Manifest – S03E04

Épisode 4 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.

Spoilers

Avec sa main droite, Ben a très très envie de toucher la queue… de l’avion.

 

Yes, just a lot to process.

Il faut bien avancer dans cette série à un moment ou un autre, et c’est donc parti en espérant récupérer un ou deux derniers points de Bingo Séries tant qu’on y est. Est-ce que j’ai revu le début de l’épisode 3 en pensant quand j’en étais là ? Bien sûr. Je me suis vite rendu compte du bug, c’est déjà ça. Et je me marre bien avec début d’épisode : il se déroule deux mois plus tard, et ça m’aide bien. Je me dis au moins que les personnages seront aussi paumés que moi.

Ben se réveille après un énième cauchemar, pour voir que sa main brille toujours autant. C’est à croire qu’il s’en est servi pour faire des choses pas catholiques dans son lit pendant que sa femme était toujours exilée chez son frère, là. Bon, en tout cas, Ben fait tout ce qu’il sait faire du coup : il appelle Saanvi pour avoir une consultation.

Finalement, c’est auprès de Vance et de la NSA qu’il l’obtient : il souhaite revoir l’épave de l’avion. L’épave, elle, est dans un bunker nommé Eureka. Des tas de scientifiques, dont le Dr Gupta, effectuent tout un tas de recherches sur l’épave. Cela n’aide pas trop Ben à avoir confiance dans le gouvernement, parce qu’il trouve que l’envergure du projet le dépasse. Et il n’a pas confiance dans le gouvernement, contrairement à Vance. Oui, on a droit à des retrouvailles entre Ben et Vance, et ça ne se passe pas bien.

En tout cas, tout ça leur permet d’apprendre qu’une queue d’avion a disparu la nuit où Zeke avait survécu – et ça perturbe Saanvi, parce que c’est la nuit où elle a tué la Major. On ne s’en débarrassera jamais de celle-ci. Dans le même genre, on ne se débarrassera jamais de Troy. Encore en vie, l’ex stalker de Saanvi se retrouve donc à bosser sur le projet Eureka et l’avion 828, avec aussi cette queue d’avion qui a disparu dans un flash lumineux et que Ben veut absolument toucher.

Il y a toute une montée du suspense autour du moment où il le fera, évidemment… mais finalement, ça s’arrête là : il ne se passe rien du tout quand il touche la queue de l’avion devant un Vance surpris de le voir si convaincu qu’il se passerait quelque chose. Sa main ne brille même pas, M.D.R. Cependant, elle brille quand il passe devant une porte, où personne ne le mène.

Il est aussitôt certain qu’on lui cache quelque chose. Ben oui, c’est le gouvernement ducon. Cela dit, c’est tellement bien caché que personne ne l’empêche de franchir la porte, hein. Il finit par être repéré par un garde, hein, même si Saanvi tente de lui gagner du temps. Comment ? On ne sait pas trop, elle retourne se confesser du meurtre de la Major auprès de Vance, assurant que la disparition de l’avion a eu lieu en même temps que la mort de la Major. Oups.

De toute manière, le temps qu’elle gagne ne sert à rien quand sur la queue de l’avion apparaît soudain l’empreinte de la main de Ben. Pas grave, Ben a trouvé ce qu’il ne devait pas voir : Kelly Taylor, une passagère de l’avion, est dans un cube, gelée. Le problème, c’est qu’alors qu’elle est morte d’une balle dans la tête, ses blessures montrent désormais qu’elle est morte dans l’avion. AH.

Ben est aussitôt convaincu qu’ils sont tous morts dans l’avion et que petit à petit, les corps (et l’avion) redeviennent ce qu’ils étaient au moment de mourir. C’est intéressant comme théorie, ma foi, et j’aime bien avoir un peu d’avancée de ce côté-là. J’ai encore tant à découvrir dans cette saison, je le sens. Hum. En attendant, Saanvi récupère son poste auprès de Vance et abandonne son labo. Putain, ils n’ont jamais su quoi faire de ce perso, c’est fou.

Après deux mois, Michaela en est apparemment toujours à apprendre à gérer sa nouvelle colocataire. C’est pourtant Zeke qui sait mieux la gérer, toujours grâce à ses sortes de pouvoir. Il est capable de sentir ce que Beverly ressent, et il a mis deux mois à s’en rendre compte alors que j’étais à peu près sûr que c’était là que j’en étais.

Au rang des intrigues dans lesquelles deux mois ne sont pas passés contrairement à ce qu’on nous dit, Jared continue de mener l’enquête sur la mort du Major pour le bénéfice de sa fille. C’est pire qu’un cold case à ce stade-là, mais bon, apparemment, ça commence à avancer au bout de deux mois. Au moins, ça nous ramène le personnage de l’ex-coéquipière de Michaela, et comme j’adore l’actrice, je trouve que c’est une excellente idée. Par contre, ça ne plaît pas à Vance qui fait surveiller Jared de voir que celui-ci s’approche petit à petit de la vérité.

Du côté des personnages que j’ai zappé, Pete est toujours en cellule et continue de voir la gamine de l’épisode précédent – Angelina. Il voit aussi de drôles de flashs… et bordel, j’ai tout oublié à nouveau de cette intrigue. Ce n’est pas grave, si ? Il ne lui reste plus qu’une semaine avant de mourir au petit Pete. En tout cas, Angelina est sûre que Pete a reçu un Appel quand elle était à le voir en prison, alors elle demande l’aide de Michaela et Zeke.

Ces deux-là veulent aussitôt venir en aide à Pete, allez savoir pourquoi. Enfin, remarque, on sait pourquoi : dès qu’il y a un Appel, Michaela est au taquet. Pas de raison que ça change. Pete leur décrit donc son cauchemar, qui est bien sûr lié à Jace, son frère, et à un compteur énorme étrange. La partie enquête autour des Appels me plaisait avant. C’est devenu moins fun cette saison, surtout avec Zeke qui se découvre vraiment un nouveau pouvoir en se connectant à présent aux émotions de Pete.

En parallèle, on suit les méchants pour voir qu’ils ont les mêmes visions que Pete. Cet autre groupe de gens revenus pose bien des problèmes, et pas qu’à Vance. Michaela fait donc ce qu’elle peut pour mener l’enquête et les retrouver à temps avant la fin du compteur qu’ils voient, et c’est efficace : elle tombe sur l’un des deux méchants et découvre ainsi que leur ancien coach était un dealer de drogue et tout. Allez, bon, OK, Appel réussi.

Et en ce qui concerne les intrigues parfaitement inutiles, Olive décide de rater son bal de promo, allez savoir pourquoi. Elle ne voit apparemment plus ses amis, mais ma vraie question est de savoir de quels amis il s’agit. TJ est apparemment de l’autre côté du monde et Olive se retrouve donc coincée à faire des recherches avec Angelina… avant de l’emmener à son bal de promo, tout ça pour qu’Angelina n’y entre pas. Et, en plus, la robe d’Olive ? Immonde, tout simplement.

 

The Rookie – S04E07

Épisode 7 – Fire Fight – 14/20
Ce n’est toujours pas ça pour cette saison qui ne parvient plus du tout à me surprendre. Au contraire même, j’ai l’impression d’avoir deux coups d’avance sur l’intrigue parfois, c’est frustrant comme tout. Peut-être que je suis retombé dans mon ras-le-bol des séries procédurales à force d’en voir ? Ou peut-être, juste peut-être, que la série n’est plus aussi en forme maintenant qu’elle foire l’évolution d’un paquet de personnages – et en laisse de côté d’autres, soit dans leur évolution… soit carrément parce qu’ils sont absents de l’épisode sans raison.

Spoilers

Fred était-il vraiment le serial killer ? Personne ne peut y croire, hein.


That’s because you’re perfect. The rest of us are just humans.

Bailey est la seule blessée suite à l’énorme explosion de l’épisode précédent, et elle n’est pas encore prête à accepter la mort de Fred. Cette mort est très claire : il n’est pas le coupable qu’Angela recherchait. Je continue de soupçonner l’autre type de l’épisode précédent, moi. Franchement, depuis quand les serial killers se tuent de la même manière que les victimes qu’ils prennent plaisir à tuer, hein ?

Bon. Si Fred ne survit pas, Bailey survit bien sûr. John en profite pour prendre un jour de congé, persuadé que l’enquête sur le serial killer est terminé et que Nyla prend son relai pour aider Angela à boucler la paperasse sur cette affaire. Je remercie fortement Bailey d’avoir voulu absolument un canapé à son retour chez elle malgré sa blessure, franchement. Malheureusement, elle n’a pas bougé quoique ce soit sur le canapé et même quand Lucy a promis qu’elle ferait le ménage, ça n’a pas été le cas.

La pauvre Bailey a été détournée dans son deuil et son étape de réarrangement de toute la maison en même temps. Ce n’est pas de sa faute : en passant des coups de fil pour annoncer la mort de Fred, elle découvre qu’il a finalement un alibi pour l’un des crimes dont on l’accusait, puisqu’il était à l’hôpital. Il n’en faut pas plus pour que John annule son jour de congé, parce que ça se fait si vite, c’est bien connu.

Il redébarque donc au boulot avec la théorie que Fred a été accusé en vain et invite au passage le voisin que je soupçonne depuis le début. D’accord, je croyais que c’était un collègue de Fred et Bailey, mais il a la tête parfaite pour le serial-killer. Et puis, sérieusement, on le voit deux épisodes de suite et on nous dit maintenant qu’il est fan de Bailey au point de lui acheter des chocolats ? Bien sûr qu’il est coupable. Je ne comprends pas comment Angela ou Nyla peuvent passer à côté de ça.

Elles passent pourtant à côté de ça, se concentrant sur d’autres choses comme les victimes ayant survécu ou des travaux effectués chez Fred la veille de l’explosion. Bon, au moins, en vérifiant les travaux en question, John se rend compte qu’il a une piste sérieuse : Marcus, le voisin. C’était évident : il a une marque dans le dos correspondant justement à ce que la victime avait vu.

Le problème, c’est que John n’est ABSOLUMENT pas discret quand il se rend compte de ça ET qu’il se laisse renverser par une voiture en restant au milieu de la rue pour téléphoner (à Angela ?). Bref, il est bon pour être la prochaine victime du tueur en série. Celui-ci va clairement se faire griller (sans mauvais jeu de mot) par contre, parce que là, ça réduit vachement le rang des suspects. Marcus a donc évidemment tout un plan pour s’enfuir après un dernier coup où la victime serait Nolan. Forcément.

Si toute l’intrigue est prévisible, elle reste agréable à regarder. Ce ne doit pas être agréable pour John, par contre : après la voiture, il se prend du spray sur la gueule à deux reprises, se fait éclater la jambe et est forcé de s’enfuir pour sauver sa vie alors que le meurtrier se fait plaisir à le chercher un peu partout dans un immense entrepôt. La chasse est un truc qui excite ce serial killer, donc. Pas très original comme idée, mais efficace pour créer des scènes avec un chouilla de suspense. Bon. Il y a quand même eu un moment où je n’ai pas bien compris pourquoi John se jetait sur un flingue en passant du MAUVAIS côté pour le récupérer.

L’idée était d’ajouter un moment stressant où il manquait de se faire tuer et d’ajouter du temps à cette course poursuite, avec des plans sympas sur le bâtiment où cette course poursuite avait lieu. Marcus est un très bon acteur pour nous vendre cette intrigue heureusement. La course poursuite finit ainsi par s’inverser : John trouve des ciseaux et nous plante Marcus dans le ventre. À ce stade, ça devient plus comique qu’autre chose de voir Marcus tenter de s’enfuir en boîtant, John tout aussi boîtant le poursuivant.

Le suspense continue un bon moment tout de même, surtout quand Marcus se trouve une autre arme. Malgré tout, le sort s’acharne sur Marcus : Nolan est trop malin et a été sous-estimé, clairement, ce qui lui permet de s’enfuir et de trouver à la fois la voiture et le téléphone de Marcus. Avec le téléphone, il appelle le 911 pour se signaler. Avec la voiture, il éclate la tronche du serial-killer exactement de la même manière que ce qu’il faisait avec ses victimes.

C’était efficace ce petit plan avec le flic qui s’effondre à côté de l’homme qu’il vient d’arrêter, et le côté héroïque de John est sauf avec cette intrigue. Il se réveille à l’hôpital où Angela et Nyla le félicitent sans se rendre compte à quel point elles sont passées à côté de Marcus, ou en tout cas sans l’évoquer. Bailey les rejoint, les flics disparaissent littéralement de l’écran et tout est bien qui finit bien pour ces deux-là.

Pendant ce temps, Lucy et Tim en sont encore à parler de leur pari de la chasse au trésor. C’est très enfantin comme manière de gérer les choses, mais ça leur correspond bien… contrairement au Sergent Grey qu’ils embarquent dans cette histoire. Là, c’était juste abusé. Il a perdu toute autorité depuis la saison 1, c’est dingue : il était censé être leur boss un peu flippant et le voilà à gérer les gamineries de ses flics.

Bon, c’était marrant de les voir chercher une manière de se départager quand Grey les dit ex-aequo, même si la manière finalement trouvée est un peu ridicule. J’ai bien aimé l’idée du pari qui continue de toute manière, et je me suis douté que ça tournerait en faveur de Tim quand on a su ce qui les départagerait : des arrestations au hasard. Lucy doit trouver une incitation à la prostitution, ce qui est plutôt simple par rapport à Tim devant gérer des attaques sur le matériel permettant d’arrêter des incendies. La théorie est là. La pratique nous rappelle qu’on a un serial-killer pyromane, tout de même.

En attendant que ce pari soit gagné, on a droit à tout un épisode plutôt comique où Tim et Lucy remontent toute une chaîne de femmes au foyer désespérées en train de commettre toutes sortes de crimes. Chacune en balance une autre avec chaque fois un crime plus grave.

Avec Tim sous couverture en tant que tueur à gage, Lucy passe à ça de réussir le pari, bien sûr, mais on sent bien que les scénaristes ont surtout envie de leur donner une intrigue très fun (et une scène où Lucy touche le torse nu de son collègue, tant qu’à faire). C’était marrant comme tout et il y avait bien besoin d’un peu de fun dans cet épisode. En revanche, la conclusion est décevante : Tim demande à Lucy de considérer qu’ils sont ex-aequo sur le pari et d’arrêter ce jeu stupide, parce que le boulot de la police ne doit pas être un jeu.

Euh. C’est que ça aurait dû être la réplique de Grey au début de l’épisode, à la rigueur. Je ne sais pas trop ce que voulaient faire les scénaristes, mais ça tombe à plat et ça gâche un peu l’intrigue. J’aurais aimé une situation où ils trouvent les deux crimes en même temps, tant qu’à faire. Et aussi un épisode où Lucy n’est pas surprise que Tim connaisse le code pénal par cœur – et où elle le connaitrait aussi par cœur, parce que bordel, c’est Lucy, merde.

De son côté, Wesley continue de faire de la merde dans cet épisode. Il bosse toujours pour un criminel, et ça commence à se voir que tous ses clients sont liés au même criminel. Grey le remarque et reprend son rôle de bon papa flippant pour ses gosses, cherchant à protéger Angela en faisant comprendre à Wesley qu’il a très bien deviné dans quoi il était tombé.

Sans preuve, difficile de faire quoique ce soit. Plutôt que de prévenir Angela, Grey se contente donc d’un mot pseudo menaçant à Wesley, avant de le laisser s’en tirer comme ça. Sans trop de surprise, Wesley tombe de plus en plus bas : pour sauver son client de la semaine, il doit ainsi trouver de quoi rendre caduque le témoignage d’un homme ayant vu un meurtre. Pour cela, il n’hésite pas à fouiller sa maison et dénoncer une arme à feu illégale chez lui.

Elijah ne comprend pas tout de suite que c’est pour cela que Wesley a fait ça et là, sérieusement, je suis du côté de Wesley quand il demande à voix haute à Elijah s’il est vraiment assez stupide pour ne pas avoir compris son plan. Malheureusement pour Wesley, la réponse est oui, ce qui fait qu’il se fait tabasser pour rien, parce qu’Elijah se croyait trahi par son avocat. C’est ridicule, mais ça sert de wake-up call à Wesley qui, en rentrant chez lui, balance à Angela qu’il a merdé et a besoin d’aide.

J’espère sincèrement qu’il va lui dire toute la vérité cette fois, mais aussi qu’il va arrêter les disputes avec Angela. C’était sympathique comme sous-intrigue les querelles de couple sur l’organisation à reconstruire avec un bébé à la maison – surtout que ça nous montre une Angela bien moins bordélique qu’avant – mais ce n’était pas non plus mes scènes préférées. Après, Angela et Lucy me sauvent la série en ce moment, alors je suis pour les voir dans toutes les scènes, hein.

Sinon, est-ce qu’on doit lancer un avis de recherche pour Aaron ?

The Rookie – S04E06

Épisode 6 – Poetic Justice – 13/20
C’est divertissant, d’accord, et la fin d’épisode est réussie, je le reconnais… mais concrètement, cet épisode est un copier-coller d’intrigues de saisons d’autres séries diffusées il y a quelques mois à peine. C’est gênant comme tout cette impression de répétition, et la seule partie vraiment originale ne m’a pas plu non plus parce qu’elle était trop mal introduite pour être vraiment plaisante. Je deviens compliqué avec le temps, j’ai l’impression de surestimer ce que la série est capable de faire.

Spoilers

Une chasse au trésor en ville met les flics sur les dents tandis que le serial-killer traqué par Angela et John court toujours.


Call me a nerd, I dare you.

Eh, je prends tellement de temps pour voir mes épisodes en ce moment que les sous-titres de celui-ci sont carrément dispos en français. L’essentiel est de rester à peu près à jour, et surtout d’en profiter pour… ben, profiter de l’épisode et de la série, en fait.

Bon, le problème, c’est que la première intrigue de cet épisode devient intrigue centrale… et qu’elle nous indique juste que les scénaristes ont regardé 9-1-1 la saison précédente. Nous sommes clairement sur la même intrigue avec cette chasse au trésor qui rend les gens un peu fous, au point de se faire arrêter parce qu’ils ont trop creusé dans les parcs et détruit une canalisation. Si près du but, le pauvre ! Il allait réussir à avoir une anecdote marrante et sans problème à raconter, et paf, le voilà arrêté.

Nolan ne lâche pas l’intrigue de la carte au trésor sous forme de poète pour autant, parce qu’il passe son épisode à s’y intéresser. Il faut dire qu’il se retrouver à bosser avec Lucy, et que Lucy est capable de déchiffrer une partie du poème. Elle fait bien, car ça les mène au bon endroit pour assister à un meurtre, rien que ça. Oui, les gens sont dingues quand il s’agit de trouver ce trésor, parce que ça semble très légitime : c’est un poème écrit par un voleur très connu, qui n’a jamais rendu son argent pour autant.

Décidément, cette saison, on tourne en boucle avec les voleurs qui ne se font pas attraper à temps et qui gardent leur butin. C’est en tout cas super comme idée, car ça lance des scènes cool où les policiers jouent les enquêteurs comme ils peuvent. Lucy et Thorsen ont de sacrées capacités d’analyse littéraire, Nyla se surprend elle-même et Nolan est vexé de voir que Grey ne lui confie pas l’affaire – préférant la laisser à Lucy et Nyla, forcément.

Après, le Sergent Grey est confronté à un problème que l’on ne connaît que trop bien : un policier qui ne souhaite pas démissionner malgré son âge avancé et les problèmes que cela pose. Ce Jerry est très sympathique dans les scènes où on le voit, mais… c’est le genre d’intrigue qui est intéressante, mais qui a généralement plus d’impact quand elle concerne un personnage que l’on connaît déjà.

Et sans dire qu’il fallait forcément l’avoir là depuis le début de la série, l’avoir au moins dans le fond ou en guests dans quelques épisodes précédents de cette saison aurait été une bonne idée pour préparer le terrain. À la place de ça, on se retrouve avec des scènes longuettes où Tim est chargé de lui faire comprendre qu’il est temps de partir à la retraite sans y arriver. C’était marrant de voir Tim ne pas être si courageux que ce qu’il pensait, mais trop long de le voir passer sa journée avec ce flic.

Heureusement, la journée est plus mouvementée lorsque Lucy et Nolan se retrouvent avec une femme tuée à la hache dans sa quête du trésor. En effet, ça pousse Tim et Jerry à mener leur propre enquête, avec un pari en cours pour Tim et Lucy : le but est de retrouver le trésor le plus rapidement possible. Lucy le fait en tentant de résoudre les énigmes du poème (mais d’où quelqu’un a pris le temps de recopier tout le poème sur un tableau, sérieux ?).

Bon, du côté de Tim et Jerry, on se retrouve avec une intrigue où ils prennent contact avec le type qui a écrit le poème et est en phase-terminale. Evidemment qu’il est en phase terminale. Ils déduisent tout de même que le fait qu’il soit gaucher a pu être un problème pour l’enquête de l’époque, mais ils se heurtent assez vite à une impasse. Ils pourraient continuer à travailler la nuit, hein, mais la fille de Jerry, un super canon évidemment, débarque pour les inviter à dîner.

Elle est jolie, elle se retrouve donc mathématiquement à flirter avec Tim, surtout après le repas quand son père s’endort sur son fauteuil avant même le départ de son invité. C’est ridicule comme cliché, mais eh, on s’amuse bien à voir les deux autres flirter comme des adolescents. En parallèle, Lucy et Nyla avancent beaucoup plus vite dans la résolution des énigmes. Le seul problème, c’est que ça les mène trop tard à l’observatoire où elles et Nolan tombent sur un type qui se fait exploser avec de la dynamite. C’est certes un accident, mais on le voit arriver à mille kilomètres.

Tout ça mène Grey à s’inquiéter sérieusement de la tournure que prend cette chasse au trésor. Il fait tout ce qu’il peut pour limiter autant que possible les incidents et les enquêteurs du dimanche, mais eh, ces derniers sont excellents : ils utilisent un drone pour avoir l’indice en même temps que Nyla et Lucy : il est question d’une famille Ancho.

Quand elles rejoignent Nolan au commissariat, elles arrivent assez vite à décrypter l’indice suivant : elles se rendent dans l’ancien métro de la ville, toujours avec Nolan. Celui-ci peut donc porter assistance à l’homme du début d’épisode, qui ne quitte plus sa pelle… et se fait tirer dessus par un autre qui n’apprécie pas de voir qu’on risque de lui piquer le trésor qu’il pense être le seul à mériter.

Tout ce qu’il mérite finalement, c’est du temps en prison. Quant au trésor, il est trouvé par Tim et Jerry (à une lettre près, sérieux) juste avant les filles, parce qu’eux n’ont pas eu à gérer de criminels. Bordel, mais Lucy est tellement mauvaise perdante ! C’était un peu hallucinant cette excuse et cette manière de se dire ex-aequo alors que, clairement, non. Bon, en tout cas, Jerry est bien heureux de résoudre cette affaire, parce que, maintenant, il peut partir à la retraite. Voilà, deux cas réglés en un épisode, tout va bien.

On finit même sur une scène toute cheesy pour le départ de Jerry. Cela aurait pu mener à quelques larmes si on avait eu affaire à un officier qu’on connaissait avant le début de cet épisode, mais ce n’est pas le cas. OK, il était tout gentil avec tout le monde dans ces quarante minutes, mais bon, on a compris qu’il était là juste pour nous pondre un nouveau love interest pour Tim. Merci, non merci.

En parallèle, Angela continue son enquête sur le serial killer que tout le monde avait oublié dans l’épisode précédent. Elle A quelques informations de plus cette fois, et elle ne profite pour tout communiquer à Nolan… mais pas aux pompiers. Bailey et son supérieur passent en effet dans le coin juste pour avoir des informations supplémentaires sur le serial-killer, histoire de savoir s’ils pourraient trouver des indices eux-mêmes.

Assez vite, on comprend que tout ça va nous mener à un coupable parfait en la personne de Fred, le supérieur hiérarchique de Bailey. Pour être parfaitement honnête, je pensais qu’il s’agirait plutôt d’un de ses autres collègues dont je scrutais le poignet en vain pour trouver sa montre. Elle ne risquait pas d’être là la montre-trophée du serial killer : elle était en fait dans le bureau de Fred. Celui-ci se garde en effet des trophées de ses victimes, ce qui est très con et qui l’est encore plus quand la montre est tout simplement dans son bureau.

Cela dit, ce n’est pas exactement comme ça qu’il se fait choper. Il organise en fait un barbecue chez lui, et c’est dans son garage que John trouve de quoi le rendre suspect à ses yeux : de l’acétone, un produit utilisé par le serial-killer. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il paraisse suspect, même si c’est quelque chose de très courant comme produit (Nolan lui-même l’utilisait en fait)… mais bon, il était aussi dans le même état qu’un précédent incendie au moment de l’incendie, alors c’est louche.

Bailey ne croit pas du tout à la culpabilité de son boss, ce qui fait qu’elle décide de mener sa propre enquête pour le disculper. Si la partie chasse au trésor faisait penser à 9-1-1, celle-ci faisait penser à Lone Star (la série me manque !) alors vraiment, on a compris une fois de plus que les scénaristes d’ABC regardaient la Fox…

En tout cas, Bailey n’est vraiment pas maligne dans sa quête, parce qu’elle laisse des empreintes partout, fait tomber des tickets de caisse (bordel, dire qu’on a eu besoin dans un précédent bingo) et se retrouve coincée dans la maison du tueur alors que celui-ci y rentre. On pourrait croire que lorsqu’elle appellerait John, son premier réflexe serait de lui dire qu’elle est coincée dans la maison d’un TUEUR… mais non, tout ce qu’elle se contente de dire, c’est que Fred est rentré chez lui alors qu’elle fouillait sa maison.

John parvient à sortir Bailey de cette situation périlleuse, Bailey parvient à monter dans la voiture de flic de son mec sans en avoir la clé et tout est bien qui finit bien… Sauf que la maison de Fred explose quand Nolan, Bailey et Angela s’y rendent pour l’arrêter et fouiller la maison afin d’y trouver les trophées déjà pris en photo par Bailey. C’est un cliffhanger plutôt efficace après un épisode qui était divertissant sans rien révolutionner.

Curieux de voir la suite, et ça tombe bien, l’épisode sera diffusé demain – j’ai eu peur un instant que ce soit déjà la pause de mi-saison, j’ai vérifié. J’imagine que la mi-saison concernera plutôt l’intrigue des élections où Nolan tente de s’opposer à Smitty. Pour cet épisode, Nolan est sur tous les fronts, même celui de la campagne : il recrute Aaron comme directeur de campagne.

Nyla laisse faire son bleu (?) qui a le temps de faire des affiches super à Nolan (euh… bof ?) et Grey, lui, laisse le bleu se faire draguer par une nana qui ne sort qu’avec des flics et qu’il connaît déjà. C’est parfaitement normal qu’un sergent donne des conseils sentimentaux à un bleu, pas vrai ? Je ne sais pas trop ce qu’il se passe cette saison, franchement.

The Rookie – S04E05

Épisode 5 – A.C.H – 15/20
Je surnote légèrement parce que je suis heureux d’avoir enfin eu un épisode d’Halloween ! Cela me manque énormément ces dernières années et celui-ci était plutôt réussi. Bon, il est passe-partout et je ne pense pas y revenir forcément pour le revoir dans quelques années comme je le fais avec d’autres épisodes d’Halloween, mais eh, rien que le fait qu’il existe, c’est top. Pour le reste, ben, ça met de côté pas mal d’intrigues, mais ça fonctionne bien.

Spoilers

Pas facile d’être flic un jour d’Halloween – n’importe quoi peut se produire.


Today is Halloween and Halloween is unpredictable.

Un épisode d’Halloween ! Et je le vois avec une semaine de retard alors que je me plaignais de ne plus avoir d’épisodes d’Halloween… C’est malin. Comme on est le 7, je décide de me garder cet épisode pour le Bingo précédent, car j’ai toujours spécifié dans les règles que l’on commençait quand on voulait le nouveau le jour du début. Bref, ça me fera un point de plus qui ne sera franchement pas de refus vu que j’ai encore un score tout pourri.

Vous n’êtes pas là pour ma petite tambouille interne, par contre, alors c’est parti pour la critique de l’épisode avec Nolan qui reçoit la visite mouvementée de Pete, son frère, le jour d’Halloween. Il fait partie de ces gens débiles qui confondent des situations qui font peur avec des situations qui nécessitent vraiment l’implication de la police, de toute évidence.

Comme c’est Halloween, les policiers doivent en plus être au taquet car n’importe quoi peut arriver, ce qui donne son titre à cet épisode. Ce n’est pas super logique, n’empêche : Nolan et Lucy n’ont aucune idée de ce qu’il se passe à Halloween alors que techniquement, ils ont déjà eu au moins un Halloween. Allez, c’est pas grave, on pardonne à la série, elle n’a plus de bleus en place puisque celui d’Harper n’est pas là pour cet épisode.

Du coup, Nyla et Nolan se retrouvent à conduire à nouveau ensemble, ce qui est sympa. Nolan se retrouve en plus à gérer des affaires de famille en cours de route, avec son demi-frère qui n’a pas prévenu sa copine de son départ. Soit. J’ai préféré de loin la petite scène d’action quand Nolan et Harper ont affaire à un zombie – ou juste à une femme qui a pris un peu trop de drogue. Bon, les scénaristes préfèrent toutefois se consacrer sur Pete, parce que, quand même, il s’est barré en laissant derrière lui sa copine enceinte.

La scène parvient à être marrante grâce à Nyla qui prend tout de manière super détachée, mais tout de même, Pete est un connard et tout ça remue John qui s’est fait abandonner par son père. Pendant ce temps, Lucy et Tim se retrouvent à devoir régler une affaire de kidnapping originale avec un père qui emporte le mauvais gamin à cause de son costume de Stitch, donc clairement, il y a un thème qui se dessine sur les mauvais parents. Au moins, il y a Nyla pour être une super maman qui se déguise en Rey de Star Wars et se passe toute la soirée avec son ex et sa fille. C’est mignon comme tout… jusqu’à ce que ça dérape entre eux à cause de l’alcool et qu’ils recouchent ensemble.

Au petit matin, Nyla s’enfuit donc par la fenêtre de chez son ex après s’être cachée dans le placard et lui avoir conseillé de quand même demander en mariage sa nouvelle petite amie, comme prévu. Euh… Il y a clairement plus à discuter que ça, je crois, ça craint quand même énormément cette affaire de recoucher avec son ex à cause d’un peu d’alcool quand Nyla affirmait plus tôt que tout allait bien dans sa vie.

Bon, par contre, l’intrigue de la drogue continue également avec un second zombie qui s’en prend à Tim et Lucy, au point de détruire leur voiture. Vraiment, des zombies avec super-force, donc. Cela force John à demander l’aide de Pete pour arrêter de le trafic de stupéfiants en cours : Pete a l’habitude de commander de la drogue en ligne, alors il n’a aucun mal à trouver le type qui vend cette drogue infernale.

Comme la dernière fois que nous avions vu Pete, il apporte pas mal d’humour à l’épisode, même si c’est surtout des blagues en rapport avec la nudité et la fouille qu’il doit subir avant d’être sous couverture. L’humour permet d’évacuer une partie du stress de l’intrigue, qui revient bien vite quand un zombie-chirurgien s’attaque à John, puis à Tim, au beau milieu d’un amphithéâtre poussiéreux et pas très rassurant.

L’intrigue permet aux producteurs de bien s’amuser et de proposer un épisode qui marche bien côté horreur. Je trouve ça sympathique comme idée, de même que c’était une bonne idée de ramener Pete et Chastity dans l’épisode pour la partie humour. J’aime bien ces deux personnages, j’espère qu’on les reverra vite pour de vraies intrigues.

De son côté, Lucy a une colocation un brin difficile avec Tamara quand celle-ci mange toutes ses myrtilles, mais j’aime toujours la relation entre ces deux-là. Je trouve que c’est vraiment une des bonnes trouvailles de la série. L’épisode commence pour Lucy quand une voisine vient lui demander son aide en tant que flic pour résoudre un conflit entre une autre voisine et des chasseurs de fantômes. Bien sûr.

C’est loin d’être une arnaque contre laquelle elle peut faire grand-chose, puisque c’est plutôt légal en Californie ces histoires. Angela s’en occupe tout de même quand Lucy lui en parle, car il n’est pas légal d’arnaquer les petits vieux comme la voisine de Lucy – je la connais cette actrice, en plus. C’est plutôt marrant, avec une intrigue qui tourne à l’intrigue d’horreur, comme d’habitude dans ce genre d’épisode. Angela apprend ainsi que l’immeuble de Lucy est hanté. L’historique est assez sympathique, effectivement.

Bon, après, ça fait un moment qu’ils habitent dans l’immeuble quand même, c’est juste abusé d’en entendre parler juste pour cet épisode. Et comme souvent avec les épisodes d’Halloween, celui-ci nous révèle donc qu’il y a en fait un énorme trou dans le mur de la salle de bain. En toute logique, la première réaction de Lucy quand elle le découvre est de… se rendre dans le tunnel qu’elle trouve dans les murs de son immeuble. Qui fait ça ?

Je veux dire, on est au-delà de l’idée de « c’est une flic badass », là, c’est juste creepy et… Non, personne ne fait ça, pardon. En tout cas, ça lui permet de découvrir qu’il y a un squatteur dans son immeuble, et un qui lui vole ses myrtilles en plus. Tout ça mène à une scène bien foutue où Lucy sauve de justesse une de ses voisines en train de se faire agresser – sans qu’on ne sache vraiment pourquoi – par le type qui ne se contentait pas de voler les myrtilles de Lucy : il était un stalker jusqu’au bout et passait dans plusieurs appartements, tout en continuant d’en espionner d’autres.

Vraiment, un immeuble comme on les aime. J’ai du mal à croire que tant de voisins ont pu se faire avoir, mais comme souvent dans ces cas-là, j’imagine que les scénaristes s’inspirent d’histoires qui ont vraiment existé. C’est le cas pour la drogue-zombie après tout. Bref, tout est bien qui finit bien dans l’épisode, avec Lucy qui agit en super-héroïne et arrête le type, puis Angela qui vient rassurer une dernière fois Lucy et Tamara.

Avant de conclure la critique, il me faut toutefois parler de la mère de Lucy qui veut qu’elle fasse mettre de côté des ovaires pour s’assurer une grossesse viable, de même que je souhaite parler de la relation chouette entre Tamara, Lucy et Angela. Il ne me reste plus qu’à évoquer l’excellent costume d’Angela et j’aurais fait le tour de ce qu’il fallait retenir de l’épisode.