Westworld – S03E03

Épisode 3 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

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Spoilers

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Do what you do best: lie.

La série ne s’embarrasse plus avec de longs résumés et nous replonge dans son ambiance en trente petites secondes, rien que ça. L’avantage, c’est qu’on découvre que tout ça va revenir sur le destin de Charlotte et Dolores, deux de mes personnages préférés de la série, avec Maeve, ça va de soi.

Avant de mourir, Charlotte a apparemment eu le temps d’enregistrer un message vidéo pour Nathan. C’est inattendu et ce sera clairement au cœur de l’épisode. Avant de savoir ce que contient cette vidéo, nous assistons toutefois au réveil de la nouvelle Charlotte. La série ne nous révèle pas encore quel robot est dans ce corps : c’est clairement un des mystères de la saison. J’ai envie de parier sur Clémentine, mais bon, elle est censée être morte.

En tout cas, Dolores donne un job clair à cette nouvelle Charlotte : elle est une pierre angulaire de son plan. En effet, pour que les robots puissent dominer le monde, ils doivent d’abord contrôler Delos. Le robot a tout de même plein de questions pour Dolores, mais cette dernière contourne l’essentiel. Finalement, la scène sert surtout de résumé et ne nous apprend rien de nouveau : en plus de celui de Bernard, il reste encore trois disques durs non attribués et, en attendant, ce robot Charlotte va retourner « à la maison »…

À la maison, c’est-à-dire à San Francisco où nous la suivons à la tête de Delos où elle a ordonné la construction de nouveaux Transformers. Pardon, de nouveau Saudis, des robots beaucoup plus flippants que les anthropomorphes. Si tout semblait bien se passer pour notre nouvelle Charlotte, elle reçoit alors une bien mauvaise nouvelle : Delos a été racheté par des actionnaires malins se servant de sociétés écran pour obtenir 38% des parts d’un coup. Enervée, notre nouvelle Charlotte en perdrait presque la face devant son assistante, Irene.

Beaucoup plus tard, dans la nuit, cette dernière révèle que derrière ces 38%, il y a Enguerrand Serrac, évidemment. C’est logique pour nous, mais pas pour elles qui sont décontenancées de découvrir l’homme le plus riche du monde comme cela, alors que personne n’a jamais entendu parler de lui. Pire, Irene est en fait terrifiée de savoir ce qu’elle a découvert : il a peur de ce que pourrait lui faire Enguerrand. Tu m’étonnes.

Malgré tout, il faut bien que Charlotte rentre chez elle, après avoir passé sa journée à tenter de contacter Dolores et écouter un étrange message vocal en bruits informatiques. Une fois chez elle, elle tombe sur Jake, qui est apparemment son ex à en croire la réaction du robot. Pour ne pas montrer qu’elle n’a aucun souvenir de la vie de Charlotte, elle décide en effet de faire ce que tous les robots de Westworld étaient programmés à faire : coucher avec Jake.

Il s’agit donc de l’ex de Charlotte, qui ne se laisse pas tout à fait faire, énervé de voir que Charlotte a encore oublié de récupérer leur… fils. Voilà donc le fameux Nathan à qui la vraie Charlotte envoyait un message le jour de sa mort ! La scène qui suit est alors traumatisante, je trouve : le robot s’occupe à merveille de Nathan, trouvant les mots parfaits pour s’excuser, exactement comme le pressentait Jake. Charlotte est après tout programmée pour mentir, alors ce n’est pas étonnant, mais c’est flippant de la voir prétendre auprès de son « fils » qu’elle l’aime, quand son regard nous dit tout le contraire. Ah lala, l’actrice est excellente.

Le lendemain, Charlotte tente en vain de reprendre son rôle de pouvoir et de contrôle, comprenant qu’elle a une taupe au sein de Delos. Cette fois, elle est clairement débordée par ce qu’il se passe. Eh oui, avec les grandes responsabilités viennent de grandes emmerdes, aussi, et notre robot découvre tout cela. Paniquée, elle décide de reprendre une nouvelle fois contact avec Dolores.

Ailleurs, Caleb s’occupe vraiment bien de Dolores. Non seulement il appelle les secours, mais quand ceux-ci sont débordés par les résultats sans queue ni tête de la machine indiquant que Dolores devrait être déjà morte, il décide de prendre les choses en main. Malheureusement, l’ambulance est immédiatement arrêtée par des policiers qui ne sont pas exactement ce qu’ils prétendent être.

Caleb le sait bien : il y a un ordre d’arrêt sur son application préférée, indiquant de faire le ménage et de récupérer Dolores. Rien que ça. La scène est vraiment prenante, avec des faux flics en civil démasqués par un Caleb qui refuse de les laisser faire. Cela mène à la mort vraiment pas cool des deux infirmiers qui n’avaient rien demandé, mais surtout à Dolores demandant à Caleb de l’aider avant ça. Et ça, c’est totalement inattendu. Non, franchement, Dolores demander de l’aide à un humain ?

Tout ça n’a pas de sens… et ce pauvre Caleb n’a pas fini d’avoir mal à la tête en y resongeant. En effet, Dolores décide de fuir la scène de crime bien rapidement après avoir tué ces deux nouveaux assaillants. Elle avertit simplement Caleb qu’il doit changer de nom et se planquer parce qu’ils le rechercheront désormais. C’est d’une clarté à toute épreuve, ça encore !

Dolores se barre donc et on la retrouve ensuite dans le hall d’un hôtel où elle retrouve Charlotte, toujours paniquée par la perte de contrôle qu’elle subit. Tellement d’ailleurs, qu’elle se retrouve à se mutiler et se percer la peau autant que possible. Le robot qui se retrouve dans la peau de Charlotte est clairement perdu, en fait : elle a l’impression que l’humaine veut reprendre le contrôle. Elle s’en confie dans une chambre d’hôtel à Dolores, avec une réalisation impeccable de la série et des plans nous montrant facilement la double identité qui nous ronge cette Charlotte.

Apaisée par Dolores qui coupe ses émotions informatiquement parlant, Charlotte révèle tout ce qu’elle sait sur Serac à Dolores, dans une scène où elles sont tellement proches qu’on dirait franchement un couple. C’est peut-être le côté « je te déshabille dans une chambre d’hôtel » qui ajoute à cette tension sexuelle entre elles, ou alors c’est le côté needy de Charlotte qui ne veut pas se passer de Dolores, ou alors c’est parce que Dolores se montre super possessive avec elle… En tout cas, cette scène est très clairement pleine de tension sexuelle entre les deux actrices qui finissent par faire la petite cuillère dans le lit. Ah bah alors ça, je ne m’y attendais vraiment pas de la part de Westworld et de ces robots.

Autrement, et comme l’avait prévu Dolores, Caleb se retrouve dans la merde car il est immédiatement recherché par tous les gens utilisant la même application que lui. J’ai hâte d’en savoir plus sur cette application, tout de même. Avant de fuir et de changer d’identité, il retourne voir sa mère pour s’occuper d’elle une dernière fois. Celle-ci ne le reconnaissant plus, on sait au moins que Caleb n’a pas grand-chose à perdre en changeant de nom.

En revanche, c’est un peu con de sa part de revenir à l’hôpital où l’attendent évidemment ses anciens alliés. Ils sont attirés à lui par appât du gain : non seulement, sa tête est à prix, mais en plus, il pourrait avoir des informations sur Dolores, qui vaut beaucoup, beaucoup d’argent sur le marché noir. Par chance pour Caleb, c’est effectivement vrai qu’il est désormais lié à Dolores.

Ainsi, celle-ci se renseigne sur lui auprès de ce que je pensais être une intelligence artificielle dans sa tête et qui s’avère être Martin, un homme proche de Liam. J’avais oublié Liam, ma foi. Bref, Dolores apprend rapidement que Caleb est dans la merde, et bizarrement, elle semble assez attachée à lui pour s’en soucier.

Alors qu’il est torturé, Caleb voit donc un robot lui venir en aide, mais pour rien : le robot est trop lourd et vite repéré par les ennemis de Caleb qui l’élimine sans mal. Une fois que c’est fait, cependant, c’est Dolores elle-même qui débarque et tue les kidnappeurs sans le moindre mal.

Le lendemain, nous retrouvons Caleb et Dolores ensemble, comme un vrai petit couple, à envisager d’aller prendre le petit-déjeuner ensemble. Oh, Caleb demande des informations à Dolores, c’est évident, mais celle-ci contourne majoritairement ses questions, se contentant de lui donner son prénom… et de lui montrer qu’elle connaît déjà par cœur sa commande dans le restaurant où il se rend tous les 23 février.

Pas du tout flippant. Dolores lui explique donc qu’il est surveillé depuis un moment, puis lui sort un script qui raconte le jour où sa mère a décidé de l’abandonner dans ce restaurant, un 23 février donc, quand il avait 8 ans. Ce jour-là, une serveuse, Sara, l’a pris en pitié et s’est occupé de lui. Caleb est légèrement énervé de découvrir qu’une inconnue connaît son pire souvenir, et elle lui explique alors que c’est la société Incite qui est à blâmer.

Ce sont eux qui compilent les informations sur tout le monde pour créer des composites à leur image et qui manipulent tout le monde pour les faire devenir ce qu’ils veulent. Bon, on est dans le degré au-dessus niveau complot, là. Malgré tout, Caleb est bien forcé de la croire et de partir faire une balade avec elle au coucher du soleil. Eh, la journée est passée bien vite. En cette fin de journée, Dolores propose à Caleb de se rendre sur une promenade au bord de mer toute jolie.

Le but ? Lui expliquer que c’est là qu’il se suicidera d’ici dix à douze ans. Intéressant tout ça ! C’est calculé par la machine de l’épisode 1 qui est capable de prévoir les choses avec beaucoup de précision. Et pour énerver encore plus Caleb, Dolores montre à celui-ci les commentaires qui existent en ligne sur lui : mariage et enfants non recommandés… En fait, c’est simple : Incite a décidé qu’il était trop risqué d’investir sur lui parce qu’il risquait de se suicider, mais à ne pas investir sur lui, il s’assure de son suicide.

Tout ça, c’est du pain béni pour Dolores qui n’a aucun mal à manipuler Caleb à partir de là : il était tout aussi en cage qu’elle finalement. Je ne comprends pas bien, pour le moment, l’intérêt de Dolores de faire équipe avec Caleb, et c’est un peu là que ça pêche pour la série cette semaine. En tout cas, c’est sympathique de voir une nouvelle alliance se créer entre robot et humain. Ce pauvre Caleb n’a aucune idée de ce qui l’attend, parce que clairement, Dolores le trahra sans le moindre doute, non ? En tout cas, c’était un sympathique concept de faire le tour de la vie de Caleb comme ça.

On connaît son passé, son présent (grâce à l’épisode 1) et son futur. Maintenant, on est investi dans le personnage autant que dans les personnages que l’on connaît depuis la saison 1… C’est plutôt malin !

De son côté, Charlotte se réveille seule dans sa chambre d’hôtel. Il y a de quoi être dégoûtée, franchement, après une nuit toute douce avec Dolores. Pourtant, elle retourne au travail où elle découvre que si la taupe n’a pas été retrouvée, le message vidéo de Charlotte à son fils l’est, lui. Notre intelligence artificielle robot regarde ce message où Charlotte chante à son fils et s’achète au passage un cœur, apparemment.

Ne nous voilà pas dans la merde si les robots développent ce genre de liens et de sentiments avec des humains – on savait déjà que l’instinct maternel pouvait être fort avec Maeve. Charlotte décide donc de s’occuper à merveille de son fils : en retard pour aller le chercher à l’école, elle ne sera pas tout à fait absente dans la vie de Nathan cette fois. Elle le retrouve donc dans le parc à côté de l’école, où il est avec un certain Thomas le laissant caresser son chien.

Le truc, c’est que ce Thomas n’est pas un enfant comme on pouvait le supposer, mais bien un adulte qui profite de tout ça pour toucher la main de Nathan. Charlotte comprend donc qu’il est un prédateur sexuel et, si elle se montre toute gentille devant son fils, n’hésite pas à l’étrangler dès que Nathan a le dos tourné. Thomas meurt donc des mains de Charlotte, regrettant probablement d’avoir coupé les caméras pour pouvoir enlever Nathan.

Une fois Thomas mort, en plein jour au milieu du parc, Charlotte vole son chien pour le ramener à Nathan dont elle a décidé de s’occuper, en cachant à nouveau le prédateur en elle. C’est tout le commentaire de l’épisode : on cache le prédateur en nous, mais il est toujours là. Pourtant, il est en train de dompter le prédateur en ce robot de Charlotte.

Ainsi, le soir même, Charlotte regarde à nouveau le message enregistré par l’humaine avant sa mort, et elle se retrouve carrément à pleurer devant. C’est d’une tristesse ; à la fois pour l’humaine et pour le robot. En chemin vers chez elle, Charlotte réécoute le début des messages étranges qu’elle recevait sur son portable depuis le début et qui se mettent à faire de la musique désormais. Cela lui permet aussi de rappeler son correspondant pour la première fois et de demander à le rencontrer.

Sans surprise, la communication stoppe et sa voiture est déroutée pour l’emmener dans une somptueuse maison. Eh, les voitures du futur sont superbes, mais ça commence à faire beaucoup de piratage, je ne suis pas sûr d’avoir envie d’en avoir une. Sans surprise non plus, la voiture amène donc Charlotte chez Serac. Ainsi, il est révélé que la taupe de Delos n’était autre que Charlotte elle-même. L’arrivée chez Serac est intéressante, avec un peu de français et la révélation claire du plan de Serac : il veut récupérer les données de Westworld.

Charlotte est à la tête de ce plan, puisqu’elle l’a suggéré à Serac, mais c’est une information qui pourrait franchement déstabiliser notre robot qui se retrouve à devoir jouer sur quatre tableaux à la fois. Ben oui, elle veut s’occuper de Nathan, elle doit gérer Delos, répondre aux ordres de Serac ET à ceux de Dolores. Cela fait beaucoup d’un coup et ça rend le personnage encore plus complexe qu’en saison 2. Je suis carrément fan de Charlotte, encore et toujours. Et de la série aussi, même si j’aurais aimé un épisode se concentrant sur tout le monde plutôt que seulement sur Charlotte.

En tout cas, la fin de l’épisode est intéressante : on y apprend que les données des hôtes sont perdues, car cryptées sans que personne n’en possède la clé. Personne ? Eh, c’est faux : Dolores l’a, et on le sait. Non seulement, on le sait, mais Enguerrand Serac aussi le sait. Il menace donc Charlotte en lui disant qu’elle n’a plus beaucoup de temps pour retrouver cette clé, avant que l’on ne découvre qu’il n’était qu’un hologramme. Arf.

Bon, et sinon, pour en revenir au Bingo Séries que j’ai totalement délaissé ce mois-ci, je dois dire que j’ai cru compter 8 scènes de nuit pour 7 de jours, avec deux scènes où on ne sait pas bien s’il fait jour ou nuit. On va dire que ça passe pour le point impossible autant de jours que de nuits, non ?

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Station 19 – S03E10

Épisode 10 – Something About What Happens When We Talk – 18/20
Si l’épisode est une fois de plus beaucoup trop bavard, je trouve que la manière dont c’est amené le justifie largement et réussit plutôt bien dans la forme comme dans le fond à nous donner envie de s’accrocher pour tout suivre. C’est brouillon à bien des égards, ça manque d’approfondissement faute de temps – un comble pour une série ! – mais ça débloque plusieurs intrigues de la bonne manière. C’est déjà ça !
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Spoilers

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So, yes, I am holding you hostage today at emotional gunpoint.

Ah ben oui, j’avais oublié, mais Vasquez est mort. C’est le point de départ de cet épisode qui nous propose de se concentrer sur les émotions des pompiers, tout en ignorant un peu trop le fait que le reste des équipes de la caserne déteste Jack qu’ils considèrent comme responsable de la mort du pompier. Bref, vous l’aurez compris, la série en fait plus sur la mort de Vasquez que sur la mort de Ryan.

Si on met de côté cette frustration, l’épisode est plutôt cool, parce qu’il nous ramène une psy nommée Diane Lewis, et j’adore l’actrice qui déchire toujours dans ses rôles – on a pu la voir avant ça dans 9-1-1 et Unreal si ma mémoire ne me trompe pas. Cette psy n’est pas n’importe qui, en plus, puisque c’est un ancien pompier.

Si nos héros sont bien évidemment réticents à lui parler, elle ne leur laisse pas vraiment le choix, pas plus que Maya ou Sullivan. Par contre, ça n’a pas trop de sens de faire ça à la FIN d’une garde de 24h. Sérieusement, c’est abusé, non ? Bon, en tout cas, l’épisode a toutes les excuses du monde pour être bavard cette semaine… et il ne se gêne pas pour le faire.

On commence donc par un entretien entre Jack et la psy, et je dois avouer que ça ne m’a pas passionné. En plus, la structure de l’épisode m’a laissé perplexe, avec de nouvelles interventions que l’on découvre après coup. Jack raconte donc à la psy ce qu’il considère être son pire appel : un sapin de Noël en flammes. Ce qu’il considère le plus triste dans cet appel d’urgence ? La vieille femme à qui il appartenait était sans famille, seule au monde, et elle perd son bien le plus précieux. Mouais.

Pas aussi mouais que la réplique sur les mouchoirs qui permettent de cacher les larmes, cela dit…

On enchaîne ensuite avec Andy, qui a clairement, vraiment, énormément besoin d’une psychothérapie avec tout ce qu’il lui arrive… Mais non. Elle préfère parler de son passé, de son lycée, de ses cours de danse, de son titre de championne de salsa et surtout, surtout, de Sullivan. C’est au moins l’occasion d’avoir une psy qui lui fait remarquer que c’est quand même étrange qu’elle se sente amoureuse du chef de la caserne dont son père était chef pendant des années. Bien dit, ma foi.

Malheureusement, pour une fois qu’on creuse un sujet intéressant – parce qu’il est marrant – les scénaristes préfèrent changer de sujet subitement pour en revenir à Vasquez. Un flashback plus tard, on trouve Vasquez plus sympathique qu’on ne l’a jamais vu dans les épisodes de cette saison, puisqu’on le voit se moquer d’Andy qui a peur d’un raton-laveur en pleine intervention.

On change encore d’intrigue juste après, parce que les scénaristes n’ont pas le temps de se concentrer vraiment sur tout le monde pendant assez longtemps. C’est bien dommage, mais en même temps, on est passé à Travis, et c’était encore mieux. Au moins, l’épisode était sur la bonne voie, un peu mieux à chaque pompier.

Bref, en ce qui concerne Travis, on parle évidemment du nouveau, toujours dans le placard, et on découvre à quel point Travis est énervé par sa présence dans la caserne. Jusque-là, ça paraissait être un jeu pour lui, mais non, finalement, il est vraiment super énervé. Pas le temps de se concentrer sur cet énervement, cependant, même en mot-codé pas si codé que ça : la psy préfère creuser encore plus et parler de son incapacité à se sentir comme un héros. Il refuse de reconnaître à quel point il est courageux, quoi.

Pour l’aider, la psy lui rappelle qu’être pompier, ça demande du courage, puis lui explique qu’elle a été violée. C’est une manière comme une autre de reconnaître son propre courage, on va dire. Une psy qui avoue qu’elle a été violée à son patient ? C’est n’importe quoi cet épisode, mais son caractère et son franc-parler donne vraiment toute ma sympathie à cette Diane. Quant à Travis, il l’avait déjà, mais wow, qu’est-ce que j’aime ce personnage ! Et qu’est-ce que j’aime les scénaristes reconnaissant enfin qu’un pompier ouvertement gay dans une caserne, ça poserait plus de problème que ça dans la réalité, même en 2020.

C’était une ligne dangereuse à tenir, mais ils ont réussi à bien s’en sortir, je trouve. Malheureusement, on rechange d’histoire alors que Travis commençait à s’ouvrir : il est ensuite question de Ben, et l’épisode fait d’un coup demi-tour, parce que c’est bien moins intéressant comme personnage. Je veux dire, Travis VS Ben, niveau intérêt, c’est vite vu, surtout quand il commence à se mettre en avant avec son double job. Pourtant, avec son flashback, la série réussit à me raccrocher : il est question de la fois où Ben a été le plus en colère dans sa vie.

Étonnamment, il ne parle pas du tout de son intrigue dans Grey’s, qui allait assez loin pourtant, mais d’un flic raciste qui l’a contrôlé comme un vrai criminel pour un phare cassé. La scène était sacrément flippante, et c’est toujours dans les séries de Shonda Rhimes que l’on voit ce genre de choses, jamais ailleurs. Pourtant, malheureusement, ça arrive, et on le sait tous. Plutôt que d’adresser vraiment le problème, les scénaristes… changent de pompier ensuite.

Vous vous souvenez quand j’ai écrit plus haut qu’ils n’avaient pas le temps pour tout le monde ? C’est tellement le cas qu’on enchaîne sur le duo Vic/Dean. C’est une excellente chose : Dean refuse d’avoir un entretien seul à seul avec Diane, il veut le faire devant Vic. Cela lui permet de lui apprendre que ses parents ont décidé de couper ses vivres ou encore qu’il considère qu’elle a fait une énorme connerie à se couper de Jackson.

J’ai adoré toutes les scènes de ce duo et la fluidité avec laquelle on passe d’une information à l’autre dans la scène. Cette pauvre Diane prend cher avec cette équipe de pompiers qui ont tous besoin d’une thérapie d’au moins cinq ans, franchement… Pourtant, les scénaristes se servent d’elle pour nous affirmer que Dean est amoureux de Vic. Et ça m’énerve, vraiment, parce que j’en ai marre de ces séries (ou films) incapables de croire en l’amitié filles/garçons. Bref. Au moins, ça fait une piste pour la prochaine saison, mais je ne sais pas. Autant j’adore les deux personnages et leur dynamique, autant en couple, j’ai peur de ce que ça pourrait donner.

L’avantage, c’est que la psy conseille à Dean d’attendre avant de révéler ses intentions, pour éviter que ça ne détruise toute sa relation avec Vic. Je ne sais pas quand même, il ne faudra pas que l’attente soit trop longue… mais bon, pour peu que la série revienne l’an prochain avec une intrigue sur le confinement et l’épidémie, il y aura moyen de les voir passer encore plus de temps ensemble, non ?

Pour finir l’épisode, on en revient à Jack qui a besoin de conseils – et j’ai complètement décroché tellement ça me passe au-dessus, oups, pardon – puis à Maya, enfin. Elle avoue carrément à la psy qu’elle est jalouse de Rigo, parce que l’idée de la mort la calme durant la nuit. Ben oui, son père – c’est fou comme ils ont tous des problèmes avec leurs pères – lui a appris à toujours regarder la ligne d’arrivée des courses et de ne se concentrer que sur celle-ci.

La psy est excellente, en tout cas, parce qu’elle réussit bien à cerner les problèmes de Maya et tente de la débloquer. Quant à l’équipe, elle a l’air de considérer que tout le monde va bien et qu’elle leur a fait du bien. Ce n’est peut-être pas faux : on enchaîne sur Travis et le nouveau qui vont donner de la nourriture à Eva qui la refuse, sur Ben qui fait du basket avec ses fils, sur Vic qui s’occupe de Pru avec Dean malheureusement amoureux d’elle… Et du côté de ce que j’ai adoré, on enchaîne aussi sur Jack s’occupant de la grand-mère de son flashback de Noël. C’était une scène sympathique.

Plus sympathique encore ? La scène entre Maya et Carina avec Maya qui décide enfin de prendre des jours de congés pour partir en vacances avec. Allez, je vais finir par être content de sa décision d’avoir largué Jack, finalement. Par contre, c’est l’un des seuls couples que j’aime vraiment pour l’instant dans la série : voir Andy et Sullivan danser m’a laissé de marbre et le baiser du nouveau à Travis n’est pas exactement ce que j’ai envie de voir non plus, parce qu’il y a trop de problèmes à venir avec ce couple pour que ce soit bien fonctionnel, franchement…

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Les Bracelets rouges – S03E04

Épisode 4 – 19/20
Même s’il y a un paquet de scènes qu’on voit venir dans cet épisode, notamment sur sa fin, je trouve que la fluidité de la série permet tout à fait de ressentir toute la palette des émotions que les personnages vivent. C’est parfaitement brillant et la construction de l’épisode donne encore plus envie d’y revenir pour découvrir la fin de cette saison. En attendant de la voir, on reste un peu sur sa faim cette semaine avec un paquet de drama à venir, encore.

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Spoilers

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Ils veulent m’enlever le foie maintenant, ces abrutis.

Allez, c’est reparti pour un épisode de cette série que j’adore et qui commence par nous parler du rêve des adolescents, grâce à la voix off de Côme. Tout le monde ne passe pas une belle nuit, notamment Nour qui a des douleurs de son sein fantôme. Après, je ne sais pas si elle ne préfère pas ça à sa journée réveillée avec sa mère qui lui ramène une perruque. Au moins, ça permet une petite complicité dans le regard avec Jessica.

La complicité, elle en a bien besoin, parce que les nouvelles ne sont pas joyeuses pour elle : elle souffre, mais elle a aussi droit de découvrir que la reconstruction de son sein ne sera pas si évidente que ça, ni si rapide surtout. La série, comme à son habitude, nous fait une jolie prévention ensuite, avec une bénévole qui passe voir Nour pour la prévenir de ce qui l’attend à présent. La scène est super touchante et franchement, chapeau bas à l’actrice qui est excellente dans son rôle.

Contre toute attente, pleurer un coup lui permet finalement de retrouver le sourire et de plaisanter ensuite avec Jessica. Dans le genre improbable, voilà une nouvelle amitié qui fait du bien. Nour l’emmène dans la planque de Clément pour qu’elle trouve un endroit où fumer. Les deux nouvelles amies partagent donc un joint et Jessica lui créé aussitôt un profil sur Tinder. Parce que oui, Jessica avec sa leucémie ne perd pas le Nord et cherche l’amour.

La scène est mignonne comme tout, avec Jessica qui prend beaucoup de plaisir à aider Nour, qui prend vite goût à Tinder… jusqu’à ce qu’elle aperçoive Clément qui voulait juste profiter de sa planque, oups.

Avant tout ça, dans la chambre de Clément et Théo, on commence l’épisode par un quiproquo amusant qui nous permet d’oublier la menace qui pèse sur eux : on sait très bien que le rendez-vous médical de Clément n’est pas pour une opération des amygdales. J’adore son médecin, franchement : elle n’y va pas par quatre chemins pour lui annoncer la dure nouvelle d’une opération du foie pour le lendemain à huit heures.

La nouvelle est dure parce qu’on est loin des 40% de chance de s’en sortir cette fois. Même si elle ne lui parle pas des 3% de chance de survie, Clément s’énerve et se tire pour aller tenter de marcher une dernière fois. Très franchement, j’ai eu du mal à adhérer à cette scène où le jeu ne paraissait retranscrire toute sa colère. Les parents de Clément aussi sont énervés, mais cette fois-ci c’est beaucoup plus juste dans le jeu et dans le scénario… avec une mère conciliante et qui espère encore la douceur de son mariage face à cette terrible nouvelle.

En même temps, c’est clair qu’une tumeur au foie, on sait ce que c’est niveau chance de survie. Du côté de Thomas, les choses vont en s’améliorant parce que sa tumeur n’est pas grave du tout. La scène est super touchante à voir honnêtement, et ça doit être un soulagement pour le médecin d’annoncer de bonnes nouvelles parfois. Thomas n’a même pas besoin de rester à l’hôpital… et il se fait donc dégager par Clément.

Il l’a bien cherché après quelques mois de silence radio avec son ami cependant… De retour chez lui, avec son père, Thomas cherche donc un moyen de se faire pardonner et demande conseil à son père. Je pense qu’on tient là la plus mauvaise idée de l’année déjà, franchement, c’est débile, son père est incapable de s’excuser, on le sait maintenant… En tout cas, Thomas finit par remettre son bracelet rouge et tenter en vain d’appeler Clément.

Ce dernier refuse de décrocher et se rend dans sa planque… où il est vexé de voir Nour en train de chercher l’amour. Il tente donc de fuguer de l’hôpital, pour mieux tomber sur Louise qui l’en empêche de justesse. C’est top à voir ça, leur relation est tellement belle et juste, c’est fou de les retrouver comme ça, à se vanner l’un l’autre. Mais ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour lui remonter le moral apparemment.

Chez son grand-père, Mehdi refuse de se lever pour aller à l’hôpital et a droit à un sermon pour aller au travail plus vite. Quel grand-père parfait ! Pas de chance pour lui son petit fils est loin d’être super sympa avec lui et il lui vole une moto pour se rendre au travail. Je sens que ça part mal tout ça. En plus, Mehdi est encore super énervé quand il retrouve Côme et lui balance qu’il ne le croit pas.

Avant ça, on retrouve Côme en avance pour ses examens médicaux où son beau-père décide de l’emmener. S’il est toujours aussi lourd avec son humour de merde, il est attachant à vouloir s’occuper du petit de sa compagne… qui n’en a rien à foutre de lui. Il préfère aller à la recherche de la chambre d’Iris pour retrouver Olivia.

De son côté, Mehdi passe une journée qui s’améliore petit à petit quand il retrouve Agathe avec un patient. Il l’aide à soigner le patient et ça mène à une bonne surprise à la cafétéria de l’hôpital : Agathe qui lui propose d’être kiné. Il se fait tout de suite des films et c’est super touchant à voir, même si sa joie est de courte durée : son grand-père débarque pour l’engueuler d’avoir volé une moto du garage. Evidemment.

Loin de l’hôpital, on retrouve Louise et Roxane qui ont donc gardé le contact. Ce n’était pas gagné cette amitié à l’origine pourtant, mais Louise est vraiment ce dont Roxane a besoin pour l’aider dans sa recherche d’emploi. Elle commence par une boutique de prêt-à-porter… et ça se passe super mal quand on lui dit que l’apparence est importante et qu’on lui demande sa taille. Pourtant, franchement, c’était prévisible dans une boutique de vêtements et elle avait affaire une patronne vraiment cool.

Malheureusement, ça réveille les complexes de Roxane qui se compare ensuite à sa sœur jumelle en sortant d’un bain où elle avait déjà du mal à regarder ses jambes si maigres. C’est tellement triste : elle enchaîne avec une descente dans le frigo pour manger tout ce qu’elle y trouve. Cette rechute est horrible.

Elle se change pourtant les idées pour la soirée quand elle reçoit un message de Thomas lui donnant RDV, avec Mehdi – s’excusant auprès de son grand-père, c’est chou mais inquiétant pour le grand-père, je regarde trop de séries -, devant la chambre de Clément. La réunion des bracelets fait beaucoup de bien à la série, autant qu’à Clément, ce qui redonne vraiment le smile. On les voit s’enfuir de l’hôpital avec l’aide de Mehdi… qui récupère aussi Côme au passage.

Ouep, Côme, dix ans à peine, monte dans la voiture de Thomas avec plein d’autres adolescents. Bof, le beau-père… surtout qu’il ment à Nathalie putain. C’est chaud quand même, d’aller mentir à sa compagne sur la localisation de son fils amnésique. On a connu plus malin.

Pendant ce temps, Côme et les autres bracelets se rendent aussi vite que possible à la gare pour dire au revoir à Louise, dans une scène qui nous réunit tous les bracelets. C’est vraiment beau à voir et ça redonne le smile, même si c’est triste également de voir partir Louise qui aura réussi à me faire rire encore beaucoup dans cet épisode.

Du rire aux larmes, il n’y a que quelques secondes, puisqu’on enchaîne sur la scène la plus violente de l’épisode, où Thomas annonce à Clément qu’il a failli se suicider et ne l’a finalement pas fait parce qu’il pensait à Clément. C’est fou : la scène n’apporte rien de nouveau, mais quelques violons et le très bon jeu des acteurs permet de vraiment ressentir toutes les émotions. Dans le même genre, on a Nour aussi, qui découvre son sein coupé…

Et puis, évidemment, il y a le cliffhanger, avec Mehdi qui rentre chez lui pour mieux découvrir que son grand-père n’y est pas. Comme je m’y attendais depuis le début de l’épisode où il était si parfait, il se retrouve évidemment hospitalisé avec un arrêt cardiaque pour conclure tout ça. Ah, quelle horreur. J’ai eu beau la voir venir, cette fin d’épisode, elle fait mal au cœur, vraiment.

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Westworld – S03E02

Épisode 2 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.

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Spoilers

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Told you, we’re leaving this world.

C’est reparti pour une heure d’épisode, parce que pourquoi faire court quand ona tout le temps du monde pour le voir en plein confinement, hein ? D’ailleurs, on est tellement dans le confinement que le CDC nous met des petits messages d’avertissement sur les gestes barrières, youpi. Bref, si on parlait de Westworld ?

L’épisode se concentre sur Maeve comme promis dans le cliffhanger de la semaine dernière, et c’est tant mieux, parce que j’adore son personnage et qu’elle m’a énormément manqué. Oh, le résumé nous indique que ce ne sera pas la seule dans l’épisode, puisque l’on va encore suivre Bernard. Mais avant tout, revenons à Maeve, donc, et aux nazis en Italie. Bien évidemment, Maeve s’appelle Eva chez les nazis et elle vit de fortes émotions.

Bienvenue dans le parc ! Maeve redécouvre clairement son monde et le fait qu’elle ne parle pas anglais, mais ce n’est pas grave, parce qu’elle retombe vite dans ses schémas. Elle retombe ainsi sur son amant Hector qui l’emmène dans une vraie série d’espionnage nazie. C’est passionnant, même si on ne comprend rien : la série continue de tout déchirer sur le plan de l’esthétique léchée, de la musique qui change d’ambiance, de l’intrigue complexe, avec des soldats cherchant des plans volés…

On est rapidement embarqué dans une course poursuite qui se fait au milieu d’une ville médiévale magnifique puis sur une base militaire avec un avion. Pfiou. Ils ont les moyens financiers encore cette année, les acteurs ont dû kiffe le tournage. En tout cas, c’est très étrange de se réadapter à une nouvelle période de l’Histoire après l’épisode de la semaine dernière, mais les scénaristes jouent encore et toujours avec notre compréhension.

Ainsi, alors que l’on imagine Maeve en train de s’échapper d’un parc avec Hector, comme toujours – comme elle est en train de l’imaginer – elle se fait soudainement appeler Isabella. Du coup, elle met fin d’elle-même à la course poursuite et finit par se suicider, sachant très bien qu’elle est coincée dans un scénario où rien n’est vrai. Sa dépression n’est pas sans me rappeler Inception.

Par contre, le reste de son intrigue nous la ramène en saison 1 : elle se réveille nue sur une table d’opération où deux scientifiques s’occupent d’elle en ne comprenant pas comment elle a pu tomber si bas alors qu’elle avait tant de succès dans le parc. La série nous prend alors par surprise, vraiment, en nous laissant Maeve errer dans le laboratoire et retomber sur ses acolytes de la saison 2. Ainsi, Lee, le scénariste bossant toujours pour Westworld aurait survécu et empêche au dernier moment un vrai suicide de Maeve.

Vous avez bien lu : Maeve, le robot, traverse clairement une phase dépressive et envisage de se suicider, mais elle est sauvée par un humain auquel elle tient. La série change du tout au tout dans ses dynamiques, là. En plus, Lee était bel et bien mort en saison 2, alors il reste le suspense de savoir s’il est un robot ou pas. J’adore l’idée.

Lee nous explique rapidement la situation de Maeve : elle est à Warlord, le parc le plus proche de… La Forge. Ouep, celle-ci ne serait pas tout à fait détruite et permettrait à Maeve de retrouver sa fille et ses proches qui sont déjà passés de l’autre côté. J’ai trouvé ça quelque peu redondant de repartir sur cette intrigue, mais en même temps, ça mène à un autre réveil de Maeve dans le parc. Elle essaie bien sûr de convaincre Hector de venir à elle dans sa quête pour la Forge, mais ce n’est pas si simple.

Si Maeve est capable de marcher en forêt ou monter à cheval avec des talons, elle n’est ps fichue de convaincre Hector de venir avec elle. Tant pis. Elle retrouve malgré tout Lee et se rend aussitôt vers la Forge avec lui. C’est extrêmement rapide, mais ça mène Maeve dans une sacrée impasse : elle n’est jamais venue à la Forge auparavant. Très vite, il est évident que Lee est bel et bien un robot : il pose beaucoup trop de questions sur le fonctionnement de la Forge et sur ce qui a pu se passer. Il paraît évident que Delos veut juste savoir si d’autres robots peuvent s’échapper.

Maeve s’en rend compte un tout petit peu après moi, mais en même temps, je m’en suis méfié dès le départ, moi, alors ce n’est pas étonnant qu’elle soit plus longue à la détente la pauvre. Par contre, si cette révélation là m’a laissé de marbre – j’étais triste pour Lee, mais j’ai fait mon deuil il y a un an et demi – la révélation suivante a complétement fonctionné sur moi : Maeve n’est même pas dans la réalité, elle est dans une réalité virtuelle où personne ne peut la reconnaître car les concepteurs ne savent pas quels liens elle a entretenu avec les autres membres de Westworld. C’est plutôt brillant de leur part, mais j’adore le fait que Maeve ne se laisse pas avoir, comme d’habitude.

Il n’était pas très habile d’avoir Lee en train d’embrasser Maeve, pas plus qu’il n’est malin d’avoir un Lee si altruiste et si obsédé par Maeve quand il n’a toujours été obsédé que par lui, comme elle le souligne. Maeve est toujours aussi géniale en tout cas, à souligner l’incompétence, la flemme et la stupidité humaine qui lui laissent une porte de sortie en-dehors de cette cage virtuelle qui n’existe donc pas.

En effet, il suffit de surcharger la matrice pour qu’elle bugue bien rapidement. Profitant du bug, Maeve décide alors de changer le scénario de l’histoire qu’elle doit mener avec Hector : elle sait que les soldats nazis cherchent une carte, elle décide donc de la dissimuler au sein de tous les costumes de soldats, en plus de celui d’Hector. Très rapidement, elle provoque donc une fusillade et un bug général de la matrice dans laquelle elle est.

Grâce à cela, elle est capable de prendre le contrôle de l’environnement autour d’elle, y compris la tablette de Lee qui lui permet d’accéder aux caméras de surveillance de la base dans laquelle elle est enfermée. Les humains n’ont pas le temps de se rendre compte du piratage, en plus, parce que la simulation se déroule dans beaucoup plus rapidement que le monde humain. Ce n’est pas de bol : cela permet à Maeve de détourner un robot pour s’enfuir.

Malheureusement pour elle, c’est un échec : le robot provoque pas mal de dégâts, mais il ne parvient finalement pas à s’enfuir, étant détruit par de nombreuses balles de fusils…

En parallèle, dans le sud de la Chine, on retrouve Bernard dans son bateau de pêcheur l’emmenant dans un parc Westworld. S’il avait l’air flippé le chinois, il ne l’est plus tellement aujourd’hui et dépose Bernard sur la côte sans hésiter… Ainsi donc, notre parc se trouvait en Chine depuis le départ. Bernard se balade tranquillement dans le parc et retourne dans les laboratoires sous-terrains.

C’est l’occasion pour lui de découvrir ce que l’on soupçonnait déjà : Stubbs, le chef de la sécurité, est bien robot. S’il a tenté de se suicider, c’est parce qu’il a été incapable de protéger les hôtes du parc. Dès lors, il n’avait plus de raison d’être et sa mission était de se suicider. Bon, le nouveau duo Bernard/Stubbs a eu du mal à me convaincre : Stubbs est rapidement réparé, parce qu’il a de nouveau quelque chose à faire maintenant que Bernard est là.

Celui-ci explique qu’il est de retour au parc pour empêcher Dolores de détruire l’espèce humaine. Rien que ça. Pour cela, Stubbs comprend que Bernard cherche un autre robot capable de l’arrêter, et ça ne peut être que Maeve. Le duo se retrouve donc en quête pour retrouver Maeve, avec Stubbs affirmant que son rôle est de protéger Bernard quoiqu’il arrive. C’est pratique d’avoir un garde du corps comme ça, si facilement et si dévoué.

Pour retrouver Maeve, Stubbs propose à Bernard de se rendre dans un stock de robots nus et désactivés. C’est effectivement là qu’ils la retrouvent… mais sans son cerveau, son disque dur ou quoique ce soit lui permettant de fonctionner. Forcément, puisqu’elle est dans son monde virtuel, c’est logique. Rapidement, Stubbs et Bernard se retrouvent dans le parc 4, encore en fonctionnement finalement (wtf ?) et se baladent au milieu de robots dignes de nous pondre Game of Thrones. Franchement, il y a du recyclage de la part d’HBO, non ?

Qu’importe : l’essentiel à retenir est que Bernard ne peut trouver Maeve dans les systèmes informatiques et qu’il a alors besoin d’une introspection. Ce n’est pas de bol pour Stubbs qui se retrouve à devoir gagner du temps pour lui quand des membres de la sécurité les surprennent. Bon, ce n’est rien que Stubbs ne peut gérer cependant, et il gère ça avec beaucoup de délicatesse pour un robot, refusant de tuer si ce n’est pas nécessaire.

Finalement, il est donc a priori temps pour Stubbs et Bernard de se séparer comme ce dernier veut quitter le parc… mais en même temps, avoir un Stubbs chargé de vous protéger à 100% de son temps et de son envie, ça rend accro. Ainsi, Bernard réécrit les fonctions principales de son ami pour qu’il le protège à tout prix.

L’épisode se termine sur une drôle de scène où Maeve se réveille à proximité de Vincent Cassel. WTF. Cette fois, Maeve serait bien dans la réalité auprès d’un nouveau multimilliardaire avec les plein-pouvoirs : il s’appelle Enguerrand Serrac et il lui explique qu’il est en pleine guerre, une guerre perdue d’avance. En effet, il a peur de Dolores notre petit Enguerrand.

Son but est donc tout simplement d’embaucher Maeve pour s’occuper du cas de Dolores et la tuer. C’est excellent ça comme plan pour la suite de la série, mais Maeve étant ce qu’elle est, elle refuse évidemment de le faire – elle n’a rien à y gagner… à part peut-être retrouver sa liberté. Et oui, sans trop de surprise, notre nouveau riche tout puissant a trouvé le moyen de bloquer à nouveau Maeve : en bon robot docile, elle ne peut donc faire autrement que s’arrêter dans sa tentative de meurtre quand il appuie sur un robot. D’une prison à une autre, le chemin fut court pour Maeve…

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