Les Bracelets rouges – S03E06

Épisode 6 – 17/20
Même si j’ai trouvé cet épisode beaucoup plus classique et prévisible que bien des fois dans la construction de ses intrigues, je suis bien forcé de reconnaître qu’il était efficace dans son écriture. Tout est fluide, les sentiments et émotions sont là, et j’ai adoré. Comme d’habitude vous me direz, mais bon, ils ne changent pas une équipe qui gagne, pas de raison que ça change, donc.

> Saison 3


Spoilers

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Ma vie, mon œuvre, mes cancers.

Contrairement à ce que je pensais la semaine dernière, cet épisode n’est pas le dernier de la saison, et c’est tant mieux, parce qu’il y a encore plein d’intrigues à gérer et développer. Bon, et je sais aussi qu’il y a probablement des points du nouveau Bingo Séries qui vont être dans cet épisode, mais tant pis, j’ai trop hâte de savoir comment tout ça va se passer pour ne pas le voir ce soir.

L’épisode recommence par ce qui ressemble fort à un cauchemar de Clément, en pleine opération. Il voit sa chambre d’hôpital, son sac et une nuit orageuse au cours de laquelle une voix l’appelle. Comme il s’agissait d’une voix féminine, j’ai eu vraiment espoir qu’il s’agisse de Sarah dès le départ… mais quand on a vu une brune l’emmener vers la lumière, j’ai compris que c’était foutu. C’est simplement Nour qui l’attire pour un baiser, et avec des cheveux s’il vous plaît.

Le réveil est moins agréable par contre : il passe de Nour à ses parents, et il leur demande aussitôt où ils sont. Oh. Des parents aimants comme ça, c’est beau, de même qu’un patient qui survit malgré des chances terribles de 3%. Pourtant, l’opération s’est bien déroulée, sans problème.

De son côté, Mehdi a donc géré le garage comme il pouvait et ça se passe bien, avec même un putain de pourboire improbable. Si les bracelets ne sont pas en salle de réveil pour Clément, ils reçoivent tous un SMS pour les prévenir de la bonne nouvelle de son réveil. Mehdi au garage, Thomas chez lui et Roxane… au travail ? Elle galère toujours autant en tant que barmaid, mais bon. Elle n’est pas aidée non plus par sa sœur, qui ne la croit pas quand elle dit que son copain la mate. Triste.

Thomas retourne au lycée dans cet épisode, miracle ! Il impose carrément la bise à Laura, sa pote de l’épisode précédent qui est loin d’être toujours aussi sympathique maintenant qu’il l’a envoyé bouler. Elle a surtout l’impression qu’il ne vient lui parler que quand il a besoin. Bref, ça se passe mal pour lui, et c’est chouette comme tout de le voir en parler à Clément.

Il est déprimé d’avoir raté sa chance avec Laura apparemment, surtout qu’elle a maintenant un copain. Clément lui conseille donc de mieux faire voir son nouveau handicap en lui coupant un bout de pantalon, histoire que tout le monde voit sa prothèse de jambe. Et hop, ça fonctionne pour que Laura s’occupe à nouveau de lui. Une vraie girouette, celle-là, elle n’est pas mise à son avantage par cet épisode.

Et quand il est question d’aller boire un café avec Thomas, j’ai tout de suite senti la mauvaise idée se profiler : il ne peut que l’emmener auprès de Roxane, genre, la pire idée du monde, non ? On verra dans le prochain épisode si c’est bien ça.

Une fois à l’hôpital, Mehdi aperçoit, pendant son service, un visiteur pour son grand-père. Il s’agit d’un ami à qui il confie le garage, mais ça ne plaît pas tellement à son petit-fils, forcément. C’est encore pire quand il comprend qu’il s’agit en fait d’une vente du garage. Le grand-père vieillit, il ne veut plus s’embêter avec tout ça. C’est tout triste comme scène, alors que Mehdi est tellement chou avec son grand-père.

Il est perturbé comme tout par l’information, le pauvre. Du coup, il en arrive à « faire la gueule » en distribuant les repas aux patients, y compris au vieux monsieur ronchon du premier épisode de la saison. C’est un retour sympathique, ça. Mehdi étant ce qu’il est, il s’arrange alors pour aller faire casser la vente qui se profile dans son dos depuis le départ : il se rend à la visite et montre tous les défauts imaginaires du garage.

Il est aussitôt rappelé à l’hôpital par Valentine et le docteur Catalan, mais ce n’est pas pour le virer comme on pouvait le supposer. J’ai compris un peu avant l’horreur qui allait se produire dans la vie de Mehdi : son grand-père est mort. Evidemment. De manière imprévisible. Evidemment. Le pauvre. Le jeu de l’acteur est toujours d’une justesse phénoménale et les violons n’arrangent vraiment rien. Quelle tristesse.

Pendant ce temps, Jessica se prépare à un autre type de confinement : celui de la chambre stérile. Eh oui, avant une greffe, il faut en passer par là et se séparer de tout ce qui n’est pas neuf. La pauvre nous fait bien l’éloge du confinement comme elle peut, mais pour se remettre des deux mois difficiles qui l’attendent, elle préfère s’amuser de la situation de Nour et Clément. Elle a bien cramé qu’ils crushaient l’un sur l’autre…

C’est donc sans surprise qu’on enchaîne ensuite avec une scène entre Nour et Clément. La scène était super drôle, avec un Clément sous morphine faisant plein de compliment à Nour… et à sa belle-mère, qu’il rencontre à nouveau dans de bien mauvaises conditions.

Celle-ci fait alors un effort de communication en retournant voir Clément une fois qu’il est mieux réveillé – et qu’il annonce à Louise, toujours à New-York, qu’il a une copine. C’est vraiment cool de continuer à voir Louise comme ça dans la série, ça permet de savoir que son évolution se passe bien de son côté. Par contre, la scène est beaucoup moins cool avec une mère qui veut tout contrôler dans la vie de sa fille et qui demande à Clément de ne plus voir Nour. Raaah. Les parents comme ça, ça me soule tellement. Ils n’ont jamais lu le moindre livre ? Roméo et Juliette, je sais pas ?

Le pire, c’est encore de voir Clément rentrer dans le jeu, franchement. Qu’est-ce que ça m’énerve de le voir la négliger comme ça, juste parce que la mère lui demande alors même que ça le fait pleurer en plus. Au moins, la scène a fini par me faire rire pour la réaction de Nour, exceptionnelle. Elle retourne ensuite dans sa chambre pour mieux tomber sur toute la famille prête à faire la fête pour elle. L’angoisse. Enfin, c’est sympa de la part de la mère, hein, je dis pas, c’est juste qu’à faire de l’ingérence elle rend sa fille malheureuse et ce n’est pas sa solution qui va rendre le sourire à sa fille… surtout quand ça parle d’amour.

Forcément, Nour sort et débarque dans la chambre de Clément, super énervée. Elle veut comprendre la vérité, mais parfois, c’est douloureux de l’entendre. Et pour Nour, et pour sa mère qui se prend les quatre vérités de la vie à l’hôpital en pleine face, et en public en plus, devant sa mère à elle qui lui explique calmement qu’elle devrait avoir honte.

Bien que les visites étaient censées se terminer, la mère est encore là un peu plus tard pour une explication avec sa fille où on explore un peu mieux son sentiment à elle. Rien de bien exceptionnel, mais une intrigue sympathique, qui finit sur des retrouvailles entre Nour et Clément.

Jessica, elle, est finalement forcée de quitter sa chambre avec Nour, laissant simplement derrière elle un nounours à rendre à son frère si jamais un malheur lui arrivait. Son entrée en chambre de confinement, minuscule, est particulièrement dure à vivre pour elle et terrible à voir pour nous. Enfin, après, ça ne fait jamais de mal d’avoir un rappel des règles pour se laver les mains. Et puis, elle, au moins, elle a un vélo d’appartement pendant le confinement.

En parallèle, Côme a un nouveau rendez-vous médical au cours duquel il demande bizarrement à son beau-père d’être présent dans le bureau avec le médecin. Il est question des résultats positifs d’un IRM, puis inévitablement d’Iris. Nathalie est dépassée par les événements et ne croit toujours pas à l’histoire d’Iris et Olivia. Pourtant, le médecin lui conseille vraiment, une fois Côme hors de la pièce, de le suivre dans sa démarche. On ne sait jamais, quoi, face à quelqu’un en délire, mieux vaut le suivre dans ses délires.

C’est aussitôt ce que fait le beau-père en se rendant dans la chambre d’Iris contre l’avis de Nathalie. Celle-ci finit par comprendre ce qu’il se passe et débarque dans la chambre pour l’empêcher de faire une connerie… mais Côme profite que Nathalie soit distraite par son compagnon pour au contraire fouiller dans le portable d’Iris, déverrouillant son portable avec son empreinte.

Il n’en faut pas plus pour qu’il puisse enfin appeler Olivia et faire avancer son intrigue. Côme s’arrange carrément pour faire venir Olivia à l’hôpital et l’amener à Iris. C’est super triste à voir, mais au moins Nathalie ravale sa fierté et laisse les choses se dérouler. Sans trop de surprise parce que je l’aurais parié dès le premier épisode, il est révélé qu’Olivia est la petite-amie d’Iris. Elle semble accepter assez bien les explications de Côme, mais comme tout se fait hors écran, c’est un peu dur de tout suivre. J’ai adoré en tout cas voir Nathalie s’excuser auprès de Côme. L’intrigue n’a aucun sens rationnel, mais au moins, ça rend justice à Côme. Et puis, la larme finale d’Iris au départ d’Olivia, c’est beau.

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Westworld – S03E04

Épisode 4 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.

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Spoilers

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If you want something done right, do it yourself. I shouldn’t have to explain that to you, Maeve.

Pour le deuxième épisode de ce lundi de #Sériesnement, je me suis motivé sans trop de difficulté à regarder ce nouvel épisode de Westworld, toujours avec mon test gratuit d’OCS. C’est vraiment pratique, je sens que je vais craquer et payer le temps de la diffusion de cette saison 3. Contre toute attente, vraiment, cet épisode reprend sur William en train de péter un câble. C’est fou.

Il affirme que rien autour de lui n’est réel. Pour sa défense, rien n’a l’air vraiment réel, entre le décor qui s’effondre, la salle de bain inondée et le retour d’Emily, sa fille décédée. Il est perdu face à cette Emily qu’il ne pense pas réelle, mais qui finit par lui dire que peut-être que si. C’est le problème quand on passe sa vie dans un parc entouré de robots ressemblant à des humains : on perd le contrôle de la réalité.

Il est même rapidement convaincu par Emily qu’il est lui-même un robot et envisage de se suicider… Avant d’être réveillé par Charlotte. Parfait ! Je m’étais convaincu qu’on ne la verrait pas cette semaine, alors je suis heureux de la retrouver dans cette belle barraque en désordre de William. Je ne suis pas sûr de comprendre comment William a survécu, mais en tout cas, il se laisse convaincre par Charlotte de revenir peu à peu à la réalité.

Elle lui explique en effet que sa fortune est en danger à cause d’Enguerrand : William lui a vendu des parts il y une vingtaine d’années et maintenant le français est prêt à faire un retour sur investissement en récupérant la part du vrai propriétaire de Delos. C’est donc une Charlotte quelque peu désespérée qui contacte William pour le convaincre de revenir à la société à temps pour une réunion des actionnaires où elle a besoin de son soutien pour garder le contrôle de Delos. C’est presque trop simple pour être du Westworld.

On les retrouve beaucoup plus tard dans une scène étrange où Charlotte décide de venir en aide à William alors qu’il se rase. C’est hyper bizarre, non ? Sur la fin d’épisode, les deux arrivent au lieu de la réunion pour mieux que l’on découvre que William est encore hanté par Emily. Il prend toutefois la décision de laisser ses démons derrière-lui… Comme s’il le pouvait vraiment, alors que Charlotte est en train de l’écouter parler à ses hallucinations.

De son côté, Dolores retrouve Bernard dans une belle villa qui serait celle de ce dernier. Il s’agit encore et toujours d’un entretien que les deux robots ont eu lorsque Dolores a rebooté Bernard, et ce n’est pas évident de suivre la réalité qui anime ces deux-là.

De nos jours, Bernard est à Victorville avec Stubbs qui a désormais pour unique mission de le protéger coûte que coûte. En tout cas, Bernard profite à fond du fait que son garde du corps soit un robot : cela lui permet de tester le nouveau gadget qu’il a construit – un bouton pour figer les robots. Eh, ça me rappelle ce qui est arrivé à Maeve il y a deux épisodes ça. Ce ne serait pas la première fois que la série joue sur la chronologie.

Pendant ce temps, Caleb est toujours accompagné par Dolores dans toutes ses aventures. Elle l’a bien manipulé : désormais, elle lui achète des fringues et le motive dans la quête de la personne qui a soi-disant déjà décidé de son futur (on notera que le nom du personnage est une anagramme de la baie où les héros étaient la semaine dernière en même).

En parallèle, on continue de suivre Liam, l’ex de Dolores quand elle était sous couverture. Pfiou, cet épisode nous complique la vie à suivre tant de personnages et d’intrigues à la fois. Il est convaincu par son garde du corps – aux ordres de Dolores – de procéder à un transfert de clé numérique. Une fois que c’est fait, Dolores peut agir et s’attaquer à un homme qui bosse pour la société contre laquelle elle mène son offensive.

Elle lui vole un peu de sang qui sert de clé pour entrer dans la société en question, RGGR Centennial. Par contre, le marqueur ne dure que 20 minutes, ce qui pose presque problème. Le but de tout ça ? Eh bien, avec la clé de l’homme et avec la clé de hachage de Liam, Dolores et Caleb sont en mesure de transférer l’ensemble des fonds de Liam où bon leur chante. Oh, la série nous fait un faux suspense à un moment, mais ça ne dure pas heureusement, car ça aurait été mal venu.

Le soir-même, Liam se rend à une soirée de riches masqués où il retrouve ses amis, désolé pour lui de la mort de Lara, décédée d’une overdose. Dommage, cette même Lara débarque à la soirée qui voit des mannequins s’exposer quasi-nus pour vendre… ma foi, leur corps, je pense ? Tout semble l’indiquer, surtout qu’à l’étage, on voit clairement des figurants en train de coucher ensemble quand quelqu’un s’occupe d’embarquer Liam loin de Dolores.

Quelqu’un ? Stubbs évidemment. Il en a pour son compte le pauvre : se mettre en travers du chemin de Dolores, ce n’est jamais une bonne idée. Elle envoie Caleb s’occuper de Liam, avant de nous mettre K.O le garde du corps de Bernard en le passant par-dessus le balcon d’une mezzanine, sous le regard des amis de Liam, d’ailleurs. J’ai adoré la réaction de l’amie qui trouve que la drogue qu’elle a prise est géniale, ça ajoutait pile la petite dose d’humour nécessaire à l’épisode.

En attendant, Caleb fait ce qu’il peut pour récupérer Liam, qui est en compagnie de Bernard. Le trio est surpris par le chef de la sécurité de Liam… qui bosse de toute manière pour Dolores. Il permet donc à Caleb de reprendre sa traque de Liam…

Pendant ce temps, Bernard peut parler un peu au garde du corps et tenter de savoir qui se trouve à l’intérieur de ce robot…

Ailleurs, Maeve se réveille dans un restaurant chic avec Enguerrand. Elle pense à une simulation, mais non, ce n’est que Singapour. Pour elle, ça ne vaut pas le coup par rapport à Paris. Yeah, merci Maeve ! Bon, par contre, elle découvre au passage que Paris a été entièrement détruite quand Enguerrand était enfant. Euh, ben merci Enguerrand… Non mais merci à la série pour un gros fou rire où il nous apprend qu’il a grandi à Paris mais qu’on voit un champ de blé. Sur le moment, c’était drôle, même si le but était de nous montrer la destruction de la capitale française.

Une fois ce détail réglé, oui nous ne sommes qu’un détail amis français, Enguerrand explique à Maeve l’ensemble de son plan : il veut récupérer la projection de l’esprit humain créé par le parc, mais pour cela il a besoin d’elle. En échange, elle obtient l’assurance de retrouver sa fille : le monde dans laquelle se trouve cette dernière, monde numérique, existe toujours puisque Dolores en a une clé. Il suffit don cde retrouver Dolores pour accéder à sa fille. D’un coup, Maeve est intéressée par ce qu’Enguerrand a à lui dire.

Il la conduit ensuite dans la demeure où Dolores a créé sans problème Charlotte, mais aussi d’autres alliés. Malheureusement, Maeve n’en faisant pas partie, Dolores est en train de se créer une ennemie sans même le savoir. Il est finalement révélé qu’Enguerrand est en train de torturer un homme – à sa manière – pour avoir plus d’informations sur Dolores. À sa manière ? Oh, une petite réalité virtuelle où il voit sa famille être tuée. C’est suffisant pour le faire craquer.

Malheureusement, il n’apporte aucune information importante – si ce n’est qu’il a conseillé à Dolores de se rendre auprès du « croque-mort » pour ses cinq identités. On ne sait pas encore qui c’est, mais on sait en tout cas que lui ne tardera pas à aller en voir un, puisqu’il se fait froidement assassiner aussitôt. Dans tout ça, Maeve finit par accepter de venir en aide à Enguerrand, bien énervée après Dolores à qui elle souhaite d’avoir bien profité de son avance, même si elle ne connaît pas l’identité des quatre piles qu’elle a embarquées avec elle. Nous non plus à vrai dire.

Maeve se barre en tout cas de la villa pour aller se promener dans Singapour à la recherche du Croque-mort. Elle le trouve bien vite, en s’amusant au passage à exploser l’entre-jambe d’un de ses gardes du corps. Entre ça et ses facilités à brouiller les communications sécurisées de cette croque-mort, car oui, c’est une femme, Maeve n’a aucun mal à découvrir que Dolores a récupéré le sang de Lara, mais aussi qu’elle s’est débarrassée de corps grâce aux Yakuzas. Rapide, efficace : Maeve entre donc en contact avec les Yakuzas grâce au Croque-mort.

Bien sûr, elle ne fait qu’une bouchée des Yakuzas qui gardent l’entrée de la planque d’un certain Sato, qui ne se cache pas vraiment. En même temps, les gardes sont équipés d’armes à feu électriques que Maeve n’a aucun mal à contrôler à distance ou de sabres… qu’elle maîtrise bien, on l’a vu en saison 2. Bref, elle ne rencontre aucune difficulté… jusqu’à ce qu’elle découvre que les cuves autour d’elles contiennent de quoi faire quelques robots et que Sato n’est autre que… Musashi. C’était un rebondissement inattendu, et en plus, il nous tue cette pauvre Croque-mort !

Tellement inattendu tout ça, en fait, que Maeve est rapidement convaincue que Musashi n’est pas lui-même. Elle se demande rapidement qui est derrière ce robot, pensant d’abord à Teddy avant de comprendre qu’il s’agit de Dolores. Au même moment, William comprend que Charlotte est Dolores, alors que Bernard comprend que le chef de la sécurité de Liam est Dolores. Oui, Dolores a évidemment fait des copies d’elle-même, elle n’a apporté personne avec elle en sortant de Westworld.

Putain ! C’est très exactement ce que j’avais compris en fin de saison 2 quand Dolores parlait à la Charlotte robot, mais j’avais fini par me faire dérouter de cette piste par l’ensemble des critiques de l’épisode et des intrigues qui ont suivi. J’aurais dû rester sur mon intuition première, eh ! Bon, c’est pas grave, la surprise fonctionne vraiment bien.

En plus, de cette révélation découle beaucoup trop de choses importantes : Dolores se débarrasse de Maeve en la plantant avec un sabre ; Dolores fait interner William et s’arrange pour que toutes les parts qu’il avait dans Delos lui reviennent et Dolores, encore et toujours, se révèle comme étant la grande méchante qui a détourné l’argent de Liam. Ah, c’est la classe cette intrigue !

La toute fin d’épisode voit Maeve manquer d’être achevée par Dolores/Musashi car des hommes armés débarquent au loin et l’en empêche. De son côté, William est en hôpital psychiatrique, donc, et il voit débarquer… Dolores. Décidément, on ne s’en débarrasse plus d’elle ! Ici, il s’agit de sa version robe bleue qui nous sort tous par les yeux, par contre. La dernière conversation de cet épisode est en tout cas bien cool : William nous révèle que la question qu’il s’est toujours posé est de savoir s’il est lui-même… « Bienvenue à la fin du jeu », lui répond simplement cette Dolores imaginaire. Wow, ce mindfuck, c’est hallucinant comme la série est géniale, franchement !

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Station 19 – S03E11

Épisode 11 – No Day Off – 13/20
Le vrai problème avec cet épisode, c’est qu’on se retrouve bien vite à attendre la fin de l’épisode et le suivant, or, le suivant n’est que la semaine prochaine. Certes, il y a de bons moments et les personnages continuent d’être développés, mais ça manque clairement de subtilités, surtout quand on nous fait des leçons de morale… Elles sont mal dirigées : les gens regardant encore cette série sont déjà d’accord avec tout ce qui est dit ici. Allez, ça ne fait jamais de mal de voir des gens avoir du courage et tenter d’être des héros de tous les jours en dépit des lois, j’imagine.
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Spoilers

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Hey Todd, bye Todd.

L’épisode revient sur les jours off de nos personnages, et c’est original comme idée de nous faire encore un épisode qui pourrait se passer d’interventions. Le problème, c’est que nos pompiers sont beaucoup trop accros à leur job. Ainsi donc, Maya ignore complètement la sublime Carina en maillot de bain pour appeler la caserne et vérifier que tout s’y passe bien. L’angoisse.

Et en même temps, elle tombe sur Travis, tout aussi en congé et accro à son job. Officiellement, il est à la caserne pour récupérer ses écouteurs. Officieusement, il se retrouve à rencontrer Alicia, la petite-amie de son petit-ami. Oh, et évidemment, ça mène immédiatement à un repars entre eux trois et le beau-père, le chef Dixon, qui force son employé à passer son jour de congé avec lui. C’est le deuxième jour de congé de la saison qui est gâché par un des supérieurs de Travis. À un moment donné, il faut savoir dire non, franchement. Bref.

Histoire de limiter les frais, le repas se fait toutefois à la caserne. Normal. C’est une bonne manière d’entendre plusieurs fois la même alarme dans la caserne, ce qui n’est pas une bonne chose. Comme ils sont en congés, ils ignorent toutefois l’appel, car d’autres peuvent le faire. On sait directement que ça mènera à un appel général, surtout avec ce titre d’épisode, et ça permet de tenir face à un épisode plutôt lent par ailleurs.

Enfin, par ailleurs et par ici aussi, on comprend vite que la petite amie est super fan de Travis, mais les scénaristes n’arrêtent pas d’insister sur cette idée. Quelle angoisse. Cela nous explique en tout cas pourquoi elle lui demande conseil sur la demande en mariage qu’elle attend et hésite à faire elle-même, et ça permet aussi une scène sympathique où Travis lui explique qu’Emet sera toujours en danger en tant que pompier. Eh, il essaie juste de se le garder pour lui, pas vrai ?

Pas sûr : la fin d’épisode les voit être appelé pour ce feu à cinq alarmes, et Travis profite des vestiaires pour annoncer à son collègue qu’il ne veut plus avoir affaire personnellement à lui. Il le trouve beaucoup trop cruel pour envisager la suite de sa relation avec lui. Oui, oui, cruel : il laisse croire des choses à sa petite-amie qui est sûre de le connaître, mais qui finira au trente-sixième dessous en découvrant la vérité. Dur.

Du côté de Dean et Vic, c’est la panique la plus complète avec Pru qui passe tout son temps à pleurer. Ils sont sauvés par Jack qui débarque, n’ayant rien de mieux à faire puisqu’Andy n’est plus chez eux. OK, j’ai beau adoré les personnages, je n’ai pas accroché du tout, surtout quand Dean se retrouve à être un macho assez insupportable avec Vic, voulant contrôler tout ce qu’elle fait avant même qu’ils ne soient en couple (j’ai toutefois ri de la chanson de Vic en début d’épisode, j’avoue).

Pour ne rien arranger à cet épisode, le seul au travail semble être Ben et il a le droit à une visite d’Owen. Voilà un duo qui ne me vend pas du rêve du tout, surtout quand il semblerait qu’Owen soit en train de chercher un job, là. Au secours. Finalement, Ben n’est pas convaincu du tout par son ancien collègue et il est révélé que s’il cherche bien un nouveau collègue dans son super-camion, il est prêt à considérer plusieurs candidatures.

Après Owen, c’est donc à Teddy de débarquer. Loin de son épisode de la semaine dernière avec pas mal de révélations sur son passé, Teddy balance à Ben tout son bonheur d’être mère, avec les difficultés que ça implique, avant de se rendre compte que c’est très con comme attitude vis-à-vis d’un père qui vient tout juste de perdre un bébé.

Du coup, elle est disqualifiée à son tour, et c’est finalement Jackson qui se retrouve interviewé par Ben. C’est tellement une bonne idée de chercher à l’embaucher après sa rupture avec Vic, non ? Ah ben non, effectivement. En tout cas, Jackson a le droit à un petit tour en camion, parce qu’ils sont appelés par Andy et Sullivan. Ouep.

Si Andy n’est pas chez elle, c’est parce qu’elle passe sa journée avec Sullivan et… Pruitt. Oui, c’est le moment d’une rencontre officielle gendre/beau-père, même s’ils se connaissent déjà depuis un moment. Le but est aussi de le prévenir avant de prévenir leur hiérarchie, à commencer par Dixon. Le repas se passe plutôt mal entre Sullivan et Pruitt qui ont du mal à s’entendre. De là à dire que la température monte, il n’y a qu’un pas – et un feu de graisse en cuisine pour donner un peu de contexte et d’action à l’épisode.

Une fois que c’est fait, Sullivan retourne manger et plombe un peu plus l’ambiance en révélant que son grand-père était un nazi. Cela sort de nulle part, mais ça permet à la série de nous faire une petite leçon de morale et de nous rappeler que la situation en Allemagne nazie peut très bien exister un peu n’importe où quand on commence à justifier des actions inhumaines vis-à-vis des étrangers.

Or, c’est justement ce qu’il se passe aux États-Unis avec les immigrés, et notamment avec un immigré en cuisine. Il est hors de question pour Sullivan de laisser faire ça, alors il s’impose en tant que chef de caserne, puis Andy s’en mêle, puis Pruitt s’en mêle, alors même qu’il n’était pas motivé par cette idée à l’origine. Même si c’est bien trop gros comme intrigue pour qu’on puisse y croire, les jeux d’autorités et la réactivité des pompiers face à l’ICE étaient sympathiques à voir.

Ils se débrouillent donc pour faire en sorte que la cuisine soit vidée, puis que Ben et Jackson s’occupent de l’homme visée par la procédure de l’ICE – et se débrouillent au passage pour lui permettre de s’enfuir sans être contrôlé. Allez, c’était sympathique comme intrigue, même si pas exceptionnel. Quant à Ben & Jackson, ça fait un duo plutôt efficace, mais pas autant que celui avec Nico à venir. Ben oui, les scénaristes ne nous mettent pas Nico ici par hasard, je suis persuadé que la saison prochaine, on aura un nouveau duo. Et qui sait, ça me fera peut-être aimer Nico ?

Les vacances de Maya et Carina ? Elles se font draguer par Todd, un type qui a bien du mal à comprendre les relations humaines et surtout le mot « non ». J’ai beaucoup ri parce que les deux femmes ont une bonne réparti et un bon moyen de mettre un terme à cette drague relou : quelques pompes pour montrer à Todd que Maya est une boss, un baiser entre elles pour lui montrer qu’il n’a vraiment aucune chance.

Malheureusement, si ça se passe bien pour elles, la cinquième alarme pour le même feu finit par être sonnée et perturbe tout le monde dans son quotidien. Maya nous fait une crise de panique et est réconfortée par sa petite-amie qui a la bonne réaction pour lui faire comprendre qu’elle ne pourra de toute manière pas être présente sur les lieux comme elles sont très loin.

C’est bien la seule. Tous les autres se rendent sur les lieux de l’incendie, une usine. Bon, tous, sauf Dean qui finit par comprendre qu’il doit rester garder Pru après plusieurs tentatives pour se défiler de son rôle de père. Il était temps qu’il le comprenne, donc. Sur les lieux de l’incendie, Jackson, toujours en duo avec Ben même si je ne sais pas bien avec quel contrat, est ravi d’apercevoir Vic, mais bon, tous les pompiers de la ville sont appelés pour lutter contre ce feu après tout.

Tout ça nous laisse donc sur un gros cliffhanger, et j’imagine que ça nous fera un épisode intéressant la semaine prochaine. Peut-être même qu’on est déjà sur la fin de la saison, du coup, je ne sais pas trop combien d’épisodes on est censé avoir – je sais juste que la saison est entièrement tournée et n’est pas affectée par le Coronavirus. Tant mieux ! Bon, après, côté cliffhanger… l’épisode de Grey’s Anatomy a un peu tout cassé juste après.

> Saison 3

The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Salut les sériephiles confinés,

Ce n’était pas vraiment calculé de ma part, mais c’est le troisième mardi que je me retrouve à parler du confinement, alors je crois qu’on tient un nouveau rendez-vous hebdomadaire. Cependant, aujourd’hui, j’ai surtout envie de vous parler d’une série qui me paraît étrangement d’actualité face au Covid19, même si je n’ai encore vu personne en parler comme série à voir pendant le confinement – je dois vous avouer que je n’ai pas cherché non plus, pour ne pas être influencé.

The Leftovers : pourquoi vous devez absolument regarder la série ...
Quand j’ai vu ma barbe en ce jour 15 de confinement

Oui, avec le titre de l’article vous l’aurez deviné, je considère que The Leftovers est vraiment une série parfaite à voir en ce moment, car elle n’a jamais été autant d’actualité qu’en ce moment. Dans cette série, 2% de la population mondiale disparaît du jour au lendemain, sans que personne ne sache où les disparus se sont rendus. Les disparitions ne semblent pas être connectées entre elles, toutes les tranches d’âge sont concernées et aucune vraie réponse n’est jamais apportée sur cette disparition. Au contraire, le but de la série – et le roman dont elle est tirée – est d’étudier l’après, avec la survie des humains trois ans plus tard.

Voir aussi : Avis express sur chaque épisode de la série

Vous allez peut-être me demander le rapport avec notre épidémie du moment… mais si on regarde les chiffres, on nous annonçait un taux de mortalité proche des 2% en Chine, on parlait de 6% en Italie, et j’ai fini par abandonner les informations car c’était trop anxiogène. Ces chiffres ne sont même pas tout à fait exacts car on ne comptabilise plus tous les malades ; et puis parce qu’il faut voir les tranches d’âge concernées, etc. En tout cas, une chose est sûre, on sait tous qu’il y aura désormais un avant et un après covid19, comme il y a dans cette série un avant et un après les disparitions. D’une certaine manière, on peut dire la même chose aussi du 17 mars 2020 en France, et du confinement partout dans le monde.

El Blog de las Series Americanas: 16 personajes que han hecho un ...
« Et toi, t’as fait quoi de ton confinement ? », future question à la mode.

J’ai souvent lu que cette série traitait du deuil, mais à la lumière du covid19 et de ce qu’il remue l’air de rien en nous, il me paraît évident que c’est plus profond que ça. D’autres l’ont dit bien mieux que moi, elle traite aussi d’une perte de repère collective, d’un sentiment de sécurité qui disparaît suite à la disparition de 2% de la population. Là, vous voyez où je veux en venir : on a tous perdu ce même sentiment de sécurité avec l’arrivée de la maladie et le confinement qui affecte notre quotidien.

De là à dire qu’on est tous en deuil de notre petite vie tranquille, il n’y a qu’un pas que certains chercheurs ont franchi en montrant qu’on traversait les étapes du deuil aussi face à la nouvelle du virus et du confinement – le déni, la colère, le marchandage, la dépression, l’acceptation. Ces étapes-là, vous les verrez dans la série, tout comme vous verrez des gens frustrés de voir les nouvelles les empêcher d’aller au bout de leurs projets de vie ou de leur deuil d’une personne morte juste avant les disparitions. Un peu comme ce Covid19.

patty levin | Tumblr
Un message pour le Covid19

Bref, c’est une série que je conseille en ce moment… ou que je déconseille fortement, c’est selon vos envies. Certains n’ont certainement pas envie de déprimer avec une série traitant des thèmes de notre nouveau quotidien ; d’autres, comme moi, ont au contraire très envie de remettre un peu de sens dans notre quotidien. Et il n’y a pas mieux qu’une série comme celle-là pour purger ses frustrations et ses peurs du moment. Après, je reconnais que je ne suis pas certain d’avoir envie de me dire que trois ans après le confinement, on aura « des gens qui jouent avec leur micro-ondes », pour citer le résumé de la série par Morgane dans un épisode de 42 minutes. N’ayez pas peur, c’est une bonne série, avec un casting excellent. Morgane est de mauvaise foi, c’est tout.

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