Supergirl – S04E22

Épisode 22 – The Quest for Peace – 16/20
C’était probablement une bonne fin de saison, mais la vérité, c’est que la saison a tellement traîné en longueur que je ne sais plus bien ce que j’en attendais. Les pistes ouvertes pour l’an prochain sont parfois intéressantes, parfois pas du tout motivantes, et je suis prêt à parier qu’ils choisiront d’explorer en priorité celles qui ne me passionnent pas. Du coup, c’est un épisode qui marque bien la fin d’un chapitre interminable de la série tout entamant le suivant. L’épisode fait son travail, ni plus, ni moins… mais moi, j’ai décroché d’un trop grand nombre d’intrigues, je crois.

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Three Luthor in the Oval Office. Only in America.

Allez, c’est enfin la fin de saison, et j’en peux tellement plus de cette saison que je m’y lance à une heure où j’aurais presque mieux fait d’aller me coucher, surtout que j’ai eu droit à pas mal de bug avant de le lancer. Oui, mais bon, j’ai tellement attendu la fin que j’étais content d’y être. Il s’agit en plus d’une de mes dernières critiques longues de la série puisque l’an prochain, je pense reprendre la série en n’en donnant que les avis sans spoilers.

Cet épisode me conforte dans cette envie, parce que même s’il s’y passe plein de choses, ça ne m’a pas passionné outre mesure. 24h plus tôt, Lex a ordonné à Karuss d’aller s’en prendre à la mère de Kara, ce qui est une scène parfaitement inutile pour quiconque a vu l’épisode précédent. Huit heures plus tôt, la soif de pouvoir de Lex était toujours intacte, alors qu’Eve découvrait la mort d’Otis. Forcément, ils n’en avaient rien à faire et ça ne servait pas à grand-chose non plus.

Ce n’est qu’après que ça avançait un peu, avec Lex Luthor dans le bureau du président, une heure avant l’élocution présidentielle le faisant passer pour un héros. C’est de là qu’il ordonne l’attaque contre Karuss, alors qu’elle est en train de se battre contre Supergirl. Il n’y a donc qu’une heure entre ça et la scène de l’épisode précédent ?

Pendant que les Kara se battent, Lex sauve le monde dont il a ordonné la destruction en détournant tout un tas de missiles. C’est facile à faire, et ça se passe sur un bon Frank Sinatra qui met au moins dans l’ambiance. Une fois qu’il a retourné les missiles contre l’envoyeur, il prend le temps de tuer Karuss… pour mieux passer pour un héros.

Près de dix minutes passent donc pour en revenir au même point, avec Kara qui pense avoir le dessus sur Lex puisqu’il la croit morte et Lex qui converse tranquillement avec… Karuss. Ouep, il ne l’a pas encore tuée, finalement, parce que les scénaristes ont encore besoin d’un petit sacrifice final pour elle, évidemment.

De son côté, Lockwood est toujours en manque, mais il a encore quelques doses du sérum sur lui. C’est une bonne chose, parce qu’en reprendre lui permet de se sauver la vie face aux clones d’Eve envoyées par Lex pour le tuer maintenant que le président l’a nommé… à la place de Lockwood, justement. Les copies d’Eve se font rapidement maîtrisées, donc, ce qui permet à Ben de savoir où se rendre pour retrouver Lex : une petite île qui va être au cœur du combat de fin de saison.

Oui, mais avant ça, Lena est catastrophée par ces nouvelles atroces sur son frère, mais elle est aussi invitée à la Maison Blanche, au grand désespoir de Kara qui a peur pour son identité secrète. Sans surprise, une fois là-bas, Lena retrouve sa mère dans le bureau ovale. « Only in America » nous précise Lex. Quelqu’un se sacrifie pour lui expliquer qu’il n’y a pas de bureau ovale ailleurs dans le monde ? Le Président ? Mystère. Lex s’installe au bureau du président comme si c’était parfaitement normal. Allez comprendre.

Lex y présente tranquillement tout son plan, qui consiste à tuer Superman… ce qu’Eve ne savait pas. Elle commence à comprendre le vrai visage de Lex en tout cas, sans se rendre compte qu’elle est en couple avec un cinglé dont la mère l’est tout autant, puisqu’elle envisage d’empoisonner son fils et regrette qu’ils ne boivent pas son thé.

C’est qu’il n’est pas idiot celui-ci, il connaît sa mère et lui fait remarquer qu’il a compris son plan. Il lui sert plutôt du champagne à la place, alors que Lena essaye encore de raisonner son frère sur la débilité de son plan machiavélique qui consiste à utiliser un missile lancé depuis son île où il a réuni plein d’extraterrestres.

Pendant ce temps, Nia et J’onn sont toujours prisonniers, sur cette île justement, et sont désormais des esclaves. Personne ne prend le temps de retirer le masque de Nia, ça n’a pas trop de sens, et ils organisent une émeute parce que pourquoi pas ? Le but est de désactiver la machine qui bloquait les pouvoirs de Dreamer. Elle peut alors contacter Kara, trop occupée à écrire son article sur Lex, Alex, qui est de nouveau dans la team, et Brainy, toujours aussi détraqué.

Et non, ça ne choque personne que Brainy soit devenu aussi froid. Alors qu’ils partent en mission de sauvetage avec James, ils sont rapidement confrontés à quelques Enfants de la Liberté et Lockwood. Non content d’être trahi par Luthor, cet idiot est encore heureux de pouvoir se battre avec Supergirl sur l’île.

Cela dit, leur combat, que Supergirl gagne clairement est interrompu par Lex qui a appris qu’il y avait problème avec son missile : et oui, Nia, Brainy et surtout J’onn ont uni leur force pour l’empêcher de se lancer. C’était rigolo, parce que J’onn nous fait un grand sacrifice qui m’a totalement laissé de marbre, mais qui fait bien son effet. Et quand Nia se met à l’accompagner, Brainy comprend soudainement qu’il est détraqué et, franchement, l’acteur est excellent à passer d’un état à l’autre. Il est déprimé de voir Nia prête à mourir et cela lui permet de récupérer son état d’esprit et de dire à Nia qu’il l’aime. Alléluia.

Le missile ne peut donc pas s’envoler et il ne reste plus qu’à gérer quelques combats. On a Lena qui se débarrasse vite de la vraie Eve à la Maison Blanche, l’assommant et la laissant donc en vie avant de quitter la Maison Blanche avec sa mère (désormais libérée de prison donc ?), on a Lockwood qui se bat contre James, aidé comme elle peut par Alex et on a Kara qui se bat contre Lex.

Le truc, c’est que malgré l’armure de Lena la protégeant de la Kryptonite, elle est rapidement mal en point. Par chance, J’onn, Brainy et Nia libèrent tous les extra-terrestres de l’île, y compris Karuss qui débarque pile à temps pour sauver Supergirl d’un rayon de Kryptonite qui la tue sur le coup. C’était drôlement long, parce que Lex met trois plombes à arriver, laissant le temps à Karuss de faire ses adieux et de refusionner avec Kara qui se prend alors un boost de pouvoir.

Elle obtient une vision laser capable de mettre Lex KO. Et celui-ci préfère mourir en se laissant tomber et en explosant au sol plutôt que d’être sauvé par Supergirl. Enfin, ça, c’est la théorie. En pratique, il utilise un portail allons savoir comment et finit dans un bureau secret où l’attend Lena, le privant de ses pouvoirs.

C’est plutôt mal, parce que c’est donc elle qui n’hésite pas à tirer sur son frère, qui était persuadé qu’elle n’y arriverait pas. Il la sous-estimait, mais ça veut dire aussi qu’elle est prête à devenir la grande méchante que je voulais qu’elle soit depuis un bon moment. Lex se fait tirer dessus en pleine poitrine, mais il n’a pas l’air de souffrir plus que ça. Il prend donc le temps de lui révéler que Kara est Supergirl, à coup d’images d’archive des anciens épisodes où personne ne pouvait être en train de la filmer. Mais bon.

On peut alors passer à la conclusion de l’épisode, où James a perdu un œil (dans la bataille contre Lockwood, mais je m’en tape les cocos) et où CatCo est de nouveau le journal à la mode, notamment grâce à un article de Kara (qui m’a aussi aidé à trouver un point du Bingo Séries). Tout revient donc à la normale pour les extra-terrestres, parce que la haine contre eux qui sévit depuis une saison est totalement oubliée. La Colonnelle est aussi promue à la place de Lockwood/Lex et réinvestit Supergirl de sa mission de protection du gouvernement.

Côté romantique, Brainy et Nia finissent ensemble, de même qu’Alex et Kelly, ce qui était complétement prévisible. La saison finit sur une soirée jeu de sociétés où Lena se pointe et décide d’agir comme si de rien n’était alors que, bon, il est évident qu’elle est clairement affectée par tout ça. Quant à Kara, elle oublie bien vite qu’elle a promis de lui dire la vérité quand Alex lui dit que ce n’est pas le bon moment, parce que eh, elle a survécu à assez. Mouais.

Et sinon, le fils de Ben est un bon futur politique à l’opposée de son père alors qu’Eve Tessmacher est contactée par ceux pour qui elle travaillait, malgré une perruque et des lunettes noires. L’épisode nous annonce donc l’arrivée d’un nouveau méchant… un martien qui en veut à J’onn. PAS. SION. NANT. J’ai pas hâte.

Celui qui l’a ramené n’hésite pas à passer voir le cadavre de Lex, lâchement abandonné par une Lena sombrant petit à petit dans l’alcool. Et il commence un rituel qui nous le ramènera peut-être à la vie. Manquait plus que ça.

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EN BREF – Je crois qu’on peut parler de saison de trop en ce qui me concerne. C’était déjà le cas l’an dernier, mais là, la série a perdu beaucoup trop de son charme pour continuer à me passionner. Ah, on nous avait dit que Winn repasserait, mais je l’attends toujours, moi. Est-ce que c’est son absence qui plombe à ce point la saison ? Eh, j’aime bien Winn, mais non. Ce qui la plombe, ce sont les multiples sous-intrigues qui se multiplient à l’infini. Il y a des dizaines de pistes qui auraient pu être suivies cette année (la plus frustrante reste celle de l’équipe de super-méchants vite oubliée) pour mener à une fin de saison plus chouette que ça.

Là, la série nous ramène Lex dans un pied de nez peu convaincant avec plein de flashbacks qui ne collent pas du tout à l’ensemble de ce que l’on sait du passé des personnages. Pas grave : c’est Lex Luthor, on doit être content en tant que fan de l’univers. Mouais. Le clone de Kara annoncée en fin de saison 3 ? Il faut attendre plus de douze épisodes pour la voir enfin servir à quelque chose… et être complétement sous-exploitée, comme tous les autres.

C’est sûrement le plus frustrant : tous les méchants sont sous-exploités, certains héros le sont aussi (Alex n’aura servi à rien cette saison, et James n’aura pas servi à grand-chose non plus, mais ça, on a l’habitude) et les rebondissements manquent sérieusement de crédibilité quand on n’est pas à se demander quelles herbes ils ont pu fumer dans la salle des scénaristes (la même que Kara à l’épisode 21 ? Probablement).

Non, franchement, cette saison a perdu beaucoup de son charme et j’ai eu du mal à rester motivé à la regarder. Je reviendrai quand même l’an prochain : j’aime me faire du mal, je suis attaché à certains personnages et après quatre saisons, je ne me vois pas arrêter de la regarder. En revanche, faire vingt-deux critiques supplémentaires… Non, ce sera au-dessus de mes forces, parce qu’à part Lena, aucune intrigue ne me donne envie de me revenir, c’est un gros fail cette fin de saison !

22-3

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Blindspot – S04E03

Épisode 3 – The Quantico Affair – 19/20
Rien ne va plus, voici que la série me prend par surprise avec un excellent épisode alors que je voulais juste le regarder pépère en mangeant. Difficile de ne pas développer un peu plus et avec spoiler pourquoi j’ai tant adoré cet épisode, donc hop, hop, hop, en voici la critique !

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Hmm, well, that’s where the math is done, so…

Pour commencer la critique, j’ai envie d’évacuer d’abord les intrigues secondaires, à commencer par la très bonne gestion du cliffhanger précédent. Je me doutais que Jane allait trouver une idée toute bête pour s’en sortir sans que Kurt ne la soupçonne trop, et la pirouette des scénaristes fonctionne plutôt bien, tout en continuant de permettre la présence de Roman à l’écran. Jusque-là, je dis donc un grand oui.

En fin d’épisode, cette intrigue est à nouveau celle du cliffhanger avec un Kurt qui, contre toute attente, est déjà sur la piste de Jane. Pour une fois qu’il n’est pas deux de tension, j’étais vraiment surpris. Et j’ai aimé la manière dont c’était construit, ça fonctionnait vraiment bien et je suis content que cette intrigue avance vite, car je n’avais pas envie que ça traîne trop en longueur.

Dans le même genre, j’ai été surpris de voir que l’équipe apprenait dès le début de l’épisode que Zapata était encore en vie. On n’a pas vraiment eu de scènes où ils apprenaient qu’elle était probablement morte, j’ai l’impression qu’ils sont passés à côté de quelque chose quand même. En plus, elle a repris le rôle de Roman l’an dernier à parcourir le monde, commençant l’épisode à Londres cette fois. L’actrice doit se faire plaisir.

Je trouve que toute cette storyline n’a rien de crédible, de la société de grands méchants à la manière dont Tasha enchaîne les erreurs de débutantes (l’empoisonnement de Blake, la petite fille qui la voit et qu’elle laisse en vie…) ; je ne vois pas comment on est censé y croire. Et ça m’énerve, parce que c’est ce en quoi je croyais le plus avant de commencer cette saison !

Qu’importe, la série se rachète complètement avec cet épisode qui prend bien soin d’évacuer rapidement ces deux intrigues pour mieux se concentrer sur le personnage de Patterson. Dans l’ensemble, c’est super bien écrit et ça nous balade bien : on retrouve d’abord Patterson dans ce qui semble être une mission et qui s’avère en fait être un coup d’un soir perso, puis au boulot où elle retrouve son coup d’un soir, un certain Lincoln, qui est une recrue de Quantico ET le neveu du nouveau chef du FBI.

Alors, oui, c’est gros comme CV pour le petit nouveau, mais j’ai trouvé que ça ajoutait une très bonne dose d’humour à l’épisode. Comme en plus, ces quarante minutes sont presqu’uniquement du point de vue de Patterson et Rich, ça donne un excellent épisode, avec de l’humour et du suspense. Bref, j’ai adoré.

Le parti pris est pourtant audacieux : on commence l’épisode par une critique d’une bonne partie de l’ADN de la série lorsque Rich prend la décision de faire le briefing sans Patterson – trop occupée à coucher avec Lincoln (d’ailleurs, j’ai toujours beaucoup de mal avec ces personnages qui découchent la veille de commencer un nouveau travail ; c’est un grand classique des séries et je suis juste bien trop stressé pour dormir chez quelqu’un que je ne connais pas le premier soir ET la veille d’un jour où je vais découvrir un nouveau travail. Bon, c’est peut-être un tort, du coup). Pfiou, cette parenthèse était longue.

Oui, donc, critique de l’ADN de la série : Rich fait le briefing de manière plus rapide, sans nous expliquer la science derrière sa trouvaille. Le but de la série n’est pas de se critiquer cependant, et quand il le fait, ça ne marche pas vraiment : au départ, l’équipe se retrouve pleine de peinture à cause d’une bombe de paintball qui explose et ensuite, elle se retrouve à ignorer le fait qu’elle part pour une intervention où il faudra arrêter une bombe. Rien que ça.

Le plus merveilleux dans cet épisode est très clairement qu’il se centre sur Patterson en laissant l’équipe habituelle complètement hors champ. C’est ambitieux comme type d’épisode : plutôt que de nous montrer l’action, la série économise en nous faisant un épisode quasi-complet dans ses bureaux. Et pour une fois, elle le fait sans que les bureaux ne soient attaqués ; ce qui n’est d’ailleurs pas arrivé non plus en saison 3. Peut-être qu’ils ont lu mes critiques ?

Bon, d’accord, il y a une petite attaque quand même quand la nouvelle méchante débarque, mais elle ne fait qu’apporter quelques informations et provoquer un débat entre Patterson et son nouveau boss. Et oui, cet épisode nous réaffirme Patterson comme une forte tête qui veut tout gérer dans sa vie ; y compris les décisions de son boss. Dans la vie réelle, son attitude l’aurait fait être virée trois ou quatre fois dans cet épisode, mais comme nous sommes dans une série, les scénaristes lui donnent raison, même quand elle est à deux doigts de faire exploser la moitié de la ville. Pourquoi pas ?

Bien sûr, si la ville est à deux doigts d’exploser, nous, nous ne voyons rien. La série réalise de bonnes économies dans cet épisode à nous montrer très peu de l’intervention du FBI, se contentant de quelques vidéos de mauvaise qualité dans une voiture ou dans une « gare » clairement reconstituée en studio. Moi, ça m’a donné envie d’avoir plus souvent ce type d’épisode, parce que voir tout le stress qui est géré à merveille dans les bureaux du FBI, c’était efficace.

En plus, ça permet le développement d’un ship très réussi entre Patterson et Lincoln, qui va jusqu’à faire reprendre à Patterson une de ses répliques cultes de la saison 1 qui sont fait dans sa tête, parce que là c’est qu’on fait les maths. Les scénaristes s’amusent bien, c’est sûr, mais ça passe à merveille et j’ai envie d’en voir plus de ce couple. Même s’il lui dit au revoir en fin d’épisode, j’espère qu’on en saura rapidement plus.

Pour terminer, notons aussi une sous-intrigue sur Rich et son « book of secrets » qui lui permettra peut-être de trouver un remède pour Jane. Comme celle-ci sauve la moitié de la ville, elle se fait acclamer au retour au FBI, et je pense bien que les scénaristes s’amusent à lui faire prendre un chemin de rédemption. Je sens qu’elle voudra de plus en plus redevenir gentille (elle ne tue pas Kurt ; elle est touchée en jouant les héroïnes) mais qu’elle s’en rendra compte uniquement quand les gentils auront déjà de quoi lui tomber dessus.

Je m’avance beaucoup, j’ai encore quelques épisodes à voir pour savoir si c’est bien ça qui va se dérouler. En tout cas, j’ai adoré ce troisième épisode et cette saison continue bien mieux que ce qu’elle a commencé ! Les recrues de Quantico n’auraient pas dû tant me plaire après la série dessus, mais là, ça m’a convaincu sans peine, probablement aussi parce que le duo Patterson/Rich est toujours aussi efficace. C’est le deuxième épisode (sur trois !) qui capitalise dessus quand même !

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Blindspot – S04E01

Épisode 1 – Hella Duplicitious – 14/20
Eh bien… Zut. Ce début de saison n’explore pas vraiment les pistes que j’espérais voir développées, au contraire même. Loin de l’habituelle course haletante des premiers épisodes, celui-ci s’avère déjà suivre un schéma traditionnel moins fou. J’aurais quasiment pu me passer d’en faire la critique complète, tellement ça paraît être un simple épisode à la semaine comme un autre. C’est décevant pour une reprise !

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Promise me, make them pay for all of it.

Cette saison débute à Tokyo et suit nos agents préférés (ou pas) en pleine mission pour piéger Aiko, que l’on ne connaît pas du tout, mais qui a rendez-vous avec Rich. Le but de cette mission ? Récupérer les caches/disques durs de Roman, comme prévu. Il est mort il y a trois mois, mais l’équipe ne perd pas de vue ce qu’ils veulent faire, contrairement à Rich, qui se lance dans une partie de Go avec Aiko.

Cette dernière est plus maligne que l’équipe ne le pensait, et elle sait très bien qui est Rich. Elle le grille donc bien vite, ce qui nous permet une course-poursuite dès le départ ; avec la série qui ne perd pas ses bonnes habitudes et nous amène bel et bien à Tokyo. Si c’est survitaminé, ça ne nous permet pas d’oublier que Kurt n’est pas là et que tout ça manque un brin de crédibilité, particulièrement quand Patterson doit congeler un coffre-fort rien qu’avec de l’alcool et… y parvient.

Heureusement, l’humour habituel de Rich nous fait avaler la pilule alors qu’on découvre que Jane est toujours aussi méchante dans sa tête quand elle n’hésite pas à tuer Aiko alors qu’elle était désarmée. Après tout ça, Jane rentre chez elle où elle retrouve Kurt, qui la dégoûte assez clairement et qui est en pleine convalescence.

Enfin, c’est vite dit : il guérit toujours aussi rapidement que d’habitude (bon, peut-être un peu moins) et reprend vite le sport, par exemple, quand bien même c’est évident que c’est une mauvaise idée. Cela permet quelques jolies images dans la salle d’entraînement cela dit, et franchement, de ce point de vue-là, la série est toujours dingue.

Trois mois ont passé, l’équipe a retrouvé 4 caches de Roman, mais il n’y a toujours pas de nouveau directeur au FBI et personne n’a de nouvelles de Zapatta – et surtout pas Reade. S’il reste huit caches à trouver, Patterson peut enfin décrypter ce qu’elle a et comprendre que le ZIP qu’a reçu Jane pour perdre la mémoire va continuer à la tuer à petit feu.

Ce sont des informations que nous avions déjà grâce à Roman et ses hallucinations de la saison passée, mais ça permet à la série de reprendre son train-train habituel dans la construction de sa saison. Et puis, comme ça, Jane peut s’isoler et… voir Roman ! Ah, j’étais sûr qu’il reviendrait sous cette forme-là dans cette saison, mais je n’imaginais pas que ça serait si rapide. Je suis content de le revoir, en tout cas, même si c’est voué à ne pas durer trop longtemps.

Cela permet aux scénaristes de nous faire comprendre rapidement où en est Jane/Rémi dans sa quête : elle a découvert que Sandstorm était battue et que tout le monde était mort ou aux abonnés absents. Tout le monde ? Non, il y a quelqu’un qui lui répond, mais c’est Patterson qui l’en informe en premier, parce qu’évidemment que malgré les codes et les cryptages en tous genres, elle a compris que quelqu’un était de retour sur les forums Sandstorm.

Jane prétexte une migraine pour s’isoler et aller au plus vite contacter l’homme qui lui a répondu et qui n’est pas tout à fait sûr de lui faire entièrement confiance. Bon, il décide quand même d’y croire quand il se rend compte que le FBI arrive, et il n’en faut pas plus pour qu’ils fassent équipe et piègent le FBI. Ainsi donc, c’est en utilisant un de ses tatouages que Rémi parvient à débloquer la situation et mettre Patterson sur la piste qu’elle veut.

Cela dit, elle doit encore compter sur Kurt s’inquiétant pour elle et l’empêcher de tourner en rond hein. Elle l’ignore et se rend en intervention, ce qui lui permet de voler de l’argent volé (mieux que Robin des Bois) pour financer sa propre opération Sandstorm alors qu’un nouveau directeur du FBI est officiellement nommé : Weitz.

Pas de bol pour elle cependant, le FBI est loin d’être aussi mauvais qu’elle l’aimerait : ils ne mettent pas longtemps à identifier Dolan Osmond, son nouveau collègue de Sandstorm, parce que Patterson et Rich sont juste trop forts. Et si Jane fait tout ce qu’elle peut pour le sauver, elle est assez impuissante quand Reade joue les héros et provoque un accident de voiture qui tue Osmond sur le coup. C’est con.

Le reste du FBI décide aussitôt de se mettre sur la piste de l’anonyme essayant de contacter Sandstorm, mais pas sans oublier d’enquêter sur la mort de Roman et sur son dernier coup de fil, passé selon Patterson et Rich dans le vent, à cause d’une hallucination. Ils cachent tout de même au reste de l’équipe que les dossiers de Roman contiennent peut-être de quoi les aider à sauver Jane.

Pendant ce temps, à Paris, on retrouve Tasha et Blake à Paris. Elles font donc équipe désormais, ce qui n’a pas trop de sens, et Blake récupère comme elle peut la place de son père, organisant une réunion pour être officiellement élue… et empoisonnée par une employée de celui-ci. L’empoisonnement au champagne était clairement hyper évident avec Tasha n’en buvant pas.

J’ai donc eu espoir dès le départ que Blake s’en rende compte et ait un quelconque antidote, surtout que Tasha ne réagit pas plus que ça quand elle est empoisonnée. Non mais franchement agent du FBI en carton la meuf, je l’adore hein, mais d’où elle se précipite pas pour sauver Blake quand il est clair que l’autre idiote lui donne du champagne sans en boire. Non mais ils sont tous débiles dans ce conseil d’administration franchement. Bon, ça va, ils m’ont validé un point du Bingo Séries à parler d’élection, c’est déjà ça.

Pourtant je vous jure que quand Tasha a voulu commencer à couvrir ses traces et se faire passer pour morte avec le reste du conseil d’administration, j’ai commencé à voir rouge. C’est naze de tuer Blake si vite, j’avais tellement d’espoirs pour elle en grande méchante de la saison ! En plus, je ne comprends pas bien pourquoi la faire revenir si c’est pour s’en débarrasser en deux scènes comme ça. Ouais, je suis furax pour des raisons bêtes je sais. Enfin, dans le même genre, je capte toujours pas non plus le revirement de Tasha, j’ai l’impression d’avoir manqué des infos, alors que j’ai quand même vu vingt-deux épisodes ce mois-ci, mince.

Elle se dit quand même prête à tuer Reade en cas de besoin, ça n’a pas de sens ! En plus, celui-ci est encore accro à elle, écoutant en boucle sa voix sur son répondeur, ce que Patterson repère bien évidemment. Elle rassure donc Reade en lui disant qu’elle sait que Zapata était à Zurich à une époque. Mouais.

Et sinon, comme Kurt n’a rien à faire, il passe le reste de l’épisode à faire des recherches sur la condition médicale de Jane, s’inquiétant de la voir perdre « progressivement » ses souvenirs, parce que c’est comme ça que Jane s’en sort ; tout en cultivant son désir de revanche et en cherchant à ressembler autant que possible à la Jane qu’elle est censée être. L’épisode se termine sur cette vengeance qui se met en place avec l’aide d’une hallucination, toujours incarnée par Roman…

Mouais. Franchement, je m’attendais à plus excitant pour un début de saison. On n’a même pas l’habituel montage nous montrant les secrets qui seront disséqués au cours de la saison, perso après perso ! Décevant.

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Performance de la semaine #35

Salut les sériephiles,

Comme tous les dimanches, je vous propose aujourd’hui la performance de la semaine, que j’attribue de manière hebdomadaire à l’acteur ou l’actrice qui m’a le plus marqué au cours des sept jours. Cette semaine encore, ce fut compliqué de me décider, parce que j’hésitais entre deux acteurs… Finalement, c’est une actrice de Lucifer qui remporte cette perf’, parce que j’ai eu l’occasion de la voir dans bien plus d’épisodes que l’autre acteur avec qui j’hésitais. Et pourtant, je prends un temps fou à la regarder cette saison 4 !

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Maintenant que ceci est dit, je pense que vous comprendrez bien vite que l’actrice choisie cette semaine est Lauren German.

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Qui donc ? Chloe Decker, bien sûr. Et elle revient de loin à mes yeux, parce que si l’on met Dan de côté, je crois que c’est le personnage que j’aime le moins dans la série. Cela ne l’empêche pas d’être bonne actrice heureusement, et les scénaristes lui ont servi sur un plateau d’argent une très bonne intrigue à la hauteur de son talent d’actrice.

En effet, le cliffhanger de la saison 3 – et je vous dis au revoir si vous ne l’avez pas encore vu, passez votre chemin et allez lire d’autres articles du blog – voyait le personnage de Chloe apprendre la véritable identité de son partenaire. Et quand on apprend qu’on fréquente le Diable depuis trois ans, et qu’en plus, on en est amoureuse, on voit apparemment sa vie être chamboulée au point de partir en vacances au Vatican sans lui adresser la parole auparavant.

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Cette scène aussi était carrément bien gérée !

Si la storyline m’a fait sourire au départ, elle confronte surtout Chloe à un véritable dilemme, entre acceptation ou rejet de Lucifer. Si elle l’accepte, elle passe légèrement un pacte avec le diable, si elle le rejette… Eh, on ne rejette pas Tom Ellis comme ça.

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Tout le début de saison 4 voit donc le personnage de Chloe entre deux alternatives (spoiler attention) et c’est réussi parce que ça augmente les enjeux de la voir hésiter à tuer Lucifer. Là où l’actrice est remarquable, c’est que les doutes du personnage sont lisibles tout au long des premiers épisodes de la saison. Et puis, ça la mène à des scènes bien problématiques à jouer : Lucifer découvre inévitablement sa trahison, alors qu’elle continuait de flirter avec lui.

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Mentir à celui qui ne ment jamais ? Bien joué Chloe ! La confrontation qui suit entre les deux amants est géniale, surtout lorsqu’il lui demande si elle peut accepter son vrai visage. J’ai trouvé le jeu de Lauren German vraiment très au point, car le doute et le regret se lisent dans ses yeux. Bref, son conflit avec Lucifer m’a plu ; j’ai trouvé que l’actrice y était plus crédible que jamais, et surtout plus marquante qu’à n’importe quel autre moment de la série.

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Quant à l’actrice elle-même, si elle me blasait pas mal depuis le début de la série, je n’oublie pas qu’elle incarnait Shay dans les douze épisodes de Chicago Fire que j’ai vu il y a fort, fort longtemps. Et elle était ma préférée, alors j’imagine que j’ai toujours su qu’elle pouvait être bonne actrice. Comme quoi, le rôle fait beaucoup dans la performance d’un acteur ; et les événements les plus traumatisants sont ce qui fait ressortir au mieux leur talent. Et sinon, elle était également dans Happy Town, mais la vérité, c’est que j’étais trop à fond sur Amy Acker pour me souvenir d’elle… Oups !