Containment : une expérience réussie

Commande de 13 épisodes de la CW, la saison 1 a été annoncée comme un tout dès le mois de juin, sans lui laisser le temps de s’installer pour autre chose. C’est donc un one-shot dans lequel s’est lancé le network et je l’ai assez vite considéré comme une expérience d’écriture. J’aurais bien aimé la voir se prolonger sur une saison 2, mais puisqu’elle est terminée, parlons-en un peu et sans spoiler ! Si vous ne l’avez pas encore vue, j’espère que cet article saura vous convaincre d’y jeter un œil 🙂

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Bon, déjà, ça raconte quoi ? Containment raconte les débuts d’une épidémie éclatant au beau milieu d’Atlanta et imposant très rapidement la mise en place d’une zone de quarantaine importante. La ville est alors divisée par un « cordon » : le centre est en quarantaine avec une maladie mortelle qui se propage rapidement et le reste du monde, en-dehors, a les yeux braqués sur eux avec l’espoir de trouver un vaccin. Évidemment cette affaire de cordon sépare la population, les couples, les familles…

C’est fait pour qui ? Contrairement aux apparences (et surtout à la chaîne, CW), la série n’est pas uniquement faite pour les adolescents, même si ça leur plaira sûrement. C’est fait pour tous les amateurs de chaos, d’ambiance apocalyptique, de virus, mais aussi de politique. Si, si. La série reproduit assez justement plusieurs atmosphères différentes qui lui offre une forme hybride, comme la grippe qui frappe ses personnages.

Et en détails ? La critique de chaque épisode est disponible par ici.

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Cette commande de treize épisodes semble être un peu une expérience pour la chaîne qui se lance ainsi dans la mini-série d’été et semble vouloir dépasser le simple cadre adolescent qui la caractérisait depuis un moment. En effet, Containment semble vouloir jouer un peu plus dans la cour des grands que ce à quoi nous a habitué la chaîne avec des séries comme Smallville. Il s’agit bien sûr d’une évolution logique après une décennie, mais il est tout de même agréable de la découvrir !

Une intrigue vue et revue ?

Oui, définitivement. Il est impossible de mentir là-dessus, le début n’a rien d’original et joue sur des peurs assez vielles, remises en avant par la grippe aviaire d’il y a quelques années. Côté série, ce n’est pas non plus une grande innovation… Je pense bien sûr à Helix, qui était certes plus du côté de la science-fiction, mais ça remonte loin ; un épisode de la saison 1 d’X-Files partait quand même de ce postulat de base, hein !

La différence avec une série aussi vieille qu’X-Files est bien sûr que la série va jouer sur des peurs contemporaines, à commencer par celle du terrorisme. Nous ne sommes toutefois devant un nouveau Quantico et le but n’est pas d’aller créer une ambiance anxiogène grâce au terrorisme, bien au contraire même. Assez vite, le complot semble plus vicieux que ce qui nous est présenté au départ et il est facile de se prendre au jeu en tant que téléspectateur.

Quant aux dramas, ils sont classiques : on a le couple qui se retrouve séparé, l’ado enceinte qui ne sait pas quoi faire, le flic au grand cœur qui est débordé par les événements, la maîtresse d’école coincée en quarantaine avec sa classe, la nana d’apparence froide et calculatrice qui doit gérer la crise… Vraiment, le pilot nous présente une galerie de personnages assez clichés avec des acteurs tous beaux et apparemment lisses.

Et pourtant, assez vite, les acteurs se dévoilent, les rôles se découvrent comme plus complexes que d’habitude, l’intrigue s’écarte des chemins habituels et des téléfilms de seconde partie d’après-midi sur M6. Vraiment. Quelques surprises se cachent tout au long de la saison, transformant une histoire que l’on pensait connaître en quelque chose d’un peu différent.

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Un divertissement efficace

 Pourtant, assez vite, la série s’avère jouer avec les attentes de ses spectateurs. Il y a d’abord une chronologie un peu éclatée : la série (et le générique) commence par une scène d’émeute qu’il faudra attendre pendant encore plusieurs épisodes. Cela nous permet de se poser pas mal de questions dès le départ sur le sort des personnages et ce qui les conduit à la situation dans laquelle nous les avons vus pour la première fois. Ce jeu de chronologie est devenu très habituel depuis LOST et a été maîtrisé à merveille par How to get away with murder, mais il n’empêche que ce premier jeu suffit à intriguer le téléspectateur.

L’efficacité vient aussi de quelques épisodes spéciaux : des huis-clos ou des émeutes, la série sait proposer des épisodes qui bouleversent la structure habituelle des quarante minutes. Bien qu’un fil rouge évident de recherche de vaccin se dégage de l’ensemble des épisodes, chaque personnage se voit confier ses propres attentes et intrigues qui avancent (ou non) dans des épisodes fermés. Containment n’est évidemment pas un procedural, mais chaque volet de cette saison se propose de résoudre un problème en 40 minutes. C’est ce qui permet d’être assez vite accrocher.

L’article reste sans spoiler, mais il me faut bien en parler un peu : la fin de la série est ouverte. Attention, il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture insupportable, bien au contraire. Si une saison 2 serait la bienvenue pour examiner les conséquences de ce qui est du coup la fin de la série, les treize épisodes forment un tout assez cohérent et complet. Il faut considérer le voyage plutôt que la destination, ne pas s’attendre à voir tous les problèmes résolus. Le parti pris est de conclure les intrigues concernant les personnages : chacun suit un chemin et évolue. La trame de fin ne sera pas résolu après ces treize épisodes, mais tout sera satisfaisant du point de vue des personnages. La série étant de plus composée de scènes marquantes, c’est largement suffisant.

En conclusion, la CW semble s’être offert avec Containment une sorte d’expérience de ce qu’elle peut désormais proposer à ses téléspectateurs. Je l’ai déjà dit souvent de The 100, mais il semble de plus en plus évident que la chaîne souhaite s’écarter de son étiquette adolescente pour proposer des divertissements plus adultes qui ne tombent pas pour autant dans l’excès de sérieux et de nudité des productions à la mode. Un bon compromis qui permet à Containment d’être un divertissement qui ne révolutionne rien, mais qui est sacrément agréable à dévorer !

Falling Water (S01)

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.

Ci-dessous le reste de mon article sur la saison.

Avis : J’aurais pu, et j’aurais dû, passer totalement à côté de cette série, mais le sort en a décidé autrement. Yodabor en a parlé dans l’un de ses articles et le synopsis m’a semblé tout à fait dans la veine de ce que j’avais envie de regarder en ce moment. Ensuite, j’ai lancé la bande-annonce, reconnu l’actrice et su qu’il fallait que je regarde parce que j’allais adorer.

Je n’ai rien relu avant de commencer et j’avais un peu oublié l’idée de base de Falling Water. Je vous la redonne quand même, parce que je suis gentil : trois personnes qui n’ont apparemment rien à voir se rendent peu à peu compte qu’ils rêvent différentes parties d’un même rêve. Fasciné par les rêves depuis longtemps, j’avoue que l’idée m’a tout de suite accroché, mais que j’ai peur de m’embarquer dans une histoire trop perchée. Quoiqu’il en soit, j’ai vu la bande-annonce il y a un moment déjà et je me suis dit que ça allait être top.

Alors, est-ce que c’était si bien que ça en avait l’air ? Réponse dans la suite de l’article !

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Épisode 1 – Don’t Tell Bill – 14/20
Do you ever get the feeling that your dreams are trying to tell you something?

Ce pilot d’un peu moins d’une heure possède pas mal de longueurs et de plans silencieux qui auraient pu être coupés pour respecter un format plus classique et appréciable. Dommage, je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cette mode qui fait perdre du temps à tout le monde sans ajouter le plus souvent de contenu ou d’intensité dramatique. Bon, il nous présente quand même les personnages principaux de la série : Tess, Burton et Taka. Chacun d’entre eux possède sa propre obsession en rêve. Le titre de la série est très mystérieux et ça intrigue, d’autant que l’eau (qui tombe) est rapidement une obsession que l’on peut détecter dans presque chaque scène de cet épisode. Ce dernier se résume de toute manière lui aussi par le mot « mystérieux », car il est difficile de comprendre quoique ce soit dans celui-ci : on glisse d’un rêve à la réalité sans que tout ne soit toujours très clair, volontairement je pense. Du coup, c’est bien simple, je me sens un peu paumé face aux trois histoires qui commencent à se développer. Une sorte de conspiration liée aux rêves semble s’être mise en place avant l’arrivée du téléspectateur et en suivant ces trois personnages nous la découvrons en même temps qu’eux. Le problème, c’est que très peu d’éléments concrets sont donnés et c’est difficile de juger de la qualité de l’intrigue pour le moment. J’ai vu que le deuxième épisode avait été mis en ligne sur certains sites aujourd’hui, mais débordé de séries que je suis, je vais respecter les dates de diffusion officielles pour le moment et me contenter d’être intrigué cette semaine. En tout cas, la réalisation est bonne, les enchaînements de plan sympa. Pas un must see pour le moment, mais un début avec des pistes intéressantes.

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.

Channel Zero (S01)

Avis: “Cette fois, c’est la dernière série que j’entame cette année”, dit-il chaque jour depuis mi-septembre. Comprenez-moi, je n’avais pas entendu parler de Channel Zéro avant ces derniers jours sur Twitter. Le casting m’a immédiatement convaincu (y a la tante Petunia quand même !) et le sujet m’intrigue grandement. En plus, je n’ai plus vraiment de séries frissons à regarder dans le noir, à part peut-être la saison 6 d’American Horror Story. Il était donc dur de ne pas au moins jeter un œil à cette nouveauté de Syfy, même si je n’aime pas beaucoup cette chaîne à la gâchette « annulation » beaucoup trop facile.

Sans spoiler : c’est excellent, c’est horrifique, ça vaut le détour pour le moment ! C’est une histoire de série pour enfants sur une chaîne locale qui réapparaît en 2016 après avoir disparu pendant les années 80. Problème : elle réapparaît et un enfant disparaît. Un psychologue pour enfants, lui-même fan de l’émission petit, rentre dans sa ville d’enfance pour mener l’enquête.

Avec spoiler, c’est ci-dessous…

Note moyenne de la saison : 15/20

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01.pngÉpisode 1 – You Have To Go Inside – 18/20
I’ll hold your haaaand.

Ce pilot est une claque, il faudra maintenant voir ce que ça donnera à long terme. Comme prévu le casting est excellent et le côté horrifique parfaitement maîtrisé, mieux que dans bien des séries du genre. De manière inattendue en revanche, la série s’inscrit dans cette mode des longues scènes de silence et de la lenteur de mise en place, et ça c’est dommage. Il est encore un peu trop tôt pour juger de la qualité de la série à long terme, mais c’est pour l’instant bien fichu, avec les jump scares comme il faut. Toute la série repose sur une série pour enfants un peu creepy avec des monstres qui semblent prendre vie. À moins que tout ne se passe dans la tête du personnage principal, un docteur qui a eu un passé difficile de témoin du harcèlement de son frère. Tous deux sont ainsi martyrisés par les autres et finissent par trouver refuge chez eux. En effet, il est révélé en cours d’épisode qu’il se contentait de regarder la « neige » de la télévision avec son frère. A moins que ? De nos jours, une petite fille de son entourage regarde elle aussi cette émission… Bref, tout se joue dans l’observation et la psychose, ce qui explique ce rythme très lent, nous harcelant d’images un peu louches et creepy par moment, dont on ne parvient pas encore à comprendre le sens. Je reconnais être très intrigué pour l’instant, il est quasiment évident que j’y reviendrai la semaine prochaine pour en savoir un peu plus, malgré un cliffhanger un peu moyen. Par contre, je la regarderai beaucoup plus tard et de nuit, car c’est clairement comme ça qu’elle doit se consommer, histoire de se faire un peu peur.

02.pngÉpisode 2 – I’ll Hold Your Hand – 14/20
All your secrets will be safe in Candle Cove

J’étais cette fois dans les conditions parfaites pour regarder un épisode de série d’horreur… mais je ne suis pas du tout entré dans l’ambiance cette fois. Il faut dire que c’était long et dépourvu du sentiment creepy du pilot, ce qui est un peu décevant : pas vraiment de frissons cette semaine, surtout des présentations en bonne et due forme des personnages. Les premières scènes cherchaient bien le frisson, mais sans nous le donner en ne montrant pas les choses. Ce que j’aurais attendu la semaine dernière, donc, et qui est vraiment long pour un deuxième épisode. Il était donc surtout question de la psychologie de chacun après que la gamine pète un câble au départ puis après la découverte du corps d’Eddie en milieu d’épisode. Et inutile de dire que Maria, alias Fiona Shaw alias Tante Pétunia, déchire dans son rôle à ce sujet. Sa performance est vraiment le meilleur à tirer de cet épisode, mais malheureusement, je ne la verrais jamais autrement qu’en Pétunia, ce qui est un peu horrible à dire (elle n’a jamais été que dans quoi ? 15 scènes sur huit films ?). On apprend aussi dans cet épisode que Mike a tué et enterré son frère, ce qu’il confesse une fois le corps retrouvé. Je reste sceptique, il pourrait tout aussi bien s’agir d’un suicide avec ces monstres. Bon, j’avoue, j’ai décroché par moment et je suis un peu perdu. Le cliffhanger n’a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, même si je suis un peu curieux de découvrir les liens entre le monstre faits de dents et l’amie de Maria (qui en plus avait des liens avec les petits), j’ai surtout pensé « quoi ? Déjà ? Mais il ne s’est rien passé ? ». Une grosse déception cette semaine, comme quoi, un pilot n’est pas toujours représentatif d’une série. J’espère que ça va regagner rapidement en qualité, parce qu’il serait dommage qu’avec un casting pareil, le reste ne suive pas !

03.pngÉpisode 3 – Want to see something cool? – 18/20
Mike, TV shows don’t kill people.

Les frissons sont de retour et avec eux la claque psychologique de l’émission Candle Cove et des « pouvoirs » qu’elle donne à certains enfants. La série est vraiment bien foutue, car finalement on se demande toujours si Mike ne pourrait pas simplement être complétement cinglé, auquel cas, les meurtres d’enfants seraient les siens. Le stress grimpe lors de cet épisode à plusieurs reprises… Cet enfant qui s’arrache des dents, Mike qui se prend une balle, le monstre de dents qui lui bouffe un doigt, la maîtresse d’école psychopathe, le rêve de tante Pétunia… C’est parfaitement creepy et c’est bien meilleur que la semaine dernière. Je ressors de cet épisode avec des réponses, tout un tas de questions et des frissons qui me font regretter de ne pas me l’être gardé pour Halloween. Non, franchement, rien à voir avec celui de la semaine dernière et tout en commun avec le pilot, cet épisode était génial.

04Épisode 4 – A Strange Vessel – 13/20
Everytime we get someone to Candle Cove we get stronger.

J’ai entamé l’épisode en étant curieux de voir si cette semaine serait creepy ou ennuyeuse. Malheureusement, le début de l’épisode m’a fait rapidement opter pour la seconde option et je n’en ai pas démordu en cours de route, puisqu’il s’agit surtout du traitement des conséquences de la semaine dernière. Lily, la fille de Mike, apparaît assez rapidement comme possédée par son oncle alors que de son côté la shérif intérim mène l’enquête auprès de notre professeur psychopathe préférée. Rien de transcendant, mais cela permet d’avancer dans les intrigues. La possession de Lily tombe vite à plat et est vite résolue, mais mène à la mort de Jessica par les autres enfants possédés traqués par Amy depuis deux épisodes. Dommage, je l’aimais bien moi. En tout cas, il n’y a pas à dire, malgré les lenteurs de cet épisode, le casting est brillant dans les deux temporalités de la série (et particulièrement bien choisi pour les personnages des deux temporalités). Dommage que la saison se déroule totalement en dents-de-scie.

05.pngÉpisode 5 – Guest of Honor – 15/20
The guest of honor has arrived

La théorie voulait que cet épisode soit au comble du creepy, puisque ça fait du un sur deux depuis le début, j’ai donc attendu la nuit avant de le lancer, surtout que les nouvelles du jour étaient assez horribles et prenantes comme ça. Sans en être au comble, c’était totalement weird et plus d’une fois j’ai demandé à ma télé « What the hell? » en cours de route. Amy continue son enquête dans cet épisode et accepte, un peu malgré elle, l’aide de Mike après la mort de Jessica. C’était pas bien passionnant et extrêmement lent, malgré quelques révélations sympas par la prof, des dents et des cauchemars de Mike vraiment bien fichus. L’ensemble reste assez flippant quand on pense à tous ces gamins tueurs dans la nature ou à la scène entre Lily et le monstre en dents. Le problème, c’est que tout ça ne culmine que dans les dernières minutes de l’épisode et qu’il a fallu patienter un peu trop longtemps pour en revenir aux scènes dérangeantes que j’attendais bien plus tôt dans cet épisode. Le rythme est vraiment trop inconstant dans cette série et c’est très con, parce qu’elle réussit très bien à faire venir les frissons quand elle se décide à le faire. Le cliffhanger n’est pas franchement le meilleur qui soit, ça fait un peu cliché, mais ça m’intrigue malgré tout.

06.pngÉpisode 6 – Welcome Home – 14/20
We’re supposed to be together, I’ll stay

C’est déjà la fin de saison pour Channel Zero et j’attendais de cet épisode qu’il m’apporte un maximum de réponses, d’autant que j’ai cru lire qu’il s’agissait d’une série à anthologie, une fois de plus. Et ben, je dois dire que je suis déçu. Je n’ai peut-être pas tout suivi assez attentivement, mais franchement, je suis paumé avec cette série. C’est plutôt cool comme ambiance, j’ai rarement vu aussi creepy, mais mon dieu, c’est beaucoup trop long et inutilement mystérieux. Je ne dis pas, le mystère entretenait une certaine ambiance à la base, mais ça manque trop d’explications pour être agréable à suivre. Mike retrouve son frère et parvient à faire libérer sa fille, pendant qu’Amy se promène dans les bois, en gros. Rares sont les fins de saison aussi lentes à la télévision, et ce n’est pas une bonne chose. Tante Pétunia (elle s’appelle Marla !) manque de se faire tuer, mais avec l’aide d’Amy finit par buter elle-même la maîtresse cinglée. Bien. Le frère de Mike s’échappe de l’écran et l’abandonne dans sa « chambre » et bim bam boum, nous sommes projetés quelques mois dans le futur, avant de revenir en arrière et d’apprendre que Marla a tué son fils. La conclusion de cette saison est belle et vraiment fermée, on peut dire que c’est une réussite, mais je n’aurais pas tout compris à certains détails quand même, à force de ne regarder plus que d’un œil. Tant pis.

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EN BREF – Je reviendrais probablement en saison 2, mais uniquement parce que le pilote était un vrai coup de cœur et que les six épisodes ont su proposer des moments hyper creepy qui me resteront en mémoire encore longtemps. Sérieusement, cette marionnette, ce monstre en dents ou ces enfants tueurs étaient de vraies réussites télévisuelles. L’ensemble des acteurs, et ça inclut les enfants ce qui est rare, est d’une qualité rare, mais la lenteur générale est un vrai défaut plombant l’ensemble de la série.

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One Tree Hill (S03)

Avis : Une semaine tout juste après avoir terminé la (longue et pleine de mensonges) saison 2, je suis de retour devant One Tree Hill pour une saison qui sera forcément riches en rebondissements et évolutions en tout genre. Une confession avant de commencer : voir l’incendie en fin de saison dernière m’a rappelé les résumés que j’avais lu à l’époque dans les Séries Mag de ma sœur. Je balance les spoilers sur la saison dès l’intro : je sais donc d’avance que toute l’intrigue autour de Dan va me souler car l’incendie va revenir en permanence dans la saison.

L’autre truc qui me soule d’avance, c’est l’évolution du couple Brooke/Lucas : je sais très bien comment se termine la série à ce sujet-là et c’est chiant car, préférant un milliard de fois Brooke à Peyton, je ne comprends pas comment on peut faire un choix différent. Peut-être que cette saison m’aidera à voir, allez savoir. Oh, un autre point pour l’introduction : je suis parfaitement au courant qu’il y a un épisode de fusillade au cours de cette saison, car je l’ai regardé pas longtemps après avoir vu la fin de saison 6 de Grey’s Anatomy. Rien ne vaut un trauma moins grave pour en chasser un autre…

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 3, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Bon allez, c’est parti, j’ai envie de savoir ce qu’il advient de Nathan et Haley !

Note moyenne de la saison : 15/20

 01.pngÉpisode 1 – Like you Like an Arsonist – 14/20
Welcome home mom, you haven’t missed a thing

La saison reprend très exactement là où la précédente nous avait laissé, ce qui est plutôt pratique : pas besoin de se prendre la tête trop longtemps sur les cliffhangers. C’est étonnant, mais ça permet de garder le suspens cinq minutes sur le sort de Dan, évidemment parfaitement vivant contre toute attente. Et bam, trois mois passent : sans surprise, Dan a oublié avoir vu son agresseur et son sauveur ; les filles ont toutes pris le temps de changer de coiffure et la structure en flashback est de retour. La mère de Peyton est donc bien morte, mais elle a une mère biologique, comme ça tombe bien pour une énième crise existentielle. Haley ne sait pas comment réparer son couple et Brooke déménage de la chambre de Lucas vers l’appartement de Nathan et Haley qu’elle loue désormais, prenant comme coloc cette dernière. Mouth a rompu avec Erica, ce qui fait un salaire de moins à payer pour la série, et Lucas a toujours des problèmes cardiaques que tout le monde ignore. Quant aux adultes, Karen est de retour seule, Keith aux abonnés absents et Dan/Deb décident enfin et à nouveau de divorcer. Bref, tout cela permet donc de lancer une nouvelle saison avec son lot de dynamiques différentes et d’évolutions. Il faudra voir ce que ça donne, mais pour l’instant, je ne suis pas tout à fait convaincu, même si la vengeance de Dan est supposée apporter un peu de rythme à l’ensemble et motive déjà plus que l’année précédente où c’était l’arrivée de Felix qui le permettait. Bon, je suis un peu déçu par l’évolution de Brooke cela dit.

02.pngÉpisode 2 – From the Edge of the Deep Green Sea – 13/20
You know Peyton one of this day you’re gonna grow up

Y en a un qui a de l’espoir ! Peyton est donc toujours en pleine crise existentielle par rapport à sa mère. On va dire qu’elle a au moins une bonne raison de l’être, pour une fois ; mais elle reste hyper chiante à casser l’ambiance. Nathan revient à Tree Hill sans vraiment se réconcilier pour autant avec Lucas ou Haley et Brooke, pour changer, organise une fête (qui donc n’est pas au top de l’ambiance grâce à Peyton). De son côté, Karen n’est pas revenue avec Andy parce qu’il voulait des enfants et songe maintenant à Keith. OK. Le pseudo-intérêt de l’épisode réside dans l’enquête de Dan qui interroge une bonne partie du casting pour savoir si oui ou non ils ont tenté de le tuer. Et comme le monde entier veut le tuer, c’est pas facile. Le problème, c’est que je me doute bien qu’il va ne pas résoudre l’équation si vite et c’est surtout du gap-filler qui lui permet de penser que Lucas est le méchant (alors qu’il est évident vu le montage du premier qu’il a simplement sauvé Dan des flammes). Et comme Nathan fait son relou et que Brooke est franchement gâchée par son côté fêtarde, je suis pas aidé.

03.pngÉpisode 3 – First Day on a Brand New Planet – 15/20
I saved your life but I should have let you die

C’est la reprise des cours pour le gang qui n’est après tout qu’un petit tas de terminales, faudrait voir à pas l’oublier malgré les affaires de cul, de mariage, de drogues et tout le bordel. Enfin bon, ça fait sacrément bizarre de les voir tous réagir comme des ados normaux dans cet épisode alors que toute la saison dernière cet aspect de la série semblait vraiment oublié. À l’inverse, il était cool de voir que le comportement de Brooke trouvait une pseudo explication du point de vue des scénaristes. Il fallait par ailleurs un peu de drama : Dan essaye de faire virer Whitey mais échoue misérablement, ce qui laisse enfin une victoire à Karen/le reste du casting sur ce Satan, comme le dit si bien le coach. Comme prévu, Lucas a simplement sauvé Dan, ce qui permet une jolie scène où le père tente de tuer le fils pour rien. De son côté, Nathan ajoute un ultimatum à sa relation avec Haley en la menaçant d’un divorce prenant effet un an plus tard. Mouth, lui, fait sa crise d’ado pendant que Brooke écrit constamment des lettres à Lucas, qu’elle ne lui envoie pas. Ah, les ados…

04.pngÉpisode 4 – An Attempt to Tip the Scales – 15/20
I’m running for mayor.

Excellent début d’épisode qui voit Lucas essayer tout un tas de costumes, le genre de truc qui n’arrivent que dans les séries, exactement comme Dan qui parvient à piéger le maire avec des prostituées et postdater son divorce avec Deb, qui se venge en dépensant tout son argent et en lui faisant vivre. L’intrigue sur la mère de Peyton se poursuit, nous offrant des scènes avec son père également. Chaque saison voit ses dramas secondaires et on le tient avec eux cette année, Peyton étant absolument relou comme à son habitude. La soirée costumée est une idée plutôt bien trouvée, surtout que les costumes sont absolument dingues et que je ne savais pas du tout que les Fall Out Boys étaient passés par là. Nathan fait revenir Chris pour aider Haley, mais il en profite déjà pour l’embrasser sans lui dire que c’est lui. C’est d’un classique ! La série s’avère assez prévisible dans cet épisode, mais au moins elle respecte tous les codes du soap, alors ça se regarde en bon guilty pleasure. L’intrigue avance aussi un peu du côté de Lucas, qui avoue enfin à Haley qu’il a besoin de médicaments pour son cœur.

05.pngÉpisode 5 – A Multitude of Casualties – 13/20
Don’t push me bitch!

Cas classique d’épisode qui commence par un bon fight et continue quelques jours avant une fois qu’on est bien appâté. Cas classique, mais je continue de ne pas trop aimer ce genre d’épisode de manière générale. Je reconnais à OTH qu’ils les gèrent plutôt pas mal (le meilleur restant leur premier, qui avait réuni tout le casting). Refusant de voir Dan devenir maire, Karen se présente dans un twist totalement prévisible, Nathan révèle à Haley qu’il souhaite la tester avec Chris, Peyton dramatise encore avec Ellie, Rachel – la nouvelle introduite subtilement dans l’épisode précédent – drague méchamment Lucas sous les yeux d’une Brooke jalouse et le fight final dégénère encore plus quand les filles s’y mettent aussi. En bref, c’était plutôt sympa, mais ça marche quand même moins qu’avant ce genre d’épisode une fois que tout est autant en place.

06.pngÉpisode 6 – Locked Hearts and Hand Grenades – 10/20
Break the rule and it’s social suicide

Sans grande surprise, Haley menace Lucas de le balancer au coach concernant son cœur. C’est jamais que la chose la plus mature et normale à faire après tout. Voilà, à part ça, je sauve de l’épisode la guerre entre Deb et Dan qui est marrante (mais tellement immature que peu crédible) et qui dure déjà depuis un moment. Elle se transforme logiquement en Deb/Karen contre Dan, ce qui promet d’autres blagues pour les épisodes suivants. Le reste était beaucoup trop gênant à regarder, car cet espèce de concours organisé par les cheerleaders est juste pas crédible pour un lycée (parce que tout ou presque se pase dans l’enceinte quand même) et idiot vu l’âge des acteurs. Franchement, c’était déjà assez horrible comme ça, mais ils en ont en plus rajouté une couche avec Mouth ridiculisé (jusqu’à ce que Peyton le choisisse par défaut). Donc oui, c’était juste aussi gênant que l’épisode de vente aux enchères en saison 1.

07.pngÉpisode 7 – Champagne for My Real Friends, Real Pain for My Sham Friends – 13/20
Paradise is gone, seems appropriate.

Bon, ils sont partis pour une saison gênante je crois avec une série de faux réveils étranges, puis des rencards imposés par un jeu stupide, qui pourrait être drôle si tout ça n’était pas aussi horriblement gênant, encore, surtout du côté de Peyton/Mouth, de Brooke/Chris ou de Lucas/Rachel… Comment ça, ça fait plus de la moitié du casting ? Les transitions entre les rencards sont à peu près bien trouvées, ça donne un bon rythme à l’épisode, mais c’est pas dingue à suivre non plus. Je me sens un peu perdu dans ce quart de saison, on sent qu’ils n’ont pas envie de faire bouger les choses outre-mesure tant qu’on arrive pas à des épisodes importants ou des fins d’épisodes. Qu’à cela ne tienne, au moins Peyton aura appris qu’elle n’est pas la seule à souffrir et avoir un drame familial (ce qui est probablement la pire des idées, parce que maintenant elle va se développer un nouveau trauma) et Brooke couche avec Chris… Crédible, crédible. Finalement, la meilleure partie de l’épisode (la plus drôle en tout cas) revient à Karen et Deb qui détruisent une des affiches de campagne de Dan. C’est dire.

08.pngÉpisode 8 – The Worst Day since Yesterday – 14/20
Your marriage sucks. Fix it.

Lucas a surpris Brooke en train de coucher avec Chris et c’est donc le départ d’une nouvelle crise de larmes pour elle, qui l’a un peu cherché cette fois. On notera la grande logique de la série des casiers par ordre alphabétique bien vite abandonnée ou les après-matchs sans sac (pour Lucas). Bon, donc, que retenir de cet épisode ? Pas grand-chose, Brooke est misérable, Chris est un connard, Nathan et Lucas ne sont toujours pas les meilleurs amis du monde, Karen et Dan continuent leur campagne… En fait, il n’y a quasi pas d’évolution entre la fin du 7 et le 8, et en plus, les Ravens perdent leur premier match de la saison. Tu parles d’une équipe, tu parles d’un épisode ! Heureusement que Mouth aide un peu à faire bouger les choses avec sa vidéo de Dan. Je me demandais bien à quoi ça pouvait servir qu’il soit là… Enfin bon, l’épisode reste plaisant à regarder, je le reconnais.

09.pngÉpisode 9 – How a Resurrection Really Feels – 17/20
Chris Keller’s work here is done.

Les filles se font arrêter pour vol, ce qui dure à peu près deux minutes parce qu’allez savoir comment elles ont du fric (et Lucas aussi) ; Nathan est forcé de faire un road-trip avec Chris et Dan se souvient soudainement qu’il a une vengeance sur le feu (oui, ce jeu de mot est volontaire, parfaitement). C’est de toute manière l’épisode où les scénaristes semblent se rappeler de beaucoup de pistes lâchées en cours de route : Haley comprend qu’elle a embrassé Chris à Halloween et celui-ci l’avoue à Nathan après une partie de poker qui tourne évidemment mal parce qu’il a triché, Brooke se trouve un futur avec les fringues qu’elle dessine, Andy réapparaît en tant que bouquet de fleurs donnés à Karen… Disons que ça fait facilement deux ou trois épisodes que tous ces sujets devraient avoir été abordés, mais bon. On apprend finalement que Deb est responsable de l’incendie, Chris se barre, Dan est maire et Nathan récupère les CDs des compos d’Haley ce qui leur permet de se réconcilier. Oh et j’oublie totalement de parler de Peyton, évidemment, puisqu’elle passe l’épisode à se donner la réplique après avoir perdu son putain de bracelet. Ouais, j’accroche toujours autant au personnage de Peyton… Tout ça ressemble fortement à une mi-saison, surtout quand Lucas et Brooke se réconcilient alléluia ! J’avais oublié à quel point même en lisant les résumés j’étais totalement pour ce couple, et c’est encore pire maintenant que je regarde !

10.pngÉpisode 10 – Brave New World – 15/20
You didn’t have the courage to leave him but you had the courage to kill him?

L’épisode commence par un excellent résumé de la saison, un peu long vu que j’enchaîne juste après le 9, mais vraiment bien foutu. Et donc, voilà, une scène de Brooke/Lucas est largement suffisante pour qu’il court aussitôt dans les bras de Peyton qui a besoin de lui pour aller voir sa maman (juste pour le laisser dans sa voiture aussitôt qu’ils arrivent sur place). C’est un peu la même chose pour Nathan et Haley, puisqu’à peine réconcilié avec sa femme, il se retrouve à l’hôtel avec sa mère qui lui avoue qu’elle ne reviendra pas à Tree Hill parce qu’elle a tenté de tuer son père. Et bonne journée quand même. Brooke réussit tellement bien dans son nouveau job qu’elle panique totalement et exploite absolument tout le monde, à l’exception de son petit-ami qui retrouve une amie sortie de nulle part. PS : excellente BO dans cet épisode qui a passé deux/trois chansons qui sont quelque part sur mon ancien ordi.

11.pngÉpisode 11 – Return of the Future – 14/20
S-U-C-K. What’s that spell? Ravens.

Keith est de retour et c’est Brooke qui paraît en être la plus heureuse (en tout cas, ce n’est pas moi, sa disparition n’a fait que prouver qu’il ne manquait pas tant que ça), même si Karen ressemble soudainement à une ado. Le coach empêche l’équipe de s’entraîner en leur faisant nettoyer un vieux gymnase, Haley et Nathan ont une énième dispute (mais pour une fois Nathan a probablement raison) et Peyton embarque sa mère dans la constitution d’un album caritatif. Il est par ailleurs intéressant de découvrir que Deb a empêché Keith de tuer Dan, puis lui a tout avoué. Cela permet de faire la lumière sur toute cette histoire (surtout que Karen ne le savait pas encore). C’est finalement une intrigue moins chiante à voir que ce que je m’en souvenais dans les résumés que j’avais lu. À l’inverse, l’intrigue Brooke/Rachel et la ligne de fringue avait l’air plus intéressante que ce qu’elle n’est réellement. L’épisode se termine sur l’arrestation de Keith au moment où il embrasse enfin Karen, sympa. Dan continue donc de faire chier son monde (et la série de créditer des gens qui ne sont pas là, comme Deb).

12.pngÉpisode 12 – I’ve Got Dreams to Remember – 13/20
In today’s episode Keith Scott discovers : you play with fire you’re gonna get burn

L’épisode débute par une nouvelle séquence de rêve d’Haley qui prépare son avenir, comme tous les autres ados, avec une conseillère d’orientation pendant que Keith se fait interroger par les flics. Cela fait une séquence plutôt sympa et un thème plutôt réussi pour l’épisode qui les voit tous commencer à s’interroger sur le futur ; un truc qui peuple vraiment la dernière année de lycée. Pour autant, le drama continue : Dan explique à Haley d’où vient l’argent qui la produit, Brooke découvre que Rachel n’est pas si sympa et voulait simplement la tenir éloignée du concours de cheerleaders, Nathan sèche un cours organisé par son père et ne peut donc pas jouer le match devant les officiels d’une grande université. C’est sympa et ça fonctionne plutôt bien tant en terme de rythme que de développement des personnages, même si j’aimerais que ça avance un peu plus vite.

13.pngÉpisode 13 – The Wind that Blew My Heart Away – 16/20
What else do you remember?

Une coupure d’électricité provoque tout un tas de remous à Tree Hill dans toutes les intrigues. Dan en profite pour s’infiltrer chez Keith qui, lui, en profite pour être avec Karen. Lucas et Brooke s’engueulent une fois de plus parce que cette dernière est soudainement irrationnelle et jalouse de sa meilleure amie, qui de son côté s’apprête à voir partir sa mère biologique. Nathan et Haley se rapprochent à nouveau comme lors de la première saison, c’est chou, et Mouth prend des cours de confiance auprès de Rachel. Grosso modo tous les couples se prouvent leur amour sous la pluie battante parce que c’est plus romantique d’être trempés quand même. Et après tout, c’était un très bon épisode qui développait bien chacune des relations et pas mal de personnages sans grands efforts. Ça donnerait presque envie de voir plus souvent ce genre de tempête. Dommage, ça se termine sur la mort d’Ellie et une Peyton à nouveau dévastée par ce drame qu’elle découvre bien sûr. OK, merveilleusement jouée même si je ne l’aime toujours pas pour autant (surtout qu’elle a bien sous-entendu qu’elle aimait encore Lucas). Enfin, Dan semble avancer en retrouvant un carnet soigneusement planqué par Keith… Plus d’infos là-dessus plus tard, j’imagine.

14.pngÉpisode 14 – All Tomorrow’s Party – 15/20
One last thing girls, have fun!

C’est l’heure du fameux grand week-end de Brooke qui ne se passe pas du tout comme prévu : son défilé est décalé d’une journée, ce qui pose problème pour son concours de cheerleaders. L’épisode se délocalise donc de Tree Hill comme à son habitude pour le tournoi de basket/cheerleading dans un hôtel qui réunit tout le monde. Voilà qui simplifie le travail des scénaristes pour justifier que les personnages passent tout leur temps ensemble. Brooke, de son côté, atterrit bien sûr dans une fête pas clean avec une top model supposée avoir 15 ans, Peyton est coincée avec Rachel qui manigance un autre plan machiavélique, Lucas et Nathan se retrouvent chez le pote d’été de ce dernier. C’est pas très passionnant, mais c’est un épisode plutôt pas mal construit qui réussit à mettre Lucas et Peyton dans le même lit et à les faire surprendre par Brooke. Pas incontournable, mais plutôt marrant en terme de twist, surtout pour la construction du personnage de Brooke. Je n’en pouvais plus de voir Peyton pleurer et c’était donc plutôt sympa de les voir finalement toutes se mettre à danser après le plus grand fail possible. Une conclusion très cool à un épisode banal, j’approuve !

15.pngÉpisode 15 – Just Watch the Fireworks – 16/20
Everyone at Tree Hill High is a liar

Ah c’est dur. C’est dur de savoir ce que va donner dans l’épisode suivant et de dire que c’est dommage que la révélation de la time-capsule soit si vite expédiée et pas plus dramatique. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode et cette intrigue, comme chaque fois avec ce type d’épisode où les personnages découvrent ce que les autres pensent d’eux (Community étant clairement les maîtres de l’art pour ce type d’épisode). Beaucoup, beaucoup de choses se déroulent dans cet épisode qui voit le fameux concert de charité organisé par Peyton et Ellie prendre place, après un boost apporté par les boobs de Brooke. La majorité des problèmes semble régler : Haley et Nathan ont enfin retrouvé un équilibre, Karen et Keith sont prêt à se marier et assument leurs fiançailles aux yeux de tous, même Lucas est en paix avec le reste du monde. Oui, mais… En creux, il y a toute une réflexion douloureuse sur le lycée, la popularité, la difficulté d’être un ado et, oui, c’est cliché… Sauf que ça titille des vérités gênantes. L’épisode date d’il y a plus de dix ans, mais dans le fond, le principe de ce qu’est un lycée n’a pas changé. Bref, je vais enchaîner avec le suivant que je me suis probablement auto-survendu à l’avoir autant aimé la première fois que je l’ai vu (car oui, je l’avais déjà vu après en avoir lu le résumé dans Séries Mag, faut suivre).

16.pngÉpisode 16 – With Tired Eyes, Tired Minds, Tired Souls, We Slept – 20/20
Can’t you see past that? It’s only 700 days.

C’est toujours aussi gênant après tout ce temps. Cet épisode est gênant, parce que c’est un excellent traumatisme qui réussit parfaitement son travail : il déstabilise tout l’équilibre de la série par ses plans d’un lycée désert et intervient au moment où l’attachement aux personnages est vraiment fort. Les deux derniers épisodes se sont conclus sur des moments vraiment joyeux, alors forcément, une telle angoisse, ça surprend. Certes, Lucas, Nathan et Keith sont totalement insupportables à jouer les héros. Certes, Peyton a une nouvelle occasion rêvée de gémir pendant tout un épisode, mais on ne peut même plus lui en vouloir. Certes, Jimmy est légèrement trop caricatural à être introduit dans l’épisode 15 et péter un câble si vite, sauf que bien sûr, c’est totalement voulu de la part des scénaristes et fait partie d’une esquisse très précise de la psychologie des tireurs. C’est précisément l’idée derrière la critique acerbe : ce n’est qu’un adolescent invisible qui un jour pète un câble. Ça et les journalistes tous charognards. Je ne m’étais pas survendu l’épisode : il est toujours aussi grandiose, même si je n’en aime pas vraiment les conséquences, même si je n’ai jamais accroché au personnage de Keith et ne suis pas si triste que ça – pour le coup, Brooke comprenant qu’elle ne connaît même pas les étudiants de sa classe est bien plus marquant. Bon, clairement le meilleur épisode de la série depuis le début et une très, très belle heure de télévision, écrite avec soin et parfaitement maîtrisée.

17.pngÉpisode 17 – Who Will Survive and What Will Be Left of Them – 16/20
Did I raise an idiot ?

Oui, Karen, tu as élevé un idiot et c’est toi qui le dit. Pardon, mais la culpabilité de Lucas m’a un peu saoulé et rappelé la manière dont Peyton se morfond habituellement. Pendant ce temps, Brooke fait tout ce qu’elle peut pour que ça se passe mieux pour Lucas avec une fête improvisée au lycée, Haley et Nathan vivent leur vie d’amoureux, Peyton est étonnamment cool avec tout ça ce qui se comprend vu qu’elle est draguée par un des Fall Out Boy, Karen s’en prend à son fils et Micro se console dans les baisers de Rachel qui lui révèle que tout est de sa faute car elle a diffusé la capsule temporelle. La structure de l’épisode est ce qui le rend meilleur que beaucoup d’autres, en s’intéressant aux cinq étapes du deuil traversées par Lucas. C’est un peu rapide en quarante minutes, mais ça fonctionne plutôt bien et il reste d’autres révélations pour rythmer l’épisode. C’est en revanche beaucoup moins bon du côté de Dan qui maintenant se met à culpabiliser en voyant son frère enfant à tous les coins de rue. Après les flashbacks de l’incendie, c’est donc les flashbacks de Keith qui vont le hanter et nous faire chier ? Je vous jure j’ai tellement levé les yeux au ciel à chaque putain de fois. Dommage, car autrement l’épisode s’en tire très bien. Cette capsule temporelle relève vraiment le niveau de la série, il n’y a pas à dire et Brooke continue de s’imposer comme LE personnage de la série, qui se retrouve maintenant à vivre chez Peyton. Ce sera plus pratique pour les plans à trois avec Lucas…

18.pngÉpisode 18 – When It Isn’t Like It Should Be – 15/20
Make no mistake : I’m here for everybody but you

Il est temps de relâcher un peu les vannes dramatiques et de se concentrer désormais sur le fun : l’ensemble du casting se rend dans une cabane dans les bois appartenant aux parents de Rachel. C’est d’une logique absolue. L’épisode est plus soft que les derniers et est surtout plutôt sympa car, comme le souligne Mouth, il permet de montrer la guérison de chacun. Pour autant, les pistes dramatiques sont encore là : Karen est sept pieds sous terre, mais prévoit probablement une revanche sur Dan ; Rachel ne s’attend pas à la vengeance de Brooke (quelque chose me dit qu’elle a son journal intime ou la preuve qu’elle est responsable de la fuite de la capsule, sans le savoir encore)… Bref, il y a encore de quoi faire. Plus ridicule est l’histoire de Peyton avec des Pete des Fall Out Boy (c’est littéralement son nom dans la série chaque fois qu’il est question de lui, au cas où on oublierait), qui me laisse totalement de marbre tellement ça fait midinette amoureuse du bad boy. Un classique pour Peyton, même pas surprenant. J’aime toujours autant la relation Brooke/Lucas et celle, plus chaotique, de Nathan et Haley. La sous-intrigue sur la bague d’Haley permettait de bons gags et, malgré quelques lourdeurs, fonctionnait plutôt bien côté mignonitude. La série reste sur une bonne voie en ce qui me concerne.

19.pngÉpisode 19 – I Slept With Someone in Fall Out Boy and All I Got Was This Stupid Song Written About Me – 15/20
I can’t play tonight

Lucas redevient l’ado insupportable durant cet épisode, cachant son problème cardiaque et n’encaissant toujours pas le décès de son oncle. Brooke se venge de Rachel et n’a qu’une photo de son passé d’obèse, j’espérais tellement plus de cette intrigue, c’est décevant (mais bien fait pour elle). L’oncle de Nathan et Lucas est de retour et je ne sais toujours pas bien à quoi il sert à part coucher avec Rachel. En parallèle, Karen se morfond toujours malgré l’aide de Deb et Whitey, ce qui se comprend, mais qui est très mal joué je trouve. Peyton continue d’être particulièrement soulante avec son Pete from Fall Out Boy (on finit vraiment par le savoir). Haley et Nathan stagnent un peu dans leur histoire de remariage, mais prennent la décision de ne plus coucher. Un classique. Lucas avoue enfin à tout le monde qu’il a un problème cardiaque. C’est une bonne chose de se servir de ça pour faire avancer l’intrigue Karen, une vraie bonne trouvaille. Le retour de Jake sort d’absolument nulle part, mais j’accroche tout autant alors qu’en parallèle Mouth se fait donc déjà tromper par Rachel, ce qui est juste n’importe quoi.

20-2.pngÉpisode 20 – Everyday is a Sunday Evening – 13/20
God, I love this game

Lucas ne joue plus au basket, ce qui est une jolie redéfinition pour la série. Dan pète à nouveau un câble alors que Peyton apprend à vivre avec un Jake qui chante grave bien et est enfin capable de s’entendre avec Nikki. De son côté, Mouth a le cœur brisé, ce qui le réconcilie avec Brooke et lui permet de découvrir l’identité de l’amant de Rachel, comme c’est brillant. Cela dit Mouth est un gentil et ne dit rien, mais l’oncle Cooper découvre bien sûr la vérité au match de son neveu. Rien de bien fascinant (bon si, les décolletés de Rachel, OK), simplement un soap drama qui se déroule à son rythme plutôt lent. Un épisode si banal est un peu étrange après les événements traversés par Tree Hill, mais l’intrigue autour de Dan avance évidemment : Nathan et Deb le forcent désormais à rester à distance d’eux. Nathan, d’ailleurs, qui réussit à mettre le point final du match, comme si de rien n’était, sans pression, sans regarder, normal pendant que Peyton demande Jake en mariage. Grosse crédibilité cet épisode, quoi. Heureusement que Lucas n’est pas là, ça améliore un peu le tout avec un relou de moins (mais pour une fois, j’aurais bien aimé qu’il soit là car son intrigue est intéressante).

21.pngÉpisode 21 – Over the Hills and Far Away – 15/20
She made me something that is so… Brooke

Cet avant-dernière épisode de la saison se concentre un peu moins sur le drama pour insister un peu plus sur le fun. Avant tout de chose, ça reste One Tree Hill, c’est donc Peyton qui fout en l’air l’ambiance de l’épisode, comme c’est original, en disant « Je t’aime Lucas » pendant son sommeil, ce qui, bizarrement, ne plaît pas plus que ça à Jake. Et c’est ainsi que leur projet de mariage tombe à l’eau, mais franchement, je m’en fiche un peu. Pendant ce temps, Brooke s’avère être la meilleure amie du monde pour Haley. Elle lui dessine une robe immonde et, bien que vexée que cela ne plaise pas à Haley, elle continue de lui préparer le meilleur des spectacles pour un dîner-surprise génial. Sans vraie grande surprise, Peyton parvient à tout ruiner à nouveau. Non mais vraiment, y a des personnages comme ça… je comprendrais jamais pourquoi ils sont écrits. Peyton en fait partie et elle entraîne toujours Lucas avec elle, puis Brooke en lui annonçant la nature de ses sentiments pour Lucas. Brooke qui parvient malgré tout à fournir la robe parfaite à Haley, normal.

22.pngÉpisode 22 – Show Must Go On – 18/20
Do you love him?

« Oh non » furent mes premiers mots devant l’épisode : j’avais oublié l’accident de voiture dont j’ai pourtant tant entendu parler dans les résumés que j’ai pu lire. Nathan est hanté par un cauchemar qui ne peut qu’inquiéter rien que parce que la série utilise « Chasing Cars » et que putain j’ai vu Grey’s Anatomy moi. Ces quelques notes suffisent à me jeter en dépression alors même que c’est censé être un épisode joyeux. C’est un très bon final qui vient conclure différentes intrigues : Dan apprend que Deb est responsable de l’incendie et qu’il a tué son frère pour rien ; Nathan et Haley se marient enfin ; Brooke gifle Peyton (ALLELUIA) avant même d’apprendre de la bouche d’un Lucas stupide qu’elle a encore embrassé son mec, Mouth regrette Rachel qui regrette Coop, Karen est enceinte. Beaucoup de montages musicaux pour une fin excellente et riches en drama, forcément. Les scénaristes profitent de chaque occasion qu’ils ont créé avec beaucoup de vices, surtout concernant les grossesses de Karen et… allez savoir, Brooke, Haley, Rachel ? Et comme personne n’attache sa ceinture dans cette série, il fallait bien un accident…

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EN BREF – C’était largement mieux cette saison, malgré une inégalité certaine entre les épisodes. Il y a ceux qui sont lents et n’avancent à rien, puis d’un coup ceux qui bouleversent toute la dynamique de la série. Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux après trois ans et enfoncent toutes les portes ouvertes que le drama leur laisse. Et je dois dire que ça fonctionne plutôt pas mal. Si la saison 2 m’a laissé une forte impression d’ennui et de qualité très faible, cette saison 3 me donne au contraire l’image d’une saison qui se dévore assez vite avec des épisodes forts, comme la fusillade ou ce final bien plus marquant qu’un petit incendie de rien du tout. Je ne me souvenais pas du tout de cette grossesse en suspension, c’est assez bien joué je trouve et ça donne envie d’aller découvrir la saison 4, bien plus en tout cas que ce petit accident de voiture.

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