The Haunting of Hill House (S01)

Synopsis : La série oscille entre le passé et le présent, voyant une famille se confronter aux souvenirs terrifiants qu’ils ont de leur ancienne maison, expliquant qu’ils s’en soient barrés aussi vite que possible.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, cette série était passée totalement en-dehors de mon radar… mais j’en ai tellement entendu parler sur Netflix et sur d’autres blogs que je me suis finalement décidé à la rattraper un jour ou l’autre. Quoi de mieux qu’un WESéries pour lui laisser sa chance de me convaincre ? Comme en plus, j’ai décidé de me faire un week-end porté sur l’horreur, c’était aujourd’hui ou jamais. Et tant pis pour les nombreuses autres séries qui m’attendent. J’espère que j’aimerais assez pour ne pas avoir à abandonner en cours de route ; mais vraiment, j’en ai eu tellement de bons échos que ça devrait théoriquement me filer quelques frissons pour les jours à venir.

C’est tant mieux, parce que maintenant que Channel Zero est terminé, je suis en quête d’une nouvelle série capable de me faire angoisser un peu ; parce qu’on sait bien que ça finira par me manquer autrement. American Horror Story m’a confirmé qu’elle n’était pas capable du tout de faire le taf. À celle-ci de me prouver le contraire, maintenant !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Steven Sees a Ghost – 16/20
C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est pas encore à la hauteur de sa réputation, surtout que je trouve certains éléments assez prévisibles. Le mystère est toutefois prenant, il faut bien le dire, et je devrais donc la regarder en entier… mais peut-être pas dès aujourd’hui.
S01E02 – Open Casket – 16/20
Ce second épisode nous permet de comprendre un peu mieux la structure de la série, qui s’attarde donc sur un personnage à chaque fois. C’est tout ce qu’il fait, parce que l’intrigue reste assez mystérieuse. Côté horreur, je m’attendais à pire. Finalement, j’ai l’impression que ce n’est jamais qu’au niveau de certains épisodes de Supernatural. C’est dérangeant dans l’ensemble, il y a des scènes qui sont repoussantes, mais rien qui ne devrait m’empêcher de dormir.
S01E03 – Touch – 18/20
Pff, et voilà, je sens bien que je vais être super prévisible sur ce coup-là, mais j’ai un nouveau personnage préféré ! L’intrigue m’a beaucoup plus intéressé dans cet épisode et des pièces du puzzle commence à vraiment se mettre en place, ce qui fait que je regrette de ne pas avoir le temps de finir cette saison ce soir, finalement. C’est malin.
S01E04 – The Twin Thing – 17/20
Ah ben voilà un autre personnage préféré, ma foi. La série prend un peu de distance avec les deux épisodes précédents, mais ce n’est pas plus mal puisque ça fournit enfin un début d’explication que j’attendais depuis quatre épisodes (tout en gardant beaucoup de choses de côté pour la suite – clairement, il faudra au moins une saison 2 pour répondre à tout). C’était pas mal du tout, et y avait même un petit moment angoissant. Une très bonne série, donc, même si je la trouve facile à comprendre malgré tout, alors qu’elle se donne des airs faussement compliqué à ne pas tout expliciter.
S01E05 – The Bent-Neck Lady – 19/20
C’est beaucoup trop long pour envisager le 20/20, parce que l’épisode durait 1h10 et je ne m’y attendais pas. En revanche, je reconnais que cette fois la série est à la hauteur de sa réputation, avec un épisode qui prend le temps d’accumuler les petits détails insignifiants qui finiront par se révéler drôlement importants. J’aime beaucoup la structure de cet épisode qui fait preuve d’une grande fluidité : l’écriture de la saison est impeccablement maîtrisée et franchement, un milliard de questions se posent désormais.
S01E06 – Two Storms – 20/20
Glauque et triste, cet épisode est une pure prouesse, tant dans l’écriture que les performances d’acteurs, tant dans les idées que dans la réalisation. Franchement, c’est excellement monté, mais au-delà du montage, on voit bien un soin tout particulier accordé aux détails. Je ne regrette vraiment pas d’avoir décidé de la regarder, et je ne regrette que de devoir m’arrêter et de ne pas pouvoir la finir tout de suite !
S01E07 – Eulogy – 16/20
Je pense que c’est l’anticipation qui a tué un peu cet épisode, parce que j’ai eu du mal à le trouver aussi bon que les précédents. Il a pourtant de vrais bons moments, et certaines réponses semblent commencer à effleurer la surface, mais je ne sais pas, je n’ai pas réussi à être pleinement dedans. Bizarre.
S01E08 – Witness Marks – 18/20
Ah voilà, je retrouve la série qui m’a passionné il y a quelques semaines avec cet épisode. Les réponses continuent de tomber au goutte à goutte, mais cette fois, il n’est plus question de perdre du temps : la fin de saison approche et les personnages sont tous plus passionnants les uns que les autres grâce à un paquet de névroses pas facile à bien cerner. Bref, un très bon épisode, quoi.
S01E09 – Screaming Meemies – 18/20
Les réponses soulèvent tout un tas de questions, mais cet épisode finit par apporter plus de pièces du puzzle que je ne pensais. Je suis intrigué d’enchaîner avec le dernier après celui-ci, mais j’ai l’impression de déjà mieux comprendre les épisodes précédents. L’écriture de cette série est une vraie réussite en tout cas, j’adore !
S01E10 – Silence Lay Steadily – 18/20
Jolie conclusion pour la saison 1 qui voit se terminer définitivement l’intrigue de Hill House. Cet épisode boucle la boucle, d’une certaine manière, mais ils gardent tout de même une grande part de mystère là où j’aurais aimé le voir tout résoudre. Il n’empêche que malgré quelques facilités, la série accomplit de jolies prouesses en seulement dix épisodes. Ca valait le détour !

Saison 1 | Saison 2

The Haunting of Hill House – S01E01

Épisode 1 – Steven Sees a Ghost – 16/20
C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est pas encore à la hauteur de sa réputation, surtout que je trouve certains éléments assez prévisibles. Le mystère est toutefois prenant, il faut bien le dire, et je devrais donc la regarder en entier… mais peut-être pas dès aujourd’hui.

Saison 1


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That’s okay. I get scared sometimes too.

Soixante minutes d’épisode. Ils ne se font pas chier dès le départ dans cette série, et comme prévu, je regrette de la voir en pleine journée, car elle commence au milieu d’une nuit de pleine lune et, purée, il fait beau ici alors je galère à voir bien tout ce que je suis censé voir.

Au milieu de cette nuit, on rencontre une large famille avec quatre frères et sœurs et les deux parents. Le grand frère, Steve, s’occupe de sa petite sœur, Nell, suite à l’un de ses cauchemars. Elle affirme avoir vu un fantôme, mais Steve comme son père la rassurent et lui rappellent que les fantômes n’existent pas. Selon le père, les rêves sont comme un océan. Mouais.

Il recouche sa fille et son frère (jumeau ?), Luke, après avoir déjà renvoyé Steve au lit ; puis, il s’occupe de Shirley, son autre fille, qui parle en rêvant. Ne fait-elle que rêver ? On le saura plus tard. Moi j’essaye de me concentrer sur les prénoms de tout le monde voyez-vous, parce que sinon, je vais me faire avoir et me retrouver terrifié. Ce qui est intéressant ici, c’est de voir que les portes de la barraque s’ouvrent toutes seules et qu’un fantôme apparaît bel et bien dans le dos de Nell durant la nuit. Brr.

Le générique est sympa, mais il n’a pas encore ce qu’il faut, je trouve, pour me rendre accro et me motiver à fond. On verra ce qu’il en sera par la suite, mais les éléments donnés ne me passionnent pas. C’est con, parce que la première scène a réussi à me donner envie d’y croire. Après le générique ? On assiste à une longue scène où une femme raconte une histoire d’horreur, une drôle de possession de son mari et son réveil horrible à le voir possédé. Elle en parle à un homme qui semble être là pour vérifier ce qu’il se passe dans sa maison, et je me retrouve aussitôt à me dire qu’il doit s’agir de Steve – le titre nous l’indique plus ou moins. Cela ne manque pas : il trouve son livre dans la bibliothèque d’Irene, la femme, qui avoue être une fan.

Pour la pousser à dire la vérité, j’imagine, il cherche donc à la décourager et lui avoue qu’il n’a jamais vu le moindre fantôme. Ce n’est pas bien crédible tout ça. En tout cas, ça nous permet d’apprendre en quelques scènes que le père de Steve et que Nell ont survécu tous les deux. Et au moins un autre entre Luke et Shirley. La série se tire une balle dans le pied à nous révéler que tant de personnages sont encore en vie.

Ben oui, les flashbacks perdent inévitablement en qualité et suspense maintenant que l’on sait tout ça. Certes, Nell paraît dépressive quand elle essaye d’appeler Steven, qui fait face aux nombreuses questions d’Irene, mais ce n’est pas non plus si inquiétant que ça d’avoir un frère qui raccroche au nez de sa sœur. Tellement d’ailleurs que Shirley, elle aussi encore en vie, refuse de prendre son appel aussi. Elle est face à un couple qui s’inquiète pour leur fils. Moi, je suis heureux de voir que Shirley est interprétée par une actrice que j’adore : Ava, de Grey’s Anatomy.

Après tout ça, Shirley décide de rappeler Nell, qui s’inquiète pour Luke dont elle n’a plus de nouvelles. Bon, cela veut dire que dans les flashbacks, il n’y a que la mère qui peut mourir. Comme elle n’arrive pas non plus à parler à Luke et Nell, elle appelle Steven pour avoir des nouvelles, et pour l’engueuler parce qu’il fait mal son rôle de grand-frère. Bon, OK, c’est une famille qui ne vit pas dans la plus belle des ententes.

Tout en essayant de faire son travail, Steven s’occupe donc de sa famille – avec Luke en centre de détox depuis 90 jours et personne qui ne répond au téléphone. Bon, si, le père décroche le téléphone pour Nell, au beau milieu de la nuit et alors qu’il fait des cauchemars de fantôme. Sa fille aussi semble en être à ce stade, et il lui conseille donc de se rendre chez Steven pour échapper à ses cauchemars. Loin de faire ça, Nell choisit au contraire… de se rendre dans sa maison d’enfance ? Hein ? Bon, allez, le père dort seul en revanche donc il est soit divorcé, soit sa femme est morte.

On enchaîne avec une scène qui n’a pas trop de sens, à Boston, où une femme se fait draguer en boîte de nuit par Theodora. Les deux femmes couchent ensemble, et ce n’est qu’après que la draguée, Trish, cherche à avoir quelques informations sur Theodora, qui vit dans une maison funéraire. Theodora n’a clairement pas envie de parler, donc elle nous vire Trish de chez elle en un rien de temps. Il est alors révélée qu’elle vit à côté de chez Shirley et qu’elle connaît bien la famille – elle ne parle plus à Nell, mais Shirley l’a invitée à vivre là et supporte son défilé de coup d’un soir, alors bon, elles doivent être proches, d’une manière ou d’une autre.

Steven ? Il reçoit un appel de son père pour l’informer de son inquiétude face à l’attitude de Nell, puis il tente de s’endormir, rêvant alors d’une femme en train de danser. La série aime bien se concentrer sur la nuit agitée de ses personnages apparemment, et tous les frères et sœurs font le même cauchemar, se réveillant à 3h03 en se tenant la gorge. Shirley va jusqu’à dire que Nell est dans la pièce rouge. Humph. Allez, j’en profite pour caser ici les flashbacks, parce que la pièce rouge est clairement évoquée dedans.

Dans les flashbacks, donc, on découvre en tout cas que Nell passe de sales nuits dans la maison : elle est observée en permanence par le même fantôme, et elle la voit la regarder et, ouais, on peut voir pourquoi elle grandit dépressive. Plus tard, on retrouve la jeune Shirley essayer d’ouvrir une porte rouge dans la maison, parce que Nell a vu une ombre bouger derrière celle-ci.

Même avec la clé maîtresse censée ouvrir toutes les portes de la maison, elles ne parviennent pas à faire quoique ce soit néanmoins. Durant la nuit, le père débarque pour réveiller Luke et lui dire qu’il faut se barrer au plus vite… mais il n’ose pas retourner dans le couloir avec lui, parce qu’il aperçoit quelque chose qui tourne ensuite la poignée de la porte.

Dès qu’ils en ont l’occasion, le père et Steven se barrent de la maison et montent dans la voiture où les attendent déjà Luke, Shirley et Nell. Mais pas la mère, qui est clairement abandonnée derrière dans la maison, où Steven a bien aperçu un fantôme lui courir après. Magnifique. On est donc sur un cas classique de maison hantée, avec des fantômes qui n’en sortent pas ? Et la mère sera liée à tout ça. Bien, je ne force pas trop les théories, autant savourer l’épisode.

Par la suite, on découvre Steven et son père face à un avocat inquiet de ce qui pourrait arriver à son client : il a déclaré la maison hantée, et sa femme s’est officiellement suicidée dedans. Il refuse que les cinq enfants – ah merde, Theodora est donc sa fille aussi ? – témoignent, il refuse aussi que quiconque n’approche de la maison ; car selon lui seuls les Dudley ont le droit de rester dans la maison.

Bon, on apprend plus tard que les Hill sont en fait la famille qui a vécu dans la maison avant la famille que l’on suit dans cette série. Ce sont donc probablement leurs fantômes qui hantent les lieux. Quand je dis plus tard, c’est plus tard dans la série, mais plus tôt dans la chronologie : c’est la nourrice catholique de Steven qui lui raconte tout ça, et la mère intervient pour prévenir que son fils est paré à la religion – à toutes sortes de religions.

Il va ensuite chercher son frère dans une cabane où il dessine. Il est donc révélé, grâce aux dessins de Luke, qu’il n’y a pas que Nell qui voit toute sorte de choses. Nope, il y a aussi Luke, clairement : il aperçoit une femme dans la forêt, et une femme bien étrange.

Dans le présent et après son réveil brutal à 3h03, Steven peut reprendre pépère son enquête sur le récit flippant d’Irene. Et il le démonte totalement : pas de surnaturel dans la vie de celle-ci, pas de fantôme pendu au plafond, juste une fuite et des klaxons dans la rue. Avant de partir de chez elle, il choisit tout de même de dédicacer un exemplaire de son livre à Irene, ce qui est l’occasion d’un autre flashback, quelques années plus tôt seulement.

À ce moment-là, Steven était marié à Leigh et s’apprêtait à sortir son premier bouquin, sur la maison. C’est ce qui a provoqué son éloignement de Shirley, qui n’approuve pas du tout ce choix de vie pour son frère, exposant toute sa vie familiale en racontant en plus que la maison est hantée alors qu’il n’y a jamais cru. Bien. Il est donc convaincu que le surnaturel n’existe pas quand la série a déjà établi que si, ça existe.

En rentrant chez lui – dans le présent cette fois, pfiou, c’est confus tout ça – il tombe sur Luke, devenu adulte et drogué. Il accepte de lui donner de l’argent pour qu’il s’achète – soi-disant – un appareil photo… puis tombe ensuite sur Nell qui est probablement passée par chez Leigh pour savoir où le retrouver. Enfin, ça, c’est l’explication rationnelle.

Le problème, c’est que son père l’appelle au même moment, alors que Steve parle un moment avec sa sœur qui ne lui répond pas, pour lui apprendre que Nell est… morte. Oups. Très clairement, le titre de cet épisode m’avait fait deviner qu’elle était morte ; et j’irai jusqu’à dire qu’elle l’est à 3h03, mais la fin est sympa, avec le fantôme de Nell qui s’approche et devient terrifiante. Et Steve qui comprend que bon, il vient de voir un fantôme.

Saison 1

Performance de la semaine #20

Salut les sériephiles,

Une nouvelle semaine s’achève, ce qui signifie qu’il est temps pour moi d’aller regarder du côté de mes inédits de la semaine quel acteur ou quelle actrice m’a le plus convaincu au cours des sept derniers jours. Comme il ne se passe pas grand-chose dans le monde des séries, avec tout plein d’épisodes comblant le temps et de séries en pause, la tâche n’a pas été trop compliquée. Je dirais même qu’heureusement, il y avait le #WESéries pour m’aider, parce que je ne sais pas qui j’aurais choisi autrement. En effet, aujourd’hui, je vais vous parler d’un acteur d’American Horror Story dont j’ai bingewatché la fin de saison hier. Et cet acteur, c’est… Cody Fern !

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

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Qui ça donc ? Cody Fern interprète le rôle de – et attention, rien que ça, c’est déjà pas mal si vous n’avez pas vu la saison 8 ! – Michael Langdon, rien que ça. Si le nom ne vous dit rien, c’est que vous avez besoin de revoir la saison 1 de la série, où Jessica Lange interprétait le rôle de Constance… Langdon. Bon, je le redis une dernière fois, mais cet article spoile allégrement la saison 8 ; y compris dans ses gifs !

Oui, la saison 8 s’est décidée à faire enfin tout un tas de liens entre les histoires précédentes, ce qui était plus ou moins réussi. Allons savoir pourquoi, pour jouer le rôle du fils de l’iconique Tate, tout le monde s’est dit qu’il serait bon de caster un nouvel acteur ; là où franchement, je me serais attendu à voir Evan Peters prendre le rôle de son fils, parce qu’on n’est plus à ça prêt et que les personnages de Tate et Michael ne font que se croiser lors d’une scène.

Jouer le fils d’Evan Peters ? Il fallait chercher un acteur capable de le porter sur ses épaules ; et capable aussi de porter une grosse partie de la saison. C’est chose faite avec Cody Fern, que je découvre totalement – il est auparavant passé par House of Cards et American Crime Story, deux séries que je ne regarde pas, même si cette dernière commence à vraiment avoir un casting d’acteurs que j’aime bien.

Au départ, je n’étais pas convaincu du tout par le personnage de Cody Fern. Je ne sais pas, peut-être que c’est la coupe de cheveux horrible qui fait ça, mais je n’ai pas accroché à son interprétation froide et satanique d’un personnage tout puissant. Si les trois premiers épisodes de la saison sont intéressants à regarder, ce n’était pas encore ça pour lui. En revanche, hier, j’ai eu l’occasion de regarder les épisodes 4 à 10, et force est de constater qu’il y était déjà bien meilleur.

C’est le changement de coupe ? Peut-être ! Lui donner une coupe qui le rapprochait du personnage de Tate permettait déjà d’être convaincant vis-à-vis de leur lien de parenté, mais en plus, ça lui donnait un coup de jeune assez bluffant. Et comme en plus, il ajoutait une vulnérabilité juvénile au personnage, c’était signe d’une interprétation réussie.

Pas encore de quoi justifier d’écrire tout un article sur lui, en revanche. Non, ce qui m’a le plus convaincu que je voulais le mettre en avant dans cet article, c’est qu’il a alors eu la capacité, sur l’ensemble de la fin de saison, de passer de cette candeur du personnage adolescent à la froideur du fils de Satan qu’il est censé être. Image associéeEt avec le recul, avec le développement de toute la vie du personnage, je trouve que son jeu d’antéchrist paraît subitement bien meilleur.

J’ajoute que le pire épisode de la saison se concentre uniquement sur son personnage et qu’il a réussit à nous le vendre ; ce qui n’est pas rien quand même. Sans sa performance impeccable, j’aurais probablement eu envie de m’arrêter et de ne pas y revenir. Enfin bon, ça c’est un problème que j’ai souvent American Horror Story, il n’y est pour rien…

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American Horror Story – S08E07-10

Épisode 7 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !

Saison 8


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– You know why I’m here ?
– The Antechrist. Michael Langdon.

Aïe, j’accumule un retard monstre dans mon visionnage du WE en séries et voilà que cet épisode ne m’aide pas du tout en partant en vrille vers une nouvelle intrigue qui reprend un personnage que j’avais oublié de la saison 3, Dinah. On est donc parti sur un culte vaudou qui n’a réussi à m’avoir que parce que ça permettait à une actrice que j’adore de faire une petite apparition dans la série.

Quant à Dinah, elle n’est là que parce que Cordelia a besoin de son aide pour parler au « diable du vaudou », probablement de son problème de fin du monde à venir. Bien, ça devrait être sympa à suivre au moins. Ou pas : après le générique, on repart encore sur autre chose, avec une parodie des films d’horreur de Noël. Si l’idée était marrante, ça traînait en longueur pour pas grand-chose. Il est finalement révélé que la grand-mère que l’on suit est Bubbles, une sorcière qui est aussi actrice.

Et ce film d’horreur est donc son tournage actuel. Heureusement, on enchaîne sur Madison venant lui expliquer qu’elle est convoquée par les sorcières, parce que le monde est en grand-danger. Ce n’est pas très original comme convocation, on l’a déjà entendu dans un milliard de séries. Bubble s’exécute cependant pour un dîner au restaurant avec Myrtle et Madison. Il est révélé qu’elle a le pouvoir de lire les pensées ; et c’est bien pour ça que les sorcières ont pensé à elle pour résoudre la situation. Le but est de lui faire lire les pensées de Michael pour savoir ce qu’il en sera.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais on sait que de toute manière, tout ça nous mène à la fin du monde, alors, je ne sais pas, on pourrait abréger ? Je n’arrive pas à accrocher à cet épisode, et je commence à avoir sérieusement envie d’en revenir au présent car ce flashback interminable se perd en route – comme souvent avec cette série.

Bref, Bubble et Myrtle se rendent ensuite dans l’école des garçons pour lire les pensées des professeurs. C’est assez inutile : tout ce que Bubble découvre, c’est le meurtre déjà oublié par tout le monde de l’autre prof et le fait qu’ils veulent à présent tuer toutes les sorcières. Rien de neuf, quoi.

Du côté de Cordelia, on découvre qu’elle est toujours aussi riche et qu’elle a pu payer Dinah en cash pour effectuer le rituel qu’elle voulait. Le but est donc d’ouvrir un portail vers l’Enfer pour y envoyer l’Antechrist. Le plan est simple, mais je me heurte franchement à un grand problème : je ne comprends rien à ce que nous raconte le grand diable vaudou. Il a un putain d’accent français qui ne ressemble à rien (c’est ironique) et une voix trafiquée par ordinateur. Heureusement Cordelia me fait la traduction de ce qu’il se passe au fur et à mesure, donc ils ont dû sentir le coup venir en tournant : elle raconte donc qu’il demande à récupérer l’âme des sorcières sous la protection de Cordelia, et bien sûr, elle refuse.

Tant pis pour le monde, il peut bien être détruit, Cordelia refuse de craquer et d’abandonner ses sorcières à une éternité de périls. Pourtant, elle ne dit rien au fait que Fiona soit déjà avec lui ; mais elle semble en effet kiffer ça.

Pendant ce temps, on retrouve Coco, Mallory, Zoe et Queenie autour d’un bon repas. Il était temps de les revoir, mais leur scène est longue pour pas grand-chose : Coco découvre une nouvelle facette de ses pouvoirs puisqu’après le gluten, elle peut désormais détecter le nombre exact de calories dans la nourriture en face d’elle. Ce n’est pas fou, mais les scénaristes enchaînent un certain nombre d’exemples avant qu’elle ne s’étouffe avec un gâteau. C’est là l’intérêt de la scène : une fois morte, elle est sauvée et ressuscitée par Mallory, qui démontre ainsi l’étendue immense de ses pouvoirs. Pour Zoe, cela explique pourquoi Cordelia s’affaiblit : Mallory est la prochaine suprême.

Bon, elle ne le vit pas super bien, parce qu’elle ne veut pas voir Cordelia mourir, mais cette dernière organise malgré tout un festin pour fêter ça. Oui, oui, un festin alors même que le monde est en péril. Cela pousse Cordelia à révéler une autre part du passé : deux ans avant l’Apocalypse (hein, mais on n’était pas trois ans avant là ?), Cordelia effectue donc un rituel pour ramener à la vie Myrtle. Ce n’est que maintenant que je capte qu’effectivement, elle était censée être brûlée vive. En fait, Cordelia avait senti venir le danger, et elle avait besoin de Myrtle auprès d’elle pour aider les autres filles à se préparer à ce qui arrivait.

Puisque Myrtle et Bubble ont découvert que John Henry avait été assassiné par un complot entre les sorciers, Cordelia décide de le ramener à la vie. Pour cela, elle teste Mallory, qui prouve sans problème qu’elle peut passer le test des sept merveilles. Une nouvelle suprême est donc en route, et John Henry est ramené à la vie, histoire de révéler qu’il a été tué par une femme.

Coco est donc envoyée pour l’arrêter, et ça se fait avec beaucoup de maladresse. C’était marrant à voir cela dit et ça permet d’enlever la fan de Satan. Du côté des profs de l’école des garçons – garçons qui ont TOUS disparu depuis plusieurs épisodes, la grande joie d’avoir une poudre pouvant enfin détruire les sorcières est réduite à néant quand ils sont surpris par Cordelia qui les rend muet pour toujours. Bon, en même temps, toujours ce sera court : elle les condamne à mort pour le meurtre de John Henry… qui se fait un plaisir de revenir pour allumer les torches brûlant vif ses deux collègues et sa meurtrière.

En même temps, vu le nombre de résurrection qu’on a vu depuis le début de la saison, je ne suis pas sûr que cette punition soit véritablement efficace. Ca doit faire mal et être embêtant les quelques saisons qu’on passe en Enfer, mais tant qu’on revient derrière, hein !


Épisode 8 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.

Saison 8


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You can write your own destiny. You can still turn away. There’s humanity in you, I see it.

Superbe, cet épisode ne dure que 38 minutes alors que je m’inquiète de ne pas avoir assez de minutes pour terminer le niveau basique. C’est malin. Bon, cela dit, il ne faut pas que ça m’empêche de me concentrer sur l’épisode qui recommence avec une scène déjà plus intéressante que l’ensemble de l’épisode précédent : on y retrouve Michael découvrant la mort de ses alliés, et particulièrement de sa mère.

Cordelia tente bien de ramener Michael du bon côté, mais celui-ci n’est pas vraiment d’accord. Faire le mal, c’est rigolo, voyez-vous. À la place, il pète donc un câble au milieu de la forêt, dessinant un pentagramme au milieu duquel il contacte son père, demandant à obtenir de l’aide. S’il n’en obtient pas ? Facile, il se laissera mourir sur place. Il passe donc quatre jours sans manger et commence à avoir des visions de ses alliés morts et d’une petite fille lui proposant de la nourriture. Puis, il voit un ange sexy en slip, puis il tue une chèvre qui passait par là et de laquelle sortent des serpents, et bon, tout ça n’est qu’une hallucination.

Cela n’a pas beaucoup de sens, mais il décide malgré tout de quitter son pentagramme. Il atterrit alors en ville, et le changement de décor est vraiment intrigant. Cela dit, il n’a aucun mal à trouver son chemin vers un repaire satanique, parce que pourquoi pas après tout. Ce repaire est en fait une sorte d’église inversée, où le sermon consiste à exhorter les gens à faire d’horribles crimes parce que Trump ne suffira pas à provoquer la fin du monde. Mouais.

Là-bas, il sympathise avec Madelyn, une fan de Satan, donc, interprétée avec brio par Harriet Sansom Harris. Même si j’adore cette actrice, parfaite pour les rôles de méchante, je dois avouer que j’ai totalement décroché en cours de route devant cette scène, parce qu’elle le ramène chez lui pour lui faire un discours sur le Mal et tout. Et puis, bien évidemment, il finit par lui révéler sa véritable identité et elle s’agenouille devant lui. Prévisible.

Ils retournent ensemble à la messe suivante, où des sacrifices humains sont prévus. Ils sont drôles, mais ils sont aussi des grands cinglés s’amusant à tuer des samaritains – une assistante sociale et un membre de médecin sans frontière – pour vendre leur âme au Diable. Et ça tombe bien, le Diable est là, et il n’hésite pas à tuer les deux victimes du jour. Pas trop de surprise – à part que je l’aurais bien vu tuer la prêtresse insupportable devant tout le monde.

Après tout ça, il est vénéré comme la star qu’il est par toute la paroisse, et toujours particulièrement par Madelyn qui est toutefois terrifiée de le voir s’énerver après elle parce qu’il ne sait plus quoi faire. En plus, il est coincée de ne pouvoir ramener sa plus fidèle alliée d’entre les morts. Moui, Madelyn refuse d’y croire et elle l’emmène donc rencontrer de nouveaux fidèles pouvant l’aider. Avant tout, elle lui demande quand même de finir dans le pire endroit de l’Enfer. Ben oui, évidemment.

Les nouveaux fidèles ? Il est l’heure de retrouver Evan Peters dans cette saison, et cette fois, il nous revient avec une coupe playmobil pour jouer les geeks construisant des robots à forme humaine et des bras articulés programmés pour branler de potentiels clients. La directrice de cet endroit ? Sarah Paulson, qui retrouve une canne – Venable, on te reconnaît – et sert de la cocaïne aux employés qu’elle ne vire pas.

Bon, pas vraiment la meilleure invention de la série tout ça, franchement. Michael les contacte donc et crame leur assistante/prostituée pour prouver qu’il est bel et bien Satan. Et une fois que c’est fait, il leur demande de ramener à la vie sa plus fidèle alliée, ce qui explique d’où sort le robot Ms. Mead du début de saison. En fait, le fils de Satan est donc juste totalement obsédé par une simple mortelle… ce n’est pas brillant, parce qu’on a tout vu de cette relation, et elle ne tient pas la route.


Épisode 9 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.

Saison 8


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Math is way more powerful than magic.

Outch. J’espérais qu’on change d’ambiance, mais non, cet épisode repart sur les deux geeks inutiles qui ont construit Ms. Mead. Franchement, il ne reste plus que deux épisodes, ce serait pas mal d’avancer et d’en revenir enfin au début de saison. Je ne vois pas trop ce qu’il reste à faire, en plus. En tout cas, les geeks s’engueulent parce que l’un d’eux, Evan Peters bien sûr, en a marre d’attendre des nouvelles de Michael.

C’est aussi l’occasion de nous confirmer que leur directrice/assistante/on ne sait pas trop est bien Ms. Venable. Et elle aussi elle est énervée, parce qu’elle est au service de boulets finis. Pas. Passionnant. Après le générique, on retrouve Mallory qui espère voir ses pouvoirs grandir plus vite que possible et l’ensemble des sorcières en pleine réunion. Franchement, ce n’est pas dingue, et ce n’est pas ramener Dinah au milieu de tout ça qui suffit à me rattacher à l’intrigue.

En plus, je ne comprend pas trop comment Dinah s’est retrouvée du côté de Michael, mais c’est pourtant ce qui est proposé ici : elle ouvre la porte verrouillée pour que le fils de Satan puisse venir tuer toutes les sorcières une à une. Quelques clous suffisent à en tuer pas mal, et Mead se charge du reste avec son bras-fusil. Elle nous tue Zoe, puis Queenie qui espérait la blesser en s’égorgeant. Je suis assez triste de ce résultat : c’était expéditif comme fin. Quant à Dinah, elle fait tout ça pour avoir une émission télé – l’émission qui lui permettra d’avoir sa place dans le bunker.

Afin de protéger Mallory de ce massacre, il est décidé de lui donner une nouvelle identité. Cordelia, Myrtle et elle parviennent à échapper à la tuerie en s’échappant par la fenêtre – c’est beau franchement, heureusement qu’elle les considère comme ses filles. Il n’empêche que Michael est dépité d’avoir raté son coup. Il s’en confie à Ms Mead, n’ayant clairement pas capté qu’il parle en fait avec les geeks : ben oui, elle est un robot avec caméra intégrée, et ils lui écrivent ses lignes de dialogue. C’est gros, franchement, c’est juste impossible de taper assez vite (j’en sais quelque chose) et d’être en permanence derrière l’écran. Surtout en se droguant comme ils font (bon, ça, j’en sais rien, j’imagine).

Ils arrivent à convaincre Michael de venir auprès d’eux, pour leur proposer leur plan de prendre le contrôle de la coopérative, une organisation qui contrôle à peu près le monde. Sérieusement ? C’est comme ça que la série choisit de détruire le monde ? Michael veut tuer quelques sorcières – les seules survivantes étant Coco, Cordelia, Mallory, Myrtle et Madison – et à défaut d’y arriver, il détruit le monde ? Franchement, je préférais quand la série se concentrait sur les sorcières plutôt que sur Michael.

Justement, du côté des sorcières, Cordelia se projette sur le plan astral pour apercevoir les corps des sorcières mortes. Et si Cordelia voulait sentir leurs âmes, elle est forcée de constater qu’il n’y a plus rien de Zoe et Queenie. Est-ce qu’ils viennent de détruire les âmes de deux de mes trois sorcières préférées parce que la troisième a oublié de communiquer l’information ? Ouep. Madison a bien mérité sa baffe.

Face à de telles extrémités, les sorcières sont ravies de découvrir qu’il leur reste peut-être une solution. Mallory a assez de pouvoir pour tenter un rituel de plus, qui permettrait de remonter le temps. Ouep, elle aurait le pouvoir d’inverser le cours du temps, en plus d’avoir celui de ressusciter qui elle veut. Ce n’est pas rien.

Pour nous introduire cette idée, on a alors droit à un détour par la Sibérie, en 1918. On y suit la nuit mouvementée d’une certaine Anastasia… Oh comme c’est original. Elle doit donc réveiller ses sœurs pour aller se réfugier au sous-sol, mais elle sent un danger que son père ne voit pas. Elle enfile un talisman pour jeter un sortilège de protection, qui n’est toutefois pas assez efficace. Elle protège son père de deux balles, mais pas des cinq suivantes. Et toute sa famille se fait tuer.

Mallory est donc envoyé dans le passé en 1918 pour tenter d’empêcher ce massacre et prouver qu’elle a un pouvoir qui n’a toujours été qu’un mythe jusque-là. Franchement, cela ne fonctionne pas du tout comme intrigue. Une fois de plus, c’est un voyage dans le temps qui ne tient pas compte de l’effet papillon ça. A moins que si : Mallory remonte bien le temps, mais elle est incapable de sauver Anastasia de son triste sort.

Cela laisse Cordelia inquiète du sort qui leur est réservée. Avec l’aide de Myrtle, elle décide donc de gagner du temps. Pour cela, elles se rendent de nouveau à l’école des garçons où elles découvrent l’ensemble des professeurs morts et découpés en petits morceaux pour former un pentagramme.

Cela libère les lieux pour l’arrivée de Venable, donc, et ça tombe bien puisqu’elle est justement en train de démissionner. Les geeks l’en empêchent toutefois, lui expliquant que la planète va être détruite et que la coopérative est en fait une compagnie illuminati. Ils lui offrent au passage le poste qu’on lui connaît, et il faudrait être dingue pour dire non : un poste de pouvoir avec autorité totale et survie à la clé ? Eh, qui dirait non ?

En parallèle, Michael prend encore le temps de profiter du monde en se promenant dans un parc avec Mead. On aura tout vu. Elle arrive à le convaincre de provoquer la destruction du monde et il le fait en se présentant comme l’Antéchrist à la Coopérative. Il leur offre l’Apocalypse, en leur proposant également de survivre dans des bunkers. On en revient au début de la saison, et il était temps, puisque l’épisode touche à sa fin. Le cliffhanger le voit dicter les règles du monde après sa destruction… allez, dernier épisode !


Épisode 10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

Saison 8


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It appears that we’re fucked, my dear.

Ah nous voilà bien, cet épisode nous apprend donc que Venable et Myrtle se connaissent. Et Myrtle ne se demande pas pourquoi Venable ressemble tant à Cordelia ? J’aurais toujours du mal avec cette série et ses multiples rôles. Les acteurs ont beau être excellents, il est rare qu’ils me vendent plusieurs rôles d’un coup – il n’y a quasiment qu’Evan Peters qui en soit capable. Les autres se contentent de reprendre grosso modo les mêmes rôles, en changeant très peu de choses.

M’enfin, je me suis déjà plaint un milliard de fois de ce problème, et ça ne doit pas me distraire de cet épisode qui commence bien : Myrtle passe donc sans problème le bureau de Miss Venable grâce à un petit sort et elle tombe directement sur les geeks justement en train de discuter la fin du monde. Celle-ci est imminente maintenant que tout le monde est réparti en plusieurs bunkers.

Evidemment, elle se renseigne sur l’identité des futurs habitants et sur la localisation des bunkers, pour s’assurer que le père de Coco puisse acheter une place à sa fille, et à son assistante. Le plan est assez clair : construire un sortilège qui donne une nouvelle identité à Mallory et Coco. Cette dernière comprend toutefois que sa famille ne pourra pas survivre, et elle ne demande même pas à leur passer un petit coup de fil avant de se faire effacer la mémoire.

Les choses vont drôlement vite, forcément, puisqu’il n’y a plus vraiment le temps de grand-chose. Le plan est clair : faire en sorte qu’elles soient amnésiques pour éviter que Michael ne les détecte comme sorcière, avoir Coco supérieure à Mallory en lui filant une personnalité digne de Madison pour éviter que Mallory ne développe trop rapidement ses pouvoirs et s’arranger pour qu’à terme, Mallory soit assez puissante pour jeter le sort qui les ramènera dans le passé.

Madison les dépose donc en centre-ville où Coco a son coiffeur et rencontre son fiancé, mais elle découvre surtout que Dinah va avoir sa place dans le bunker. Ouep, mais qu’importe : Cordelia s’en fiche, persuadée que son sort est plus puissant que le vaudou de toute manière.

Et voilà, il est enfin temps d’en revenir au présent. La scène Mallory/Langdon s’explique enfin : les pouvoirs de Mallory se réveillent face à lui et elle est assez puissante pour faire flipper l’antéchrist. En attendant le monde est détruit.

Quand les pouvoirs se réveillent, ils servent aussi de réveil à Madison, Cordelia et Myrtle qui s’étaient enterrées. Pfiou, cette saison retombe enfin sur ses pieds, mais ça fait quatre épisodes au moins qu’elle aurait dû le faire. Je trouve qu’on a eu des longueurs inutiles, comme bien souvent. En revanche, je suis assez content d’avoir repris tout mon visionnage de cette saison par l’épisode 4 il y a quelques heures : c’est très exactement là qu’on en revient, avec Michael qui propose aux sorcières de devenirs ses sujets loyaux.

Dinah accepte évidemment, mais ce n’est pas une bonne idée : elle se fait tuer par une autre reine vaudou, juste avant que Cordelia ne fasse exploser le robot de Ms. Mead. C’est du rapide, pour ne pas dire de l’expéditif, cette fin de saison. Dommage d’avoir mis trois longs épisodes à en revenir là pour ça. Ms Mead explosée, Madison peut récupérer son bras-fusil pour… s’attaquer à Michael. Bon, des balles ce n’est pas suffisant pour tuer Michael. Il faut donc encore quelqu’un pour le surveiller pendant que Madison jettera son sort : ce n’est pas tellement un problème pour Madison qui décide de rester le surveiller… et ne le fait pas du tout assez bien. Putain, elle se fait exploser la tête en un rien de temps, c’est violent.

Et ça l’est d’autant plus que Mallory se fait poignarder par un homme de main de Langdon au passage. Cette fois, le monde semble bien foutu. L’autre maîtresse Vaudou est ainsi rapidement arrêtée par Langdon, qui se fait aussi poignarder par Coco. Il les tue toutes les deux pendant que Cordelia et Myrtle font le nécessaire pour renvoyer Mallory dans le passé, même si elle est blessée à mort.

Le sort ne fonctionne toutefois pas, puisque Mallory n’est pas encore assez forte. Cordelia prend donc la décision logique de se suicider, et elle le fait devant Michael qui n’attendait que ça. Oui, sauf que ce n’est pas un suicide de désespoir : bien au contraire, son but est de refiler ses pouvoirs de suprême à Mallory qui les sent immédiatement arriver. Hop, elle retourne aussitôt dans le passé et Michael est donc en échec et mat.

La série reprend donc en 2015, quand Constance Langdon retrouve Michael en train de jouer aux jeux vidéos à côté du cadavre du prêtre qu’il a tué. C’est un retour intéressant et ça permet à Jessica Lange de prouver une fois de plus qu’elle est bonne actrice : on assiste cette fois à l’engueulade qu’elle fait à Michael, lui disant qu’il n’est pas son petit-fils. Elle le vire clairement de chez lui, parce qu’il est adulte et donc n’est pas son petit-fils. Franchement, ça rend triste pour Michael ; et je comprends presque son envie de mettre fin au monde quand on voit comment il est traité par l’ensemble du monde.

Il n’arrive pas à tuer sa grand-mère qui trouve par conséquent qu’il… faible et lâche. Sympathique. Michael quitte donc la maison pour… mieux être renversé par Mallory. Ah ben moi qui attendait de sa part de jolis pouvoirs et un combat de dingue, c’est raté. Elle se contente de le renverser une fois, puis de lui rouler dessus, et plutôt deux fois qu’une.

Malgré tout, il survit assez pour demander à sa grand-mère de le trainer dans la maison où il pourrait survivre en tant que fantôme, à jamais. Constance s’y refuse et lui souhaite un bon voyage en Enfer. Après tout ça, Mallory se rend auprès de Cordelia qui l’accueille, sans avoir la moindre idée de qui elle est. Le seul problème, c’est que ça veut dire qu’il y a maintenant deux Mallory, non ? Et puis, toutes les jolies conclusions de la série proposées au cours de cette saison sont annulées. Les plus tristes aussi cela dit. Zoé est encore en vie au moins ; mais Myrtle n’a jamais été ressuscitée. Queenie ? Mallory lui déconseille fortement l’hôtel Cortez. Madison ? Elle est en Enfer. Misty ? Sa résurrection n’aura servi à rien cette saison, et ça recommence en fin de saison puisque Mallory s’arrange pour la ressusciter une nouvelle fois.

C’est sympa, je crois, de voir cette conclusion joyeuse pour la série, et ça change vraiment de ce qui se fait habituellement. Une fin joyeuse pour cette saison qui s’appelle Apocalypse ? C’est peu probable. En 2020, on assiste ainsi à la rencontre, totalement par hasard, entre Emily et Timothy, nos deux élus de début de saison. Un an plus tard, Emily et accouche et trois ans plus tard, un ciel sombre et une nuée de corbeaux annoncent que c’est mal barré pour le jeune couple. Ils rentrent chez eux pour mieux découvrir que leur fils a tué sa nourrice, exactement comme Michael l’avait fait. Oui, Emily a donné naissance au fils de Satan.

Tout peut donc recommencer, avec même l’arrivée de la secte de Satan à leur porte. Ah, oui, je reconnais bien la série là. Il fallait une fin ouverte à cette saison – et la possibilité d’avoir une dernière saison de la série qui reviendra sur tout ça.

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EN BREF – Cette saison était vraiment sympa à suivre ! J’en ai adoré les trois premiers épisodes qui étaient finalement très différents de ce qu’allait proposer la suite. Les ramifications nombreuses avec les autres saisons de la série étaient assez bienvenues, d’autant qu’on se concentrait surtout sur des saisons qui sont parmi mes préférées : la première, la troisième et, très brièvement, la cinquième. J’aime bien l’idée d’avoir proposé des fins plus heureuses à chacune de ces saisons, mais ça ne fonctionne que moyennement puisque finalement, tout est annulé par Mallory.

Cela confirme une impression que j’ai eu sur le dernier tiers de la saison, celle de perdre beaucoup de temps inutilement. Voir Michael se débrouiller pour devenir le grand méchant qu’il serait a pris un temps fou, de même que ça a pris un temps fou d’offrir un happy end à Moira, Tate, Ben, Violet et Vivien pour au final le supprimer complétement avec le dernier épisode.

Allez, ça n’empêche pas qu’il était agréable de retrouver l’ambiance des saisons passées. En plus, on s’est surtout concentré sur la saison 3, et ça m’a beaucoup plu d’avoir affaire à tout ce monde de magie. Dans l’ensemble, c’était donc une saison solide, qui a malheureusement souffert des errances habituelles pour finir de manière un peu trop bâclée à mon goût – le dernier épisode aurait gagné à être un double épisode pour avoir un peu plus d’action que ça.

Je garderai toutefois un bon souvenir de cette saison, donc tout va bien !

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Saison 8