Station 19 – S05E18


Épisode 18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !

Spoilers

Un bus scolaire entre en collision avec un camion contenant des substances radioactives, alors qu’Andy prépare son procès et que Carina est sur le point d’obtenir sa green card – peut-être.


You are the village that our brother Dean wanted for his daughter.

J’ai autant envie de voir cet épisode que j’ai envie d’en retarder le visionnage : c’est le dernier avant un bon moment, puisque c’est la fin de saison. Je sais déjà à peu près ce qui m’y attend, de la famille de Jack au procès d’Andy, en passant par les envies politiques de Travis ou le bébé à venir de Carina et Maya – si Carina parvient à avoir sa green card ?

Il y a beaucoup à traiter dans cet épisode et je suis curieux de voir comment ils le feront. Cela commence plutôt bien avec Andy et Jack vivant clairement ensemble le temps de trouver d’autres victimes de Jeremy, quitte à se taper tous les commentaires qui critiquent Andy. Jack la force à manger alors qu’elle trouve justement un commentaire, et c’est plutôt cool de les voir interagir comme ça.

Bon, après, ça fait vraiment couple, même si Andy lui a dit qu’il était son frère. Bordel, si j’en suis à retrouver qu’ils font un bon couple, c’est peut-être qu’on a fait le tour de la série. Ou peut-être que c’est parce que Sullivan est de nouveau heureux en couple avec la cheffe Ross. C’est presque dérangeant à voir à force. Ils sont heureux, on a compris, next. Je suis de mauvaise foi, je sais. Cela ne m’a jamais dérangé quand c’était Vic et Théo, Carina et Maya, ou même Maya et Jack, d’ailleurs.

Bref, revenons-en à la caserne où le débat du jour est de savoir si Andy a bien fait de refuser la proposition de faire neuf mois de prison au risque d’y passer dix ans si elle perdait son procès. Elle a l’argent pour le faire et d’après Vic, elle a bien raison : un accord la ferait passer pour coupable aux yeux du monde, surtout que le monde la juge déjà. Loin de ce débat, Travis envisage toujours de devenir maire, comme je m’y attendais. Il découvre juste que ce n’est pas si évident que ça.

Pendant ce temps, Carina est hyper stressée car elle a son entretien pour la green card. Ca aussi, je m’y attendais, et il était mignon de la voir sur son 31 et toute stressée en même temps, avec Maya tentant de la rassurer comme elle le pouvait. Si je suis tout à fait du genre à faire la même blague que Maya sur le passeport oublié, je tiens à souligner tout de suite que c’est la pire des idées de faire ce genre de blague. Bref.

La scène est franchement super mignonne, même pendant l’entretien, parce qu’on sent la sur-préparation de Maya, le stress de Carina et la gêne que c’est de devoir raconter à un fonctionnaire toute sa vie, la raison d’un petit mariage à 12 (merci la pandémie, cela dit) ou sa première rencontre avec sa femme. C’est plutôt chouette en tout cas, ce genre de scène confirme à quel point l’alchimie entre les actrices est présente.

Bon, par contre, c’est une série américaine, et c’est Maya, alors il fallait qu’elle en fasse trop. N’aimant pas être sans cesse obligée de se taire car c’est à Carina de parler, elle finit par déverser tout ce qu’elle a sur le cœur concernant sa hiérarchie quand elle en a l’occasion. Autant Carina parle vraiment comme à un ami et en toute honnêteté, autant Maya y va un peu trop, agressant limite verbalement le fonctionnaire en face d’elle. Elle semble tellement sur la défensive !

Et pourtant, voir Maya et Carina se disputer comme un couple, et avoir le même humour, et être d’accord, et compléter les phrases l’une de l’autre… Eh, le fonctionnaire accorde la green card à Maya et Carina. Tout est bien qui finit bien pour cette intrigue.

Pour en revenir au procès d’Andy, celle-ci est persuadée que Jeremy a agressé d’autres femmes et elle fait tout ce qu’elle peut pour le prouver. Ainsi, elle prend la parole par-dessus son avocate pour avoir la confirmation que d’autres personnes ont bien déclaré que Jeremy était un agresseur, mais anonymement. L’avocate est loin d’être ravie de voir Andy si impulsive, persuadée que cela n’a pu que faire mauvaise impression.

Elle est loin d’avoir découvert toute la folie d’Andy cependant : sa cliente la traine ensuite dans un bar où elle compte retrouver l’une des victimes de Jeremy. Rien que ça. Et bien sûr, comme c’est toujours le cas, Andy débarque sur son lieu de travail pile quinze minutes avant la pause de cette Holly, qui n’est pas ravie de rencontrer Andy de cette manière.

Elle accepte pourtant de lui parler. L’histoire n’est pas glorieuse : Jeremy l’a violée derrière un bar, exactement comme Andy, mais elle ne s’en est pas rappelée immédiatement. Oh, bien sûr, elle en a parlé au doyen de sa fac, sauf que celui-ci n’a pas voulu briser l’avenir prometteur d’un jeune homme. Ben super, merci monsieur. Aujourd’hui ? Holly ne souhaite pas parler parce qu’elle a un petit garçon et qu’il finirait par l’apprendre.

Andy lui explique alors que ce serait une bonne chose qu’il soit en colère de l’apprendre – ce que sa mère souhaite éviter – car les garçons aussi ont besoin d’être énervés face à ce genre d’histoire pour que le changement puisse se produire. C’est on ne peut plus vrai. Et cela suffit à convaincre Holly de venir témoigner pour elle, avant même le début du procès.

Enfin, ce ne serait pas une fin de saison sans un gros problème à régler. Pour cette saison, il s’agit d’un accident d’un bus scolaire sur le point de tomber dans un ravin avec un camion qui transportait des substances radioactives, empêchant les pompiers de s’approcher de trop près du bus dans lequel on devine au moins un adulte blessé, puisque personne ne sort du bus et que les enfants hurlent à l’aide.

C’est digne d’un épisode banal de 9-1-1 tout ça, mais ce n’est vraiment pas habituel pour la caserne 19 qui rechecke aussitôt toutes les consignes. Ils sont forcés d’attendre l’arrivée de secours, mais la situation est assez intenable avec des enfants hurlant et criant à l’aide dans le bus, un chauffeur de camion qui se sait condamné mais est coincé dans son camion par une jambe blessée et un produit radioactif qu’ils ne peuvent pas toucher.

La situation est absolument terrible à regarder, et elle doit l’être encore plus à vivre. Les enfants tentent évidemment d’ouvrir les fenêtres du bus, et quand l’un y parvient finalement, ils n’ont d’autres choix que de leur expliquer ce qu’il se passe pour de vrai. C’est bien compliqué comme situation, avec des alarmes se mettant à sonner chaque fois qu’ils approchent trop près du bus. C’est particulièrement inquiétant pour Vic dont l’alarme retentit plus fort que les autres, indiquant qu’elle a atteint la limite maximale, mais qui reste quand même sur la scène.

C’est le moment que choisit le chauffeur de camion pour sortir de son camion et proposer de jouer les héros en déplaçant le contenu radioactif. Il sait très bien qu’il sacrifie sa vie en faisant ça, mais il le fait parce qu’il a une fille de onze ans qui souhaite devenir scientifique. Il sait bien qu’il ne la verra pas grandir, mais il aimerait que quelqu’un se sacrifie pour sa fille.

Grâce à son acte, les pompiers peuvent finalement commencer à agir avant l’arrivée de l’équipe de secours, et ça leur permet donc de sauver les enfants. Bon, il y en a quand même un pour parler plus que les autres, alors ça ne me rassure pas : c’est toujours mauvais signe. Le but semble pourtant être simplement de remuer le couteau dans la plaie pour Jack qui voit l’enfant rejoindre sa mère en courant ensuite.

J’ai aimé tout de même de voir Jack dire constamment au gamin de remettre son masque. C’est clairement le genre de répliques qui n’aurait pas existé avant 2020, mais ça ajoute une touche de réalisme bienvenue – même si c’est débile car on sait bien qu’on a demandé à l’acteur enfant de retirer son masque pour qu’on l’entende mieux et qu’on le voit jouer. Tss.

Bref, tout ça mène à Ross qui arrive sur la scène pour vérifier si toute l’équipe va bien. C’est gros comme tout, mais ça lui permet aussi d’annoncer qu’une plainte va être déposée contre le chauffeur, alors même que les pompiers le voient comme un héros. Ce coup bas ne peut venir que de Dixon, et Travis est tellement frustré qu’il annonce aussitôt à Ross qu’il a bien l’intention de se présenter pour gagner l’élection et être maire de Seattle.

Si elle ne peut pas le soutenir en tant que cheffe, Ross accepte évidemment qu’il le fasse – et dans le fond, elle pense comme lui. Elle se rend ensuite à la caserne pour… fêter l’adoption de Pru. C’est ridicule, et Maya le souligne à raison cette fois.

Pour les pompiers, revenir à la caserne prend un peu plus de temps, le temps de vérifier si les radiations n’ont pas trop mis en danger la santé de tous ceux impliqués. Dans le camion pour rentrer, le capitaine Beckett explique à Sullivan qu’il a pris la décision de redevenir sobre, parce que cet appel l’a remué apparemment. Il n’en faut pas plus pour que Sullivan le raconte aussitôt à Ross à la fête. C’est un peu gros.

La fête ? Tout se passe bien, et même très bien : les scénaristes en profitent pour faire un petit hommage à Dean qui est touchant juste comme il faut – jusqu’à ce que Vic craque et me touche encore plus. C’était déroutant juste ce qu’il faut, et l’actrice a géré le moment à merveille. Dans le même genre, il est agréable de voir le personnage de Ben évoluer et grandir en fin. Durant l’épisode, il a pris la décision de ne pas se mettre en danger et contredire les ordres – pour Pru. C’était donc ça qu’il lui fallait pour arrêter d’être insupportable ?

Cependant, si tout se passe très bien, c’est surtout parce qu’Andy est libre et n’aura même pas à subir de procès. Apparemment, trouver une victime supplémentaire était suffisant. Euh. J’ai du mal à y croire, surtout que la décision est soi-disant prise en une journée, mais bon, on va faire avec, j’imagine.

L’épisode pourrait s’arrêter là, mais ça manquerait probablement de cliffhanger. Ils ne peuvent tout de même pas se contenter d’un happy ending. Je suis un peu frustré par le premier cliffhanger de l’épisode, qui voit Maya demander à Ross de récupérer son poste… en lui faisant un chantage, expliquant qu’elle sait très bien qu’elle et Sullivan couchent ensemble. C’est un chantage digne de Sullivan, et j’ai du mal avec. En plus, elle interrompt une scène où Ross suggérait qu’Andy allait possiblement revenir à la caserne 19 si une place se libérait. Mais laquelle ?

Alors qu’Andy passe une bonne soirée à entendre Travis se dire prêt à être candidat d’un mouvement indépendant, Ross débarque finalement pour lui redonner son poste de lieutenant à la caserne 19. On termine ainsi sur un énorme WTF : Jack démissionne et se barre sans dire au revoir à personne. Ma foi, c’est sûr que ça fait un moment qu’il ne se sentait plus à sa place, mais euh ? C’est totalement inattendu – et bon, il est sur le point d’être papa, espérons, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ?

EN BREF – C’est une saison qui fut une fois de plus à la hauteur de ce que j’en espérais après la saison précédente qui était elle-même géniale. Même si l’épisode final manquait peut-être d’un petit quelque chose et paraissait plus être un épisode de la semaine assez classique, je considère que la série a vraiment trouvé son créneau et son rythme.

Il faut dire que le décès de Miller avait déjà frappé l’équipe et qu’il était compliqué d’aller plus loin que ça en fin de saison, que je suis un peu déçu de l’absence de procès pour Andy après une scène pareille, mais que quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour la saison suivante : la série a en effet la bonne idée de défendre vraiment des valeurs et des idées sociales qui me paraissent importantes. C’est parfois schématique ou trop prévisible, mais je n’arrive pas à leur en tenir rigueur.

L’attente avant la suite sera longue désormais.

 

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