. On verra.

The Rookie – S04E03

Épisode 3 – In the Line of Fire – 14/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode car les scénaristes retrouvent davantage leur rythme et tente d’ouvrir des perspectives en fil rouge pour la saison, mais tout de même, la majorité de ce qui est proposé dans cet épisode semble beaucoup trop forcée – et bien trop poussive d’ailleurs – pour que je lui mette une vraie bonne note. La série n’arrive pas à redresser totalement la barre, je trouve, et c’est un peu dommage.

Spoilers

La vie romantique de Nyla est plus intéressante que le fil rouge que les scénaristes imposent avec une étrange histoire d’incendie meurtrier justifiant la présence de Bailey au casting.


I came for the coffee, I stayed for the sniper.

Je sais bien que j’ai écrit dans l’article d’hier que je prenais sur moi pour apprendre à ne regarder qu’un épisode par semaine, mais j’ai envie de croire que la série peut redevenir bien. Et puis, j’ai envie de rentabiliser ma soirée aussi, et pas la motivation de me plonger dans une autre série honnêtement. Bon, après, il faut quand même de la motivation là, surtout que la série reprend avec une scène qui voit Nolan et Lucy foncer dans une maison en feu.

Ce n’est pas bien crédible que les flics arrivent deux minutes avant les pompiers, mais j’imagine que ça peut bien arriver dans certaines occasions puisque les flics sont en patrouille en ville. Quoiqu’il en soi, il est intéressant de voir l’enquête s’ouvrir comme ça : Nolan et Lucy sauvent un type avant de se faire engueuler par Bailey qui confirme le lendemain, dans la chambre de Nolan (!), qu’il s’agit bien d’une scène de crime. D’ailleurs, il y a même un cadavre dans les décombres. C’est embêtant.

Au moins, ça lui donne du travail à faire. Sinon, c’est la merde pour les audiences de la série. Vous savez comment je le sais ? Ils multiplient les scènes dans les vestiaires, et le nouveau bleu, Aaron, est déjà torse nu. Entre ça et les scènes Nolan/Bailey, il y a peu de doute. Bon, dans les vestiaires, Nolan conseille Aaron vis-à-vis de Nyla, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée.

L’avantage, c’est que ça aide Aaron à s’intégrer mieux face à Nyla – peut-être un peu trop bien d’ailleurs. Celle-ci a clairement du mal à marquer certaines limites avec lui, surtout quand son mec du moment (ah, il est encore dans l’équation) vient lui demander de faire sauter une amende, alors même qu’elle ne peut rien pour lui.

La vie privée de Nyla se mêle donc à cette relation professionnelle entre elle et son bleu, et le bleu apprend à ses dépends que la vie privée doit rester autant que possible à l’écart de la vie professionnelle. La scène était très sympathique et rappelait les débuts de la série, avec une leçon facile à retenir. J’ai un peu jugé Aaron, parce que moi, j’ai capté que le central les appelait.

Ah, en parlant de jugement, Aaron juge pas mal Nyla quand il rencontre son deuxième type du moment, James (je crois que c’est son nom, et c’est mon préféré pour le coup). Tu m’étonnes. Bizarrement, ça finit par un chantage du bleu pour offrir à sa supérieur un dîner au restaurant afin qu’elle arrête de le torturer en l’emmenant à la morgue. Et les deux sympathisent énormément juste avant la première autopsie.

La série surprend en s’éloignant de l’incendie du début assez rapidement, et pour cause : un sniper d’élite interrompt la pause-déjeuner des flics en tuant une victime au passage, juste sous leur nez. Le type est sacrément fort et la scène de sa fuite était sympathique. On sait où part l’argent de la série au moins. Et c’est ce qui mène Nyla et Aaron à la morgue, où ils croisent Lucy et Nolan qui reprennent l’enquête sur l’incendie.

C’est loin d’être simple avec un témoin qui est perché et un type soupçonné d’avoir mis le feu qui est mort avant l’incendie. C’est problématique, mais le puzzle commence à se reconstituer et j’imagine qu’une fois de plus, tout sera lié dans cet épisode.

Pendant ce temps, la série se concentre également sur Wesley et sur une intrigue qui fait un brin peur. Il reprend le boulot avec un premier rendez-vous qui n’a rien de la légalité à laquelle il nous a habitué : il fait face à un dealer, Elijah, qui le menace et lui rappelle que s’il a encore un bébé sur lequel veiller, c’est parce qu’il a été là pour lui.

Wesley pense pouvoir se débarrasser de lui facilement grâce à son assistante, mais c’est loin d’être le cas. Très loin, même. Alors qu’il partage un dîner sympathique avec Angela, Elijah débarque pour menacer à nouveau Wesley, de manière plus efficace : il lui montre qu’il a pu hacker facilement le moniteur pour bébé qu’ils utilisaient. C’est l’occasion pour Wesley d’apercevoir un peu le rencard de Nolan et Bailey (c’est dingue, il l’embarque partout alors qu’ils sont en début de relation ??) alors qu’Angela est en train de consoler Nyla.

Oui, Nyla a besoin d’être consolée parce qu’elle a finalement donné rendez-vous à ses deux rencards au même moment : James ne lui répondant pas pour aller au restaurant, elle a demandé à son autre prétendant de se pointer. Ce n’était pas sa meilleure idée et elle s’est fait dégager par les deux, histoire de prendre conscience qu’elle faisait de la merde.

Après, vaut mieux sa merde à elle que celle de Wesley. Il se retrouve forcé de jeter ses moniteurs pour bébé, bien sûr, mais aussi de bosser pour Elijah qui est lié à toutes les enquêtes de l’épisode – le sniper, l’incendie. Lucy et Nolan arrêtent ainsi un type qui les menace avec une grenade pendant un court temps pour qu’il soit rapidement défendu par Wesley, forcé de lui apporter une enveloppe.

Ce sera un fil rouge intéressant avec Angela qui révèle en fin d’épisode qu’il y a un serial killer tuant ses victimes avant de foutre le feu, de même que cela sera un fil rouge intéressant de voir Lucy et Tim travailler de nouveau ensemble. Yep. Ils ont mis un peu de temps à en arriver là, à se tourner autour pendant tout l’épisode et à embaucher, dans le cas de Tim, Smitty comme assistant, mais on savait dès le départ que Tim voulait éviter les rumeurs concernant Lucy – et éviter qu’elle ne se sente en train revenir en arrière.

C’est efficace et j’ai hâte de voir la suite de cette relation, de même que je trouve sympathique la manière dont les scénaristes forcent à fond pour qu’on sympathise vis-à-vis d’Aaron. Allez, pourquoi pas, c’était mignon de le voir arranger la situation entre Nyla et James… mais bordel, qu’est-ce que c’était forcé ! Entre ça et Bailey qui se retrouve limite à enquêter avec Nolan alors que ce n’est pas son taf, on n’est pas sortis de l’auberge !

The Rookie – S04E02

Épisode 2 – Five Minutes – 13/20
La série parvient assez bien à justifier à nouveau son titre en ce début de saison, mais je reste sceptique vis-à-vis de la cohérence de tout ce qu’on nous raconte dans cet épisode. C’est un peu dommage de retrouver la série en si petite forme pour une nouvelle année. On sent que les scénaristes n’avaient pas tout prévu des rebondissements en coulisses et que les intrigues en pâtissent. Vraiment, zéro crédibilité la partie criminelle de l’épisode.

Spoilers

Un nouveau bleu intègre l’équipe et a cinq minutes pour prouver à Nyla sa valeur.


Just keeping it real.

Allez, il faut bien que je reprenne la série, et ça commence bizarrement par Lucy qui fait faire des travaux à Nolan dans la chambre de son ancien colocataire. Ben oui, Tamara prend la chambre vacante et ça pose problème à Lucy : il faut changer la couleur des murs, et elle n’arrive pas à se décider. Bien sûr, elle ne s’en rend pas compte et met ça sur le dos de Tamara. Moi, j’aime bien la décoration avec toutes les couleurs au mur sinon, je trouve ça plutôt sympathique.

Après, il n’est plus à prouver qu’il ne faut pas me faire confiance du côté des goûts, et il est intéressant de voir la série faire au moins semblant de se souvenir que West était un personnage essentiel à la série de bien des manières. Le temps qui a passé depuis son meurtre est frustrant pour qu’on puisse faire notre deuil du personnage, en plus.

L’avantage, c’est que ça règle aussi un problème des scénaristes ce départ : Lucy et Nolan peuvent faire équipe ensemble pour arrêter une voleuse réputée dans tout Los Angeles. Enfin, une innocente, pardon. Elle est juste suspectée de plus d’une quarantaine de vol sans avoir jamais été arrêtée. C’est pas mal. Elle s’appelle Claire Ivey et on la reverra, c’est clair.

En attendant, Lucy et Nolan sont forcés de la laisser partir et de simplement appeler Angela pour avoir des infos sur elle. Angela est en arrêt à se renseigner sur le nouveau bleu de Nyla, et l’appel lui fait du bien apparemment. Elle m’a bien fait rire dans sa scène, et ça me rassure de voir que la série sait encore écrire des épisodes comme avant. On va dire que le précédent était un accident.

Bref, Lucy et Nolan se rendent ensuite sur une scène de crime qui est centrale pour l’épisode. Avant d’en parler, précisons que c’est là que Nolan retrouve Bailey pour la première fois depuis le mariage. Ah. J’avais totalement oublié l’existence de Bailey, mais j’aime bien l’idée de la voir revenir dans la série par la petite porte : c’est une pompier, donc on la verra toujours de toute manière. Savoir que sa relation avec Nolan a du mal à commencer suite au meurtre de West, c’est juste logique.

En revanche, j’ai toujours du mal à comprendre comment elle s’est incrustée si vite dans la vie de Nolan. J’ai beaucoup de mal à lui faire confiance, et voir Nolan l’embarquer dans une filature pour leur premier rencard – ou leur troisième paraît-il – c’était bizarre. Pas étonnant qu’elle veuille le dégager de sa vie ensuite, mais la série en a trop fait autour de Bailey pour que ça puisse se finir si vite entre eux.

Entre temps, Nolan effectue donc une filature de Claire Ivey et tente vraiment de l’arrêter par tous les moyens, en montrant à quel point il est sur son dos depuis le départ. C’est parfaitement insupportable de sa part, on est sur du harcèlement policier, surtout s’ils n’ont aucune preuve. La voleuse a aussi beaucoup trop tendance à être à deux doigts de reconnaître qu’elle a commis des vols, franchement.

Bon, bref, la scène de crime était centrale même si Lucy et Nolan n’y font rien d’autre que croiser Bailey. En effet, Nyla se récupère un nouveau bleu elle aussi, mais il y a un problème avec lui. Il s’agit en effet d’Aaron Thorsen, un homme plus connu pour avoir été accusé du meurtre de son colocataire à Paris que pour être un bon flic. Cela embête bien Nyla qui reste trop centrée sur les préjugés pendant tout l’épisode. Après, c’est vrai que c’est difficile d’imaginer que ce type de personnalité puisse être un bon flic, mais de là à menacer de le virer avant même de le rencontrer, de là à ne lui laisser que cinq minutes pour prouver qu’il peut être un bon flic et de là à attendre sa démission juste parce qu’il a eu du mal à supporter son premier cadavre en tant que flic… Irk. J’aime beaucoup Nyla, mais là, elle m’a soulé pour une bonne partie de l’épisode.

Heureusement que Gray était là pour la calmer et heureusement qu’Aaron Thorsen peut se permettre cent fois plus de choses que les bleus d’origine. C’est abusé, mais ça faisait du bien de voir ce bleu affirmer qu’il voulait vraiment faire partie du programme. Tout ça lui permet donc de retourner une deuxième fois sur la scène de crime centrale de l’épisode avec Nyla. En effet, quelqu’un a brisé les scellés ce jour-là : l’assistante de la victime.

Celle-ci révèle que sa patronne s’est fait voler son ordinateur, et ce n’est pas n’importe quel ordinateur, c’est un ordinateur avec du contenu sensible : l’emplacement d’un camion de bijoux précieux sur le point d’être livré pour un important gala de Los Angeles. Of course. Le bleu est suffisamment malin pour faire le lien avec Claire Ivey, alors même que Nyla ne le fait pas quand c’était pourtant évident. C’est un peu frustrant de voir Nyla si à l’ouest, honnêtement !

Je ne sais pas trop, j’ai eu du mal avec l’écriture de l’épisode du coup, je crois, même si j’ai aimé avoir toutes les intrigues qui se recoupent. D’ailleurs, de son côté, Tim a obtenu sa promotion pour devenir sergent. En théorie, c’est une bonne nouvelle. En pratique, ça veut surtout dire qu’il redevient un bleu aux yeux de ses collègues. Il est malgré tout leur supérieur, et c’était intéressant de le voir prendre la place de Gray pendant la réunion matinale habituelle ou pour toute l’enquête autour de Claire.

C’est lui qui finit par monter une bien belle opération où Nolan parvient à arrêter Claire, mais là encore, la série a du mal à se relever de l’épisode précédent. Je veux dire, ça manque de crédibilité de la voir se prendre une balle dans un décolleté plongeant, mais tenir debout menottée comme si de rien n’était. Eh, ça m’arrange bien pour le Bingo Séries, hein. Dans les choses qui manquent de sens autrement ?

Ecoutez, Nolan finit en couple avec Bailey qui avait juste peur de s’engager et de se faire dégager alors que Lucy accepte que Tamara détruise complètement la chambre de West avec des peintures étranges. Je n’oublie pas non plus Nyla qui redevient sympathique avec son bleu, en acceptant de changer son surnom qui lui rappelle le meurtre traumatique de son colocataire… Drôle d’histoire pour l’intégrer à l’équipe, tout de même.

Il s’intègre pourtant au casting de manière assez évidente et presque trop simple. Cela aurait pu être sympa de laisser passer un peu de temps avec plusieurs recrues virées avant de nous remplacer West, mais admettons. La série justifie en tout cas son titre avec ce nouveau bleu et avec Tim qui l’est aussi ; tout en préparant le terrain pour le moment où Nolan coachera à son tour un bleu.

Il n’empêche que du point de vue de l’intrigue et l’enquête policière, pour l’instant, on est assez clairement sur un épisode moyen qui peine à être crédible. Ils ont fait mieux. Beaucoup mieux. Le meilleur reste le cliché comique d’Angela et Wesley en congés pour s’occuper du bébé, quand même ! Enfin, soit ça, soit la relation Tim/Lucy qui sauve bien souvent la série de toute manière.

In the Dark – S03E13

Épisode 13 – Expectations is the Root of All Heartache – 16/20
Cet épisode prouve que ce n’était finalement pas si compliqué d’écrire des personnages appréciables, et les scénaristes parviennent à faire leur mea culpa, même si c’est un peu tard. J’ai un sentiment partagé face à cet épisode, avec l’impression qu’il aurait peut-être fallu s’arrêter là pour cette série et, en même temps, avec l’envie de revoir certains d’entre eux. Pas sûr de ce que la suite de la série pourra être, par contre, pas sûr que ça soit une réussite non plus.

Spoilers

Murphy retrouve Jess, mais pas comme elle le souhaitait.

The only way out is when you die. That’s what I did.

Les retrouvailles entre Jess et Murphy ne sont pas exactement celles que Murphy attendait : Jess était clairement très heureuse d’être sans elle et la revoir ne l’arrange pas vraiment dans sa nouvelle vie parfaite. Murphy met trois plombes à comprendre l’évidence : Jess voulait recommencer sa vie loin de tout ce merdier. Et elle a bien raison.

Murphy ne le vit pas bien, cependant, et elle s’énerve aussitôt contre sa pote qui n’a qu’une envie : savoir comment Murphy a pu la retrouver. Pour cela, Jess repart en arrière et raconte à Murphy ce qu’il s’est passé depuis l’incendie. C’est un peu frustrant : elle a été sauvée de l’incendie par Alex, après s’être évanouie. C’est gros. Cela dit, ça passe et c’est assez logique : à son réveil à l’hôpital, le récit de Darnell a juste fait flipper Jess.

Forcément. C’est ce qui a dû la motiver à se barrer, franchement : Darnell lui avoue qu’il n’a aucun moyen de changer de vie ou de revenir en arrière, et qu’il a décidé de rester dedans jusqu’au cou comme si de rien n’était. C’est violent comme tout, parce que ça laisse Jess en plein souhait de vouloir mourir. En vrai, elle regrette la période où elle ne connaissait pas Nia, elle regrette le fait de savoir que partir au Canada ne sera pas la fin de tout le merdier dans lequel elle est et elle regrette de n’avoir pas de solution pour s’en sortir.

Le seul moyen de s’en sortir, c’est de mourir… mais comme elle n’a pas envie de mourir non plus, elle a juste fait semblant. Elle est donc partie de l’hôpital par elle-même, pour se prétendre morte, supposant que Felix comprendrait qu’elle avait été enlevée par Josiah. En fait, c’était plutôt parfait comme plan, mais c’était sans compter sur Murphy. Evidemment que Murphy n’arrêtera jamais de la chercher, évidemment que Murphy la retrouvera. Pourtant, Jess avait l’espoir que Felix parviendrait à la convaincre qu’elle était morte.

Et c’est super violent pour Murphy, parce que même en acceptant ça, elle se rend compte que Jess était prête à ce qu’elle la pense morte pour le reste de toute sa vie. Et si je comprends le choc et la violence que ça doit être pour Murphy, je n’en reste pas moins du côté de Jess. L’épisode est excellent, avec une longue conversation entre les deux… sont-elles encore amies ?

L’épisode est excellent, donc, avec une longue conversation qui mène de toute manière à une impasse : Murphy veut se barrer au Canada avec Jess quoiqu’il arrive, Jess ne veut pas partir. C’est surtout dingue de se rendre compte que Jess a eu la mauvaise idée d’appeler Murphy en cours de route pendant son évasion. Sans ça, Murphy aurait possiblement abandonné ses recherches. L’appel de Jess ?

C’est peut-être le truc le moins cohérent qui existe dans son plan, mais après tout, elle est humaine : c’est un appel entre le regret et le besoin de confirmer ce qu’elle savait déjà, je pense, puisqu’entendre la voix de Murphy lui suffit à être sûre qu’elle ne peut pas faire demi-tour et qu’il vaut mieux prendre un bus pour se barrer bien loin. Et autant j’adore la relation Jess/Murphy à son meilleur, autant je comprends Jess à 100% quand elle finit par avouer à Murphy que leur relation est beaucoup trop toxique pour qu’elle puisse continuer.

Bordel. Je retrouve l’écriture de la série que j’aimais tant, avec une Jess hyper froide avec Murphy, mais c’est exactement la conversation que Murphy avait besoin d’avoir. En effet, ça lui permet de comprendre enfin à quel point elle est toxique pour tout le monde, et à quel point le fait que tout le monde la rejette et se casse autour d’elle n’est absolument pas normal. Enfin, ça l’est à cause de son attitude.

Les scénaristes soulignent enfin le vrai problème, en plus : Murphy se place en victime jusqu’à ce que Jess soit forcée de faire en sorte de l’aider à aller mieux, et c’est super toxique. Elle n’arrive pas à se mettre à la place de Jess, et c’est toxique. Bref, Jess ne veut plus rien avoir à faire avec Murphy, elle ne veut plus se rendre avec elle nulle part et elle ne veut plus vivre dans son ombre.

Ces scènes sont si brillantes à souligner tout le malaise qu’on sentait depuis la saison 1 dans leur relation. Cela fait vraiment du bien d’avoir une série capable d’être intelligemment écrite comme ça – dans ses relations uniquement, certes, mais quand même.

En parallèle, les scénaristes n’oublient pas qu’il faut boucler aussi le reste de la saison. On a ainsi une jolie scène entre Sarah et Darnell, avec une Sarah qui apparaît bien plus manipulatrice que je ne l’imaginais. Elle fait ainsi un bon chantage à Darnell pour qu’il l’aide à retrouver Murphy au plus vite, parce qu’elle est sûre que ça pourrait aider sa carrière.

Et franchement, les scénaristes sont dans l’abus : ça aide sa carrière. Genre Darnell se laisse très rapidement convaincre par Sarah. Un appel de Darnell à Murphy plus tard, Sarah se rend au commissariat et récupère sa légitimité aux yeux de Gene en donnant la localisation précise de Murphy. C’en est fini de la couverture de Jess, du coup. La pauvre.

Sarah se retrouve donc devant l’animalerie de Jess avec Gene et Josh grâce à un hélicoptère hyper efficace, et elle peut ainsi tuer l’oncle de Jennifer Walker au moment où il menaçait de s’en prendre à la vie de Murphy. Ben oui, c’est bien logique : quand il entend les flics approcher de l’animalerie, il pète un câble, car il comprend bien que c’en est fini de sa petite vie pépère, et il décide donc de tuer Murphy, comme promis.

Par chance, Sarah intervient à temps, alors que Jess semble plus paralysée par la peur qu’autre chose. Elle est incapable de réagir, et même quand Murphy se retrouve sous le cadavre de l’oncle, Jess ne réagit pas tout de suite, laissant Murphy dans sa panique. Finalement, la panique qu’elle partage les rapproche plus que prévu. Jess peut passer le stade de la colère dans lequel elle était, Murphy aussi, et les deux peuvent se dire qu’elles s’aiment avant de se séparer.

Oui, Murphy demande à Jess de partir, ne souhaitant pas la voir se sacrifier une fois de plus. Alléluia, elle a enfin compris que ses amis ne sont pas ses choses. Il était temps. Après, c’est très gros parce que Jess parvient à s’enfuir par l’arrière du magasin, alors que clairement, les flics devraient surveiller tout ce qu’il se passe autour du bâtiment. Bon, admettons, ça fait une fin ouverte pour le personnage de Jess au moins.

Felix ? On ne le voit pas, et c’est énervant. Les scénaristes préfèrent se concentrer sur Sarah, que j’aime beaucoup d’accord mais qui n’est pas une des héroïnes de la série. Sarah a une belle conclusion pour l’épisode : grâce à Murphy, elle peut retrouver Jennifer et son poste au passage. En effet, Gene ne semble plus lui en vouloir et décide de ne pas la blâmer plus que ça.

À l’inverse, Josh continue de blâmer Murphy et profite de l’avoir une dernière fois en garde à vue pour lui dire tout le mal qu’il pense d’elle et de ce qu’elle a pu lui faire. Et effectivement, elle a quand même eu le culot d’utiliser son handicap contre lui, ce qu’elle a reproché à Felix il y a trois épisodes à peine. J’aime que les scénaristes lui fassent prendre confiance de tout ce qu’elle a pu faire. C’est parfait, tout simplement.

Les scénaristes gèrent parfaitement l’épisode, avec même un adieu plus déchirant que prévu quand Murphy doit se séparer de son chien. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça marche si bien ce zoom. J’aime aussi le fait que Josh se rende compte que la vengeance ne lui apporte pas ce qu’il lui souhaitait. J’aime moins le fait qu’on nous sorte encore une scène entre Max et Murphy.

Max réussit ainsi à venir la voir en prison, et je ne sais pas trop comment c’est possible pour lui de faire tout ça. Apparemment, les flics ont laissé tomber Max et Felix maintenant qu’ils ont Murphy pour le meurtre de Nia. Soit ? Je ne sais pas trop quoi en penser, pas plus que je ne sais quoi penser de Max qui avoue être amoureux de Murphy plus que tout, au point que ça lui fasse peur et qu’il préfère rester avec Lesley. Oh bordel.

Dans le même genre, je trouve ça abusé d’avoir Felix déjà libéré (sous caution, grâce à sa sœur) et autorisé à parler à Murphy. Il peut ainsi lui faire la promesse de l’aider à sortir de prison. Il explique avoir eu l’occasion de parler à Jess aussi, au téléphone, et les deux terminent leur Noël sur la conclusion qu’ils sont meilleurs amis, rien de plus.

L’épisode se termine donc sur Jess libre et ravie de ne pas avoir sa vie complètement détruite par Jess finalement, mais aussi sur un cliffhanger attendu : Sam paie un gardien pour rendre visite à Murphy. Ouille.

EN BREF – Je n’ai pas tellement accroché à la tournure de cette saison parce qu’elle a passé trop de temps à nous souligner à quel point Murphy était insupportable et invivable pour l’ensemble de ses amis. Cependant, comme je m’y attendais, le dernier épisode répare bien les choses avec une Jess qui est capable de remettre Murphy à sa place. Ce n’est pas suffisant pour tout rattraper, et ça ne permet pas non plus d’offrir une fin pleinement satisfaisante à toutes les intrigues en cours… mais ça marche, au moins.

Je ne sais pas trop quoi attendre d’une prochaine saison. C’est peut-être la fin de The Outpost qui me fait ça, mais je me dis que ça aurait pu tout à fait le faire de terminer la série sur cet épisode, sans ce cliffhanger. Je ne souhaite pas un happy end pour Murphy et la voir terminer en prison, ça me convient plutôt pas mal. En fait, tous les personnages sont là où j’avais envie de les voir arriver, principalement Jess, libérée de l’emprise de Murphy.

On verra bien ce que réservera la saison 4, mais je ne suis pas convaincu de son utilité. En plus, j’ai peur que ça se fasse sans Jess, alors que cette saison n’a fait que prouver que Jess était essentielle pour remettre Murphy et Felix à leur place. Pas bien sûr d’avoir apprécié le moment où Jess se disait jalouse Felix, d’ailleurs, même si ce n’était qu’à demi-mots.