The Walking Dead – S08E07 : Time for After

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 7 de la huitième saison de The Walking Dead.

07Épisode 7 – Time for After – 12/20
I believe in Rick Grimes.

L’épisode redémarre sur Rick, toujours à suer dans son bunker où il est finalement en caleçon et se fait prendre en photo par Jadis qui veut se souvenir de lui pour le sculpter après. Après quoi ? Après. Merci ! Que ce soit avant ou après, je me passerais d’une statue de Rick en fait.

De son côté, Eugène fait la liste de ce qu’il sait et ne sait pas, sans la compléter. La scène est aussi inutile que ça ne paraît dans cette phrase, mais une fois qu’on a perdu quarante bonnes secondes de l’épisode, il va dire à Dwight qu’il a compris qu’il était le traître.

Dwight lui fait la leçon pour lui expliquer que les Sauveurs sont déjà terminés. J’aime bien le personnage de Dwight habituellement, mais là, une fois de plus, la scène m’a paru assez vide ; c’est plein de blabla pour pas grand-chose, ce qui est évident quand tu cherches à résumer l’épisode. Eugene se déclare malgré tout Sauveur, sans prévenir Negan pour autant de la trahison. Pendant ce temps, les zombies continuent de tenter d’envahir le bâtiment et Gabriel se meurt à petit feu à cause d’infections affectant ses organes.

Cela permet une longue scène de silence entre les deux. Vraiment longue. Et je suis en speedwatching. Bon, quand ils se mettent à parler, on en revient à un éclaircissement de la psychologie d’Eugene et l’annonce (pas si) subtile d’une grande décision qu’il devra prendre bientôt sur son allégeance à un groupe ou non.

Eugene est aussi confronté à la réalité de ses choix par une des nanas de l’an dernier dont j’avais oublié l’existence et qui ne semble pas inquiète de mourir. Les doutes d’Eugene commencent à être palpable, mais Negan le surveille de près et parvient lui aussi à lui retourner le cerveau. Cela devient lassant de passer autant de temps avec Eugene, surtout que c’est un personnage qui change de face à chaque fois.

Après avoir été remotivé par Negan, il se met ainsi à se souvenir de Sacha pendant qu’il répare un poste radio ; se souvenant qu’elle avait un iPod. Il va donc récupérer cet iPod dans le cercueil. Avec ça, il réussit à mettre au point un plan pour éloigner les zombies, à base de cerf-volant et de musique. Le plan est génial, mais Dwight le surprend et l’arrête. Il menace de le tuer, mais c’est un échec complet car il ne fait que détruire l’iPod.

Morgan est toujours en surveillance du bâtiment et voit un camion allié arriver : c’est celui de Tara, Rosita, Michonne et Daryl. Il décide de les aider à mettre une terme à la menace Sauveurs, alors que Rosita change subitement d’avis et décide de se casser après avoir tenté de changer l’avis de Michonne.

J’adore Rosita, mais ça n’a aucun sens de la voir changer radicalement d’opinion entre cet épisode et le précédent. On va dire que je n’ai pas tout suivi, je ne voudrais pas dire que c’est mal écrit. Les doutes de Michonne sont déjà plus crédibles après cette scène où Rosita lui met le doute, et elle se barre aussi. Le problème, c’est que moins ils sont, moins a me paraît crédible qu’ils réussissent, même si Tara et Daryl sont sûrs d’eux.

Ils utilisent le camion pour défoncer un mur du bâtiment des Sauveurs, ce qui provoque la mort de pas mal de gens et affecte encore plus notre petit Eugene qui décide de devenir 100% Sauveur, avant de rechanger d’avis quand il s’agit de trahir Dwight en le regardant dans les yeux. Bon, il promet malgré tout d’armer Negan, de réparer son système de communication et de les aider à se sortir de leurs pièges. Eugène finit par tout oublier en buvant du vin, une manière comme une autre de gérer la déception qu’il éprouve envers lui-même. Tout ça pour ça, parfaitement.

Enfin, Jadis amène l’après à Rick : un zombie dirigé par deux de ses hommes. Je suis content que ce soit expédié dans cet épisode et pas dans le prochain comme je le pensais en voyant la scène : Rick parvient malgré tout à s’en sortir comme toujours et rallie ainsi le groupe de Jadis à ses forces après une fausse négociation dont il est vainqueur, même en caleçon. La scène était donc clairement expéditive, mais après les longueurs de l’épisode, ce n’était franchement pas plus mal. L’épisode se termine alors sur Rick découvrant qu’il n’y a plus aucun zombie devant le bâtiment des Sauveurs, mais un joli camion embroché dedans. Et ça n’a pas l’air de lui faire plaisir de voir que Daryl a mené son plan à exécution.

C’était donc principalement un épisode de transition dont les avancées s’exécutent à la fin de manière trop rapide, il faudra attendre la semaine prochaine pour avoir un épisode vraiment intéressant.

 

Agents of S.H.I.E.L.D (S05)

Synopsis : En fin de saison 4, l’équipe attendait tranquillement de se faire arrêter dans un fast-food quand ils se sont fait enlever par d’étranges hommes armés. Coulson s’est alors réveillé au beau milieu de l’espace. Pour un résumé rapide de la saison précédente, cliquez ici.

Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

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Pour commencer, je brûle d’impatience de découvrir cette nouvelle saison qui a tardé à débarquer, pour cause de diffusion d’Inhumans. Avec sa nouvelle case horaire et après avoir frôlé l’annulation l’an dernier, cette saison est celle d’un pari risqué pour ABC qui risque fort de regretter si les audiences ne suivent pas.

Je me lance donc dans ce que je considère être probablement la dernière saison d’une série que j’adore, ce qui explique mon impatience autant que ma tristesse. J’espère bien sûr me tromper, mais ce n’est pas gagné pour mes agents préférés. Du coup, je me dis qu’il y a énormément de choses à régler pour apporter une conclusion satisfaisante à chacun d’entre eux. J’aimerais des réponses aux questions restées dans les airs à la fin d’Agent Carter et d’Inhumans et je suis vraiment curieux de ce que l’espace va apporter à la série.

Chaque saison a toujours développé un nouveau terrain de jeu pour l’équipe, mais les faire quitter la Terre, c’est quand même un choix osé et un pari risqué, parce que je doute que le budget augmente beaucoup d’une saison à l’autre. Bref, je suis aussi impatient qu’angoissé par le résultat final. C’est parti pour la critique de tous les épisodes.

Sur cette page, vous trouverez un avis général et sans spoiler sur chaque épisode. Pour les résumés avec spoilers, il suffit de cliquer sur le titre 😉

Moyenne de la saison : 17,5/20

S05E01 : Orientation (1) – 17/20
Une reprise réussie mais chaotique, qui plonge totalement dans l’incompréhension pendant 35 bonnes minutes. Une fois ce sentiment accepté, on passe un bon moment en retrouvant les personnages et on se laisse amener vers la révélation finale avec plaisir. Il faut s’accrocher, on est très loin de ce à quoi je m’attendais, mais c’est réussi.
S05E02 : Orientation (2) – 18/20
Ce deuxième volet est celui des explications et des éclaircissements sur ce que nous réserve cette première partie de saison. La série a su se renouveler une fois de plus et partir sur un terrain où je ne l’attendais pas. Je ne suis pas sûr que les audiences suivent, mais en ce qui me concerne, c’est toujours aussi plaisant de faire emmener dans l’inconnu par un si bon casting. Maintenant qu’on y voit plus clair, je trouve ce début de saison meilleur.
S05E03 : A Life Spent – 16/20
La tension retombe et les scénaristes proposent un épisode plus prévisible, même si une grosse partie de l’intrigue reste tellement perchée qu’il est difficile encore de tout comprendre. C’est plutôt intéressant à regarder, mais heureusement que j’aime les personnages, en fait. La chute des audiences ne me surprend pas spécialement.
S05E04 : A Life Earned – 18/20
Un épisode qui parvient à remonter le niveau en proposant une multitude de sous-intrigues agréablement liées les unes aux autres. Les conséquences de la première permettent de résoudre une troisième intrigue, en passant par la deuxième. Le tout avec une bonne mythologie de fond, de bons acteurs, quelques scènes de tensions et des cliffhangers qui donnent envie de revenir – même s’ils ne sauront probablement pas résolus tout de suite. Je suis fan.
S05E05 : Rewind – 20/20
Si l’épisode en lui-même répondait très exactement à mes attentes de la semaine dernière, il réservait énormément de surprises en cours de route. Il est rare qu’un épisode me donne autant envie de retourner voir d’anciens épisodes, et rien que pour ça, ça mérite un 20. Pour ça, pour certaines scènes et parce que c’est le réveillon de Noël et qu’ils ne me l’ont pas gâché.
S05E06 – Fun & Games – 19/20
Pour son premier épisode de 2018, Agents of S.H.I.E.L.D ne déçoit pas et accélère son rythme. Très clairement, l’intrigue en cours ne durera pas bien longtemps vu les avancées offertes par cet épisode qui n’hésite pas à se débarrasser du superflu pour aller directement à l’essentiel. C’est tant mieux, car c’est excellent. Quant au point qu’il manque, c’est parce que tout n’était pas forcément aussi exceptionnel dans l’épisode 6 que dans l’épisode 5. En tout cas, on repart sur une série aussi forte qu’en fin de saison 4.
S05E07 – Together or Not at All – 18/20
La saison continue d’être toujours aussi fluide – parfois même trop pour que ce soit croyable. C’est une réussite et chaque semaine, je pars en voyage dans l’espace grâce à eux. Je suis bluffé, tout simplement, surtout que plus on avance, plus je m’attache également aux personnages qui ne sont là que pour être les méchants.
S05E08 – Last Days – 16/20
Aïe. La série se casse un peu les dents dans cet épisode au paradoxe complexe et avec une double intrigue inégale. Ce n’est pas très grave parce que ça reste tout de même Agents of S.H.I.E.L.D, mais j’attendais mieux de cet épisode révélations. En tout cas, les pistes ouvertes restent très intéressantes pour la suite de la saison.
S05E09 – Best Laid Plans – 17/20
Cet épisode repart sur une structure classique en deux intrigues séparées qui se font écho, mais ça fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Il n’y a vraiment pas le temps de s’ennuyer et tout avance très vite cette année encore, ce qui est une excellente chose, évidemment.
S05E10 – Past Life – 18/20
Un épisode chargé en informations qui n’hésite pas à empirer encore son paradoxe et son intrigue circulaire, mais qui révèle aussi de nouvelles pistes pour la deuxième moitié de saison qui promet de rebondir de manière passionnante. Je suis pressé de voir le prochain épisode, car cette saison semble écrite à l’avance et ça m’intrigue énormément.
S05E11 – All the Comforts of Home – 18/20
La série revient et débute sa deuxième story-pod qui promet déjà énormément d’excellentes choses. Bien que la première partie de saison pouvait nous faire croire qu’on était prêt à tout ce qui allait se produire, cet épisode nous prouve le contraire parce qu’il recèle quelques surprises qu’il était franchement impossible de voir venir, au milieu de celles auxquelles on s’était tous préparés.
S05E12 – The Real Deal – 19/20
Agents of S.H.I.E.L.D gère plutôt bien le tournant du centième épisode avec une intrigue qui ne fait pas forcément avancer le fil rouge de la saison, mais permet de regarder un peu en arrière tout en savourant d’excellents moments et surprises qui, eux, font avancer la série en général, à défaut de la saison. On n’est pas passé loin du 20, mais faut que je me les garde pour d’excellents épisodes sans le moindre défaut, quand même.
S0513 – Principia – 17/20
Après le centième épisode qui formait une sorte de pause, on repart de plus belle avec un épisode qui nous embarque dans… la bonne direction. Oh mais oui, c’est exactement ça qu’il faut en retenir, il ne fait pas des pas de géant, mais il les fait dans la bonne direction. C’est toujours aussi cool à voir du coup, et je trouve qu’on retrouve même l’ambiance des premières saisons qui avait disparu ces derniers temps.
S05E14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !
S05E15 – Rise & Shine – 18/20
Un épisode à la structure osée et risquée cette semaine, mais qui permet de mettre en place de nombreuses pièces du puzzle. Et quand je parle de puzzle, je parle autant de celui de la saison en cours que de celui du Marvel Cinematic Universe, car les liens avec le troisième Avengers à venir dans un mois ne font plus de doute. Tous les risques pris finissent donc par payer et proposer un épisode beaucoup trop riche en révélations.
S05E16 – Inside Voices – 20/20
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fait une pause de quelques jours dans les séries ou si c’est parce que je rattrape en priorité mes séries préférées, mais j’enchaîne donc deux 20 aujourd’hui. Il faut dire que cet épisode confirme mes craintes tout en gardant une cohérence interne assez exceptionnelle du côté de l’écriture et des rebondissements. Je pensais qu’ils n’arriveraient pas à me décrocher la mâchoire plus qu’ils ne l’avaient déjà fait cette saison, mais c’était bien évidemment les sous-estimer !
S05E17 – The Honeymoon – 16/20
Si l’épisode était bien, il hurle à la transition et la mise en place assez lente de la fin de saison, peut-être fin de série. Plus que l’intrigue, ce sont finalement les personnages qui évoluent cette semaine, afin qu’on puisse les quitter à leur apogée et sans le moindre regret. Cela avait du bon, mais ça manquait à certains moments d’enjeux. Ils savent faire mieux sans partir dans certaines extrémités de cet épisode…
S05E18 – All Roads Lead… – 17/20
Si cet arc n’aura pas été à la hauteur du Framework, il aura tout de même apporté pas mal de bases pour la fin de saison qui approche à grands pas. Une page se tourne pour la série avec cet épisode qui a su mettre en place une bonne tension. Une fois de plus, on sent que la série s’apprête à changer radicalement pour ces quatre derniers épisodes (outch) et je suis pressé de voir comment tout ça va se boucler – ce qui ne m’empêche pas de militer pour une saison 6, hein.
S05E19 – Option Two – 18/20
La série trouve le moyen de contourner le problème d’Infinity War sortant le même jour que cet épisode avec brio, retardant à la semaine prochaine le « crossover » inévitable avec le film. En attendant, cet épisode ne chôme pas et ne se repose pas sur ses lauriers, avec une vraie montée de la tension, de l’humour bienvenue, des théories scientifiques à gogo et une sous-intrigue que je me sens bête de ne pas avoir vu venir !
S05E21 – The Force of Gravity – 18/20
Le début d’épisode était bavard, mais c’était pour mieux conduire progressivement à de bons choix scénaristiques en fin d’épisode. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place et je suis curieux de voir comment tout va se terminer – en espérant toujours un renouvellement parce que plus on approche de la fin, plus je me dis qu’il y a de quoi faire pour d’autres saisons. 42 minutes ne suffiront pas à donner tout ce que j’attends encore de la série, mais le prochain épisode promet d’être l’un des meilleurs, et c’est déjà ça.
S05E22 – The End – 17/20
Je ne sais pas trop quoi penser de cette fin de saison. Il va me falloir du temps pour la digérer, car elle avait quelques surprises dans ses bagages et une légère déception finale pour moi. Il n’empêche que cet épisode propose une conclusion à l’ensemble des intrigues en cours, joue énormément avec les attentes des spectateurs (ça finit par n’en plus finir) et se termine sur un cliffhanger que je n’aurais jamais vu venir. Je suis hyper curieux de voir comment ils reviendront en saison 6 après de telles décisions…

La série est renouvelée pour une saison 6 qui sera diffusée à l’été 2019.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E01-02 : Orientation

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux premiers épisodes de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

01Épisode 1 – Orientation (1) – 17/20
Yeah that makes sense. It’s the one thing we haven’t done yet.

Ils en ont fait des débuts étranges, ça je ne dis pas, mais cette saison y va sacrément fort en se concentrant sur l’homme chauve du cliffhanger de l’an dernier. Celui-ci se baigne dans sa piscine, puis se douche… après avoir retiré sa peau. OK. Il semble être sur Terre et avoir des dessins d’enfant sur son frigo : reste à savoir si c’est chez lui ou non, mais bon.

Nous le voyons ensuite se rendre dans un camion hyper technologique qui nous permet de comprendre que nous sommes là juste avant le cliffhanger de l’épisode précédent. Comme c’est étrange. Cette introduction m’a franchement perdue, surtout qu’elle est assez longue et nous apprend qu’un personnage est laissé de côté dans le fastfood, faute d’être sur la liste. Yoyo, probablement.

L’équipe se réveille on ne sait trop où, face à un bloc qui explose et qui ressemble beaucoup trop à du Terregenisis, mais se contente de les téléporter. C’était mon premier « oh mon dieu » de l’épisode ; tout le reste m’ayant simplement interrogé sans me terrifier.

Phil se réveille ensuite au beau milieu de l’espace, dans un vaisseau partiellement détruit et découvre deux hommes, dont un se fait tuer tout de suite et l’autre est assommé par Mack, sorti de nulle part. En parallèle, Yoyo débarque elle aussi (raté pour ma théorie) dans le vaisseau et tombe sur Jemma. Elles trouvent des cadavres déshydraté comme des momies avant d’être rejointes rapidement par Mack et Coulson.

May quant à elle se réveille dans une autre salle, mais sa jambe est sympathiquement embrochée dans une tige de fer. C’est toujours fun de la faire souffrir. Elle parvient à se libérer à temps alors qu’un voyageur de l’espace ressemblant vite fait à Starlord des Gardiens de la Galaxie dans le costume arrive pour retirer quelque chose du cadavre présent dans la pièce.

May l’attaque et il la neutralise grâce à un gadget modifiant la gravité. Il lui greffe ensuite un gadget à l’avant-bras. Normal.

Pendant ce temps, Mack, dépassé par les événements, démissionne au beau milieu de l’espace parce qu’il en a marre, dans une scène drôlement comique. Yoyo préfère faire référence à une base sur la lune, c’est ce que j’appelle un clin d’œil évident aux Inhumans. Elle a aussi peur d’être de nouveau dans le framework, ce qui est bien comique là encore. Les personnages arrivent à me faire sourire, même si je ne comprends rien de ce qu’il se passe, malgré les indications de l’homme assommé plus tôt par Mack, Virgil.

Ils finissent par découvrir qu’ils sont téléportés dans l’espace pour sauver l’humanité. Le problème est que leur source d’informations, Virgil, est rapidement anéantie par un alien – un de ceux qu’il appelait Roaches mais est un Vrell Nexian (OUI, j’ai cherché des sous-titres anglais, j’avoue), qui les attaque mais est mis à son tour K.O par une Daisy sortie de nulle part. Cette fois, ça y est on a donc bien retrouvé toute l’équipe.

C’est finalement Fitz qui n’a pas le droit de faire le voyage dans l’espace, forcément. Cela permet de jolies retrouvailles entre Jemma et Daisy ; une scène que j’ai adorée où leur amitié était plus palpable que jamais, suite logique du framework de la saison 4.

L’avantage d’avoir l’équipe paumée, c’est que je suis aussi paumé qu’eux et qu’il est marrant de constater que leurs réactions reflètent assez celles des fans, surtout Mack qui y va fort dans le méta avec ses réflexions. L’autre avantage, c’est que le suspens y est, parce que les informations tardent à arriver.

Il est génial de les voir faire une à une à peu près toutes les théories que j’ai eu en tête pendant l’été, mais dans la dynamique de groupe. Cela fonctionne bien, même si les scénaristes sont avares en explications. C’est difficile de parfaitement accrocher à l’intrigue faute de la comprendre, mais aimer les personnages aide : l’humour de la série est là, les dynamiques entre eux aussi, et ça suffit pour le moment à m’accrocher à l’écran. En revanche, difficile de critiquer tout ça, je dois dire.

Quand l’équipe parvient enfin à une conclusion sur le lieu où ils sont, des aliens bleus un peu cheap, des Kree !, sortent de nulle part pour les attaquer, emprisonnant Daisy, Jemma et Phil et torturant à part Yoyo et Mack.

Les prisonniers sont libérés par l’étrange monsieur qui a greffé quelque chose au poignet de May (metric, probablement) et qui les sauve d’une situation problématique en discutant avec les Kree qu’il connaît bien.

Du côté des torturés, il est décidé d’offrir Mack à Krasius pour qu’il se batte dans le cratère. Oui, bien sûr, j’ai tout compris. Yoyo n’a pas la chance d’avoir le physique de Mack et est bien plus torturée que ça, manquant d’y laisser ses mains.

L’homme s’appelle donc Deke. Un nom bien choisi, ça sonne comme Deke et c’est ce qu’il est. May réussit à le neutraliser à son tour, toujours avec le même gadget. Le plan évolue à vitesse grand V et Coulson reste en arrière avec Deke pour lui soutirer des informations. Nous allons donc enfin en savoir plus.

Jemma et May découvrent que le vaisseau est beaucoup plus imposant que prévu, avec énormément d’étage. Cela ne les empêche pas de chercher de quoi s’enfuir de cette flotte Kree. Cela tombe bien, car elle trouve rapidement ce qu’elles cherchent et Jemma se trouve en possession de ce qui semble être la clé de contact. Merveilleux comme le hasard fait parfois bien les choses.

Jemma découvre qu’elle reconnaît toutes les constellations, ce qui permet de comprendre assez bien où l’équipe a atterrit…

Daisy libère Mack et Yoyo très rapidement, ce qui mène à un nouveau combat contre les Kree où Daisy fait preuve d’une dextérité impressionnante avec ses pouvoirs. Tant mieux quelque chose me dit qu’elle en aura besoin.

Les dix dernières minutes montent en tension et tardent un peu trop à révéler ce que l’on finit par comprendre plus vite que Coulson : l’équipe a été envoyé dans le futur. Et dans le futur, il ne reste pas grand-chose de la Terre. De son côté, Fitz a trouvé le moyen de leur laisser une carte postale sur laquelle il dit travailler à les aider. Chaque groupe parvient à la conclusion qu’ils sont dans l’espace et le futur à la fois, et c’est une révélation grandiose qui redistribue vraiment toutes les cartes de la série, et plus largement du Marvel Cinematic Universe.

Cela permet aux scénaristes d’éviter les conséquences de la saison 1 d’Inhumans et de se libérer du carcan des films aux conséquences de plus en plus mondiales. Logique, donc. Si je suis mitigé sur cette intrigue, cela va au moins permettre de renouveler totalement le potentiel de la série. Je suis curieux de voir quelle direction tout cela va prendre, car pour l’instant, je suis paumé et c’est quand même con vu le titre de l’épisode.

02Épisode 2 – Orientation (2) – 18/20
Well, I’m a biologist, but sure, I can invent time travel. Just give me a minute.

C’est armé de sous-titres anglais que je lance l’épisode parce que j’en avais marre de me faire balader par tous les termes techniques et les synonymes du futur (on ne meurt pas dans le futur, les gars, on est juste vacant parce qu’on est de la main d’œuvre pour Kree).

Jemma et May arrivent à revenir sur le vaisseau et expliquent à Coulson ce qu’elles ont découvert, mais comme il le sait déjà, tout va bien. Une amie de Virgil débarquent (et je m’en serais bien passé de cette actrice, je n’en peux plus de la voir ; mais c’est encore un habituel transfert de The 100 à Agents of S.H.I.E.L.D). Elle s’appelle Tess et apporte toutes les réponses manquantes : les Kree exploitent les humains en les privant de toutes sortes de culture. Les humains pensent même que les Sharknados étaient un vrai danger, c’est dire. Elle amène Coulson dans les quartiers de Virgil, ce qui permet d’enquêter sur le futur, tout en laissant Jemma et May dans un espace de vie en commun où elles doivent simplement rester discrètes au milieu des autres humains-essclaves.

De leur côté, Daisy, Yoyo et Mack sont encore loin de tout imaginer. Ils s’occupent de camoufler le meurtre des deux Kree qui les gardaient prisonniers en les donnant à manger aux Roaches avec l’aide de Deke. Simple et efficace, pas de quoi traîner sur cette intrigue, ils rejoignent vite le reste du groupe.

Jemma comprend bien la discrétion en décidant d’aider à sauver la vie d’un « servant », un esclave au-dessus des autres. Quant à Krasius, il semble être le dirigeant politique des Kree, tout simplement, et il a la gentillesse de nourrir les humains. Bon, forcément, elle est prise en otage et amenée dans un joli quartier où elle peut prendre un bain sous le regard d’une Kree… avant de rencontrer le chef du coin.

Elle lui tape immédiatement dans l’œil avec sa répartie intelligente et son absence de metric. Bon, c’est Simmons, elle a le talent pour s’en sortir.

L’homme qu’elle a soigné se fait finalement tuer sous ses yeux car il n’est plus aussi parfait qu’avant maintenant qu’il a des cicatrices. L’avantage, c’est qu’une place se libère pour que Jemma deviennent supérieure aux autres esclaves. Le problème, c’est que pour ça, elle se fait greffer un quelque chose qui la rend sourde. Cela explique le silence de tous les autres : elle n’est capable que d’entendre son maître. Cela promet.

En parallèle, un nouveau plan est mis en place où Yoyo est chargée de voler l’une des tablettes des Kree qui pourrait contenir des informations importantes pour mieux comprendre le futur. De son côté, Daisy décide d’espionner Deke. Elle trouve sa chambre avec des lampes rouges qui la téléporte dans ce qui ressemble à la Terre, sauf que la Terre est censée être détruite. Elle est donc dans un programme framework et c’est un beau développement : Deke est en fait un dealer qui propose aux gens de vivre une vie rêvée sur Terre.

C’est une intrigue que j’ai bien aimée, même s’il est un peu simple de prétendre que Deke connaît Daisy Johnson grâce à un bout de cette technologie. En tout cas, Daisy découvre le look de la planète bleue et il y a de quoi déprimer. Son beau message d’espoir sonne creux après tout ça.

Pendant ce temps, Coulson, Yoyo et Mack n’ont d’autres choix que de se faire installer des Metrics par un autre dealer du coin, dont le business fonctionne à base de trocs. En effet, une purge a lieu où certains esclaves de bas niveau voient leurs metrics devenir rouges, indiquant qu’ils doivent mourir ou tuer quelqu’un. Mieux qu’un jeu vidéo.

Le groupe n’a pas longtemps la tablette des Kree et pense être responsable de cette purge, quand elle est en fait due à Jemma. En tout cas, ils réussissent à obtenir une couverture et l’aide de Tess qui tue un homme pour eux. Mack en profite pour remarquer qu’il ne reste pas grand-chose à sauver de l’humanité. Effectivement.

J’aurais aimé un cliffhanger sur Fitz, mais ce n’est pas le cas. J’imagine qu’il finira par avoir son propre épisode un jour, en attendant, il faut se contenter de son absence. Moi qui pariais sur une intrigue fondée sur sa culpabilité, c’est foiré. À la place, le cliffhanger se contente de nous apprendre l’arrivée d’un nouveau vaisseau Kree parmi les débris de la Terre. Mouais.

Je suis mitigé : j’aime beaucoup l’intrigue, mais je ne vois pas trop où ils veulent aller. En plus, je doute qu’avec une telle complexité, ils s’arrangent pour faire remonter les audiences. Là, la série prend très clairement la voie de l’annulation, à moins d’un crossover improbable avec Les Gardiens de la Galaxie à un moment – ça ferait un énorme buzz.

The Walking Dead – S08E06 : The King, The Widow & Rick

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 6 de la huitième saison de The Walking Dead.

06.jpgÉpisode 6 – The King, The Widow & Rick – 15/20
End this thing. Right now.

Non, ce n’est pas le titre d’un énième film Narnia, mais bien celui d’un épisode de The Walking Dead. Ce n’est pas évident, et pourtant.

Est-ce que j’ai aimé l’introduction de cet épisode ? Définitivement. Cela m’a rappelé l’épisode de la saison 4 commençant par le journal intime de Beth. Cette fois, ce sont des échanges épistolaires plein d’envolées lyriques de Maggie, Carol et Rick. Il y a de quoi rire si on veut se moquer des personnages, mais bon, ça remettait bien en contexte les choses précédant l’épisode.

Ezekiel est en pleine crise de foi et Carol n’arrive pas à le convaincre de se battre. En revanche, elle réussit à convaincre le petit frère de J’ai-oublié-son-nom-mais-sa-mort-était-marquante-l’an-dernier contre son gré. Pas dingue, mais intéressant de lui refiler un padawan de plus.

C’était la seule utilité de ses scènes, avant que Carol ne retourne voir Ezekiel, pour lui parler cette fois. Cela sent bon le couple à venir avec un Ezekiel qui est reconnaissant à Carol de le faire se sentir réel et pas fictif. Pourtant, c’est probablement le personnage le plus fictif et cliché de comics de tous, parmi ceux encore en vie, bien sûr.

Carol nous pond finalement un speech sur la nécessité qu’ont les gens de retrouver leur roi, mais même cette scène ne parvient pas à changer l’avis du roi. Bon, on avance sans avancer, c’est du grand TWD.

Dans sa déchetterie, Jadis s’amuse à poil à construire une statue avec des déchets, allons savoir pourquoi. Ce n’est pas comme si ça pouvait être un clin d’oeil aux comics, comme ce groupe-là n’existe pas dedans… Mystère !

Rick vient lui rendre une visite de courtoisie pour montrer qu’il est devenu photographe de cadavres de Saviors. Malgré cela, Jadis refuse logiquement de retourner une nouvelle fois sa veste puisque Rick lui propose tout le contraire de ce pour quoi elle et son groupe semblent se battre. Elle préfère retirer celle de Rick, qui finit à poil dans un container. Là encore, ça semble juste les éclater de foutre à poil leur prisonnier, comme chez Negan (encore que, chez Negan, ça avait un espèce de sens de dénuder Daryl pour la honte et la privation de son identité ; mais là, c’est vraiment juste pour montrer Andrew Lincoln à poil).

En parallèle, Maggie est toujours confrontée à son problème de prisonniers, qu’elle hésite encore à tuer. Il est intéressant de la voir douter, mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps. Elle est conseillée par Gregory qui lui n’hésite pas à retourner sa veste et proposer de tuer tous les prisonniers.

Parmi les prisonniers, il y en a un qui sort du lot en tentant de retourner le cerveau de Jesus. Pour l’instant, c’est tout ce qu’il fait, mais s’il survit, je le vois donc bien devenir love interest de Jesus dans le futur. Ce serait rigolo. Pour le bien de futures critiques : il s’appelle Alden d’après les infos que j’ai trouvées.

Maggie décide donc d’emprisonner tout ce petit monde dans une prison de fortune au sein de laquelle elle décide de faire aussi croupir Gregory qui ne mérite pas beaucoup plus, effectivement. Finalement, Jesus apprend que tout ça n’est que par intérêt de la part de Maggie : elle sait qu’ils peuvent devenir des monnaies d’échange en cas de prise d’otage. Maggie s’occupe de Gracie, le bébé, alors que sa propre grossesse ne semble pas avancer et est prête à tous les tuer, même le gentil Alden qui empêche le méchant prisonnier de tenter de s’évader.

Daryl rend visite à Tara, qui s’excuse parce qu’il avait raison de ne pas tuer Dwight lorsqu’il s’est constitué prisonnier. Ils décident de tuer ensemble Dwight dès qu’ils en auront l’occasion. Mouais. Ce n’était pas fou, mais il fallait bien les faire en fonctionner en duo pour avancer.

De leur côté, Michonne et Rosita se relancent dans une nouvelle expédition, alors qu’elles sont encore blessée. Il faut bien leur donner un intérêt quelconque pour justifier leur salaire et nous y sommes : elles entendent un air d’opéra quelque part en forêt.

Elles trouvent ainsi une planque Saviors de plus dans ce qui est possiblement la meilleure partie de l’épisode. C’est un détour qui permet à Rosita d’utiliser un bazooka, à Michonne de montrer qu’elle est affaiblie et à Daryl et Tara de sortir de nulle part avec un camion pour tuer une méchante qui avait réussi à s’enfuir. D’ailleurs, ils ne se font plus chier pour distinguer ceux qui ne sont pas Saviors : un petit « ce connard de Rick » suffit. Quant à la scène du camion, elle m’a fait exploser de rire.

J’aime bien ce groupe Michonne/Rosita/Tara/Daryl, ça me plaît bien sur le papier, il faudra voir ce que les scénaristes parviennent à en faire.

Pendant ce temps, Enid et Aaron deviennent les associés les plus improbables du monde et je me demande vraiment l’intérêt de créer encore une nouvelle occasion de perdre du temps plus tard dans la série : il y a trop de groupes déjà pour que la série réussisse à suivre tout le monde…

Carl retrouve Siddiq, le mec sur lequel Rick a tiré dans le premier épisode. Il l’aide de bon cœur parce qu’il lui a parlé de sa maman. Tous les Œdipe ne sont pas réglés, quoi, parce que Siddiq continue d’accomplir les volontés de sa maman en tuant les zombies pour sauver leurs âmes.

Cela manque de nous faire perdre Carl, mais vous vous doutez bien, comme moi, que les scénaristes ne vont pas nous faire ce bonheur tout de suite. Il se déclare alors responsable de ce que Siddiq fera. Mouais.

J’ai beaucoup aimé cet épisode qui ne perd pas trop de temps en passant rapidement d’un groupe à l’autre. Si les scénaristes pouvaient s’en tenir à ce rythme et à une avancée claire de l’intrigue, ce serait quand même vachement cool, parce que ça change des longues scènes inutiles de la semaine dernière. Au moins aujourd’hui, les quelques intrigues que nous suivions avaient un début et une fin logique, et ça donne envie de découvrir la suite. Je ne peux pas en dire autant de tous les épisodes de la série.