Semaine 25 : du 20 au 26 juin

Bonjour à tous !

Un nouveau dimanche est à notre porte et quel dimanche ! Une grande partie de nous était devant sa télé cet après-midi, à déprimer pendant 45 minutes et à faire la fête pendant les 45 suivante, après une longue pause de 15 minutes. Bref, la France a gagné son huitième de finale avec un joli 2-1. Cela dit, le foot et moi ne sommes pas de si grands amis que ça… Je vous rassure donc : j’ai largement eu le temps de voir tout un tas de choses cette semaine encore !

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Les inédits de la semaine

Le second épisode de BrainDead m’a totalement fait revoir ma copie sur la série tandis que l’absence de Roadies cette semaine me fait douter un peu de l’efficacité de ce show sur le long terme. Pas le temps de vraiment s’en inquiéter toutefois avec la suite toujours à la hauteur d’UnREAL et surtout la fin de Person of Interest. Difficile de trouver encore de la saveur au reste de la semaine une fois cet épisode visionné, parce que la fin d’une série est toujours un moment un peu difficile. Heureusement, Wrecked (photo ci-dessus) a su trouver les blagues pour m’alléger le cœur et tout ça s’est terminé sur un épisode d’Outcast brillant. En un trois mots comme en cent, le résumé de la semaine : roller-coaster qualitatif.

Vous pouvez consulter les critiques de chaque épisode en cliquant sur le lien ci-dessous :

Silicon Valley (3×09), 16/20
Preacher (1×04), 15/20
Unreal (2×03), 19/20
Scream (2×04), 14/20
BrainDead (1×02), 16/20
Wrecked (1×03), 18/20
Person of Interest (5×13), 20/20
Containment (1×09), 18/20
Cleverman (1×04), 10/20
Another Period (2×02), 15/20
Outcast (1×04), 16/20

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La performance de la semaine

 Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je sais, c’est la deuxième fois que je mets Person of Interest à l’honneur en quatre semaines… C’est aussi malheureusement la dernière fois puisque l’épisode final vient d’être diffusé. Du coup, je me suis dit qu’il était temps de saluer le travail de Michael Emerson, fantastique Harold Finch tout au long des 103 épisodes de la série.

Je ne crois pas qu’il y ait vraiment grand besoin de présenter cet acteur, révélé par son rôle puissant d’Henry Gale dans LOST lors d’une tirade sensationnelle et incroyablement brillante qui s’achevait pourtant sur la question la plus stupide du monde… You guys got any milk ?

Attention, je spoile l’ensemble de LOST : De ce rôle totalement faible d’Henry Gale a émergé la figure de Benjamin Linus, redoutable leader des Autres qui en pinçait pour Juliet. Sans broncher, Michael Emerson a joué toute une palette d’émotions avec beaucoup de justesse sur l’île, de l’amour contrarié à l’amour paternel, de la joie au deuil de sa fille, du calcul froid à l’espoir d’une quête de sens. On quitte le personnage sur l’île où il aide Hurley à diriger pendant des années, acceptant une place de second qui lui correspond bien mieux que celle de leader. En flash-sideways, Ben n’est pas encore prêt à passer de l’autre côté, car il lui faut encore retrouver Alex et probablement Rousseau.

Attention, je spoile l’ensemble de POI : Après LOST, pas le temps de se reposer, Michael Emerson enchaîne aussitôt avec Person of Interest, où il incarne le personnage d’Harold Finch, un riche philanthrope ayant inventé une Machine révolutionnaire capable de prédire les prochains crimes ordinaires. Le rôle est à des décennies de celui qu’il avait dans Lost, ne lui permettant pas vraiment d’exprimer tout son jeu d’acteur. Pourtant, au fur et à mesure de la série, Finch prend de l’épaisseur et se voit attribuer un passé douloureux, avec un amour perdu pourtant encore en vie. Bref, les scénaristes nourrissent enfin l’acteur, lui laissant la possibilité de faire ce qu’il sait faire de mieux.

Dans cet épisode final, il joue donc la performance de la semaine sans le moindre problème : du sacrifice personnel finalement bafoué à l’amour retrouvé, de la douleur de voir sa Machine mourir à petit feu à celle de voir son allié et désormais ami mourir sous ses yeux à sa place, de la culpabilité de ces morts au soulagement d’avoir battu Samaritan, Harold Finch en voyait de toutes les couleurs cette semaine. Et puisque tout ça n’était pas suffisant, il se prenait également une balle pour rajouter encore à sa douleur. Tout ça aurait facilement pu tomber à plat ou être surjoué, mais Michael Emerson a vraiment su trouver les tons et la justesse nécessaire à ces scènes difficiles à voir.

Brillant d’un bout à l’autre de sa carrière, cet épisode est l’occasion ou jamais de saluer un grand acteur, qui a réussi à ne pas s’enfermer dans un seul rôle malgré l’icône qu’il représentait dans LOST. J’espère avoir l’occasion de le revoir dans une autre brillante série un jour !

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Les autres actus du blog

Si vous ne l’avez pas encore compris avec le début de cet article, je ne sais pas quoi faire de vous, mais Person of Interest s’est achevée cette semaine. J’en ai profité pour tirer un grand et long bilan des cinq saisons qui ont su devenir brillantes en partant de (très) loin. Sobrement intitulé « du Bad Code au God Mode », ce qui est une référence à la série, cet article fait le point sur ce qui ne marchait pas et ce qui me hantera encore après la fin de la série. C’est disponible par ici, n’hésitez pas à me laisser votre avis 😉

Par ailleurs, j’ai dégagé, sans trop savoir comment, suffisamment de temps pour me voir l’intégrale de la saison 3 de That 70’s show au cours de ces sept derniers jours. Tout aussi magiquement, la note moyenne de ces 25 épisodes est elle aussi de 15,5, comme pour la 1 ou la 2. Magistrale et constante, cette sitcom est une vraie réussite !

Voilà, c’est tout pour cette semaine ! Je préviens d’avance que les jours à venir sont chargés pour moi et que par conséquent les critiques et avis seront peut-être un peu retardés cette semaine. Pas d’inquiétude, je verrais tout quand même, je suis beaucoup trop accro pour éteindre mon ordi !

À dimanche prochain pour un autre article résumant la semaine 😉

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 24 : du 13 au 19 juin

Bonjour à tous !

Le temps passe à une vitesse folle et nous voilà déjà dimanche. J’ai eu une semaine assez chargée, mais plutôt cool, blindée d’épisodes inédits et de lancement de saisons. Il y a donc des choses à découvrir sur le blog. Retrouvez aussi dans l’article qui est le/la meilleur(e) acteur/actrice cette semaine 🙂

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Les inédits de la semaine

L’été sera chaud en terme de planning, surtout le mardi ! Avec les premiers épisodes de Roadies (photo ci-dessus) et BrainDead, j’ai en effet la masse d’épisodes inédits à découvrir chaque semaine. Ce n’est pas un mal pour l’instant, mais je ne sais pas si je continuerai la seconde à long terme, car le pilote m’a laissé un peu mitigé. Dans le même genre, j’ai commencé Wrecked mercredi. C’était super drôle, mais ça risque de lasser sur le long terme, pendant que le jeudi, Cleverman m’a largement hypnotisé. Heureusement, la fin de semaine a largement remonté le niveau, mais on va en parler un peu plus longuement ci-dessous. En bref, cette semaine était loin d’être la plus marquante de l’année, instaurant un petit rythme planplan un peu partout.

Vous pouvez consulter les critiques de chaque épisode vu cette semaine :

Silicon Valley (3×08), 13/20
Preacher (1×03), 14/20
Unreal (2×02), 17/20
Scream (2×03), 14/20
Roadies (1×01), 18/20
BrainDead (1×01), 13/20
Wrecked (1×01), 16/20
Wrecked (1×02), 15/20
Person of Interest (5×12), 18/20
Containment (1×08), 17/20
Cleverman (1×03), 08/20
Another Period (2×01), 17/20
Orphan Black (4×10), 20/20
Outcast (1×03), 17/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

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La performance de la semaine

 Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine. Et cette semaine encore, ce n’était pas bien dur de choisir !

Le succès d’Orphan Black tient à 85% minimum dans le rôle de Tatiana Maslany, qui réalise la performance de la semaine sans grande difficulté. Si vous n’avez jamais regardé cette série, passez directement au paragraphe sous la photo suivante, car je vais spoiler. Et oui, 85% j’vous jure que c’est un grand minimum, puisqu’elle incarnait cette saison Beth, Sarah, Cosima, Alison, Helena, Rachel, Krystal ou MK, apparemment sans la moindre difficulté et dans tous les cas de manière crédible et hyper convaincante. Chacune d’entre elles a son style, ses mimiques, son accent, sa manière de parler, c’est juste incroyable et de saison en saison, je me demande simplement si cette actrice a une limite. Même en photo, elle parvient à merveille à incarner un rôle, ressemblant plus à Alyssa Milano qu’à elle-même. Une dinguerie.

Cette semaine, c’était malheureusement déjà l’épisode final de la saison 4 et Tatiana Maslany a une nouvelle fois prouvé qu’elle n’avait pas froid aux yeux, enchaînant sans mal les scènes et les personnages, de la bitch pleine de pouvoir à la malade fragilisée, de la nana blessée à la nana superficielle, du comique au tragique, du sérieux au léger, sans jamais paraître hors-jeux (c’est un terme à la mode pendant l’Euro, mais ça n’a rien voir). Surtout, on a ENFIN eu droit à une histoire de clone tentant d’en interpréter un autre et le truc de dingue, c’est que comme d’habitude CA SE VOYAIT. Sarah a tenté de se faire passer pour Krystal, et non, ça n’a pas pris, on a tous vu que c’était Sarah et pas Krystal. Alors OK, en terme d’écriture c’est un peu logique, mais quand même. Qu’on m’explique pourquoi la première pensée qui m’est passée par la tête était : « non, ça ne ressemble pas à Krystal » alors même que c’était la même actrice hein ?

Alors certes, Tatiana Maslany est grandement aidée par l’écriture brillante de ses personnages et de la série en général, mais sérieusement, elle méritait largement de figurer en performance de la semaine pour cet épisode… Et elle mérite toujours autant l’Emmy Awards que Viola Davis lui a volé l’an dernier. Sérieusement.

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Les autres actus du blog

Une petite semaine pour le blog, mais une semaine quand même. J’ai donc mis à jour l’article Orphan Black saison 4, avec une note moyenne de 18,5/20. Rien que ça. C’est l’occasion de relire tout ça et la conclusion que j’ai rédigé en fin d’article, en attendant impatiemment la saison 5, qui sera aussi la dernière.

Par ailleurs, je l’avais promis il y a deux semaines, mais j’ai finalement publié mon avis sur la saison 2 de That 70’s show qui obtient évidemment une note moyenne un peu moins haute, un 15,5/20. Si je résume, c’est donc constant par rapport à la première année de cette sitcom, les deux obtenant exactement la même moyenne. C’est bon, c’est drôle, mais ce n’est pour l’instant pas non plus une série incontournable. J’aime bien, ça se dévore de temps à autre, mais je m’en lasse toujours un moment avant de la reprendre quelques jours plus tard. Autrement dit, je ne la regarde pas aussi vite que ce que j’espérais. Mais bon.

Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai à dire cette semaine. Dans les sept jours à venir, pas de retour notable, pas d’épisode de Roadies ni d’Orphan Black, et surtout, surtout, des adieux à faire à Person of Interest. Je ne laisserais pas la série se terminer sans un dernier au revoir, évidemment, mais vous en saurez un peu plus en cours de semaine 😉

À dimanche prochain pour un autre article résumant la semaine 😉

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes.

Wrecked (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Wrecked. Bonne lecture !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3



Avis : Wrecked, c’est la comédie d’été que j’attends le plus (bon, après le retour d’Another Period) depuis que j’ai vu sa bande-annonce il y a un mois ou deux. Je ne me suis pas plus renseigné que ça sur la série, car la bande-annonce parodiait LOST et je n’avais pas besoin de plus que ça pour adorer d’avance.

Si je m’étais renseigné, j’aurais découvert que Ginger Gonzaga faisait partie du casting et je l’aurais encore plus attendu avec impatience, je crois, car je l’ai adorée dans Mixology (surtout) et pour ses guests dans You’re the worst et Angel from Hell. Bref, c’est tout parfait sur le papier. En pratique, la série ne s’embarrasse pas des clichés et cherche à en jouer un maximum. Grosso modo, ça marche une fois sur deux, probablement parce qu’il faut le temps de se faire à leur humour. Je doute que ce soit très pertinent à regarder pour quelqu’un qui n’a jamais vu LOST, mais si vous avez vu la série, que vous l’ayez adorée ou que vous vous soyez ennuyés devant, jetez-vous sur Wrecked et vous rirez forcément à un moment ou un autre ! Surtout si vous l’avez adorée et vous souvenez bien des débuts…

Bon, malheureusement, je doute que la série n’aille très loin, c’est très lourd comme type d’humour et surtout, le format ne paraît pas du tout adapté à ce qui se fait à la télé. On dirait plutôt une websérie parodique dénichée sur Youtube qu’une vraie production de network, surtout qu’il n’y a pas l’air d’avoir de construction à long terme. Juste, ça se regarde et se dévore en riant des clichés et des parodies de l’originale, mais c’est à peu près tout. Du coup, je vais en profiter le temps que ça dure, et vous devriez en faire autant 🙂

Note moyenne de la saison : 16,5/20

C’est parti pour mon avis sur les épisodes :

01.jpgÉpisode 1 – All is not Lost – 16/20
This isn’t about us. This is about us beating everyone else, okay, survival of the fittest.

Locke est une femme ! Jack est ridiculisé ! Shannon et Sun ont fusionné ! C’est juste brillant ! Voilà ce que je n’ai pu m’empêcher de me dire au fur et à mesure de l’épisode. Il m’a pourtant fallu attendre le moment du crash pour commencer à rire, l’introduction était un peu longue. Personne ne se prend au sérieux dans cette parodie et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Je connais par cœur les épisodes de Lost et le détournement qui en est effectué ne peut que me satisfaire, car il joue en permanence avec mes attentes ! Ils ont tué Liam si rapidement, exactement comme les scénaristes avaient prévu de le faire avec Jack, par exemple. Ils le remplacent avec Owen (qui est plus ou moins inspiré de Charlie, quand même). Bref, tout dans cette sitcom tient les promesses faites dans la bande-annonce. Peut-être que sur le long terme, ça deviendra lassant, mais je suis pour l’instant tout à fait convaincu par cette beach party et les nombreux rires provoqués dans ces premières vingt minutes.

022.jpgÉpisode 2 – Rest in Peace, Callaway Hinkle – 15/20
Did you seriously not get that?

Pour ce second épisode, on oublie Rousseau de LOST et on passe directement au téléphone satellite de la saison 4. Perso, je trouve que ça fait réfléchir, je ne connais pas de numéro de téléphone non plus, surtout depuis qu’on a changé le téléphone fixe de la maison. Quoi ? Ma vie n’est pas passionnante ? Bon, et bien au moins, cet épisode l’était tout autant, j’ai énormément ri. Une autre intrigue tout aussi réussie s’occupe du fuselage et parodie Jack et son père. Le dialogue avec le « fantôme » du père est parfaitement maîtrisé pour se moquer de la série de base et détourne bien les enjeux de celle-ci. La toute fin nous introduit enfin le Sawyer de cette parodie, Todd, après une scène inspirée des premiers épisodes de Lost où les cadavres de l’avion doivent être brûlés, ce qui finit en vomi collectif. C’est là encore bien trouvé, bien écrit et bien joué dans le mode WTF. J’adore !

Capture d'écran 2016-06-22 19.10.59.pngÉpisode 3 – Always Meant To See That – 18/20
No one has DVDs anymore? Everyone is just streaming everything? Good for you, Netflix, you won!

Ce troisième épisode était tout aussi génial que le premier, peut-être aidé aussi par le fait que je craignais de m’ennuyer devant, pensant qu’on avait fait le tour la semaine dernière. Sauf que c’est juste brillamment drôle, alors non seulement, je ne me suis pas ennuyé, mais en plus j’ai ri. La série s’éloigne un peu de LOST, mais ce n’est pas plus mal. On y trouve de vagues références toujours, des blagues clairement destinées aux Losties, notamment sur les mystères de l’île ou le recensement, mais ce n’est vraiment pas le cœur du propos. L’idéer est de se marrer et LOST ne permet pas de le faire autant que l’imagination délirante de ces scénaristes le propose. En intrigue A cette semaine, nous avons donc l’affaire de la mallette, traitée très différemment de celle opposant Kate & Sawyer, qui contient… des sextoys. C’est mieux qu’un flingue ou qu’un avion en plastique. En intrigue B, bien plus drôle, les survivants ont le choix entre « Dumb et Dumber to » ou « Selma », un dilemme hilarant, peu crédible mais qui porte une bonne partie du potentiel commun. Et puisqu’en plus les deux intrigues se rejoignent et permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages, c’est vraiment tout bon pour Wrecked cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – The Community Pile – 14/20
Ever since the crash I have not been able to uh.. to go. To evacuate.

Bon, voilà, cette fois je suis déçu par cet épisode. L’ensemble reste bien fichu, mais je n’ai pas accroché aux intrigues cette semaine et je n’ai par conséquent pas ri des masses. Je ne dois pas avoir un humour assez pipi-caca pour cet épisode… C’était un peu mieux du côté de Jess et de son fiancé, néanmoins, et bien comique quand les deux autres se droguent. Bref, on arrive à l’épisode 4, faut pas s’étonner je pense si ça baisse un peu en qualité. Tant que ça continue à me faire rire, ça me va, mais j’ai moins accroché aux personnages qui étaient approfondis cette semaine. Mince alors, ils développent les mêmes défauts que LOST ! Les parallèles sont toujours sympas d’ailleurs, ça en fait une série vraiment drôle, qui parvient à se détacher malgré de nombreuses références. Ouais, bon, Ginger Gonzaga m’a manqué quoi !

05.jpgÉpisode 5 – Tubthumping – 16/20
Here we can be different. What do you want to be?

La sitcom poursuit ses références un peu lourdes à LOST, tout en parvenant désormais à s’en émanciper tout à fait car ses personnages prennent du poids (psychologiquement parlant uniquement) et une indépendance très salutaire. Les différentes blagues fonctionnent plutôt pas mal dans cet épisode, que ce soit la fosse pour le voleur ou les élections. Sans surprise, je suis totalement amoureux du personnage d’Emma, Ginger Gonzaga étant absolument parfaite dans ce type de rôle un peu condescendant. Mon dieu, j’ai envie de revoir Mixology maintenant. Il y a de vraies bonnes découvertes dans cette série, c’est très agréable à suivre et regarder, ça a trouvé rapidement un rythme de croisière et un humour propre. J’espère vraiment qu’on aura droit à une saison 2 (je n’ai pas du tout regardé ce que ça donnait comme audience).

06.jpgÉpisode 6 – The Phantom – 15/20
Moving is living

L’île continue à partir en vrille sévère en cherchant désespérément le nom de Leonardo Di Caprio, dans une intrigue qui fonctionne plutôt pas mal sur le plan de l’humour. La vie d’exilé sur l’île monte au cerveau de tous et c’est mis en scène d’une très belle manière, avec des envies de cannibalisme ou des amitiés improbables avec des animaux sauvages. Les personnages ont de vraies motivations qui dépassent le simple cadre de la parodie désormais, notamment Owen qui est encore un peu plus développé. En bref, ça donnerait envie d’avoir des épisodes plus longs, parce qu’on se marre bien devant et que c’est intéressant de voir vers quoi se dirigent les scénaristes.

07.jpgÉpisode 7 – The Trial – 19/20
Yeah and I’m sure in Germany they were like “come on, it’s just Adolf”!

La parodie continue avec cette fois un détournement sympa de Law & Order parfaitement assumé : les survivants organisent un procès après un coup de feu malheureux tout à fait bien amené de Dany. Pendant ce temps, Jess tombe dans les bras de Chet pour un coup d’un soir… qui se prolonge contre son gré. Cette fois c’est sûr : Jess est l’un des meilleurs personnages de la série et j’accroche à 100% à l’humour de Wrecked (même si bon, c’était déjà évident je crois). Tout cela mène à un exil injuste qui promet des rebondissements intéressants. De son côté, Emma soigne un patient comme elle peut et finit par être infectée elle-même après sa mort. Ils ont intérêt à trouver un remède, car je refuse de la perdre, elle ou Florence.

08.jpgÉpisode 8 – The adventures of Beth and Lamar – 18/20
What am I? What are we? Just background actors in the story of your freaking lives? I can’t believe I left Beth for you…

Tout s’accélère dans cet épisode où Steve révèle son vrai visage de tyran complétement cinglé en s’attaquant à Florence qui ne cherche qu’à sauver Emma. L’ensemble de cette storyline est géniale, y compris les flashbacks qui nous montrent que le loser est devenu cinglé pour de bonnes raisons (enfin, non, y a pas de bonnes raisons). Les différentes blagues de la série (à commencer par le trou dans lequel sont jetés Todd et Florence ou le bateau d’Owen) révèlent un intérêt scénaristique improbable : c’est là la clé de la série, qui parvient à établir une « mythologie » humoristique et faire avancer ses intrigues à coups de blagues. Chapeau bas, d’autant que ce n’est là qu’une des bonnes parties de l’épisode : le coup des figurants est franchement bien joué et le seul point négatif serait du coup l’intrigue d’Owen et Dany qui ralentit un peu cet épisode.

09Épisode 9 – Javier and the Gang – 16/20
Oh, I feel terrible. Do you wanna have sex?

Sans surprise, Owen tombe sur une cinglée sur l’île… Bon, OK, c’est surprenant, car il s’agit de Rosa, l’hôtesse de l’air et qu’elle est totalement cinglée. Elle s’est inventée une petite vie tranquille sur l’île et elle occupe l’ensemble de cet épisode qui se fait loin du camp. Ce n’est vraiment pas bien grave, car c’est un excellent épisode qui relie ses intrigues A (Owen et Rosa) et B (le raft). D’ailleurs, le raft s’en tire plutôt pas mal, si l’on met à part le fait qu’ils perdent Emma et la bouffe après même pas une nuit et qu’ils retournent sur l’île quasiment aussi vite. Bon, narrativement, c’est donc tout simplement excellent et amusant côté parodie autant que côté originalité. En revanche, du côté des blagues, ça prend un peu moins pour moi. Ce n’est pas bien grave, car c’est génial de voir la série se développer.

10.jpgÉpisode 10 – Cop Tricks – 17/20
You relax Steve, I’m already relaxed, I’m very relaxed.

Excellente fin de saison qui remet Jess & Todd ensemble, ne nous donne pas de nouvelles d’Emma perdue en mer, met un terme au règne de Steve, le tout en faisant d’excellent « call backs » sur les épisodes précédents, histoire de montrer que la série a toujours su vers quoi elle se diriger. C’est assez impressionnant, car je ne la prenais pas du tout (mais alors pas du tout) au sérieux lorsqu’elle a débuté. De série comique vraiment drôle, Wrecked a évolué vers une série qui joue des clichés que sont ses personnages tout en proposant une intrigue qui lui est propre et qui fonctionne. Chapeau bas, cette saison est géniale d’un bout à l’autre, progressant dans le scénario au détriment d’un soupçon d’humour qui ne manque pas pour autant. Vivement la saison 2, surtout après ce cliffhanger étonnant de chasseurs de prime qui en veulent à Danny, une vraie célébrité. C’est sa journée, il vient juste de se faire tirer dessus (always shoot the hostage).

EN BREF – J’attendais cette série car j’y voyais une parodie de LOST et uniquement pour ça, j’y ai gagné Ginger Gonzaga, encore là où je ne l’attendais pas, un humour à toute épreuve et… une vraie série à intrigue qui s’est développée depuis. Je ne sais pas bien à quel moment les producteurs ont décidé ça, mais la parodie débile s’est transformée en sitcom avec une intrigue suivie et des personnages développés sortant du cliché. J’ai donc gagné beaucoup plus que ce que j’attendais, c’est parfait !

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