Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

You – S05E10 – Finale – 17/20

C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez sur l’article pour le lire, vous saurez ce qu’il advient de Joe Goldberg et s’il a la fin qu’il mérite… La fin que nous méritons ?

Spoilers

Louise espère obtenir la vérité sur la mort de Beck. Vérité et justice, même.

You should have killed me better Joe !

Je ne pensais pas finir la saison cet après-midi car je voulais bosser, mais je n’ai pas réussi à m’arrêter. Et la fin de l’épisode précédent m’a fait hurler devant ma télévision comme ce n’était pas arrivé depuis un moment. Putain. Je suis faible, voilà, mais bien sûr que j’enchaîne sur ce dernier épisode dont le résumé sur Netflix est limite la promesse des prémices d’une nouvelle saison, encore.

Louise sauve donc Joe in extremis avec pour plan de le stopper plus tard : le voir mourir sans avoir toutes les réponses qu’elle cherche ne lui convenait pas. Laisser mourir Kate en revanche, ce n’est pas un problème ? Connasse. J’ai toujours dit que je ne l’aimais pas ! Ce début d’épisode révèle qu’ils ont bien réussi à s’échapper de New-York. C’est improbable, et pourtant !

La série continue de nous faire des petits pièges : nous les voyons s’échapper vers un bel espace vert où Louise pourrait facilement le buter. Elle se l’imagine, mais ce n’est pas le cas : pas encore. Elle veut savoir ce qu’il sait avant de lui offrir la fin qu’il mérite – quand lui se demande ce qu’il a fait pour la mériter. Les voix off se répondent de la plus chouette des manières.

En attendant que la police les rattrape inévitablement après les aveux de Joe, le couple envisage de s’échapper au Canada pour profiter un peu de la vie. Louise fait tout ce qu’elle peut pour vendre à Joe qu’elle est amoureuse de lui, et le pire, c’est qu’elle le fait quasiment sans mentir : il est toute sa vie et elle en a conscience. Comment survivre sans lui ?

Joe ne révèle toujours pas à Louise, en plus ! C’est dingue : il cherche à leur faire de faux passeports auprès de son contact habituel, mais aussi à s’arranger un moment pour parler avec Henry. C’est dingue. Et c’est dingue aussi que Joe et Louise parviennent à s’échapper de New-York sans être rattrapés. Le visage de Joe est tellement connu ! Ils prennent même le risque de s’arrêter à une station-service.

Évidemment, ils tombent là sur un flic : il ne voit pas vraiment Joe, mais il croise Louise et il s’inquiète pour elle. Il échange quelques mots avec elle, la laisse partir – et elle ne dit rien pour l’alerter, même si elle hésite. Elle tombe ensuite sur le livre de Beck, là, dans une station-service au milieu de nulle part. Eh, on a compris pour Beck ! Elle est tellement omniprésente cette saison, c’est dingue. Je sais qu’il faut boucler la boucle, mais tout de même. C’est un cadavre qu’on aura beaucoup, beaucoup vu au cours des quatre saisons, tout de même.

Et puis, alors que Joe emmène Louise dans un magnifique chalet qu’il a loué (ok, c’est peut-être même une villa à ce stade) avec on ne sait quel argent, moi, je me dis que j’ai envie d’un dernier épisode épique et que ça n’en prend pas le chemin avec un tel début. J’ai presque envie que tous les personnages meurent désormais.

Une fois dans la location, Louise comprend qu’elle a moins de temps qu’elle n’imaginait : elle a du mal à embrasser Joe avec passion, donc elle sait qu’elle ne peut pas coucher avec lui. Et elle sait que c’est ce qu’il veut. Coucher avec lui ou finir au fond du lac à côté de la location semblent être ses seules options à présent si elle n’obtient pas ce qu’elle veut de lui avant.

De son côté, il semble ne se douter de rien : il veut juste savourer la perfection du moment. Il a même des faux papiers : ils s’appelleront Ezra et Ella, et ils pourront voyager à travers le monde. C’est la fin parfaite qu’il imagine pour lui et pour son double de papier dans son roman. Louise en profiter pour le questionner sur son désir d’immortalité : ils ne pourront pas voyager éternellement. Elle lui confie sa peur de ne pas survivre dans son histoire, en plus. Il la rassure et ils partent ensemble pour une petite balade nocturne sur un lac.

Si ça fait très Disney comme ambiance, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est si romantique que ça. Genre ils ne se font pas bouffer par les moustiques ! C’est bien beau cette histoire de Louise qui est le centre de son univers et c’est bien beau cette voix-off de Louise qui nous confirme qu’elle se sent toujours heureuse d’être aimée… mais bon. Ouais. Les scénaristes se servent des voix-off de Louise et Joe pour nous faire comprendre ce qu’il en est : Joe se sert de l’amour comme d’une arme, son obsession est évidemment attirante, ses yeux d’amoureux, bien sûr que Bronte/Louise/Ella craque à nouveau.

Mais au moment où il s’apprête à lui faire un cuni, Louise sort de sa transe : elle utilse aussitôt un flingue pour le braquer et lui demander comment il a tué Beck. Chapeau bas aux scénaristes : ils ont trouvé un moyen de conclure cette intrigue en mettant Joe en caleçon. Parfait pour les audiences, non ?

Pas parfait pour Joe, en revanche. Il est dépité de découvrir que son mensonge concernant Beck n’a pas convaincu Louise. Il est dépité de ne pouvoir se débarrasser définitivement de Beck. Et en même temps, Louise souligne qu’il a effacé Beck au point de prendre sa vie et sa voix en finissant son roman. C’est vrai : j’avais trouvé ça atroce qu’il écrive son livre, ça rendait ça encore plus triste. Il était temps que les scénaristes soulignent ce sadisme. Cependant, le plan de Louise est tout de même de lui faire rayer tout ce qu’il a écrit dans le livre de Beck et ça me laisse vraiment perplexe. En plus, désolé mais je n’aime pas Louise. Terminer la saison avec autant de temps à l’entendre ? Je ne suis pas fan.

C’est une bonne idée, bien sûr, d’avoir les voix off qui se répondent et ça fonctionne bien, mais ça n’empêche pas que je n’aime pas le personnage et que ce dernier épisode est bavard. Qu’elle le tue et qu’on en finisse ! Qu’elle arrête de l’écouter alors qu’il la manipule à lui faire prendre conscience qu’elle a peur de sa mort à lui – qui s’occupera d’elle ? qui s’intéressera encore à elle ? Il y a tant d’autres personnages dans cette série que j’aurais aimé revoir dans un épisode final.

En plus, Louise est trop gentille avec lui : elle le laisse encore décrocher le téléphone pour qu’il puisse parler avec Henry – son pote ayant fait en sorte de le mettre en ligne avec lui pendant qu’il jouait aux jeux vidéos. C’est toutefois chouette : si Joe veut rassurer son fils et lui dire qu’il n’a rien fait de mal, s’assurer qu’il vive sa vie et tout… Henry est plus malin que ça. La scène est horrible, bien aidée par les violons : Henry décide que les derniers mots qu’il dira à son père seront la vérité. Elle sort de la bouche des enfants. Teddy lui a dit qu’il avait tué Kate, et partant de là, Henry a pour derniers mots à son père : tu es le monstre. C’est ce que Love avait prédit en mourant, en plus. C’est la fin que je ne savais pas que je voulais, et le gamin joue sacrément bien en plus !

C’est terrible. Après tout ça, et exactement comme Louise, j’ai encore assez d’affection pour Joe pour être vraiment triste pour lui. Par contre, mais comment se débrouille-t-il encore pour être la victime après tout ça ? Louise décide de le livrer à la police, espérant bien sûr que le monde entier se réveillera face à ses crimes comme elle a réussi elle-même à se réveiller.

C’est une mauvaise décision. Elle pouvait le tuer. Elle l’avait en joue, c’était facile. Mais non. Evidemment qu’elle se penche pour prendre le téléphone, évidemment qu’il en profite pour se battre avec elle, évidemment que quand une balle se perd, c’est pour Louise. C’est si énervant.

Blessée, Louise décide de s’enfuir et de lui faire croire qu’elle est partie vers le lac. Joe la poursuit en caleçon, laissant le téléphone derrière lui. C’est assez peu crédible. Et puis, s’il est en caleçon dans la forêt (les audiences !), il n’en reste pas moins en bonne santé physique. Il a un avantage certain sur elle. En plus, Louise retrouve le téléphone, mais il s’est abîmé dans la bagarre. Elle ne peut appeler le 911 car la touche s’est cassée. C’est con, je sais. N’empêche que je trouve ça putain de brillant comme idée pour prolonger un peu l’action, mouahaha.

Louise parvient finalement à appeler les secours, au moment où elle saute par la fenêtre. Il finit par la rejoindre, sans savoir ce qu’il en est : il révèle qu’il a volontairement cassé la cheville de Louise pour la forcer à rester lui parler (évidemment, tant de mensonges !), puis avoue qu’il a tué Beck. Il compte même lui démontrer comment. Louise se défend et elle le fait bien, mais elle ne s’échappe que temporairement. Il parvient encore à la rattraper et l’étouffer, en l’étranglant au fond du lac. Goodbye Bronte. On n’a même pas sa voix-off à elle pour entendre à quel point elle se sent conne, ce qui suppose que ce n’est peut-être pas terminé pour elle.

Malgré tout, les flics sont réactifs apparemment : ils sont déjà là à organiser une battue dans les bois pour retrouver Joe. Toujours en caleçon, il est forcé de s’enfuir. Il parvient encore à tuer un policier, d’ailleurs, avec le poing américain de Louise acheté dans la station-service. Je m’attendais à ce qu’il récupère son uniforme, mais non. Il s’enfuit et c’est une erreur. Louise sort de nulle part et le braque avec un flingue (celui du policier ?).

Comprenant qu’il est fini, Joe demande à être achevé. Louise ne lui fait pas ce plaisir : elle refuse de l’achever, préférant qu’il se tape un procès. Il la force quand même en se jetant sur elle, mais elle ne tire pas un coup mortel. Il survit et est arrêté par la police, filmé avec une toute petite bite apparemment. Superbe.

Le montage final de la série nous révèle donc que Joe est tourné en dérision par internet et que son procès, messy, le force à se confronter à tout ce qu’il a fait. C’est Louise qui se charge de la narration en voix-off, parce qu’elle est plus à même de nous révéler ce que chacun est devenu (encore qu’il manque plein de personnages secondaires, en vrai), mais je trouve ça dommage. Eh, un ou deux épisodes sur le procès de Joe, ça m’aurait bien convenu.

Joe va en prison. Les autres ? Harrison sort de prison, Maddie n’y va même pas et le couple finit ensemble. La famille semble heureuse – elle est même enceinte de jumeaux. Kate a survécu, de manière bien improbable. Elle s’occupe toujours d’Henry et a la meilleure des vies. Elle devient l’agent de Marienne, qui cartonne mondialement grâce à son lien à Joe en vrai. Teddy transforme la compagnie de son père : elle ne fait plus aucun profit désormais.

Le livre de Beck ? Louise fait en sorte qu’il soit publié de nouveau, sans les modifications de Joe. Le livre a encore pus de succès, et je peux comprendre pourquoi. Dommage : elle ne connaîtra jamais son succès. Louise, elle, reprend sa vie et vit librement dans New-York, prête à poursuivre sa vie et devenir ce que la vie décidera d’elle.

MOUAIS. Gros mouais, ce happy ending même. La toute fin de saison – et donc de série – nous montre Joe en prison. Sans grande surprise, il y passe son temps à lire et est bien silencieux. La solitude, le silence, la prison lui pèse et il sait que c’est pour toujours. Il trouve que c’est infernal et il n’a toujours pas compris que c’est ce qu’il méritait en plus.

Joe finit en cage, ce qui est bien mérité… mais la conclusion est évidemment qu’il a un tas de fans qui lui écrivent et sont amoureuses de lui. Ou amoureux, d’ailleurs. Si j’espérais bien que Joe mourrait à la fin de la série, je dois dire que j’adore cette conclusion surtout pour ce qu’il dit : cette fois, il s’adresse directement à nous. La conclusion est simple à trouver : c’est ce que Penn Badgley dit depuis la saison 1. Le problème, ce n’est pas Joe Goldberg. Le problème, c’est la société qui tombe amoureuse de lui, le problème, ce sont les gens qui tombent amoureux de psychopathes, le problème, c’est nous. Et comme il nous parle, le dernier mot de la série est évidemment « you ».

J’aime cette conclusion. Elle est ô combien problématique : Joe n’apprend pas de ses erreurs, ne comprend pas le mal qu’il fait et est encore en vie pour recommencer un jour où quelqu’un voudra se faire du fric avec un revival. Pire encore : Joe continue de retourner le problème et de faire des victimes les coupables. La scène où Henry le traite de monstre était bien plus poignante et me restera davantage en mémoire, je pense.

Parce qu’en vrai, l’audience de la série est-elle vraiment coupable ? Allez, on en parlera dans un prochain podcast, probablement dans deux semaines.

En bref

C’est une belle saison finale, construite exactement comme il faut pour tenir en haleine tout du long et pour maintenir le suspense jusqu’au bout concernant le sort qui sera réservé à Joe. J’ai mes réserves sur plein de détails et de moments un peu illogiques dans la série mais, en vrai, j’ai dévoré cette saison qui, à mes yeux, a réussi à retrouver le ton de la première ; et surtout à fasciner à nouveau.

Que la conclusion soit une critique de cette fascination me convient. C’est facile, c’est vrai, on aurait pu/dû le voir venir, mais c’est efficace à défaut d’être parfait. De toute manière, il faut se méfier de la perfection : on a eu cinq saisons pour l’apprendre et je ne suis toujours pas sûr que la leçon soit bien enregistrée.

En attendant, la série touche à sa fin et une page se tourne : je crois que c’est la dernière série Netflix que j’attendais encore avec impatience ; c’est une survivante des séries pré-2020, une des rares qui me donnait des envies de bingewatch. Il y en aura d’autres, mais dans l’ensemble, quel plaisir ce fut.

Au revoir, Joe Goldberg… et en vrai, à bientôt je suis sûr – par rewatch ou par revival.

You – S05E09 – Trial of the Furies – 16/20

Et voilà, ce qui devait arriver arriva : ils finissent par manquer de temps et d’attention aux détails, ce qui fait que je suis quand même bien déçu par certains trous béants dans la narration ou la logique de ce qui se produit dans cet épisode. En fait, cela devrait être une bien mauvaise note, mais en même temps, le dernier acte de l’épisode prépare parfaitement le terrain pour le dernier épisode et a réussi à me faire sortir de mes gonds. C’est la preuve que je suis investi à fond dans cet épisode et cette saison.

Spoilers

Bien sûr, Joe file le parfait amour, mais il n’oublie pas la puissance de nuisance de Kate.

You should have killed me better Joe !

Bordel, je ne sais pas si Joe va survivre à la série, mais je vous assure que j’ai envie que Louise y passe. On commence ce début d’épisode avec la révélation qu’elle aimerait pouvoir vivre dans un château si elle pouvait aller vivre n’importe où dans le monde. Je n’ai aucune idée ce que je répondrais à sa place (probablement un cinq étoiles pour ne plus avoir à faire le ménage et la cuisine, cela dit), mais un château, sérieux ? Elle se prend pour une princesse, vraiment.

Joe sait toutefois que ce n’est pas encore envisageable pour lui d’envisager un happy ending tant qu’il ne s’est pas débarrassé des Lockwood. Il commence donc par s’en prendre à Harrison et Maddie en les faisant accuser du meurtre de Reagan. Il n’en faut pas plus pour ramener Kate à New-York, ce que Joe sait en traquant ses écouteurs. Bien sûr.

C’est bien joué de sa part, en plus : Kate n’a déjà plus envie de le tuer, car ça enverrait en prison Maddie et Harrison. Je ne vois pas bien pourquoi Maddie ne dit pas tout simplement la vérité à ce stade, parce qu’elle est déjà accusée du meurtre donc autant faire tomber Joe. Kate lui envoie un avocat, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi Maddie ne dirait rien. De la même manière : comment Louise peut-elle être si stupide ? Elle gobe que Maddie a fait tuer sa jumelle et que ça n’a rien à voir avec le psychopathe avec qui elle vit désormais. Sérieusement ?

Je vois bien qu’elle se laisse embobiner parce que Joe est excellent à s’occuper d’elle et faire en sorte que son livre puisse être publié, mais tout de même ! Pour ne rien aider, Joe est riche en plus, parce qu’il a son propre compte en banque. Du moins, c’est ce qu’il croit. En vrai, elle est assez puissante pour l’émasculer à distance. Elle vide son compte en banque, mais trouve aussi le moyen de le virer de la librairie et de l’appartement : la police installe des verrous et basta. Elle est la propriétaire des lieux, donc elle en a apparemment le pouvoir. Je sais que ce sont les USA, mais ça me semble un peu excessif : il a des affaires à lui dans l’appartement, tout de même.

Il passe le reste de l’épisode à essayer de récupérer ses accès en tuant Kate, tandis que Bronte, elle, obtient un deal pour l’écriture de son roman : on lui demande d’écrire son histoire, évidemment. Tuer Kate ? Pas évident : il est trop prévisible et se fait piéger comme un bleu par Kate qui envoie une doublure sortir de l’immeuble.

Dans les surprises de l’épisode, Kate décide de laisser son poste de PDG à Teddy. Le board veut un Lockwood à la tête de la compagnie et le reste de la famille est… problématique, dirons-nous. Elle est sûre qu’il fera un PDG parfait. Si elle le fait, c’est pour préparer le terrain au cas où son plan tournerait mal : elle kidnappe Joe et l’enferme dans la fameuse cage. Il ne pouvait en être autrement : Joe doit finir là-dedans. Son but est simple : avec l’aide de Dina, elle souhaite faire en sorte que Joe enregistre une vidéo de confession de tout ce qu’il a fait, histoire d’innocenter Maddie.

Au passage, elle trouve la bague de fiançailles que Joe a acheté pour Louise (mais sérieusement, il en fait toujours trop) et Dina précise à Joe qu’elle est prête à maquiller sa mort en suicide. Tout est déjà prêt, en fait. Voir Dina récupérer son pouvoir sur lui ? Un vrai plaisir qui se savoure. Cette saison est un régal.

Bon, bien sûr, il faut aussi en passer par une scène où Kate se confronte à Louise pour lui faire prendre conscience que Joe a tué Beck. Tout de même ! C’est la base, comment peut-elle voir les choses autrement ? Pourtant, ça ne fonctionne pas. Kate laisse Louise récupérer ses affaires et la laisse là. La rencontre tant attendue ne mène donc à rien en fait.

Pendant ce temps, au sous-sol, Dina papote avec Joe pour révéler ce qu’elle attend désormais de lui : des aveux pour le meurtre de Rhys, histoire de récupérer aussi sa vie. Même sa mère semble douter de son innocence puisqu’elle n’a rien dit pour se défendre. Ce n’est pas le cas de Joe : il cherche à diviser Nadia et Kate en insistant sur le fait que Kate est celle qui l’a aidé à mettre Nadia en prison, puis il lui assure que tuer quelqu’un dans la cage la hantera.

C’est bien tenté, mais ça ne marche pas. Kate revient avec une petite surprise pour Joe : Marienne est en vie (et chauve, on se cache comme on peut, je suppose – ou on est embauchée dans une autre série nommée The Last of us, au choix). J’ai du mal à croire qu’elle revienne – je comprends le besoin de le voir piégé, mais c’est un tel risque pour elle de revenir après trois ans ! Le pire dans tout ça ? Quand il voit Marienne, Joe recommence à vouloir la manipuler, en présence de Kate et Dina, oui oui oui. Il insiste pour dire qu’il était amoureux d’elle et qu’il a tout fait pour la sauver d’elle-même. Seulement voilà, Marienne assure qu’il a détruit sa vie, qu’elle est terrifiée pour la sécurité de sa fille à vie par crainte qu’elle tombe sur un « chevalier blanc » comme lui. Et c’est bien d’avoir Marienne pour lui ouvrir les yeux : non, il ne sauve pas les femmes, il les détruit. En fait, pour elle, c’est simple : il va mourir dans la cage et c’est tout.

Malheureusement, elle fait une erreur de base ensuite : elle remonte à l’étage où Louise tombe sur elle. Elles se parlent et ça mène à une scène terrifiante. Il serait temps que Louise ouvre les yeux : elle comprend que Marienne est avec Kate, de même qu’elle comprend (surtout) que Marienne est encore en vie. Elle affirme l’avoir cherchée avec Dom, Phoenix et Clayton. L’intérêt est pourtant ce que dit Marienne : elle insiste sur la perfection de Joe, qui a toujours les bons mots et sait manipuler à la perfection pour qu’on l’aime. Oh que j’aime l’idée d’avoir les différentes victimes du charme de Joe qui se rencontrent et se parlent. Marienne est forte, en plus, et elle sait parfaitement que reconnaître que Joe est coupable, c’est devoir reconnaître qu’on est moins intelligente que ce qu’on voudrait quand on est en couple avec.

La scène est bien écrite, sacrément bien interprétée et… Love me manque. On a eu Beck et Marienne, c’est très bien, mais Love, tout de même ! La série a trop vite tourné la page Love Quinn, je trouve. Louise s’enfuit en tout cas, perturbée par le discours de Marienne.

Au sous-sol, Joe comprend que Kate a décidé de le tuer quoiqu’il en coûte. Elle va le suicider et si elle doit finir en prison parce que la police comprend que c’est un meurtre, elle s’en fout : elle ira en prison et Henry ira vivre avec ses papas à Madre Linda. Ma foi. Si tout est prévu, Dina se révèle soudainement impatiente. Je suis un peu déçu : je ne vois pas pourquoi elle sort un flingue d’un coup. Qu’elle soit impatiente, OK, mais elle est trop intelligente pour décider de sortir un flingue et le buter de sang-froid comme ça. Kate s’interpose, évidemment.

Elles finissent par remonter à l’étage pour se mettre d’accord et Kate profite de l’appui de Marienne pour convaincre les deux autres femmes que c’est à elle de tuer Joe et d’aller en prison s’il le faut. Elle arrange toutes ses affaires et on pourrait croire que tout est bien dans le meilleur des mondes. Pourtant, et sans la moindre logique, il est soudainement révélé que Joe a prévu le coup d’être enfermé dans la cage. Il s’est mis une clé dans le bras. C’est trop, je trouve. Trop gros.

Ainsi quand Kate descend pour le tuer, elle trouve une cage ouverte et un Joe prêt à en découdre avec elle. Il parvient à faire en sorte que le flingue qu’elle a se retourne contre elle : elle finit inconsciente. Joe pense réellement s’en sortir cette fois, mais l’épisode a une autre surprise dans son sac : Maddie est libérée de prison car Harrison a avoué le meurtre. Elle téléphone à Teddy en confiant son plan de tout brûler et se rend à la librairie pour faire juste ça.

Oh, elle confronte Joe pour tenter de comprendre sa trahison, mais c’est en vain : il ne dit rien qui l’aide et elle ne le croit pas quand il affirme que Kate est encore dans la boutique. Maddie fout le feu, bien sûr, et elle se casse laissant Joe seul avec Kate. Et même si elle s’est fait tirer dessus, Kate a encore la force d’assommer Joe en le prenant par surprise. Personne ne peut plus le sauver à ce stade : même Louise quitte la rue où elle était après avoir téléphoné à Dom pour lui dire toute la vérité.

Joe, quant à lui, est surpris de découvrir que Kate a vraiment pris la décision de se sacrifier avec lui. Il confesse le meurtre de son père et, alléluia, elle reconnaît qu’elle était au courant. TOUT DE MÊME. Elle profite de leurs derniers instants pour enregistrer la confession de Joe concernant le meurtre de Reagan, l’envoyer à Dina et… voilà. Joe sombre petit à petit, parlant en voix off à une Louise qui ne peut l’entendre. Elle se rend compte de l’incendie dans la librairie, malheureusement.

Elle se précipite au sous-sol pour sauver Marienne, mais elle y trouve Kate et Joe. PUTAIN. NON. La série me fait la pire des trahisons : non seulement, Louise prend la décision de sauver Joe, ENCORE, mais en plus, ça se fait sur une chanson d’Olivia Rodrigo ? J’ai toujours dit que la série avait la meilleure BO possible et gérer ses choix musicaux, mais je REFUSE. Oui, ça m’a énervé. Le choix est parfait – Vampire, après avoir eu Louise qui en parlait dans la série, et puis, c’est une relation toxique – et la série réussit vraiment à m’investir à fond pour son dernier épisode. Pendant qu’Olivia chante, on voit Louise sortir Joe de l’incendie et on le voit lui demander sa main.

Putain. Elle accepte, elle accepte de se marier et de se barrer avec lui, mais la voix off change soudainement. Nous n’avons plus les pensées de Joe, mais celle de Louise. Et Louise a décidé de mettre un terme aux actions de Joe et probablement de le tuer au moment où il ne s’y attendrait pas. D’accord, mais laisse-le dans ce fucking incendie alors !

You – S05E08 – Folie a deux – 16/20

Je crois que je suis de plus en plus d’accord avec Maddie concernant les male tears, voilà à peu près tout ce que je tire de cet épisode ! En vrai, c’est un épisode plutôt malin du côté de l’évolution du personnage principal et c’est pour ça qu’on est resté cinq saisons, alors je suis satisfait… mais les personnages secondaires n’arrivent pas à tous me convaincre dans leurs intentions et leur écriture. Qu’importe, à ce stade, je peux bien finir la série, non ?

Spoilers

Joe prouve son innocence en retenant Louise contre son gré, du coup ?

I have been tasked of deciding what’s Joe is going to do with you.

On ne va pas leur décerner le prix de l’originalité du titre d’épisode, surtout avec cette belle faute de grammaire : où est l’accent sur le à ??

Quelle chance elle a cette Louise ! Elle a l’amour de Joe, qui lui fait même le petit déj pour son réveil où elle est menottée. Tu m’étonnes que Joe est cassé comme Beck lui avait dit. Le petit montage de début d’épisode qui nous montre que Joe n’a oublié aucune de ses amantes est plutôt cool, surtout que chacune avait eu son mot à dire sur sa folie.

Pourtant, Joe libère immédiatement Louise à son réveil : il prétend l’avoir menottée parce qu’elle avait peut-être le poignet cassé, ce qui est clairement la blague la plus drôle de toute la série à mes yeux, mais bon. Louise se méfie de son sauveur, évidemment, surtout qu’il prouve une fois de plus sa capacité à la stalker en la sauvant. Pourtant, malgré sa cheville pétée, Louise se confie à Joe : elle lui explique qu’elle était une amie de Beck et qu’elle voulait juste la venger à la base. Seulement voilà, elle est tombée dans son propre piège et est tombée amoureuse de Joe. Elle voulait le voir comme un monstre, et non, ça n’a pas pris.

Joe reste très suspicieux avec Bronte, en revanche : il s’est fait avoir une fois. Il lui demande de raconter quelques noirs secrets pour apprendre à mieux la connaître et voir s’il peut lui faire confiance. Allez, c’est bon, l’épisode va me souler si on doit encore se taper de longues confessions comme ça où Louise nous dit qu’elle attendait la mort de sa mère et n’a pas pleuré à son enterrement. Je n’arrive pas à m’attacher plus que ça à son personnage, sérieux. Et ça commence presque à manquer de meurtres cette saison. En plus, qu’espère Joe avec elle ? Il ne sera pas aussi bien qu’il l’imaginait avec elle : évidemment qu’elle le déteste pour ses meurtres et qu’elle ne lui en pardonnera aucun autre. Il passe d’une Kate à l’autre.

Après, Louise est complètement perchée : elle est réconfortée par le fait que Joe soit capable de tuer pour elle et qu’il ne regrette pas d’avoir tué Clayton parce que c’est probablement ce qu’elle voulait. Non mais sérieux ! Joe la teste alors : il lui offre un cadeau comme il en a le secret en l’emmenant dans la cave. Vous vous souvenez que j’étais surpris que Joe ne la mette pas dans la cage ? Eh bien, c’est parce qu’il a mis son stalker dans la cage, tout simplement.

Joe ne veut plus se cacher : il révèle à Louise qu’il est un tueur et qu’il fera tout ce qu’elle veut avec son stalker. Le tuer ? Pas un problème. Le libérer ? Non plus, en théorie. J’ai un doute tout de même. Bordel, mais qu’elle appelle la police ! Qu’elle arrête d’écouter Joe qui fait en sorte de la manipuler une nouvelle fois. Cela dit, il lui fait sacrément confiance : il est sûr qu’elle est prête à découvrir qui elle est vraiment et la laisse seule avec son agresseur. Il veut qu’elle lui parle et décide de son sort, espérant faire de Bronte son âme sœur, enfin.

Bizarrement, Louise l’écoute et décide effectivement de parler à Dane, en lui expliquant qu’elle a la tâche de décider ce que Joe va faire de lui. Pardon, mais ça confirme donc qu’il a tué Beck à ce stade. Pourquoi est-elle encore du côté de Joe ? Elle est vraiment partie en vrille, elle. Non pas que ça me surprenne, hein, je ne l’ai jamais aimée de toute manière. La conversation avec Dane ? Bien peu intéressant. À ce stade de la série, je n’ai pas envie d’avoir de la peine pour un énième psychopathe – parce que Dane essaie de nous faire pleurer sur la maladie de sa mère, bien sûr, ou sur le fait qu’il a été viré de l’école à 15 ans. Mais je m’en tape ! Je perds patience sur un aussi long bingewatching, je crois.

La série reprend aussi sur Kate et Dina, et c’est clairement la partie la plus intéressante de ce début d’épisode. Dina révèle à Kate que Joe était le eat the rich killer. Comment ça ? Kate ose prétendre qu’elle ne savait pas ? Comment elle a pu ne serait-ce que penser autre chose ? Joe est un meurtrier qui tue à tout va et elle n’a jamais pensé que peut-être ses amis étaient ses victimes ? Pardon, mais tu m’étonnes que je la trouvais conne et que je ne l’aimais pas en saison 4 !

Je suis en revanche plus qu’heureux qu’elle fasse appel à Lady Phoebe dans cet épisode. Elle est en Angleterre au début d’épisode, alors c’est logique d’inviter Phoebe – le but est aussi de montrer que Phoebe connaît bien Henry maintenant. Phoebe ! Je trouvais justement qu’elle manquait à la série : je me suis fait la réflexion dans les quelques secondes entre les deux épisodes (bon, minutes), en repensant aux témoignages sur les réseaux sociaux. Il manquait celui de Phoebe.

Kate lui révèle que Joe a tué leurs amis (sans déééc) et qu’elle s’en veut de l’avoir laissé faire. Bien sûr, Phoebe s’accuse elle-même de l’avoir invité partout, mais… je ne sais pas, quelques réactions supplémentaires peut-être ? Tes amis sont morts, bordel. Avec le soutien de Phoebe, Kate décide en tout cas de libérer Dina de prison bien en avance : son but est de faire payer Joe et d’utiliser Nadia comme témoin. Mouais.

Kate ramène Dina dans le même hôtel que Phoebe, espérant la garder sous la main. OK, la fin de série sera donc un procès de Joe ? On en prend la direction, je crois, mais en attendant, Kate doit expliquer à Henry qu’il ne verra pas Joe tout de suite. Cela ne se passe pas comme elle l’espérait : Henry lui en veut, bien sûr, et la traite de menteuse. Le problème, c’est qu’il appelle ensuite son père avec le portable de Phoebe.

En parallèle, Maddie veut retrouver sa vie, mais elle ne le peut pas encore. Malgré tout, elle a des besoins humains de base et souhaite coucher à nouveau avec le mari de sa sœur. Lol. Une fois au lit (enfin, au sol), Harrison comprend vite qu’il n’est pas avec sa femme par contre. Autant c’est logique qu’il s’en rende compte en couchant avec, autant que Maddie perde le contrôle de son rôle si vite, c’était abusé.

En revanche, j’aime beaucoup que Maddie l’assomme puis appelle son boubou pour la sauver de cette situation. Ahaha. Je m’attendais à ce qu’elle tue Kate dans la salle de bain quand Kate a découvert la vérité, alors je trouve ce rebondissement plutôt logique. En plus, j’aime bien Maddison, c’est un peu la Phoebe de cette saison, en plus stupide peut-être – ou la Peach, du coup.

Harrison ne laisse pas beaucoup de choix à Joe : soit il le tue, soit il rejoint leur plan et est heureux que Reagan soit morte. Joe décide donc de convaincre Harrison que c’est une bonne chose que ce soit Maddie qui soit en vie. Il commence en vrai une vraie thérapie de couple pour eux et je crois que les acteurs s’en donnent à cœur joie. On est sur de la comédie alors que ça parle de meurtre. Ils sont fous ! Harrison, lui, ne l’est pas. Il refuse de reconnaître le meurtre de Reagan comme acceptable. En vrai, il a raison et c’est bien d’avoir un personnage qui le reconnaît enfin.

Dans tout ça, Maddie supplie Joe de laisser Harrison en vie : il n’a pas spécialement envie, mais il laisse 15 minutes à Maddie pour trouver un moyen de mettre Harrison de leur côté. Tout ce qu’elle réussit à faire, par contre, c’est le faire pleurer. Et c’est hilarant par rapport à l’épisode précédent où Maddie insistait sur le fait qu’un homme qui pleure à la caméra, c’était hyper agaçant. Je suis loin de penser ça habituellement, mais là, on a vraiment affaire à des male tears jouées comme telles et… ouais, il mérite la baffe qu’elle lui fout !

Ils finissent par tomber d’accord : ils sont amoureux et suffisamment monstrueux pour rester ensemble. Leur famille est plus importante. Joe en assassine un fauteuil tellement il est énervé de voir qu’eux trouvent l’amour et lui non.

Et pourtant ! Joe se rend compte que malgré tous les défauts du type, Louise a décidé de le laisser partir de la cage. Pourtant, elle reste pour lui : elle attend le retour de Joe et s’enferme d’elle-même dans la cage, comprenant que tout ça n’était qu’un test de Joe pour elle. Elle est plutôt maligne : elle affirme qu’on ne peut pas mentir dans la cage et dit toute la vérité à Joe. Elle est amoureuse de lui, elle ne lui en veut pas d’avoir tué pour elle et ça lui convient qu’il veuille tuer pour elle – mais elle préfèrerait qu’il ne tue pas.

Une fois qu’elle a dit la vérité, elle demande à Joe de s’enfermer dans la cage pour dire à son tour la vérité. Putain, elle le tient ! Enferme-le, barre-toi, appelle la police bordel de merde ! Mais non, elle préfère encore l’interroger sur ses meurtres pour savoir s’il a tué des innocents ou non. Je veux bien que la confiance appelle la confiance, mais j’ai du mal à croire que Joe rentre dans la cage si simplement et dise la vérité ensuite. Pourtant, c’est ce qu’il semble faire. Il lui dit même qu’il aime tuer les gens – au point de pourrir son mariage.

Louise fait une belle thérapie rapide de Joe : elle lui promet que s’il tue, c’est parce que sa mère l’a abandonné. Il pense désormais devoir tuer pour être aimé. Ce n’est pas le cas, bien sûr, mais ça se tient que c’est qui motive Joe. Ce n’est franchement pas hyper passionnant car peu complexe comme raison pour justifier tout ce qu’a pu faire Joe. Et en même temps, ça fonctionne. Et puis ! La simplicité du : et si tu n’avais pas besoin de tuer pour prouver ton amour, mais juste de faire confiance ? C’est incroyablement bien. C’est aussi incroyablement con de la part de Louise de rester, mais bon, elle est fascinée par son serial killer. Je ne l’aime pas. J’aime qu’elle fasse avancer Joe, mais je n’arrive pas à saisir sa psychologie à elle sur ce coup-là. Elle couche tranquillement avec l’assassin de Beck ? Elle doit bien comprendre que c’est lui, bordel !

Mais non, elle est contente d’être son ennemie to lover qui a réussi à le réparer. Il en est tout heureux. Il passe alors un petit coup de fil à Kate pour s’excuser de ne pas lui avoir fait rencontrer le vrai lui – il ne sait pas que Dina entend toute la conversation, bien sûr – mais il réclame la garde d’Henry. Il est loin de se douter que Kate est en train de comploter pour l’envoyer en prison à vie avec le témoignage de Dina. Cela dit, cela pourrait durer quelques années et Joe parvient malgré lui à provoquer un problème entre Dina et Kate en révélant que Kate a tué des enfants… Et la voilà qui décide de faire tuer Joe. Il serait temps avec ses larges moyens !

En plus, même s’il sait qu’il n’a plus besoin de tuer pour avoir l’amour qu’il mérite, Joe continue de tuer. Il va achever Dane pour le plaisir, parce qu’il sait aussi que Louise ne lui en voudra pas pour ça…