The Rookie – S03E06

Épisode 6 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.

> Saison 3


Spoilers

What the hell… It’s a beautiful day, nothing’s gonna go wrong.

Lucy est toujours bien proche de sa protégée, Tamara, en ce début d’épisode : elle l’invite chez elle pour qu’elle puisse faire sa lessive et lui prépare au passage un repas. C’est assez sympathique à voir et la gamine veut maintenant faire une interview de Lucy parce qu’elle bosse dans un univers considéré comme masculin et que ça l’intéresse pour ses cours.

Le hasard fait bien les choses parfois. Sinon, West va toujours bien, et il est même sorti de l’hôpital. En fait, les trois passent vraiment une bonne soirée à parler du boulot de flic et de leur routine. J’ai vraiment bien aimé ce moment, surtout quand ils se rendent compte qu’il ne leur reste plus que dix jours à supporter un tuteur, et qu’ils en sont bien heureux.

La soirée est interrompue par Nolan qui commence les cours à la fac et hésite à se présenter en tant que flic. C’est évident que c’est une erreur de base, surtout qu’il se rend à un cours d’éthique traitant notamment du système criminel…

La scène était plutôt sympathique, sans être exceptionnelle non plus. L’épisode se découpe ensuite assez schématiquement en deux intrigues principales. La plus importante concerne la majorité des officiers – ce qui fait qu’on ne voit pas Angela de l’épisode, c’est bien dommage. Les officiers sont chargés de protéger un hôtel dans lequel se tient une convention pour les officiers de police sous couverture.

Rien que ça. Chaque duo habituel a droit à son intrigue là-bas, et c’est rigolo de savoir que ce genre de conventions existent, surtout que ça paraît tout de même hyper risqué pour des flics sous couverture de se rendre à un truc pareil. Bref.

On se retrouve donc avec le duo Tim/Lucy chargés de surveiller l’entrée des véhicules dans l’hôtel. C’est plutôt sympathique, même si ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode, avec Tim qui retrouve un vieil ami. Le problème, c’est que celui-ci se drogue et trompe sa femme, qui vient ensuite à la convention pour lui faire une surprise.

Le pire, c’est encore que Tim ne dit rien à la femme, et Lucy en est surprise. Ce n’est pourtant pas si étonnant venant de lui. Bien sûr, tout ça le travaille parce que ça lui rappelle sa propre femme de voir un ex-flic se droguer comme ça. C’est triste, mais ça lui permet de prendre la bonne décision et de reporter son ami à Gray – après avoir sauvé son ami d’une overdose grâce à l’aide de Lucy, toutefois.

Par contre, la femme de son ami (enfin, ex-ami) ne le prend pas comme une bonne chose qu’il fasse la bonne chose, justement. Elle débarque au commissariat pour lui reprocher d’avoir osé les trahir, parce qu’elle ne sait même pas comment elle va nourrir ses enfants désormais.

De son côté, Nolan se retrouve à surveiller l’étage, et il n’a pas grand-chose à y faire. Pourtant, il est laissé seul par Nyla qui doit remplacer une amie. Cette dernière avait une conférence à donner à la convention, mais elle explique à Nyla qu’elle ne peut finalement y venir et a besoin d’elle pour la remplacer.

Au moins, ça donne quelque chose à faire à Nolan : il demande à Lucy d’arrêter de tout écouter de ce cours de Nyla sur les femmes sous-couverture. C’est plutôt marrant comme retournement de situation, mais ce long passage à l’hôtel est finalement assez vite résumé pour ce que c’était dans l’épisode. Il n’était en fait qu’une longue introduction pour la suite de l’épisode.

Avant d’y venir, notons que Nolan est reconnu par un étudiant de la fac qui passe justement par l’hôtel et n’hésite pas à le prendre en photo avec son uniforme. Après tout ça, Nolan retourne donc à la fac pour mieux être jugé par tous les étudiants. La prof tourne toutefois ça en un cours d’éthique. Pratique. Elle a eu le temps de voir venir le truc et elle demande donc aux étudiants de lui rendre un travail de cinq pages sur la situation.

Nolan se comporte en Nolan comme toujours, et il est insupportable avec sa prof, revenant la voir le lendemain pour lui demander des conseils. Qu’elle lui donne. J’espère sincèrement qu’on ne terminera pas sur une intrigue romantique entre Nolan et sa prof…

En attendant, Lucy finit par rater son rendez-vous avec Tamara qui voulait lui poser des questions sur le boulot de flic, parce qu’elle se retrouve bien malgré elle embarquée par Nyla en mission sous couverture, rien que ça. Tout commence par Nyla qui a bien remarqué que Lucy écoutait son intervention plus tôt dans l’épisode.

Lucy s’en justifie comme elle peut, avec la vérité : elle envisage cette tournure pour sa carrière, tout simplement. Ce serait top à voir, franchement. Seulement voilà, ce n’est pas si simple et Nyla lui propose d’en parler autour d’un verre. On voit tout de suite que ça va tourner à autre chose : « Coco » appelle Nyla pour lui expliquer que si elle n’est pas venue à la convention, c’est justement parce qu’elle était sous couverture avec le nom « Coco » et qu’elle était suivie.

Malgré une longue journée pour Nyla – qui a arrêté un homme plus tôt essayant de connaître l’identité des flics sous couverture grâce aux vignettes des assurances sur les voitures du parking, la soirée ne fait que commencer. Elle se rend ainsi au bar où Coco lui donne rendez-vous, et elle invite Lucy à venir avec elle, voyant bien qu’elle crève d’envie de le faire.

Humph. Niveau sécurité, on sent bien que Nyla n’hésite pas à mettre en danger la bleue de Tim, et je comprends le côté protecteur qu’il développe ensuite… même s’il est évident que c’est relou qu’il ne fasse pas plus confiance à Lucy à quelques jours de la fin de sa période de bleu ! En tout cas, Lucy gère plutôt bien la chose quand elle rejoint Coco dans le bar et se fait passer pour son amie.

L’homme que Coco soupçonne de la suivre est justement là, et il n’hésite pas à venir les rejoindre pour expliquer qu’il n’aime pas bien la manière dont Coco s’est enfuie. Lucy s’impose ainsi sous couverture, alors qu’elle ne devrait vraiment pas le faire : elle se fait passer pour la chimiste de l’opération en cours. Heureusement, Nyla intervient à temps pour arrêter tout ça sur le parking, expliquant qu’elle a trouvé un traçeur sous la voiture de Coco et que c’est probablement un flic qui les accompagne.

J’aime bien cette idée et ça fonctionne pour introduire également Nyla dans la mission sous couverture… qui peut toutefois continuer puisque le flic se justifie plutôt bien. Nyla a beau la fusiller du regard, Lucy s’engage à poursuivre sa couverture et venir assister à un échange le lendemain. C’est la pire idée du monde, ça, je ne veux pas qu’il arrive quoique ce soit à Lucy.

Bien sûr, le lendemain, Lucy se retrouve à devoir s’excuser auprès de Tamara d’avoir raté leur rendez-vous. Ce n’est que partie remise à après cette nouvelle opération sous couverture. Celle-ci se passe vraiment bien et permet de voir un peu mieux ce que Nyla expliquait en début d’épisode : elle est le quaterback, la star des flics sous couverture ; Coco est plutôt du genre hacker et Lucy est la « freshman » du groupe… ce qui ne plaît donc pas à Tim.

Inquiet pour elle, il planque sur le toit d’un immeuble à côté pour observer ce qu’il se passe, alors que les deux collègues femmes de Lucy lui confirme qu’elle doit s’imposer et ne pas l’écouter quand il lui assure qu’elles la manipulent. Dur de savoir qui croire exactement, mais Lucy a fait son choix : elle kiffe être sous couverture.

Elle a le goût du risque, ce n’est pas nouveau. Sa couverture se déroule en tout cas super bien, et ça fait plaisir de la voir gérer aussi bien ses cours de chimie et reproduire à la perfection une formule compliquée, tout en switchant dans une autre langue. Tout ça mène finalement à l’arrestation des méchants et à une scène où les trois flics sous couverture parlent à Tamara, de manière libérée. La série est très douée avec cette scène qui est géniale et fait accrocher à ces personnages, réussissant à nous les rendre crédible tout en faisant du féminisme sans avoir à forcer quoique ce soit.

C’est une intrigue qui développait le personnage de Lucy, et ça, ça fait toujours plaisir ! En plus, le reste de l’épisode se concentre sur West qui, lui, suit une voie plus conventionnelle et moins passionnante. On le retrouve en effet dans le quartier difficile des premiers épisodes de cette saison, où James lui présente Silas, un ado du quartier qui est sur le spectre de l’autisme et qui est chargé de faire le tour du quartier pour noter tout ce qui ne va pas.

Voilà donc qu’on va suivre West dans du boulot censé être reposant après son agression de la semaine passée. Il a tout de même un peu d’action : un vol de voiture avec un « bébé » dedans lui permet de se lancer dans une course poursuite qu’il mène avec succès… et qui lui permet de rencontrer son prochain love-interest, un autre flic bien investi dans le quartier qui, en plus, fait son travail en montant à cheval. C’est un brin cliché ce côté chevalier servant que ça lui donne.

Les deux flics se retrouvent à bosser ensuite, alors qu’il était déjà évident qu’ils en craquaient l’un pour l’autre, lorsque Silas se fait agresser. Tous deux ont appris à apprécier l’adolescent, alors ils font du bon travail et retrouvent vite son agresseur, un homme paranoïaque envisageant que Silas notait des choses sur lui, alors que pas du tout. L’intrigue fonctionne plutôt bien, on va dire.

Cela dit, ce n’était pas au niveau du reste de l’épisode, et c’est très gros qu’avec un salaire de flic chacun d’eux pense ensuite à acheter un vélo à Silas. Encore s’ils s’étaient concertés pour le payer ensemble… Bon, en tout cas, ça nous permet de confirmer que West est célibataire et n’est plus avec son acteur, mais aussi que ce flic sera un love-interest pour lui : ils s’organisent un rencard. La suite au prochain épisode, peut-être. En vrai, ça m’étonnerait, la série gère souvent la vie amoureuse de West en dernier plan.

En même temps, je dis ça, mais Emett, le pompier de Lucy, a complètement disparu sans laisser de trace, et ça ne semble inquiéter personne…

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Charmed (2018) – S03E04

Épisode 4 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.

> Saison 3


Spoilers

You look like I feel.

Cette fois, on est bon : la saison 3 va pouvoir commencer car toute la saison 2 a été évacuée par les scénaristes… Tout leur délire de sororité qui risque d’être détruite n’est plus et une nouvelle ère va pouvoir commencer. Nous sommes ainsi trois mois plus tard et… pfiou, les sœurs ont de nouvelles coupes de cheveux.

J’adore le look de Mel, mais Maggie ? Humph, je ne m’y attendais pas – ça fait très années 70, quoi. J’aime beaucoup ce début d’épisode qui nous présente la nouvelle routine matinale des filles : elles ne peuvent plus approcher les unes des autres, mais elles vivent toujours dans la même maison, ce qui complique tout, surtout avec une Maggie en retard tout le temps.

J’aime beaucoup ce début de saison, avec des mouvements de caméra sympathique et une réintroduction de tout le monde qui se fait bien… Par contre, ça fait bizarre de les voir comme ça nous réintroduire des personnages comme après des mois… quand ça fait littéralement une semaine qu’on leur a dit au revoir.

Rapidement, la routine des filles est perturbée à nouveau par un Harry qui débarque sans prévenir et provoque une nouvelle décharge pour les trois sœurs. Non, elles ne sont toujours pas guéries de ce mal qui les affecte et qui fonctionne très bien d’un point de vue du scénario – elles sont obligées d’utiliser leur pouvoir par exemple, et ça aide bien d’avoir Macy qui peut déplacer les objets à distance. D’ailleurs, l’histoire de barrière magique est rapidement expliquée d’une bonne manière par Macy : les trois sœurs ne peuvent approcher les êtres magiques.

Cela complique les relations amoureuses des sœurs : Macy et Harry ne peuvent plus se toucher, Maggie ne peut approcher non plus de Jordan, qui est maudit par la magie donc inapprochable et Mel se retrouve quant à elle avec une relation à distance avec Ruby. Moui, alors vraiment sa relation avec Ruby, je n’arrive pas à m’y faire, elle est vraiment traitée par-dessus la jambe depuis trop longtemps.

Ce n’est pas la seule chose maltraitée par la série : la vie professionnelle des sœurs était totalement laissée de côté l’an dernier, mais ce n’est plus le cas dans ce début de saison. On suit ainsi Maggie reprendre le chemin de l’université et tenter de se faire bien voir de son prof – qui n’a d’yeux que pour un ancien élève de fraternité.

De son côté, Mel reprend son job de prof, et ça marche plutôt bien. En plus, ça permet à la série de nous rappeler qu’elle avait vocation à être plus féministe que l’originale, mais aussi plus ouverte d’esprit encore. Avec vingt ans d’écart, ce n’est pas compliqué, de toute manière. Mel a ainsi un élève transexuel qui se fait harceler par d’autres étudiants et pour lequel elle se prend rapidement de compassion. Elle propose ainsi d’ajouter un livre à sa liste de bouquins à lire pour son cours, et rentre chez elle pour se replonger dedans au plus vite.

Elle a beaucoup d’espoir cela dit, parce que la doyenne refuse d’ajouter un nouveau livre car c’est contraire aux protocoles. Certes, la doyenne peut toujours s’arranger pour offrir une nouvelle chambre à Kevin, l’étudiant de Mel qui se fait harceler par son coloc, mais il la refuse, expliquant à Mel qu’il veut être vu et que se cacher dans une autre chambre n’est pas vraiment une bonne manière d’y parvenir. Bien dit… mais un peu dangereux de choisir de se faire harceler, tout de même.

J’ai cru qu’on n’allait pas y revenir, mais si : Safe Space existe toujours. C’est l’occasion pour Jordan de croiser Harry, histoire de lui faire passer le bonjour à Maggie et de tenter de prendre des nouvelles. On comprend que ça fait trois mois que la distance s’est installée entre eux, et ça commence à faire beaucoup trois mois, en fait. C’est triste, j’aimais bien Jordan, faut pas le virer de ta vie comme ça Maggie ! Bon, elle a d’autres chats à fouetter avec son prof qui la prend pour une assistante et qu’elle veut impressionner.

Harry se rend ensuite au QG, puisque tout y est toujours en place. C’est l’occasion de nous apprendre que cela fait trois mois que Macy essaie de comprendre ce qui est arrivé à ses sœurs : elles dégagent désormais une énergie que le QG peut capter et qui est, selon elle, est un ensemble de résidu de ce qu’il s’est passé auprès de l’arbre lorsque la Source a fusionné avec.

Depuis trois mois, elles ne peuvent donc plus approcher les êtres magiques, ce qui est tout de même problématique pour les Charmed Ones. J’aime vraiment bien cette intrigue, et j’aime le fait que ça aide aussi à fournir une histoire intéressante à Macy et Harry. Ce dernier fait donc tout ce qu’il peut pour aider Macy à trouver un remède et parcourt le monde à la recherche d’ingrédients loufoques. Franchement, ça pourrait durer quelques épisodes… mais ce n’est pas le genre de la série.

Par contre, Macy est vraiment énervée après trois mois de tentatives infructueuses : rien ne fonctionne et elle ne peut s’empêcher d’espérer à chaque fois. Ainsi, quand Harry lui propose le même sort que celui qui avait aidé Jordan en saison 2, elle l’exécute pleine d’espoir… pour mieux se rendre compte que c’est un échec. Ou pas.

Il fallait quelques secondes pour que le sort s’active, et ce fut juste assez pour qu’elle se casse énervée du QG. C’est donc Harry qui finit par trouver une étrange stèle avec des inscriptions dans le QG. Soit. On ne voit pas encore où ça veut en venir…

En parallèle, Mel se fait infecter par une étrange créature invisible lors de la première nuit de cet épisode. Elle se retrouve ainsi avec les yeux jaunes durant la nuit et se rend déterrer quelque chose d’étrange. Mel se réveille avec difficulté le lendemain, forcément. Et la série abandonne vite son impressionnant rituel de première scène, ce qui est dommage : les sœurs semblaient avoir une routine bien établie avec Mel pour tout contrôler… mais là, elle se lève en retard. Elle a aussi ce que Maggie considère être un masque de boue qui n’est pas tout à fait nettoyé.

Maggie, elle, réussit en théorie à impressionner son prof par une jolie théorie sur l’intimité physique – ben oui, bien sûr qu’elle prend un cours sur l’intimité et bien sûr qu’elle applique sa propre situation à son cours. Malheureusement, Antonio n’arrête pas de l’interrompre – Antonio étant le type de la fraternité.

Quand elle s’énerve contre lui, le prof la reprend et… Maggie n’apprécie pas du tout. Elle finit en crise d’angoisse quand on la dit malpolie, et elle s’isole pour mieux se faire infecter à son tour par l’étrange créature invisible qui rend les yeux jaunes. Elle passe elle aussi sa nuit à faire d’étranges activités avec des sacs d’os dans le QG – et on se doute bien que Macy sera la prochaine.

Comme en plus, elle est énervée après Harry, elle passe une bonne partie de la journée seule à évacuer sa rage dans la salle de gym de Safe Space. Ce faisant, elle ne répond pas aux SMS d’Harry de toute la journée, mais aussi dans la nuit. Comme cela inquiète Harry, il en parle aux sœurs de Macy qui viennent justement de prendre conscience qu’elles faisaient le même rêve étrange. Qui n’en est pas un.

C’est gros cette affaire de tas d’os s’accumulant dans le QG sans que personne ne s’en rende compte dans la journée. En tout cas, c’est intéressant : Harry se rend auprès de Macy qui est en train de lancer un drôle de sortilège.

Quand Maggie et Mel les rejoignent enfin (en voiture), Harry n’est plus là, ayant été emporté par la chose invisible, apparemment. Macy ne s’en souvient plus trop, mais une rapide enquête permet aux sœurs de déterminer qu’elle vient de lancer un sortilège de restauration d’un corps. Par chance, l’être invisible qui a maintenant un corps a eu la bonne idée d’infecter les trois sœurs qui sont repérables sur la carte du QG grâce aux résidus de l’épisode précédent. C’est ainsi le cas de cette chose.

Un portail est rapidement ouvert pour aller à la créature et les sœurs n’hésitent pas à partir tête baissée vers cette nouvelle bataille, même si elles sont en pyjama. Elles retrouvent ainsi Harry allongé au sol, inconscient et blessé. Même si elle ne peut pas le toucher, Macy a la bonne idée d’avoir ce qu’il faut sur elle pour sauver Harry – et le pouvoir parfait pour faire les choses à distance, aussi.

Pendant ce temps, ses sœurs se retrouvent à chercher le monstre les possédant tous… et la série semble s’être insipré du Démogorgon de Stranger Things ? C’est très impressionnant ce démon/créature étrange, et ça fonctionne bien malgré des effets spéciaux pas forcément au top. J’aime surtout le fait que les sœurs utilisent chacune à tour de rôle un pouvoir pour en venir à bout.

Macy le tient à distance, Maggie le calme (j’adore ce pouvoir) et Mel l’explose – ça prend juste du temps d’activer ses molécules.

En explosant, le monstre laisse derrière lui, au sol, une rune enflammée qui ressemble très exactement à l’une de celles sur la stèle d’Harry. Si chaque rune représente un monstre, on en a pour un moment. Quant aux monstres, nos héros comprennent qu’ils datent de plusieurs centaines d’années et remontent à avant l’existence d’une civilisation humaine. C’est embêtant tout de même.

Grâce à tout ça, Macy reprend au moins espoir : elle fait enfin un progrès, même si ce n’est pas dans la bonne direction. Enfin, ça l’est, mais juste savoir qu’elles sont infectées d’un truc qui date d’avant l’Humanité la rassure : le sortilège a révélé la stèle, ce nouveau démon est donc lié à ce qui les affecte. Les recherches peuvent suffire à trouver de quoi guérir, selon elle.

Après tout ça, les sœurs prennent le temps de partager un verre de vin ensemble, toujours sans se toucher, et nomment la nouvelle créature : Chupa-Alman le suceur d’âme. OK ? Ce n’est pas exactement ce qu’on a vu, si ? J’aime cette fin d’épisode en tout cas, surtout que je trouve que ça fait très bien l’alliance entre ce qu’était la série en saison 1 et ce qu’elle est devenue en saison 2. Les scènes où les trois sœurs passaient du bon temps comme ça me manquait.

Le montage final nous les montre pleine d’espoir pour la suite. Ainsi, Mel décide d’aller à l’encontre de sa boss et de distribuer le livre pour aider Kevin à l’ensemble de ses étudiants, Maggie offre à son prof un livre sur les hommes parlant par-dessus les femmes tout en lui demandant d’être prise en compte pour une bourse et Macy organise un rencard avec Harry. Certes, ils ne peuvent plus se toucher, mais ils peuvent toujours voyager à Paris grâce à la bouffe… Et s’ils ne peuvent se toucher, le champ d’énergie entre eux reste sacrément romantique !

Pas comme cette étrange créature du passé qui débarque quelque part dans une forêt… J’espère qu’elle ira voir Abigail ; elle manquait cette semaine !

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The Rookie – S03E05

Épisode 5 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.

> Saison 3


Spoilers

Are you really willing to risk that?

Ce fut long, mais l’attente est terminée : un nouvel épisode a été diffusé la nuit dernière et si j’ai mis mon temps à me le lancer, il était évident que le suspense du dernier épisode était assez fort pour me donner envie de m’y remettre rapidement.

L’épisode reprend sur Lucy et West en train de se faire une soirée pépère entre colocs, mais bien sûr ça ne peut durer : le Sergent Gray débarque pour leur pourrir la soirée, et on comprend qu’on est toujours sur la même soirée que dans l’épisode précédent. Avant de parler, Gray demande à Lucy de les laisser tranquilles, alors même qu’elle est chez elle, et elle accepte, c’est évident.

West essaie de lui dire que ça ne sert à rien, mais malgré tout, Gray décide de l’avertir personnellement de l’avertissement que lui a mis Doug, sans la présence de Lucy. Si Gray veut également changer immédiatement le tuteur de West, ce dernier n’est pas encore prêt à laisser tomber : il souhaite vraiment faire tomber Doug, qu’importe le prix à payer.

Le lendemain, Tim est hyper énervé d’apprendre (par Lucy) que Doug a mis un avertissement à West, alors il décide de lui tomber dessus. Ce n’est pas une bonne idée, et même Lucy ne parvient pas à garder son calme face à lui… mais West en est apparemment capable. C’est dingue. Le pire, c’est que Doug est encore à faire de la merde avec lui, le forçant à stopper sa caméra pour une petite conversation où il assure ne pas être un raciste. Ben voyons. Je ne peux pas me le piffrer, décidément.

Ailleurs au commissariat, Nolan continue d’étudier pour son examen de rattrapage imposé par ses actions de la fin de saison précédente… et le conseil de Nyla est de secouer son corps pour se libérer de la pression. Bien sûr, elle ne fait que se foutre de lui et s’assure qu’il le fasse dans une pièce pleine de baies vitrées où tous ses collègues peuvent l’avoir vu.

Bien sûr, Nolan réussit son examen avec brio, mais ça n’empêche pas qu’il ne pourra jamais être détective, même avec 98% de réussite. Il faut qu’il se fasse une raison au plus vite, parce que toutes les personnes qui pourraient décider de son avenir ont désormais vu son nom, et elles s’en souviendront pour longtemps, surtout qu’elles sont plus jeunes que lui.

J’ai bien ri. Gray l’envoie ensuite à l’accueil du commissariat, où tout pourrait bien se passer si Lucy et Tim ne lui ramenaient pas une nana qui vole des donuts, est libérée rapidement et décide alors de briser une vitre de voiture sur le parking du commissariat. Rien que ça. Nolan est forcé d’agir avec eux, avant d’aller voir ce que veut un étonnant conducteur garé de manière illégale avec son camion aux abords du commissariat.

Pas de bol pour lui, l’homme est là pour prendre en otage un flic dans son camion, lui montrant une fois Nolan complètement désarmé qu’il a une jolie bombe dans le camion. Le type a cerné toutes les techniques de Nolan avant même qu’il pense à les utiliser et il connaît les emplacements de toutes les caméras également, puisqu’il a tout hacké avant de prendre le temps d’enlever un flic.

Une fois que c’est fait, il peut utiliser la radio de Nolan pour contacter l’intérieur du commissariat. Gray reste aussi calme que possible, essayant de comprendre ce qu’il en est : le terroriste veut juste faire libérer son pote de prison, officiellement. C’est une étonnante histoire et il est peu probable qu’il y parvienne, mais Nyla se met aussitôt sur l’affaire, informant également qu’elle a vu Angela sortir du commissariat avant l’alerte à la bombe.

C’est une bonne chose, parce que le type demande à ce qu’aucun flic ne sorte du commissariat. Tout le commissariat passe alors en quarantaine, et vraiment, on se demande ce qui a pu inspirer ça aux scénaristes. En tout cas, c’est une bonne chose d’avoir eu une scène marrante entre Nyla et Angela juste avant ça pour permettre à Angela de se rendre à la prison tenter d’en savoir plus sur le terroriste.

C’est une sacrée journée pour Angela. Elle la commence stressée, mais elle est heureuse de découvrir que son bébé va bien. Elle avait carrément caché son rendez-vous à Wesley, ne sachant pas comment elle réagirait s’il y avait un problème à la grossesse… Elle enchaîne avec une courte journée de boulot, sort du commissariat et est rappelée aussitôt ? Pfiou, vie de merde.

Pour passer le temps dans le camion où il est menotté, Nolan essaie de faire ce qu’il peut pour avoir une petite conversation avec son kidnappeur… sauf que ça n’est pas très rassurant : il apprend qu’il a un cancer du pancréas, autrement dit qu’il n’a plus grand-chose à perdre, quoi. L’homme est aussi accro comme jamais à son portable, ce qui permet heureusement à Nolan de repérer un trou dans le camion.

Il s’en sert pour tenter le morse avec l’extérieur… et il en manque le type en train de s’évanouir, alors qu’il a toujours son bouton capable de faire exploser la bombe dans les mains. Malgré tout, Nolan réussit à faire passer son message à l’extérieur du camion : Graham Porter, le terroriste, est rapidement identifié par sa cicatrice à l’œil gauche, permettant aussi à Angela de réussir à interroger le gardien de la prison pour comprendre ce qui intéresse le terroriste. Gray et Nyla pensent d’abord à l’argent, mais comprennent ensuite que ce n’est pas le cas.

Heureusement que Lucy est là pour comprendre que la femme de Graham est forcément à l’intérieur du commissariat… mais n’avait pas prévu la quarantaine dans le parking. C’est super drôle à voir, parce que Lucy pense à la reloue qu’elle a arrêté deux fois dans la même matinée… avant de découvrir que c’est une autre femme qui voulait juste (officiellement) déclarer sa voiture perdue. Celle-ci est assez maligne pour s’échapper du parking et empêcher tous les flics présents de la suivre. Pas une heure de gloire pour Tim et Lucy, tout ça.

La femme, Kelsey, est retrouvée rapidement par Nyla qui la retrouve dans la salle où sont entassées les preuves des affaires en cours. Kelsey essaie d’y retrouver des objets sur lesquels sont ses empreintes, par peur que son vrai nom ne se retrouve dans les dossiers des flics. Elle a une excellente histoire : elle a peur de son mari qui pourrait la retrouver. Il est flic, elle s’est barrée sans le prévenir et en changeant d’identité et elle sait qu’il a un tout de réseau de flics prêts à l’aider.

Que de ripoux cette saison ! C’est une jolie histoire, et ça suffit à Nyla : elle la croit et lui demande au minimum de demander à Graham de se calmer pour pouvoir lui venir en aide… ce qu’on ne verra finalement pas dans cet épisode. Enfin, Graham sera bien forcé de se calmer par contre : elle révèle que la bombe est fausse.

Nolan réussit à se libérer et en profite aussitôt pour tenter d’arrêter Graham… mais il oublie un détail : il a encore son flingue notre petit Graham. Vraiment, ce n’était pas malin de Nolan cette affaire. Bon, si, il l’est : il fait comprendre à Graham que s’il le tue, alors Kelsey ira en prison également, et pour longtemps. Que lui ne trouve pas le moindre souci à y aller, c’est une chose, mais que Kelsey y aille, c’est inenvisageable. Il se laisse donc arrêter par Nolan, bien content de se faire applaudir par tout le commissariat. Mouais, il n’a pas fait grand-chose.

De leur côté, Doug et West se retrouvent à être les seuls flics à pouvoir patrouiller pour le quartier, car ils étaient la seule voiture déjà partie. Le problème, c’est que Doug se convainc qu’il ne doit surtout pas montrer le moindre signe de faiblesse… Il est tellement flippant. Bien sûr qu’il s’attaque aléatoirement à des gens qui n’ont rien fait de mal. Ce n’est pas surprenant venant de lui, en plus.

West traite alors Doug d’idiot et de raciste, avant de lui confirmer qu’il est un homme mort en train de marcher : menacer son job, c’est une chose, mais il oublie juste qu’il a affaire à un fils à papa qui n’hésitera pas à s’en prendre à lui s’il s’attaque trop à son fils. Le tout est filmé, mais c’est bien drôle de voir Doug se ratatiner de peur face à West ensuite.

Il tente même de lui jouer la carte des sentiments avec sa femme et ses sentiments. J’ai bien aimé ce retournement de situation, et j’aime aussi les voir soulagés d’apprendre que tout se termine bien. West en profite même pour apprendre à Lucy que tout va mieux aussi avec Doug. Le truc, c’est que ça paraît surprenant pour Tim : il connaît assez le profil de Doug pour savoir que tout ne peut s’arrêter si vite.

Lucy et lui reprennent donc bien vite la route, et c’est une bonne chose, parce que Doug et West décident d’intervenir dans un quartier super risqué de Los Angeles (apparemment ?) sans demander le moindre renfort. Bien sûr que Doug est en train de monter un piège contre West, ça pue de ouf, je n’aime pas ce suspense.

Evidemment, West se retrouve rapidement à se faire tabasser par quatre hommes, dont un qui l’attaque par-derrière. C’est horrible, triste, et bien sûr, Doug fait comme s’il n’avait rien vu et attend que ça passe alors qu’il pourrait intervenir pour arrêter les hommes qui s’attaquent à West – ou au moins pour les arrêter.

Quand Lucy et Tim finissent par arriver et que Doug fait sembler de n’avoir rien vu, le soulagement vient du fait que West respire encore… et du fait que West a eu la bonne idée d’enregistrer tout ce qu’il se passait grâce à la caméra de Doug, qu’il arrête finalement devant lui. C’est une excellente chose, même si je ne sais pas à quel moment exactement il l’a activée… Peut-être quand il lui aurait redonné en montant dans la voiture ?

C’est la douche froide pour Doug : la caméra a bien filmé qu’il avait vu West, avec un concours de circonstance improbable où l’on voit carrément le reflet de Doug en train de ne rien faire. Toujours plus. Oh, Doug prend mal la sanction qui tombe et va jusqu’à affirmer que tout ça n’est pas terminé… mais Gray lui souligne que lui, il l’est. Aha, jolie sens de la formule.

Après, ce type va forcément chercher à se venger, mais ce ne sera pas pour cette semaine, où on peut être heureux de découvrir que ça se termine relativement bien : West est tabassé, mais il est heureux de voir Doug se faire dégager par Gray qui le place en arrêt forcé. Doug ne peut plus être flic pour l’instant, et tout ça finit par inspirer Nolan. Il envisage en effet de devenir tuteur à son tour – ce qu’il peut faire en deux à quatre ans en fonction de s’il obtient un diplôme ou non, c’est déjà ça. Un petit saut temporel et hop la série pourra continuer sans changer de nom, quoi.

L’épisode se termine alors à l’hôpital où Gray ne peut s’empêcher de verser quelques larmes pour West, mais celui-ci va bien : il a des côtes cassées, des dents abîmées, la face arrachée… mais il ne semble même pas souffrir, c’est ça le monde merveilleux des séries. Gray lui conseille de se reposer avant le boulot à venir… Simple, efficace, une fin d’intrigue bien menée, donc, et j’ai déjà hâte d’être dans quelques épisodes où Doug viendra forcément repointer le bout de son nez à un moment ou à un autre !

> Saison 3

Charmed (2018) – S03E03

Épisode 3 – Triage – 16/20
C’est un épisode qui laisse un goût de « tout ça pour ça », encore. Je ne suis pas fan de ce qui était prévu pour la fin de saison 2, mais l’épisode possède malgré tout de nombreux bons moments et a l’avantage de se concentrer vraiment sur les personnages… sauf que ça se fait au détriment de l’intrigue. Il y a du bon et du moins bon, donc. Soit.

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Spoilers

I’m afraid not even the Charmed Ones can survive the death of all magic.

Cette fois, ça y est : nous sommes au dernier épisode prévu pour la saison 2, ce qui promet donc un excellent épisode, en théorie. En pratique, ce n’est pas exactement ça. On reprend cet épisode loin du cliffhanger précédent, mais il ne tarde pas à nous donner de ses nouvelles. En effet, Jordan débarque chez Abigael, qui est carrément mal en point. Elle est elle aussi atteinte par le covid-magique du dernier épisode, et c’est bien embêtant, parce que ça l’empêche de lire le message de sa sœur apporté par Jordan. Mouais.

Pendant ce temps, les sœurs comprennent donc qu’elles ont fait de la merde à laisser Vivian toucher l’arbre. Même si c’est arrivé, elles arrivent encore à parler à la Gardienne, contrairement à ce qu’on nous avait dit. Cela permet de lancer l’épisode avec une nouvelle quête, et surtout une nouvelle énigme à déchiffrer. Le message de la gardienne est super sympathique, en plus : pour sauver le monde de la magie et sauver tous les êtres magiques d’une mort certaine, les sœurs doivent réunir la plus grande puissance magique et faire le plus grand sacrifice, et avant que l’arbre ne perde sa dernière feuille, s’il vous plaît.

Le plus grand sacrifice, on sait déjà que cette affaire de destruction du pouvoir des Trois. Le plus grand pouvoir ? Macy annonce bien simplement qu’il s’agit de la Source. Pourquoi pas, sauf que la Source a été définitivement détruite en saison 1, avant d’être répartie aux trois coins du monde par les sœurs. Le problème, c’est donc que pour retrouver la Source, ils ont besoin d’Abigael. Ben oui, elle a aidé Harry à récupérer ses souvenirs, et c’est ce dont a besoin chaque sœur dans cet épisode : Harry a effacé les souvenirs des trois sorcières pour éviter que la Source puisse être reconstituée un jour.

Ce dont elles ont besoin aujourd’hui, donc. Bien qu’hésitante, Abigael finit par accepter de les aider quand elle comprend qu’elle a le choix entre ça et mourir avec tous les êtres magiques. Honnêtement, ça paraît presque une bonne option – contrairement à la série originale qui avait statué assez clairement à un moment que la magie était partout dans le fonctionnement du monde.

Plutôt que de laisser Abigael dans son magnifique appartement pour les aider, les sœurs décident de l’emmener dans leur jardin. Allez comprendre : la sorcière-démone est en train de mourir, mais on la déplace loin de son confort. Et ce n’est que le début.

Malgré tout, Maggie ne perd pas le Nord et s’inquiète de cette histoire de plus grand sacrifice. Tu m’étonnes. Avant d’en arriver là, chaque sœur veut d’abord se souvenir où sont les morceaux de la Source, parce que c’est bien plus simple comme ça. Bon. C’était bien la peine de faire tout un speech comme quoi la Source était perdue à jamais, hein.

2070 Evergreen est l’indice de Mel, mais ça ne l’aide pas beaucoup, parce que c’est une adresse bien peu précise. Difficile, donc, de savoir ce qu’il en est. Macy, elle, récupère l’indice « sandale », alors que Maggie a le droit à un Kappa, tout simplement. Ben superbe.

Elle en parle tout de même à Jordan, qui lui explique qu’il a traqué la sœur d’Abigael, et l’embarque avec elle dans sa sororité. C’est ridicule. Et en plus, une fois sur place, elle veut changer l’apparence de Jordan. Pourquoi ?

Bon, ça explique pourquoi ils tentent d’acheter des costumes de pirates à des fêtards de Kappa, cela dit, c’est déjà ça. Là-dessus, ils découvrent que Maggie a bien laissé une trace de son passage avant de mourir : un jeu d’alcool, tout simplement. Elle n’en est pas fière, mais Jordan aura l’intelligence de lui expliquer qu’elle devrait plutôt être fière d’avoir changé et muri. N’en faisons pas trop.

Avant ça, Jordan est un excellent improvisateur : il décide de l’appeler Charlotte quand une amie Kappa tombe sur Maggie et la reconnaît bien rapidement… Ce qui n’est absolument pas convaincant. J’ai bien ri, au moins. Les deux se planquent sur le toit de la sororité, et c’est là que Maggie regarde le ciel, les étoiles et… finit par comprendre son indice Kappa. Cela n’a rien à voir avec la maison d’université, et c’est tant mieux, parce qu’elle n’y trouve pas ce qu’elle veut.

Elle ramène Jordan chez elle, vers sa boîte à bijou Kappa… dans laquelle elle a ajouté un compartiment secret avec un bout de source. Elle en profite alors pour remercier Jordan de son « amitié » et se barre bien vite, craignant le sacrifice ultime. Bon, ça explique la surprise que j’ai eu de voir ce duo, finalement : Maggie voulait profiter de Jordan avant le grand sacrifice et la destruction des sœurs.

Il y a plus surprenant encore du côté des duos : Mel se retrouve à parler de son indice à Abigael, toujours mourante. C’est intéressant comme duo, surtout que ça permet à Mel de comprendre que le morceau de la Source qu’elle cherche est tout simplement à Evergreen, le cimetière où est enterrée sa mère… mais cela en 2070, évidemment.

C’est si simple. Elle est une sorcière qui maîtrise le temps à l’origine, alors pourquoi pas. Pour réussir à s’y rendre désormais, elle a donc besoin de l’aide d’une Fondatrice. Qui d’autre que Céleste pour cela ? Un petit cocktail et une conversation en visio plus tard, Mel a sa solution : Céleste lui envoie un talisman-horloge qui permet de voyager dans le temps.

Elle et Abigael se rendent donc en 2070, et tant pis si ça signifie de possiblement tuer Céleste. La première réaction de Mel dans le futur ? Découvrir que l’humanité existe encore… alors qu’Abigael se concentre davantage sur les hologrammes et les tombes. C’est une bonne idée : certes, Mel retrouve rapidement le morceau de Source qu’elle cherche sur la tombe de sa mère, mais Abigael trouve la tombe de Mel. C’est l’occasion d’apprendre qu’elle va mourir le 14 février 2021, à savoir aujourd’hui. Bon, hier par rapport à cette critique si je la tape assez vite ; ou avant-hier. Pour en rajouter une couche, Mel découvre que Ruby a survécu jusqu’en 2070 et qu’elle vient lui rendre un hommage chaque année.

C’est meugnon. Et c’est marrant, parce que le maquillage pour la vieillir n’est pas bien réussi. Abigael propose aussitôt à Mel de ne pas repartir dans le passé, mais de rester dans ce futur où elle pourra vivre jusqu’à sa mort, plutôt que de mourir le jour-même de son retour en 2021. Certes. C’est que ça fonctionne à peu près comme intrigue, surtout que ça permet à Abigael d’être surprise que Mel soit prête à se sacrifier pour ses sœurs.

Elle a de quoi être jalouse… et elle s’évanouit aussitôt qu’elle rentre chez elle, sans pouvoir lire le message de sa sœur ramené par Jordan. C’est frustrant. Si elle était dans un tel état, qu’est-ce qu’elle a été foutre dans le futur ? Et chez les sœurs, puis dans le QG, puis de retour chez elle ? Tu m’étonnes qu’elle soit épuisée !

Du côté de Macy, le duo est évidemment avec Harry. Elle retrouve sous son lit une boîte de sandales, et sous les chaussures, du sable. Une analyse scientifique plus tard, Macy comprend qu’elle a caché le bout de la Source qu’elle cherche le plus loin possible de sa ville : sur une terre volcanique très, très loin, donc.

Une fois sur cette plage, Macy jette un petit sort pour faire bouger ses chaussures et tenter de retrouver le bout de Source qu’elle cherche. Bien sûr, elle préfère s’arrêter pour observer les coquillages, retrouver son bout de Source… et l’épisode manque un peu de tension dramatique pour l’instant, je trouve. Certes, elle explique qu’elle est l’aînée et qu’elle va se sacrifier puisque c’est à elle de le faire, mais comme ça vient après le segment sur Mel, ça marche beaucoup moins niveau suspense et pression.

Quant au ship Macy/Harry, j’en suis revenu il y a un moment. C’est certes une scène chouette et romantique de les voir sur la plage à danser ensemble un slow au bruit des vagues… mais ça nous fait perdre un temps précieux, non ? Et dire que j’ai cherché des personnages éclairés par la pleine lune pendant un mois pour le Bingo Séries !

Les sœurs peuvent finalement se retrouver et jeter leur sort depuis le QG. La Source est vite rétablie, et il faut alors en arriver au grand sacrifice. Chaque sœur est prête à le faire, avec plus ou moins de bons arguments pour l’affirmer, mais il est surtout souligné que le futur vu par Mel peut parfaitement être changé, puisque Maggie avait vu un futur différent pour Jordan. Certes. Tout ça pour ça, alors ?

Mel ne se laisse pas convaincre et n’écoute plus ses sœurs, les abandonnant en se sacrifiant la première. Elle est alors téléportée auprès de l’arbre magique qui a encore quelques feuilles, et elle se sacrifie une nouvelle fois en plongeant sa main dans la source d’ambre noire, comprenant que c’est ce qu’il faut faire pour rétablir la magie. Bien sûr, Maggie ne peut pas laisser Mel se sacrifier comme ça. Macy non plus d’ailleurs.

 Les deux sœurs plongent à leur tour la main dans la source – sans qu’on ne sache vraiment comment le passage vers ce jardin s’est rouvert, et hop, le sacrifice peut être commun. Pendant ce temps, à Londres, Jimmy récupère ses souvenirs d’être des ténèbres, mais on ne sait pas comment et pourquoi non plus. On va dire que c’est la mort de la magie qui fait ça, et Jimmy en a conscience, puisque c’est ce qu’il propose comme théorie.

Il se rend donc au plus vite au QG pour nous tuer Harry, parce qu’il a des constantes comme ça. Franchement, je ne vois pas bien l’intérêt du détour sur l’absence de souvenirs de Jimmy si c’est pour en arriver là si vite. Par contre, je comprends l’intérêt de l’absence de magie dans le monde. Le lien qui unit Jimmy et Harry disparaît en effet en l’absence de magie et Harry peut ainsi tuer son alter-égo.

C’est gros, mais on se débarrasse ainsi de Jimmy… Ben, ça m’a déçu, en fait : j’aimais bien sa première conclusion, je trouve qu’elle fonctionnait. Et aussi, le sentiment de conclusion qu’on était censé avoir avec cet épisode concluant une saison fonctionne bien moins après des mois d’attente, je pense.

Pour ne rien arranger, la série nous fait du suspense, mais bien sûr, Mel survit également. Le lien entre les sœurs n’est pas brisé, et leur plus grand sacrifice était simplement d’être prête à tout pour se sauver les unes, les autres. Tout n’est pas terminé pour autant : les trois sœurs (et Harry, allez savoir pourquoi ?) ne peuvent plus se toucher apparemment. C’est une bonne idée ça, et comme de toute manière, elles passaient peu de temps ensemble déjà avant, pourquoi pas. Il faudra voir ce que ça signifie exactement pour la suite.

De son côté, Abigael peut se réveiller en pleine santé grâce aux sœurs Vera et enfin lire le message de sa sœur. Ce n’est pas tout à fait ce qu’elle espérait toutefois : elle apprend que sa mère et sa sœur ne veulent plus avoir de nouvelles d’elle. Et ça, ça énerve profondément Abigael. Elle décide de récupérer une petite statuette magique et de la briser en deux, respirant ainsi la magie en elle.

D’un coup, d’un seul, Abigael change de look, prend celui d’un démon et affirme que plus personne ne pourra jamais l’arrêter. Sérieux, c’était ça leur cliffhanger de fin de saison ? Celui de l’épisode précédent fonctionnait beaucoup mieux, je trouve, et j’aurais aimé que ça prolonge l’effet maladie sur plusieurs épisodes.

Là, l’épisode manque de quelque chose, et comme souvent, c’est un bon gros combat. Je ne peux pas dire qu’on s’ennuie, mais ça n’est pas hyper captivant, quoi. Ca manque d’explication dans ce qu’il se passe, et ça manque d’un gros moment « oh mon dieu » pour ce qui devait être une fin de saison – peut-être aussi que c’est l’absence de suspense qui veut ça ; on savait bien qu’aucune sœur n’allait mourir, et qu’au pire si ça arrivait, on la retrouverait la semaine prochaine.

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