Lucifer – S05E10

Épisode 10 – Bloody Celestial Karaoke Jam – 15/20
Autant j’aime les épisodes musicaux quand c’est bien fait, autant je peine à voir l’intérêt de certaines chansons dans cet épisode. On dirait plutôt que c’est là pour filer une chanson à tout le monde, et ça ruine même parfois les émotions. Après, le casting sait chanter, c’est clair. Du point de vue de l’intrigue, ce n’était pas obligatoire, l’épisode est beaucoup trop long à cause de ces chansons et l’ensemble un peu trop prévisible. J’avais peut-être trop d’espoir pour un musical dans cette série !

Spoilers

Dieu cherche à renouer le contact avec son fils, et il passe par la musique pour cela.

It is not what people do at a crime scene.

Ouh, ce titre d’épisode ! Est-ce que je vais avoir droit à l’épisode musical ce soir ? On dirait bien, avec un Lucifer qui se réveille pour jouer de son piano. Allez, au moins, avec des chansons cet épisode d’une heure (!) passera peut-être un peu plus rapidement. Désolé Netflix, mais vraiment, tu abuses à ne pas restreindre les scénaristes à des formats plus classiques, car on sent la longueur des épisodes franchement.

L’épisode commence en tout cas par un solo de Lucifer chantant son désespoir de ne pouvoir aimer Chloe – et Chloe déprimant de savoir que celui qu’elle aime est incapable de lui dire en retour qu’il est amoureux. Lui aimerait juste pouvoir le dire pourtant – et putain, quelle voix magistrale il a. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Dieu en est pourtant surpris parce qu’il avait oublié ça, apparemment.

Il avait aussi oublié d’expliquer qu’il comptait rester ou que Michael était reparti, hein. Les échanges entre Dieu et Lucifer restent intéressants et nous expliquent aussi pourquoi Lucifer était aussi habillé pour dormir, cette fois-ci. Si Lucifer vire Dieu de chez lui car il a gâché sa seule chance d’être heureux sur Terre, il reçoit aussitôt un SMS de Chloe pour lui annoncer qu’il y a une nouvelle affaire en cours.

Malgré leur dispute de l’épisode précédent, qui n’en était pas vraiment, Chloe espère qu’ils peuvent rester partenaires pour résoudre des crimes en attendant que Lucifer se rende compte qu’il se trompe et qu’il est capable d’aimer.

Par contre, pour ça, Dieu a décidé de lui offrir un petit cadeau : un épisode musical. Concrètement, Dieu vient voir son fils travailler sur une scène de crime (un arbitre au sifflet empoisonné) et se divertit avec des chansons. C’est donc parti pour Ella qui lance un Another One Bites the Dust avec quelques moments gênants – je ne sais pas, j’adore les épisodes musicaux normalement, mais Dan qui chante devant des pompom girls, je ne sais pas trop.

Bon, c’était amusant quand même, je ne vais pas mentir. Je me rends compte en deux critiques que je trouve souvent la série marrante, et c’est sûrement pour ça que j’accroche autant malgré ces cinq saisons d’enquêtes souvent rébarbatives. Les personnages aident beaucoup aussi, c’est vrai, et ça se confirme encore quand Chloe rencontre Dieu pour la première fois.

Ce qu’elle a à lui dire est évident, mais c’est marrant de voir une simple humaine oser expliquer à Dieu qu’il est un mauvais père pour Lucifer, en se comparant à lui en tant que parent qui travaille. J’ai pas mal ri – mais j’étais aussi surpris qu’elle ne commence pas par le vrai problème : elle est le cadeau de Lucifer.

Pourtant, ce n’est pas ce qu’elle fait et elle accepte que Lucifer la coupe quand il allait en être question. Dommage. On enchaîne à la place sur les interrogatoires classiques, mais avec un petit twist : Dieu surveille encore ce qu’il se passe, et c’est reparti pour un numéro musical. Au moins, ils ont choisi des chansons dont je connais les paroles et cette fois, c’était moins gênant que l’énorme chorégraphie dans un stade avec 150 figurants. Franchement, cet épisode a dû coûter tellement cher…

C’est frustrant par rapport à ce que les networks peuvent faire, mais bon. Côté intrigue, on se retroure avec une mère qui couve trop son fils, pour faire le parallèle une fois de plus avec Lucifer et son père. Contre toute attente, Lucifer prend alors la décision d’inviter son père à rester chez lui et au commissariat. C’est absolument horrible pour Dan ce qu’il se passe ensuite : il rencontre Dieu sans savoir que c’est lui, puis l’apprend pour se ridiculiser dans sa manière de lui dire bonjour, avant de capter qu’il a rencontré la femme de Dieu. Outch. Dieu lui explique alors qu’ils se reverront – ou pas. Comment ça, « ou pas » ?

C’est juste horrible. Je n’aime pas Dan, mais c’est horrible, sérieusement. Bon, pas aussi horrible et gênant que le mash-up qui suit. Maze débarque au commissariat pour torturer Ella en lui proposant un bad-boy à moto… et ça vire à nouveau en épisode musical, sans raison ?

Jusque-là l’explication était que Dieu était témoin de numéros musicaux que Lucifer était le seul à entendre ou voir. Là, on a donc une scène musicale que personne ne peut voir ? Ce n’est peut-être pas plus mal parce que le Bad to the bone de Maze, quelle horreur ! Je suis hyper gêné, l’actrice a une choré juste horrible. No scrubs pour Ella encore, ça allait. La réunion des deux ? Très sympathique. M’enfin quand même, je suis gêné.

Pendant ce temps, Linda apprend que son fils ne sera pas un ange, et ça lui plaît bien de savoir qu’elle n’a plus à s’inquiéter de voir des ailes pousser. En revanche, ce n’est toujours pas une bonne nouvelle pour Amenadiel : à ses yeux, les anges sont bien plus cool que les humains. Il n’en fallait pas plus pour que Linda soit frustrée et énervée par Amenadiel, par contre.

Elle part donc se promener, puis bosser… et la pauvre va vite le regretter : elle retrouve à son cabinet Lucifer et Dieu en chaussettes-sandales (ce n’est pas possible sérieux) se disputant sur une tasse de café pas si bonne. Tout ça est évidemment simplement une métaphore d’une relation père-fils parfaitement dysfonctionnelle, et Linda finit par s’énerver après eux et tenter de leur faire ouvrir les yeux sur le vrai problème. Le vrai problème, par contre, c’est qu’elle ne comprend pas qu’un père n’aime pas son fils sans condition – même s’il n’a pas d’ailes. Oh, Linda.

Cela fait prendre conscience à Dieu qu’il doit soutenir son fils et il lui promet de le faire davantage ensuite. C’est gênant, parce que ça les mène dans les vestiaires d’une équipe de football américain avec Chloe, les odeurs horribles et les figurants à moitié à poil (avec tant de faux-raccords d’ailleurs) où son père se comporte comme un père le ferait avec un enfant de huit ou neuf ans, quoi.

De son côté, Dan ne se remet pas trop de sa rencontre avec Dieu. Il demande ainsi à Amenadiel confirmation que Charlotte était bien la femme de Dieu – y compris quand elle couchait avec lui. La scène est marrante, joue de jeux de mots sympathiques et… pauvre Dan. Je vais finir par l’aimer ce personnage, parce que vraiment il prend cher dans cet épisode pour un humain, surtout quand Amenadiel finit par lui confirmer que Dieu est jaloux et a les mêmes défauts qu’un humain.

Comprenant qu’il finira en Enfer, Dan se décide donc à boire et… chanter. Cela fait rire Dieu de le voir chanter comme ça, mais franchement, c’était une fois de plus gênant cette chorégraphie. Oh, on enchaîne par Lucifer se réveillant complètement nu sur le canapé de son loft au moment où son père lui apportait le petit-déj. Au temps pour moi, je pensais vraiment que son pyjama du début d’épisode était pour éviter ce genre de moments, mais non.

Il est à nouveau question de café et les choses s’améliorent quelque peu entre père et fils. Ainsi, Lucifer peut arriver de bonne humeur au commissariat, parce qu’il a pris la décision de se séparer de son père pour la journée. Cela lui épargne les nouvelles chansons… mais nous ne pouvons pas en dire autant : on se retrouve avec Linda faisant une balade au parc avec Charlie dans sa poussette.

Ce doit être bizarre de danser avec une poussette vide qu’on regarde en étant plein d’amour (d’ailleurs on voit littéralement la poussette vide juste après un plan où le gamin est debout, on se croirait dans Riverdale là, faut arrêter), mais l’actrice gère vraiment bien ce Just the two of us. Elle est rejointe par Amenadiel pour ce duo, et ça finit plutôt bien, avec Dieu content de les voir contents. Soit.

Pendant ce temps, Lucifer et Chloe se rendent arrêter la femme de l’arbitre tué, une prof de chimie évidemment coupable (je veux dire, un sifflet empoisonné, une prof de chimie, ça va quoi). C’était plutôt efficace et sympathique comme scène, avec Lucifer qui finit par arrêter la femme voulant juste les brûler. Soit. Il n’est plus blessé en présence de Chloe, j’avais oublié ça comme les producteurs semblent avoir oublié Trixie. On ne la voit plus assez cette saison, mais elle est toujours là pour nous chanter une petite chanson lorsque Chloe se lance dans des flashbacks de sa relation avec Lucifer.

Je ne sais pas ce qui a été négocié pour l’actrice, mais vraiment, on la voit très peu sur sa chanson tellement il y a de flashbacks. Est-elle trop jeune pour tourner dans une série avec tant de nudité aussi régulièrement qu’avant ; est-elle juste en train de prioriser ses études ? C’est étrange. En tout cas, si elle chante, c’est parce que Dieu hésite à venir parler à Chloe. Il ne le fait pas, par contre.

Le soir, Dieu retourne au Lux pour parler à Lucifer, qu’il appelle enfin comme cela. On sent qu’il a fait du progrès et du travail sur lui-même le paternel, mais il ne parvient plus à finir ses phrases quand il est question de sentiments. Lucifer n’a pas ce problème : il finit par laisser tomber les sarcasmes et l’ironie pour accuser son père, à nouveau, d’avoir ruiner sa relation avec Chloe.

La scène était super touchante… et est gâchée par une chanson. Il y a un gros problème avec cet épisode musical : normalement, les chansons subliment les émotions, mais là, trop souvent, les chansons ont juste été gênantes à regarder ou cassaient les émotions. Et sur cette scène, quel dommage ! La chanson est en trop, rallonge l’épisode inutilement et j’ai largement préféré ce qui a suivi une fois que la chanson se terminait.

Dieu révèle ainsi à Lucifer qu’il est incapable de le changer, mais aussi incapable d’arrêter la musique. Oui, oui, il perd le contrôle de ses pouvoirs. Oh, ce « dad » final était excellent… Par contre, même si ces deux épisodes étaient plutôt bien, on ne va pas se mentir, ce n’est pas exceptionnel non plus. Deux d’un coup, ça fait déjà trop, surtout avec des durées de 59 minutes là. Je continuerai cette saison plus tard, hein. Bonne soirée à tous !

Lucifer – S05E09

Épisode 9 – Family Dinner – 15/20
La reprise un an après est quelque peu compliquée pour être honnête. Contrairement à un début de saison, cet épisode ne fait pas d’effort pour réintroduire les personnages et les intrigues, pas plus qu’il ne donne de nouvelles pistes claires pour la mi-saison à venir. Résultat des courses, ça donne l’impression d’assister à un épisode comme un autre sans le petit sentiment d’excitation face aux nouvelles histoires que j’en attendais.

Spoilers

Dieu débarque sur Terre pour mieux comprendre ce qui déchire ses fils.

I just thanked God for napkins.

Vous ne rêvez pas, je me suis enfin décidé à commencer cette deuxième partie de saison 5 ! Après tout, la saison 6 débarque dans tout juste un mois, donc il serait temps de la voir pour savoir de quoi il en retourne. Par contre, je ne compte pas tout bingewatcher pour autant – je vais juste essayer d’être à jour pour le 10 septembre.

En tout cas, c’est donc reparti pour la saison 5, un an à peu près le début de celle-ci. L’intrigue est loin dans ma mémoire, mais ce n’est pas grave, je me relance comme si de rien n’était avec un épisode qui débute sans résumé particulier de la situation et une scène qui enchaîne comme si de rien n’était.

Dieu est donc en petite visite sur Terre au commissariat du coin, avec Amenadiel qui s’excuse immédiatement d’avoir figé le temps bien malgré lui. Michael, lui, essaie surtout de se faire passer pour un innocent, comme si c’était encore possible.

Après, face à son père qui l’oblige à faire la paix, Michael est prêt à faire un câlin à Amenadiel et se donner le beau rôle. Cela nous frustre Lucifer/Samaël qui préfère se barrer, alors que Maze se contente de se planquer et de continuer d’être aux ordres de Michael. C’est tellement abusé sérieusement. Le temps peut alors reprendre son cours comme si de rien n’était, avec Linda rencontrant Dieu pour la première fois.

Chloe, elle, se retrouve toute seule au moment où Lucifer allait pourtant lui déclarer son amour. Je le savais que ce serait de la merde cette reprise pour leur couple, mais ça me gonfle particulièrement. Chloe se retrouve inévitablement à s’inquiéter pour lui, alors que Lucifer, lui, va passer sa meilleure soirée au Lux, comme si de rien n’était. Mais allez là, comment ça tu oublies ta détective ?

Elle le retrouve bien vite, évidemment, et lui demande des explications, sans oser vraiment dévoiler ce qu’elle attendait de lui. Chloe, la pauvre, déduit de la réponse de Lucifer qu’elle l’a trop poussé à déclarer ses sentiments. Oh putain. Insupportable. Certes, il est bourré, mais il pourrait la corriger avec plus d’entrain, franchement.

De son côté, Linda ne s’en remet pas encore d’être en présence de Dieu. Je la comprends, la pauvre, c’est encore quelque chose de plus à digérer d’être en train d’élever le petit-fils de Dieu. Quant à Dieu lui-même, ben, écoutez, je trouve qu’il a un sourire un peu niais et qu’il ne sert pas à grand-chose pour l’instant dans la saison. Je continue donc de penser que l’inclure n’était pas forcément la meilleure idée.

Il fallait bien qu’on reprenne dans cet épisode avec une intrigue plus classique malgré tout ça, par contre. On repart donc dans le train-train de la série avec Chloe et Dan se rendant sur une scène de crime où Ella les attend malgré son traumatisme. À quoi bon prendre des jours de congé après tout ?

Chloe et Dan n’en ont rien à faire qu’elle soit là et non, je ne trouve pas ça super de leur part de lui dire qu’ils sont OK avec une reprise très rapide de son travail. Après, ils ont d’autres chats à fouetter les pauvres : Dan vient d’apprendre que Lucifer était… ben, Lucifer à vrai dire.

L’enquête n’est clairement pas ce qui m’a le plus passionné dans cet épisode, et j’ai largement préféré me concentrer sur Lucifer et Dieu faisant une partie de mini-golf en espionnant Chloe. Sérieusement. On sent que Lucifer a bien du mal à être lui-même en présence de son père, mais aussi qu’il a peur de lui. Malgré cela, il n’hésite pas à refuser un dîner de famille organisé par son père – parce qu’il a déjà passé assez de temps comme ça en Enfer.

Au moins, cela permet à Lucifer de se concentrer sur le travail et à Chloe de comprendre qu’il ne lui en veut pas du tout. En effet, Lucifer accuse aussitôt la famille du meurtre, et ça lui suffit à comprendre que Lucifer projette ses propres problèmes, donc qu’il a problème avec sa famille. Eh, on progresse vachement dans la construction des personnages l’air de rien. Pourtant, la famille du défunt accuse la concurrence de leur parc d’attraction.

En se rendant là-bas, Chloe prend le temps de parler vite fait à Lucifer de sa joie de savoir qu’il pense que les coupables sont la famille. Malheureusement, il faut pourtant se concentrer sur l’enquête de l’épisode plutôt que sur la relation romantique entre Chloe et Lucifer. On se retrouve alors à voir un forain s’échapper face à la police, en vain, et offrir de nouvelles pistes à nos détectives. Bref, c’était le moment pour moi de décrocher, comme d’habitude.

J’ai raccroché quand Amenadiel est passé convaincre Lucifer de venir au repas de famille, alors que Michael était parti chercher des champignons en Italie. La dispute entre les deux frères, avec Lucifer continuant de refuser de venir au dîner de famille, était plutôt sympathique. Ce n’est pas exceptionnel, hein, mais c’est une bonne idée, je trouve, de nous rappeler qu’ils sont une famille comme les autres. Cela donne un côté soap à la série, et c’est bien pour ça que je suis là après tout.

Chloe comprend aussi beaucoup mieux le fonctionnement de son diable préféré, et elle n’hésite pas à mener l’enquête en projetant à son tour les problèmes familiaux de Lucifer sur les suspects. C’était plutôt marrant, car les interrogatoires sont vraiment écrits sur le ton de la comédie. Par contre, la projection que tente de faire Chloe n’arrive pas à entièrement convaincre Lucifer. Il préfère boire au commissariat et faire du mini-golf, lui.

De toute manière, l’enquête est vite résolue : le père de la famille débarque avec son café au commissariat pour annoncer qu’il a tué son fils. Pas évident tout ça, parce que ça remue des choses en Lucifer d’apprendre que des pères sont prêts à reconnaître les torts qu’ils ont. Et Chloe ne sait toujours pas que Dieu est là, hein.

Notons aussi, parce que c’est très rare, que j’ai bien aimé Dan dans cet épisode. On peut encore espérer que le fait de savoir la vérité sur Lucifer le changera vraiment ! Si je l’ai aimé, c’est parce qu’il est l’un des seuls à s’occuper d’Ella, qui essaie encore de se remettre de ce qui vient de lui arriver. Pas évident d’avoir couché avec un tueur en série.

Pendant ce temps, Maze se prend pour le petit chaperon rouge et se rend auprès de Dieu, pour lui demander une âme. Si Dieu est prêt à lui préparer son cocktail préféré (c’est buvable), il n’est pas prêt à accepter cette demande, malgré les regrets profonds de Maze à ne pouvoir se lier davantage avec les autres autour d’elle. La pauvre ! Elle ne peut que s’énerver contre lui et quitter la pièce en l’accusant de s’être planté en créant les démons, là où Dieu lui assure qu’elle est parfaite juste comme elle. Quel enfer.

En parlant d’enfer, le repas de famille peut enfin commencer ensuite, avec Lucifer débarquant un brin en retard chez une Linda complètement stressée de devoir servir à manger à toute sa belle-famille. Elle essaie bien de se défiler, mais pas de bol : Dieu insiste pour dire qu’elle fait partie de la belle-famille. Elle se retrouve ainsi à devoir dire le bénédicité, le remerciant au passage pour les chaussures ou les serviettes en papier, ou la vie, avant de s’exclamer « oh mon dieu » en goûtant la nourriture.

L’humour est super facile pour les scénaristes sur ce coup-là, mais ça fonctionne bien, alors pourquoi s’en priver ? La pauvre Linda est clairement en trop quand Lucifer se décide enfin à tirer à vue par contre. Oh, pas avec des vraies balles de fusil, hein, juste avec une bonne répartie.

Il se met à provoquer Michael volontairement, puis à mettre Amenadiel dans l’embarras avant de demander à son père de se justifier. Clairement, Dieu n’en est pas trop capable, et tout ça dérape à un point inattendu. En effet, Michael et Lucifer sont encore à deux doigts d’en venir aux mains, parce que Michael affirme que Lucifer a eu la vie plus facile que lui qui a dû se taper toute sa vie avec les traits de Lucifer.

Sans grande surprise, ça finit par énerver Dieu sacrément : il provoque un orage et une petite coupure d’électricité pour qu’ils se taisent enfin. Au moins, ça fonctionne, avec Linda qui se retrouve à tenter de combler qu’elle peut. La pauvre rit nerveusement avant de souligner qu’elle ne voit jamais que trois fils voulant l’amour de leur père. Lucifer en profite pour déformer ses propos et souligner que son père est juste un mauvais père.

J’ai beaucoup aimé l’écriture des répliques de Lucifer dans cette scène, surtout quand il remarque que si toutes les pommes sont pourries, le problème doit venir de l’arbre. Pas faux. Par contre, je ne vois pas comment la série va s’en tirer avec un Dieu autant dans l’embarras : Lucifer lui demande s’il l’a aimé, et Dieu contourne la question, comme Lucifer l’a toujours fait quand il ne voulait pas mentir. J’adore l’idée : Lucifer en arrive à la conclusion que son père est incapable d’aimer. Allons bon, le Dieu aimant ne peut pas aimer sa famille ? Ah, les problèmes.

Les dîners de famille, vraiment, c’est chouette. Tout cela marque toutefois la fin du dîner et la reprise de l’enquête pour Lucifer et Chloe. Sans trop de surprise, le père n’est pas vraiment le coupable, c’était juste ce qu’il fallait pour que Lucifer se lance dans une croisade contre son père. Non, la meurtrière est la copine de la victime. Du coup, Peter Peterson (quel nom !) sort de chez lui malgré son bracelet électronique pour poursuivre sa belle-fille, la vraie meurtrière dont il a découvert l’identité.

Tout ça n’est finalement qu’un tragique accident, évidemment, mais ça n’empêche pas la copine d’être coupable. Quant à la victime, eh bien, c’était un fils se sacrifiant pour sa famille. Bim, Lucifer semble prendre conscience de ce que son père a fait pour lui, d’un coup.

Après le dîner de famille, Amenadiel parvient à mettre de côté sa rancœur envers son père pour lui demander si Charlie est bien un mortel. Et comme il l’est, Amenadiel demande aussi à Dieu de le transformer en ange, quitte à ce qu’il devienne lui-même un mortel à la place. Dieu refuse et enchaîne ensuite en banissant Michael de la Terre. Rien que ça.

On ne va pas se mentir, ça aide bien la production de ne plus avoir à gérer les scènes où nous avions deux Tom Ellis, mais c’est une solution quelque peu simpliste. De toute manière, Michael n’a pas vraiment l’intention de partir tout de suite, et tant mieux : Maze a encore besoin de le confronter parce qu’elle a une âme à lui réclamer. Malheureusement pour elle, Michael ne peut pas faire grand-chose pour lui donner une âme que Dieu lui refuse. Et cette affaire étant réglée, il peut quitter la Terre… en promettant que tout n’est pas fini. Il y a une saison 6 dans un mois, après tout.

Et avant d’y arriver, Dieu a décidé de rester sur Terre et si on pouvait avoir un peu de paix entre Chloe et Lucifer, ça ferait du bien… Ce n’est pas exactement ce qu’il se passe pourtant. Loin d’être capable de lui dire qu’il l’aime, Lucifer arrive en effet à la conclusion qu’il est incapable d’aimer, exactement comme son père. Et comme il ne ment jamais, ça semble fermer la porte définitivement sur plus pour entre eux. Heureusement, il changera d’avis d’ici quelques épisodes, j’en suis sûr.

Riverdale – S05E11

Épisode 11 – Strange Bedfellows – 14/20
Un épisode de reprise un brin déroutant dans sa forme qui change des habitudes de la série, même si le naturel revient au galop. Au moins, c’est clair, cette deuxième partie de saison ne sera pas beaucoup plus cohérente que les précédentes et on nous introduit à présent de nouveaux éléments qui semblent encore plus montrer à quel point la série part en vrille. C’était donc possible.

Spoilers

La disparition de Jughead inquiète Tabitha et Betty alors que les multiples évasions de prison provoquent encore des remous.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

Well, it’s Riverdale. He could be doing literally anything.

Comment ça on repasse au «remote learning » ? Quel foutage de gueule. Il n’a pas été question de covid de toute la saison, mais voilà que Riverdale en connaît les conséquences ? Ecoutez, je ne vais pas me prendre la tête, c’est ridicule et puis c’est tout.

Si je commençais plutôt par le début ? Bonjour à tous, je publie une critique de la série le soir de la diffusion de l’épisode, c’est possible ! Et quel épisode… On reprend après l’évasion de la prison, donc, et le lycée est totalement saccagé – d’où les cours à distance proposés par Alice le temps qu’Archie répare le lycée (qu’on retrouve dans un état bien pire que la dernière fois où nous l’avions vu). Ce qui m’a marqué sur ce début d’épisode, c’est plutôt l’absence de Jughead par contre.

Pas de voix off, ça fait presque des vacances, mais pour un épisode de reprise, c’est déstabilisant. Même lorsqu’il était mort, il continuait de parler le coco. Autrement, Riverdale n’a plus aucun journaliste (désolé Alice) capable d’informer de ce qu’il se passe en ville. Le reste du monde ne semble pas au courant de cette évasion massive de la prison !

En effet, Veronica revient en ville dans cet épisode (alors qu’elle devait rester plusieurs jours à New-York et que Chad l’y contraignait ???) et n’apprend ça qu’après avoir observé une pierre précieuse sur sa table de salon. Est-ce que c’est le moment de rappeler que le salon n’a absolument changé alors qu’il était censé être en travaux il y a quelques épisodes ? Encore une intrigue abandonnée, le but était juste de la rapprocher d’Archie après tout.

Archie, justement. Elle va le voir pour lui annoncer qu’elle n’est pas encore divorcée finalement et ça pose problème à Archiechou. Oui, il s’est acheté une morale depuis qu’il couchait partout avec Betty et maintenant ça le dérange que Veronica trompe son mari tant qu’elle n’est pas divorcée. Euh ? OK. Pour le coup, j’ai du mal à suivre, vu la situation de Veronica.

Ailleurs dans Riverdale, nous découvrons que Pénélope ne retourne pas en prison, car elle est libérée sur parole. Après une évasion. Je laisse tomber. Elle nous lance sa propre secte, en plus, voulant assurer à Riverdale un futur spirituel. Rien que ça. Quand Cheryl la confronte, elle se rend compte que le Dieu à qui sa mère semble faire référence est Jason – bordel, mais laissez-le mourir en paix. Malgré tout, il y a du monde pour venir écouter Penny ?? Qui sont ces gens ?

Moi, je suis juste triste de voir que Cheryl est totalement mise de côté dans les intrigues, une fois de plus. C’était bien mieux au départ quand elle avait des interactions avec tout le monde. Depuis deux saisons, elle est à l’écart et c’est du gâchis – à la fois de personnage et d’actrice. Elle pourrait fiare bien mieux.

De son côté, Betty est toujours sur l’autoroute à jouer aux camionneuses – et ça passe par tous les clichés possibles. Elle est toutefois contactée par Tabitha sur la raison de Jughead, alors ça ne devrait pas durer trop longtemps. Betty prend rendez-vous avec Tabitha, mais celle-ci voit aussitôt Pop’s être braqué par un type avec un flingue.

Il lui en faut un peu plus que ça pour perdre son sang-froid apparemment : Tabitha nous explose une bouteille sur le crâne du type, et hop, tout est réglé. Elle peut donc être au rendez-vous avec Betty et lui raconter tout ce que Jug lui a dit en étant défoncé. C’est plutôt drôle, parce qu’il a critiqué Betty et son incapacité à être fun. Elle avait pourtant l’air fun au lit !

Bon, il n’empêche que Betty se sent forcée d’enquêter sur la disparition de Jug après ce qui est arrivé à sa sœur. Et c’est une excellente agent du FBI : elle remarque que ce n’est pas très bon signe que son portable soit resté au bunker. Sérieusement.

Sa piste pour retrouver Jug ? Lire le manuscrit. Mouais. Elle en découvre plus sur les obsessions de son ex, puis appelle son ex à lui Jessica, dans l’espoir d’avoir une piste. Allez, ça peut être utile si on prend ça rationnellement, mais faire venir Jessica en ville ? Elle est heureuse de venir le voir, en plus, et Jessica a une forte envie de rencontrer Betty. C’est vrai, on aime tous rencontrer les ex de nos ex, c’est d’une logique implacable.

Après, on note que Jessica est meilleure enquêtrice que Betty, et de loin. Elle est beaucoup plus efficace lorsqu’elle mène les recherches, et elle connaît mieux Jug que Betty ou Tabitha. Je l’aime bien, tiens, il ne se fait pas chier Jug. En attendant, ses trois ex (c’est là qu’ils en sont ?) le cherchent dans toute la ville et dans quelques petites scènes marrantes.

Par contre, il est assez évident que le but de Jess est juste de retrouver le manuscrit de Jug, dans le sac de Betty, et elle fait tout ce qu’elle peut pour ça. Elle propose ainsi à Betty et Tabitha de se droguer, mais comme ce n’est pas très efficace, elle leur propose d’aller manger ensemble avant de repartir à New-York. Bien sûr, les filles ne se méfient pas une seule seconde de la nana dont elles viennent littéralement de dire entre elles qu’il fallait se méfier : elles se rendent donc chez Pop’s pour manger avec Jessica, qui leur prépare des frites (aux champignons, forcément).

Oui, oui, c’est Jessica qui fait à manger dans le restaurant de Tabitha. Logique. Pendant qu’elle regarde les deux filles manger les frites sans se méfier, Jess les endort à parler du Jug qu’elle connaît. C’est l’occasion pour nous de découvrir que finalement Jug et Betty ont eu un brin de contact en sept ans : deux ans plus tôt, Jughead a laissé un message vocal à Betty alors qu’il était bourré, pour l’insulter et lui dire qu’elle avait volontairement saboté leur vie à tous les quatre – parce que pourquoi laisser de côté Archie et Veronica, hein ?

On note que dans le message vocal datant de deux ans plus tôt, Jug regrette de ne pas avoir vu Betty pour ce qu’elle était… sept ans plus tôt. Finalement, Tabitha et Betty se retrouvent donc droguées par Jess qui culpabilise de ce qu’elle a fait (mais pourquoi ?) et leur avoue tout. Elle les emmène « en sécurité » pour leur trip, à savoir le bunker où Jughead vient de disparaître. C’est si logique.

Le manuscrit ? Elle voulait le retrouver parce qu’elle avait peur que Jug écrive sur elle et que ses parents ou amis découvrent qui elle était vraiment. Soit. Elle repart avec le manuscrit, tandis que Betty et Tabitha sont donc en plein trip.

Le trip aux champignons ? Une chanson hyper gênante comme seule Riverdale peut le faire. On a d’un côté les deux filles complètement perchées à danser dans le bunker, et de l’autre Cheryl, qui prend le lead vocal alors que de son côté, elle a observé un petit squelette dans le coffre de sa chambre (Jason ?). Suite à ça, elle se décide à rejoindre l’Eglise de sa mère (???) et ça lui permet de revoir Jason (???????). OK.

Eh, Jug n’a pas été kidnappé par des extraterrestres, en fait ! On le retrouve SDF à se réchauffer au coin d’un feu où il finit par être tabassé par des types riches… Hein ? Il est finalement sauvé par un homme qui s’appelle Doc, ce qui lui ramène une histoire racontée un jour à Bret et Donna. Je n’en ai aucun souvenir alors que j’ai dû voir ça il y a trois mois : Doc était un sauveur de SDF que Jug a laissé être tabassé à mort.

Du coup, Jug change de prénom, préférant se faire appeler Henry pour ne pas être reconnu par Doc. Le problème, c’est que quelques temps plus tard, Jug entend à nouveau Doc se faire tabasser. Cette fois, il ne peut pas rester impassible et s’attaque à son agresseur. Il n’en faut pas plus pour que le lendemain, il fasse son mea culpa et révèle son identité à Doc qui le pardonne. Quel était l’intérêt de cette intrigue ?

En tout cas, Jug comprend qu’il doit retourner à New-York pour affronter ses démons… sauf qu’il se fait ramasser par le fameux camion que l’on voit depuis le début de saison. C’est con. Avant ça, il a eu le temps de laisser un message à Tabitha pour la remercier de son aide et la rassurer. Parfait. Cela nous laisse Tabitha et Betty confiantes sur l’état de Jug – et ça nous les laisse bonnes copines aussi. Du coup, Tabitha veut aider Betty à retrouver les filles disparues. Normal. Une serveuse de restaurant, ça peut vachement aider une recrue du FBI, c’est connu.

Autrement, après une évasion de la prison, Riverdale connaît donc une hausse de la criminalité, car tous ne sont pas encore arrêtés, inévitablement. C’est très con pour Veronica qui vient juste d’ouvrir sa bijouterie : elle se fait braquer bien vite par Dodger et sa mère, qui lui prennent son beau rocher qui venait juste d’arriver. Il paraît que Veronica le traquait depuis des mois, par conséquent, nous en entendons parler cinq minutes à peine avant qu’il ne soit volé. Logique.

Dépitée, Veronica décide de faire appel à Reggie pour retrouver au plus vite son Opale bleue. Reggie accepte. Pourquoi ? On s’en fout, il fallait qu’il accepte pour avoir un rôle dans cet épisode, c’est tout. Bien sûr, malgré l’évasion, Hiram s’arrange pour passer pour un héros dans les médias, avec l’aide d’un Gouverneur véreux qui n’approuve pas l’évasion, mais espère quand même en tirer profit. C’est un partenaire d’Hiram, après tout. Cela ne l’empêche pas de se faire menacer par son partenaire, hein.

Archie prend sur lui d’être le héros de la ville, comme toujours. Il consulte donc Hiram pour avoir une liste des évadés et organise une battue dans tout Riverdale pour aller arrêter les malfrats. Soit. Ce faisant, il se rend compte que le père de Kevin ne vient pas au rendez-vous, mais comme même Kevin semble s’en contrecarrer parce que c’est fréquent à Riverdale, il ne s’inquiète pas plus que ça.

Pourtant, le shérif Keller est dans de sales draps : il se fait agresser par la mère Dodger qui vient tuer le prisonnier qu’il surveillait à l’hôpital. Euké. Ce qui est marrant, c’est le bruitage du coup de pied sur la tronche du shérif – ou le fait que tout le monde s’en foute de lui, au choix. Ils ont mieux à faire nos pompiers devenus milice pour sauver la ville : ils débarquent dans un entrepôt où ils retrouvent des criminels qui – c’est choquant – ont des flingues, contrairement à eux qui ne veulent pas verser de sang.

Par chance, Reggie et Veronica sont là aussi, pour remonter la piste de Dodger et retrouver l’opale. Il n’en faut pas plus pour que Veronica demande de l’aide à Archie. C’est finalement elle qui a les meilleures pistes pourtant : son père se fait kidnapper par plusieurs évadés, dont Ted, qui avait agressé Archie dans les toilettes du lycée un jour, et Dodger qui tient l’opale en main comme si c’était un portable et qu’il pouvait en faire quelque chose.

En échange de son père, de l’opale, du gouverneur en train de se vider de son sang (who cares ?) et accessoirement du père de Kevin, Veronica doit faire en sorte de ramener le Palladium d’Hiram à El Royale, la salle de gymnase/caserne de pompiers. Et pour savoir ce qu’elle cherche, elle peut compter sur Reggie.

Elle prévient aussitôt Archie, aussi, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il est toujours avec Kevin s’inquiétant pour son père. Les scénaristes en profitent pour le rapprocher plus ou moins de Fangs aussi. Ils sont supposés être séparés, mais Fangs parle toujours avec optimisme et amour à son mec, hein. En tout cas, Kevin n’est pas du tout inquiet pour son père et aide aussitôt à participer à un casse du bureau d’Hiram pour voler son coffre-fort contenant probablement le Paladium – de la drogue ?

Sans code pour le coffre-fort, Veronica est toutefois obligée d’organiser un échange en personne avec Ted. Par chance, il a choisi une salle de gym/caserne avec une verrière, ce qui fait qu’Archie et les autres pourront se la jouer Batman pour le piéger. C’est littéralement une réplique de l’épisode cette comparaison, hein.

En vrai, c’est parfaitement ridicule avec Veronica qui « gagne 30 secondes » une fois dans le gymnase – mais je ne vois pas ce que ça change d’avoir pris le risque d’y entrer vu l’opération qui suit – et les mecs qui débarquent depuis le toit pour taper tous les malfrats. Cela se fait toujours sur la petite chanson de Cheryl et des droguées, et ça se termine en baston générale où nos héros n’ont aucun mal à gagner, hein.

Cela permet à Hiram de s’en sortir avec son Palladium et d’aller menacer le gouverneur à l’hôpital alors que Veronica et Archie terminent l’épisode plus ou moins rabibochés, avec une tension sexuelle de ouf dans leur décision de rester séparés. Le shérif Keller ? Je vous ai dit que tout le monde s’en foutait – les scénaristes aussi.

Compteur d’Archie à poil : Nope, on le voit juste se prendre pour Batman. Décevant pour une reprise !

Riverdale – S05E10

Épisode 10 – The Pincushion Man – 12/20
Je retrouve le Riverdale que j’aime avec cet épisode, parce que j’ai pleuré de rire. Vraiment. Tout est ridicule, tout est expédié sans qu’on ne sache pourquoi l’idée est venue aux scénaristes et rien ne va. Du coup, tout va. Jamais déçu, j’en ai fini par être surpris d’un truc vraiment logique. Sinon ben, ça ne va nulle part non plus a priori, étonnante fin de mi-saison là.

Spoilers

Les scénaristes se souviennent qu’ils ont lancé des intrigues pour chaque personnage lors du saut dans le temps, et ils sont bien emmerdés de devoir essayer de les gérer en plus du reste maintenant. Ah, et comme c’est une mi-saison, on a aussi une évasion de prison.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

You didn’t crash on purpose, did you ?

AH BEN ENFIN ! Je suis à jour dans la série (pour peu de temps puisque l’épisode 11 va sortir) et Jug embrasse enfin Tabitha. Il était temps. Cela se fait sur une chanson de Duran Duran après un épisode où on n’a pas pu la voir elle, ça n’a aucun sens, c’est gratuit et ça aurait été plus logique dans l’épisode 8, mais bon.

On enchaîne sur sa carrière d’auteur qui patine toujours autant, avec un magazine qui veut publier un extrait de ce qu’il écrit… mais pas un de ceux qu’ils ont déjà. Cela nous confronte à nouveau Jug à un syndrome de page blanche. Il en retire l’idée que la meilleure solution est pour lui de se droguer à nouveau, comme à l’époque de sa première panne d’écriture. Il demande donc de l’aide pour cela à Tabitha, car il veut être surveillé.

C’est bien drôle, parce qu’il fait ça après… avoir rompu avec elle ? Il souhaite qu’ils restent amis parce qu’il a foiré toutes ses relations précédentes ? DAFUQ. Seulement, quand c’est Jess, l’ex de Jug, qui débarque avec ses champignons hallucinogènes chez Pop’s, Tabitha refuse de laisser Jughead gérer l’affaire tout seul. Elle se présente donc à Jess comme la nouvelle copine de Jug et se comporte comme telle même après son départ.

On nous rappelle aussi que Jug a des problèmes d’argent d’ailleurs, malgré ses deux jobs et son absence de loyer à payer. Eh, ça m’a fait rire. Tabitha surveille donc Jug lorsqu’il prend des champignons… mais pas en permanence, hein, seulement de temps en temps. Comme il fait ça dans le bunker en plein milieu de la forêt, il y a franchement une chance sur deux pour que ça parte en vrille en cours de route sans qu’elle ne soit là pour savoir ce qui lui arrive.

Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe : elle revient à temps pour le voir danser à moitié à poil au lieu d’écrire la suite de son roman, comme prévu. Désespérée pour lui, elle décide donc de le menotter et de se barrer à nouveau. BEN OUI. Laisse un type drogué menotté sans surveillance, quelle bonne idée.

On se retrouve alors à devoir suivre un étrange fantasme de Jug qui parle à la fois à Jess, puis à Betty, avant de coucher avec elle. Ou Jess. Ou l’extraterrestre qui les mate ? Allez savoir.

Une chose est sûre, le lendemain matin, Jug n’est plus menotté et a écrit un nouvel épisode nommé Transsubstantiation quand il voit à nouveau une étrange lumière l’éclairer. Quand Tabitha décide de venir le libérer, par contre, elle trouve bien le script imprimé par une imprimante magique et invisible… Mais aussi une menotte en sang, beaucoup de traces de sang et pas de Jug. Oups.

Allez, pour reprendre l’enquête fil-rouge de cette saison, Betty a totalement pardonné à Glen ? Ecoutez, je ne sais pas. On a fini l’épisode précédent sur une Betty révoltée et là, elle est toute calme après avoir couché avec lui, à écouter ce qu’il souhaite faire de l’enquête. C’est tellement… Riverdale, quoi.

Glen ne veut donc pas voir Jughead approcher de l’affaire (plutôt une bonne idée) et suppose que tous les meurtres ne viennent pas du même tueur. En fait, il soupçonne même le père de Betty d’être responsable de quelques-unes des morts sur lesquels ils enquêtent désormais de manière officielle. Le FBI est dans la place, yay.

On repart donc sur l’intrigue du père de Betty et celle-ci écoute les interrogatoires de son père, parce que pourquoi pas, c’est si logique d’enquêter sur la disparition de ta sœur en enquêtant sur ton père. Elle découvre donc que son père trouvait ses victimes comme les prostituées trouvent aujourd’hui les clients : sur un site internet. OK.

Loin de cette intrigue, je me retrouve à regretter ce que j’ai écrit dans les épisodes précédents : Juniper et Dagwood deviennent hyper chiants dès qu’ils ont une ligne de dialogue. En effet, ils ont poussé un autre gamin de l’école du haut des escaliers parce qu’il leur a dit que Polly était morte. Et ils n’en ont rien à foutre. Forcément. Ils ont probablement le gène du serial killer eux aussi.

Cela intéresse drôlement Glen quand Betty lui en parle, mais c’est parce qu’il est en fait là pour étudier sa famille et la propension à combattre les gènes chez eux. Une baffe plus tard et voilà que Betty est de nouveau célibataire.

Vous vous souvenez quand Veronica a déclaré à Archie qu’elle divorçait ? En fait, la décision était apparemment unilatérale, parce que Chad n’a pas du tout envie de se séparer d’elle finalement. Roh, qu’il aille comprendre qu’il a envie de se faire Kevin ou Fangs ailleurs, sérieux. À la place, il fait suivre Veronica et a donc des photos de Veronica en train d’embrasser Archie.

Cela motive bizarrement Veronica à rentrer au plus vite à New-York pour lui parler en personne, parce qu’elle est persuadée d’être responsable de leur accident d’hélicoptère. Le lien entre les deux ? Aucune idée. Ecoutez, elle vend ça comme un truc logique : elle a voulu la mort de on mari, elle est restée avec lui par pitié et culpabilité, et maintenant, elle veut divorcer donc doit le faire en personne. Ils ont vraiment sorti les rames pour que ça paraisse logique par rapport à d’habitude.

Une fois à New-York, Veronica découvre que Chad a fort envie de la séduire à nouveau. Bordel, elle est mariée à un Hiram avec encore moins de charisme, c’est n’importe quoi. Il lui fait toute une soirée romantique, avec dîner à la chandelle et petite danse romantique… Et non, toujours pas, mec, t’es juste creepy. Tellement, d’ailleurs, que Veronica se demande si son mari n’a pas volontairement fait en sorte que l’hélicoptère s’écrase.

EUH ? Tu viens de manger ce qu’il t’a offert et tu te demandes s’il a voulu te tuer pour que vous soyez ensemble à jamais ?? Drôle de sens des priorités. C’est en tout cas sans surprise que le lendemain matin, Veronica découvre qu’il n’a pas signé les papiers du divorce. Pire encore, en bon ersatz d’Hiram, il a piégé Veronica en ayant des affaires louches dans sa boutique. Si elle divorce, il n’hésitera pas à la balancer aux autorités. Super. Elle n’a plus qu’à faire de même ?

Non, elle préfère appeler son Archie-chou et lui expliquer qu’elle passera quelques jours de plus à New-York finalement. Il le prend plutôt mal, mais ce n’est pas non plus comme s’il avait le choix. Oui, de son côté, Archie reste bien sûr à Riverdale pendant ce temps. Il n’est pas pour autant sans intrigue, puisqu’il voit débarquer son ancien sergent, celui qui l’a refourgué à Riverdale une fois qu’il ne servait plus à rien. Le militaire débarque pour lui dire qu’il souhaite lui donner une médaille, mais Archie ne comprend vraiment pas pourquoi il mériterait une médaille après avoir perdu dix de ses hommes.

Il s’oppose même à l’idée en classe face à ses recrues, c’est dire. La vérité finit par être suggérée par une journaliste du New York Times : la mission aurait été piégée depuis le début. La journaliste souhaite donc parler à Archie pour voir ce qu’il en est et lui faire quelques révélations sur les coulisses de ce qu’il s’est passé… Soit, mais Archie semble avoir tourné la page de cette mission il y a bien longtemps. Il en parle tout de même à son oncle en prison, parce que pourquoi pas ?

Contre toute attente, Reggie se fait réembaucher par Hiram. Ce dernier lui reproche de l’avoir trahi lors du match, mais Reggie s’en excuse alors tout va bien. Je ? Il l’a littéralement viré par crise d’égo, évidemment que Reggie a fait sa vie ensuite ?

Du côté de Cheryl, le bonheur est apparemment parfait avec Minerva. La grand-mère lui reproche donc d’être trop heureuse avec sa nouvelle copine, ce qui explique que les arbres ne sont plus assez rentables pour la famille Blossom. Le problème de tout ça, c’est que ça laisse Nana vulnérable aux propositions indécentes de Reggie qui débarque pour récupérer les plantations Blossom afin d’en faire profiter Hiram. Arrêtons de réfléchir.

Cheryl prend très mal d’apprendre que les érables sont vendus par sa grand-mère, mais elle s’en fout pas mal : elle a fait déclarer Nana sénile plusieurs années auparavant. Le contrat n’est donc pas valable, et tant pis pour Reggie qui était félicité par Hiram juste avant d’apprendre ça. Pour s’en sortir de cette affaire, Reggie décide de foutre le feu aux érables… avec des effets spéciaux tellement mauvais que même moi je me sens capable de faire mieux ??

Au moins, ils ne font pas la même erreur du côté d’Hiram. Lui, il décide de faire s’évader de prison tous les prisonniers, parce que ça ne l’arrange pas tellement d’avoir une prison à cet endroit. Bon, les histoires sordides d’Hiram, ça fait longtemps que j’ai arrêté d’essayer de les comprendre. En tout cas, l’évasion de la prison est un point tournant important pour l’épisode. On nous y annonce que Pénélope s’évade avec joie – alors qu’elle a demandé à y aller elle-même.

Bon, c’est une chance : elle peut courir chez sa fille la prévenir que les flammes approchent grandement de la maison. Nana en déduit aussitôt que c’est de la faute de la malédiction et qu’elles devraient sacrifier Minerva pour s’en sortir.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Minerva se barre bien vite. On pourrait croire que l’urgence de la situation presse ensuite les femmes Blossom à appeler les pompiers (enfin… il ne doit rester que Fangs dans la « caserne », mais c’est mieux que rien). Il n’en est rien. Pénélope décrète qu’il faut au contraire prier pour que le vent souffle dans un sens contraire.

Venant d’elle, pourquoi pas. Par contre, Cheryl n’y trouve absolument rien à redire ??? Et pour prier, elles… ALLUMENT DES BOUGIES ? POUR LUTTER CONTRE UN INCENDIE ? Mais qu’elles crèvent toutes les trois ! Le pire, c’est encore que le vent se lève. Une tempête permet donc de sauver les personnages, et le lendemain, Hiram est quand même heureux car tout s’est plus ou moins déroulé comme prévu.

Au lycée, Kevin nous balance que Toni est obligée de rester au lit parce qu’enceinte, pour justifier sa disparition subite. C’est du coup à lui et Archie de se coller aux visites du lycée pour les réunions parents-profs. Joie. Tout cela part en vrille quand les tolards en fuite décident de s’attaquer au lycée. Pour quelle raison ? AUCUNE PUTAIN D’IDÉE, mais Archie peut ainsi avoir quelques scènes où il se bat et parvient à en mettre KO.

Il sauve aussi de justesse la vie de Kevin, alors que les quelques parents (11 !!) venus assister à la visite observent tout ça sans dire un mot. Cela n’a aucun sens, hein. Pourtant, la série parvient à en trouver et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé ça bien joué : les prisonniers sont payés par Hiram pour foutre le bordel dans tout Riverdale, et en particulier au lycée.

C’est raccord avec tout ce qu’on sait. J’aurais pu le deviner si je n’avais pas posé mon cerveau à côté il y a deux épisodes. On apprend tout ça de la part de l’oncle d’Archie qui vient évidemment à la rescousse pour sauver son neveu. Ce dernier se retrouve à devoir convaincre son sergent qu’il n’a que des idées de merde, sans pour autant désobéir directement aux ordres. L’avantage de tout ça, c’est qu’il va finir par mériter sa médaille ! Pourtant, le lendemain, il déclare qu’il n’acceptera pas la médaille et sera même prêt à dire toute la vérité… mais qui Washington croira-t-il ?

Il y a pire dans le genre intrigue débile : les jumeaux ont droit à un double gâteaux même s’ils ont failli tuer quelqu’un. De leur grand âge, Alice leur permet aussi d’aller ouvrir la porte de la maison, dans un quartier qui craint de ouf si on en croit les premiers épisodes de cette saison. En fait, ça craint tellement qu’il y a deux prisonniers en pleine évasion derrière la porte : Chip et Charles.

Ceux-ci débarquent avec des flingues (ça, ça n’a aucun sens) pour un repas de famille. C’est l’occasion pour Betty d’apprendre que sa mère a continué d’aller voir Charles en prison régulièrement et qu’elle avait l’intention de les y marier. Autant le faire maintenant qu’ils sont en train de s’évader et de retour dans la maison familiale. WTF.

Betty ne dit rien et le mariage a bel et bien lieu, juste avant que Glen ne débarque. Bien sûr que les jumeaux ouvrent la porte pour Glen, qui est RAVI de se retrouver au sein de la famille Cooper. Ils sont tous si cinglés. Il assiste donc au mariage de Charles, son ancien pote de promo du FBI… Mais… MAIS ? Vas-y, je laisse tomber.

J’ai explosé de rire, et puis c’est tout. Le pire dans tout ça, c’est que Betty se retourne à nouveau contre Glen, balançant que son mec (ex ?) fait des recherches sur la famille Cooper et le mettant encore plus dans une situation de merde vis-à-vis de Charles en train de le braquer. Tout ça se termine donc en petit jeu proposé par Charles aux jumeaux : Monsieur Pelote.

Le but est de transpercer Monsieur Pelote (Glen, donc) avec une aiguille (un couteau de cuisine). Betty parvient quand même à convaincre Charles que ce n’est pas cool de traumatiser les jumeaux, avant d’accepter de planter un couteau dans Glen. Une fois que c’est fait, elle balance le couteau – toujours propre et sans trace de sang, hein – sur Chip. Oh non, le pauvre ! On a connu des nuits de noces plus joyeuses : Charles se fait lui tirer dessus par sa mère qui voulait juste le désarmer à l’origine. Sérieusement, qu’est-ce que je regarde ?

Le lendemain, on apprend que Charles et Glen sont encore en vie. En revanche, on n’apprend rien du sort du nouveau beau-frère de Betty. L’épisode se termine de ce côté-là sur Betty qui continue l’enquête sur la disparition de Polly toute seule, en entrant sous couverture comme camionneuse. MORT.

Compteur d’Archie à poil : On n’a pas eu le temps pour ça, dommage !