L’épisode possède une structure simplissime qui me facilite la vie pour la critique, mais qui est aussi hyper agréable à suivre. C’est un épisode stand-alone, il en faut bien parfois, mais malgré ses allures d’épisode filler (ou bouche-trou en français), il prend en fait le temps de développer les personnages. Ceux-ci évoluent donc, ce qui est important pour la suite, et ça nous donne vraiment l’impression que les scénaristes veulent que l’intrigue progressent d’un point A à un point B en prenant soin des détails. Bref, j’ai beaucoup aimé cet épisode !
Spoilers
Roy et Liko souhaitent devenir dresseurs pokémon ? Il faut s’entraîner pour cela !
Je persiste et signe avec mon visionnage du dimanche soir, même si je continue de penser que c’est une mauvaise idée les voix japonaises surjouant les aigus en permanence quand on est fatigué. Et ça commençait mal dans cet épisode avec encore une vidéo de la personne se déguisant en pokémon là. Je sais que Liko en est fan, mais je ne comprends pas pourquoi.
Le début de l’épisode nous présente la vie à bord du dirigeable, et ça donne un peu envie de voyager avec eux en vrai. Tout est bien, avec tout le monde à son poste et Liko qui a le temps de se poser tranquillement le matin avec son Pokemon auprès d’elle. Cela dit, le calme est de courte durée : Roy débarque, surexcité, pour lui proposer qu’ils s’entraînent ensemble.
Bon, bien évidemment le duel entre eux est tout mignonnet : les pokémon ne souhaitent pas se faire mal et leur combat termine en égalité, avec une arbitre amicale qui va totalement dans le sens des Pokémon, épuisés d’avoir lancé plein d’attaques sans jamais s’atteindre.
Friede ajoute une application – un pokédex ? Il me semblait que Liko l’avait déjà – sur les téléphones de Liko et Roy : ils font donc désormais officiellement partie de l’équipage. Un numéro de téléphone aurait suffi si c’était pour qu’ils puissent les joindre. Cela dit, on sent que Friede voulait leur faire plaisir avec son application et les intégrer vraiment à l’équipe. Assez vite, on en revient à l’intrigue sur le Rayquaza shiny qui s’est échappé, et j’ai cru un moment que ça allait avoir son importance dans l’épisode du jour. Ce n’est pourtant pas le cas.
En effet, Friede évoque aussi un autre membre de l’équipage, Dot, qui est celle qui a développé leur application. On apprend qu’il s’agit de la nièce du cuisinier, qui a à peu près l’âge de Roy et Liko. Bon, je ne suis pas convaincu par cette idée : une enfant qui se cache depuis le début de l’animé dans le dirigeable ? Ils sont quand même restés plusieurs jours à le réparer sur l’île de Roy, ça fait trop deus ex machina – et pourtant tout semble indiquer que c’était prévu.
En effet, on découvre assez vite qu’il s’agit en fait de Gurumin – la personne aux vidéos insupportables du début d’épisode et dont on se tape une scène à chaque épisode (dans celui-ci pour nous expliquer ce qu’est un combat pokémon… comme si on en avait besoin). Cela dit, elle ne souhaite pas parler avec Liko et Roy, se contentant de leur envoyer Coiffeton avec un dessin se moquant de Chochodile et Roy lors de l’entraînement qui a précédé. Soit. Ils se sentent un peu ridicule, lui et Liko, de voir que leur combat a été observé…
La décision logique qu’ils prennent alors est de recommencer à s’entraîner. Ils se rendent auprès de Friede pour lui demander son aide. Liko est en plus terrifiée d’avoir failli perdre son pendentif. C’était mignon, une fois de plus, d’avoir un petit aperçu des pensées de la jeune fille. C’était aussi pas mal inutile quand le titre de l’épisode nous annonçait dès le début que Pikachu allait les entraîner de toute manière.
Il aura fallu pas mal de temps pour y parvenir tout de même : Roy se retrouve ainsi à pouvoir entraîner Chochodile en se battant contre Dracaufeu. C’est du moins ce qu’il croyait. Très vite, Pikachu change les plans et l’ambiance en décidant de se battre lui-même contre Poussacha et Chochodile.
Malheureusement pour eux, le défi est de taille : le capitaine décide que le vainqueur sera le Pokémon qui parviendra à le toucher en premier. Cela paraît simple, mais Poussacha et Chochodile galèrent totalement, lançant plein d’attaque en vain. Finalement, ils attaquent ensemble, sur une idée de Liko… pour mieux se rendre compte de ce dont je me doutais depuis le départ : l’attaque reflet. Pikachu utilise donc quelques clones et images de lui-même pour rendre fous ses adversaires.
J’ai eu de la peine pour Poussacha ! Ses réactions sont celles d’un chat de base, alors c’est facile de comprendre ce qu’il ressent. Heureusement pour lui, sa maîtresse est plus maligne que Roy. Liko comprend rapidement comment trouver le bon Pikachu, en se concentrant sur les apparitions des nouveaux Pikachu alors que Poussacha les chassent.
Assez vite, il ne reste plus qu’un Pikachu grâce aux attaques coordonnées de Poussacha et Chochodile. Le problème, c’est qu’au moment où ils devraient y parvenir, les deux pokémons sont trop épuisés pour se battre encore. Je m’y attendais !
Malgré la déception, Roy et Liko peuvent se réjouir du bon repas qui les attend ensuite. Pizza et spaghettis, ça donnerait presque faim. Heureusement, je venais juste de finir mon dîner, ça a aidé à se concentrer sur l’épisode et sur Liko notant la nourriture préférée de son Poussacha. Elle a tout juste le temps de le faire que Friede débarque pour demander un nouveau combat, cette fois entre Poussacha et Chochodile.
Le but est de voir s’ils ont retenu la leçon donnée par Capitaine Pikachu : il faut se concentrer sur les mouvements de l’ennemi pour mieux pouvoir le battre. Pour cela, il faut encore bouger cela dit. Les deux dresseurs voulant user de la même technique, ça fonctionne tout de suite moins ! Cependant, ils comprennent que balancer des noms d’attaque sans regarder l’adversaire ne sert à rien finalement : il faut se concentrer sur ses attaques pour parvenir à le battre.
C’était chouette à voir, mais je me suis vite demandé lequel des deux dresseurs allait avoir l’honneur de la victoire. Contrairement à Ondine/Sacha, je trouve que Liko et Roy se partagent vraiment la vedette et sont tous les deux des personnages principaux. Cependant, il est clair que Liko est celle qu’on a découverte en premier : c’est donc elle l’héroïne principale et elle qui gagne le premier combat. Dommage que je préfère la relation Roy/Chochodile pour l’instant, moi.
Et même dans la défaite, Roy est sacrément cool : loin de se vexer, il est content d’avoir eu un combat plus palpitant qu’en début d’épisode. Tout ça nous donne même l’impression que cet épisode, qui est totalement un filler, a son intérêt pour l’évolution des deux personnages.
Et bien sûr, comme ils ont appris à se battre, Roy et Liko reçoivent un message de Dot sur le portable pour venir dans sa cabine. Oh, bien sûr, ils s’y rendent en vain et n’obtiennent qu’un dessin de Dot : un dessin de Rayquaza avec un plan pour le retrouver. Roy est hyper motivé (comme d’habitude donc) et se précipite pour partir en quête de Rayquaza, alors que Liko, plus réfléchie, souhaite plutôt en savoir plus sur Dot.
J’avoue que moi aussi, je suis curieux. Ce sera toutefois pour plus tard ! En attendant, je suis content d’apprendre à connaître un peu plus Coiffeton dans cet épisode – que ce soit dans l’épisode en lui-même ou dans le segment final. J’aime bien découvrir des nouveaux pokémons, même quand ils se prennent pour Justin Bieber avec leur mèche.
Aujourd’hui, je vais vous parler de mon rewatch de la saison 1 de Desperate Housewives. Oui, oui, ça fait des années que l’envie me taraudait et j’ai fini par craquer, enfin, et retourner à Wisteria Lane. C’était il y a une vingtaine de jours, et depuis, j’ai revu toute la saison 1. Oups ! Je ne ferai peut-être pas un article aussi long pour chaque saison, mais j’ai plein, plein de choses à dire de cette saison et nous sommes un dimanche. J’ai le temps d’écrire, vous aurez peut-être le temps de tout lire…
Pourquoi ai-je décidé de replonger dans cette série culte, me demanderez-vous ?
Eh bien, d’abord, il y a la nostalgie. J’ai ressenti un énorme manque de cet humour subtil et de ces actrices talentueuses qui ont su nous faire rire aux éclats ces derniers temps. En cette année 2023, où de nombreuses séries peinent à nous surprendre et où les gifs de la série d’ABC continuent de pulluler sur Twitter, j’avais besoin d’un bon fou rire et Desperate Housewives semblait être le remède parfait. De plus, je voulais voir si la série conservait sa fraîcheur et son charme si particuliers.
Pour les plus jeunes d’entre vous – et encore, même vous, je suis sûr que vous en avez déjà entendu parler !, revenons un peu sur cette série, avec sa présentation de base. Créée par Marc Cherry, Desperate Housewives (Femmes au foyer désespérées, donc) a fait son entrée fracassante – vraiment fracassante – sur nos écrans en 2004 et a rapidement conquis le cœur des téléspectateurs du monde entier. De mon côté, je l’ai découverte sur M6, qui matraquait à juste titre de publicités présentant chacune de ces femmes au foyer. Susan qui finit nue dans son jardin ou la cultissime réplique « Rex pleure après l’éjaculation » faisaient littéralement partie de mon quotidien : on revoyait la scène deux ou trois fois par jour pour peu qu’on regardait un peu la chaîne française. Et à l’époque, je regardais vraiment beaucoup la télé !
Située dans une banlieue chic de la ville de Fairview, Desperate Housewives met en scène un groupe de femmes au foyer en apparence parfaites, mais dont les vies cachent de sombres secrets. La série mélange habilement drame, comédie et mystère, offrant une vision étonnamment captivante de la vie en banlieue. D’un côté, on en découvre plus sur la vie secrète des mères au foyer une fois les enfants à l’école, de l’autre, les répliques cinglantes fusent et les portraits très caricaturaux dressés dans le premier épisode se développent pour donner vie à des personnages haut en couleur – et clairement inoubliables, si ce n’est indémodable, même près de vingt ans après.
La saison 1 nous a introduits dans l’univers en apparence idyllique de Wisteria Lane. C’est robotique de la présenter encore après tant d’années, j’ai l’impression qu’on connaît tous par cœur le synopsis !
Derrière les belles maisons et les sourires charmeurs, se cachent des drames familiaux, des intrigues amoureuses et des scandales impensables. Les personnages principaux – principales devrais-je dire – que sont Susan, Bree, Lynette et Gabrielle apportent chacune leur propre dynamique, leur touche d’humour (parfois – souvent ? – malgré elles) et leur lot de secrets. Le plus gros secret de tous est toutefois celui de Mary-Alice, dont le suicide ouvre le premier épisode de la série. C’est alors Mary-Alice qui se charge de la narration des épisodes tout au long de cette saison, puis de la série, apportant une ironie certaine à ce que nous voyons et un ton incisif qui participe grandement au succès de la série. Mary-Alice aime ses voisines, mais elle n’oublie jamais d’être cassante et brutalement sincère quand elle en parle.
Alors, est-ce que la saison 1 est toujours au top ?
C’était ma grande question avant de me lancer dans le revisionnage ; et à vrai dire, ma grande peur aussi. Le succès de la série, on le doit aussi à la fraîcheur qu’elle proposait dans un ensemble de séries assez fades et répétitives. Finalement, la série a débarqué dans une période où il n’y avait plus tellement de séries se démarquant sur les networks. Comme aujourd’hui ? Probablement. La rentrée cette année-là avait été exceptionnelle ; espérons qu’on sorte bientôt des reboots et revivals bientôt pour avoir de nouveaux des originalités comme ça prochainement !
En attendant, j’oublie de répondre à ma question : alors, la saison 1 apporte-t-elle de la fraicheur ? Eh bien, la réponse est un grand oui ! Le générique en lui-même est déjà une bouffée d’air frais qui nous replonge avec nostalgie dans leur univers.
Les quatre femmes au foyer sont toujours aussi attachantes et font toujours autant rire vingt ans plus tard.
Vraiment, c’est un fou rire quasiment à chaque épisode, et jamais pour la même raison. Parfois, je me souviens de ce qui arrive, parfois pas du tout, mais dans tous les cas, ça me fait rire. Bon, d’accord, c’est souvent Susan et Bree qui me font le plus hurler de rire, mais elles ont toutes la capacité de me faire rire…
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et parviennent même à voler la vedette à nos quatre héroïnes principales. Il y a bien sûr les maris de chacune d’elles (enfin, pas Susan, pas immédiatement, même si Karl est un excellent personnage), puisque les relations conjugales sont immanquablement source de nombreux rebondissements et nous réservent quelques surprises… Mais il y en a d’autres !
Comment ne pas mentionner Edie Britt ? Son attitude provocatrice et son franc-parler la rendent inoubliable, mais je la redécouvre encore avec ce revisionnage. Elle apporte une dose de piquant à l’intrigue et a souvent les meilleures répliques. Elle permet aussi de relativiser mon amour de Susan, parce que je ne me rendais pas compte à quel point Susan la malmenait souvent.
On pense souvent à Edie comme une garce avec ses voisines, mais franchement, Susan lui reproche plein de choses qu’elle n’hésite pas à faire elle-même. Il y a eu des épisodes où je me suis surpris à détester certains traits de Susan, et je ne me souviens pas l’avoir pensé il y a vingt ans. À l’inverse, Edie est un personnage qui a toujours les meilleures répliques et qui s’avère vite attachant. Les scénaristes ne la développent pas autant que d’autres et un épisode la laisse même complètement sans conclusion alors que Paul souhaite coucher avec elle. On ne saura jamais comment ça s’est terminé, on voulait nous faire rire avec ça, mais… Purée, j’adore Edie et ce n’est pas dingue de la laisser de côté comme ça. Je sais pourtant que ce sera toujours le cas par la suite. Je profite de chacune de ses scènes en attendant !
Un autre personnage clé de la saison 1 est évidemment Mike Delfino, présenté dès le départ comme l’énigmatique plombier avec un secret à percer, lui aussi. Son charme mystérieux et son passé trouble suscitent l’intérêt, son arrivée dans le quartier apporte une touche de romance et de suspense, et son histoire avec Susan devient un élément central de la saison – puis de la série. Le couple est en permanence à souffler le chaud et le froid.
Si ces deux premiers personnages sont finalement appelés à rester pour plusieurs saisons, d’autres figures restent inoubliables malgré un bref passage dans la saison. Comment parler de la saison 1 sans mentionner Marta Huber, la voisine qui fourre son nez partout et au karma bien mérité, ou Mama Solis, sur qui le sort s’acharne un peu trop, la pauvre.
Ces personnages secondaires, et j’en oublie (la mère de Susan – Sophie – ou Felicia par exemple), contribuent à la richesse de l’univers de Desperate Housewives en apportant des dynamiques uniques et des rebondissements inattendus, au sein de courts arcs narratifs. Leurs interactions avec les personnages principaux et leurs propres histoires personnelles ajoutent des couches supplémentaires à l’intrigue, contribuant ainsi à maintenir notre intérêt tout au long de la saison. Leurs interactions avec nos héroïnes principales offrent des moments drôles, émouvants et parfois même surprenants. Parfois, c’est même les trois à la fois, comme lorsque Marta trouve le corps de Mary-Alice, par exemple.
Oui, vraiment, on ne s’ennuie jamais à Wisteria Lane, grâce à la construction de la saison en petits arcs pour chaque personnage, avec des mystères qui reviennent régulièrement.
Et puis, côté fraîcheur, difficile de ne pas évoquer aussi le casting ! Je ne me souvenais pas du tout qu’ils passaient autant de temps dénudés, tous, les uns après les autres – et certains plus que d’autres, c’est clair. La nudité est un truc qui m’a beaucoup surpris en début de saison : les séries d’ABC sont devenues vachement plus prudes avec le temps, et encore plus depuis le Covid je crois. Pourtant, je continue de penser que ça fait l’amour tout le temps dans Station 19, mais vraiment, en comparaison de Fairview, Seattle est super prude !
Cependant, en replongeant dans cette série, j’ai réalisé que Desperate Housewives reflète la société américaine du début des années 2000. Et l’air de rien, en vingt ans, il s’est passé beaucoup de choses dans notre société – et puis, j’ai aussi un regard plus adulte désormais, j’imagine que ça joue. Après un début (plusieurs épisodes tout de même) qui paraît hyper moderne, des thématiques surgissent et bon, la série serait considérée comme problématique à bien des égards si elle avait été diffusée pour la première fois aujourd’hui : l’égalité homme-femme, la violence conjugale, la charge mentale…
Des thématiques dont on entend beaucoup parler aujourd’hui, mais qui étaient inexistantes à l’époque. Aujourd’hui, Carlos apparaît non pas détestable comme je le pensais à l’époque, mais tout simplement comme un violeur quand il trafique les pilules de Gabrielle. La série semble souvent mettre ça sur le même plan que les tromperies de Gaby, alors que c’est abject. Et ça passait en 2004… aujourd’hui, ce ne serait pas tolérable sur une grande chaîne, pas sans bien des précautions et sans en faire le grand méchant de la saison. Bien sûr, il l’est à certains égards, mais trop souvent la série nous fait sympathiser avec lui alors qu’il n’y a rien de sympathique.
Même si Gabrielle explique en fin de saison que leur couple fonctionne car ils sont tous les deux hyper égocentriques, les mettre sur le même plan comme ça, ça ne passe plus du tout aujourd’hui.
L’enfer est pavé de bonnes intentions
Je pense aussi à Tom, évidemment. C’est la bonne pâte qui me semblait toujours être le moins pire car à l’écoute de Lynette… Il faut que je revois mon brouillon. Je m’en doutais car je l’ai souvent lu sur Twitter, mais pfiou !
Effectivement, il est bien plus odieux que dans mon souvenir : il reproche à Lynette de ne pas prendre soin d’elle, il se met toujours lui en avant et reproche tout et n’importe quoi à sa femme qui, pourtant, fait beaucoup pour lui et se plie en quatre. J’avais totalement oublié l’intrigue des pilules pour l’hyperactivité par exemple… En fait, Lynette était le personnage que j’aimais le moins à l’époque, car je n’étais qu’un adolescent pas bien intéressé par sa vie qui correspond finalement le plus à ce qu’on a en tête quand on nous parle de mère au foyer. Elle est débordée par ses quatre gamins et son mari qui travaille en la négligeant…
En regardant la saison avec un regard d’adulte, j’ai réalisé que mon opinion sur certains personnages avait changé. Lynette est incroyable, tout simplement, et sa vision du couple, de la charge mentale, de ses relations avec ses voisins (et la déjà incroyable McCluskey) ou même du désir (la nourrice !) sont bien plus bouleversantes.
Mais ça, je suis sûr qu’elle l’était déjà à l’époque, c’est juste moi qui passait à côté.
Une bonne image de l’homosexualité ?
À l’inverse, le traitement de l’homosexualité dans la saison 1 de Desperate Housewives est intéressant à aborder et pas que de mon point de vue. À l’époque, la série était applaudie pour sa volonté de représenter ouvertement des personnages gays, ce qui était encore rare à la télévision. Cependant, en regardant la saison avec un regard contemporain… c’est fou de se dire qu’on a pu applaudir ça ! Ce qui pouvait sembler progressiste est remis en question aujourd’hui.
En fait, l’homosexualité est toujours vu par le prisme de l’humour dans la série. Le pire doit être le personnage de Carlos, encore une fois. Ce « primate », « macho » et « violent » d’après sa femme se retrouve par deux reprises à taper des hommes gays, par accident : il est sûr qu’il s’agit de l’amant de sa femme. Dans les deux cas, on fait du coming out un moment comique au détriment du personnage.
Il en est même pour la découverte de l’homosexualité de Justin – même si c’est à mon sens le plus réussi car il montre le questionnement de l’adolescent – puis d’Andrew, surpris dans la piscine par Susan. C’est toujours drôle à voir, mais ça fait mal de se dire que c’était ça l’image du coming out à l’époque. Et puis, la réplique de Bree quand elle le découvre – « je t’aimerais même si tu étais un assassin ». C’est extrêmement violent ; plus encore que ça ne l’était à l’époque. Le pire, c’est que ça fait encore rire et qu’on voit bien que c’était une manière décomplexée d’en parler pour l’époque, donc une manière positive d’aborder enfin ce sujet… Aujourd’hui, ce serait juste de très mauvais goût.
Ah, les Etats-Unis et les armes à feu…
Dans le même genre, mais en presque plus problématique d’ailleurs, la saison 1 de Desperate Housewives nous montre également certaines scènes qui soulèvent des questions sur les perceptions et les attitudes américaines envers les armes à feu et la peine de mort. Le personnage de Bree Van de Kamp, interprété brillamment par Marcia Cross, est connu pour son amour des armes à feu et son obsession pour le contrôle. Bree est présentée comme une femme perfectionniste et obsédée par l’idée de sécurité. Son attrait pour les armes à feu est utilisé pour illustrer cette obsession et le besoin de contrôler son environnement.
Cependant, cela soulève des interrogations sur la fascination américaine pour les armes à feu et la place qu’elles occupent dans la société : on a toute une scène où elle apprend à Georges comment tirer, après avoir reçu avec joie un flingue en cadeau. Certes, les scénaristes nuancent aussitôt avec un accident et l’aversion plus tardive de Susan pour les flingues (lorsque Mike emménage enfin chez elle en fin de saison), mais ces scènes semblent sorties d’un autre monde, vraiment.
En fin de saison, Felicia Tilman, la sœur de Marta Huber bien étrange elle aussi, exprime également ouvertement son soutien à la peine de mort et regrette que cette option ne soit pas disponible à Fairview comme elle l’est dans l’Utah. Cette scène met en lumière la diversité des opinions sur la peine de mort aux États-Unis et la manière dont elle est perçue dans différentes régions du pays… mais continue de paraître hallucinante en 2023. Je me souviens que je détestais Felicia à l’époque, et je pense vraiment que ce genre de position explique pourquoi.
Cependant, ces scènes invitaient à réfléchir aux débats qui existaient déjà aux États-Unis, et qui continuent d’exister aujourd’hui. Elles soulignent également la volonté de la série de capturer et de refléter certaines réalités sociales et culturelles de l’époque. Il est important de noter que Desperate Housewives utilise souvent ces thèmes de manière exagérée et satirique pour l’effet comique et dramatique. Ces scènes fournissent une critique sociale légèrement caricaturale, mais elles suscitent néanmoins des réflexions sur les attitudes et les perceptions autour de ces questions de société aux États-Unis.
Définitivement de son temps… mais aussi de son pays conservateur !
Et puis, ces intrigues ont le mérite d’exister contrairement à l’intrigue de la grossesse de Gabrielle qui fait l’impasse complète sur la possibilité de l’avortement.
C’était dérangeant à l’époque, je me souviens que ça me posait problème, ça l’est encore plus en 2023 : Gabrielle, concrètement violée par Carlos qui trafique sa pilule, ne veut absolument pas d’un enfant, ne sait pas qui est le père et… ne considère jamais l’avortement. Le mot n’est même pas prononcé (il le sera brièvement en saison 2, mais pas concernant Gaby) et, pire que tout, Susan nuance le désespoir de Gaby apprenant sa grossesse en lui expliquant à quel point c’est merveilleux d’être parent. Franchement, ça fait grincer des dents.
Malgré ces aspects qui peuvent sembler dépassés et ces derniers paragraphes qui feraient presque penser le contraire, la saison 1 de Desperate Housewives reste un vrai plaisir à regarder. La distance est nécessaire dans le revisionnage, on sent bien que la série commence à vieillir, mais je suis persuadé que déjà à l’époque, certaines choses étaient dérangeantes. Il ne faut pas oublier non plus que ça a vocation à être dérangeant pour faire bouger les mentalités – surtout concernant Andrew.
Autrement dit, c’est une série de son temps, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a fait son temps !
J’ai l’impression que je pourrais continuer pendant encore des heures et des heures à en parler… C’est impossible de faire le tour de vingt-trois épisodes en un seul article. Il faut toutefois passer à être chose, hein, et je ne me voyais pas me lancer non plus dans mes critiques habituelles parce que eh, le but, c’était de regarder sans écrire d’articles justement ! Ceci étant dit, passons à la saison 2, histoire qu’Edie puisse ravoir une maison (mais où vit-elle pendant la deuxième moitié de la saison ?) et Susan une cuisine (vraiment, ces histoires d’incendie, c’est trop vite oublié) !
La fin de la saison 1 est particulièrement efficace, avec des moments forts, notamment la performance brillante de Marcia Cross lors de la mort de Rex (ce « I understand and I forgive you » est encore plus inoubliable que la lettre adressée à Mary-Alice en début de saison) et le personnage toujours aussi glaçant de Zach (oh, quand il s’énerve contre Susan dans le dernier épisode ! Je me souviens que j’avais vraiment eu peur pour elle lors de mon premier visionnage). Je le détestais à l’époque, je détestais Paul aussi… Et aujourd’hui, je suis un peu plus nuancé : ce sont d’excellents acteurs, aux personnages plein de nuances. Paul est surtout victime de Mary-Alice et de ses choix durant toute sa vie tout de même… mais il reste un personnage trop sombre et menaçant pour que je l’aime tout à fait.
Maintenant que j’ai terminé la saison 1, j’ai hâte de me plonger dans la suite de la série et de redécouvrir les mystères qui entourent les Applewhite. Je m’en souviens beaucoup plus que ce délire autour de Deirdre et Dana (bordel, ce n’est toujours pas un prénom masculin dans ma tête !). En fait, j’ai déjà commencé la saison 2 tout à l’heure.
Dans la longue lignée des « Il ne sait pas ce qu’il veut ce blogueur », j’ai presque envie de me plaindre de cet épisode qui se concentre trop sur mes deux personnages préférés et en oublie beaucoup trop les autres. Un mal pour un bien, j’imagine, et le seul season finale vu aujourd’hui qui aura réussi à me faire vraiment verser une petite larme d’émotion. Il méritait un 20/20 rien que pour ça.
OK, difficile de commencer cet épisode quand on sait très bien par où on va passer avec : suite à la mort de son père, Carlos ne peut évidemment pas considérer de continuer à planifier son mariage. La première scène est une fois de plus à briser le cœur : en pleine insomnie, Carlos explique à TK que ce n’est pas qu’il veut reporter le mariage, c’est juste qu’il ne peut pas se marier alors que son père vient de mourir et que l’assassin est toujours à courir les rues.
Honnêtement, ce n’est pas bien surprenant. C’est énervant. TK se retrouve à devoir gérer toute l’annulation de ce mariage, à cinq jours près. C’est compliqué à faire, évidemment, comme un tas de couples a eu la joie de le découvrir en période de covid. Par chance, TK peut compter sur Owen pour l’aider à tout désorganiser ; ce qui lui fait déjà un peu moins de travail.
La mère de Carlos fait appel à lui parce qu’elle est paniquée de ne pas trouver le contrat d’assurance-vie dans le bureau de son défunt mari. Bon, en fait, c’est surtout la fatigue et le deuil qui l’aveuglent parce que le contrat est vite retrouvé par Carlos. Celui-ci en profite pour annoncer le report du mariage à sa mère.
La mère est dépitée de savoir que son fils reporte son mariage, mais bon, elle comprend bien pour quoi ils font ça avec TK. Et puis, rapidement, Carlos et sa mère ont autre chose à penser : Carlos découvre un tiroir avec un faux fond et des documents secrets bien cachés là par son père depuis au moins 25 ans. Allons bon.
Le problème, c’est que parmi les documents, il y a une VHS et que ce n’est pas si évident de trouver de quoi la regarder. Par chance, les parents de Carlos ont encore un magnétoscope chez eux et après deux trois bidouillages, Carlos parvient à regarder la cassette sur son écran, chez lui, en compagnie de TK. On découvre assez vite que la qualité d’image est bien trop bonne pour que ce soit une VHS, mais surtout que Gabriel menait une enquête secrète dans son coin.
Selon lui, les autorités d’Austin sont corrompues par les cartels et il compte bien mener l’enquête pour savoir ce qu’il en est. Le truc, c’est que ça, c’était il y a vingt ans quand Carlos était encore un petit garçon tout adorable qui venait faire chier son père suite à des cauchemars un peu ridicules. La scène était touchante comme tout, avec le Carlos adulte qui découvre cette vidéo et ce souvenir du passé. Meugnon, je vous dis.
Cela ne doit pas nous détourner pour autant de ce qu’il se passe : Carlos se retrouve avec une enquête à mener et il compte bien le faire rapidement. Il souhaite trouver l’assassin de son père et soupçonne assez vite, grâce à des documents et un téléphone secret appartenant à son père, un certain Pablo Martinez, un homme bossant pour un cartel et menaçant son père depuis quelques semaines.
La menace de mort est très claire sur le message vocal qu’écoute Carlos. Cependant, il refuse de faire appel aux autorités, craignant que les cartels soient effectivement trop infiltrés à Austin et se sentant désespérément seul. TK essaie de lui faire prendre conscience qu’il n’est pas exactement seul, mais surtout qu’il a besoin de plus de sommeil. C’est vrai que Carlos fait un peu peur à voir à contenir sa rage comme ça.
TK pense certainement réussir à marquer des points auprès de son futur mari en lui disant tout ça et en lui conseillant de recontacter toujours la même détective, mais je doute un peu de la sincérité de Carlos quand il avoue le faire. Je suis presque rassuré de voir TK se rendre auprès d’Owen pour lui parler de tout ça : ce n’est pas forcément la meilleure personne, mais au moins, il ne reste pas seul dans son angoisse. Il le fait après avoir parlé avec la détective, cependant, et après avoir découvert que Carlos ne lui a pas parlé.
L’idée d’Owen est alors de contacter O’Brien pour avoir plus d’informations sur Pablo Martinez et essayer de retrouver Carlos avant qu’il ne fasse quelque chose de débile. Il en dit beaucoup à O’Brien cependant, et c’est une bonne chose : O’Brien a toutes les bonnes réactions ou presque. C’est grâce à lui qu’Owen arrive à temps pour empêcher que Carlos ne tue Pablo Martinez.
C’est d’autant plus important que Pablo Martinez n’est pas exactement un membre de cartel : non, c’est en fait un ancien ranger, désormais agent de la DEA sous couverture pour faire tomber les cartels. Ben tiens. C’est le collègue de Gabriel, appelé par O’Brien (ça, c’est une erreur, je trouve), qui révèle tout ça à un Carlos qui fait peur à voir, tout de même. Owen a au moins eu la présence d’esprit de venir en aide à son beau-fils. Quant à savoir si Gabriel est mort à cause de cette affaire, ce n’est apparemment pas le cas : l’ensemble de ce que Carlos pensait avoir s’avère finalement être une mauvaise piste.
Finalement, Owen ramène Carlos chez lui, sans autre conséquence, et ça lui permet de faire une petite leçon de vie à son nouveau fils. Une fois de plus, ça se résume à Super-Owen et j’ai eu du mal à le supporter, mais bon, c’est plutôt chouette de réussir à calmer Carlos comme ça. Et la bonne chose, c’est que Carlos n’en veut pas à TK de l’avoir dénoncé. Mieux que ça : il souhaite finalement maintenir le mariage maintenant que tout a été annulé. Owen lui a fait prendre conscience qu’il était important de décider de laisser l’obsession de côté.
De son côté, Judd accueille son fils chez lui. Grace et Judd ont refait toute la déco pour pouvoir l’accueillir comme il se doit, malgré le handicap et toute la galère que ça représente d’envisager sa rééducation. C’est clairement une révolution dans la vie de la famille, mais c’est très beau de voir Judd prêt à faire tout ça.
Sans trop de surprise, tout ne se passe pas si bien cependant. Judd est insupportable avec Wyatt dès le départ et Grace n’est pas là en permanence pour compenser. Elle y parvient au départ, mais bon, Judd lui coupe même la télévision quand Wyatt essaie de se détourner des exercices de rééducation parce qu’il ne supporte plus d’avoir Judd sur le dos.
Je comprends largement Wyatt et je suis d’accord avec lui : Judd est odieux avec lui, à la limite du harcèlement ; et ça ne peut pas être une situation tenable sur du long terme pour eux.
Je ne m’attendais pas forcément à un flashback dans cet épisode, mais j’avoue aussi que c’est parce que je n’arrive pas à accrocher à l’intrigue de Robert. La maladie qui le condamne à une mort certaine est terrible, mais c’est difficile d’être aussi affecté que je le voudrais par la mort d’un personnage dont on ne connaît rien.
La mort ? Deux semaines avant cet épisode, il a demandé à Owen de l’aider à mourir, parce qu’il refuse d’infliger deux ans de douleur à sa famille. Il ne souhaite pas les voir souffrir et il ne souhaite pas non plus vivre une période où il ne pourrait plus prendre la décision de mourir. Ce qu’il attend d’Owen est assez clair : il veut se suicider, mais il compte sur Owen pour l’aider à dissimuler sa décision, pour que ce soit comme si la maladie l’avait emporté.
Dans le présent, Owen voit donc sa maison être envahi par Robert et toute sa famille. Owen se retrouve à sympathiser ainsi avec Yvonne, une des filles d’Owen. La gamine est adorable, mais bon, on sent que le but est juste de nous faire culpabiliser Owen qui promet de bien s’occuper de Robert alors que bon, il va juste l’aider à mourir a priori.
What the hell ? On passe d’une seconde demande en mariage de Carlos à un mariage qui voit tout le casting être réuni, même les copains de Tommy ou Marjann. Elles se ramènent avec des +1 comme ça ? Marjann le connaît à peine son mec, non ? Et pourquoi Owen a ramené sa copine qu’on ne voit plus depuis trois épisodes là ?
En tout cas, ça faisait plaisir cette cérémonie impeccable dans un parc pour l’union de Carlos et TK., cérémonie tenue par Paul. Il aura fallu quatre saisons et un an pour en arriver là. Je déteste toujours autant les costumes hyper classiques qu’ils portent, mais eh, c’était chouette. C’est le mariage qu’on attendait tous, avec tout le casting souriant et tout le monde heureux de les voir ensemble. Pourquoi bouder son plaisir face à des scènes comme celles-ci ?
Que commenter ? C’est cheesy tout plein, mais ils sont enfin mariés – avec même Owen qui pense à Gwyn au moment décisif. La vie est belle, le mariage est un succès, on peut enchaîner sur une petite cérémonie où tout le monde danse. Bon, pas tout le monde exactement : Judd continue de penser à Wyatt et il a peur que son fils ne puisse pas danser le jour de son mariage.
Tommy, elle par contre, entend son beau pasteur lui demander si elle est prête pour un second mariage elle aussi. N’est-ce pas beau comme tout ? Pourquoi venir gâcher ce moment avec un Owen sachant qu’il va devoir aider son frère à mourir ? Vraiment, cette intrigue autour de Robert était atroce et un parfait moyen de gâcher la fête.
La fête est pourtant cool et dure toute la nuit apparemment. Carlos prend tout de même un peu de temps avec sa mère. La pauvre est seule pour le mariage de son fils, qui lui avoue tout de même passer le meilleur jour de sa vie. On termine ainsi la saison sur un joli moment d’émotions, avec Tommy chantant la chanson préférée de Gwynn, à la demande de TK.
Pas de diaporama des mariés à ce mariage, mais une Tommy qui chante pour conclure la saison. Wow, Gina Torres a une voix de folie ! Le montage nous permet de faire le tour de tous les personnages de la série, même ceux ayant à peine une réplique dans l’épisode. Commençons par le très chouette voyage de noces de TK et Carlos déjà, puis sur Judd qui mène une jolie vie de famille avec Wyatt aidant sa petite sœur à jouer avec des cubes ; Marjann heureuse en couple. Enfin, Robert raccompagne sa famille à l’aéroport, puis revient chez Owen, son grand-frère qui paraît plus jeune que lui de dix ans. Il s’y tue, comme promis.
Le lendemain matin, Owen se retrouve ainsi seul face au cadavre de Robert et appelle le 911. Bon, il n’y a plus vraiment urgences, cependant.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié cette saison 4 de 9-1-1 Lone Star. J’étais comme toujours ravi de retrouver les personnages que j’aime et de voir les interventions catastrophes qui font partie intégrante de la série, en réussissant en plus, cette fois, à rester parfaitement à jour tout du long. On a certes perdu Amy Acker en cours de route, mais l’ajout de nouveaux personnages au casting a apporté une certaine fraîcheur.
Si j’ai souligné plusieurs fois que le rythme de certains épisodes était plus calme, j’ai apprécié voir les scénaristes se concentrant davantage sur des intrigues sérialisées, parce que ça diffère un peu de l’approche habituelle de la franchise et que ça fonctionnait bien cette saison découpée en plusieurs petites intrigues en fil rouge.
J’ai maintenant hâte de voir ce que la saison 5 nous réserve et la série me manque déjà. J’adore toujours autant ces personnages – à commencer par Carlos, Grace, TK et Marjan, mais j’ai même envie de beaucoup plus de Wyatt désormais – et ces plusieurs mois sans eux vont être longs à gérer.
Alors vraiment, ce n’est pas l’épisode du tout que je pensais voir en le lançant : il s’intéresse de près à des personnages que j’aime alors que je ne pensais pas et je l’ai trouvé extrêmement marquant dans ses intrigues alors que je pensais qu’il allait nous mener pépère vers la fin de saison. Non, cet épisode est loin d’être pépère, il est chargé en émotions bien amenées et ça ne semble que confirmer que je préfère largement le spin-off à l’original.
Spoilers
Alors que le mariage de TK et Carlos approche, Judd fait face aux conséquences de l’accident de Wyatt.
Qu’est-ce que c’est encore que cette idée d’un double épisode pour conclure la série ? Voilà qui explique pourquoi j’ai pris quelques jours pour regarder ce volet final – avant plusieurs mois de pause. J’aime bien voir en même temps les épisodes quand c’est comme ça, mais ce n’est pas toujours évident… Et j’ai finalement choisi une journée où ce n’est pas possible. Tant pis.
L’épisode reprend sur la situation de Wyatt qui est désormais à l’hôpital, réveillé. C’est déjà une bonne chose qui n’était pas gagnée dans l’épisode précédent. Quand on voit tout l’appareillage qu’il a autour de lui, on se dit qu’il a de la chance d’être encore en vie et on se demande pourquoi les scénaristes s’embarquent dans une intrigue comme celle-ci, franchement. Il arrive à peine à soulever une fourchette au début de l’épisode.
Ses examens médicaux mettent du temps à avoir lieu toutefois, et ils sont même reportés au lendemain. Même s’il va mieux, ça énerve un peu tout le monde de devoir attendre une journée de plus. Pour apaiser la situation, Wyatt en profite aussi pour annoncer qu’il sent aussi ses jambes à nouveau. C’est quelque chose qui fait plaisir à tout le monde dans la pièce – ses deux parents et sa femme.
Les résultats n’arriveront que le lendemain, mais l’avantage d’une série et encore plus d’une critique, c’est qu’on peut arriver bien vite à ceux-ci : Judd les reçoit par téléphone et peut ainsi en parler avec Tommy, car il est au travail quand ça arrive. Il apprend que Wyatt ne pourra plus jamais marcher ou sentir à nouveau ses jambes. Ouep, il les sentait en début d’épisode, mais ce n’est qu’une douleur fantôme. En fait, il a 99% de chance de ne jamais reparler.
Putain, rien de pire qu’une petite once d’espoir quand même, surtout avec Judd dans sa famille. Tommy essaie de réconforter autant qu’elle le peut le père dévasté qu’elle a en face de lui et ça fait du bien de voir qu’on oublie vite la dispute entre eux. Cela mène à une bonne scène entre eux, puis à une bonne scène où Marlene et Judd décident d’annoncer ensemble à Wyatt ce qu’il en est.
Bordel, Wyatt m’a brisé le cœur à comprendre tous les défis qui l’attendaient. Il n’a pas Tommy pour lui remonter le moral aussi efficacement en parlant de son bébé, en plus, juste Judd et sa mère, complètement désemparés par ce qu’ils doivent annoncer à leur fils. Wyatt refuse d’envisager aussi de devoir se taper trois mois d’hôpital pour réapprendre à vivre aussi ordinairement que possible.
Judd envisage alors d’organiser la thérapie de son fils directement dans son salon. Grace entend son argumentaire, mais il faut rester pragmatique : elle souligne tous les problèmes que ça soulèverait et en arrive à la conclusion qu’il faudrait pour ça que Judd quitte son job. Et il est résolu à le faire, ce qui est tout de même surprenant étant donné son affection pour celui-ci.
Judd décide ainsi de démissionner et il le fait savoir à Owen, expliquant aussi les raisons derrière son choix. C’est horrible : Judd a pris sa décision et il refuse que ce ne soit qu’une absence momentanée. Il a besoin de l’argent de ses congés et absences non prises cumulés au fil des années le plus tôt possible pour aider Wyatt à s’en remettre. C’est d’une violence tout ça, et la conversation est en plus interrompue par l’arrivée de Robert et sa famille là. On s’en fout de Robert !
Une femme se fait agresser à la station-service. C’est quelque chose qui est traité avec rapidité par la série qui a clairement beaucoup d’autres idées à proposer dans cet épisode. Tout de même, l’intervention reste bien marquante : la femme se fait voler sa voiture par le type qui l’agresse sans que la raison ne soit bien connue pour nous. En plus, elle était sympa avec lui ?
Elle se fait voler sa voiture, mais ça pose un énorme problème : son bébé était à l’arrière de la voiture. Elle appelle aussitôt le 911 pour signaler ce kidnapping et Grace lui demande de garder autant que possible son sang-froid. C’est impressionnant que la femme y parvienne assez longtemps pour donner toutes les infos sur sa petite fille.
Inévitablement, l’homme s’énerve au volant alors que contre toute attente, c’est O’Brien qui est le premier à tomber sur la voiture suspecte. J’avais oublié son existence, franchement. Sans trop de surprise, la course poursuite peut se dérouler ensuite entre l’homme et le camion de pompiers d’Owen. Ce dernier se débrouille pour coincer la voiture qui n’a plus trop d’autres choix que de s’enfoncer dans le jardin d’une propriété privée. Cela fera plaisir aux propriétaires, j’en suis sûr. La voiture finit ainsi par s’écraser dans une piscine. Pauvre bébé !
L’homme peut rapidement être arrêté au moins. Il n’aide même pas le bébé à survivre ou sortir de la voiture ? C’est juste horrible d’être débile à ce point ! Owen semble prendre tout son temps à ouvrir la portière de la voiture en plus, alors qu’il aurait pu passer côté conducteur aussi ? Je ne sais pas, ça donne presque envie d’être pompier soi-même ce genre de moments dans les séries… Mais bon. Je suis incapable de faire la moitié de ce qu’il fait de toute manière.
Piper, le bébé, est finalement sortie de la piscine en arrêt cardiaque. Par chance, Tommy, TK et Nancy sont là pour sauver la petite fille et tout est bien qui finit bien. Mais tout de même, c’était une sacrée intervention !
De son côté, Carlos voit son père débarquer sans prévenir chez lui, au moment où ils sont supposés recevoir tous leurs amis. Malgré tout, il invite son père à entrer pour savoir ce qu’il peut bien lui vouloir : il souhaite lui dire qu’il est fier de lui parce que son nom n’arrête pas de circuler parmi les rangers après sa résolution de l’enquête sur le trafic d’organes. Mouais. Merci Grace. Grâce à elle, il se voit carrément offrir une promotion : plutôt que de passer l’examen pour être détective, son père lui propose carrément un poste de ranger.
Seulement voilà, Carlos n’est pas intéressé. Comme pour le coup de détective, il trouve toutes les excuses du monde pour ne pas le devenir, avant d’expliquer la vraie raison pour laquelle il ne le souhaite pas être ranger : le massacre de Porvenir, un massacre raciste du début du XXe siècle, commis par les rangers. C’est inattendu de voir la série aborder ce genre de points. Et ça l’est aussi pour le père de Carlos : il découvre ainsi que son fils a honte de lui, parce que Carlos trouve que les rangers sont une organisation raciste et que son père n’est entré dans celle-ci que pour enfin avoir leur acceptation. Mouais.
C’est le moment que tout le reste de la caserne choisit pour débarquer. Ah leur bonne humeur va prendre une sacrée douche froide, clairement. La soirée est annulée aussitôt.
Juste avant le mariage, ça craint de voir la querelle père/fils être rouverte et le lendemain, toute la caserne essaie de convaincre TK qu’il doit faire quelque chose pour essayer d’arranger la situation. Sans trop de surprise, TK se mêle de la situation entre Carlos et son père dans l’épisode. Je pensais qu’il allait envoyer son propre père gérer le truc, mais finalement, il préfère passer par sa belle-mère. C’est une idée comme une autre. J’aime bien le rôle que la mère a eu cette année : elle est capable d’apaiser un peu la situation au moins.
Elle explique ainsi que grâce à son père, les rangers sont un peu plus ouverts d’esprit et l’embauche est un peu plus ouverte à tous qu’avant. C’est important de faire passer ce genre de messages. Finalement, Carlos demande donc à son père d’être son témoin pour le mariage. J’ai trouvé ça quelque peu abusé dans la manière dont ça se passait, mais bon, il faut faire avec, j’imagine. De toute manière, la série n’a jamais proposé vraiment d’amis pour Carlos, alors ce n’est pas si surprenant.
Et puis comme ça, on peut préparer le mariage pour le prochain épisode. Tout est fait dans les règles de l’art, avec un dîner de répétition et Owen qui prend le temps d’un premier discours pendant celui-ci. Tout est bien qui finit bien. Oui…
Tout finit un peu trop bien juste avant un dernier épisode de saison. Ainsi, quand on suit ensuite l’essayage du costume de Gabriel, le père de Carlos, chez lui avec sa femme, on s’attend à ce que ça tourne mal. Je m’attendais honnêtement à une petite crise cardiaque, mais pas à ce qui suit quand la mère reçoit en même temps une livraison et un coup de fil de Carlos.
Elle demande à son mari d’ouvrir la porte et on le voit venir de loin : ce n’est pas une simple livraison qui attend le père de Carlos quand il ouvre la porte. Non, c’est un homme qui lui tire dessus. Oui. La série tue le père de Carlos sans crier gare, juste avant le mariage de Carlos et TK. Non mais pardon, mais ça va pas bien la tête ?
On est habitué aux morts sauvages dans la série, c’est moins pire que ce qu’il s’est passé avec Charlie, mais vraiment, ça semble tellement gratuit de se séparer de ce personnage à ce moment-là. Il reste encore le temps pour l’enterrement dans l’épisode, histoire de nous briser le cœur avec Carlos maîtrisant toujours impeccablement sa tête de chien battu. Non, vraiment, je ne peux pas, Carlos qui pleure, ça me fend le cœur à chaque fois.
Et puis, putain, je venais voir un mariage moi, pas un enterrement et une nouvelle intrigue toute pétée pour enquêter afin de savoir qui a tué Gabriel. Je ne vois même pas quel personnage que l’on connaît déjà ça pourrait être, car on ne lui connaît qu’un collègue et on s’en fout de lui. Si c’est pour entamer une intrigue à long terme où Carlos mène l’enquête chez les Rangers, ça laissera le temps de connaître un peu mieux les suspects, mais bon… Est-ce que j’ai vraiment envie de voir ça ? Non.
Je n’avais pas envie de voir Gabriel mourir non plus, vous me direz. C’est Owen qui organise la cérémonie post-enterrement chez lui, parce que le sol chez les Reyes n’est pas encore prêt pour ça, tout couvert de sang qu’il est. Comme Nancy et Marjann, on rencontre un peu plus la famille de Carlos au passage, aussi, parce que bien sûr, il a deux sœurs qui ont plus de souvenirs que lui de son père. Quant à Carlos, il peut récupérer l’étoile de ranger de son père et découvrir que non, les rangers n’ont aucune idée de qui a pu tuer son père. BORDEL.
Laissez-le se marier et être heureux ? On a déjà perdu la mère de TK, était-ce nécessaire de leur retirer le père de Carlos aussi ? Vraiment, les scénaristes m’énervent sur ce coup-là.