Les reprises hiver/printemps attendues

Salut les sériephiles,

Nouveau vendredi, nouveau TFSA avec un thème sympathique proposé par Tequi : les reprises hiver/printemps les plus attendues ! Bon, évidemment, l’hiver est déjà bien entamé, donc je pars du principe que je parle des reprises les plus attendues entre le 24 janvier et le 21 juin, grosso modo. Pourquoi pas à partir du 25 ? Parce que je n’ai pas encore commencé ce qui a repris hier, et qu’hier, il y a eu l’une des reprises que j’attendais le plus, donc euuuuh voilà, d’abord hein, je fais ce que je veux vous êtes sur mon blog nah. Pardon.

Après, contrairement à l’an dernier, cet article tombe après la reprise de la majorité des saisons en cours, et donc je suis forcé d’innover : il n’y aura rien en commun avec l’article de l’an dernier ! Je pensais pourtant que ce serait le cas… mais non.

> Voir aussi : Les reprises les plus attendues de l’hiver 2018

Image result for station 19

  1. Station 19 (suite S02) – 8 mars

Comme quoi tout arrive ! La série n’arrive dans ce top que parce que je suis curieux de voir ce qu’ils vont faire de leur mauvais cliffhanger. Et puis, il faudra aussi probablement rattraper le coup des spin-offs avec Grey’s Anatomy. Clairement, ce décalage dans la diffusion semble indiquer de mauvaises nouvelles à venir pour la série des pompiers. La saison 2 est loin d’être à la hauteur, ce n’est que du réchauffé de la première alors que j’espérais qu’ils prendraient leur envol. C’est dommage.

Image result for club de cuervos

  1. Club de Cuervos (S04) – 25 janvier

Ouep, la saison 4 est diffusée aujourd’hui. J’ai beau être seul au monde à regarder cette série sur la blogosphère française, moi je suis méga impatient. Bien sûr, il faut déjà que je termine le spin-off avant – La Balada de Hugo Sanchezparce que je n’ai pas envie d’être spoilé et parce que c’est une série très proche, avec les mêmes acteurs et tout. Et justement : j’ai commencé ce spin-off cette semaine et c’était un vrai plaisir de retrouver Chava & Isabel. J’ai donc encore plus hâte de découvrir ce que va leur réserver la saison 4. Il y a bien encore plus de mauvaises nouvelles qui vont pouvoir leur tomber dessus, non ?

Image result for shadowhunters

  1. Shadowhunters (S03) – 26 février

Comme quoi tout arrive, bis ? La série est partie en mi-saison il y a déjà une année et je pensais la retrouver l’été dernier, comme d’habitude. Sauf que depuis, elle a été annulée, et la décision prise a été de tourner deux épisodes de fin qui seront accolées à cette mi-saison. C’est bien dommage parce que la série n’a fait que gagner en qualité depuis sa saison 1 – bon, ce n’était pas compliqué, je sais. Dans l’ensemble, la série arrive généralement à me plaire parce qu’elle me fait rire avec ses mauvais jeux d’acteurs et ses rebondissements improbables ! J’ai hâte de la retrouver pour de derniers épisodes qui devraient être sympathiques à voir.

Image result for the 100

  1. The 100 (S06) – 1er mai

Est-ce vraiment une surprise ? Je ne pense pas ! C’est l’une des séries que j’attends le plus. Après une saison 5 qui a brillamment renouvelée la série, la saison 6 promet d’ouvrir de tous nouveaux horizons (littéralement). Je suis extrêmement curieux de savoir ce qui attend les quelques survivants des 100 d’origine et tous leurs nouveaux alliés. On va vraiment se retrouver en terrain inconnu avec cette saison, ce qui veut dire que ça va passer ou casser. Fallait oser après cinq saisons qui proposaient déjà une série complète.

Related image

  1. The Magicians (S04) – 24 janvier

Voilà, zéro surprise car je l’ai annoncée en début d’article : cette saison est celle que j’attends le plus, et c’est vrai que ça aide de savoir qu’un épisode est déjà diffusé. Un peu comme pour la précédente de ce top, il est évident qu’on va évoluer sur un terrain totalement inédit : il me semble qu’ils s’écartent définitivement des livres. Le cliffhanger de saison 3 était absolument dingue, et je veux juste savoir de quoi il en retourne maintenant ! J’attends, j’attends, je compte les heures avant l’épisode. VIVEMENT !

Notons aussi qu’aujourd’hui reprend la saison 4 d’Unbreakable Kimmy Schmidt avec la diffusion des derniers épisodes de la série et que God Friended Me a enfin une date de retour, le 18 février. Et cette dernière a vraiment failli finir dans le top, mais le cliffhanger n’était pas assez fou parce que euh ben… y avait pas de cliffhanger, en fait.

Voilà pour moi et ce TFSA ! Je pense qu’il y a assez peu de surprises dans cette liste si vous suivez le blog et/ou mon compte Twitter depuis un moment. Je n’ai pas spécialement fait dans l’originalité, mais après tout, pas de raison d’être original à chaque fois, au moins, j’ai rappelé les dates… et je me suis fait mourir d’impatience sur ces séries !

Bonne journée et début de week-end à tous 🙂

Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E04-06

Épisode 4 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.

Saison 4


04.jpg

Stupid documentary. More like a docu-mean-to-me.

Je suis totalement d’humeur à terminer cette demi-saison et ça reprend bien avec une Kimmy énervée après Houseflix et le documentaire de l’épisode précédent. Il y a de quoi criser en même temps, surtout que Titus l’a carrément parodiée soit disant sans s’en rendre compte.

Pour se changer les idées, elle peut compter sur Lillian et sur le travail l’envoyant à une convention technologique. L’avantage, c’est qu’elle s’y fait rapidement draguer – oh, pas par un des geeks présents et caricaturaux à souhait, mais par un autre exposant, Danford, qui n’a aucune idée de ce qui se déroule à la convention. De son côté, Lillian aussi aimerait draguer, ce qui permet un bon running gag avec toutes sortes de râteaux pour elle.

Lillian déprime, mais Kimmy et Danford s’amusent bien, se rendant à une fête totalement désertée de la convention. Après un rapide montage d’eux en train de danser n’importe comment, on les retrouve en plein slow et leur premier baiser est évidemment interrompu par le DJ qui reconnaît Kimmy comme la femme de DJ Slizzard. Franchement, c’est bien amené et bien écrit pour apporter à la fois humour et drama.

Évidemment, Kimmy déprime… et finit par découvrir que Danford n’est pas dérangé du tout par le fait qu’elle soit mariée, puisqu’il l’est aussi. Et pire que tout, son instinct primaire qui est de le dénoncer pour ses nombreuses tromperies est contrecarré par le fait qu’elle ne veut pas blesser sa femme, ni son chien, ni aucune des maîtresses, parce que tout le monde est bien content selon Danford…

Au bar, Lillian finit par se faire draguer… ou c’est en tout cas ce qu’elle croit. En fait, c’est juste une autre scène de quiproquos bien menés par les scénaristes. Elle finit par se faire inviter à une conférence où l’homme, persuadé qu’elle est une génie informatique inconnue du grand public, souhaite la faire parler – alors qu’elle s’imagine invitée à une orgie.

En parallèle, Jacqueline continue de squatter les locaux de Giztoob (et tout le monde s’en fiche) où elle a installé son bureau de White Agency. Titus étant incapable de lui fournir un scénario pour The Capist, elle le force à accepter un nouveau petit job ingrat où il est censé dire qu’il n’aime pas la drogue. Titus.

Ne décrochant pas le rôle de l’athlète, il se retrouve à devoir jouer un nerd, ce qui le perturbe au plus haut point parce qu’il refuse d’en être un. Malheureusement pour lui, cet épisode n’est pas tendre avec lui car il va progressivement prendre conscience que si, il en est un. Cela n’avait pas trop de sens de voir Titus soit disant dans la position du harceleur au lycée, mais c’était marrant de le voir prendre conscience de ce qu’il était devenu – l’inverse de ce qu’il souhaitait – en « étudiant » un des nerds de Giztoob.

Bref, les nerds sont des gens avec des émotions et Titus le découvre, ce qui lui pose problème quand il doit en interpréter un devant toute une école, où il aperçoit dans le public les nerds se faire harceler par les autres. Il décide donc de prendre la parole et de prouver que l’on peut être nerd, sportif et tout un tas de choses à la fois. Bien sûr, les deux intrigues se rejoignent bien malgré elle quand Lillian se retrouve elle aussi sur scène à faire un discours pour que les nerds de la convention prennent conscience qu’ils ont un corps et peuvent faire l’amour aussi.

Et ça fonctionne, permettant même à Kimmy de pourrir la vie de Danford en révélant… qu’il a un compte Hotmail. Eh ! Moi aussi, j’en ai encore un pour les pubs et les spams, c’est bon, pourquoi tant de haine ?

Lillian profite de l’orgie, Titus se fait embaucher comme professeur de théâtre à l’école après son grand succès et Kimmy… s’engage dans une grande lutte féministe pour démonter le révérend et les hommes méchants.


Épisode 5 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !

Saison 4


05.jpg

As if my day couldn’t get any worse, now we have books?

Titus en tant que prof de théâtre ? C’est ma foi une excellente idée pour ramener beaucoup d’humour dans la série. Il se retrouve forcé d’embaucher tout le monde pour jouer dans une production de La Belle et la Bête revisitée par le lycée – et les lobbys du soda. C’est plutôt amusant quand on sait que Jane Krakowski (Jacqueline) a justement un rôle dans une version de Beauty and the beast cette année. Ce n’est pas facile pour Titus qui en demande beaucoup trop des enfants et finit par braquer son rôle principal en demandant des choses qu’il ne peut pas faire.

Titus comprend grâce à Kimmy qu’il n’a qu’à jouer le rôle de la Bête comme il est le seul à pouvoir chanter comme il faut son rôle. Le seul ? Pas vraiment : il y a aussi un élève qui a tout d’un Titus adolescent qui en serait capable, mais celui-ci est trop timide pour oser se présenter comme il faut à l’audition. Et Titus préfère lui conseiller l’équipe de lutte plutôt que d’avoir de la compétition.

De son côté, Kimmy reçoit des livres d’une maison d’édition qui souhaite la voir écrire un livre sur le bunker maintenant qu’elle est connue. Elle refuse, sachant bien que ce genre de livres ne fonctionne qu’auprès des gens déjà convaincus par l’idée que le livre vend. À la place, elle se met en tête de parler à Fran, le masculiniste fan du révérend. Ça promet.

Elle le retrouve dans sa boutique de robes de mariage. Elle essaye de le convaincre, mais rapidement il s’engage dans le pire des discours anti-féministes possibles, prônant un retour aux valeurs du passé. Comme il s’affirme plus fort qu’elle, elle le défie à un bras de fer qu’elle gagne évidemment haut la main. Elle détruit rapidement Fran qui reviendra probablement la voir avec un procès.

En attendant, Kimmy vient assister aux répétitions, découvre qu’Hudson sait chanter et elle accuse donc Titus d’être Ursula. Elle est surtout déprimée de découvrir que tous les hommes sont des connards et fait sa mission de faire changer d’avis Titus… ce qu’elle finit par arriver à faire en le comparant à tous les méchants Disney possible et en lui faisant comprendre qu’il est pire que son coach de lycée.

Enfin, Lillian et Jacqueline se retrouvent à Giztoob et mettent au point un énième plan machiavélique pour gagner de l’argent : elles achètent tous les tickets du spectacle de Titus (10$ le ticket !) pour les revendre plus cher aux parents des gamins du spectacle. L’idée est bonne, sauf que les parents du spectacle sont les seuls à vouloir acheter les tickets. L’un d’eux souhaite donc négocier le prix et payer moins cher que prévu initialement.

Qu’à cela ne tienne, les deux comparses improvisent une vente de tickets en ville, comprenant qu’il suffit de faire passer la petite production de l’école comme une expérience théâtrale unique et immersive pour en faire un succès. Et le pire, c’est que ça fonctionne.

Le spectacle devient donc une expérience immersive où l’on dit du public qu’il est parent des acteurs, où sur scène, Kimmy prend le rôle d’un villageois et où Fran se retrouve à jouer un rôle, malgré lui. Hudson chante à merveille tout du long, la pièce est un succès, Kimmy en profite pour faire un discours féministe que même Fran applaudit et Lillian est heureuse de constater que les enfants sont dégoutés de constater l’absence de leurs parents, car c’est exactement ce qu’elle voulait. Et le pire, c’est que c’est drôle !


Épisode 6 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

 

> Saison 4


06.jpg

I’m just so glad you’re back… pack!

Comme si la série n’avait pas encore assez retrouvé ses racines côté humour, voici que Kimmy récupère son sac à dos perdu sur le dos d’un des enfants de la pièce de théâtre de Titus, qui s’absente indéfiniment pour tenter d’écrire The Capist sans y parvenir. Il déprime… et Kimmy décide de l’aider, évidemment.

Tout ceci avec son sac à dos qui a toujours été une source d’inspiration pour toute sorte de jeu. Elle emmène Titus dans un parc où ils tombent sur une équipe de Quidditch extrêmement parodiée (mais c’est excellent) qui donne à Kimmy l’idée d’un livre avec un message positif pour les petites filles et pour les petits garçons… ben bon courage !

Évidemment, la maison d’édition qu’elle recontacte n’est pas du tout intéressée par ce livre qu’elle écrit car ce n’est pas son histoire dans le bunker. Heureusement, Kimmy peut refiler son livre à Titus qui n’a rien à présenter à sa réunion et elle prend ensuite la décision de confronter la réalité. Elle reparle à Jan, son sac, pour lui dire qu’elle doit désormais devenir une adulte et qu’elle va l’amener dans la plus grande aventure… oh, ces feels de Toy Story 3 qui remontent à la surface ! Cela fait quelques saisons que je dis que Kimmy a trop grandi pour que la série soit encore fun, mais faire ça, c’est vicieux.

La scène d’intro est hilarante, avec Lillian découvrant à la télévision qu’elle a oublié de prévenir la famille d’Artie de sa mort et Kimmy ne découvrant pas ce qu’est le 11 septembre. Cela mène à quelques scènes sympa avec les enfants d’Artie qui sont aussi dérangés que n’importe quel personnage de cette série et organise une cérémonie dans un temple bien perché.

On rate cette cérémonie parce que la fille d’Artie donne un mauvais horaire à Lillian pour ne pas qu’elle la dénonce pour ce qu’elle est. En effet, la fille est une junkie qui veut récupérer l’argent de l’héritage qu’Artie a probablement donné à son fils, parce que sa fille a toujours été une junkie. Moui. Franchement, cette intrigue n’était pas bien passionnante.

Il y avait toutefois de bons moments dans la guerre ouverte entre les deux cinglées que sont Lillian et la fille d’Artie… et c’est tant mieux, parce que Sheba, la fille, est là pour rester : c’est Lillian qui est finalement chargée de gérer son héritage. Transformer Lillian en mère à ce stade de la série, c’est osé, mais ça fonctionne très bien et ça peut redonner du sens à un personnage qui luttait à se trouver une raison d’être dans la série (oui, mais c’est sa raison d’être).

De son côté, Jacqueline a désormais un bureau et une assistante dans les bureaux de Giztoob. Elle a aussi une visite de Xan enceinte. Elle gère les choses comme elle peut, lui présentant toutes les options s’offrant à elle, une femme blanche avec tous les privilèges. J’ai toujours adoré Xan alors je suis bien content de la retrouver dans cet épisode.

En plus, elle n’est même pas enceinte et a juste un problème avec ses règles, ce qui était amené de manière plutôt marrante et même de manière touchante quand Jacqueline s’est inquiétée pour elle. Bref, cette partie-là de l’épisode m’a convaincu sans mal.

Cela se terminait bien sûr par un discours féministe de Jacqueline remettant en place l’ex de Xan, et il en avait bien besoin. On sent comme un thème récurrent cette saison quand même…

Titus est heureux de présenter le livre de Kimmy qui n’est bien sûr pas retenu par la chaîne : c’est exactement ce qu’il voulait car il n’avait pas spécialement envie de se retrouver dans une série. C’est à croire qu’il a totalement oublié Mike, du coup. Par chance, il peut toutefois avoir un rôle dans la prochaine série pré-annulée de Katherine Heighl où il pourra marcher dans des couloirs avec elle. Cette blague est odieuse, mais bon dieu que j’ai ri. La carrière de Katherine Heighl, c’est quand même quelque chose… espérons qu’elle ne coulera pas trop la saison 8 de Suits.

Mike ? Titus finit par s’en souvenir et l’appelle une fois de plus alors que Kimmy reçoit un appel du fils du producteur de la chaine qui a retrouvé l’histoire de Kimmy dans la poubelle de son père. Il est fan et il arrive à convaincre Kimmy de continuer à écrire – et à ne pas tuer son sac à dos in extremis. C’était vicieux et stressant ce qu’ils voulaient faire de ce sac à dos/ami imaginaire ; et en même temps, je ne sais pas trop si ce sac sera passionnant pour la suite de la série. C’était comique un épisode, mais je n’ai pas non plus envie que ça devienne Imaginary Mary !

Tout l’épisode se termine alors avec Little Girl, Big City (d’ailleurs la chanson est chantée par Jane Krakowski, évidemment) ; faisant un joli rappel au premier épisode de la série avec un montage de chaque personnage heureux dans sa vie… et tout le groupe espionné par un photographe prêt à passer en phase 2. Il faudra voir ce que donne la seconde partie de saison – a priori en 2019 ! – mais cette première partie était vraiment excellente et m’a redonné confiance pour la conclusion qui sera forcément épique s’ils continuent à reprendre autant du poil de la bête !

> Saison 4

 

Unbreakable Kimmy Schmidt (S04)

Synopsis : Désormais, Kimmy a un travail, Titus essaye toujours de récupérer Mike, Lillian est amoureuse d’un cancéreux et Jacqueline veut être l’agent de Titus. Je ne sais plus bien comment on en est arrivé là, mais on y est.

Saison 2 Saison 3 Saison 4

13

Pour commencer, je n’oublie pas que la saison 3 était décevante et que j’ai un tas de révisions à faire, mais j’avais prévu dans mon planning de regarder The 100 ce matin et en fait, il n’y avait pas d’inédit cette semaine. Plutôt que de me faire un rewatch ou de terminer une des nombreuses séries en retard que j’ai, Unbreakable Kimmy Schmidt a réussi à me faire de l’œil. Il faut dire que Netflix a coupé la saison en deux en ne diffusant que six épisodes aujourd’hui, donc tout va bien.

Pour m’éviter l’overdose cela dit, je ne compte pas regarder les six dès aujourd’hui, donc mes critiques tomberont au fur et à mesure de cette fin de semaine (même si je dis ça et que je connais ma difficulté à résister une fois que je suis lancé). Il faut pourtant bien profiter de ces épisodes, parce qu’il s’agit de la dernière saison de la série.

J’ai lancé dès ce matin sans même me poser de questions sur ce qu’il s’était passé avant, pourtant je vous jure que j’ai bien oublié la saison précédente, qui n’avait pas réussi à me faire rire. Heureusement, Netflix propose désormais des résumés des saisons précédentes – pas toujours suffisants, mais c’est déjà ça.

S04E01 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.
S04E02 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.
S04E03 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.
S04E04 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.
S04E05 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !
S04E06 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

Suite de la saison en… 2019.

Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E01-03

Épisode 1 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.

Saison 4


01.jpg

There has to be a better way. A Kimmy way.

La série reprend à merveilles avec un aspect sitcom qui lui va à ravir et réintroduit Kimmy sur une énième chanson originale très réussie : c’est son premier jour de travail et Zach veut qu’elle vire quelqu’un. Voilà qui détruit sa bonne humeur dès le matin. Elle s’imaginait que travailler serait fun et la voilà qui entre en dépression avant d’imaginer

Kimmy veut donc virer Kabir en le faisant se sentir bien… quitte à le draguer involontairement. C’est perché et complétement tiré par les cheveux, mais elle le vire donc après s’être déshabillée devant lui. Sans surprise, le lendemain, elle se retrouve avec une plainte pour harcèlement sexuel sur le dos, ce dont Zach se fiche pas mal : son problème est de devoir parler à des gens.

Quant à Kimmy, elle est à la tête de la RH, donc elle n’a pas vraiment de problème, car elle se charge de mener l’enquête sur elle-même. Elle est tout de même terrifiée de voir tout ce qu’on lui reproche. Elle en parle rapidement avec Titus qui lui donne de « bons » conseils : cette intrigue tourne court puisque Kimmy retourne au travail comme si de rien n’était et en imaginant tous ses collègues en tant que Titus, qui a lui aussi subi des rapports hiérarchiques pas très respectueux des lois.

Sinon, Lillian est désormais célibataire parce qu’Artie est mort dans l’entre-saison. C’est un beau moyen de se débarrasser de l’acteur quand même, tout en ajoutant un bon humour sur les désirs d’enterrement grandiose de Titus et Jacqueline. Ces deux-là sont toujours dans le même délire que l’an dernier : ils veulent récupérer Mike pour Titus.

Ils décident donc d’inventer une série télé dans laquelle Titus serait le rôle principal. Cela s’appelle The Capist et les gags autour de la série imaginaire prennent plus ou moins bien. Jacqueline s’installe dans les bureaux de Kimmy, Mike tombe dans le piège bien rapidement. Titus s’arrange donc pour lui expliquer qu’il doit jouer le rôle d’un travailleur de chantier pour obtenir de lui des conseils sur comment se comporter et tenir un marteau.

Il y avait un bon humour, mais la série peine vraiment à me convaincre autant qu’avant. À une époque, j’explosais de rire toutes les trois répliques ; désormais je souris de temps à autres. Certes, il y a un côté habitude qui s’est inévitablement installé dans le visionnage, mais ça n’explique pas pourquoi c’est si peu drôle. Après tout, le scénario continue de balancer des tas de références à d’autres séries/films et de jeter des comparaisons improbables dans le script… mais ça ne prend plus autant qu’avant.

Titus se retrouve rapidement dans une nouvelle impasse quand Mike souhaite assister au tournage avec Greg Kinnear, que Titus et Jacqueline ont fait poser sur le poster en cherchant une image de lui sur Internet. Pourtant, les relations de Jacqueline finissent par payer et Titus parvient à tourner avec Greg déposant son fils à l’école. Mieux : Greg adore le projet de The Capist et aimerait en faire une série, parce qu’il cherchait justement une idée de série pour Youtube. Les scénaristes s’éclatent vraiment bien.

Enfin, Lillian passe l’épisode à s’occuper des cendres d’Artie qui voulait reposer dans un club privé. Il faut donc qu’elle s’arrange pour y entrer et n’y arrive pas… Ce qui finit par lui donner l’idée de faire passer les cendres d’Artie pour de la drogue. Cela fonctionne immédiatement.

La série nous sort aussi un énième flashback inutile du bunker et un cliffhanger où la marionnette qui a voulu violer Titus passe un marché avec une mallette plein d’argent.


Épisode 2 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.

Saison 4


02.jpg

We’re job creators.

Kimmy a un week-end ? Sérieusement ? C’est littéralement un point du Bingo Séries. Oh Jacqueline essaye bien de lui compliquer la vie en lui donnant du travail, mais c’est pour camoufler qu’elle vit désormais sur son lieu de travail pour se faire de l’argent en sous-louant son appartement. Quand Kimye le découvre, elle propose aussitôt à Jacqueline de venir dormir chez elle et Titus, d’autant plus qu’elle s’est prévue un énorme week-end de… bingewatching.

Y a comme un foutage de gueule ironique de la part de Netflix là, surtout que l’épisode se moque des concurrents en détournant leurs noms, tout en se moquant des programmes phares de ce type de plateforme. Ils passent leur nuit devant Gals Town, ce qui donne ensuite des envies de shopping à Kimmy. Titus et elle finissent par se retrouver dans un salon de pédicure/manucure où Kimmy dépense tout son fric pour que le job qu’elle est en train de créer ne soit pas trop ingrat – et parce qu’elle a l’impression de revenir dans le bunker.

Comme toujours, Kimmy se laisse donc influencer dans ses activités, que ce soit par le robot lui conseillant le bingewatching en début d’épisode (cette série et les robots, c’est quelque chose quand même !) ou par les séries qu’elle regarde. Comme l’an dernier, cela finit par être plus déprimant qu’amusant : ça commençait pourtant bien en saison 1 ce décalage, mais plus on avance dans la série, moins ça devient crédible. Elle est sortie du bunker depuis assez longtemps pour avoir repris une vie normale maintenant…

Bref, Kimmy se retrouve avec des ongles tellement parfait qu’elle ne peut plus rien faire de ses dix doigts – et ça me rassure de la voir galérer autant avec, je me suis toujours demandé comment les nanas avec de tels ongles faisaient. Question d’habitude, comme tout le reste.

Bien sûr, le salon est l’occasion pour Kimmy d’apprendre ce que c’est que le White Priviledge et de faire tout un commentaire de société sur le racisme, sur les travailleurs au noir et sur Kimmy voulant se sentir bien d’avoir fait une bonne action. La critique est intéressante, mais pas vraiment poussée à son paroxysme et c’est dommage. Kimmy finit par réussir à faire en sorte que les travailleuses du salon récupèrent leurs vrais noms et passe vite à autre chose… Bref, le décalage permettait avant à Kimmy de s’indigner et d’agir efficacement, maintenant elle agit pour elle-même sur des situations qui ne sont pas franchement drôles – je n’ai pas envie de m’amuser de ça.

De son côté, Jacqueline se réveille après la nuit de bingewatching avec la nouvelle que Buckley veut rentrer vivre avec elle, ce qui n’est pas possible vu que son appartement est loué. Après quelques recherches sur internet, elle met au point un plan pour récupérer l’appartement avec l’aide de Lillian. C’est la pire des idées, mais ça permet une bonne parodie de série d’action (ce n’était pas sans me rappeler The Catch).

Quand elle découvre que Broderick, le millionaire qui a loué l’appartement, est en fait Tripp, le petit-fils du millonaire, son plan tombe rapidement à l’eau – comme les babysitters de Tripp. Elle s’arrange donc pour le recruter comme acteur et l’envoyer à LA pour un job.

Cela se fait rapidement grâce à ses innombrables contacts et parce qu’avoir eu de l’argent ouvre tant de portes quand on est blancs. La critique est la même que sur la première intrigue et les deux intrigues se rejoignent donc pour faire prendre conscience à Kimmy que ce que Titus dit du white privilege est juste. Le pire, c’est que la critique est efficace, mais que Kimmy n’agit pas contre, contrairement à ce qu’elle faisait au début de la série.

Finalement, le cliffhanger propose un fil rouge pour cette saison qui en manquait cruellement, avec Kimmy découvrant que son tortionnaire s’est reconverti en DJ.


Épisode 3 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.

> Saison 4


03.jpg

#NotAllWomen

La série n’hésite pas à partir loin dans le délire, comme d’habitude : elle propose cette fois un faux documentaire sur la naissance d’un DJ – qui n’est pas sans rappeler le documentaire sur Avicii également dispo sur Netflix, d’ailleurs (un bon doc, pour les fans). Bien sûr, c’est une parodie, donc ça vire vite au grand n’importe quoi : c’est l’histoire du DJ Fingablast, un fan de DJ Slizzard, le révérend de Kimmy Richard Wayne donc, qui décide de se marier et a donc besoin d’un DJ pour son mariage.

Il part donc à la recherche de ce DJ qu’il avait connu à un mariage alors qu’il était enfant et qui lui avait inspiré de devenir DJ. Cela permet de réemployer l’homme chantant le générique de la série un peu malgré lui et de revenir sur la saison 1 avec la libération des otages du bunker, tout en s’amusant des documentaires et en utilisant un plan de Titus vu dès le premier épisode. Eh oui, Titus est embauché pour faire toutes les reconstitutions de ce faux documentaire, ajoutant un bon humour.

DJ Fingablast décide ensuite de catfisher Richard Wayne pour le rencontrer et avoir des réponses sur ses actions. Rapidement, Fingablast a sa propre idée (hum) qui est de libérer le révérend. Il faut donc l’innocenter et ça se fait par une critique des femmes du bunker, l’accusation d’un autre DJ mort et notre pauvre Fingablast qui se fait larguer sur Instagram.

Fingablast réussit alors à catfisher un autre homme, un peu malgré lui, qui s’avère être un masculiniste. Je n’aime pas le terme, mais c’est l’idée : pour lui, les femmes sont le problème et les hommes ont toujours raison, surtout quand ils ont tort. En plus, ils sont envoyés dans des prisons pour hommes. Il y a donc une guerre contre les hommes, s’appuyant aussi sur l’actualité – Weinstein, Ocean’s Eight,etc – et un peu de fiction avec Voldemort. Oh, et ils utilisent même Trump critiquant Hillary pour critiquer Kimmy. C’est genre hyper perché mais tellement travaillé côté scénario, j’adore le rendu final. On y croirait (pas).

On en revient aux prisonnières du bunker et on checke où elles en sont chacune : stars pour deux d’entre elles, en prison pour l’autre et toujours marié au révérend pour Kimmy. Le documentaire fait donc passer Kimmy pour un soutien du révérend, parce qu’il manipule les choses au point de faire croire à tous qu’elle est mariée avec lui parce qu’elle l’aime vraiment.

C’est perché, oui, mais c’est excellent : la connerie de Fingablast m’a fait rire, le trip masculiniste est aux antipodes de la série et donne de quoi critiquer, le retour aux débuts de la série fait du bien, et la fin laisse sur un excellent cliffhanger parce que je suis impatient de voir comment Kimmy va réagir à tout ça. La série se retrouve un fil rouge et je regrette juste l’absence de son générique. Bon, et de Jacquelin. La parodie m’a en tout cas fait bien plus rire que les deux premiers épisodes de la saison.

> Saison 4