That ’70s Show (S04)

Avis : Ce n’était pas tout à fait un cliffhanger au sens habituel du terme, mais la fin de saison 3 était absolument horrible pour les personnages d’Eric et Donna, donc je ne pouvais pas attendre un siècle avant de me lancer dans cette saison 4 qui devrait voir chacun évoluer et grandir, ce qui est assez normal après quatre saisons.

Bon, alors je dois bien avouer que j’ai rapidement été extrêmement déçu de voir que Midge avait disparu du générique, car elle était bien souvent source de quelques fous rire… Déjà que la disparition de Laurie en cours de saison 3 m’avait surpris et frustré, ce n’est pas la surprise que j’espérais pour un début de saison 4.

Allez sans plus attendre, je me lance comme d’habitude dans le commentaire de chaque épisode de la saison, qui commence malgré ces quelques mauvaises nouvelles extrêmement bien (mais ça s’arrête en cours de route en revanche) !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

 Épisode 1 – It’s a Wonderful Life – 20/20
God, I wish I never kissed her.

Good-night Wisconsin ! Excellent épisode de reprise qui perd totalement du temps en storylines parallèles : et si Eric n’avait jamais embrassé Donna, que se serait-il passé ? Je ne suis pas toujours un grand fan des épisodes qui se déroule sur le modèle du « et si ? » (le pire de tous étant probablement Grey’s Anatomy, même si Lexie droguée, c’était rigolo), mais celui-ci est vraiment génial et fonctionnel, s’attardant un peu sur le portrait approfondi de chacun des personnages et avec le parti pris apparemment définitif que les couples de la première saison sont endgame, ce qui n’a rien de surprenant pour une sitcom. Bourré d’humour et de scènes-clés pour les personnages, cet épisode était une vraie surprise, avec flashbacks nostalgiques et chants de Fez à mourir de rire. Chacun avait son rôle et ça passe super vite, j’aurais aimé un épisode plus long et peut-être une scène qui resitue un peu les autres, car nous n’avons ici que le point de vue d’Eric.

Épisode 2 – Eric’s depression – 16/20
It’s always fun o’clock in funland

Tout le monde se rend au parc d’attractions… à l’exception bien sûr de Donna et Eric, l’un comme l’autre totalement déprimé par leur récente rupture. L’épisode reprend une moulure plus classique que les scénaristes maîtrisent ma foi toujours aussi bien. On en apprend un peu plus sur la première rupture de Red, obligatoirement car cela correspond bien à la relation père-fils et l’importance qui lui est donné depuis le début. C’est un peu plus faible du côté de Kelso finalement, mais l’épisode en lui-même marque un bon début de saison. Bon, je regrette juste un peu le manque de cohérence de voir Eric avec de la barbe et un début de moustache quand, moins de vingt minutes plus tôt, il se plaignait de ne pas réussir à la faire pousser.

Épisode 3 – Pinciotti vs. Forman – 18/20
I don’t think it’s cool if you’re hanging out here

Très bon épisode qui s’intéresse à tout le groupe, enfin, et à la dynamique forcément bouleversée par la rupture de Donna/Eric. Sans grande surprise, cette intrigue est traitée comme un divorce où les amis du couple deviennent leurs enfants, et ça fonctionne très bien, dans des scènes bien comiques. L’intrigue B est malheureusement moins bonne, avec Red qui se fait un ami, le prêtre avec qui il s’entend bien depuis la saison précédente. Cela dit, voir Red rire… Bien trouvé.

Épisode 4 – Hyde Gets the Girl – 17/20
I like air what about you?

Oh le concours de la main à ne pas détacher d’un objet, comme c’est original ! Cela dit, j’ai bien ri en voyant le génie de Charmed en parfait méchant. Marrant… mais pas aussi marrant que cette soirée organisée pour que Steven se trouve une copine. L’idée de base est sympa et ne fait que s’améliorer avec Fez bourré et la nouvelle amie de Donna qui reviendra pour d’autres épisodes j’espère. Plutôt cool comme concept d’épisode, ça changeait un peu.

Épisode 5 – Bye-Bye Basement – 15/20
Well, you know what they say, Rome was made in a day.

Inattendu : Kitty décide de récupérer le sous-sol et de le décorer, ce qui force Eric à lui dire adieu… en théorie. Heureusement pour lui, et nous, elle a la bonne idée d’embaucher un ouvrier qui travaille avec Léo, ce qui a pour conséquence de ralentir un peu la transformation. En intrigue secondaire, Fez prend des cours de ballet… et Hyde revient vivre chez les Forman après s’être fait abandonner par ses parents, fraichement remis ensemble. Ça, c’est fait.

Épisode 6 – The Relapse (1) – 17/20
– Midge left Bob.
– Are you sure? Maybe she just lost in the backyard.

Nous y voilà, Midge a bien quitté Bob et la série avec. Dommage. Tout l’épisode nous montre donc les conséquences de ce départ, à l’exception de l’intrigue très moyenne de Kelso et Fez. Les conséquences sont évidemment énormes, avec Red forcé de supporter Bob et surtout avec une double coucherie d’Eric et Donna. Évidemment. Le quiproquo n’est pas des plus originaux, mais il fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui fait avancer tout le monde. Cette saison démarre sur les chapeaux de roue en terme de rythme par rapport aux précédentes.

Épisode 7 – Uncomfortable Ball Stuff (2) – 16/20
Donna we are through. Let’s the sex and dating begin.

On continue sur la lancée de l’épisode précédent, avec les conséquences du départ de Midge sur Bob qui est forcé d’aller au supermarché pour se nourrir (et accessoirement nourrir Donna). Bon, ça fait un peu trop remplacement rapide tout ça, il va falloir voir ce que ça donne. De leur côté, les Forman se rendent au bal du Pricemart, auquel Eric se retrouve quasi-forcé d’amener Donna. Les choses se compliquent sans surprise quand il passe finalement une superbe soirée avec une blonde, l’embrasse et que Donna se vexe – après avoir bien mis au clair que ce n’était pas un rencard. Enfin, du côté de l’intrigue B, Fez décide de travailler avec Léo et Hyde, ce qui est bien sûr voué à être un échec. En bref, l’épisode retombe plutôt bien sur ses pattes : Midge est partie, mais un équilibre se réinstalle.

Épisode 8 – Donna’s Story – 18/20
Well Joan it is so nice to meet you, isn’t it Red?

Donna rédige une histoire dans le journal du lycée dans laquelle elle raconte sa version des faits de son couple avec Eric, et bien sûr cela ne plaît pas à son ex-petit-ami. Tout cela finit forcément bien, avec Donna qui rectifie le tir dans sa deuxième partie, publiée bien sûr un peu trop tard puisqu’Eric a déjà riposté. La meilleure partie de cet épisode n’est pourtant pas celle-là du tout : l’intrigue B voir les parents Forman invités chez Bob pour rencontrer Joan, et c’est hilarant parce qu’elle ridiculise Red et est un très bon ajout dans le casting – ce qui me rend triste de la disparition du rencard de Hyde dans l’épisode où toute une fête était donnée en son honneur.

Épisode 9 – The Forgotten Son – 14/20
You & Donna are going to lunch together?

Bof, bof, l’épisode tombe un peu à plat : Kitty et Donna développent une amitié qui dérange Eric et Jackie, pendant que Red emploie Kelso pour jouer un garçon de réserve dans le film promo de Pricemart. De son côté, Léo pense avoir hérité d’une belle somme d’argent, mais en fait non. Voilà voilà. Aucune de ces intrigues ne parvient à se démarquer vraiment comme à mourir de rire.

Épisode 10 – Red & Stacey – 14/20
Get lost for 35 minutes.

La nouvelle employée du Pricemart tape dans l’oeil de Red qui cherche une copine à son fils… sans savoir que c’est lui qui tape dans l’œil de la jeune caissière, Stacey. Fez, de son côté, décide de faire avancer sa relation avec Big Rhonda, qui est aidée par Donna et Jackie dans son relooking. L’épisode avait tout un tas de bonnes bases, mais malheureusement, ça retombe trop vite à nouveau et ce n’est par conséquent plus si drôle. L’épisode est bon, mais c’est loin d’être leur meilleur.

Épisode 11 – Third Wheels – 12/20
I’m talking about the sweet sound of no women.

Pfiou. Un mois et demi que je n’ai pas vu d’épisode, j’avoue tout, je me suis arrêté en cours de route parce que je partais en vacances et depuis, je culpabilise d’avoir abandonné la série. Je m’y remets en craignant d’avoir un peu de difficulté à remettre les personnages et pourtant il ne me faut pas longtemps pour me replonger dedans. Ainsi, dans cet épisode, Hyde ramène une petite-amie au bowling entre mecs. Bien. Pendant ce temps, Bob continue sa relation avec Joanne et le pasteur des Forman démissionne pour traîner plus longtemps avec Red. Cet épisode est assez décousu en terme d’intrigue et après autant de temps sans un épisode, c’était pas des plus motivant pour reprendre.

Épisode 12 – An Eric Forman’s Christmas – 13/20
All your ideas are like hum… stupid

Ca s’améliore avec cet épisode de Noël qui voit Eric responsable du spectacle de l’Eglise. Le seul problème, c’est qu’il embauche ses amis comme acteurs et ceux-ci ont leur vision bien à eux de Noël, qui ne correspond pas franchement à la réalité des choses. Cela provoque quelques situations funs, notamment au moment des répétitions. De son côté, Red vole les décorations de Noël de Bob dans une sous-intrigue pas franchement marrante. Je m’inquiète, je ne ris plus autant qu’avant devant la série et il me reste quatre saisons à voir !

Épisode 13 – Jackie Says Cheese – 14/20
Wait, if you break up with Kelso you’ll be rich? Talk about your win-win.

Le père de Jackie apprend que sa fille s’est remise avec Kelso et lui coupe les vivres tant qu’elle est avec, une situation tout à fait saine de rapports père/fille (même si ça se comprend). Pendant ce temps, Fez se fait un nouvel ami du nouvel étudiant étranger, mais l’amitié n’est que de courte durée quand il se rend compte que Thomas est plus populaire que lui. Enfin, Red va voler des préservatifs à son fils et se fait surprendre, Eric pensant alors pour tout l’épisode que son père a trouvé la drogue d’Hyde. Il y avait quelques longueurs toujours, mais c’était déjà un peu plus drôle, notamment du côté de Jackie qui trouve un job ou d’Eric qui est toujours le roi des quiproquos avec ses parents.

Épisode 14 – Eric’s Hot Cousin – 14/20
Penny… You’re so… shiny.

Les Forman reçoivent la cousine d’Eric à la maison. Problème : Penny est devenue sexy et Eric ne pense plus qu’à elle. Pendant ce temps, Donna et Jackie deviennent jalouses du bronzage de cette cousine sortie de nulle part et décide de bronzer à leur tour sous une lampe UV, ce qui tourne mal pour elle. Bonne nouvelle pour Eric : Penny est adoptée, ce n’est donc pas sa cousine, l’univers des possibles s’ouvre donc à lui, sauf qu’elle ne fait que se jouer de lui. Quant à Kitty, Red lui offre un poisson rouge qui ne passe même pas l’épisode.

Épisode 15 – Tornado Prom – 15/20
Tornado. What tordado? …Could stop me from helping you?

Le bal d’hiver du lycée est là et Eric oublie d’y emmener Donna qui s’était invitée dans sa voiture faute d’avoir un moyen de s’y rendre. Jackie et Kelso, eux, tentent de devenir roi et reine des neiges. Si, si, pour de vrai : Snow Queen. Anyway. L’épisode rush tout cela bien vite : un avis de tornade est lancé en code rouge, ce qui permet à la série de nous proposer les meilleurs effets spéciaux jamais vus. Donna et Eric se retrouvent donc coincés à la station radio pendant que Fez espère enfin coucher avec sa copine et que le reste du gang se drogue avec le coach Ferguson. Pendant ce temps, les adultes se retrouvent à la cave à jouer à toutes sortes de jeu pour attendre que la tornade passe. L’épisode est un peu plus drôle que les précédents, peut-être aussi parce qu’il fait avancer les relations entre les personnages ou ridiculise une fois de plus Jackie.

Épisode 16 – Donna Dates a Kelso – 13/20
Just like old times: Eric & Donna speaking about meaningless craps that only affect them.

Eric se croit roi du monde car il figure dans le journal du lycée et son égo explose en quelques secondes. Du coup, Jackie se sent forcée d’aider Donna à avoir un rencard de manière à ce qu’elle gagne la rupture : paf, ça tombe sur le grand frère de Kelso. De son côté, Fez s’apprête encore avoir sa première expérience sexuelle et demande de l’aide à Kitty. Bien sûr, Big Rhonda n’est pas prête et préfère attendre encore, donc c’était encore un coup pour rien. Encore, oui. Bon, tout cela est sympa, mais les blagues manquent un peu ou en tout cas ne prennent pas dans cet épisode. Le problème de ce type d’épisode, c’est que l’intrigue n’avance non plus alors ça limite vite l’intérêt.

Épisode 17 – Kelso’s Career – 14/20
Oh I’ve been selling my love nectar.

C’est le retour de la Saint Valentin et c’est là que je me dis que la saison va être encore longue : on n’est qu’en février. Il reste encore dix épisodes après celui-ci et je n’avais pas encore pris conscience qu’il en restait autant. Déjà que ça n’avance pas vite ! Bref, Donna continue de flirter avec Casey, le frère de Michael et Fez d’espérer plus de la part de Big Rhonda (en bouffant tous les bonbons qu’il souhaitait lui offrir). Ça en est presque pire que Donna/Eric en saison 3 à force. Eric qui, justement, fait face à Red qui lui dit « Je t’aime » pendant que Kelso cherche un moyen de se faire de l’argent (et ne trouve rien de mieux que le don de sperme).

Épisode 18 – Leo Loves Kitty – 12/20
Hey Red, would you give this to your wife… and tell her I love her.

Fez apprend à conduire avec Hyde et ça se termine mal avant même que ça ne commence : Leo finit blessé. Une fois à l’hôpital, il tombe amoureux de son infirmière qui n’est autre que Kitty, comme l’indique avec beaucoup de subtilités le titre. Pendant ce temps, Kelso décroche un job comme mannequin sous-vêtement, ce qui ne plaît pas vraiment à Jackie. Étonnamment, Michael s’oppose à elle et prend ses propres décisions pour changer. Malgré les avancées et un humour relatif autour de la situation Fez, j’ai une fois de plus eu un peu de mal à accrocher à l’humour qui devient lassant, à croire que je ne suis plus adepte de l’humour d’un temps passé.

Épisode 19 – Jackie’s Cheese Squeeze – 16/20
Oh honey I wouldn’t leave you for the car, who’d make diner?

Les problèmes de couple de Kelso et Jackie empirent radicalement dans cet épisode quand Eric surprend cette dernière embrasser Todd, le collègue qui tourne autour d’elle depuis un épisode ou deux. La série n’a jamais avancé aussi vite : Kelso l’apprend quasiment aussitôt. Toute cette intrigue fonctionne vraiment bien, autant du point de vue de l’humour que de la construction de personnages. De son côté, Red est totalement à fond sur sa Corvette et on s’en fiche pas mal, un peu comme Kitty d’ailleurs.

Épisode 20 – Class Pictures – 17/20
We need a quote about all of us like maybe like how we all met

C’est le jour de la photo du Yearbook et de l’épisode de la première rencontre, un cliché (jeu de mots AHAHA) de toutes les sitcoms (et parfois même des autres séries) qui dépassent quelques saisons. C’est toujours intéressant de revenir sur la constitution des groupes en flashback surtout quand cela remonte à plusieurs années comme pour Donna/Eric ou Eric/Hyde. Et pour une fois, nous les voyons au lycée, ça change et ça nous rappelle qu’ils sont adolescents. Les flashbacks sont plutôt pas mal, même si je voyais Jackie comme une addition au groupe beaucoup plus tardive. L’épisode était vraiment réussi, avec un rythme qui lui était propre et déjà un élan de nostalgie alors qu’on n’est pas au milieu de la série (mais je m’en approche lentement). Enfin un qui soit vraiment mémorable dans cette saison !

Épisode 21 – Prank Day – 18/20
Be like Jesus, Red!

Kelso lance une Prank Day dans le sous-sol Forman en s’en prenant simultanément à Eric, Hyde et Fez. De leur côté, les filles font leur vie de leur côté : Donna est nostalgique du départ de sa mère le jour de leur anniversaire de mariage et Jackie décide de s’occuper d’elle (avec l’aide improbable de Léo) pendant que les garçons veulent juste se venger de Michael et foirent leur coup en s’en prenant à Red à la place. De manière tout à fait logique, Red organise donc de quoi se venger à son tour et réparer l’honneur familial. En tout cas, je suis bien content que la série soit reparti depuis deux/trois épisodes sur de meilleures bases, avec des avancées dans l’intrigue et des vraies blagues, même si je ne suis pas fan de vraies pranks dans la vie.

Épisode 22 – Eric’s Corvette Caper – 14/20
Hey it’s Uh-blah !

Kitty et Red se rendent à la réunion des anciens élèves de la classe de celle-ci, ce qui est une fois de plus un faux prétexte pour donner une histoire aux parents d’Eric. Pendant ce temps, ce dernier drague Leslie Canon, une cheerleader sexy qui se montre très intéressée par la Corvette de Red. Eric fait comme si c’était sa voiture et finit, une fois de plus, punit. J’en arrive à me demander comment il fait pour encore sortir dans tous les épisodes à force. Enfin, Donna & Jackie viennent prendre des nouvelles du frère de Kelso, mais celui-ci est parti, ce qui donne lieu à une intrigue un peu bof bof. Comme toujours, cet épisode semble plus combler le temps imparti pour la saison qu’autre chose : il y a de bons moments, c’est vrai, mais rien d’inoubliable dans cet épisode. Dans une saison aussi longue, je sens vraiment à quels endroits tout ça s’est retrouvé étiré… Un peu dommage.

Épisode 23 – Hyde’s Birthday – 15/20
So what’s a good gift for Hyde that’s stolen and dirty?

Et voilà, Hyde fête son dix-huitième anniversaire, parce que malgré les apparences et les intrigues, ils sont tous encore très adolescents. Bref, Kitty, Fez et Jackie s’arrangent pour les préparatifs de la fête surprise dont il ne veut pas alors qu’Eric, Donna et Kelso font tout ce qu’ils peuvent pour récupérer un panneau de rue sale et volé : le cadeau parfait pour Hyde, d’autant que la rue s’appelle High. L’épisode était sympa, avec des blagues un peu mieux trouvées.

Épisode 24 – That 70’s Musical – 19/20
Are you people singing again?

Ce pauvre Fez invite tout le monde à un concert dont il fait partie, mais tout le monde met du temps à arriver ce qui lui provoque pas mal de stress. L’épisode se concentre donc sur les rêves/fantasmes de Fez qui offre l’occasion de concrétiser un épisode musical enchaînant les chansons à la mode de l’époque. C’est un peu tiré par les cheveux, mais le choix de chansons est génial et leur exécution vraiment parfaite, tant en qualité qu’en humour. Un peu dommage que les chants soient parfois enregistrés moins fort que la piste audio du reste de l’épisode (en tout cas sur Netflix), mais l’implication des acteurs, l’écriture, l’humour… bloody brilliant ! Parfaitement mémorable, surtout le bêtisier de fin.

Épisode 25 – Eric’s False Alarm – 15/20
I’m a mess. I can’t eat. I can’t sleep. Well I can eat.

Eric en pince encore pour Donna et ne se rend compte de cela qu’une fois que celle-ci se fait inviter par Casey dans une suite à l’hôtel. Un peu gros, mais ça passe, plus que Kelso qui en veut encore à Jackie pour le baiser de son coéquipier. Du côté des adultes, c’est un peu mieux : Bob veut se marier à Joanne et le balance devant les Forman. Ca fait avancer cette nouvelle relation, autant que Donna et Eric avancent dans cet épisode qui s’approche de la fin de saison. En revanche, jolie régression pour Hyde dont on apprend qu’il est encore amoureux de Donna finalement.

Épisode 26 – Everybody Loves Casey – 13/20
It’s just words, you don’t have to mean it.

Même pas un petit générique ? Bon. Kelso en veut encore à Jackie pour le baiser à son collègue, Fez veut toujours aller plus loin avec Rhonda et Eric n’aime pas Casey. Pas de bol, ce dernier est invité au barbecue Forman organisé par Kitty. On tourne un peu en rond sur cette fin de saison donc, mais heureusement l’humour d’origine est revenu en cours de route. Et puis, juste quand j’ai écrit qu’on tournait en rond, Kelso a décidé de rompre avec Jackie parce qu’il en avait marre de se faire descendre en permanence.

Épisode 27 – Love, Wisconsin Style – 16/20
– Oh my god, what stinks?
– This town, baby.

Kelso rompt avec Jackie qui veut désormais se marier avec lui, parce que voilà la logique… Quant à Donna, elle se fait larguer par Casey et cherche ensuite à se remettre avec Eric, humiliée de cette rupture publique. Pas de bol, Eric n’est pas encore prêt pour ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour que Kelso et Donna se barrent ensemble en Californie pour retrouver la mère de celle-ci. Attendez quoi ? Voilà, ça c’est du cliffhanger qui met en péril les deux couples phares de la série et laisse au second plan tout le reste du casting.

 04

EN BREF – Cette saison 4 est d’une longueur époustouflante en terme de nombre d’épisodes et, malheureusement, en terme de rythme. Elle peine à se maintenir à la hauteur des précédentes parce qu’elle accentue encore plus le côté lent au détriment trop souvent de l’humour qui caractérisait les débuts de la série. On n’avance pas d’un épisode à l’autre et ça finit par être lassant de voir les épisodes s’empêtrer dans les mêmes situations (Donna/Eric, Kelso/Jackie, Fez et son envie de sexe…). Une fois, c’est drôle, deux aussi, trois ça commence à faire beaucoup, quatre et plus, il est temps de passer à autre chose. Heureusement, ça repart un peu sur la fin et le cliffhanger est efficace : je me pose tout un tas de questions sur la suite.


Semaine 34 : du 22 au 28 août

Une semaine de plus se termine et nous rapproche de plus en plus de la terrible rentrée. En attendant, il n’y a vraiment plus la masse d’épisodes inédits et j’ai pu ainsi en profiter pour engloutir pas mal mon challenge et rattraper mon terrible retard du mois de juillet catastrophique. J’y reviendrai !

07
Les inédits de la semaine

Comme pour combler les nombreuses séries qui se sont arrêtées ces dernières semaines, Fear the Walking Dead est réapparue cette semaine. Oui, mais bon, les épisodes de ces sept derniers jours n’étaient pas franchement des plus intéressants et j’ai eu beaucoup de mal.

Cette semaine, les notes ne volent donc pas bien haut :

Fear the Walking Dead (2×08), 13/20
Braindead (1×09), 13/20
Roadies (1×09), 14/20
Suits (6×07), 15/20
Another Period (2×11), 16/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

C’est compliqué cette semaine franchement, puisque je n’ai pas trouvé les épisodes géniaux. Force est de constater toutefois que Franck Dillane a une fois de plus portée Fear the Walking Dead sur ses épaules.

C’est le moment d’arrêter de lire si vous n’êtes pas à jour : spoiler. Depuis la saison 1, les scénaristes se concentrent un peu plus sur son personnage que sur les autres, mais pour la reprise, ils ont fait fort avec un épisode centré sur lui et uniquement lui. Bon, l’acteur n’a pas forcément toujours les épisodes pour ça, se reposant tout au long de la série sur son torse nu, mais puisque la semaine n’est pas dingue, c’est définitivement l’acteur qui ressort le plus de mon visionnage.

Il restait assez crédible dans ce long épisode, malgré des scènes pas forcément faciles : il mange du chien, est assoiffé, se fait tirer dessus, se fait passer pour un zombie… Et malgré tout, quand arrive la fin de cet épisode, il parvient à faire passer le feeling de joie que son personnage ressent et ça donne presque le sourire alors qu’on sait que le personnage est simplement embarqué dans une nouvelle histoire qui finira mal, parce que c’est ce que fait TWD.

Voilà, je vais pas trop m’attarder plus, c’était pas une bonne semaine, mais il a au moins fait une performance remarquable et dont on se souviendra, je pense, comme chaque fois qu’une série propose un épisode sur un seul personnage.

00Les autres actus du blog

Cette semaine a donc vu la fin de saison d’Another Period qui sera vite remplacée la semaine prochaine dans mon planning avec le retour très attendu de You’re the Worst pour sa troisième saison.

En attendant, je n’ai pas chômé pour autant cette semaine avec la publication d’un article les débuts de One Tree Hill et un sur la saison 5 d’American Horror Story, saisons enfin vues pour mon challenge. J’ai aussi profité de l’accalmie des inédits pour faire un point sur les annulations de 2015/2016.

Voilà, voilà, cette semaine, je publierai des articles sur le Challenge Séries surtout, car comme je le disais en intro, j’ai bien avancé dessus et je suis en train d’essayer de compléter le mini-défi du mois qui consiste à finir trois séries de la liste ! Pas facile, facile, je garde donc le suspens pour l’instant.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Les annulations 2015/2016

La saison 2015/2016 s’est achevée en mai dernier et les séries d’été approchent elles aussi de leur fin, il est donc temps je crois de tirer un trait définitif sur certains shows malheureusement (parfois heureusement…) annulés ! Bilan des annulations qui m’ont touchées :

11.22.63, saison 1 – OVNI dans le type de séries que je regarde habituellement, cette production a réussi à me fasciner autant qu’elle m’a ennuyé, en fonction des épisodes. James Franco menait plutôt bien le tout, à la tête d’un casting prestigieux qui justifie à lui tout seul de regarder la série. L’univers des années 60 m’a paru plutôt bien respecté, même si évidemment, je n’ai pas vécu à cette période-là, donc j’en sais rien. Je regretterai quand même des approximations trop grosses dans les « règles mythologiques » et, apparemment, un éloignement par rapport au livre, que je n’ai toujours pas lu. Humph. Rendez-vous par ici pour plus d’infos.

Agent Carter, saison 2 – Après une saison de lancement adulée par la critique mais que j’avais trouvé bonne sans plus, je suis revenu vers Peggy sans attendre grand-chose en retour. Cette saison a été pourtant une vraie bonne surprise et révélation, avec un casting toujours aussi impeccable (Enver Gjokaj et Chad Michael Murray en tête, une fois passée évidemment Hayley Atwell). Grosse déception d’apprendre cette annulation, qui est peut-être celle qui m’a le plus énervée cette année (et pourtant !). L’ensemble de la deuxième année était une vraie réussite esthétique et scénaristique, dont je ne regrette que le cliffhanger final, qui ne sera peut-être jamais résolu. Bref, j’oscille entre déception et ravissement. J’en parle plus longuement par-là.

013

Angel from Hell, saison 1 – Ce n’était pas forcément super drôle, mais il y avait Ginger Gonzaga en guest dedans, et rien que pour ça, j’imagine que ça valait le coup de suivre ces treize épisodes malgré l’annulation. Bon, il y avait de bonnes blagues parsemés au hasard dans ces treize épisodes, mais plus la saison avançait, plus l’humour s’épuisait. Définitivement, cette annulation n’est pas une grosse perte ! Le cliffhanger final ne me fait ni chaud, ni froid, c’est terminé et ce sera bien vite oublié de toute manière.

0514

Containment, saison 1 – Cette série aura été une excellente surprise cet été : j’y ai jeté un œil après avoir entendu des échos positifs sur le pilot, mais sans vraiment y croire pour autant. Il a fallu quelques épisodes pour entrer dans cette histoire somme toute assez classique de contamination et de quarantaine, qui avait des aspects The 100, des aspects FTWD ou encore des aspects The Strain. Pourtant, assez vite, la série a su faire monter le suspense et exposer une théorie du complot des plus intéressantes. Si la toute fin ouverte est un poil décevante, il n’en reste pas moins que j’aurais vu treize bons épisodes, avec ce qu’il fallait pour frissonner, être triste ou rire. C’était un divertissement d’été, à consommer comme tel. Pas une grande série, mais une série qui se respecte et qui respecte ses fans. Je recommande chaudement.

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Grandfathered, saison 1 Peut-être ma plus grosse déception côté annulation cette année, Grandfathered proposait de suivre la vie d’un Dom Juan qui se découvre du jour au lendemain père et grand-père. Je n’ai regardé que pour Paget Brewster (inoubliable Frankie dans la dernière saison de Community). Il a fallu un bon quart de saison, peut-être un peu plus, avant que ça ne devienne véritablement bon et que j’entre dans la série. Malheureusement, c’était déjà trop tard pour les audiences. La dernière partie de saison est très réussie, mais finit malheureusement sur un cliffhanger qui ne connaîtra jamais de conclusion (et pourtant, les acteurs ont affirmé qu’une scène avait été coupée… tout n’est peut-être pas perdu, mais bon).

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Grinder, saison 1 – Après Grandfathered, voilà une autre annulation franchement dommage de la part de la Fox, qui a néanmoins laissé le temps au Grinder de s’installer. Il ne leur a pas fallu bien longtemps pour établir leur formule et celle-ci fonctionnait. Elle n’avait rien de purement original ou tout à fait exceptionnel cette saison, mais chaque épisode était fluide et il y avait de bonnes trouvailles. La fin de saison a l’avantage de conclure la série, ce qui est franchement appréciable pour une annulation. It all comes full circle, et si vous ne savez pas quoi voir cet été, n’hésitez pas !

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Haven, saison 5 – Ah Haven! Cette série est apparue dans ma vie aussi vite qu’elle n’en est repartie : j’ai tout de même vu les quatre premières saisons en une semaine au cours du mois d’Octobre, avant le Comic Con où j’ai rencontré l’acteur incarnant Duke. Je ne me fais pas chier, ouais. La saison 5, je l’ai par contre suivie à la semaine (enfin, à part pour les épisodes diffusés avant le Comic Con donc)… Et je l’ai beaucoup aimée, elle concluait d’une très belle manière la série, même si elle n’a pas fait revenir Jennifer (ça, je ne m’en remettrais pas, le personnage était tellement prometteur). De manière général, Haven s’est débarrassée de beaucoup trop de personnages féminins quand même, et le coup de grâce vient des derniers épisodes côté masculin, cette fois. Une belle boucle est bouclée avec une bonne blague finale des scénaristes, dans le ton de la série. Excellente série, excellente conclusion, j’espère retrouver assez vite les acteurs dans d’autres séries.

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Heroes Reborn, saison 1 – Bon. Vous prenez Heroes, vous prenez les raisons qui ont expliqué son échec, et vous les appliquez à Reborn, qui s’est contentée d’être une pâle saison 6 accrochée à un passé qui ne veut plus d’elle (bordel, combien de références à Claire ?). Il y avait de bons twists dans cette série, des moments marrants parfois, mais le casting était beaucoup trop large pour être pleinement exploité. La mythologie de la série est toujours aussi floue qu’auparavant, avec un renouvellement de questions permanent et des personnages qui ressuscitent sans qu’on nous dise comment (parce que c’est une nouvelle question comme ça). La conclusion tient à peu près la route, mais comme dans mon souvenir de la série-mère, ça manque trop de cohérence interne pour être pleinement appréciable.

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Person of Interest, saison 5 – La série a eu droit à une fin superbe et elle le méritait. J’en ai largement, largement parlé au moment de la diffusion des derniers épisodes, dans un article conclusif sur mon binge-watching de l’intégralité du show. Clairement, ça vaut le coup de supporter les premières saisons un peu longue si vous n’avez jamais regardé ou si vous avez abandonné en cours de route !

Trepalium, saison 1 – Intrigue SF, futuriste et prenante, cette série d’anticipation française a tenté de jouer dans la cour des grands sans toujours y parvenir. L’intention y était en tout cas, et rien que pour ça, ça vaut le détour. Je suis franchement déçu de savoir qu’il n’y aura pas de seconde saison, car il y avait du potentiel pour plus surtout que la série s’est améliorée peu à peu quand les acteurs sont entrés dans leurs rôles et que les implications politiques se sont révélées plus claires. La série a atterri récemment sur Netflix, elle est donc facilement disponible si vous avez un compte et que vous souhaitez vous laisser tenter. La fin n’est pas trop frustrante, qui plus est.

you-me-and-the-apocalypse

You, me and the Apocalypse, saison 1 – On termine cet article sur une énorme déception : l’annulation de cette série britannique totalement WTF et très réussie. Franchement, il y avait certes un humour particulier, mais il finissait par prendre si on laissait sa chance à la série, le casting était exceptionnellement bon, le scénario très sympa. Malheureusement, la série se termine sur un cliffhanger assez prévisible que l’on peut toutefois choisir de voir comme une fin ouverte, à défaut d’une suite. Je la recommande si vous n’avez pas trop peur d’être frustré par ce détail donc.

Voilà, j’ai fait le tour des différentes annulations qui m’ont marquées entre septembre 2015 et août 2016. Honnêtement, il va falloir que je réduise mon rythme série un de ces quatre, je le sais, mais cet article sur les annulations me rassure un peu : c’est toujours ça de moins à voir. Malheureusement, pour la plupart.

 

 

American Horror Story (S05)

Avis : Allez, j’avance enfin dans le Challenge Séries 2016 en finissant de rattraper mon retard dans American Horror Story. Comme pour la saison 3, j’ai attendu de squatter chez ma meilleure amie, ce qui explique que ça ait pris autant de temps. Oui, mais c’est bon, j’ai AHS Hotel et il est donc temps de publier cet article sur la saison 5.

Elle m’a laissé un avis très mitigé : je suis bien heureux d’avoir eu droit à un peu de renouveau dans le casting, déjà parce que Lady Gaga était étonnamment une excellente actrice, ensuite parce que tout le monde change à peu près de rôle pour une fois. Je fais souvent le reproche à la série de ne pas assez varier les rôles de ces acteurs principaux (on a eu quatre saisons de Jessica Lange reprenant exactement le même type de personnage quand même) et au moins cette fois, ce n’était pas le cas.

En revanche, cette saison conserve pas mal des défauts habituels : ça part dans tous les sens, c’est super long et il y a du cul pour du cul. À vrai dire, c’est même bien pire cette saison : on n’en a jamais vu autant. Et la fin m’a laissé sur ma faim pour le coup, c’était bof de conclure comme ça. Bon, je n’en suis pas là cependant, parlons des épisodes avant la conclusion.

Note moyenne de la saison : 14,25/20

 01.jpgÉpisode 1 – Checking In – 13/20
It’s a no-tell hotel.

Bon, je ne suis pas (encore ?) convaincu par cet hôtel : comme trop souvent avec American Horror Story, la saison semble (déjà !) se disperser dans une multitude de sous-intrigues concernant des personnages pas encore reliés entre eux. Toute l’intro en est un bon exemple avec ces deux blondes qui ne tiennent pas 15 minutes. En plus, ça m’a l’air de partir pas mal en vrille côté sexe à gogo alors ça va possiblement saouler rapidement. Du côté positif cependant le gore est toujours là, peut-être même plus et mieux. Les possibilités qu’offrent l’hôtel sont assez larges et ils semblent se diversifier avec ce qu’il se passe à l’extérieur autour du flic. En ce qui concerne le casting, j’ai l’impression que c’est mieux aussi, avec du renouveau tant en terme d’acteurs que de rôles. À voir, en fonction de la suite.

02.jpgÉpisode 2 –Chutes and Ladders – 13/20
You know, in your black heart of hearts, you know. You’re just like me.

Et c’est reparti pour des flashbacks et le retour d’Evan Peters. Ce passage était long et pas forcément nécessaire à vue de nez, mais comme d’habitude, il semblerait qu’il faille caser tout un tas de sous-histoire. Il en est de même du côté de la comtesse et de ce défilé de mode. J’ai peut-être jugé un peu vite pour les blondes du premier épisode qui semblent faire partie d’une intrigue plus large et étrange. Leur vision des vampires est spéciale quand même, mais il faut bien des nouveautés j’imagine.

03.jpgÉpisode 3 – Mommy – 14/20
You’re the greatest serial killer who’s ever lived.

Comme souvent, les intrigues avancent vite. Toute l’histoire autour d’Alex/Scarlett et leur famille aurait pris facilement cinq ou six épisodes dans n’importe quelle autre série, mais AHS aime caser un maximum d’intrigues dans des saisons courtes. L’épisode s’intéresse à la maternité comme promis par le titre (et comme bien souvent dans cette série) et les personnages de mères sont en fait torturés : Alex par le souvenir de son fils perdu, Iris par la haine que lui voue sa progéniture, la comtesse par la protection compliquée de ses enfants. Je commence à m’accrocher aux personnages, de manière plus poussive qu’en saison 4, mais moins qu’en saison 3. Cette saison ne sera pas la meilleure, mais il y aura peut-être de bonnes choses. Le tueur en série disparaît un peu à cause de ce mélange d’intrigues, mais j’imagine qu’on doit déjà le connaître, alors il va falloir que je me mette à sa recherche.

04.jpgÉpisode 4 – Devil’s Night – 15/20
You’re the greatest serial killer who’s ever lived

Seth Gabel ! Lily Rabe ! Bon, le traditionnel épisode d’Halloween est (déjà) là. Ce sont souvent les meilleurs épisodes des saisons d’American Horror Story et celui-ci ne déroge pas à la règle pour le moment. J’ai de gros soupçons sur John maintenant, ce dîner de tueur en série suggère qu’il mérite sa place à la table. Si c’est ça, c’est peut-être un peu tôt pour nous en faire la révélation. J’ai adoré le jeu des acteurs incarnant les tueurs, c’était bluffant et particulièrement en ce qui concerne Lily Rabe qui obtient enfin un rôle extrêmement différent de ce qu’elle a eu à jouer jusque-là. Je l’ai déjà dit, mais ça fait du bien de voir des variations dans les rôles. La comtesse promet de son côté la vie éternelle à Alex qui retrouve ainsi définitivement Holden. Sympathique.

05Épisode 5 – Room Service – 16/20
It’s ironic but I never knew how to live until I died.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue d’Alex dans cet épisode qui sauve ainsi un patient en le transformant en vampire à son tour. Tout le passage dans l’école était super sympa, même si je n’avais plus du tout l’impression d’être devant AHS. Pas grave, ça avait un côté très sympa de développer un peu cette sous-intrigue qui promet de grandes choses pour la suite. J’ai bien aimé aussi tout ce qui concernait Iris et Liz à l’hôtel, c’était très drôle de voir Darren Cris se faire buter si vite.

06Épisode 6 – Room 33 – 14/20
Good to see you’re finally, truly checking into the Hotel Cortez.

Attendez, tout ça pour ça ? Le dernier plan est l’un des plus frustrants de la série tellement ça tombe à plat après nous avoir vendu un bébé-monstre pendant tout l’épisode qui était sacrément long. La revanche de Ramona et Donovan est donc un échec cuisant et la comtesse peut donc à nouveau dormir sur ses deux oreilles (je déconne, il est plus probable qu’elle soit encore en train de coucher quelque part). Je suis déçu de voir que l’intrigue des enfants est laissée de côté, mais j’ai beaucoup aimé la relation entre Tristan et Liz. Bref, cet épisode me laisse mitigé, une fois de plus, avec un peu trop de cul partout et des longueurs embêtantes, comme par exemple avec cette intrigue autour de John arrivant à l’hôtel (surtout que depuis l’épisode d’Halloween, j’attends d’en savoir plus sur lui).

07Épisode 7 – Flicker – 14/20
In fact I may never let you go.

Et voilà : trop de sous-intrigues, définitivement. Les travaux entrepris par Will dévoilent un couloir oublié de l’hôtel libérant deux vampires qui étaient là depuis près d’un siècle et sont les amants de la comtesse. C’était une backstory assez prenante et intéressante, mais il est quand même dommage que ça se termine sur une intrigue qui vient polluer un présent déjà surchargé. L’intrigue John/Wren m’a bien moins plu, mais semble confirmer les quelques soupçons que j’avais. Si c’est le cas, on devrait s’en tirer avec cette intrigue assez vite et libérer un peu d’espace pour les autres.

08.jpgÉpisode 8 – The Ten Commandments Killer – 13/20
Are we ever ready to see ourselves for what we are

Ah, je le savais ! Bon, non, je m’en doutais : John est le tueur des dix commandements et c’est pour cela que Sally l’aime tellement… Elle veut le tuer et le garder à tout jamais dans les murs de l’hôtel, parce que cet hôtel ressemble beaucoup à la maison de la première saison. L’épisode se centre ainsi sur la psychologie de John qui est profondément développée par cet épisode apportant des réponses sur les premiers épisodes. Disons qu’au moins ça apporte des conclusions sympa à cette intrigue et ça va nous permettre de passer à autre chose, surtout vu les titres des épisodes suivants.

09.jpgÉpisode 9 – She Wants Revenge – 13/20
The last hundred years of my immortal life have been a lie

Oh, les scénaristes se sont souvenus des enfants infectés… et bof. Je m’attendais à mieux comme intrigue, il y avait beaucoup à en tirer et c’est une fois de plus précipité. La comtesse prépare son mariage qui ne devra pas durer trop longtemps, ce qui ne l’empêche pas de retrouver ses amants, de torturer LIz ou de mettre la pression à Alex. La vengeance de Ramona est un échec total puisqu’elle se fait évidemment trahir par Donovan, à nouveau de mèche avec la comtesse. J’attendais mieux de cette revanche, j’avoue, même si j’adore le rôle et le jeu de Lady Gaga, qui a totalement volé la saison.

10.jpgÉpisode 10 – She Gets Revenge – 16/20
You and I, we are women of a certain age. We have suffered more than our fair share, damn it. We should inherit the earth.

L’intrigue des enfants est totalement bâclée et bouclée dans cet épisode, Liz et Iris décident de suicider ensemble et de boucler leurs affaires elles aussi avant cela. Étonnantes scènes entre Liz et son fils Douglas : les retrouvailles se passent à merveille, ce qui semble à contre-courant du style de la série (mais totalement dans le ton d’une série Murphy). La comtesse continue de mettre en place sa revanche et tue Natacha sans se douter que Donovan tue Rudy au même instant. Cette double mort était bien écrite et faisait avancer les choses, même si elle soulignait aussi l’inutilité de cette sous-intrigue elle aussi bâclée. C’est tout le problème d’AHS, pas le temps d’accrocher vraiment à cette intrigue qu’elle est déjà finie. Cela dit, la fin d’épisode balaye tout le reste et tous les défauts.

11.jpgÉpisode 11 – Battle Royale – 16/20
Get out. You are banished from my presence.

Oh. Ça part en vrille : Queenie, de la saison 3, débarque à l’hôtel Cortez et se fait buter comme une merde par March et Ramona. J’ai trouvé ce lien entre les saisons vraiment naze et bâclé : elle n’a pas servi à grand-chose sinon à faire croire que la comtesse était peut-être en danger de côté-là, alors que bien sûr non. J’ai aimé toutefois la fin de l’histoire entre Iris et son fils, presque poétique, très réussi. Tout cela permettait simplement de faire revenir John pour terminer le boulot du tueur aux dix commandements. Pas de bol pour la comtesse Elizabeth, elle se fait buter au moment où elle partait enfin de l’hôtel, ce qui la condamne à y passer l’éternité. C’est le moment où Hezel choisit de révéler que c’est elle qui a trahit March à l’origine et elle se fait ainsi virer. Je n’en ai que peu parler dans cet article, mais j’ai adoré l’actrice et son rôle, c’était une vraie bouffée d’air frais dans cette saison. La conclusion de cet épisode est ainsi très sympa et conclue à peu près toutes les intrigues.

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Épisode 12 – Be Our Guest – 14/20
You don’t have to be out in the world to be a part of it. In the modern age, no one ever has to be alone. Even for a second.

Comme d’habitude, AHS choisit de boucler sa saison avec un épisode qui relance toutes les dynamiques une dernière fois, comme s’il n’y avait pas déjà eu assez de sous-intrigues. Cet épisode est centré sur Liz qui a repris l’hôtel avec Iris. C’est aussi l’excuse de faire revenir un personnage de la saison 1 et, franchement, j’aurais préféré voir débarquer Cordelia et le reste des sorcières pour venger Queenie plutôt que de refaire un lien avec une autre saison qui, en plus, n’a pas apporté grand-chose si ce n’est une autre nuit d’Halloween. Il y avait heureusement de bons moments pour conclure la saison (j’ai adoré l’intrigue de Sally) et il était sympa de voir revenir une bonne partie du casting, mais quand même, ce happy ending n’était pas à la hauteur d’une fin de saison. Quant à la dernière scène… ce n’est même plus une fin ouverte à ce stade, c’est une scène non terminée.

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En bref – Lady Gaga était une sacrée addition au casting qui, pour une fois, a été fait avec plus de soin et de changements que d’habitude. L’absence de Jessica Lange est largement compensée en ce qui me concerne et même les seconds rôles sont différents. Il est cool de voir Evan Peters être enfin un méchant par exemple. En revanche, les défauts restent les mêmes que d’habitude : trop de sous-intrigues développées et avortées qui ne compensent pas des longueurs par ailleurs, des conclusions mal fichues et beaucoup, beaucoup, trop de scènes de cul non-justifiées.