Tales of the Walking Dead – S01E02

Épisode 2 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !

Spoilers

Gina travaille pour une bosse qu’elle ne peut pas Blair-er. J’ai tout donné sur le jeu de mots, tant pis pour le résumé de l’épisode.

I just wanted a snack.

Eh beh voilà, c’est enfin ce que j’espérais de la série : un épisode qui nous présente un personnage avant que le monde ne parte en vrille. Très vite, nous savons qui sont les deux héroïnes du titre de l’épisode : une patronne et sa secrétaire qui la déteste. La patronne est Blair, la secrétaire qui la déteste est Gina.

C’était plutôt marrant à voir franchement. En quelques répliques, on déteste à notre tour Blair, parce qu’elle est écrite pour qu’on la déteste. C’est une patronne insupportable qui est plutôt contente d’entendre tout le malheur qui arrive dans le monde parce que cela va lui permettre de faire plus de profit : elle dirige une compagnie d’assurance. J’aime sa manière d’être détachée de tout le mal qui pourrait arriver autant que sa secrétaire qui fait la liste de ses défauts sur son ordinateur.

C’était efficace de voir la franchise s’aventurer dans l’humour comme ça, même si c’était un peu lourd par moments. Et c’est dingue de se dire que cette apocalypse était prévue pour 2010 à l’origine. C’est vraiment passé vite ces douze ans. La pauvre Blair avait pour intention de partir en vacances, par contre, parce que même si elle dit que tout va bien dans le monde, elle refuse de rester aux Etats-Unis alors qu’elle a l’argent pour s’enfuir. C’est toutefois compliqué pour elle de pouvoir partir : il n’y a plus d’essence parce que l’apocalypse zombie commence à se mettre en place.

Elle se retrouve donc coincée à la station essence avec son mari, et c’est là que ça va partir en vrille. Alors qu’elle est prise dans ses problèmes et inquiète de savoir si Gina lui vole ses mugs ou non, elle voit alors Gina débarquer à la station essence. Ce n’est pas cool : Blair lui avait demandé de rester jusqu’à la fermeture. Cette faute professionnelle de Gina, c’est trop pour Blair : elle sort de sa voiture pour aller la virer sur le parking directement.

Oui parce qu’entre temps, Gina a fait demi-tour en constatant que la boutique de la station-service était en pénurie d’à peu près tout. Elle voulait juste se prendre un snack, mais c’est en vain. Une fois virée, Gina décide de se barrer bien vite quand elle voit passer une voiture avec ce qui ressemble fort, sur le siège passager, au cadavre d’un homme, mordu au cou. Il y a de quoi paniquer, surtout que sa voiture à elle est coincée par une autre, garée derrière elle.

Comme nous sommes aux Etats-Unis, Gina décide de prendre dans son coffre un flingue pour aller tirer sur le camion-citerne venant juste d’arriver pour refaire le stock des pompes à essence. Un flingue dans une station-service ? Pas la meilleure des idées. Très rapidement, Blair essaie de raisonner Gina, en vain : elle veut juste voler le camion.

C’est loin d’être une décision logique, mais bon, admettons. Le problème, c’est que le camion était justement en train de remplir les pompes, donc c’est trop risqué. Un officier de la police d’Atlanta (décidément, toujours Atlanta) débarque alors pour essayer de l’arrêter, mais sans succès. La situation se tend et dure un peu trop longtemps : le passager mort que Gina avait vu se réveille et mord alors sa femme, sur le parking derrière eux.

La distraction est effrayante, mais suffisante pour que la situation se tende et parte en vrille. Le flic tente de récupérer à son tour le camion après avoir pris le flingue des mains de Gina, le chauffeur du camion ne se laisse pas faire, un coup est tiré et… la citerne explose.

Alors par contre, ce n’est vraiment pas un épisode que j’imaginais possible pour la série – et pour la franchise – ce qui suit. Après cette explosion et le générique, on revient en effet en arrière pour suivre à nouveau Gina et Blair dans la première scène de l’épisode. Clairement, elle se souvienne de ce qu’il s’est passé ? Une boucle temporelle ? Avec une visée humoristique dans les personnages mis en avant ? Mais ? J’adore ?

Pardon, trop de questions, mais vraiment, je ne m’y attendais pas du tout. L’épisode est absolument génial à partir dans un délire de boucle temporelle. Cela n’a pas trop de sens, mais j’imagine que le format de l’anthologie libère totalement les vannes créatives et que les scénaristes peuvent désormais faire ce qu’ils veulent. Partant de là, ils proposent donc une boucle temporelle amusante, avec une Gina beaucoup moins radicale et excessive auprès de ses employés.

Elle tente, malgré son déjà vu, de partir en vacances avec son mec quand même. Pas de chance pour elle, malgré son avertissement en quittant le boulot, Gina débarque à nouveau à la station-service. Avant de rentrer dans le magasin, toutefois, elle se retourne pour constater que Blair est bien là. Ce n’est pas qu’un déjà vu, mais bien une boucle temporelle.

Très vite, ça part en vrille à nouveau, Gina décidant de s’y prendre un peu plus tôt pour voler le camion. Cela permet à Blair de remarquer que le policier est mordu au poignet, mais aussi d’apprendre de sa part qu’ils n’ont pas beaucoup de temps. C’est bizarre. Bon, le plan de Gina fonctionne en tout cas : elle réussit à voler le camion cette fois-ci, mais elle laisse Blair derrière elle.

On remarque que Blair n’en a rien à faire de son mec : elle préfère courir après Gina pour l’empêcher de partir avec le seul camion capable encore de quitter la ville. Pas de bol, en se mettant en travers du chemin de Gina, elle la force à braquer et à provoquer un accident.

La troisième boucle peut alors commencer. Cette fois, les deux femmes se souviennent très bien de ce qu’il s’est passé, et Gina ne compte pas rester au travail, du tout. Elle démissionne bien vite, les deux femmes s’engueulent sur le parking, Gina assure qu’elle n’ira pas à la station-service, Blair s’y rend malgré tout et… elle y voit Gina débarquer.

Ayant crevé son pneu, celle-ci reprend son plan habituel, mais en étant encore plus rapide. Blair quitte son mec bien vite pour s’approcher et voir ce qu’il se passe, menant à une scène où cette fois-ci, c’est le chauffeur du camion qui parvient à s’enfuir et le conduire. Pas de bol pour lui, le flic et Gina en viennent aux mains en même temps et un coup est tiré. Bien sûr, c’est le chauffeur qui se prend la balle et meurt sur le coup.

Il reste tout de même un enfant, celui du flic, dans le camion, et ça fait réagir Gina qui part aussitôt en courant pour l’aider à conduire le camion depuis l’extérieur du camion, s’accrochant comme elle peut à la portière. Blair, elle, réussit à sauter à l’arrière du camion, à monter dessus, à tomber sur le capot avant, et tout ça sans le moindre accident. C’est complètement barré comme scénario, ça m’a bien fait rire malgré de mauvais effets spéciaux.

Et bien sûr, ça ne fonctionne toujours pas : Gina parvient à monter dans le camion et prendre le volant… mais elle se fait mordre par le conducteur du camion, transformé en zombie. Sans avoir été mordu avant. Dire qu’il a fallu deux saisons pour en arriver là dans The Walking Dead. Dans la boucle suivante, Blair a du mal à s’en remettre et le raconte comme si de rien n’était face à tous les employés, bouche bée.

Il y a de quoi l’être, parce qu’ensuite Gina remet une fois pour toute Blair à sa place, lui indiquant qu’elle est beaucoup trop égoïste pour connaître le monde qui l’entoure. Tout ce qu’elle reproche en boucle à Gina ? Il y a une explication logique quand on connaît un peu les employés de la boîte, et j’ai trouvé ça cool à voir. Bon, par contre, cette dispute entre les deux mène à une nouvelle séparation qui leur fait perdre du temps.

Blair décide donc d’appeler la police pour prévenir de l’attaque de Gina, et c’était hilarant à voir. Cela mène à une scène où les deux femmes se battent en en venant aux mains alors que Gina est menottée et à… un accident quand une voiture le percute. C’était marrant et ça mène à un montage encore plus marrant où l’on suit plein de morts des deux femmes. Il y a même une fois où Gina est un zombie, ce serait intéressant de savoir ce qui lui reste comme souvenirs après tout ça.

En tout cas, ça mène aussi à une scène où les deux laissent les employés complètement dévastés par ce qu’il se passe : Gina et Blair paraissent être amies, Blair n’engueule pas Gina qui détruit la machine à snacks de la boîte, rien ne paraît normal. Elles s’enferment dans les toilettes, juste ce qu’il faut pour savoir qu’elles ne pourront pas être amies de toute manière.

J’ai bien aimé l’idée de Blair qui insiste pour dire que Gina a besoin d’elle afin de quitter la ville, de même que j’ai aimé voir Gina lui demander de la laisser partir seule pour une fois, parce qu’elle veut aller sauver ses neveux dans un parc du centre-ville. Bien sûr, Gina n’atteint pas le centre-ville et est morte avant, tandis que Blair en arrive à un point où elle décide de se rattraper auprès de ses employés, de larguer son mec et de se suicider en se faisant bouffer par un zombie.

Apparemment, cela fait beaucoup trop mal et est la pire des manières de mourir. Bon à savoir ? On s’en doutait un peu tout de même. En tout cas, reprendre une nouvelle fois la boucle alors qu’elles étaient seules jusque-là ça les mène à la conclusion évidente depuis le début de l’épisode qu’elles devraient peut-être travailler ensemble pour réussir.

Malheureusement pour elles, ça suppose de laisser Wendell, l’enfant du flic, mourir. C’est un peu triste pour lui, mais bon, admettons. Elles s’en remettent assez vite, décidant d’aller en ville ensemble pour récupérer les neveux de Gina, et tant pis pour le reste. C’est tout de même une occasion pour elles d’apprendre à se connaître mieux. Gina découvre ainsi que Blair a perdu son père moins d’un an avant.

Ensemble, elles parviennent ensuite à sauver tout un tas de gens qui couraient face à une des toutes premières hordes de zombies sur les routes d’Atlanta. Elles le font en faisant exploser des voitures avec de l’essence de leur camion-citerne. Bordel, l’essence va devenir une denrée si rare et précieuse si vite dans la série-mère, c’est frustrant de voir ça.

Surtout que, de manière prévisible, ça finit par faire exploser aussi leur camion. Toutefois, cette fois-ci, elles survivent. Elles cherchent alors à expliquer comme elles peuvent la boucle temporelle, avec le syndrome de « folie à deux » que Gina découvrait en début d’épisode sur son ordinateur (et qui fonctionne probablement avec la mise en scène de l’écran divisé en deux quand elles voient la première fois un zombie manger quelqu’un ?), puis se relèvent, contente de voir qu’elles ont réussi à vivre au-delà de 17h. C’en est presque frustrant que ce soit une anthologie, parce que je les aime bien.

Je ne sais pas trop quoi faire de l’épisode au sein même de la franchise, mais j’ai passé un super moment devant.

Tales of the Walking Dead – S01E01

Épisode 1 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.

Spoilers

Un an après les premiers zombies, Joe sort de son bunker pour faire un long voyage.

Are you afraid ?

L’épisode commence par un type tranquillement en train de revoir un match de foot qu’il connaît par cœur. Ma foi, si l’apocalypse avait frappé depuis 402 jours le monde et que j’avais un abri anti-nucléaire comme le sien ET que je vivais seul avec un chien… possiblement que moi aussi je regarderai en boucle les mêmes épisodes de séries. C’est important d’avoir des DVD pour ça d’ailleurs !

Le truc, c’est que le chien vieillit tout de même, donc au milieu de la routine qui consiste à sortir le chien pour qu’il aille faire pipi dans le jardin tous les jours, il y a quelques petits problèmes qui finissent par lui arriver. Le chien fait de plus en plus pipi partout parce qu’il vieillit, et ça force notre monsieur à sortir le chien en pleine nuit.

Ce n’est pas un bon calcul pour lui : le chien se fait finalement bouffer par un zombie, malgré toutes les précautions de son maître. D’un coup, la routine paraît bien fade : le personnage est clairement en deuil et est dégoûté de ne plus pouvoir s’occuper de son chien. Il n’a même plus de Sudoku pour s’occuper en plus. Bref, il déprime.

Moi aussi, un peu. Autant l’idée d’une anthologie fonctionne bien, autant j’aurais aimé qu’on commence par un épisode qui reprend vraiment au commencement de l’apocalypse. Là, c’est un peu frustrant de voir que le monde est déjà parti en vrille quand tout ce que tout le monde demande, c’est d’en revenir au début de cet univers. Tant pis.

L’homme a donc un bunker et tout ce qu’il faut pour survivre, mais il se sent seul. Il est persuadé d’être le dernier humain en vie dans sa région – c’est une erreur grossière – et il décide alors de partir de chez lui en moto. C’est bien, c’est discret, ça ne va pas du tout attirer les zombies ça. S’il décide de partir, c’est surtout parce qu’il sait qu’il n’est pas le seul dans un bunker. Ainsi, il a imprimé ses conversations avec une nana qui avait acheté elle aussi un bunker.

Il souhaite la retrouver après avoir refusé de la rencontrer une bonne année plus tôt, mais bon, admettons. Partir en moto ? Pire idée du monde. Il tombe vite dans des pièges et se retrouve ainsi prisonnier d’une femme qui a vécu seule un peu trop longtemps elle aussi. Je suis super content de retrouver Olivia Munn sur mon écran, mais je ne m’attendais certainement pas à la voir ici et dans ce rôle-là.

Son rôle ? Elle fait de Joe son prisonnier (oui, il s’appelle Joe), elle est dans un délire d’énergie mal écrit, elle mange bio depuis avant l’apocalypse et elle le recrute le lendemain pour qu’il soit son chauffeur. Elle connaît toutes les routes du coin, mais elle n’a pas de véhicule. Lui, il a sa moto. Le roadtrip est plutôt longuet à suivre, et encore, on nous épargne une bonne partie de celui-ci. On a toutefois droit à la pause pipi de Joe, menotté, et au fait qu’il a des écouteurs qui fonctionnent encore. Il chante donc plutôt que d’écouter sa co-pilote qui continue de le braquer avec son flingue tout du long. Ou pas. Franchement, il a à peu près une centaine de moyens de s’échapper, mais il ne le fait pas.

C’est donc bien fait pour lui quand Evie (c’est son nom d’après le titre de l’épisode) se met à fouiller dans ses affaires pour apprendre à le connaître et savoir si elle peut lui faire confiance. C’est à peu près évident que ce duo est fait pour rester ensemble un bon moment, mais bon. En plus, ça me fait rire, cette histoire de confiance : elle n’a pas confiance en lui, par contre, faire du feu dans une forêt probablement pleine de zombies et dormir à côté d’un type qui pourrait la défendre, mais est menotté ?

Pas un problème. Ils passent une autre journée à parcourir l’Ohio le lendemain et durant la nuit, ils sont assez logiquement attaqués par un groupe de zombies bien dégueulasse. J’ai bien aimé le zombie à travers duquel on voyait, c’était rigolo – mais ça indique une grosse souffrance pour lui tout de même : il n’a pas de cœur. On découvre aussi qu’Evie a fait de la Capoeira et qu’elle s’en sert pour survivre.

Survivre ensemble à une attaque de zombies, ça rassure apparemment. Et ça rapproche : les deux personnages se font désormais confiance et passent du temps ensemble, sans menotte. J’ai bien envie de les apprécier, mais bon, je ne sais pas si ça sert à grand-chose : de toute manière, à la fin de l’épisode, c’est fini pour eux. Je soupçonne quand même les scénaristes d’introduire des personnages qui finiront dans une autre série à un moment ou un autre, mais bon, en attendant, c’est censé être un épisode et puis c’est tout.

On apprend malgré tout à connaître Evie, histoire de s’attacher à elle. Je suis partagé : ça ne me sert à rien de savoir qu’elle ne boit pas d’alcool, fume de la drogue et qu’elle était mariée, mais je vois l’idée de nous faire nous attacher juste assez pour qu’on s’inquiète pour elle lors d’une autre attaque. En vérité, il n’y a pas vraiment besoin de tout ça : j’adore Olivia Munn.

Bon, Joe a plus de mal avec elle et ses lubies sur la magie et le monde merveilleux. Le pauvre Joe se fait tout de même voler sa moto à cause d’elle le lendemain, et il n’est même pas capable de la récupérer en tirant sur son voleur… parce qu’évidemment le flingue n’était pas chargé. Au-delà de ce que pense Joe d’Evie, à savoir qu’elle est naïve, j’aime bien ce personnage pour l’humour qu’elle apporte à l’épisode. Franchement, elle est marrante à s’attacher immédiatement au mouton qu’on lui donne à la place de la moto, même si elle est aussi dingue que possible à faire une petite prière à la mort de chaque zombie.

Par contre, pour Joe, c’en est trop, et ça mène à une dispute entre eux. Il était censé être à moins de douze heures de sa copine de bunker, et il se retrouve à devoir faire une très longue marche. Heureusement, avant le vol de la moto, Evie a pu lui dire où était probablement « Ushldbscrd », la nana qu’il recherchait.

Contre toute attente, Joe parvient finalement à retrouver la maison et, mieux encore, Sandra, la nana, est toujours dans le bunker. Elle l’autorise évidemment à rentrer dans le bunker et prend aussitôt soin de lui, car il est blessé. Si c’est pas mignon tout ça. J’ai du mal à faire confiance à Sandra tout de même, même si elle est très mignonne avec Joe en apparence.

Evie a un peu moins de chance de son côté. Elle cherche à retrouver son mari – ex-mari ? La situation n’était pas claire entre eux avant l’apocalypse – Steven. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans sa maison alors elle ne peut qu’espérer qu’il survive à tout ça.

De manière assez prévisible, Sandra nous drogue donc Joe. C’est pourtant bien elle : elle connaît tous les détails de la vie de Joe, mais elle ne lui fait pas confiance. Elle est complètement parano après un an à vivre seule et la situation romantique entre eux tourne vite à la torture. Franchement, si elle a si peur qu’il soit là pour lui voler son bunker, pourquoi lui avoir ouvert la porte ? Elle n’est pas très maligne.

J’aime bien le petit côté thriller que ça prend, surtout que Joe est drogué. Sandra ? Il est révélé qu’elle est une psychopathe collectionnant les montres des mecs qui débarquent dans son bunker pour lui voler. C’est un peu gros qu’elle prenne le dessus à chaque fois sans tomber sur des groupes comme ceux de la série-mère, mais admettons, on va faire comme si ça fonctionnait comme idée.

Elle tente bien de tuer Joe comme les autres, mais elle se rate à cause… de l’amulette de protection donnée par Evie à Joe. C’est un peu une sorte de talisman, ça compte pour le Bingo Séries, non ? Bon, peu importe vous me direz : ce qui est intéressant ici, c’est que Joe survit et est de nouveau fait prisonnier au moment où Sandra remarque qu’Evie arrive chez elle.

Pas de bol pour Sandra, Evie est habituée à la drogue qu’elle tente de lui donner, et ça ne fonctionne donc pas sur elle. Au contraire, Evie remarque aussitôt que la drogue est là, et elle n’hésite pas à prendre le dessus Sandra. Cela lui permet de retrouver Joe, de le libérer et… de le regarder tuer Sandra. C’est tellement abusé ! Ils auraient vraiment pu communiquer tous les trois et tout ça n’avait pas à mal se terminer entre eux.

En plus, Evie et Joe font ensuite un choix étrange : ils quittent le bunker, toujours avec leur nouvel animal préféré, en y laissant Sandra zombie derrière eux. Cela aurait été plus simple de se débarrasser du zombie et de se garder le bunker à eux deux franchement. Bon après, ils viennent juste de s’engueuler et ne sont peut-être pas si potes que ça, mais bon, la fin de l’épisode nous montre qu’ils sont coincés ensemble de toute manière, et qu’ils le vivent plutôt bien.

Tales of the Walking Dead (S01)

Synopsis : Une anthologie pour raconter tout plein d’histoires de survivants de l’apocalypse zombies de The Walking Dead.

Pour commencer : Je sais bien que je n’ai pas tenu ce que j’avais dit, qui était de terminer de voir mes saisons de retard dans les deux autres spin-offs de la série principale avant d’en commencer un nouveau, mais ce n’est pas grave, j’ai quand même envie de tenir ce que j’avais dit, qui était que je regarderai cette série quand elle sortirait.

Elle était censée commencer aujourd’hui, alors il n’y a pas de raison que je ne regarde pas cet épisode, surtout qu’il fait 47 minutes, c’est bien pour le comptabiliser dans mon échec du #WESéries en cours. Autrement, je n’ai rien à dire pour ma défense : oui, j’entame un nouveau spin-off de la série, oui je sais que les épisodes vont être trop long, oui, je déteste le format de l’anthologie et oui, je sais parfaitement que personne n’a envie d’un énième spin-off.

Mais eh, pourquoi ne pas se faire quelques zombies après tout ? Cela ne peut pas faire de mal et, qui sait ?, peut-être que la surprise sera bonne ? Trêve de suspense, voilà mon avis sans spoiler sur les épisodes :

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
S01E03 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.
S01E04 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.
S01E05 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.
S01E06 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

The Walking Dead – S11E16

Épisode 16 – Acts of God – 17/20
Il ne reste plus que huit épisodes avant la fin de la série ! Et on sait désormais ce qui risque de s’y jouer. Après un tiers de saison qui a eu du mal à trouver son rythme et à rester pleinement intéressant dans les enjeux qu’il proposait chaque épisode, la fin promet d’être plus intéressante. En attendant, cet épisode met en place les jalons de ce qui mènera à la conclusion de la série, et c’est plutôt rassurant de voir qu’il le fait avec succès.

Spoilers

Une invasion de sauterelles fait que la série parle d’acte de Dieu, mais ça ne sert vraiment à rien pour l’épisode.

 

Maybe Hilltop isn’t worth saving, but its people are.

L’épisode commence sur une étrange scène avec des zombies et Lance qui est là, bien en vie, parmi les cadavres, le sang et les sauterelles. Beaucoup de sauterelles. On revient ensuite en arrière de dix-neuf heures (et d’un acte de Dieu ? Oula, la série part en vrille) pour voir Maggie accompagner Hershel en-dehors d’Hilltop. Elle ne souhaite pas que son fils y reste, probablement parce que le danger est trop grand.

C’est franchement top de la voir jouer les mères protectrices comme ça, et ça donne vraiment un intérêt à l’ellipse de dix ans. Alors que Maggie s’en va mettre son fils à l’abri, Daryl, Gabriel et Aaron continuent de chercher les armes perdues par le Commonwealth. Ils sont désormais avec des gardes de cette communauté, mais toujours sans uniforme hein, alors que je pensais vraiment qu’ils avaient pris la décision de ne plus les suivre. Ils sont donc en compagnie d’un certain Romano dont on découvre le visage, ce qui signifie qu’il aura une importance.

Alors que notre trio de héros se rend compte que Lance n’arrête pas de checker à la radio pour surveiller ce qu’ils font, on comprend bien vite que les soldats du Commonwealth ont pour but de se retourner contre eux. Cela finit par arriver dans une casse de voiture. Gabriel se fait tirer dessus et la tension monte sacrément, d’un seul coup.

La fusillade attire des zombies, en plus. Gabriel parvient à se débarrasser de quelques-uns d’entre eux, mais la fusillade contre leurs ennemis reste en cours pendant un moment. Bien sûr, c’est sans surprise que même sans arme, Daryl, Gabriel et Aaron parviennent à prendre le dessus sur Romano et ses hommes.

Romano n’a finalement pas beaucoup d’importance dans l’épisode. Il se fait rapidement tuer, par Daryl. C’est Romano qui choisit sa mort, cependant : soit Daryl le tuait, soit il se faisait bouffer par des zombies. Je comprends son choix : il trahit Lance pour une mort plus sereine. L’information qu’il apporte ne change pas grand-chose : il explique à Daryl que Lance veut faire le ménage sur le terrain, et donc s’en prendre à Hilltop. Rien de bien nouveau. Pour ne rien arranger, Lance apprend bien vite qu’il a perdu Romano, puisque Daryl lui dit par radio.

Pour en revenir à Maggie et Hershel, ils font le trajet avec les deux gardes d’Hilltop – dont Elijah, le futur mec de Lydia, toujours pas partie finalement – et prennent le temps de pauses régulières dans les bois. Ils retrouvent finalement Lydia qui les mène à une planque dans les bois, un joli trou de Whisperer.

Maggie y retrouve Annie et Negan. C’est assez inattendu, mais elle compte sur eux pour protéger Hershel. Bien sûr, Negan aurait plutôt envie d’aller se battre pour protéger sa femme et son futur enfant. Maggie lui annonce alors qu’elle commence à lui faire confiance et qu’elle n’oubliera pas qu’il a sauvé la vie d’Hershel : elle a besoin de lui pour le protéger pendant qu’elle tente de sauver Hilltop, même si Negan pense que ça ne vaut pas le coup de sauver Hilltop. Il reste des gens à sauver là-bas, tout de même.

Leur conversation est interrompue… par le bruit de sauterelles, beaucoup de sauterelles, se dirigeant dans leur direction. En parallèle, Lance fait choisir à ses soldats à pile ou face leur sort. Ils ne le savent pas, évidemment, mais il constitue deux groupes grâce à ça. L’un d’entre eux est envoyé à Hilltop, et l’on comprend donc que Maggie ne déconnait pas quand elle reconnaissait qu’Hilltop ne valait peut-être pas la peine d’être sauvée.

Elle fait carrément exploser la baraque. Malheureusement, Hornsby n’est pas mort pour autant, parce qu’il n’était pas dans la maison, évidemment. Leah était à deux doigts de se faire cramer, mais elle a malheureusement survécu, ce qui lui permet de tuer Marco.

Bon, on apprend son prénom au moment où il meurt parce que Lydia le crie, mais je commençais à m’attacher à ce meilleur ami d’Elijah depuis cinq épisodes que j’avais repéré son existence, alors ça m’a un peu énervé, surtout que ça suivait la destruction de la maison d’Hilltop. Disons que ça fait beaucoup d’un coup.

Cela fait aussi beaucoup d’hommes du Commonwealth qui meurent encore dans cet épisode, franchement. Leah n’en a rien à faire : elle veut faire les choses à sa manière. Et sa manière fait fuir Maggie, Elijah et Lydia du périmètre d’Hilltop. Ils n’ont pas trop le choix les pauvres, surtout qu’ils ont bien vu Leah. Maggie sait bien qu’elle la déteste et elle ne veut pas risquer de perdre également Lydia et Elijah, elle leur demande donc de la laisser seule.

Les sauterelles s’en donnent à cœur joie, en plus, ajoutant un bruit désagréable à l’épisode, pendant que Maggie erre seule dans les bois. Enfin, seule, le mot est grand. Il y a aussi quelques zombies, évidemment, Daryl, Aaron et Gabriel. Ces trois derniers ont compris que Leah était de la partie, et ça les inquiètes assez justement.

Maggie repère finalement Leah en premier, et elle n’hésite pas à lui tirer dessus. La balle atteint son adversaire dans la jambe, mais cet avantage de Maggie n’est pas suffisant : Leah prend le dessus sur elle en l’assommant. Maggie ne se réveille que le lendemain matin, dans une maison abandonnée où Leah la tient en joug. Cela donne lieu à une excellente scène où Maggie indique à Leah qu’elle comprend bien son désir de revanche et son envie de la tuer, mais qu’y parvenir ne l’aidera pas pour autant à s’en remettre.

Le truc, c’est que Leah a vraiment envie de se venger, et elle souhaite tuer tous les gens que Maggie aime. Cela fait du monde, tout de même. J’aime tout de même que ça permette à Maggie de prendre conscience qu’elle est un nouvean Negan, au fond. Après, j’aime bien le personnage de Leah aussi, alors quand les deux femmes en viennent aux mains (et au couteau), je n’ai pas pu m’empêcher d’être inquiet.

Je me doutais pourtant de ce qui allait arriver : attiré par un coup de feu, Daryl débarque et n’hésite pas à tuer Leah d’une balle dans la tête, au moment où elle allait réussir à tuer Maggie. Mieux encore, Daryl parvient à tirer une balle en plein dans la tronche de Lance. Et il ne rate pas son coup : il est trop loin pour tuer Lance, mais celui-ci saigne de la joue. Et beh !

On sent bien qu’on s’approche de la fin de l’épisode à ce moment-là, et tout est encore trop serein : Maggie survit, elle retrouve Gabriel et Aaron, puis Hershel, Annie, Elijah, Lydia et Negan. Tout semble aller pour le mieux. Enfin, au moins, ils sont en vie, quoi.

Pendant ce temps, au Commonwealth, Eugène est le plus heureux des hommes, puisqu’il est définitivement en couple avec Max. Ils ont couché ensemble, et je ne comprends toujours pas pourquoi la série s’intéresse tant au personnage d’Eugène. S’il y en a bien un qui peut mourir sans que ça ne change ma vie, c’est lui. Max se rend ensuite au boulot où elle est tellement dans la lune que Pamela se rend bien compte que quelque chose ne va pas.

Pamela semble toutefois faire pleinement confiance à Max et ne pas se douter que celle-ci reste un peu plus longtemps au boulot pour lui voler des documents. Je ne le sentais vraiment pas ce moment de l’épisode, cela dit, et j’ai bien fait : Max est finalement surprise par Sebastian. Celui-ci est toutefois bourré et ne semble pas comprendre qu’il surprend un espionnage bien problématique.

Malgré lui, il fait monter la tension de Max bien fort quand il essaie de lui récupérer le dossier des mains… mais finalement, tout est bien qui finit bien. J’étais à deux doigts de m’attendre à une agression de la part de Sebastian tellement il est présenté comme un fils à maman bien riche et détestable, se sentant au-dessus de tous les droits.

Max ramène finalement le dossier volé avec tous les gens disparus à Connie, Kelly, Eugène, mais aussi Magna. Cela fait plaisir de la retrouver. Je me demande encore où est Yumiko, mais bon. Magna est suffisamment pote avec Ezekiel pour le ramener aussi, et cette petite conspiration entend bien renverser tout le Commonwealth.

Le lendemain, Max remet le dossier à sa place dans le bureau de sa boss, mais Pamela est énervée tout de même : l’article a bien était publié. Tout n’est pas rose pour le Commonwealth donc… mais nos héros restent en plus fâcheuse posture qu’ils ne le pensaient. En effet, en fin d’épisode, le Commonwealth a pris possession de ce qu’il reste d’Hilltop, d’Alexandria… mais aussi d’Oceanside. Les gens d’Oceanside sont ainsi tous à la merci de Lance, qui tire leur sort à pile ou face apparemment. Charmant.

Bon, les sauterelles, en revanche, aucun intérêt alors qu’on les annonçait beaucoup plus problématique que ça. Allez, rendez-vous en octobre (probablement) pour la suite de cette saison et la fin de la série !