Orphan Black Echoes – S01E07 – The Dog’s Honest Truth – 18/20

Maintenant, tout est vraiment en place dans la saison pour que l’on puisse passer à la meilleure partie, celle où tout découle logiquement des actions précédentes. Il n’y a plus qu’à se laisser porter et bordel, que c’est bon de se laisser porter quand tout est maîtrisé comme ça. Je ne dis pas que j’aime tout ce qu’il se passe ou que je suis du côté des personnages, mais en tout cas, l’écriture est parfaitement cohérente de bout en bout.

Spoilers 

Kira a passé une mauvaise soirée, mais la nuit est encore plus violente quand Eleanor rencontre Lucy.

Death is not something that you can just skip over.

Eleanor

L’épisode reprend sans résumé, ce que je trouve toujours violent après un ou deux jours sans voir d’épisode. Et une fois de plus, le but est de nous faire accrocher au personnage de Kira là où j’aurais plutôt envie de la détester. C’est super compliqué : on découvre qu’elle est traumatisée par le suicide de son pote, ce qui est bien logique, mais Josh va vite être chassé de son esprit quand elle rentre chez elle.

Elle se retrouve en effet nez à nez avec Eleanor, ce qui est logique puisqu’elle est chez elle… mais aussi face à Lucy. Cette dernière a reçu un appel de Neeva et venait juste chercher de l’aide auprès de Kira, mais elle provoque finalement un raz-de-marée dans la vie de la scientifique. Eleanor découvre en effet la vérité sur sa femme et surtout sur elle-même : elle comprend bien vite qu’elle n’est qu’une impression et ça ne lui fait pas plaisir.

Elle n’écoute même pas vraiment les réponses de Kira, trop énervée pour ça, pas plus qu’elle n’a besoin des informations de Lucy pour comprendre ce qu’il se passe. J’aurais aimé avoir la scène où Eleanor ouvrait la porte sur Lucy, mais bon, il faudra se contenter de ça. La scène entre Eleanor et Kira est absolument géniale cependant. J’aime beaucoup comment en peu de temps l’essentiel est dit : Eleanor fait à peu près tous les reproches que j’ai envie de faire à Kira, lui montre bien qu’elle n’est pas l’originale et que non, leur couple n’est pas sincère. Eleanor est morte il y a deux ans et Kira doit s’y faire – vouloir à tout prix récupérer ce qu’on a perdu, ce n’est pas une attitude saine.

La vie, c’est délicat, s’entêter à jouer à Dieu quand on a eu l’enfance de Kira, c’est impardonnable. Et non, Eleanor ne lui pardonne pas. Elle se barre donc de la maison, et bordel, que c’est mérité pour Kira. Malgré tout, j’ai un peu de peine pour elle. L’actrice est bien choisie, vraiment.

Xander

En parallèle, « Xander » explique à son créateur ce qu’il s’est passé avec Jules. C’est terrifiant de le voir ramper comme ça devant… lui-même ? J’ai hâte qu’il pète un câble et le tue. C’est l’ironie qui attend inévitablement Paul, non ? Franchement, le type est un connard qui blâme complètement la version plus jeune de lui, exerçant une manipulation psychologique sur lui à l’aide d’une culpabilité que le jeune n’a pas à sentir en vrai.

De son côté, Jules a passé la nuit à fouiller les affaires de Paul, s’endormant finalement sur des magazines et documents retraçant la vie d’Eleanor. Au petit matin, elle se retrouve confrontée à Xander qui essaie de s’excuser… En vain. C’est depuis l’autre côté de la porte que Xander propose alors à Jules de lui montrer d’où elle vient. Il ne perd pas de vue son objectif : il veut gagner sa confiance. Et même si elle le sait, elle se fait avoir quand même. Je ne le crois pas quand il dit avoir volé la clé de son Prime, par exemple.

Après, il ne ment pas quand il affirme emmener Jules à l’endroit de leur création. La baignoire est un peu bizarre, mais elle semble toujours fonctionnelle. Jules souligne que Paul peut donc continuer de recréer des humains comme il l’entend et je sens qu’elle a bien envie de la détruire, cette baignoire. Cependant, Xander a un autre but : la convaincre que Paul est un génie bien sympa. Pour cela, il lui parle même des bouddhistes qui ont 49 jours pour passer d’une vie à l’autre et, pourquoi pas, d’un corps à une impression.

Même s’il est évident que l’ado est un poil énervée contre Paul, Xander est sûr de réussir à la manipuler. Si Darros est un génie, ça ne se voit pas dans sa version jeune : il se laisse balader par une Jules qui réussit à lui faire croire qu’elle a confiance en lui. Ils se retrouvent tous les deux allongés dans la baignoire et Xander est clairement persuadé que le flirt entre eux est sincère.

Ce n’est pas le cas : Jules attend la première occasion pour l’agresser et l’enfermer dans la baignoire, mais aussi pour lui dérober la clé de Darros. C’est une excellente chose et ça fonctionne : j’ai beaucoup aimé la scène où elle sait jouer de ses charmes pour cela. Par contre, une fois qu’elle a la clé, son objectif premier n’est pas de se barrer, bizarrement, mais de retourner chez Darros. C’est pourtant dangereux dans sa position, mais elle est trop intriguée par l’objet vu dans l’épisode précédent.

Elle le vole donc et réussit finalement à s’enfuir… Seulement, elle a perdu un temps précieux et est vite repérée par Tom sur les systèmes de surveillance. Plutôt que de la récupérer au plus vite, celui-ci se voit toutefois confier l’ordre de suivre Jules de loin. Le but de Paul ? Récupérer Lucy au passage, parce que Jules l’emmènera forcément à elle directement. Il aurait pu réfléchir à ça avant de kidnapper Jules une deuxième fois, tout de même.

Bon, c’est un génie, il trouvera bien quelque chose. En attendant, il décide d’aller remonter les bretelles de son jeune lui qui n’est qu’un échec là où il aurait dû être une version parfaite de Paul. Les choses sont un peu plus compliquées que prévu cependant : Xander accuse Paul de ne pas lui avoir parlé avant de leur sœur mourante, dont il se souvient à présent. Paul ignore l’accusation et se barre, préférant laisser la culpabilité de l’échec flotter au-dessus de Xander. Et il lui rappelle que bon, il est hors de question qu’il soit du gâchis. Chaque chose a un but dans la vie.

Ce n’est pas un discours bien malin à tenir face à un jeune, et c’est sans surprise que Xander s’énerve et finit par se barrer lui aussi quand Paul a le dos tourné.

Lucy

Pendant ce temps, Lucy doit se débrouiller toute seule pour retrouver Jules. Elle décide donc de prendre un flingue et de se rendre dans le bureau du Dr Teller. C’était bien drôle à voir, surtout que l’actrice dégage un joli mood de badass. Après, le Dr Teller refuse de dire ce qu’elle sait. Il faut dire qu’elle ne semble pas savoir grand-chose. Elle finit par avouer que Jules est avec Darros, et c’est la seule information dont Lucy avait vraiment besoin. Quelque chose me dit qu’elle aurait pu le deviner, cela dit.

Lucy retourne auprès de Kira parce qu’elle a besoin de son aide pour accéder à Darros et parce qu’elle aimerait avoir un peu plus d’informations sur ce que Josh a pu dire. Elle n’est pas déçue du voyage, avec une Kira en gueule de bois qui lui explique que Josh s’est suicidé et qu’Eleanor est perdue dans la nature. Elle s’inquiète plus pour Eleanor que pour Jules, évidemment : sa femme, parce qu’elle continue de la voir comme ça, risque de perdre la mémoire définitivement si elle ne prend pas son traitement.

Lucy comprend donc qu’elle n’obtiendra rien de Kira tant qu’Eleanor ne sera pas de retour dans l’équation. Elle décide donc de s’occuper elle-même de retrouver Eleanor. Cette dernière ? Elle a décidé de se rendre auprès de son fils, tout simplement. Lucas découvre donc petit à petit toute la vérité sur ses mères, et ça doit être violent tout de même. Il a été privé de deuil, je ne suis pas sûr que ça soit quelque chose qu’il puisse pardonner à Kira.

Eleanor veut absolument que son fils comprenne que ça ne change rien entre deux de savoir que sa mère est désormais une simple copie, mais bon, Lucas a du mal à le vivre, c’est évident. Il apprend tout de même que sa mère est morte deux ans auparavant. La scène est violente, mais sacrément bien écrite. Bien jouée ? Je ne suis pas certain.

Lucy n’arrête pas d’expliquer que Lucas n’est pas prêt à entendre les explications de sa fausse mère, mais bon, Eleanor a du mal à se faire jeter par son fils tout de même. En plus, Lucy s’impose un peu trop dans la conversation : Lucas n’était pas encore prêt à ça mais ouais, Lucy débarque dans son église sans prévenir.

Eleanor qui explique la vérité à son fils ? Elle insiste sur le fait de lui avoir toujours dit toute la vérité. Une chose est certaine : Eleanor est dans une position différente de Lucy et Jules, parce qu’elle, elle a eu des souvenirs en se réveillant. Ce sont ceux d’une autre, mais ça complique sa vie de clone de tout connaître de la vie de sa prédécesseuse.

Lucy y voit pourtant une opportunité de folie : elle peut enfin savoir ce que c’est que ce souvenir de salle de bain ensanglantée. Elle se sentait responsable de ce qu’il s’est passé parce que… C’est en fait le père d’Eleanor qui s’est suicidé et qu’elle a retrouvé. Eleanor le décrit comme le pire jour de la vie de l’originale. Tu m’étonnes. C’est à ce moment-là que Lucy reçoit finalement un appel de Jules et découvre qu’elle va bien. Elle est en fait avec Craig.

Jules

Contre toute attente, quand Jules se barre de chez Darros, elle trouve dans les bois un chien errant qui ne met pas longtemps à l’adopter. Ouais, ça se fait dans ce sens plutôt que l’autre, c’est comme ça. Avec l’aide de ce chien, elle réussit à négocier de quoi s’offrir un paquet de chips et un coup de téléphone à Craig dans une épicerie du coin.

Le chien errant finit par être un moyen pour Jules de se venger de Darros : elle se rend compte que le chien a une puce et ne doute pas trop que l’homme de main que Darros enverra pour la retrouver comprendra vite cela aussi. Elle a été prise en vidéo dans l’épicerie avec le chien ? Parfait ! Elle se sert donc du chien comme d’un leurre chargé d’attirer Tom à elle.

Et ça fonctionne : Tom est tout content de lui, persuadé qu’il va réussir à retrouver Jules si simplement… Seulement, il ne voit pas débarquer la voiture de Jules et Eleanor. Ces dernières foncent sur lui sans la moindre hésitation et il se retrouve écrasé dans sa propre voiture contre des conteneurs. Oui, Eleanor a accepté d’être présente pour ça. Ah, ben c’est fini la petite vie tranquille de banlieue apparemment.

On ne nous dit pas si elle a pris son médicament, par contre. L’épisode se termine alors par les trois clones enfin réunies, avec Jules qui dit au revoir bien vite à Craig, je trouve. J’aime bien la scène cependant, assez simple et plutôt drôle à regarder. Après, il n’y avait peut-être pas besoin qu’elles soient si violentes avec Tom. Ce dernier survit tout de même, même s’il est mal en point. Ah, et il gagne un chien aussi, parce que celui de Jules reste un chien errant qui n’a pas envie de rester avec sa nouvelle maîtresse finalement.

Kira

Kira mérite-t-elle d’être pardonnée ? Probablement pas, en vrai. Elle est insupportable à vouloir contrôler tout le monde autour d’elle. On la retrouve sur la tombe de la vraie Eleanor, à confier ses regrets et son incapacité d’anticiper sa nouvelle relation de couple avec la copie qu’elle a imprimée. J’aime bien la théorie mise en place par les scénaristes cependant : leur couple ne fonctionne pas parce que Kira est incapable d’être la même qu’avant. C’est si logique.

Kira rentre finalement chez elle pour continuer de fouiller le passé et comprendre ce qu’il s’est passé. En cherchant dans l’ordinateur de Josh, elle trouve une info cruciale apparemment, une info qui vaut le coup d’appeler au plus vite Emily. Cette dernière semble intéressée par ce que faisait Josh avec Darros, mais il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus.

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L’art de la planification

Invite de rédaction Bloganuary
Où pouvez-vous remettre de l’ordre dans votre vie ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je me retrouve une fois de plus à aborder un sujet qui résonne avec ma quête de retrouver ma passion pour les séries : l’importance de remettre de l’ordre dans sa vie. Bon, le truc, c’est que c’est ce que je fais depuis deux semaines, alors la question elle est vite répondue comme dirait l’autre. Vous savez, parfois, on a l’impression que tout est un peu chaotique, que les journées passent sans qu’on puisse réellement se consacrer à nos passions, comme regarder nos séries préférées, donc. Et comment je fais alors ?

Tout d’abord, je me suis fixé le défi de recommencer à écrire un article par jour. Écrire quotidiennement sur mon blog est un engagement que j’ai pris pour maintenir ma passion vivante – même si ça sonne très cliché quand je le raconte comme ça. C’est un moyen pour moi de rester connecté avec d’autres sériephiles (un peu, au moins dans ma tête) et de partager mes réflexions (beaucoup), mes découvertes (rarement), et mes critiques (toujours). C’est aussi un moyen de m’obliger à rester impliqué dans le monde des séries, même lorsque le travail et d’autres obligations prennent beaucoup de mon temps et que je n’arrive pas à voir d’épisode.

Pour y parvenir, j’ai adopté une approche plutôt control freak, comme toujours. Vous me connaissez. Rien que l’idée d’un article par jour, ça en dit déjà long. Je planifie chaque journée, heure par heure, dans mon agenda. Cela peut sembler un peu rigide, mais cela fonctionne pour moi. Et puis, je le fais au crayon à papier, rassurez-vous. En ayant une structure bien définie, je peux m’assurer de trouver du temps pour regarder des épisodes de mes séries préférées (en théorie) et pour rédiger des articles pour mon blog. C’est une question d’organisation et de gestion du temps, et cela me permet de rester connecté aux séries, même lorsque le travail est intense. Eh, j’ai même réussi à reprendre Plus belle la vie (et je suis à jour !). On a les objectifs qu’on a, écoutez.

Je dois avouer que mon début d’année se déroule plutôt bien pour le moment, mais ça ne fait que seize jours. Il paraît qu’il en faut vingt-et-un pour que ça s’inscrive dans le temps. Bien sûr, le travail prend parfois trop de temps et peut interférer avec mon temps libre, ça n’est pas en train de s’arranger avec une semaine où j’ai beaucoup trop d’heures (sup), mais grâce à ma planification minutieuse, je me trouve un équilibre entre mes responsabilités professionnelles et ma passion pour les séries. Enfin, j’essaie.

Bref, je pense que remettre de l’ordre dans sa vie peut être la clé pour retrouver sa passion – ou au moins retrouver le temps d’essayer d’être passionné. Pour moi, cela signifie écrire quotidiennement sur mon blog et planifier chaque journée de manière rigoureuse. C’est comme ça que je vivais le mieux ma passion après tout !

Lessons in Chemistry – S01E04 – Living Dead Things – 17/20

C’est simple, c’est efficace, ça reste un coup de cœur : la série montre que la vie peut réserve de bonnes surprises et qu’on se réinvente toujours, elle montre la résilience, elle montre la vie, tout simplement. Et efficacement, donc. C’est vraiment chouette de voir comme la simplicité de la série est une réussite. Je ne m’ennuie pas, je savoure chaque petit détail. Un régal – même si on est un peu loin du titre, en vrai.

Spoilers 

Elizabeth donne naissance à sa fille.

Your work ? She’s your job now.

Je suis bien content de replonger dans cette série deux jours seulement après les épisodes précédents. Cette série est tellement bien !

Mad

Ma critique de l’épisode précédent commençait par une partie qui s’appelait « vie de chien ». J’aurais pu la réserver pour cet épisode aussi : nous retrouvons Elizabeth alors qu’elle est en train d’accoucher. Cela faisait un moment que je n’avais plus vu d’accouchements à la télévision, mais un accouchement dans les années 50, ça a l’air encore pire que de nos jours, avec tout un tas de femmes parquées dans la même pièce.

L’accouchement en lui-même ? D’une certaine manière, on peut dire qu’il se passe bien : Elizabeth accouche d’un bébé qu’on entend pleurer. Après, c’est super triste parce que la série en profite pour nous rappeler qu’il faut payer l’anesthésie et qu’on voit bien qu’Elizabeth douille énormément. En fait, la douleur est telle qu’une infirmière finit par lui donner un anesthésiant… et qu’Elizabeth hallucine, confondant son médecin avec Calvin. Je suis si triste.

La scène est magnifique, bien sûr, mais c’est si triste. À son réveil de l’accouchement, Elizabeth est donc particulièrement énervée – après la vie, d’une part, mais aussi après l’infirmière qui a décidé de la droguer sans demander son avis. C’est ainsi que sa petite fille se retrouve à s’appeler « mad ». Je me demande ce que la VF donnera. Mad, c’est joli, ça ressemble un peu à Madeline, c’est sûr, mais le jeu de mots est excellent en VO.

Toujours est-il que Mad ne doit pas être un nom facile à porter, vu la connotation ! Il faudra que ce bébé fasse avec, car sa maman n’a pas d’autres idées de prénom. Sa mère, de toute manière, elle veut juste retourner s’occuper de son travail et ne pas rester trop longtemps à l’hôpital. De manière logique et sûrement légitime, ça fait rire une autre mère juste à côté d’elle.

On la comprend : un nouveau-né, c’est du boulot et à l’époque particulièrement, c’est un boulot à plein temps pour la maman uniquement. Et puis, Elizabeth est toute seule pour l’élever cet enfant, malheureusement. Oh, il y a bien des moments où elle imagine que Calvin est là pour calmer Mad et pour les câliner toutes les deux, mais ça ressemble surtout à une torture pour nous. Pauvre Elizabeth, j’ai tant de peine.

S’occuper d’un bébé qui pleure, c’est épuisant, mais il y a pire : il faut gérer aussi le budget (dans un bullet journal ? J’adore ce personnage !). Et c’est compliqué quand il n’y a aucun revenu et plein de dépenses. Un bébé, ça coûte cher après tout. On sent qu’elle passe un mois de septembre de merde la pauvre. Son année est passée si vite !

La maison d’à côté

Comme Mad passe son temps à pleurer, Elizabeth finit par vraiment n’en plus pouvoir. Elle se met à rêver d’avoir de l’aide et se rend donc dans la maison d’à côté où Harriet semble s’en sortir si facilement avec ses enfants ! Dans la maison d’à côté, Harriet continue de s’occuper de ses enfants. Ils comptent les jours – et les semaines – avant le retour du père à la maison. Je l’imaginais veuve, mais non : son mari est médecin et s’occupe de soldats à la guerre. Il y a du boulot… mais tout est géré impeccablement.

Ainsi, quand Elizabeth débarque avec Mad qui pleure, Harriet est la parfaite amie pour Elizabeth. Elle l’écoute, la rassure sur l’envie parfaitement normale d’avoir envie de se débarrasser de son nouveau-né et s’amuse du nom donné à Mad… Non, vraiment, c’est la bouffée d’oxygène dont Elizabeth avait besoin. Et ça nous explique pourquoi la série prenait tant de temps avec ce personnage avant. Cependant, Elizabeth a quand même besoin d’argent, et ça, Harriet n’y peut rien.

Elizabeth cherche autant qu’elle peut, mais la banque refuse de lui venir en aide, lui rappelant qu’elle peut s’estimer heureuse d’avoir récupéré la maison de Calvin parce qu’il avait eu la bonne idée de la mettre sur les papiers avant de mourir. Ben oui, vraiment une chance qui rend heureuse ! L’argent ? Elle finit par en trouver de manière un peu improbable : elle aide tous les scientifiques de son ancien boulot parce qu’ils sont tous moins bons qu’elle. Evidemment.

C’est ainsi qu’elle apprend que son ancien collègue et son ancien chef travaillent à présent sur l’ADN – autrement qu’ils travaillent sur ses recherches, celles de Calvin et les siennes. Elle débarque en furie dans le labo, mais il est trop tard : ils ont déjà reçu un prix et son nom est dans les remerciements, alors voilà, il faut qu’elle s’en contente. C’est si énervant !

Au milieu de la galère, Elizabeth a tout de même son amitié avec Harriet qui l’aide à tenir. J’aime beaucoup la relation d’amitié qui se noue entre elles : c’est juste beau de les voir être capables de se comprendre au milieu des années 50 quand tout va probablement à leur encontre. Elizabeth s’inquiète de savoir si Harriet regrette d’avoir eu des enfants, parce qu’elle a compris qu’elle avait dû mettre en pause sa carrière pour ça, et Harriet en retour lui assure qu’elle aura de bons moments avec Mad.

La conversation les mène aussi à se poser la question de la suite pour Elizabeth. Cette dernière veut continuer ses recherches pour publier enfin en son nom et réussir à intégrer le laboratoire de son choix… Mais pour ça, il lui faut refaire une partie de sa cuisine, puis imiter la voix de Fran pour récupérer du matériel en son nom. J’ai beaucoup aimé la ruse – et le montage qui suit était particulier.

La série insiste en effet pour nous faire revenir Calvin à chaque étape de la vie d’Elizabeth… Et, franchement, je comprends. Je sais pourquoi on nous met ses scènes, mais c’est frustrant cette vision du deuil : non, quand on perd quelqu’un, on ne le voit pas, on ne le retrouve pas comme ça. Oh, oui, on lui parle, je veux bien, on se fait nos conversations dans nos têtes, mais… ça me brise le cœur de voir une série comme celle-ci où le fantôme est si présent. Et puis, le dialogue entre eux est à me briser le cœur aussi ! Elizabeth demande en effet à Calvin s’il savait qu’elle l’aimait. Arf.

Charlie

Dans la maison d’à côté, Harriet reçoit une visite surprise qui la fait hurler de plaisir : son mari est enfin de retour à la maison, un peu plus tôt que prévu. Les retrouvailles sont belles, que ce soit avec Harriet ou avec sa fille. Bon, son petit garçon a un peu plus de mal à se faire à son retour, forcément. La confiance d’un enfant, ça se gagne.

C’est lors de la fête pour son retour que Charlie, le mari, rencontre Elizabeth. La fête est l’occasion de voir Elizabeth retrouver un peu le sourire quand elle entend du jazz et que tout le quartier se met à danser. J’ai forcément un peu de peine pour elle, mais j’aime trop la série pour regretter que ça lui arrive. Sans ça, l’histoire ne serait probablement pas aussi terriblement attachante. Même au milieu d’une fête comme ça, Elizabeth se met à rêver de la présence de Calvin.

Et sinon, on note qu’elle continue évidemment à cuisiner pendant tout ce temps – se concentrant à présent sur des tartes à la myrtille. Plus tard dans la semaine, elle reçoit aussi la visite de son gynécologue qui prend beaucoup trop soin d’elle. Il est sacrément chouette de lui venir en aide comme ça, même si c’est par intérêt : il souhaite qu’elle intègre son équipe d’aviron.

Tout ça mène ensuite à une des meilleures scènes de l’épisode : Elizabeth se souvient à quel point elle aime Calvin, elle en parle à Mad et imite la danse de Calvin… et hop, voilà Mad qui se met à rire. C’était si chouette. J’ai aimé voir Elizabeth se jeter sur son téléphone pour raconter ça à Harriet, en plus. Cela passait bien à l’écran, on dira.

Du côté d’Harriet, les choses ne sont plus si heureuses que ça : elle est ravie du retour de Charlie bien sûr, mais n’apprécie pas trop de voir qu’il continue de privilégier ses opportunités professionnelles à lui.

Sept ans plus tard

Sept ans plus tard, nous découvrons que Mad est devenue une petite fille un peu introvertie. Je l’aime bien, en vrai, elle a l’air toute gentille. Malheureusement, introvertie et gentille, ce n’est pas un mix parfait à l’école. Les autres enfants se moquent donc d’elle parce qu’elle aurait des chaussures de garçon et quand, en plus, la prof leur demande de faire un arbre généalogique… ça craint pour elle. Elle reçoit heureusement le soutien d’une camarade gentille avec elle.

La série surprend alors avec un twist inattendu : cette gentille camarade est Mad. Ouep. Mad est en fait généreuse, au point de donner son repas à une camarade déprimée. Cela ne convient pas du tout à Elizabeth, par contre. Dès qu’elle l’apprend, elle débarque en furie dans le bureau du père d’Amanda. Et c’est un point très important : le père d’Amanda est un producteur de télévision qui est à la recherche d’une nouvelle émission pour remplacer une grand-mère qui rend les audiences plus flasques que… non, je ne répèterai pas cette phrase de l’épisode, tout de même.

Une chose est sûre : il trouve la personne parfaite pour être maternelle mais baisable qu’il cherchait quand il voit Elizabeth débarquer avec son tupperware et ses recettes. Il se précipite après elle pour lui proposer un job qu’Elizabeth refuse aussitôt. On sait toutefois qu’elle finira par accepter.

C’est une jolie manière de montrer comment la vie peut être surprenante, en tout cas.

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Lessons in Chemistry – S01E03 – Living Dead Things – 19/20

Voilà, la série se sert de tout le potentiel de ses acteurs, que je trouvais encore sous-exploités jusqu’ici. Bien sûr, ça se fait avec un twist dont j’aurais préféré me passer. C’est un épisode qui est et restera marquant dans mon année de sériephile, je pense. C’est aussi un épisode qui me fait prendre conscience de mon problème avec les séries Apple pour le moment : chaque épisode, individuellement, est vraiment génial… mais la saison dans son ensemble ? Je trouve que ça manque toujours de quelque chose.

Spoilers 

Elizabeth apprend ce qui est arrivé à Calvin.

I’m a ticking clock.

Après un tel cliffhanger, comment voulez-vous que je ne me jette pas sur le troisième épisode déjà disponible ?

Vie de chien

L’épisode commence non pas par la résolution du cliffhanger, mais par un flashback sur la vie de Six Thirty. Comment est-il devenu chien errant ? Eh bien, en s’enfuyant d’une base militaire où il n’était pas spécialement excellent comme chien militaire. C’est bien simple, il refusait d’écouter les ordres et de faire ce qu’on lui demandait.

C’est en vrai un beau début d’épisode qui se concentre sur le point de vue du chien – et franchement, je ne suis pas du genre à craquer sur les animaux, mais tout son commentaire sur son envie de la protéger et de le protéger, en parlant d’Elizabeth et Calvin et alors qu’on sait vers quoi on se dirige ? La petite montée de la musique et le bruitage du choc ? HORRIBLE.

Calvin se fait donc renverser et Six Thirty décide de se barrer, probablement pour retourner auprès d’Elizabeth. Est-il seulement possible d’avoir une vie aussi merdique ? C’est terriblement triste et même le générique n’arrive plus à nous donner le smile là. Après le générique, nous retrouvons une Elizabeth entourée de policiers lui apprenant ce qu’il s’est passé. C’est juste horrible. Brie Larson est une actrice incroyable, mais donnez-lui un script comme ça et moi je hurle devant ma télévision.

Sincèrement. J’suis pas venu ici pour souffrir OK ? Quelle horreur. Nous la voyons faire quelques démarches pour acheter un cercueil. Nous voyons Fran apprendre le décès au téléphone (non, vraiment, ne décrochez jamais le téléphone. Je ne peux que développer des angoisses avec une série comme ça). Nous voyons ensuite Harriet à l’Eglise avec ses enfants. Comment peut-elle répondre si calmement aux questions des enfants ? C’est horrible.

Et bordel, Aja Naomi King aussi est une excellente actrice qui est sous-employée pour le moment. Sa crise de larmes dans l’Eglise ? Vous me voyez venir, c’est : horrible. À l’enterrement de Calvin, Harriet rencontrera peut-être Elizabeth, non ? Je me suis dit que ça pourrait permettre quelque chose d’un peu moins horrible. Ce n’est pas le cas : l’horreur continue pour Elizabeth quand un journaliste vient lui poser plein de questions sur Calvin – et critiquer Calvin aussi. Franchement. Sincèrement ? Quel métier détestable.

Elizabeth ne tient pas trop le coup à l’enterrement et décide de quitter le cimetière bien vite. La série reprend alors le point de vue du chien pour nous apprendre qu’Elizabeth l’a beaucoup négligé ensuite. Et en vrai, ce point de vue du chien ? C’est horrible aussi. Il nous parle des odeurs de Calvin et de l’absence d’odeurs suite à son décès. Il nous explique la culpabilité de chien face à ce décès, et son soulagement quand Elizabeth arrête de s’occuper de lui pour aller bosser seule. Elle lui laisse quand même des croquettes, avec un système ingénieux pour ça.

Grenouille

La vie doit continuer – doit reprendre en tout cas. Et c’est fou comme en seulement deux épisodes on avait réussi à s’attacher au personnage de Calvin. Franchement, la série va me marquer avec cette mort plus que beaucoup d’autres. La violence, la mise en scène, le timing. Permettez-nous d’être heureux pour des personnages fictifs, merde !

C’est si triste ce qu’il se passe. Et ce n’est que le début : Elizabeth retourne donc au laboratoire pour découvrir que le laboratoire a été vidé en son absence. Les recherches qu’elle menait avec Calvin ? Elles appartiennent désormais à Hastings – et ne vous inquiétez pas que le boss connard est déjà sur le coup pour reprendre les recherches de Calvin, avec un laborantin pourtant pote avec Elizabeth, mais trop habitué à s’écraser dans la vie.

Elizabeth ? Son travail est désormais compromis. Elle ne peut plus venir au labo avec son chien. Elle ne peut plus travailler comme elle l’entend en fait. C’est bien simple, il lui ouvrait des portes parce qu’il est un homme. Maintenant, elle doit gérer en parallèle son deuil – atroce – et son nouveau travail – assistante d’un professeur.

J’ai ensuite eu envie de péter un sacré câble quand on a vu Elizabeth se mettre à vomir. Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours que dans les séries les personnages tombent enceintes dans les pires moments ? Elle ne veut pas d’enfant, bordel. Et maintenant, elle se retrouve à craindre être enceinte et être forcée de se fabriquer un test de grossesse avec des grenouilles. Ouais, si, si, c’est un vrai truc. Je l’ai même vu dans Riverdale, c’est dire.

C’est plus long que les tests de nos jours, cependant. Elizabeth s’occupe donc en préparant le dîner, avant de découvrir qu’elle est enceinte puisque la grenouille expérimentale a pondu plein d’œufs. Mais quelle horreur. Cet épisode me met mal pour elle. J’aimais tellement ces deux personnages. Et maintenant… ça ? Mais. C’est injuste.

Harriet

Et ce n’est pas le point de vue du chien qui m’aide à m’en remettre, franchement. La réaction d’Elizabeth ? Elle sort un marteau pour éclater la gueule de son plan de travail et passer ses nerfs. C’est ce moment qu’Harriet décide être le bon pour venir rencontrer Elizabeth. Harriet est énervée par un article présentant Calvin comme un monstre dans le Time’s. Elizabeth l’envoie bouler, parce que le timing est terriblement mauvais, mais au moins, elles se connaissent maintenant.

Et comme ça, Harriet peut prévenir Elizabeth qu’elle a bien l’intention de faire rétablir la vérité sur son ami. Elle se pointe donc au journal pour faire écrire la vérité sur son ami, mais bon, le journaliste se couvre en assurant que ce sont des citations de ses collègues qu’il a utilisées. Bloquée par une situation face à laquelle elle ne peut rien faire, Harriet décide finalement d’utiliser le journaliste pour qu’il l’aide à obtenir ce dont elle a besoin : du soutien dans sa lutte. C’est énervant.

En parallèle, à la fac, Elizabeth retombe sur le laborantin qu’elle connaissait et qu’elle aimait bien avant. Elle lui demande de faire le nécessaire, en passant par sa copine du moment, pour pouvoir récupérer des affaires de Calvin qui étaient dans le laboratoire. Ce n’est pas gagné cette affaire. Le laborantin ne semble même pas regretter ce qu’il est en train de faire. Pourtant, il commence alors à faire plein de petites erreurs dans le laboratoire. Je n’arrive pas à savoir s’il le fait exprès ou s’il est juste maladroit, mais bon.

Il ment en tout cas à Elizabeth. Il lui ramène toutes les affaires de Calvin, un simple carton, et lui assure qu’il n’a pas pu trouver les recherches d’Elizabeth. Je veux dire, c’est un mensonge évident : il se sert des recherches d’Elizabeth au labo… Ou alors il ne le sait pas ?

Ce qui est bien, en tout cas, c’est qu’Elizabeth arrête de détruire toute la cuisine pour ouvrir le carton des affaires de Calvin et découvrir dedans un vinyle acheté par Calvin pour… Harriet. Elle décide de lui apporter, mais ne souhaite pas pour autant entrer dans la maison. C’était mal connaître Harriet qui l’invite à entrer pour pouvoir s’occuper vite fait de ses enfants, puis lui faire écouter ce disque de jazz. C’est l’occasion pour les deux femmes d’apprendre à se connaître à travers les souvenirs de Calvin – l’occasion de danser aussi, beaucoup moins bien que lui si vous voulez mon avis.

La scène leur fait du bien pour relâcher la pression qui n’est pas tendre avec elles, et ça permet aussi à Elizabeth de se soulager enfin de son secret. Quelqu’un sait donc qu’elle est enceinte et lui assure qu’elle est capable de le faire.

Il n’empêche qu’Elizabeth n’en est pas convaincue. Pourtant, Harriet lui assure qu’elle en sera capable, comme toutes les mères. Elle pense ne pas pouvoir le faire, mais elle grandira – s’étendra – et en sera capable. C’est charmant comme tout, mais on enchaîne sur un montage où on la voit s’épuiser au sport, au travail et aux travaux de cuisine chaque jour. Il est assez évident qu’elle se malmène bien trop pour sa grossesse.

C’est un peu le but de toute manière : quand elle se rend chez le gynécologue – enfin, juste un médecin puisqu’il connaît Calvin – elle explique qu’elle espérait que le problème se règlerait de lui-même. Malgré tout, le médecin la laisse partir, après s’être assuré qu’elle avait un entourage pour l’aider. L’entourage en question ? Un chien et une voisine ? Sérieusement ? Mais bon.

La vie n’est pas très charmante et sérieuse avec Elizabeth après tout. Elle découvre donc ensuite que la faculté souhaite la virer. Fran a eu la bonne idée d’expliquer à son employeur qu’Elizabeth était enceinte, et sans être mariée en plus !, alors bon, ça fait un peu tâche d’avoir une telle employée. Une femme enceinte qui travaille ? Sans être mariée ?

On sent bien que Fran n’est pas ravie de la tournure de l’entretien, mais c’est trop tard, le mal est fait. Bien sûr, Elizabeth refuse catégoriquement d’être virée pour quelque chose dont elle n’est pas responsable et qui ne ferait pas virer Calvin. La scène est bonne. Elle est encore plus terrible avec quelques scènes de recul, quand on découvre qu’en plus Calvin avait l’intention de demander Elizabeth en mariage. Elle ne le voulait pas, mais bon, ça fout quand même des frissons d’imaginer à quel point sa vie aurait pu être si différente s’il avait survécu.

Mais il n’a pas survécu, et maintenant, elle passe son temps au milieu de la rue à parler avec Harriet ou à courir avec son chien. Putain, mais utilise le trottoir ? Je sais que Calvin était sur le trottoir, mais tout de même. Bordel, en tout cas, cette fin d’épisode où Elizabeth met un pied devant l’autre et continue de vivre après avoir craqué, où elle continue de vivre malgré son deuil, c’était magistral.

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