Channel Zero – S04E03-04

Épisode 3 – Love Hurts – 18/20
La perfection n’existe pas, et cette saison le prouve avec un troisième épisode un brin en-dessous, puisque sa crédibilité est un peu attaquée par des facilités de scénario. J’ai beaucoup aimé la trame générale cependant, qui continue dans la lignée directe des épisodes précédents et apporte déjà un semblant de réponse. Cela me rappelle beaucoup la saison 2 ; et c’est tant mieux.

Saison 4


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Why are you both acting like I’m a kid ?

Quand je vois le titre de l’épisode, et vu le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est le moins qu’on puisse dire, oui : l’amour blesse. Et pas qu’un peu. Sans trop de surprise, Tom est donc encore en vie, et il s’en tire en parvenant à cogner le clown contre le rebord de la piscine, c’est un peu gros, mais tout le reste est déjà plus crédible.

Ainsi, il parvient à s’enfuir, mais c’est pour mieux glisser dans le couloir parce qu’il est trempé. Il n’a même pas le temps d’apercevoir le corps de Susanne qu’il est rattrapé par le clown, qui parvient bel et bien à lui enfoncer son couteau dans le torse. Par chance, Susanne n’est pas encore tout à fait morte (c’était un peu gros, mais admettons) et elle envoie une balle supplémentaire dans le clown qui met un peu de temps à s’en remettre.

C’est juste assez de temps pour que Tom nous fasse le coup classique des clés de voiture – mais pas au point de les faire tomber par terre, c’est déjà ça. Il galère un peu à démarrer, et on sent que sa boîte de vitesse est pas tout à fait automatique. Il n’en fallait pas plus, j’imagine, pour que je me sente heureux d’avoir mon permis et d’avoir conduit une voiture électrique ces dernières années. Enfin, après, je me souviens que je n’ai plus de voiture et je me dis que je serai bien dans la merde pour échapper à ce clown tueur.

Mais bon, je ne fais de relaxation dans une piscine. Et puis, au moins, je ne me ferais pas percuter par une autre voiture. C’est donc ce qui arrive à Tom, et ça suffit à faire fuir le clown, qui apparemment cherche à éviter d’être trop vu. C’est déjà ça de pris, on va dire : il suffit de ne jamais énerver Jill pour ne pas avoir à tomber dessus, ouf.

Bref, Jill reçoit évidemment un appel pour préparer un sac d’affaires à Tom, emmené à l’hôpital. C’est à ce moment-là que le voisin, Ian, débarque, et il est assez sympa pour proposer à Jill de l’emmener à l’hôpital, où Tom n’est pas ravi de le voir. Il n’est pas dupe et sait bien que sa femme se rapproche de lui, peu à peu. Ian est tout de même de plus en plus étrange, et quand on le voit partir de l’hôpital, il boîte un peu et semble avoir mal à l’épaule. C’est clairement un mauvais signe ; mais ce serait un peu décevant qu’il soit le clown. Tout de même, il tombe drôlement bien en ce début d’épisode, à rapporter son chien à Jill qui ne se pose pas plus de questions que ça sur la porte de la maison s’étant ouverte toute seule.

Bon, la police arrive assez vite dans la chambre d’hôpital de Tom pour obtenir plus d’informations et avoir des réponses à leurs questions. Ils montrent la vidéo surveillance de Vanessa à Tom et Jill, et il est aussi révélé que Vanessa donne naissance à des bébés, et qu’elle connaît Sarah. Voilà, il n’en faut pas plus pour que Jill comprenne tout. Bien sûr, Jill ment et dit ne pas connaître le clown, mais Tom révèle bien sûr qu’il reconnaît le masque du clown. Les enquêteurs sont curieux de savoir pourquoi il veut laisser Jill en vie, et la caméra ne se concentre que sur elle. Qu’est-ce que c’est bien foutu quand même, jusque dans la réalisation.

Par contre, côté crédibilité, Tom sort bien trop rapidement de l’hôpital pour moi. Une fois de plus, la série insiste sur la présence du chien, et franchement, je ne le sens pas ce chien. Il cache quelque chose, non ? OK, je deviens parano. La manière dont c’est filmé ne m’aide pas, en même temps, parce que quand ils rentrent chez eux, c’est pour mieux être observé depuis la rue par le clown. Mais pourquoi personne n’a de rideaux dans ce pays ? Enfin, à la télé surtout ? Je ne comprendrais jamais.

Cela dit, ils n’en ont pas conscience et ils se rendent dans le sous-sol où Jill raconte la vérité à Tom sur Pretzel Jack. Elle lui montre les dessins, lui raconte son enfance et l’emmène dans la pièce créée dans le premier épisode où elle a mis les restes du tout premier Pretzel Jack, qu’elle avait retrouvé dans sa chambre d’enfant. Magnifique. Elle lui demande ensuite de lui révéler son secret à lui, puisqu’elle vient de lui révéler le sien.

Le clown ? Il se réfugie sous la terrasse d’une famille voulant vivre paisiblement. Ca devrait le faire, mais il y aura une petite fille traumatisée à vivre parce qu’elle voit le clown se réveiller quand Jill le rappelle bien malgré elle : elle découvre que Tom est papa, et tous ses soupçons sont donc fondés. C’est suffisant pour l’énerver au point que le clown veuille tuer Tom, ouep. Les plans alternent donc entre le clown se rendant chez eux et Tom se justifiant auprès de Jill, et il échappe encore à la mort en proposant d’avoir une conversation plus apaisée.

Ils se rendent ensemble chez le psy de Jill, pour tenter de résoudre leurs nombreux problèmes. Il y a de quoi faire et je plains un peu ce psy, dont l’arrêt de mort est clairement signé. Il faut dire qu’il refuse de croire que l’ami imaginaire de Jill puisse exister, et Tom est tout aussi sceptique… jusqu’à ce que Jill soit énervée de se faire traiter comme une enfant et que les lumières vacillent alors qu’un bruit sourd se fait entendre dans le couloir.

Cette fois, Tom commence à flipper, mais le psy est sûr de lui : ce n’est pas Pretzel Jack, juste un type de la maintenance. Je le comprends le psy, mais il n’a aucune idée de ce qui l’attend. Et c’est superbement bien monté pour que la tension grimpe : évidemment que c’est bien l’homme de ménage dans le couloir, mais ça n’empêche pas Pretzel Jack de débarquer… par la fenêtre.

C’est là que la série me perd, avec un psy qui, plutôt que d’être terrifié, choisit le dialogue avec Pretzel Jack, au sol en train de gesticuler. Alors oui mais non : je suis désolé, un type déguisé en clown fait ça, je me barre et j’appelle la police, et tant pis pour le reste quoi. Non ? Il n’y a que moi ? Je suis un flippé de la vie, je veux bien, m’enfin quand même. Forcément, le psy se fait donc tuer par Jack comme si de rien n’était, sous les yeux de Tom et Jill qui s’enfuient pendant ce temps.

Pauvre psy. Il a été particulièrement con, en même temps. En s’enfuyant, Tom et Jill tombent sur… Ian, qui les emmène en voiture. C’est gros cette manière qu’il a de sortir de nulle part, mais ça confirme au moins qu’il n’est pas le tueur. Mieux que ça : il les ramène chez lui pour tout leur révéler. Ainsi donc Ian et Jill partagent la même condition qui consiste à extérioriser et matérialiser les sentiments qu’ils ont.

Ian décide donc de comparer Jack à une tumeur, mais une tumeur qui ne risque pas de tuer Jill, et qui peut être contrôlée. Pas du tout une tumeur, donc. Si Jill est plutôt du genre facile à convaincre, ce n’est pas le cas de Tom qui a besoin d’un peu plus que de jolis mots. Ce n’est pas un problème pour Ian qui les prend ensuite dans sa chambre pour une petite démonstration de son pouvoir, qui s’est manifesté avec « Grand Garçon » quand il était lui-même petit. Voilà donc qui nous explique pourquoi il voulait à tout prix des points communs avec Jillian, points communs qui sont qu’ils sont enfants uniques avec des pères peu présents et des amis imaginaires.

Oui, Ian maîtrise assez son pouvoir pour créer n’importe quoi : il suffit de demander ce que l’on veut voir créer et hop, il le fait. Tom part sur un loup-garou, Jill sur un chat, donc Ian leur sort un chat-loup-garou, ce qui est apparemment une sorte de chat qui existe. Le pouvoir qu’ils ont consiste donc à créer, durant leurs rêves, des portes derrière lesquelles il y a tout ce qu’ils veulent. Jill est donc une psychopathe voulant un clown contorsionniste. Merveilleux, franchement.

Quant à Ian, il est aussi capable de sentir les autres rêveurs, et c’est pour ça qu’il s’est installé si proche de Jill. Franchement ça colle et ça permet d’avancer dans cette saison : Ian propose à Jill d’apprendre à maîtriser son pouvoir, et donc Pretzel Jack. Pour cela, il ramène Jill et Tom dans leur sous-sol pour une thérapie de couple improvisée qui ne peut que faire arriver Pretzel Jack. Il met le temps à arriver, à marcher au milieu de la route d’un quartier désert, mais il arrive ; laissant à Tom le temps d’expliquer à Jill qu’il veut s’occuper de son gamin et qu’il a peur que Jill soit comme son père, surtout maintenant qu’elle a décidé de révéler qu’elle pensait qu’ils s’étaient mariés trop vite.

Rien que ça, ouep. Jill aussi a peur d’être comme son père, et justement, il essaye de l’appeler pile à ce moment. Jill préfère s’énerver contre Tom, qui prend la décision de s’en aller et tombe nez à nez avec Pretzel Jack. Par chance pour lui, entre temps, Jill a parlé avec son père – sans rien comprendre de ce qu’il disait puisqu’elle est toujours dans le sous-sol et que le portable ne capte pas si bien que ça.

Ainsi donc, Pretzel Jack descend directement pour aller faire un câlin à Jill, qui se laisse faire, sous le regard ébahi de Tom, obligé de se rendre compte que, décidément, sa femme a bien un pouvoir terrifiant – qui a tué son meilleur ami, mais tout le monde s’en fout apparemment. Alors que le calme semble revenu, une femme a la drôle d’idée de frapper à la porte de la maison pour parler à Tom, et il y a de fortes chances qu’elle les fasse tous tuer – c’est soit Sarah, soit la mère de Tom, mais ce n’est pas bon signe, je trouve.


Épisode 4 – Bizarre Love Triangle – 18/20
La série part sur des pistes que je n’avais pas vu venir, et si elle perd des points, c’est surtout parce que je suis frustré. Je trouve en effet qu’elle va trop vite à évacuer certains aspects qui auraient pu occuper bien plus de temps – voire bien plus d’épisodes. C’est dommage. S’il y a du stress dans cet épisode, il y a ainsi eu une déception en cours de route ; j’ai l’impression qu’on passe de ce qui aurait pu tenir toute une possible saison 1 à une intrigue de saison 2. En quatre épisodes, c’est lourd à digérer (mais pas autant que le « repas » aperçu à la fin de cet épisode, je dois dire).

Saison 4


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It’s your seed asshole.

Bizarre, vraiment ? Je ne vois pas pourquoi cet épisode s’appelle comme ça franchement… on a tous déjà été en couple avec quelqu’un fichu de créer un clown dans son sommeil, non ?

Cet épisode reprend par un flashback nous présentant la petite Jill en train de dessiner son Pretzel Jack et, franchement, quand on voit ses dessins, on peut comprendre qu’elle le voit comme un chouette ami imaginaire, parce qu’il a l’air cool. En revanche, une fois réel, c’est autre chose, quoi. Elle ne le sait pas encore, puisque l’idée est de nous montrer la première fois qu’elle a réussi à le créer : elle s’est à peine couchée qu’une porte est apparue dans son placard.

Contrairement à tous les enfants du monde, Jill est donc intriguée et s’approche de cette porte mystérieuse, derrière laquelle se trouve donc Pretzel Jack. En revanche, je me demande pourquoi elle l’avait oubliée une fois adulte. Là où l’épisode n’arrive pas à me convaincre, en revanche, c’est que je trouve ce clown terrifiant même quand il est tout gentil avec elle et s’amuse des quelques tours qu’il peut lui faire.

Dans le passé comme dans le présent, Jill se retrouve donc à faire un câlin au clown. Ainsi donc, ça y est, elle réussit à garder calme son clown. Enfin, ça, c’est jusqu’à qu’elle aperçoive Tom en train de parler avec Sarah. C’est con, tout était enfin réglé, sans ça, et Ian lui expliquait même qu’elle pouvait maîtriser son pouvoir et le clown au point d’ensuite le tuer.

Seulement, quand elle voit Sarah, elle le vit très mal et ça réactive le clown qui se faisait une petite sieste pépère. Bien sûr, Jill et Ian tentent de le contenir, mais ils n’y parviennent pas. Sarah et Tom se retrouvent donc à fuir le clown comme ils peuvent, mais pas avant que celui-ci ne blesse Sarah à la jambe.

Ils se retrouvent dans ce qui ressemble fort à un lycée, et ce n’est pas ça qui va arrêter le clown. Super, il ne manquait plus que ça : un clown contorsionniste dans un lycée. J’ai vraiment tout gagné avec cette saison. Sarah aussi a tout gagné, puisqu’elle venait expliquer à Tom que le bébé n’était pas le sien, parce qu’elle avait fait un test ADN. Ah ben, merveilleux, elle se retrouve pourchassée par un clown tueur pour… rien ? Y en a qui ont vraiment pas de bol !

Tom décide de l’abandonner pour aller chercher des secours, sympa, et la série prend son temps pour nous faire croire qu’il va y arriver quand il est évident que c’est trop simple. Effectivement, la course poursuite reprend rapidement, et elle est assez bien foutu pour que le stress soit présent. Tom parcourt le lycée comme il sait, à coups de glissades et de terreurs. Le clown finit par le rattraper au niveau de la piscine, décidément, c’est une constante.

En plus, on le voit bien que le clown va arriver, mais Tom est trop débile. Il se laisse traîner dans l’eau où le clown essaye une nouvelle fois de le noyer, avec l’avantage de ne pas avoir à respirer, apparemment. Par chance, Jill et Ian arrivent à temps pour voir ce qu’il se passe, puisqu’elle a la capacité de sentir la présence. Ian décide donc d’expliquer à Jill comment se débarrasser du clown, en utilisant ensemble leurs pouvoirs. C’est beau comme tout et ils y parviennent, dans une scène qui demande un sacré effort à Jill. Elle réussit donc à sauver in extremis Tom et à détruire le clown.

C’était sacrément intense comme début d’épisode, et maintenant que Pretzel Jack est mort, je suis presque triste, parce que je me demande ce que cet épisode va donner. On retrouve tout le monde à l’hôpital, où Sarah et Jill ont une petite conversation permettant à Jill de comprendre que Tom n’est pas encore papa ; mais qu’il lui a menti malgré tout. Elle se barre donc avec Ian, qui a tout pour rendre Tom jaloux, je pense. Ben oui, Tom est amoureux de Jill, mais la connexion qu’elle a avec Ian, c’est quelque chose.

D’ailleurs, elle s’enfuit avec lui, parce qu’elle souhaite que Ian lui apprenne à se servir de ses pouvoirs, et tant pis pour Tom, qu’elle abandonne derrière elle. À l’hôpital, Tom se fait dégager par Sarah qui attend son mari puis est rattrapé par la police qui a un milliard de questions à lui poser, surtout qu’ils ont été appelés par Sarah avant la course poursuite, quand elle a aperçu le clown. Leur piste principale ? Faire de Jill la coupable ayant embauché quelqu’un pour tuer Tom.

En parallèle, le père de Jill débarque chez elle, et il est interprété par un acteur que je déteste tellement que je ne peux pas apprécier ce personnage.

De son côté, Jill a une confiance aveugle en Ian, et je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Je n’oublie pas que je l’ai trouvé louche, et c’est toujours le cas, même s’il dit qu’il est là pour aider Jill et qu’il semble l’avoir fait. Il l’emmène dans sa maison d’été, maison familiale, où Jill n’est clairement pas dans son état normal. Elle est censée être malade suite à la destruction de Pretzel Jack, mais quand même.

En plus, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d’avoir Jill qui s’endorme si loin de chez elle. Ian surveille son portable et découvre que son père veut la voir, en plus, parce qu’il a un secret de famille à lui révéler. Ian voit donc l’adresse de l’hôtel où réside le père de Jill… alors que de son côté Tom le découvre grâce à un message vocal sur son portable.

Il sent bien que quelque chose cloche et il se précipite à l’hôtel, mais c’est trop tard. Quand il arrive, le père de Jill est déjà mort, parce qu’il a reçu la visite de… son fils, qui n’est autre que Ian. Celui-ci est assez énervé que son père lui ait caché l’existence de sa demi-sœur pendant des années ; et moi je suis assez content parce que ça faisait partie de mes théories concernant ce personnage super louche de Ian.

On découvre au passage qu’il a tué un chien et un harceleur à l’école, mais ce n’est que le cadet de nos souci. Le plus gros souci, c’est qu’il ne met pas longtemps à recréer le « Grand Garçon », son monstre ; il met moins de temps qu’à créer un chat, quoi. Bref, en arrivant à l’hôtel, Tom l’aperçoit et c’est tout ce qu’il voit ; puisque le père a définitivement été rayé de l’existence.

Ian ? Il a une soudaine fringale et s’empiffre de fast-food, assez pour me dégoûter d’avoir à remanger des hamburgers un jour. De toute manière, le personnage est loin d’avoir fini de me dégoûter, parce que le lendemain matin, il s’occupe de Jill dès le réveil ; avec un thé tout perso et… un baiser. C’est reparti pour un inceste dans une série !

Saison 4

Channel Zero (S04)

Synopsis : Tom et Jill, jeune couple marié, emménagent enfin ensemble, dans leur ville natale et dans la maison d’enfance de Tom. Tout pourrait aller pour le mieux si on n’était pas dans une série d’horreur qui va rapidement les faire basculer dans une angoisse extrêmement bien maîtrisée – et nous avec !

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, je crois qu’il y a une malédiction qui s’est abattue sur moi : tout ce que je vois en avant-première au Comic Con finit par être rattrapé des mois plus tard. Comme pour Future Man, j’ai en effet vu le premier épisode de cette saison en octobre dernier, et je l’avais adoré. Pourtant, je n’ai jamais pris le temps de le revoir et encore moins d’en faire la critique, avant aujourd’hui, où je compte bien m’enfiler toute la saison, rien que ça.

Mieux vaut tard que jamais ! Malheureusement, cette saison aura beau être géniale, ce sera aussi la dernière de la série, et ça, c’est franchement n’importe quoi. Ouep, la série est annulée alors même qu’elle était ce qui se fait de mieux en matière d’horreur sur le petit écran… C’est en tout cas ce que je pense au moment d’entamer mon WE en Séries, entièrement consacré aux séries d’horreur !

On verra si ces deux jours et demi me donnent tort ou raison, mais en attendant, c’est parti pour cette saison que j’adore d’avance !

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S04E01 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.
S04E02 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.
S04E03 – Love Hurts – 18/20
La perfection n’existe pas, et cette saison le prouve avec un troisième épisode un brin en-dessous, puisque sa crédibilité est un peu attaquée par des facilités de scénario. J’ai beaucoup aimé la trame générale cependant, qui continue dans la lignée directe des épisodes précédents et apporte déjà un semblant de réponse. Cela me rappelle beaucoup la saison 2 ; et c’est tant mieux.
S04E04 – Bizarre Love Triangle – 18/20
La série part sur des pistes que je n’avais pas vu venir, et si elle perd des points, c’est surtout parce que je suis frustré. Je trouve en effet qu’elle va trop vite à évacuer certains aspects qui auraient pu occuper bien plus de temps – voire bien plus d’épisodes. C’est dommage. S’il y a du stress dans cet épisode, il y a ainsi eu une déception en cours de route ; j’ai l’impression qu’on passe de ce qui aurait pu tenir toute une possible saison 1 à une intrigue de saison 2. En quatre épisodes, c’est lourd à digérer (mais pas autant que le « repas » aperçu à la fin de cet épisode, je dois dire).
S04E05 – You Belong To Me – 18/20
L’épisode était long à mettre en place et j’ai cru que j’allais devoir encore baisser la note, mais il se rattrape extrêmement bien dans sa deuxième partie. Je trouve qu’il prend le temps d’explorer un peu tous les aspects du concept de la saison, tout en n’oubliant pas d’intégrer de l’humour (j’ai même ri, vraiment ri, pour la première fois de la saison) et du suspense. Bref, ça se regarde tout seul et c’est beaucoup trop cool quand c’est comme ça.
S04E06 – Two of Us – 19/20
Pff, on est vraiment obligé d’annuler cette série ? Elle est quand même exceptionnelle, je suis au bout de savoir qu’il n’y aura pas de saison 5, parce que cette saison 4 se termine superbement bien. L’épisode répond aux questions et se dirige assez naturellement vers des choses auxquelles je m’attendais, mais qui restent bien écrites. C’est toujours frustrant d’arriver aux épisodes de conclusion de cette série, parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’on pourrait en faire bien plus – tout en me disant que, quand même, l’intrigue est bien conclue. C’est encore le cas avec cette saison 4, et vraiment, regardez-la !

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Channel Zero – S04E01-02

Épisode 1 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.

Saison 4


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Yes, officer, I have a door in my basement !

Peu de surprise m’attendent pour cet épisode puisque je l’ai déjà vu en avant-première il y a quelques mois, mais je suis vraiment impatient de le retrouver, car il semblait annoncer l’une des meilleures saisons de la série. Je veux dire, ça avait fini directement en Performance de la semaine ! Ce n’est quand même pas rien.

L’épisode commence donc par un couple faisant l’amour, parce que les séries adorent commencer par là. Cet épisode nous raconte donc l’histoire d’un couple, Tom et Jill, qui viennent tout juste d’emménager dans la maison d’enfance du monsieur. Ils se connaissent depuis des années et sont enfin heureux en amour avec cet emménagement.

Pourtant, rapidement, la série vire vers l’horreur et l’angoissant : un bruit vient du sous-sol et les attire. Oh, ils ne trouvent que des souvenirs sous la maison… Des souvenirs, et un chien qui sort de nulle part. Tout va bien donc, même si dans l’emménagement, on voit aussi le couple repeindre un mur, en détruire un autre avec l’aide du meilleur ami de Tom et rencontrer un nouveau voisin mystérieux et un brin chelou.

On sent bien qu’il y a des secrets qui pèsent et des choses que nous n’aimons pas bien qui se profilent toutefois. Lors d’une soirée avec des amis, ils racontent ainsi leur histoire d’amour qui date d’il y a bien longtemps, puis parlent des souvenirs, notamment des souvenirs d’enfance de Jill ayant dessiné un clown contorsionniste. Un clown contorsionniste !

Si j’ai toujours détesté les clowns, je n’avais pas la moindre idée que les contorsionnistes pouvaient me faire peur aussi, même si j’ai toujours trouvé ça un brin dérangeant. Pas de surprise, donc, à découvrir qu’un clown contorsionniste, c’est exactement ce qu’il faut pour me terrifier. Jill a pourtant l’air de trouver ça normal. Durant la nuit, elle fait un drôle de cauchemar dont on ne sait rien, et on aperçoit un plan de la maison qui fait un joli tour à 180°. Chelou.

Le lendemain, Tom va dans le sous-sol, on ne sait pas trop pourquoi, et a la surprise de découvrir… une porte. Une jolie porte bleue, certes, mais elle n’a rien à faire là. Cela fait flipper un peu Jill et Tom. Ce dernier envoie donc un message à sa mère, pour savoir ce qu’elle en pense, comme elle a vécu là des années en avant. Elle n’a bien sûr aucun souvenir non plus de la porte.

Une porte ? Forcément, elle doit mener quelque part, même s’il n’y a aucun sens à avoir une porte ici. Aussitôt, le couple a envie d’ouvrir la jolie porte bleue. Ils y passent toute une soirée avec Jason, le meilleur ami de Tom et… ce n’est pas efficace du tout. Rien n’y fait : ni la hache, ni le pied de biche, ni les balles. Ils arrivent juste à abîmer la porte et à en faire tomber la poignée.

Tout de même quand Jason s’acharne sur la porte avec sa mitraillette, on voit bien que la caméra se concentre sur la réaction de Jill. Le courant se coupe et ils finissent par réussir à ouvrir la porte qui… mène à un escalier, descendant encore plus loin sous terre et menant cette fois à une nouvelle porte bleue, avec une empreinte blanche dessus.

Je vous jure, je suis pas facile à angoisser normalement, mais cette série le fait bien avec ses mystères qui paraissent vraiment 100% inédits. Contrairement à American Horror Story, je l’adore parce qu’elle propose souvent des histoires très originales, même si inspirées de légendes urbaines. Franchement, ça a l’art de me captiver.

Bon, ils n’ont pas de solution pour ouvrir la nouvelle porte, car les balles de fusil, ce serait risqué. Ils décident donc d’aller demander au voisin s’il veut bien leur montrer son sous-sol. Il accepte, étant un homme à chat un brin terrifiant, et… il n’y a pas de porte dans son sous-sol, même si clairement le sous-terrain semble mener sous sa maison.

Jill et Tom font donc tout ce qu’ils peuvent pour ouvrir la porte les jours suivants : serrurier, balles de fusil et scie, rien ne fonctionne. Mais ça attire la curiosité du voisin… et attise encore plus celle de Jill, qui frappe à la porte ; sans entendre que ça frappe en retour.

Finalement, cette porte finit par angoisser Jill qui va donc voir un psy. Ce dernier est toutefois persuadé que son angoisse vient d’ailleurs, et probablement de sa jalousie envers Tom. Oui, parce qu’en début d’épisode, elle l’a vu s’engueuler avec une femme, Sarah, donc elle est très suspicieuse, normal. On l’a aussi vu recevoir une lettre d’un certain Bill Hope, donc je n’oublie pas qu’il y a beaucoup de mystères à percer encore.

Quand elle rentre de chez le psy, elle tombe sur Tom lui affirmant qu’il se rend chez Jason. Oui, mais non : elle est prise de doute et elle décide de le suivre, pour mieux découvrir qu’il se rend en fait chez une femme plus âgée que celle avec qui il s’est engueulé et dont il a dit à Jill qu’elle n’était qu’une cliente.

Il y a du mensonge dans l’air, et ça donne envie à Jill de boire. Sur les nerfs, elle entend alors du bruit dans le sous-sol. Même son chien n’a plus envie d’y aller, c’est dire à quel point c’est une mauvaise idée de s’y rendre seule, de nuit. Elle n’hésite pourtant pas à le faire et cette fois, bien sûr, la porte s’ouvre.

A l’intérieur – et le jump scare est aussi prévisible que bon – se trouve bien évidemment le clown contorsionniste qui se jette sur elle. Elle l’évite et il s’enfuit, mais c’est juste terrifiant. Cette fois, ils appellent les flics, parce qu’ils ont quelque chose à leur dire… ouais, mais les flics ne peuvent pas faire grand-chose. Jill raconte rapidement au voisin ce qui est arrivé, ce qui attise nos suspicions envers lui, mais on comprend rapidement, rien qu’à la manière dont c’est filmé, que tout ça est en rapport à Jill, et rien qu’elle.

Elle passe une sale nuit, à dormir à côté d’un couteau et à refuser de déménager. Le lendemain, elle épluche les factures téléphoniques pour faire les comptes, et elle se rend compte que Tom appelle beaucoup Sarah. Elle le confronte donc quand il rentre chez lui, mais il ne lui raconte rien et se barre chez… Sarah Winters.

Suspicieuse, Jill l’est certainement, mais elle ne voit même pas ce que le clown est toujours là, à l’espionner. Elle décide donc d’aller confronter Jason pour savoir ce qu’il sait ou ce qu’il lui cache des tromperies de Tom. Bien sûr, Jason dit ne rien savoir et il appuie au contraire là où ça fait mal : la peur panique qu’à Jill depuis que son père l’a abandonnée petite.

Le tout vire rapidement à l’engueulade entre les deux amis qui ne repère pas que le clown contorsionniste est chez Jason et vole un tournevis dans le coin du cadre. Quelle angoisse. À ce stade, aujourd’hui comme la première fois, il est impossible de penser à quoique ce soit d’autre que ce clown qui se cache dans l’encadrure d’une porte pendant la dispute. Mais quelle angoisse ce contorsionniste.

J’ai beau savoir, les frissons sont là, confirmant que cet épisode est brillant : hop, le clown contorsionniste finit par débarquer au milieu de la dispute pour s’attaquer à Jason à coups de tournevis.

C’est violent, surprenant et très certainement douloureux pour Jason qui se défend comme il peut mais finit avec un tournevis dans le crâne. Et plutôt deux fois qu’une. Et plutôt trois… quatre… cinq… six… oh ça ne s’arrête donc jamais ? Ah, si : quand Jill demande au clown d’arrêter.

Celui-ci s’exécute, fait quelques pirouettes, un salut et se barre. Et putain, qu’est-ce que j’ai envie de voir la suite !


Épisode 2 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.

Saison 4


02

He’s uh… pretty distinctive. He’s a contorsionist clown.

J’aurais cru que Jill quitterait les lieux en courant, mais non : elle appelle les flics et se fait interroger un long moment par eux, suffisamment pour que Tom la rejoigne et assiste à un bout de ce questionnement répétitif auquel elle fait face. Il se rend compte qu’elle est suspectée, et il ne comprend pas pourquoi. Bon, quand même, il y a de quoi : elle a assisté à un meurtre hyper violent sans la moindre égratignure. Des voisins ont vu l’agresseur s’enfuir, donc il est au moins certain qu’il existe, c’est déjà ça de pris. Quant à l’enquêtrice, je tiens à dire qu’elle me fait presque autant flipper que le clown – elle est super étrange, je trouve.

En rentrant chez elle, Jill, qui s’est bien gardée de dire que le clown était un contorsionniste, se précipite au sous-sol pour voir si elle peut retrouver ses dessins de clown contorsionniste. Bien évidemment, la réponse est oui : le clown ressemble très exactement à celui qui vient de tuer Jason. Elle le vit assez mal.

Le lendemain soir, elle croise son voisin, toujours aussi étrange, et celui-ci sait tout ce qui est arrivé, bien sûr. Franchement, il y a de quoi déménager non ? Pas sûr. Il parle chien et rêves lucides avec Jill, histoire qu’elle puisse retrouver l’identité du tueur. OK, parfait. Les rêves lucides, j’en ai déjà fait un paquet, et si la saison prend cette direction, ça va être atroce.

À l’enterrement, je trouve que Tom n’a toujours pas l’air si dévasté que ça. Jill non plus, remarque, mais elle est terrifiée de ce qu’il se passe, alors ça se tient. Tom craque plus tard, à regarder en boucle des photos de son meilleur ami.

Allons savoir pourquoi, dans leur maison immense, ils ont une baignoire à peine assez grande pour une personne ; alors quand Tom prend son bain, Jillian le regarde ; et elle lui demande s’il croit au paranormal et aux fantômes. Bien sûr que non ! Le problème, c’est qu’ils sont clairement dans du paranormal : Jill enchaîne les nuits agités et étranges où elle se souvient du clown dans sa maison d’enfance, sous le regard flippé de son chien. Il est malin ce chien.

Bien sûr, sa maison actuelle est surveillée par une voiture de police, mais ça ne l’empêche pas de mener son enquête et de retourner dans sa maison d’enfance pour revérifier sa chambre, dans laquelle elle avait vu le clown surgir de sa penderie. Malheureusement pour elle, même en trompant la surveillance de la propriétaire, elle ne découvre pas son bonheur dans la maison, puisque sa chambre a été refaite pour l’arrivée d’une nouvelle petite fille au rachat de la maison.

Elle n’hésite pas une seule seconde à s’infiltrer dans la baraque et à en arracher la tapisserie pour tomber sur… une porte bleue ! Avec une empreinte d’enfant ! Et quand elle ouvre la porte, elle trouve… des restes humains ? Son père ? On ne voit pas bien, mais ça ne fait pas rêver en tout cas.

Tout ça n’est pas suffisant pour casser sa libido, cela dit, et on la retrouve ensuite au lit avec Tom dont la mort du meilleur ami n’affecte pas non plus la libido. Magnifique. Bon, il finit quand même par lui demander ce qu’elle faisait chez Jason, et elle ne répond pas. Ah les secrets dans un couple ça ne sent pas bon. En même temps, Tom aussi a un secret, et un secret de taille : un bébé avec Sarah, rien que ça. Enfin, en tout cas, elle s’occupe d’un bébé métis…

Après leurs coucheries, Tom et Jill sont donc en froid : Tom quitte la pièce et Jill se rhabille tranquillement, sans même prendre conscience qu’elle est en fait surveillée par le clown. Elle finit toutefois par s’en rendre compte : le clown est dans la salle de bain et ça la fait flipper. Elle hurle en sortant de la pièce, pour aller chercher Tom.

Ils ont les flics devant chez eux, donc que font-ils ? Eh bien, Tom monte l’escalier en caleçon et avec un couteau évidemment. Euh ? Où est la logique ?! Franchement, même si c’est chez moi, JE ME BARRE VERS LA VOITURE DES FLICS. Non, lui, il monte vérifier ce qu’il se passe dans la salle de bain, en caleçon, pépère, genre tout va bien, NORMAL. Bon, il n’y a personne dans la salle de bain, bien sûr, donc Tom est plutôt blasé quand il en repart, mais quand même, c’est totalement ridicule comme réaction et ça devait être souligné.

Elle décide de parler de tout ça à son psy, et « tout ça », c’est Pretzel Jack, le nom du clown contorsionniste qui n’est autre que son ami imaginaire d’enfance, devenu soudainement réel quand son père s’est barré. Intéressant comme tout. Bon, le psy ne la croit pas et lui prescrit du Xanax, en revanche, ce qui n’était pas une bonne idée. Jill s’énerve, la lumière commence à vaciller et le psy s’en sort en vie uniquement parce que Jill se barre…

En rentrant chez elle, elle tombe sur le voisin et le remercie de son écoute. Hop, les voilà qui deviennent donc amis, et je le trouve louche, même si je doute que beaucoup de choses viennent de lui. Il gagne la confiance de Jill cependant, et elle décide donc de tout lui raconter. Oui, oui, tout, y compris le clown contorsionniste qui PASSIONNE le voisin. Celui-ci la croit bien évidemment et fait les mêmes raccourcis que moi – le clown vit dans le présent et est un gardien la protégeant de ceux contre qui elle est en colère.

Flippée pour son psy, elle retourne donc chez lui… mais il va en fait très bien. Après qui d’autre s’est-elle énervée récemment alors ? Tom ? Il retourne chez la femme plus âgée, qui semble bien sûr être la mère de Sarah, donc la grand-mère du bébé de Tom. Celle-ci ne trouve pas très bien qu’il cherche à voir son fils en cachette dans un parc… et se révèle finalement être un personnage différent et étrange : elle conduit Tom dans une pièce où il va pouvoir trouver sa paix intérieure en se déshabillant.

Ouep, mais bien sûr, Vanessa, c’est son nom d’après son ordinateur, filme tout ce qu’il se passe dans la pièce en question, et elle en profite pour se toucher en le matant. Merveilleux.

Finalement, il ne reste pas nu et enfile un maillot de bain en tout point similaire à son caleçon, pour aller se plonger dans une piscine à peine plus grande que sa baignoire (non, j’exagère, mais c’est vrai que sa baignoire est trop petite pour qu’il fasse la planche et se relaxe).

De son côté, Jill continue de passer du temps avec le voisin qui, puisque Tom n’est pas rentré quand ils reviennent chez eux, il l’invite à boire un thé pour continuer à papoter avec elle. J’vous le dis, il est bizarre ce type. Une nana me confie que son ami imaginaire d’enfance est un putain de clown contorsionniste, je ne reste déjà pas forcément seul avec elle ; mais si en plus elle affirme que celui-ci s’est matérialisé pour tuer des gens, je me barre !

Bon, bref, vous aurez compris, je me barre quoiqu’il arrive en fait, paye ton courage ! Il finit quand même par lui proposer de rentrer chez elle, où elle repasse au whisky et reçoit, sur l’ordinateur de Tom, un appel de… Sarah. Oups ! Elle apprend donc qu’il s’est approché d’elle et de sa famille… Hop, Jill nous pète un nouveau câble avec les lumières qui vacillent.

Aussitôt, le clown apparaît donc chez Susanne pour aller tuer Tom. Malheureusement, elle voit le clown. Terrifiée et en bonne américaine, elle sort son flingue, n’hésitant pas à lui tirer dessus à deux reprises. Elle n’aurait rien fait, elle aurait probablement survécu car le clown n’en avait rien à faire d’elle. Mais là, elle l’attaque, alors il l’attaque. C’est juste un combat inégal en revanche puisqu’il n’en a rien à faire d’être transpercé par des balles.

Susanne meurt donc comme une merde, hors écran, et on peut se concentrer à nouveau sur Tom, tranquille dans son bain, jusqu’à ce que la peinture sur le visage du clown lui coule sur le font. Là, Tom ouvre les yeux et réussit inexplicablement à échapper au couteau du tueur, récupéré dans la cuisine. En revanche, il n’a clairement pas le dessus à être dans sa piscine, et il finit l’épisode en très mauvaise posture, avec le clown essayant de le noyer ; et la caméra qui donne le tournis. Déjà la mort pour Tom ? J’ai envie qu’il survive un peu plus longtemps quand même, il y a beaucoup à faire, je trouve. Et puis, je sais pas, Jill pourrait être plutôt énervée après son père, encore en ville d’après ce que dit le voisin. Non ? Je vais garder espoir, il bouge encore pendant ce cliffhanger.

Saison 4

HTGAWM – S05E11

Épisode 11 – Be the Martyr – 17/20
La construction complexe de la série ne l’empêche même plus de perdre du temps avec une intrigue procédurale, super. C’est admirable de voir qu’ils arrivent à caser tant d’intrigues et d’avancées dans les multiples affaires en cours en seulement 40 minutes. Admirable, oui, rien que ça : il faut bien reconnaître que c’est réussi, non ?

Saison 5


Spoilers

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I hate our lives.

Arrêté par le FBI, Nate… répond au téléphone ? C’est quoi ça ? Ils lui font des tests ADN mais ils lui laissent son portable ? C’est cool. Sauf que ce con, il raccroche au nez d’Annalise et persiste dans son plan de faire accuser le Gouverneur, quitte à se faire apparaître encore plus coupable qu’il ne l’était jusque-là. Pourtant, 24h plus tôt, Nate découvre l’appel audio récupéré par Bonnie. Bien que dévastée, Bonnie dit simplement, tranquillement, qu’ils se sont peut-être trompés.

Nate refuse de croire en l’innocence possible de Ron, et ça devient un peu lourd, franchement. J’espère que Ron sera bien innocent, parce que c’est lourd à force. Il passe sa journée du lendemain, avant le FBI en tout cas, à enquêter sur les jurés de l’affaire de son père… pour mieux découvrir qu’un d’eux a vu de fausses preuves. Il continue donc son enquête en recontactant sa collègue qui est cette fois légèrement moins partante : elle sait qu’il y a de fortes chances qu’il soit coupable de cette disparition.

Elle fait pourtant son taf et lui apporte de possibles preuves de la culpabilité de Ron, que Nate fournit aussitôt à Annalise. Celle-ci ne les prend pas si bien qu’il le voudrait et elle décide de laisser tomber l’affaire.

Bonnie ? Elle retourne au boulot comme si de rien n’était, mais s’y fait agresser par une Laurel hyper énervée de savoir que son fils a pu voir le meurtre de Ron, parce qu’il a de bonnes chances d’être traumatisé à vie. Voilà donc Laurel qui se retient de tuer Bonnie. Et dans cette série, ce n’est pas une phrase à prononcer à la légère, franchement. Heureusement, Asher arrive à temps pour les séparer et les calmer, parce qu’il a été missionné par Annalise.

Asher fait tout ce qu’il peut pour réconforter Bonnie, et pourtant elle lui en veut d’avoir révéler le meurtre au reste du groupe. Malgré ça, elle ne supporte pas l’entendre dire qu’elle est innocente quand elle lui avoue que Ron l’était ; et elle l’informe donc de ce qu’il s’est réellement passé. C’est con pour Asher, il est forcé de reconnaître qu’il a tort et que Bonnie n’est pas si parfaite que ça. Forcée de se voir telle qu’elle est dans le regard d’Asher, Bonnie se retrouve donc à envisager le suicide dans son garage, avec sa voiture.

Elle est forcée d’y renoncer quand Frank la trouve et elle finit en larmes dans ses bras. C’était presque mignon comme scène. Pour une fois que quelqu’un culpabilise dans cette série, faut en profiter ! Quant à Nate, il poursuit ses conneries et finit par se faire remarquer par le FBI, qui vient donc l’arrêter pour lui poser des questions quand il essaye d’avoir des preuves.

Le FBI l’interroge donc quelques heures et soulignent le comportement très limite de Nate, mais à défaut de preuves, ils sont forcés de le relâcher. Il peut alors tout raconter à Annalise et Bonnie, et surtout réconforter cette dernière, qui en a bien besoin…

En parallèle, Annalise découvre donc que tous ses étudiants sont au courant du meurtre de Ron par Nate. Elle leur intime l’ordre de se la fermer, mais en même temps, ils n’ont rien vu et ne savent pas grand-chose. Le problème, c’est qu’ils savent toutefois les conséquences que ce meurtre peut avoir ; et d’un coup, Michaela est forcée de s’écraser devant Tegan, parce que Nate refuse de la suivre dans son plan pour obtenir de l’argent. Les étudiants font tout ce qu’ils peuvent pour éviter que Nate fasse quoique ce soit, mais c’est sans compter sur Tegan qui veut absolument une victoire.

Elle peut compter sur Gabriel pour l’aider, heureusement, et sur Annalise pour lui dire la dure vérité : Nate veut un procès criminel, pas un procès civil… Et donc il n’en a rien à faire du plan de Michala. Tegan est assez énervée de découvrir tout ça, alors qu’elle comptait sur Annalise pour convaincre Nate et qu’elle espérait bien marquer des points auprès d’Annalise comme ça.

Le problème, c’est que Michaela ment à Tegan juste après, soutenue par Connor et Oliver, alors qu’elle allait se faire engueuler par Tegan pour ne pas avoir dit la vérité. Et hop, ainsi s’envolent les fantasmes lesbiens de Michaela, le tout sous le regard sur Gabriel. En tout cas, Tegan finit suspicieuse de ce qu’il se passe, et comme elle connaît l’agent du FBI qui est en charge de l’enquête, c’est mauvais signe, surtout qu’elle n’hésite pas à la recontacter.

Même si Connor est d’accord avec Laurel que Christopher pourrait finir traumatisé, il n’intervient pas dans une énième dispute entre Laurel et Asher. Voilà, c’en est fini des moments sympathiques pour ce groupe, fallait bien que ça se réengueule rapidement, histoire d’avoir une série. Cela dit, ça finit par un câlin Asher/Oliver, c’était sympa. Sinon, Michaela décide de réconforter Laurel en lui disant qu’elle n’a aucun souvenir du meurtre de sa mère lorsqu’elle avait deux ans. Déjà, ça pue le mensonge ; mais, en plus, je ne trouve pas ça rassurant du tout de me dire que son fils pourrait tourner comme Michaela. J’adore Michaela, hein, mais on a connu des exemples plus pertinents de personnes s’en sortant bien dans la vie.

Le travail d’Annalise ne me passionne pas au milieu de tout ça, et pourtant, elle est toujours embauchée pour protéger Emett comme elle peut. On est donc parti sur un procès qui pourrait couler sa boîte et celle de son ex-amante si on laisse Annalise prendre tous les risques. C’est assez drôle, en revanche, de voir Emett retomber dans les bras de son amante et Annalise les surprendre et les engueuler. Ouep, elle en veut à Emett de se laisser manipuler par son ex-amante… mais finalement tout est bien qui finit bien pour la compagnie : le trio Annalise/Emett/l’amante font accuser le conseiller juridique de cette dernière. C’est gros, et ça permet à Emett de demander un rencard avec Annalise. On a connu plus passionnant comme intrigue à la semaine.

Au FBI, Gabriel ment ouvertement sur son identité et son rôle dans l’ensemble de cette saison. Il omet beaucoup d’éléments en tout cas, et obtient de nouveaux soupçons vis-à-vis de Nate. Il confronte les autres du groupe à ceux-ci, mais ça ne lui apporte rien. En tout cas, ayant menti sur son vrai lien à Annalise, en disant avoir simplement bossé pour Miller à accumuler des preuves dans une affaire criminelle contre elle ; il n’arrange pas son cas futur, je pense. Et puis, mince, on ne sait toujours pas ce que Miller savait exactement dans ça.

Frankie rentre chez Bonnie et découvre… qu’elle a disparu. En parallèle, Annalise est en train d’expliquer à l’ensemble de ses étudiants  le nouveau plan : c’est le gouverneur qui a tué Ron, et Nate Sr au passage ; parce que c’est le plan intelligent de Nate pour s’en tirer comme si de rien n’était (et on n’a même pas encore le corps de Ron dans l’équation, hein). Annalise demande à Laurel de pardonner à Bonnie et de se conformer à cette version des faits, et comme d’hab’, elle finit par accepter ce que lui demande Annalise. Evidemment.

En fin d’épisode, Nate découvre qu’il avait raison et que les preuves contre son père ont été truquées, puisque son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur l’arme à feu – alors que ça devrait puisqu’il partage une partie de son ADN avec celui de son père. Et comme ils lui affirment qu’ils ont quelqu’un en garde à vue, tout va bien, parce qu’ils ont bon espoir d’avoir enfin des infos pour savoir qui a voulu tuer Nate Sr.

Quelqu’un en garde à vue ? Ca ne peut pas être Bonnie qui est simplement dans le lit de Frank. Non, c’est en fait quelqu’un qui appelle Annalise parce qu’il a besoin d’un avocat : Gabriel Maddox, évidemment.

Saison 5