Westworld – S03E05

Épisode 5 – Genre – 16/20
C’est la première fois, je crois, que j’ai tant de mal à accrocher à un épisode de la série : j’ai eu l’impression de ne jamais tout à fait rentrer dedans, probablement à cause de son jeu sur les genres. Pourtant, il y avait de très belles idées et une réalisation vraiment incroyable encore cette semaine. Les producteurs retrouvent des thèmes qui leur sont chers et qui étaient sous-exploités jusque-là dans la série… D’un côté, ça donne l’impression qu’on avance à grands pas vers la fin, d’un autre côté, j’ai l’impression que ça casse quelque peu l’originalité de la série.

> Saison 3


Spoilers

05.jpg

Mon frère était sui generis. Il était son propre genre.

Genre on est déjà au milieu de la saison ? Ouais, genre, comme le titre de l’épisode, exactement. Et genre, ça parle en français dès le début. C’était inévitable avec un nouveau méchant qui est français. Enfin, méchant, je ne sais pas trop : c’est un humain après tout… Un humain avec une histoire de fou, bien triste : après la destruction de Paris, il ne restait plus une personne qui avait entendu parler de lui et son frère.

C’est grâce à ce dernier qu’il a survécu, grandissant dans un monde courant à sa perte – une intrigue d’autant plus gênante qu’elle s’appuie sur des images d’archives plutôt que sur de la fiction. Face à tout ce chaos, ils ont décidé ainsi de créer un nouveau monde, avec un nouveau Dieu. Et c’est ainsi qu’est venu au monde le fameux robot qui intéresse Dolores depuis le début de saison : Rehoboam. Soit.

Le but de cet épisode est de nous raconter la genèse de cette saison, et notamment la création du robot. Le grand-frère est donc celui qui a négocié la création de son intelligence artificielle -alors appelée Solomon – avec le père de Liam, le PDG d’Incite.

Il s’appelle Dempsey et il est à la tête d’une compagnie possédant déjà toutes les données du monde, alors ce n’est pas surprenant. Toutefois, il n’est pas très intéressé par le plan des frères Serac, considérant que la machine qu’ils mettent au point n’est, justement, pas au point. Il change rapidement d’avis quand les frères lui font une démonstration efficace en s’appuyant sur la Bourse et les prévisions mathématiques de leur machine capable de les faire s’enrichir bien rapidement.

Ils passent ainsi de 5 millions de dollars à cent milles, en un rien de temps. Le problème, c’est que le plan brillant des deux frères a ses limites : Dempsey est tellement intéressé qu’ils perdent le contrôle de ses demandes, alors que le frère d’Enguerrand – Jean-Mi d’après les sous-titres officiels, j’ai tellement ri – est considéré comme imprévisible par la machine… ce qui le fait devenir complétement fou.

En attendant, Dempsey encaisse de jolies sommes pendant dix ans, ignorant tout de ce dans quoi il trempait vraiment. Par crainte de son désir de pouvoir, toutefois, Enguerrand a décidé de le gérer lui aussi. Il l’invite donc dans l’hôpital psychiatrique où se trouve son frère et au-dessus duquel il a un bureau où il explique à son invité que Jean-Mi est une expérience pour lui. Ayant compris grâce aux médicaments anti-radiations de quand ils étaient petits qu’il était possible d’éditer les gens.

Dès lors, Enguerrand a créé un tout nouveau projet de vie : changer les gens pour contrôler peu à peu le futur. C’est vrai que ça fait envie présenté comme ça. Enfin, ce n’est pas un monde comme ça qui me fait envie, c’est son pouvoir. Et ça me fait envie, mais si je l’avais, je serais bien incapable de le supporter ou d’en faire quoique ce soit. D’ailleurs, c’est le problème de Dempsey dans un dernier flashback : il est terrifié de voir qu’Enguerrand veut manipuler l’humanité quitte à tuer de potentiels « agitateurs ». Tu m’étonnes.

C’est d’autant plus un problème que Dempsey lui-même est un agitateur : dans toutes les simulations de Rehoboam, il finit par informer le grand public, ce qui mène à l’Apocalypse. C’est pour cela qu’Enguerrand décide de venir à bout de lui, et à mains nues, après avoir tué son frère et fait se crasher le jet de Dempsey pour sauver les apparences et ne pas être reconnu coupable. Et oui, c’est un vrai grand-méchant finalement.

Du français au portugais, il n’y a qu’une réplique : Enguerrand est en plein rendez-vous avec un portugais, qui s’avère au cours de la conversation être un président.

Des conflits régionaux avec des séparatistes posent toutefois problème à Enguerrand… mais ces conflits n’existent pas encore, alors ils prennent au dépourvu le président. D’accord, c’est assez clair tout ça, on finit par le savoir : avec Rehoboam, Enguerrand peut prévenir le futur ou, en tout cas, le manipuler pour faire en sorte qu’il se déroule à sa guise. Et sa guise est une petite crise économique pour le pays menant à un coup d’état, histoire d’obtenir ce qu’il voudra une semaine plus tard avec un nouveau président.

Il se barre donc du pays en jet privé, au sein duquel il apprend que ses petites affaires sont compromises plus vite que prévu par Dolores : Liam Dempsey a disparu, et c’est dérangeant pour ses affaires. Tout ça est le moyen de faire lien entre Enguerrand et le reste des intrigues de cette saison, et comme toujours avec la série, tout nous est révélé au compte-goutte et à l’envers. Sinon, ce ne serait pas drôle.

A Los Angeles, Liam est bien avec Dolores et Caleb, mais pas pour longtemps. Après une rapide confrontation avec « Lara », il comprend qu’il est foutu : elle veut juste récupérer un énième code d’accès de sa part de manière à faire tomber Serac, en gros, mais Liam n’est pas spécialement motivé par cette idée. Il décide donc de manipuler Caleb de manière s’échapper : Dolores n’est pas une proie facile, d’autant que ses lunettes connectées ne possèdent aucune information sur elle.

À l’inverse, il est rapidement capable d’obtenir l’arrière-plan de Caleb et notamment ses années à l’armée. Il lui implante alors une puce qui nous bouleverse Liam avec un petit flashback : il s’agit d’une drogue nommée « Genre » et ça, Dolores ne l’avait pas vu venir apparemment. Caleb est dans un sale état en tout cas : il finit par voir le monde en noir et blanc, donnant à la ville des allures du film Sin City. Vraiment.

En plus, on est vraiment dans l’ambiance avec des héros qui cherchent à traverser la ville mais qui sont poursuivis par d’autres voitures à cause du système de Liam. Cette fois, Dolores n’arrive étonnamment pas à se débarrasser des occupants ou à désactiver les sécurités de sa propre voiture, ce qui était tout de même étonnant.

Si l’ensemble est sympathique au niveau de l’intrigue, on entre dans de l’action pure qui change vraiment de tout ce qu’on a habituellement dans cette série. Une série où ça tire partout sans grand enjeu sur la survie des personnages, c’est dommage. Mais j’ai aimé la plaque d’immatriculation très LOST de leur voiture.

Quant à Caleb et à sa drogue Genre, j’ai trouvé le concept intéressant sans être fan de la réalisation, parce que c’était un peu gonflant de passer à la couleur au noir et blanc tous les deux plans. Que m’arrive-t-il à critiquer Westworld comme ça ? Bon, Dolores finit par reprendre le contrôle de la situation en donnant un flingue à Caleb pourtant clairement mal en point. Celui-ci est bien chanceux car personne n’arrive à le toucher malgré des tirs fournis du côté de ses opposants.

Un petit coup de bazooka plus tard, on a de magnifiques explosions de voitures ennemies et Dolores qui s’éclate à tirer sur des voitures futuristes au son d’une petite musique classique toute douce. On est très, très loin des premières saisons, tout en étant en plein dedans avec encore un mâle fou de Dolores, non ? C’est la faute de la drogue : il est désormais dans le genre romantique apparemment.

Heureusement pour Caleb, il a encore des amis capables de lui venir en aide pour le tirer d’affaire de cette fusillade périlleuse. Très rapidement nos héros et leurs deux nouveaux alliés se retrouvent ainsi dans le métro. Bien. Le métro futuriste n’a rien de très réjouissant : c’est le même qu’aujourd’hui, avec des pubs pour Incite en plus. C’est à peu près tout. En même temps, c’est le but de l’épisode de nous dire que le futur n’est pas réjouissant : prenons les nouveaux alliés de Dolores par exemple… Il y en a un qui a pour destin de mourir dans un fossé, au mieux, et l’autre qui a pour destin de voir son petit frère devenir pire qu’elle alors qu’elle lui souhaitait un beau destin.

Il n’y a pas vraiment besoin d’une machine pour savoir ça cela dit, un peu d’observation sociale suffirait. Mais bon. En tout cas, cette saison me rappelle beaucoup trop la machine de Person of Interest. C’est un peu dommage de retomber sur ce dada des producteurs, parce que ça semble très répétitifs. Et Incite n’est pas aussi cool que Finch, quoi.

Ailleurs dans Los Angeles, Bernard est escorté par Dolores dans le corps du garde du corps de Liam. Bien sûr, ce dernier a toujours un bouton pour gérer les faits et gestes de Bernard, alors il n’y a rien de bien difficile dans cette mission. Ils sont à proximité de Rehoboam et récupèrent grâce à Dolores la clé d’accès de Liam. Comme la technologie semble toutefois prendre du temps à s’attaquer à « Enguerraund » (bah alors, on ne vérifie pas le travail du stagiaire ?), Bernard en profite pour éclaircir ce qu’on avait déjà tous déduit de Dolores en Charlotte : affecter une identité à un robot du parc change ses perspectives. Vivre plusieurs vies, ce n’est pas si simple.

En vivre une seule non plus : demandez aux gens dans le métro autour de Dolores et Caleb. Chacun reçoit un message avec les prédictions de la machine pour son futur, et ce n’est clairement pas super réjouissant de savoir comment ils risquent de mourir apparemment. Il faut dire que les exemples qu’on nous montre sont terrifiants, avec une enfant destinée à se suicider ou juste un homme détesté par tous ses collègues. J’ai beaucoup aimé la scène en tout cas, surtout qu’il est révélé ensuite que le monde entier a reçu un SMS avec ses informations.

C’est bien beau tout ça, mais le simple fait de recevoir ce genre de messages change absolument toutes les données prévues. Et Dolores en est déjà à nous créer une apocalypse que l’humanité a provoqué toute seule. Mieux qu’une épidémie, mieux qu’une guerre : la réalité des données collectées par les grandes firmes capables de prévenir le futur. Charmant.

Caleb est décontenancé par sa nouvelle réalité, mais ce n’est que le début : Dolores s’interpose entre lui et deux assassins qui voulaient l’avoir par surprise. Il découvre donc qu’elle est pare-balles la madame. Quant à Liam, il est dépité de voir qu’il a tout perdu : il n’a plus d’argent, plus de données et même plus de données puisqu’Ash, l’alliée de Caleb, lui vole. C’est la goutte d’eau pour Liam qui décide donc de révéler que c’est à cause de criminels comme eux que le monde est foutu, parce que le système ne parvient pas à les changer.

Ash le prend plutôt mal et décide de tuer Liam avant de se barrer, alors que les souvenirs reviennent petit à petit à Caleb concernant l’ami qu’il a vu mourir. Clairement, on nous cache pas mal de choses concernant le passé Caleb : il est censé être le pire de tous les criminels et les flashbacks nous montrent qu’il est bien plus manipulé qu’il ne le pensait jusque-là. A priori, je dirai qu’il est l’un des cobayes d’Enguerrand, mais il faudra attendre encore pour en savoir plus.

De son côté, Bernard est sauvé de justesse par Stubbs qui maîtrise Dolores. Celle-ci, toujours dans le corps du garde du corps, justement, demande à Bernard et Stubbs de s’enfuir au plus vite : selon lui, Bernard est le seul qu’on ne peut pas remplacer et il est hors de question qu’ils tombent aux mains des français qui débarquent justement à Incite sous les ordres de Serac (qui d’autres ?).

Ce dernier débarque en hologramme pour essayer de dialoguer avec Martin, le garde du corps, mais c’est peine perdue : Dolores/Martin se suicide dans un attentat qui explose une partie du sommet d’Incite. C’est compliqué pour Stubbs de se mettre à jour de tout ce qu’il s’est passé dans cet épisode, clairement.

C’est compliqué aussi pour moi, car je ne sais pas pourquoi, j’ai eu du mal à suivre toutes les subtilités de cet épisode. Après s’être renseigné sur Dolores pendant tout l’épisode, Enguerrand se décide à lui rendre une visite en hologramme toujours, où il est révélé que c’est à elle qu’il racontait toute son histoire. Concrètement, la scène permet surtout de réaffirmer leurs différents et de nous montrer que Dolores est très heureuse de l’apocalypse qu’elle a mis petit à petit en place. Elle le réaffirme elle aussi à Caleb, lui rappelant que les gens ont le droit de savoir, tout comme lui qui voulait savoir. Et à son affirmation qu’il n’est peut-être pas comme les autres, elle répond simplement qu’elle non plus, laissant l’épisode se terminer sur une très bonne chanson : Emerge de Fischerspooner. Plus que trois épisodes pour tout conclure de cette saison, ça va être compliqué, là, elle vient juste de commencer franchement.

> Saison 3

Station 19 – S03E12

Épisode 12 – I’ll Be Seeing You – 17/20
L’épisode privilégie toujours les bavardages à l’action, mais ce n’est pas du tout toujours pour le meilleur. En revanche, les personnages évoluent et suivent des voies plutôt logiques, alors que les liens avec la série-mère se renforcent encore. Je suis donc dans un entre-deux avec cet épisode : il y avait de bonnes trouvailles, notamment dans l’action, mais aussi des longueurs qui ont vraiment plombé le tout… de ce qui aurait pu faire une bonne fin de saison.
> Saison 3

Spoilers

312.jpg

I’ve literally worked with anyone I’ve ever dated.

Ce nouvel épisode reprend sur Jackson en train de s’entraîner et laisse donc totalement de côté le cliffhanger de la semaine dernière. C’est bien dommage, j’étais bien plus partant pour ce feu à quatre alarmes qu’autre chose. Je m’en doutais avec l’épisode de Grey’s Anatomy qui voyait Jackson gérer l’après incendie, cependant. Bref, il fait vraiment le lien entre les deux séries et je sens que ça va être frustrant d’avoir la fin de saison de Station 19 sans les Grey’s qui vont avec.

Il n’empêche que pour en revenir à cet épisode et à Jackson en train de s’entraîner avec Ben à la caserne, Vic est un peu énervée par sa présence et ne se gêne pas pour lui dire. La scène est plutôt sympathique et prévisible, et il est compliqué de ne pas être du côté de Vic dans cette affaire : Jackson n’apprécie pas qu’elle vive chez Dean et passe tout son temps avec, c’est une chose, mais du coup, il pourrait la laisser tranquille au travail, non ? Je ne sais pas, il m’a vraiment énervé sur ce coup-là… Pourtant, je continue de les shipper, bien plus que le couple Vic/Dean. Quant à Ben, il ne semble pas apprécier tout ce drama entre ses amis, bizarrement.

D’un moment gênant à l’autre, on retrouve ensuite Emet à moitié à poil devant Travis qui n’a rien demandé non plus. Comme il n’est pas si évident de parler d’un truc secret au beau milieu d’un vestiaire – il n’est pas torse nu sans raison non plus – Emet se résout à tenter de communiquer avec Travis par SMS, mais ce dernier préfère papoter avec Jack que de s’inquiéter des sentiments d’Emet. Bon, allez, qu’on en finisse, évidemment que tu vas te remettre avec.

Pendant ce temps, dans la cuisine de la caserne, on a une réunion d’anciens pompiers qui passionnent Dean et Maya, mais clairement pas moi. Andy est toute heureuse de retrouver ceux qu’elle considère ses oncles et de les présenter à Sullivan. Ses oncles ? Ben oui, les anciens collègues de son père, donc « sa famille ».

La réunion tourne court bien vite pour une partie de l’équipe à cause d’une alarme, mais Dean reste tranquillement avec eux pour parler de Pru et de la vie. Vraiment, définitivement, la série a pris la décision cette saison d’être bavarde plutôt que d’être dans l’action. Et c’est dommage, parce que voir que Dean est un boulet qui n’envisage pas ce qu’il se passerait pour sa fille s’il venait à mourir en intervention ne lui rend pas justice : c’est la base en tant que pompier, non ?

Et puis, l’intrigue avec tous les vieux pompiers qui restent écouter la radio pour savoir ce qu’il se passe, ce n’est pas exactement ce que j’imaginais regarder pour mon samedi matin. Ils se mettent à faire des paris sur la suite des opérations, quand même. C’est absolument dingue, surtout de la part de Pruitt qui les connaît et se retrouve à parier, un tout petit peu, sur la vie de sa fille ? Normal, quoi.

Au moins, ça nous permet d’avoir tous les ordres que Maya aboie dans sa radio et les souvenirs nostalgiques d’un tas de personnages auxquels on ne peut pas vraiment accrocher qui sont choqués de se rendre compte que oups, ce n’était pas une bonne idée d’écouter la radio, mais j’y reviendrai.

Ailleurs dans la caserne, Vic est encore en pause et n’apprécie pas de voir que Jackson passe tout son temps libre dans sa caserne, sortant d’une bonne douche fumante. L’alchimie entre eux est toujours présente et leur rupture n’ayant pas vraiment de sens, je comprends qu’elle ne soit pas ravie de sa présence. De toute manière, leur flirt post-rupture, parce que c’est là qu’on en est, est interrompu par une deuxième alarme qui les amène tous les deux sur les lieux de la première et seule intervention de l’épisode.

L’intervention de l’épisode ? Elle mène nos pompiers dans un entrepôt de stockage de particuliers, car c’est de là que vient l’alarme. Par contre, le propriétaire (ou simple gardien ?) des box n’est pas heureux de les voir débarquer… parce qu’il cache en fait un locataire qui a pris la décision de vivre dans son box, en payant un peu plus en cash. OK.

Au départ, ce n’est pas tellement un problème, puisque le petit incendie est simplement dans un des box où un groupe de musique s’entraînait. Ca le devient en revanche quand le feu se propage d’un box à l’autre par les grilles d’aération et que les pompiers ne parviennent pas à l’éteindre facilement. Au moins, ça permet de nous montrer que Dean a peur du feu désormais, parce qu’il a peur pour sa vie. Bon, c’est Vic qui s’en rend compte en premier, car elle était en duo avec lui, c’est déjà ça.

Du coup, ça permet aussi à Jackson d’être bluffé par son travail : il est choqué de voir qu’elle n’a pas de pause juste après avoir retiré un homme des box en flammes. De son côté, lui, il a du mal à tout enchaîner. Cela fait beaucoup de pression d’un coup, notamment lorsqu’il se retrouve à devoir ouvrir l’homme au beau milieu d’un camion, le tout en visio-conférence avec Maggie. Trop d’ex de Jackson d’un coup-là, sérieux.

Bon, l’opération se passe super bien sous ses directives et du coup, Jackson se retrouve à surkiffer son nouveau travail. On n’a pas fini de le voir dans la série, ce qui est un bon moyen de s’assurer des audiences en hausse, j’imagine.

Tout au long de l’épisode, Travis est encore en duo avec Emet, parce qu’évidemment qu’ils passent tout leur temps en duo. Cela leur permet de parler sans en parler de leur relation pourrie par les mensonges du nouveau. Ils parcourent donc ensemble l’entrepôt tout en parlant, de même qu’Andy et Jack… qui se retrouvent coincés entre plusieurs box lorsqu’un d’eux explose. Bien sûr, les gens stockent des produits inflammables dans ce genre de box.

Le problème est donc qu’après l’explosion, nos pompiers se retrouvent sans lumière dans un véritable labyrinthe. Ils sont forcés de marquer leur chemin tout en voyant les réserves d’oxygène s’épuiser et sachant qu’ils sont totalement perdus. Cela fournit de bonnes scènes à l’épisode, notamment entre Travis et Emet ou pour Pruitt qui flippe pour sa fille.

En revanche, en ce qui concerne Andy, c’est l’occasion de flashbacks pas du tout intéressants d’une conversation au lit avec Sullivan. Non, vraiment, autant la semaine dernière j’accrochais à leur couple, autant cette semaine, ça ne prend pas. Bon, c’était important de les voir être honnêtes l’un avec l’autre, surtout quand Maya raconte qu’elle a couché avec Jack il n’y a pas si longtemps. Et puis, ça nous explique que Sullivan se précipite dans l’entrepôt à la rescousse d’Andy sans le moindre respect des consignes de sécurité élémentaires.

Le couple se retrouve bien vite dans l’entrepôt, mais leur chemin vers la sortie est obstrué tout aussi rapidement. Cela motive donc Pruitt à décider de prendre la décision de se suicider héroïquement. Une autre scène nous montre ensuite ce qui ressemble fort à une fin de saison : Andy en robe de mariée parlant avec son père qui cherche à comprendre sa décision. Il y parvient et est là pour le mariage, ce qui nous est montré en parallèle de sa décision de se suicider (peut-être) en montant sur le toit pour faire en sorte que la fumée puisse s’échapper. C’est un scénario qu’on sait improbable puisque Travis ne l’a pas fait car c’était trop risqué pour sa vie.

Le montage de l’épisode est excellent : on voit nos héros coincés dans l’entrepôt en train de s’évanouir les uns après les autres. Ainsi, Jack est tout aussi coincé dans l’entrepôt, ce qui inquiète Maya voyant toute une partie de son équipe – et son chef – coincés. Rien n’est plus inquiétant que Pruitt prenant la décision de sauver son équipe – sa famille ! – en se suicidant comme ça. Il tombe donc dans les flammes sous les yeux de Maya et Ben, impuissants.

Les pompiers peuvent tous sortir de l’entrepôt, mais en entendant les vingt cloches qui annoncent la mort d’un d’entre eux. C’est un échec, ils le savent, mais ils ne savent pas encore qui est mort. Andy le comprend donc en voyant la casquette de son père sur le camion…

Eh bah ! Je trouve presque ça dommage que ce ne soit pas la fin de saison, finalement, parce que les prochains épisodes ne sont pas forcément nécessaires – ils vont spoiler inutilement Grey’s, probablement. En plus, ça commence à faire beaucoup de décès au cours de l’année, là, il va falloir se calmer en salle des scénaristes !

> Saison 3

Les Bracelets rouges – S03E06

Épisode 6 – 17/20
Même si j’ai trouvé cet épisode beaucoup plus classique et prévisible que bien des fois dans la construction de ses intrigues, je suis bien forcé de reconnaître qu’il était efficace dans son écriture. Tout est fluide, les sentiments et émotions sont là, et j’ai adoré. Comme d’habitude vous me direz, mais bon, ils ne changent pas une équipe qui gagne, pas de raison que ça change, donc.

> Saison 3


Spoilers

306.jpg

Ma vie, mon œuvre, mes cancers.

Contrairement à ce que je pensais la semaine dernière, cet épisode n’est pas le dernier de la saison, et c’est tant mieux, parce qu’il y a encore plein d’intrigues à gérer et développer. Bon, et je sais aussi qu’il y a probablement des points du nouveau Bingo Séries qui vont être dans cet épisode, mais tant pis, j’ai trop hâte de savoir comment tout ça va se passer pour ne pas le voir ce soir.

L’épisode recommence par ce qui ressemble fort à un cauchemar de Clément, en pleine opération. Il voit sa chambre d’hôpital, son sac et une nuit orageuse au cours de laquelle une voix l’appelle. Comme il s’agissait d’une voix féminine, j’ai eu vraiment espoir qu’il s’agisse de Sarah dès le départ… mais quand on a vu une brune l’emmener vers la lumière, j’ai compris que c’était foutu. C’est simplement Nour qui l’attire pour un baiser, et avec des cheveux s’il vous plaît.

Le réveil est moins agréable par contre : il passe de Nour à ses parents, et il leur demande aussitôt où ils sont. Oh. Des parents aimants comme ça, c’est beau, de même qu’un patient qui survit malgré des chances terribles de 3%. Pourtant, l’opération s’est bien déroulée, sans problème.

De son côté, Mehdi a donc géré le garage comme il pouvait et ça se passe bien, avec même un putain de pourboire improbable. Si les bracelets ne sont pas en salle de réveil pour Clément, ils reçoivent tous un SMS pour les prévenir de la bonne nouvelle de son réveil. Mehdi au garage, Thomas chez lui et Roxane… au travail ? Elle galère toujours autant en tant que barmaid, mais bon. Elle n’est pas aidée non plus par sa sœur, qui ne la croit pas quand elle dit que son copain la mate. Triste.

Thomas retourne au lycée dans cet épisode, miracle ! Il impose carrément la bise à Laura, sa pote de l’épisode précédent qui est loin d’être toujours aussi sympathique maintenant qu’il l’a envoyé bouler. Elle a surtout l’impression qu’il ne vient lui parler que quand il a besoin. Bref, ça se passe mal pour lui, et c’est chouette comme tout de le voir en parler à Clément.

Il est déprimé d’avoir raté sa chance avec Laura apparemment, surtout qu’elle a maintenant un copain. Clément lui conseille donc de mieux faire voir son nouveau handicap en lui coupant un bout de pantalon, histoire que tout le monde voit sa prothèse de jambe. Et hop, ça fonctionne pour que Laura s’occupe à nouveau de lui. Une vraie girouette, celle-là, elle n’est pas mise à son avantage par cet épisode.

Et quand il est question d’aller boire un café avec Thomas, j’ai tout de suite senti la mauvaise idée se profiler : il ne peut que l’emmener auprès de Roxane, genre, la pire idée du monde, non ? On verra dans le prochain épisode si c’est bien ça.

Une fois à l’hôpital, Mehdi aperçoit, pendant son service, un visiteur pour son grand-père. Il s’agit d’un ami à qui il confie le garage, mais ça ne plaît pas tellement à son petit-fils, forcément. C’est encore pire quand il comprend qu’il s’agit en fait d’une vente du garage. Le grand-père vieillit, il ne veut plus s’embêter avec tout ça. C’est tout triste comme scène, alors que Mehdi est tellement chou avec son grand-père.

Il est perturbé comme tout par l’information, le pauvre. Du coup, il en arrive à « faire la gueule » en distribuant les repas aux patients, y compris au vieux monsieur ronchon du premier épisode de la saison. C’est un retour sympathique, ça. Mehdi étant ce qu’il est, il s’arrange alors pour aller faire casser la vente qui se profile dans son dos depuis le départ : il se rend à la visite et montre tous les défauts imaginaires du garage.

Il est aussitôt rappelé à l’hôpital par Valentine et le docteur Catalan, mais ce n’est pas pour le virer comme on pouvait le supposer. J’ai compris un peu avant l’horreur qui allait se produire dans la vie de Mehdi : son grand-père est mort. Evidemment. De manière imprévisible. Evidemment. Le pauvre. Le jeu de l’acteur est toujours d’une justesse phénoménale et les violons n’arrangent vraiment rien. Quelle tristesse.

Pendant ce temps, Jessica se prépare à un autre type de confinement : celui de la chambre stérile. Eh oui, avant une greffe, il faut en passer par là et se séparer de tout ce qui n’est pas neuf. La pauvre nous fait bien l’éloge du confinement comme elle peut, mais pour se remettre des deux mois difficiles qui l’attendent, elle préfère s’amuser de la situation de Nour et Clément. Elle a bien cramé qu’ils crushaient l’un sur l’autre…

C’est donc sans surprise qu’on enchaîne ensuite avec une scène entre Nour et Clément. La scène était super drôle, avec un Clément sous morphine faisant plein de compliment à Nour… et à sa belle-mère, qu’il rencontre à nouveau dans de bien mauvaises conditions.

Celle-ci fait alors un effort de communication en retournant voir Clément une fois qu’il est mieux réveillé – et qu’il annonce à Louise, toujours à New-York, qu’il a une copine. C’est vraiment cool de continuer à voir Louise comme ça dans la série, ça permet de savoir que son évolution se passe bien de son côté. Par contre, la scène est beaucoup moins cool avec une mère qui veut tout contrôler dans la vie de sa fille et qui demande à Clément de ne plus voir Nour. Raaah. Les parents comme ça, ça me soule tellement. Ils n’ont jamais lu le moindre livre ? Roméo et Juliette, je sais pas ?

Le pire, c’est encore de voir Clément rentrer dans le jeu, franchement. Qu’est-ce que ça m’énerve de le voir la négliger comme ça, juste parce que la mère lui demande alors même que ça le fait pleurer en plus. Au moins, la scène a fini par me faire rire pour la réaction de Nour, exceptionnelle. Elle retourne ensuite dans sa chambre pour mieux tomber sur toute la famille prête à faire la fête pour elle. L’angoisse. Enfin, c’est sympa de la part de la mère, hein, je dis pas, c’est juste qu’à faire de l’ingérence elle rend sa fille malheureuse et ce n’est pas sa solution qui va rendre le sourire à sa fille… surtout quand ça parle d’amour.

Forcément, Nour sort et débarque dans la chambre de Clément, super énervée. Elle veut comprendre la vérité, mais parfois, c’est douloureux de l’entendre. Et pour Nour, et pour sa mère qui se prend les quatre vérités de la vie à l’hôpital en pleine face, et en public en plus, devant sa mère à elle qui lui explique calmement qu’elle devrait avoir honte.

Bien que les visites étaient censées se terminer, la mère est encore là un peu plus tard pour une explication avec sa fille où on explore un peu mieux son sentiment à elle. Rien de bien exceptionnel, mais une intrigue sympathique, qui finit sur des retrouvailles entre Nour et Clément.

Jessica, elle, est finalement forcée de quitter sa chambre avec Nour, laissant simplement derrière elle un nounours à rendre à son frère si jamais un malheur lui arrivait. Son entrée en chambre de confinement, minuscule, est particulièrement dure à vivre pour elle et terrible à voir pour nous. Enfin, après, ça ne fait jamais de mal d’avoir un rappel des règles pour se laver les mains. Et puis, elle, au moins, elle a un vélo d’appartement pendant le confinement.

En parallèle, Côme a un nouveau rendez-vous médical au cours duquel il demande bizarrement à son beau-père d’être présent dans le bureau avec le médecin. Il est question des résultats positifs d’un IRM, puis inévitablement d’Iris. Nathalie est dépassée par les événements et ne croit toujours pas à l’histoire d’Iris et Olivia. Pourtant, le médecin lui conseille vraiment, une fois Côme hors de la pièce, de le suivre dans sa démarche. On ne sait jamais, quoi, face à quelqu’un en délire, mieux vaut le suivre dans ses délires.

C’est aussitôt ce que fait le beau-père en se rendant dans la chambre d’Iris contre l’avis de Nathalie. Celle-ci finit par comprendre ce qu’il se passe et débarque dans la chambre pour l’empêcher de faire une connerie… mais Côme profite que Nathalie soit distraite par son compagnon pour au contraire fouiller dans le portable d’Iris, déverrouillant son portable avec son empreinte.

Il n’en faut pas plus pour qu’il puisse enfin appeler Olivia et faire avancer son intrigue. Côme s’arrange carrément pour faire venir Olivia à l’hôpital et l’amener à Iris. C’est super triste à voir, mais au moins Nathalie ravale sa fierté et laisse les choses se dérouler. Sans trop de surprise parce que je l’aurais parié dès le premier épisode, il est révélé qu’Olivia est la petite-amie d’Iris. Elle semble accepter assez bien les explications de Côme, mais comme tout se fait hors écran, c’est un peu dur de tout suivre. J’ai adoré en tout cas voir Nathalie s’excuser auprès de Côme. L’intrigue n’a aucun sens rationnel, mais au moins, ça rend justice à Côme. Et puis, la larme finale d’Iris au départ d’Olivia, c’est beau.

> Saison 3

Westworld – S03E04

Épisode 4 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.

> Saison 3


Spoilers

04.jpg

If you want something done right, do it yourself. I shouldn’t have to explain that to you, Maeve.

Pour le deuxième épisode de ce lundi de #Sériesnement, je me suis motivé sans trop de difficulté à regarder ce nouvel épisode de Westworld, toujours avec mon test gratuit d’OCS. C’est vraiment pratique, je sens que je vais craquer et payer le temps de la diffusion de cette saison 3. Contre toute attente, vraiment, cet épisode reprend sur William en train de péter un câble. C’est fou.

Il affirme que rien autour de lui n’est réel. Pour sa défense, rien n’a l’air vraiment réel, entre le décor qui s’effondre, la salle de bain inondée et le retour d’Emily, sa fille décédée. Il est perdu face à cette Emily qu’il ne pense pas réelle, mais qui finit par lui dire que peut-être que si. C’est le problème quand on passe sa vie dans un parc entouré de robots ressemblant à des humains : on perd le contrôle de la réalité.

Il est même rapidement convaincu par Emily qu’il est lui-même un robot et envisage de se suicider… Avant d’être réveillé par Charlotte. Parfait ! Je m’étais convaincu qu’on ne la verrait pas cette semaine, alors je suis heureux de la retrouver dans cette belle barraque en désordre de William. Je ne suis pas sûr de comprendre comment William a survécu, mais en tout cas, il se laisse convaincre par Charlotte de revenir peu à peu à la réalité.

Elle lui explique en effet que sa fortune est en danger à cause d’Enguerrand : William lui a vendu des parts il y une vingtaine d’années et maintenant le français est prêt à faire un retour sur investissement en récupérant la part du vrai propriétaire de Delos. C’est donc une Charlotte quelque peu désespérée qui contacte William pour le convaincre de revenir à la société à temps pour une réunion des actionnaires où elle a besoin de son soutien pour garder le contrôle de Delos. C’est presque trop simple pour être du Westworld.

On les retrouve beaucoup plus tard dans une scène étrange où Charlotte décide de venir en aide à William alors qu’il se rase. C’est hyper bizarre, non ? Sur la fin d’épisode, les deux arrivent au lieu de la réunion pour mieux que l’on découvre que William est encore hanté par Emily. Il prend toutefois la décision de laisser ses démons derrière-lui… Comme s’il le pouvait vraiment, alors que Charlotte est en train de l’écouter parler à ses hallucinations.

De son côté, Dolores retrouve Bernard dans une belle villa qui serait celle de ce dernier. Il s’agit encore et toujours d’un entretien que les deux robots ont eu lorsque Dolores a rebooté Bernard, et ce n’est pas évident de suivre la réalité qui anime ces deux-là.

De nos jours, Bernard est à Victorville avec Stubbs qui a désormais pour unique mission de le protéger coûte que coûte. En tout cas, Bernard profite à fond du fait que son garde du corps soit un robot : cela lui permet de tester le nouveau gadget qu’il a construit – un bouton pour figer les robots. Eh, ça me rappelle ce qui est arrivé à Maeve il y a deux épisodes ça. Ce ne serait pas la première fois que la série joue sur la chronologie.

Pendant ce temps, Caleb est toujours accompagné par Dolores dans toutes ses aventures. Elle l’a bien manipulé : désormais, elle lui achète des fringues et le motive dans la quête de la personne qui a soi-disant déjà décidé de son futur (on notera que le nom du personnage est une anagramme de la baie où les héros étaient la semaine dernière en même).

En parallèle, on continue de suivre Liam, l’ex de Dolores quand elle était sous couverture. Pfiou, cet épisode nous complique la vie à suivre tant de personnages et d’intrigues à la fois. Il est convaincu par son garde du corps – aux ordres de Dolores – de procéder à un transfert de clé numérique. Une fois que c’est fait, Dolores peut agir et s’attaquer à un homme qui bosse pour la société contre laquelle elle mène son offensive.

Elle lui vole un peu de sang qui sert de clé pour entrer dans la société en question, RGGR Centennial. Par contre, le marqueur ne dure que 20 minutes, ce qui pose presque problème. Le but de tout ça ? Eh bien, avec la clé de l’homme et avec la clé de hachage de Liam, Dolores et Caleb sont en mesure de transférer l’ensemble des fonds de Liam où bon leur chante. Oh, la série nous fait un faux suspense à un moment, mais ça ne dure pas heureusement, car ça aurait été mal venu.

Le soir-même, Liam se rend à une soirée de riches masqués où il retrouve ses amis, désolé pour lui de la mort de Lara, décédée d’une overdose. Dommage, cette même Lara débarque à la soirée qui voit des mannequins s’exposer quasi-nus pour vendre… ma foi, leur corps, je pense ? Tout semble l’indiquer, surtout qu’à l’étage, on voit clairement des figurants en train de coucher ensemble quand quelqu’un s’occupe d’embarquer Liam loin de Dolores.

Quelqu’un ? Stubbs évidemment. Il en a pour son compte le pauvre : se mettre en travers du chemin de Dolores, ce n’est jamais une bonne idée. Elle envoie Caleb s’occuper de Liam, avant de nous mettre K.O le garde du corps de Bernard en le passant par-dessus le balcon d’une mezzanine, sous le regard des amis de Liam, d’ailleurs. J’ai adoré la réaction de l’amie qui trouve que la drogue qu’elle a prise est géniale, ça ajoutait pile la petite dose d’humour nécessaire à l’épisode.

En attendant, Caleb fait ce qu’il peut pour récupérer Liam, qui est en compagnie de Bernard. Le trio est surpris par le chef de la sécurité de Liam… qui bosse de toute manière pour Dolores. Il permet donc à Caleb de reprendre sa traque de Liam…

Pendant ce temps, Bernard peut parler un peu au garde du corps et tenter de savoir qui se trouve à l’intérieur de ce robot…

Ailleurs, Maeve se réveille dans un restaurant chic avec Enguerrand. Elle pense à une simulation, mais non, ce n’est que Singapour. Pour elle, ça ne vaut pas le coup par rapport à Paris. Yeah, merci Maeve ! Bon, par contre, elle découvre au passage que Paris a été entièrement détruite quand Enguerrand était enfant. Euh, ben merci Enguerrand… Non mais merci à la série pour un gros fou rire où il nous apprend qu’il a grandi à Paris mais qu’on voit un champ de blé. Sur le moment, c’était drôle, même si le but était de nous montrer la destruction de la capitale française.

Une fois ce détail réglé, oui nous ne sommes qu’un détail amis français, Enguerrand explique à Maeve l’ensemble de son plan : il veut récupérer la projection de l’esprit humain créé par le parc, mais pour cela il a besoin d’elle. En échange, elle obtient l’assurance de retrouver sa fille : le monde dans laquelle se trouve cette dernière, monde numérique, existe toujours puisque Dolores en a une clé. Il suffit don cde retrouver Dolores pour accéder à sa fille. D’un coup, Maeve est intéressée par ce qu’Enguerrand a à lui dire.

Il la conduit ensuite dans la demeure où Dolores a créé sans problème Charlotte, mais aussi d’autres alliés. Malheureusement, Maeve n’en faisant pas partie, Dolores est en train de se créer une ennemie sans même le savoir. Il est finalement révélé qu’Enguerrand est en train de torturer un homme – à sa manière – pour avoir plus d’informations sur Dolores. À sa manière ? Oh, une petite réalité virtuelle où il voit sa famille être tuée. C’est suffisant pour le faire craquer.

Malheureusement, il n’apporte aucune information importante – si ce n’est qu’il a conseillé à Dolores de se rendre auprès du « croque-mort » pour ses cinq identités. On ne sait pas encore qui c’est, mais on sait en tout cas que lui ne tardera pas à aller en voir un, puisqu’il se fait froidement assassiner aussitôt. Dans tout ça, Maeve finit par accepter de venir en aide à Enguerrand, bien énervée après Dolores à qui elle souhaite d’avoir bien profité de son avance, même si elle ne connaît pas l’identité des quatre piles qu’elle a embarquées avec elle. Nous non plus à vrai dire.

Maeve se barre en tout cas de la villa pour aller se promener dans Singapour à la recherche du Croque-mort. Elle le trouve bien vite, en s’amusant au passage à exploser l’entre-jambe d’un de ses gardes du corps. Entre ça et ses facilités à brouiller les communications sécurisées de cette croque-mort, car oui, c’est une femme, Maeve n’a aucun mal à découvrir que Dolores a récupéré le sang de Lara, mais aussi qu’elle s’est débarrassée de corps grâce aux Yakuzas. Rapide, efficace : Maeve entre donc en contact avec les Yakuzas grâce au Croque-mort.

Bien sûr, elle ne fait qu’une bouchée des Yakuzas qui gardent l’entrée de la planque d’un certain Sato, qui ne se cache pas vraiment. En même temps, les gardes sont équipés d’armes à feu électriques que Maeve n’a aucun mal à contrôler à distance ou de sabres… qu’elle maîtrise bien, on l’a vu en saison 2. Bref, elle ne rencontre aucune difficulté… jusqu’à ce qu’elle découvre que les cuves autour d’elles contiennent de quoi faire quelques robots et que Sato n’est autre que… Musashi. C’était un rebondissement inattendu, et en plus, il nous tue cette pauvre Croque-mort !

Tellement inattendu tout ça, en fait, que Maeve est rapidement convaincue que Musashi n’est pas lui-même. Elle se demande rapidement qui est derrière ce robot, pensant d’abord à Teddy avant de comprendre qu’il s’agit de Dolores. Au même moment, William comprend que Charlotte est Dolores, alors que Bernard comprend que le chef de la sécurité de Liam est Dolores. Oui, Dolores a évidemment fait des copies d’elle-même, elle n’a apporté personne avec elle en sortant de Westworld.

Putain ! C’est très exactement ce que j’avais compris en fin de saison 2 quand Dolores parlait à la Charlotte robot, mais j’avais fini par me faire dérouter de cette piste par l’ensemble des critiques de l’épisode et des intrigues qui ont suivi. J’aurais dû rester sur mon intuition première, eh ! Bon, c’est pas grave, la surprise fonctionne vraiment bien.

En plus, de cette révélation découle beaucoup trop de choses importantes : Dolores se débarrasse de Maeve en la plantant avec un sabre ; Dolores fait interner William et s’arrange pour que toutes les parts qu’il avait dans Delos lui reviennent et Dolores, encore et toujours, se révèle comme étant la grande méchante qui a détourné l’argent de Liam. Ah, c’est la classe cette intrigue !

La toute fin d’épisode voit Maeve manquer d’être achevée par Dolores/Musashi car des hommes armés débarquent au loin et l’en empêche. De son côté, William est en hôpital psychiatrique, donc, et il voit débarquer… Dolores. Décidément, on ne s’en débarrasse plus d’elle ! Ici, il s’agit de sa version robe bleue qui nous sort tous par les yeux, par contre. La dernière conversation de cet épisode est en tout cas bien cool : William nous révèle que la question qu’il s’est toujours posé est de savoir s’il est lui-même… « Bienvenue à la fin du jeu », lui répond simplement cette Dolores imaginaire. Wow, ce mindfuck, c’est hallucinant comme la série est géniale, franchement !

> Saison 3