The Rookie – S04E06

Épisode 6 – Poetic Justice – 13/20
C’est divertissant, d’accord, et la fin d’épisode est réussie, je le reconnais… mais concrètement, cet épisode est un copier-coller d’intrigues de saisons d’autres séries diffusées il y a quelques mois à peine. C’est gênant comme tout cette impression de répétition, et la seule partie vraiment originale ne m’a pas plu non plus parce qu’elle était trop mal introduite pour être vraiment plaisante. Je deviens compliqué avec le temps, j’ai l’impression de surestimer ce que la série est capable de faire.

Spoilers

Une chasse au trésor en ville met les flics sur les dents tandis que le serial-killer traqué par Angela et John court toujours.


Call me a nerd, I dare you.

Eh, je prends tellement de temps pour voir mes épisodes en ce moment que les sous-titres de celui-ci sont carrément dispos en français. L’essentiel est de rester à peu près à jour, et surtout d’en profiter pour… ben, profiter de l’épisode et de la série, en fait.

Bon, le problème, c’est que la première intrigue de cet épisode devient intrigue centrale… et qu’elle nous indique juste que les scénaristes ont regardé 9-1-1 la saison précédente. Nous sommes clairement sur la même intrigue avec cette chasse au trésor qui rend les gens un peu fous, au point de se faire arrêter parce qu’ils ont trop creusé dans les parcs et détruit une canalisation. Si près du but, le pauvre ! Il allait réussir à avoir une anecdote marrante et sans problème à raconter, et paf, le voilà arrêté.

Nolan ne lâche pas l’intrigue de la carte au trésor sous forme de poète pour autant, parce qu’il passe son épisode à s’y intéresser. Il faut dire qu’il se retrouver à bosser avec Lucy, et que Lucy est capable de déchiffrer une partie du poème. Elle fait bien, car ça les mène au bon endroit pour assister à un meurtre, rien que ça. Oui, les gens sont dingues quand il s’agit de trouver ce trésor, parce que ça semble très légitime : c’est un poème écrit par un voleur très connu, qui n’a jamais rendu son argent pour autant.

Décidément, cette saison, on tourne en boucle avec les voleurs qui ne se font pas attraper à temps et qui gardent leur butin. C’est en tout cas super comme idée, car ça lance des scènes cool où les policiers jouent les enquêteurs comme ils peuvent. Lucy et Thorsen ont de sacrées capacités d’analyse littéraire, Nyla se surprend elle-même et Nolan est vexé de voir que Grey ne lui confie pas l’affaire – préférant la laisser à Lucy et Nyla, forcément.

Après, le Sergent Grey est confronté à un problème que l’on ne connaît que trop bien : un policier qui ne souhaite pas démissionner malgré son âge avancé et les problèmes que cela pose. Ce Jerry est très sympathique dans les scènes où on le voit, mais… c’est le genre d’intrigue qui est intéressante, mais qui a généralement plus d’impact quand elle concerne un personnage que l’on connaît déjà.

Et sans dire qu’il fallait forcément l’avoir là depuis le début de la série, l’avoir au moins dans le fond ou en guests dans quelques épisodes précédents de cette saison aurait été une bonne idée pour préparer le terrain. À la place de ça, on se retrouve avec des scènes longuettes où Tim est chargé de lui faire comprendre qu’il est temps de partir à la retraite sans y arriver. C’était marrant de voir Tim ne pas être si courageux que ce qu’il pensait, mais trop long de le voir passer sa journée avec ce flic.

Heureusement, la journée est plus mouvementée lorsque Lucy et Nolan se retrouvent avec une femme tuée à la hache dans sa quête du trésor. En effet, ça pousse Tim et Jerry à mener leur propre enquête, avec un pari en cours pour Tim et Lucy : le but est de retrouver le trésor le plus rapidement possible. Lucy le fait en tentant de résoudre les énigmes du poème (mais d’où quelqu’un a pris le temps de recopier tout le poème sur un tableau, sérieux ?).

Bon, du côté de Tim et Jerry, on se retrouve avec une intrigue où ils prennent contact avec le type qui a écrit le poème et est en phase-terminale. Evidemment qu’il est en phase terminale. Ils déduisent tout de même que le fait qu’il soit gaucher a pu être un problème pour l’enquête de l’époque, mais ils se heurtent assez vite à une impasse. Ils pourraient continuer à travailler la nuit, hein, mais la fille de Jerry, un super canon évidemment, débarque pour les inviter à dîner.

Elle est jolie, elle se retrouve donc mathématiquement à flirter avec Tim, surtout après le repas quand son père s’endort sur son fauteuil avant même le départ de son invité. C’est ridicule comme cliché, mais eh, on s’amuse bien à voir les deux autres flirter comme des adolescents. En parallèle, Lucy et Nyla avancent beaucoup plus vite dans la résolution des énigmes. Le seul problème, c’est que ça les mène trop tard à l’observatoire où elles et Nolan tombent sur un type qui se fait exploser avec de la dynamite. C’est certes un accident, mais on le voit arriver à mille kilomètres.

Tout ça mène Grey à s’inquiéter sérieusement de la tournure que prend cette chasse au trésor. Il fait tout ce qu’il peut pour limiter autant que possible les incidents et les enquêteurs du dimanche, mais eh, ces derniers sont excellents : ils utilisent un drone pour avoir l’indice en même temps que Nyla et Lucy : il est question d’une famille Ancho.

Quand elles rejoignent Nolan au commissariat, elles arrivent assez vite à décrypter l’indice suivant : elles se rendent dans l’ancien métro de la ville, toujours avec Nolan. Celui-ci peut donc porter assistance à l’homme du début d’épisode, qui ne quitte plus sa pelle… et se fait tirer dessus par un autre qui n’apprécie pas de voir qu’on risque de lui piquer le trésor qu’il pense être le seul à mériter.

Tout ce qu’il mérite finalement, c’est du temps en prison. Quant au trésor, il est trouvé par Tim et Jerry (à une lettre près, sérieux) juste avant les filles, parce qu’eux n’ont pas eu à gérer de criminels. Bordel, mais Lucy est tellement mauvaise perdante ! C’était un peu hallucinant cette excuse et cette manière de se dire ex-aequo alors que, clairement, non. Bon, en tout cas, Jerry est bien heureux de résoudre cette affaire, parce que, maintenant, il peut partir à la retraite. Voilà, deux cas réglés en un épisode, tout va bien.

On finit même sur une scène toute cheesy pour le départ de Jerry. Cela aurait pu mener à quelques larmes si on avait eu affaire à un officier qu’on connaissait avant le début de cet épisode, mais ce n’est pas le cas. OK, il était tout gentil avec tout le monde dans ces quarante minutes, mais bon, on a compris qu’il était là juste pour nous pondre un nouveau love interest pour Tim. Merci, non merci.

En parallèle, Angela continue son enquête sur le serial killer que tout le monde avait oublié dans l’épisode précédent. Elle A quelques informations de plus cette fois, et elle ne profite pour tout communiquer à Nolan… mais pas aux pompiers. Bailey et son supérieur passent en effet dans le coin juste pour avoir des informations supplémentaires sur le serial-killer, histoire de savoir s’ils pourraient trouver des indices eux-mêmes.

Assez vite, on comprend que tout ça va nous mener à un coupable parfait en la personne de Fred, le supérieur hiérarchique de Bailey. Pour être parfaitement honnête, je pensais qu’il s’agirait plutôt d’un de ses autres collègues dont je scrutais le poignet en vain pour trouver sa montre. Elle ne risquait pas d’être là la montre-trophée du serial killer : elle était en fait dans le bureau de Fred. Celui-ci se garde en effet des trophées de ses victimes, ce qui est très con et qui l’est encore plus quand la montre est tout simplement dans son bureau.

Cela dit, ce n’est pas exactement comme ça qu’il se fait choper. Il organise en fait un barbecue chez lui, et c’est dans son garage que John trouve de quoi le rendre suspect à ses yeux : de l’acétone, un produit utilisé par le serial-killer. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il paraisse suspect, même si c’est quelque chose de très courant comme produit (Nolan lui-même l’utilisait en fait)… mais bon, il était aussi dans le même état qu’un précédent incendie au moment de l’incendie, alors c’est louche.

Bailey ne croit pas du tout à la culpabilité de son boss, ce qui fait qu’elle décide de mener sa propre enquête pour le disculper. Si la partie chasse au trésor faisait penser à 9-1-1, celle-ci faisait penser à Lone Star (la série me manque !) alors vraiment, on a compris une fois de plus que les scénaristes d’ABC regardaient la Fox…

En tout cas, Bailey n’est vraiment pas maligne dans sa quête, parce qu’elle laisse des empreintes partout, fait tomber des tickets de caisse (bordel, dire qu’on a eu besoin dans un précédent bingo) et se retrouve coincée dans la maison du tueur alors que celui-ci y rentre. On pourrait croire que lorsqu’elle appellerait John, son premier réflexe serait de lui dire qu’elle est coincée dans la maison d’un TUEUR… mais non, tout ce qu’elle se contente de dire, c’est que Fred est rentré chez lui alors qu’elle fouillait sa maison.

John parvient à sortir Bailey de cette situation périlleuse, Bailey parvient à monter dans la voiture de flic de son mec sans en avoir la clé et tout est bien qui finit bien… Sauf que la maison de Fred explose quand Nolan, Bailey et Angela s’y rendent pour l’arrêter et fouiller la maison afin d’y trouver les trophées déjà pris en photo par Bailey. C’est un cliffhanger plutôt efficace après un épisode qui était divertissant sans rien révolutionner.

Curieux de voir la suite, et ça tombe bien, l’épisode sera diffusé demain – j’ai eu peur un instant que ce soit déjà la pause de mi-saison, j’ai vérifié. J’imagine que la mi-saison concernera plutôt l’intrigue des élections où Nolan tente de s’opposer à Smitty. Pour cet épisode, Nolan est sur tous les fronts, même celui de la campagne : il recrute Aaron comme directeur de campagne.

Nyla laisse faire son bleu (?) qui a le temps de faire des affiches super à Nolan (euh… bof ?) et Grey, lui, laisse le bleu se faire draguer par une nana qui ne sort qu’avec des flics et qu’il connaît déjà. C’est parfaitement normal qu’un sergent donne des conseils sentimentaux à un bleu, pas vrai ? Je ne sais pas trop ce qu’il se passe cette saison, franchement.

The Rookie – S04E05

Épisode 5 – A.C.H – 15/20
Je surnote légèrement parce que je suis heureux d’avoir enfin eu un épisode d’Halloween ! Cela me manque énormément ces dernières années et celui-ci était plutôt réussi. Bon, il est passe-partout et je ne pense pas y revenir forcément pour le revoir dans quelques années comme je le fais avec d’autres épisodes d’Halloween, mais eh, rien que le fait qu’il existe, c’est top. Pour le reste, ben, ça met de côté pas mal d’intrigues, mais ça fonctionne bien.

Spoilers

Pas facile d’être flic un jour d’Halloween – n’importe quoi peut se produire.


Today is Halloween and Halloween is unpredictable.

Un épisode d’Halloween ! Et je le vois avec une semaine de retard alors que je me plaignais de ne plus avoir d’épisodes d’Halloween… C’est malin. Comme on est le 7, je décide de me garder cet épisode pour le Bingo précédent, car j’ai toujours spécifié dans les règles que l’on commençait quand on voulait le nouveau le jour du début. Bref, ça me fera un point de plus qui ne sera franchement pas de refus vu que j’ai encore un score tout pourri.

Vous n’êtes pas là pour ma petite tambouille interne, par contre, alors c’est parti pour la critique de l’épisode avec Nolan qui reçoit la visite mouvementée de Pete, son frère, le jour d’Halloween. Il fait partie de ces gens débiles qui confondent des situations qui font peur avec des situations qui nécessitent vraiment l’implication de la police, de toute évidence.

Comme c’est Halloween, les policiers doivent en plus être au taquet car n’importe quoi peut arriver, ce qui donne son titre à cet épisode. Ce n’est pas super logique, n’empêche : Nolan et Lucy n’ont aucune idée de ce qu’il se passe à Halloween alors que techniquement, ils ont déjà eu au moins un Halloween. Allez, c’est pas grave, on pardonne à la série, elle n’a plus de bleus en place puisque celui d’Harper n’est pas là pour cet épisode.

Du coup, Nyla et Nolan se retrouvent à conduire à nouveau ensemble, ce qui est sympa. Nolan se retrouve en plus à gérer des affaires de famille en cours de route, avec son demi-frère qui n’a pas prévenu sa copine de son départ. Soit. J’ai préféré de loin la petite scène d’action quand Nolan et Harper ont affaire à un zombie – ou juste à une femme qui a pris un peu trop de drogue. Bon, les scénaristes préfèrent toutefois se consacrer sur Pete, parce que, quand même, il s’est barré en laissant derrière lui sa copine enceinte.

La scène parvient à être marrante grâce à Nyla qui prend tout de manière super détachée, mais tout de même, Pete est un connard et tout ça remue John qui s’est fait abandonner par son père. Pendant ce temps, Lucy et Tim se retrouvent à devoir régler une affaire de kidnapping originale avec un père qui emporte le mauvais gamin à cause de son costume de Stitch, donc clairement, il y a un thème qui se dessine sur les mauvais parents. Au moins, il y a Nyla pour être une super maman qui se déguise en Rey de Star Wars et se passe toute la soirée avec son ex et sa fille. C’est mignon comme tout… jusqu’à ce que ça dérape entre eux à cause de l’alcool et qu’ils recouchent ensemble.

Au petit matin, Nyla s’enfuit donc par la fenêtre de chez son ex après s’être cachée dans le placard et lui avoir conseillé de quand même demander en mariage sa nouvelle petite amie, comme prévu. Euh… Il y a clairement plus à discuter que ça, je crois, ça craint quand même énormément cette affaire de recoucher avec son ex à cause d’un peu d’alcool quand Nyla affirmait plus tôt que tout allait bien dans sa vie.

Bon, par contre, l’intrigue de la drogue continue également avec un second zombie qui s’en prend à Tim et Lucy, au point de détruire leur voiture. Vraiment, des zombies avec super-force, donc. Cela force John à demander l’aide de Pete pour arrêter de le trafic de stupéfiants en cours : Pete a l’habitude de commander de la drogue en ligne, alors il n’a aucun mal à trouver le type qui vend cette drogue infernale.

Comme la dernière fois que nous avions vu Pete, il apporte pas mal d’humour à l’épisode, même si c’est surtout des blagues en rapport avec la nudité et la fouille qu’il doit subir avant d’être sous couverture. L’humour permet d’évacuer une partie du stress de l’intrigue, qui revient bien vite quand un zombie-chirurgien s’attaque à John, puis à Tim, au beau milieu d’un amphithéâtre poussiéreux et pas très rassurant.

L’intrigue permet aux producteurs de bien s’amuser et de proposer un épisode qui marche bien côté horreur. Je trouve ça sympathique comme idée, de même que c’était une bonne idée de ramener Pete et Chastity dans l’épisode pour la partie humour. J’aime bien ces deux personnages, j’espère qu’on les reverra vite pour de vraies intrigues.

De son côté, Lucy a une colocation un brin difficile avec Tamara quand celle-ci mange toutes ses myrtilles, mais j’aime toujours la relation entre ces deux-là. Je trouve que c’est vraiment une des bonnes trouvailles de la série. L’épisode commence pour Lucy quand une voisine vient lui demander son aide en tant que flic pour résoudre un conflit entre une autre voisine et des chasseurs de fantômes. Bien sûr.

C’est loin d’être une arnaque contre laquelle elle peut faire grand-chose, puisque c’est plutôt légal en Californie ces histoires. Angela s’en occupe tout de même quand Lucy lui en parle, car il n’est pas légal d’arnaquer les petits vieux comme la voisine de Lucy – je la connais cette actrice, en plus. C’est plutôt marrant, avec une intrigue qui tourne à l’intrigue d’horreur, comme d’habitude dans ce genre d’épisode. Angela apprend ainsi que l’immeuble de Lucy est hanté. L’historique est assez sympathique, effectivement.

Bon, après, ça fait un moment qu’ils habitent dans l’immeuble quand même, c’est juste abusé d’en entendre parler juste pour cet épisode. Et comme souvent avec les épisodes d’Halloween, celui-ci nous révèle donc qu’il y a en fait un énorme trou dans le mur de la salle de bain. En toute logique, la première réaction de Lucy quand elle le découvre est de… se rendre dans le tunnel qu’elle trouve dans les murs de son immeuble. Qui fait ça ?

Je veux dire, on est au-delà de l’idée de « c’est une flic badass », là, c’est juste creepy et… Non, personne ne fait ça, pardon. En tout cas, ça lui permet de découvrir qu’il y a un squatteur dans son immeuble, et un qui lui vole ses myrtilles en plus. Tout ça mène à une scène bien foutue où Lucy sauve de justesse une de ses voisines en train de se faire agresser – sans qu’on ne sache vraiment pourquoi – par le type qui ne se contentait pas de voler les myrtilles de Lucy : il était un stalker jusqu’au bout et passait dans plusieurs appartements, tout en continuant d’en espionner d’autres.

Vraiment, un immeuble comme on les aime. J’ai du mal à croire que tant de voisins ont pu se faire avoir, mais comme souvent dans ces cas-là, j’imagine que les scénaristes s’inspirent d’histoires qui ont vraiment existé. C’est le cas pour la drogue-zombie après tout. Bref, tout est bien qui finit bien dans l’épisode, avec Lucy qui agit en super-héroïne et arrête le type, puis Angela qui vient rassurer une dernière fois Lucy et Tamara.

Avant de conclure la critique, il me faut toutefois parler de la mère de Lucy qui veut qu’elle fasse mettre de côté des ovaires pour s’assurer une grossesse viable, de même que je souhaite parler de la relation chouette entre Tamara, Lucy et Angela. Il ne me reste plus qu’à évoquer l’excellent costume d’Angela et j’aurais fait le tour de ce qu’il fallait retenir de l’épisode.

The Rookie – S04E04

Épisode 4 – Red Hot – 13/20
J’ai encore du mal à être convaincu par cet épisode, et par cette saison en général. Disons qu’elle est pleine de bonnes intentions et que j’en adore les personnages, mais que ça ne me fait pas oublier qu’il n’y a plus tellement de cohérences. Il y a bien plus de détails qui me dérangent que lors des premières saisons. Reste à savoir si c’est moins bien écrit ou si c’est moi qui ouvre enfin les yeux…

Spoilers

Une disparition pas si inquiétante suite à ce qui ressemble à une dispute conjugale amène les policiers de Los Angeles sur la piste d’espions russes.


Famous last words

Ecoutez, soyons clairs, je n’accroche vraiment pas au couple entre Bailey et Nolan, je trouve que ça va bien trop vite et que ça n’a aucun sens. À l’inverse, Nolan n’en finit plus de s’intégrer dans ce commissariat et de trouver sa place au boulot. On se rend assez vite compte qu’il n’apprécie pas trop de savoir que Smitty soit le seul à vouloir se faire élire représentant syndical.

Allez, ça l’occupera maintenant qu’il n’est plus un bleu. Bon, en attendant, il reprend le boulot et se retrouve embarqué dans une histoire improbable de femme disparue qui s’avère être droguée, probablement menottée auparavant et surtout très russe. Son « mari » et son « aide-soignant » ? Des russes aussi, complètement cinglés et prêts à tirer sur John, juste pour le fun. Tout cela le mène avec Tim et Lucy dans une maison-refuge d’espions russes et comme, bien sûr, ils sont des super-flics, ils refusent de laisser les agents fédéraux mener l’enquête à leur place, allant jusqu’à cacher des informations cruciales.

C’est tellement plus drôle de mener une enquête à risque et d’avoir toute l’adrénaline, hein. Les agents fédéraux les rattrapent bien lentement, en la personne d’un agent en chemise hawaïenne. Allez, ça, ça pourrait passer ; mais encore une fois, l’épisode n’est pas superbement écrit avec Tim qui reconnaît le « mari » mort de la femme sans l’avoir jamais vu ou l’agent fédéral qui balance des informations confidentielles à trois flics, juste pour le principe, dans une cage de Faraday pour que rien ne fuite… Mais en laissant les body cams des trois flics assis face à lui ????

Tout ça se termine par la révélation de Bailey est en fait une lieutenant de l’armée et qu’elle a les capacités de se battre au corps à corps avec une espionne russe quand Nolan l’emmène dans le garage du commissariat, ce qui n’a aucun sens ou aucune logique. Et puis, franchement, c’était EVIDENT que l’espionne allait les surprendre pour récupérer sa clé USB laissée dans la voiture de Nolan (pas passée au crible de la scientifique pendant toute la journée ?). Les agents fédéraux qui débarquent pile à la fin de l’action, par contre ? Ridicule. Allez, la chorégraphie de combat était géniale à voir et me fait presque apprécier Bailey, par contre, parce qu’elle a des sacrés moves.

Sans trop de surprise, tout ça finit bien avec les russes dans les mains des agents fédéraux et un couple Bailey/Nolan très solide. Pas leur meilleure intrigue, pas la pire non plus. Le couple finit par être appréciable dans cet épisode, on va dire, mais j’ai toujours du mal à comprendre comment ils sont devenus un truc si sérieux. Si encore ils avaient continué de se voir dans les mois entre le premier épisode de la saison et la suite, ça pourrait avoir du sens, mais ce n’est pas le cas…

Pendant ce temps, Aaron continue de s’intégrer comme il peut au commissariat, lui aussi. Ce n’est pas si évident quand on est le seul bleu du commissariat par contre – et quand on a Lucy qui ne se fait pas à l’idée qu’elle n’est plus une bleue, elle. Elle veut ainsi le faire parler sur Harper, en vain. Je pense qu’il a raison de se taire, surtout que Lucy est vraiment pote avec Nyla.

Cette dernière est de nouveau insupportable avec lui alors qu’elle s’était adoucie dans l’épisode précédent. Ainsi, quand il tombe par hasard sur une amie dans la rue, Nyla se montre super chiante et insiste pour qu’il remonte le plus vite possible dans sa voiture. Malgré ça, elle joue les curieuses et se permet encore de donner son avis, tout en le formant quand même. Heureusement qu’il y a la partie formation pour qu’on se marre un peu, parce que tout le reste, ce n’était pas glorieux. Qui est-elle pour juger qui sont les bons ou mauvais amis d’Aaron ?

De son côté, Angela reprend le boulot, enfin. Si elle était pressée de reprendre, elle se rend vite compte que son chef est toujours aussi con, même si elle est acceptée désormais. Il ne la félicite pas vraiment et ne lui souhaite pas spécialement un bon retour. Angela se rend compte aussi que le commissariat n’est pas prêt à recevoir une femme qui allaite encore – le frigo est cassé, personne ne semble être assez adulte pour parler d’allaitement ou des problèmes de femmes enceintes.

C’est sérieusement n’importe quoi à ce stade, ils se comportent tous comme des gamins. Cela lui laisse l’occasion de donner quelques sermons rapides aux gamins qui l’entourent, sans l’empêcher de bosser pour autant – malgré un problème de frigidaire.

Bien sûr, si Angela reprend le boulot, Wesley a déjà eu l’occasion de reprendre son travail et ça se fait avec toujours autant de remous. Il se rend à nouveau chez le dealer qui le menace pour mieux découvrir que le sergent Gray est déjà sur sa piste. Oups. Cela ne fait qu’ajouter du stress à Wesley qui n’en mène pas large, entre Angela qui le force à faire des aller-retours chez eux pour mettre son lait au frais et son client qui est insupportable avec lui. Cela n’empêche pas Wes d’être dépité d’apprendre que son client est finalement tué en prison car il risquait de balancer le dealer. Ben voyons, il coopérait depuis le début, mais OK.

Wesley gère au moins la situation du frigo pour Angela, ce qui lui permet à elle de se concentrer sur l’intrigue du tueur en série que j’avais un peu oublié, je dois dire. Elle revient sur le devant de la scène quand Aaron et Nyla trouvent un vélo et le cas d’un gamin renversé. Comme Angela a toutefois besoin de rentrer chez elle auprès de son bébé, c’est Nyla qui fait le travail de reconnaissance en-dehors de ses heures de service.

Au moins, cela lui réussit : elle trouve la victime, battu à mort et laissé à l’abandon dans un entrepôt. Elle est un peu deux de tension à ne pas comprendre que l’entrepôt est sur le point d’être brûlé, mais ça nous fait un bon suspense au moins. Bien sûr, Nyla s’en sort en vie et réussit même à sauver la victime de l’incendie, mais ça les laisse malgré tout au point mort pour l’enquête puisque le pyromane a pu s’enfuir sans mal.

L’avantage, c’est que ça fait un peu avancer Angela quand même sur son enquête, et quand John vient lui demander des infos, on apprend qu’elle est bien trop cool comme détective par rapport aux autres puisqu’elle laisse John enquêter avec elle, en quelque sorte. C’est aussi elle qui le motive à se présenter comme représentant syndical, puisque Nyla s’est refusée au poste quand John lui a demandé. Forcément. Face à Smitty, Nolan a toutes ses chances, même si c’est le bleu le plus remarqué de l’histoire.

Ah, autrement, Aaron et Lucy se rapprochent pendant l’épisode quand Aaron se rend compte que son amie ne veut l’être que pour quelques followers de plus et qu’il a besoin de parler à quelqu’un de sa déception et de sa difficulté à trouver des gens à qui se confier sur ses difficultés. Les deux en arrivent à évoquer les morts de West et du coloc d’Aaron, ce qui est une nice touch de l’épisode. Pas convaincu de la relation qui s’établit entre eux, parce que ça va forcément prendre la direction du flirt pour finalement nous révéler que c’est bien un meurtrier. On verra.

The Rookie – S04E03

Épisode 3 – In the Line of Fire – 14/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode car les scénaristes retrouvent davantage leur rythme et tente d’ouvrir des perspectives en fil rouge pour la saison, mais tout de même, la majorité de ce qui est proposé dans cet épisode semble beaucoup trop forcée – et bien trop poussive d’ailleurs – pour que je lui mette une vraie bonne note. La série n’arrive pas à redresser totalement la barre, je trouve, et c’est un peu dommage.

Spoilers

La vie romantique de Nyla est plus intéressante que le fil rouge que les scénaristes imposent avec une étrange histoire d’incendie meurtrier justifiant la présence de Bailey au casting.


I came for the coffee, I stayed for the sniper.

Je sais bien que j’ai écrit dans l’article d’hier que je prenais sur moi pour apprendre à ne regarder qu’un épisode par semaine, mais j’ai envie de croire que la série peut redevenir bien. Et puis, j’ai envie de rentabiliser ma soirée aussi, et pas la motivation de me plonger dans une autre série honnêtement. Bon, après, il faut quand même de la motivation là, surtout que la série reprend avec une scène qui voit Nolan et Lucy foncer dans une maison en feu.

Ce n’est pas bien crédible que les flics arrivent deux minutes avant les pompiers, mais j’imagine que ça peut bien arriver dans certaines occasions puisque les flics sont en patrouille en ville. Quoiqu’il en soi, il est intéressant de voir l’enquête s’ouvrir comme ça : Nolan et Lucy sauvent un type avant de se faire engueuler par Bailey qui confirme le lendemain, dans la chambre de Nolan (!), qu’il s’agit bien d’une scène de crime. D’ailleurs, il y a même un cadavre dans les décombres. C’est embêtant.

Au moins, ça lui donne du travail à faire. Sinon, c’est la merde pour les audiences de la série. Vous savez comment je le sais ? Ils multiplient les scènes dans les vestiaires, et le nouveau bleu, Aaron, est déjà torse nu. Entre ça et les scènes Nolan/Bailey, il y a peu de doute. Bon, dans les vestiaires, Nolan conseille Aaron vis-à-vis de Nyla, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée.

L’avantage, c’est que ça aide Aaron à s’intégrer mieux face à Nyla – peut-être un peu trop bien d’ailleurs. Celle-ci a clairement du mal à marquer certaines limites avec lui, surtout quand son mec du moment (ah, il est encore dans l’équation) vient lui demander de faire sauter une amende, alors même qu’elle ne peut rien pour lui.

La vie privée de Nyla se mêle donc à cette relation professionnelle entre elle et son bleu, et le bleu apprend à ses dépends que la vie privée doit rester autant que possible à l’écart de la vie professionnelle. La scène était très sympathique et rappelait les débuts de la série, avec une leçon facile à retenir. J’ai un peu jugé Aaron, parce que moi, j’ai capté que le central les appelait.

Ah, en parlant de jugement, Aaron juge pas mal Nyla quand il rencontre son deuxième type du moment, James (je crois que c’est son nom, et c’est mon préféré pour le coup). Tu m’étonnes. Bizarrement, ça finit par un chantage du bleu pour offrir à sa supérieur un dîner au restaurant afin qu’elle arrête de le torturer en l’emmenant à la morgue. Et les deux sympathisent énormément juste avant la première autopsie.

La série surprend en s’éloignant de l’incendie du début assez rapidement, et pour cause : un sniper d’élite interrompt la pause-déjeuner des flics en tuant une victime au passage, juste sous leur nez. Le type est sacrément fort et la scène de sa fuite était sympathique. On sait où part l’argent de la série au moins. Et c’est ce qui mène Nyla et Aaron à la morgue, où ils croisent Lucy et Nolan qui reprennent l’enquête sur l’incendie.

C’est loin d’être simple avec un témoin qui est perché et un type soupçonné d’avoir mis le feu qui est mort avant l’incendie. C’est problématique, mais le puzzle commence à se reconstituer et j’imagine qu’une fois de plus, tout sera lié dans cet épisode.

Pendant ce temps, la série se concentre également sur Wesley et sur une intrigue qui fait un brin peur. Il reprend le boulot avec un premier rendez-vous qui n’a rien de la légalité à laquelle il nous a habitué : il fait face à un dealer, Elijah, qui le menace et lui rappelle que s’il a encore un bébé sur lequel veiller, c’est parce qu’il a été là pour lui.

Wesley pense pouvoir se débarrasser de lui facilement grâce à son assistante, mais c’est loin d’être le cas. Très loin, même. Alors qu’il partage un dîner sympathique avec Angela, Elijah débarque pour menacer à nouveau Wesley, de manière plus efficace : il lui montre qu’il a pu hacker facilement le moniteur pour bébé qu’ils utilisaient. C’est l’occasion pour Wesley d’apercevoir un peu le rencard de Nolan et Bailey (c’est dingue, il l’embarque partout alors qu’ils sont en début de relation ??) alors qu’Angela est en train de consoler Nyla.

Oui, Nyla a besoin d’être consolée parce qu’elle a finalement donné rendez-vous à ses deux rencards au même moment : James ne lui répondant pas pour aller au restaurant, elle a demandé à son autre prétendant de se pointer. Ce n’était pas sa meilleure idée et elle s’est fait dégager par les deux, histoire de prendre conscience qu’elle faisait de la merde.

Après, vaut mieux sa merde à elle que celle de Wesley. Il se retrouve forcé de jeter ses moniteurs pour bébé, bien sûr, mais aussi de bosser pour Elijah qui est lié à toutes les enquêtes de l’épisode – le sniper, l’incendie. Lucy et Nolan arrêtent ainsi un type qui les menace avec une grenade pendant un court temps pour qu’il soit rapidement défendu par Wesley, forcé de lui apporter une enveloppe.

Ce sera un fil rouge intéressant avec Angela qui révèle en fin d’épisode qu’il y a un serial killer tuant ses victimes avant de foutre le feu, de même que cela sera un fil rouge intéressant de voir Lucy et Tim travailler de nouveau ensemble. Yep. Ils ont mis un peu de temps à en arriver là, à se tourner autour pendant tout l’épisode et à embaucher, dans le cas de Tim, Smitty comme assistant, mais on savait dès le départ que Tim voulait éviter les rumeurs concernant Lucy – et éviter qu’elle ne se sente en train revenir en arrière.

C’est efficace et j’ai hâte de voir la suite de cette relation, de même que je trouve sympathique la manière dont les scénaristes forcent à fond pour qu’on sympathise vis-à-vis d’Aaron. Allez, pourquoi pas, c’était mignon de le voir arranger la situation entre Nyla et James… mais bordel, qu’est-ce que c’était forcé ! Entre ça et Bailey qui se retrouve limite à enquêter avec Nolan alors que ce n’est pas son taf, on n’est pas sortis de l’auberge !