Twisted Metal – S02E10 – M4YH3M – 18/20

Je suis partagé : l’épreuve montrée dans cet épisode est incroyable et j’étais à fond dedans (son titre me promettait tellement de toute manière, je ne pouvais qu’aimer !), mais il y a une sous-intrigue en parallèle qui m’a moins convaincu. Et puis, la conclusion de l’épisode n’est pas le développement que j’avais envie de voir, aussi logique soit-il. Le terrain est prêt pour la fin de la saison en tout cas et j’ai hâte de la découvrir.

Spoilers

La compétition continue dans une épreuve où la solidarité n’est plus de mise – tandis qu’un procès doit être organisé en toute hâte par Calypso.

I’m in roadkill.

Comment ça, ça fait une semaine que je n’ai pas vu d’épisodes ? C’est pas faute d’être en vacances, c’est pas faute d’avoir l’impression d’avoir du temps et d’avoir vu des séries régulièrement, c’est vraiment juste que j’ai abusé de Disneyland ET que les autres jours, j’ai remis un coup un peu violent à l’étrier du taf, pour anticiper autant que possible la surcharge à venir. Ouais. C’est désagréable, mais écoutez : c’est la fin des vacances autant que c’est déjà la fin de cette saison de Twisted Metal. Je suis déçu de cette diffusion express avec plusieurs épisodes par semaine, parce que vraiment, un mois de kiff seulement, c’est trop court. Et en même temps, vous remarquerez que je me jette sur ces épisodes, hein.

Il faut dire que le cliffhanger était assez réussi pour donner envie de revenir (hum, pas comme pour Alien Earth donc). Et ce n’était que le début, en plus ! En effet, l’épreuve qui fait suite à ce super bal est une folie monumentale. Ils doivent conduire de nuit au milieu d’une piste terrifiante avec plein d’éclairs qui tombent de manière un peu aléatoire parmi les voitures. Ce n’est pas ça qui rend cette étape si fun. Non, ce qui rend ce concours fun, c’est qu’ils ont en plus chacun un autre conducteur à tuer.

La femme-crapaud doit tuer John, qui doit tuer Axel, qui doit tuer Quiet (il est soulagé), qui doit tuer Mayhem (oh bordel !), qui doit tuer Raven, qui doit tuer la femme-crapaud. C’est un sacré bordel, tout ça ; le pire étant probablement que Quiet se retrouve face à un dilemme terrible : elle ne veut pas tuer Quiet, mais elle ne veut pas perdre la compétition non plus. Bon, puis faut qu’elle fasse attention à sa vie. Elle peut au moins compter sur la présence de John qui la contacte par radio. C’est déjà ça.

Il ne peut le faire qu’un temps, car Vermin (la femme-crapaud a un nom !) s’en prend à lui. Par chance, Raven est rapide elle aussi : elle élimine Vermin grâce à sa voiture qui peut jeter des éclairs aussi. Vermin a une mort absolument horrible, cela dit, avec sa voiture qui explose. D’une manière ou d’une autre, elle survit quand même, réussit à finir sur le pare-brise de John, le supplier car elle ne veut pas mourir, tomber sur la route et se prendre un éclair dans la tronche. Aïe. C’est pas pire que la mort de Dollface, vous me direz, parce que l’air de rien, la mort est comique : voir Vermin cracher sur le parebrise de John, c’était un peu risible.

Bon, ça n’empêche que la course continue. On découvre qu’en éliminant sa cible, on gagne le droit de retourner au garage. Ce n’est pas ce que veut faire Raven, bien sûr, mais ça peut permettre à Mayhem de survivre non ? Je n’ai pas du tout envie de la voir mourir, moi. Si elle peut survivre comme ça, ça me va. Si Quiet est éliminée, ça me va.

Mais Quiet ne veut pas être éliminée, évidemment. Elle aide John à se débarrasser de Marcus (sans le tuer pour autant), puis réussit à prendre en chasse Mayhem, qui est en galère elle aussi parce qu’un éclair a mis Quatro hors service. En espagnol. Elle hésite tout de même à tirer et ne sait pas comment faire. Elle est sur le point d’appuyer sur le bouton quand Raven tire un coup traitre dans son dos, sur les voitures de John et Quiet. Ils ont le temps de s’éloigner, mais libèrent un passage vers la voiture de Mayhem.

Cette dernière perd ainsi la course, finissant dans un poteau et laissant croire à tous que Mayhem est morte. Elle est éliminée du concours en tout cas. Quiet et John sont terrifiés par la nouvelle et se précipitent aussi, ce qui donnent un excellent moment pour la série. Ils sont toujours ultra bien habillés, courent sous la foudre et sortent Mayhem de la voiture. Je me rends compte que Mayhem ne peut qu’être un personnage qui divise à ce stade, tant toute la saison finit par tourner autour d’elle alors qu’elle est juste un perso random à la base.

Comme j’adore l’actrice, je suis content moi. Enfin, à ce moment-là, j’étais surtout angoissé, parce que j’ai vraiment cru qu’elle allait y passer. Finalement, elle est encore en vie. Bien sûr, Raven décide de faire en sorte d’aller tuer le trio qui est exposé au bord de la route. Elle leur fonce dessus, sauf qu’elle oublie un détail qui a son importance : Axel est encore dans la course lui aussi. Il n’hésite pas à se jeter devant le trio pour le sauver, se mangeant à la place l’éclair qui devait les tuer.

Il le fait pour sauver Mayhem, ce qui arrange bien nos héros aussi – pourtant Quiet était prête à la tuer, malgré des petits flashbacks pour nous montrer son hésitation. C’est terrible : Axel meure en demandant à John et Quiet de protéger Mayhem quoiqu’il arrive. Personne ne saura donc jamais qu’il lui avait sauvé la vie une première fois ?

Je voulais vraiment une scène Mayhem/Axel, moi, et si possible avec ensuite un choix cornélien pour Mayhem où elle doit choisir qui tuer entre Quiet et Axel. Là, c’est juste déprimant à souhait… Et en même temps, ça rend ça excellent. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode, qui n’est pas terminé pour autant ! En effet, on assiste ensuite à un flashback où l’on découvre que le vœu de Mayhem est tout simplement de trouver un endroit où elle soit à l’aise, un endroit où elle soit la bienvenue. Bref, la famille formée avec John et Quiet, finalement.

Les scénaristes poussent le vice loin en nous montrant qu’elle l’a trouvée quand elle se réveille auprès d’eux, mais c’est pour mieux lui retirer à la fin de l’épisode. En effet, elle remercie John et Quiet de l’avoir sauvée, assure qu’elle sera dans une des voitures qu’ils conduiront au round suivant et… non. John veut qu’elle se repose et reste en vie, en fait. Mayhem devrait comprendre que c’est ça l’amour, aussi. Elle est trop inexpérimentée pour la course – et en même temps, elle survit depuis un moment…

Toujours est-il que Mayhem finit l’épisode toute seule. À la base, c’est simplement pour se reposer. En fait, elle préfère suivre Calypso, découvrir le contenu mortifère de la dernière épreuve et retourner prévenir ses amis. Malheureusement, elle surprend une conversation entre John et Quiet : John insiste pour dire qu’ils doivent se débarrasser de Mayhem et rester tous les deux désormais, car elle est un risque. Elle entend qu’ils ont saboté sa voiture pour la première épreuve, qu’elle met en danger leur mission et… Elle le vit mal, surtout quand Quiet confirme que John a raison. Je suis sûr qu’elle se barre juste avant que Quiet dise quelque chose qui aurait été en sa faveur. La voir quitter le tournoi, ça m’a fait chier. Comme je disais, j’adore l’actrice, et ça sent le cliffhanger de saison pour elle. Est-ce qu’elle sera dans le dernier épisode ? J’en doute.

Avant ça, John et Quiet ont aussi eu l’occasion de croiser Raven. La course étant finie, ils lui disent tout le mal qu’ils pensent d’elle, notamment parce qu’elle a failli tuer Mayhem, une enfant pour eux. John évoque alors l’ex de Raven, pour qui elle fait tout ça, alors que Quiet a les bons mots pour l’achever : « si elle se réveille, est-ce qu’elle te reconnaîtra ? ». Est-ce qu’elle aimera l’immonde connasse prête à tout que tu es devenue ? La question a le mérite d’être posée… Et c’est une bonne trouvaille scénaristique pour semer le doute dans l’esprit de Raven.

Et bien sûr, en parallèle, il y a une partie d’épisode dans laquelle je me suis retrouvé moins impliqué. S’il ne reste que six conducteurs dans la course, c’est parce que d’autres sont mis de côté : Stu, Mike, Grim et Sweet Tooth ont enfreint les règles de Calypso. Il y a des meurtres qu’il veut régler. Il accuse Stu d’avoir tué Dave, ramenant son cadavre devant tout le monde et le forçant à mordre les fesses du cadavre pour vérifier que ça corresponde à la morsure déjà présente. J’ai un peu ri, surtout que Sweet Tooth est fier de découvrir que Stu est un meurtrier cannibale – c’est la théorie de Calypso.

Finalement, la vérité éclate rapidement quand Stu la raconte et tout le monde le croit. Mike n’ayant pas révélé le cannibalisme de Dave, il se prend tout de même un coup de couteau dans l’épaule de la part de Calypso. Outch. On voit que ça pose problème à Stu…

Grim et Sweet Tooth, eux, sont convoqués aussi auprès de Calypso : il veut régler le meurtre d’Harold. Pardon ? Je suis un peu du côté de Grim sur ce coup-là : c’est un être fictif, à un moment donné, il n’a pas vraiment enfreint les règles du concours. Pour autant, Calypso est intransigeant avec son tournoi : il punit donc Grim en le privant lui aussi de ses compagnons imaginaires – ceux dont il a aspiré l’âme. La série se permet un petit gag sur Stu qui ne comprend jamais rien et qu’est-ce que ça fonctionne. Il n’y a qu’eux pour se permettre ça.

N’empêche, je trouve ça un peu nul qu’ils ne soient pas dans l’épreuve éliminatoire avec les autres. Calypso n’est pas un super organisateur, je trouve. C’est dit. La fin de l’épisode voit alors Stu réclamer son indépendance auprès de Sweet Tooth. C’est culotté de sa part, mais ça montre à quel point le personnage a grandi : il déclare à Sweet Tooth qu’il ne fera pas la dernière épreuve avec lui, mais avec Mike, parce que Mike est son meilleur ami, son Harold. Mouais. Il faudrait les revoir interagir vraiment ensemble avant cette scène pour qu’elle fonctionne pleinement sur moi.

Ce qui est sûr, c’est que Sweet Tooth accepte de voir son fils voler de ses propres ailes, tout en lui soulignant que s’il quitte le nid, il n’hésitera pas à le tuer dans la prochaine épreuve. Allez. Hâte de voir ce que va donner cette dernière épreuve maintenant !

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Alien Earth – S01E03 – Metamorphosis – 14/20

Si j’ai trouvé davantage de pistes intéressantes qui pourraient être exploitées et visitées par la suite dans cet épisode, il a aussi moins réussi à marquer de la tension et de l’action. On est largement en-dessous du niveau des films. Il y a des perspectives, il y a des moments-clés, mais dans l’ensemble, j’ai l’impression qu’il y a plein de fric dépensé pour un résultat qui ne fait pas toujours honneur au meilleur de la saga. Ce n’est pas le pire non plus cependant.

Spoilers

Même résumé que l’épisode 2 en vrai, mais on bouge plus vite vers une conclusion de première intrigue.

So Wendy is just out there ? WIth all these…things ?

Eh, vous savez quoi ? J’aime bien le générique et l’idée de faire le « Précédemment » de cette manière… mais j’ai peur que sur le long terme, ça me fasse oublier trop de choses. Les images, c’est top, mais le son et les répliques, ça peut aider aussi. L’épisode reprend là où le précédent s’est achevé et, à vrai dire, je suis content de ne pas avoir eu à attendre une semaine : c’est l’une des premières fois que la série me réveillait en fait.

La première scène de l’épisode s’éloigne toutefois du cliffhanger pour qu’on puisse assister à une scène où deux filles des Lost Boys discutent de l’obsession malsaine pour Peter Pan, des noms de code et du fait qu’elles soient 50% de filles dans les Lost Boys. Mouais. J’imagine que ça se veut méta et d’habitude j’adore ça, mais comme cette obsession est trop marquée dans le premier épisode, ça m’a moins motivé.

En attendant, Kirsch est convoqué par Kavalier pour rendre des comptes. Cela ne se passe pas trop bien pour lui car Kavalier lui reproche bien vite d’avoir eu la mauvaise idée d’abandonner Wendy et Slightly qui ne sont que des enfants. Il devait les surveiller et il n’en a rien à faire du frère de Wendy. Je te comprends !

Wendy s’élance à la recherche de son frère, abandonnant Slightly avec de gros œufs de bestiole qu’elle surnomme « omelette ». Le début d’épisode la voit courir un peu partout, m’enfin, elle retrouve bien vite son frère, une fois de plus… mais l’Alien aussi. Pourquoi l’a-t-il gardé en vie ? Mystère. Il l’a foutu avec des restes de viande peu appétissants pour nous. Le Xenomorphe observe ce qu’il se passe, mais il ne semble pas vouloir les bouffer. Oh, Joe est terrifié, mais il veut quand même protéger sa petite sœur, parce qu’il est un soldat et qu’elle est supposée être une enfant.

Wendy/Marcy est un peu plus qu’une enfant à présent, par contre. Elle protège mieux son frère qu’il ne le fait et il finit par l’accepter. Elle a un sacré sixième sens qui lui permet de blesser avec son sabre l’alien qui les poursuit… Le frère et la sœur découvrent donc enfin que le sang d’un Xenomorphe est de l’acide qui peut tout transpercer. Joe survit une fois de plus, mais il finit par être isolé de sa sœur.

Il la cherche, partout, et est une fois de plus attaqué par l’extra-terrestre. Il ne parvient à être aussi terrifiant qu’il le devrait. C’est un problème : à force de laisser Joe survivre pendant toute ma soirée, il ne peut plus me faire aussi peur qu’il le devrait. Même le coup de l’acide, c’est normalement terrifiant… Et là, bon, c’est vite évacué.

Vite évacué, eh, comme le Xenomorphe qui se retrouve pris au piège derrière une porte coulissante. Il a le temps d’embarquer avec lui Marcy, sous les yeux d’un Joe dépité.  Sa sœur est embarquée par l’alien, se bat beaucoup avec lui et… elle survit. Lui, il continue de regarder tout ce qu’il se passe et se précipite dès qu’il le peut vers la porte ouverte, quitte à y laisser la vie.

C’est finalement le Xenomorphe qui est mort (quoi, déjà, tout ça pour si peu ? Ses œufs ont intérêt à éclore vite !), mais Wendy est blessée aussi. La machine s’effondre finalement au sol. Joe s’allonge à côté d’elle… et on va peut-être changer d’intrigue finalement ?

Oui et non, en vrai : on retrouve Slightly qui surveille les œufs. Assez vite, un de ses collègues Lost Boys le rejoint. Ils sont deux enfants qui se racontent tout ce qu’ils ont vu et leur assaillant, et c’est plutôt bien écrit pour le coup. C’est insupportable comme des enfants peuvent l’être, mais c’est bien écrit car c’est ce qu’ils sont.

Ils sont ensuite rejoints par Morrow qui s’amuse à leur faire peur. Il comprend rapidement qu’il a affaire à des enfants, cherche tout de même quelques infos sur l’endroit où il est (New Siam, Prodigy) et lance un transfert de données. Il continue de parler avec les synthétiques et s’amuse de les voir parler de parents. Bordel, ils sont cons ces gamins dans les synthéthiques ! Ils mettent en danger le secret de leur existence devant un cyborg.

Ils sont rejoints par Kirsch, heureusement, qui les protège. Il fait remarquer à Morrow qu’un vaisseau spatial est un objet et qu’il appartient donc au propriétaire des lieux – Prodigy. Morrow cherche à percer le secret des synthé, en vain, et finit par accepter sa défaite. Il s’enfuit alors que le soeufs sont sur le point d’éclore.

Pourtant, dans la scène suivante, tout est bien dans le meilleur des mondes : on voit Kirsch évacuer le reste des Lost Boys, apprendre que le cyborg s’est barré loin et tout l’immeuble est vidé de ses habitants. Dit autrement : c’est la fin de cette première intrigue. Cela me donne l’impression d’avoir regardé un film plus qu’une série. Cependant, il reste encore du temps dans l’épisode ; et le montage musical est sacrément lent. Les Lost Boys, Kirsh, Wendy et Joe sont finalement ramenés à Neverland. Oui, oui, Joe aussi.

La série est TELLEMENT lente à passer à la suite, par contre ! On voit tout ce petit monde arriver, puis les spécimens, y compris le cadavre de THE Alien qui n’a pas réussi à me faire peur. On passe ensuite aux réparations de Wendy effectuées par les scientifiques – il y a sa « maman » Sylvia, son « grand frère » dont j’ai pas le nom et Kavalier qui prend les décisions. Kavalier dérange clairement les scientifiques avec ses questions.

L’œil-araignée finit lui aussi à Neverland. Kirsh demande à Kavalier, qui vient voir les spécimens, si ça valait vraiment le coup de tout risquer pour un nouveau jouet – les prototypes. Kirsh, qui est un synthétique, peut rester dans le laboratoire sans que ça ne pose problème. Ce n’est pas le cas de Kavalier : dès qu’il passe à proximité de l’œuf, celui-ci est à nouveau sur le point d’éclore. Bon. Donc les synthés ne craignent pas l’alien. Les humains, si. Les cyborgs, à moitié ? Faut vraiment que je me refasse les films !

En attendant, Kavalier est interrogé par une synthé qui cherche à comprendre pourquoi Wendy est sa préférée. Elle trouve ça irrationnel, surtout que Wendy ne pense qu’à son frère quand elle, elle veut devenir plus intelligente que Kavalier. C’est exactement ce qu’il souhaite alors je pense qu’il et plutôt excité à l’idée d’avoir cette synthé qui apprend le français en une semaine grâce à des programmes. Et tant pis si c’est une enfant. Il lui assure en tout cas qu’elle pourrait devenir sa préférée si elle continue comme ça. Bordel. Kavalier est peut-être un prodige, mais je le trouve bien détestable.

En parallèle, Slightly et son pote dont je n’ai pas le nom sont interrogés par un homme de main de Kavalier. Il veut savoir ce que le cyborg a murmuré à Slightly avant de s’enfuir – une machine l’est-elle toujours ? – et ça s’arrête là. Le truc, c’est qu’on sent bien qu’il y a des attitudes humaines qui se développent dans ces synthés à la conscience humaine. Enfin. « Conscience », du coup.

Autant certains paraissent humains, autant il y en a d’autres, comme la rousse, qui me paraissent moins crédibles en humain et beaucoup plus en machine. Chacun se développe donc à sa façon ? La rousse a une vraie crise d’identité apparemment.

À New Siam, Morrow se débrouille pour contacter Yutani, sa boss. Il est surpris de voir que sa boss est désormais la petite-fille de celle qui lui donnait des ordres avant, lui communique les infos sur ce qu’il s’est passé et refuse de « rentrer à la maison ». Il lui explique que sa maison, ce sont les prototypes : les gens qu’il connaissait sont morts après tout. Ma foi.

Il en connaît d’autres désormais. Il parvient ainsi à parler Slightly malgré la distance. C’est pratique la télépathie comme ça entre machine. Slightly a peur de parler à cet inconnu, mais il finit par accepter d’être son ami. Il est assez clair que Morrow comprend bien ce qui est en train de se jouer à Neverland et commence à deviner qu’il a vraiment affaire à des enfants humains. Cette intrigue pourrait commencer à m’intéresser, en vrai, mais ils sont sur une corde fine.

Wendy finit par se réveiller et il n’y a personne pour s’en rendre compte car c’est au milieu de la nuit et d’un somme de Sylvia. Ce n’est pas si crédible qu’une synthé ne soit pas surveillée du tout, non ? Elle se déplace sans problème dans le complexe, pendant que Joe est opéré et que Kirsh commence à étudier l’œuf de Xenomorphe. Pourquoi pas. Une étrange connexion se fait entre Wendy et l’œuf : elle semble l’entendre à distance (normal, on l’a vue passer un test où elle avait une super-ouïe) et beaucoup souffrir quand un spécimen est tué, puis découpé menu. Elle se rapproche, toujours sans que personne ne capte sa présence. Il n’y a pas d’alarme quand la porte s’ouvre ? Personne pour l’entendre s’effondrer au sol juste derrière eux ? Ils sont bizarres ces synthés. Et ils jouent avec le feu !

C’est en tout cas déjà la fin de l’épisode, avec un mini alien foutu dans un aquarium pour bouffer un autre spécimen et Wendy étalée au sol. Pas convaincu par cette fin, parce que clairement j’ai raté une étape ou quelque chose. Pas grave.

Est-ce que je reviens la semaine prochaine ? Probablement, car ce troisième épisode a ouvert des pistes intéressantes… mais la série ne me convainc pas à fond pour l’instant.

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Alien Earth – S01E02 – Mr October – 14/20

La série commence à taper un peu plus dans son potentiel avec une ou deux scènes vraiment bien foutues et marquantes. Est-ce que c’est suffisant ? Clairement pas ! Je trouve qu’il y a des paresses dans l’écriture des personnages et que ça reste trop superficiel à bien des moments – tout en essayant de mettre de la profondeur à d’autres endroits. Je me transforme en cliché qui ne cherche que l’action et l’horreur, je crois, mais il faut bien reconnaître que la série peine à trouver son rythme, non ? C’est parfois très lent et bim, d’un coup, plein d’action. Rendez-moi les épisodes de 42 minutes.

Spoilers

Wendy veut retrouver Joe, mais survivra-t-il jusque-là ?

Just so you know, I’m the least of your problems.

Même si le premier épisode avait des défauts très visibles, j’ai envie de croire au potentiel de la série, parce qu’il y en a un et il n’est pas négligeable. Outre la saga que j’aime beaucoup, il y a dans cet épisode 2 la possibilité de faire bouger les intrigues et les dynamiques pour qu’on commence à s’intéresser vraiment aux personnages. C’est peut-être le plus gros problème pour l’instant, à part Wendy, on ne peut s’attacher à personne… Et Wendy, elle me laisse de marbre pour le moment.

C’est grave, mais j’arrive au stade où j’attends le Xenomorphe pour espérer qu’il gagne, parce que j’ai beaucoup, beaucoup de mal avec les humains dans cette série. Il faut dire qu’on est représenté par Kavalier et une scientifique qui joue les mères de substitution pour Wendy, ça n’aide pas du tout. Ils se félicitent d’avoir mis fin à la mort, mais Kavalier s’ennuie de n’avoir personne de plus intelligent que lui à qui parler. Mouais.

On nous balance dans un milieu géopolitique un brin complexe en tout cas. On voit ainsi Kavalier s’amuser de refuser la demande de la propriétaire du vaisseau de recherche de venir le chercher. Elle est sur son territoire, alors il veut l’exclusivité de ce qu’il y a dans le vaisseau. Evidemment.

La première scène de l’épisode reprend sur le groupe de Joe qui trouve de nouveaux cadavres dans un bloc opératoire du vaisseau. Ils prennent le temps de s’arrêter et d’essayer de comprendre ce qui a pu se passer, mais reprennent vite leur route : ils sont là pour sauver des gens après tout. Ils se mettent en danger au passage, devant sauter par-dessus un gouffre important.

C’est le moment que notre alien préféré a choisi pour se décider à attaquer, en tout cas : c’est excellent à suivre. Il y a un filet de bave qui tombe sur Joe/Hermit au moment où il allait sauter par-dessus le gouffre. C’est assez incroyable de voir qu’il réussit à survivre et s’enfermer dans un ascenseur, mais il faut bien qu’on connaisse quelques personnages avant de les voir mourir. Un flashback nous révèle que 24h plus tôt, il a demandé à démissionner – le tout suivi par sa sœur sur sa tablette et par les scientifiques surveillant Wendy. Elle le voit demander à démissionner, en vain, et elle décide de lui venir en aide. Elle ne peut pas faire grand-chose, mais elle parvient à communiquer avec lui en utilisant une réplique de L’âge de glace qu’elle envoie à la machine en touchant sa tablette… J’aime bien la science-fiction, hein, mais c’est gros, même pour le futur. Non ?

Dans son vaisseau, Wendy fait confiance à Slightly, un autre lost boy qui n’est pas bien malin et trahit son secret en dix secondes. Au moins, tout le monde sait qu’elle a un frère sur Terre comme ça. Les synthétiques arrivent finalement sur le lieu du crash. Wendy y cherche immédiatement son frère en touchant les écrans pour voir toutes les caméras – mais sans être capable de savoir par elle-même à quel étage est son frère. Elle peut « changer de chaîne » et accéder à distance aux ordinateurs, mais pas voir que c’est l’étage 65 ?

Elle n’écoute aucun ordre et se rend seule à la recherche de son frère. On lui impose toutefois Slightly, à qui elle peut rapidement dire qu’elle sent que quelque chose est là. Sans blague.

Le reste des Enfants perdus se promène dans le vaisseau avec le scientifique qui leur sert de leader –(Kirsch) et leur explique qu’ils ne doivent pas avoir peur car ils ne sont pas humains. Ce ne sont pas quelques spécimens venus de l’espace qui les tuera… mais eux ne sont jamais que des enfants dans un corps d’adulte. Ils retrouvent rapidement les soldats sacrifiés par Morrow dans l’épisode précédent, puis un chat difforme et ensanglanté. L’image est dégueu : il n’est pas difforme, en fait. C’est un chat qui est infecté par l’espèce d’œil-araignée vu dans le premier épisode. Avec ce genre de scène, la série marque des points car c’est ce que j’en attendais… mais c’est loin d’être suffisant, non ?

Il faut croire qu’ils m’ont senti venir, en tout cas. On retrouve en effet Hermit au 65e étage juste après. Il croise un soldat Prodigy et sympathise avec juste assez de temps pour qu’on puisse avoir de la peine pour lui. En effet, le soldat se fait dégommer par notre alien préféré, avant d’être jeté sur Hermit. Au passage, Hermit enfonce la porte d’un riche qui refusait d’évacuer en se prenant pour un versaillais du XVIIe. Il est servi : il finit coupé en deux, alors que tous les invités se font tuer les uns après les autres.

Hermit survit ENCORE une fois, et ça devient ridicule à ce stade d’être si chanceux. Bon, allez, ça permet de faire la série, on va dire. Il récupère l’arme de son pote et entre à son tour dans l’appartement du riche. Pardon, mais que compte-t-il faire ? N’a-t-il pas un instinct de survie qui lui dit de FUIR au plus vite ? Il faut croire que non. Il se fait attaquer par le Xenomorphe et est à ça de mourir, mais finalement, il survit : il est plus increvable qu’un synthétique, en fait. C’est Morrow qui lui sauve la vie en tirant sur l’alien, puis sur Hermit lui-même. Le tir n’est pas mortel, mais Morrow s’occupe de retrouver le Xenomorphe, pas de tuer des gens. Techniquement, il n’a pas tué les deux soldats lui-même.

Morrow embarque donc le Xenomorphe dans une sorte de sac à patates, mais il est arrêté en chemin par des soldats de Prodigy. Comme l’alien peut sentir la peur, il se réveille et s’attaque vite à eux, laissant un sacré massacre derrière lui, avec plein de bouts de corps. Soit. Il n’attaque pas Morrow comme Morrow n’a pas peur… mais pourquoi l’a-t-il attaqué dans le premier épisode alors ?

Un peu plus bas, dans le vaisseau, Kirsch est appelé par les Enfants perdus qui ont eu affaire à l’œil-araignée. Ils lui disent que c’était dans le chat et sont clairement terrifiés. Faut dire, il y en a une qui a failli perdre son œil aussi, c’était moins une avant qu’ils ne le capturent. Kirsch analyse la situation et les écrans du Maginot, avant d’organiser un confinement rapide des spécimens du vaisseau.

De son côté, Joe rêve de sa famille puis se réveille au milieu des cadavres ensanglantés de tous les riches pas si versaillais et très très morts. Pardon, mais pourquoi ne vomit-il pas ? Pourquoi n’a-t-il pas peur ? POURQUOI NE S’ENFUIT-IL PAS DE CET IMMEUBLE SUR LE POINT DE S’EFFONDRER ? On ne saura pas. C’est apparemment plus important de se souvenir de son papa, de matchs de baseball et de parler à un mort comme s’il était là. Mais lol.

C’est à ce moment que sa sœur le retrouve enfin. Si elle ne lui donne pas tout de suite son identité, Slightly finit par le faire assez vite tout de même. Avant même de le savoir, Joe avait déjà décidé, de toute manière, de suivre les deux synthétiques à l’avant du vaisseau. Il doit avoir compris qu’il serait plus en sécurité avec eux. Une fois qu’il sait qu’il a affaire à sa sœur, il veut vérifier que c’est bien elle et le fait en lui posant quelques questions sur son enfance. Jamais un gros orteil n’aura provoqué autant d’émotions, je crois, mais c’est peut-être à cause de l’envolée de la musique qu’il y en a tant.

Le cliffhanger final se produit alors : le Xenomorphe débarque et s’attaque à Joe, le prenant avec lui. Joe n’est toujours pas mort, alors Wendy se jette à leur poursuite, en laissant Slightly derrière elle. Heureusement qu’il y a de la musique pour nous ambiancer à ce moment-là !

Oh, et le titre de l’épisode ? Une sombre histoire familiale pas bien passionnante d’Hermit et Joe.

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Alien Earth – S01E01 – Neverland – 12/20

La note parle d’elle-même : je suis déçu. Je ne peux pas critiquer la qualité des images ou l’aspect très léché de la production en général, mais j’ai trouvé que le scénario manquait vraiment d’originalité. Il manque sacrément de rythme et ne parvient pas à me convaincre pour le moment : les personnages sont caricaturaux, dans le mauvais sens du terme, les répliques hyper convenues et vraiment, que c’est lent à se mettre en place ! Et en vrai, ce n’est pas forcément un problème la lenteur, parce que parfois c’est bien fait et ça fait du bien… Mais là, bon, y a beaucoup de moments où ça ne se justifie pas. Quand je regarde le temps qu’il reste à plusieurs reprises sur un premier épisode, c’est que quelque chose est foiré dans l’immersion.

Spoilers

Un vaisseau s’apprête à s’écraser sur Terre, mais il va prendre son temps.

I’m not your brother.

La série commence par une mise en contexte écrite. Je n’aime pas toujours ces idées tordues où on ne retient rien d’un texte à rallonge à première lecture comme dans Star Wars, mais là, ça me va. C’est court, mais efficace : nous sommes dans le futur où une guerre fait rage entre Cyborgs, Synthétiques et Hybrides. Jusque-là, ça va. Peut-être qu’on pourrait nous en dire un tout petit plus sur ce qu’est un Synthétique, mais eh, ce serait me tirer une balle dans le pied que de le dire après cette introduction de critique. Non ?

Bref, nous sommes au début de la série en 2120 à 1300 millions de kilomètres de la Terre dans un vaisseau spatial où cela fait 65 ans que la mission Maginot a commencé. On y assiste au réveil d’un groupe d’explorateurs qui dormait dans des pods me rappelant ceux de Dollhouse… Ils étaient cryogénisés, bon, classique pour un voyage dans l’espace, vous me direz.

Ensuite… Eh, on ne comprend rien en vrai. C’est un peu longuet en plus, tu m’étonnes que l’épisode dure une heure ! Il y a plein de personnages qui parlent de gens qu’on ne connaît pas bien, puis des quatre entreprises – pardon, cinq – qui dominent le monde. On en a une qui a toute l’Amérique et la Lune, par exemple. OK. Il n’y a pas de pays, mais des entreprises, et la guerre qui fait rage entre les trois groupes vise à déterminer quelle entreprise gagnera. On insiste particulièrement sur la petite dernière, dirigée par le jeune Kavalier. Cela aura sûrement un impact pour la suite. C’est une exposition déjà lourde pour une saga qu’on connaît. Ne sommes-nous pas là juste pour voir des aliens ?

Onfinit par en voir quand l’équipe se trouve confronté à un gros problème : ils n’ont plus de communication, plus de journal de bord et brûle trop de carburant. Ils envisagent donc de se débarrasser des spécimens qu’ils ont récupéré (dans l’espace ?). Le seul problème, c’est que leur mission, c’est de les collecter. Certains autres envisagent donc de prévenir la sécurité si la conversation devait se prolonger.

C’est assez clair, tout en étant un peu étrange, car il y a beaucoup de personnages et je ne sais pas trop quoi en penser. Sont-ils les héros de la série ou vont-ils tous crever dans trente secondes comme je m’y attendais au départ. Ils retournent se coucher et le montage nous indique qu’ils sont possiblement en danger : la musique devient terrifiante, il y a quelques petits flash et zoom sur les spécimens… Je n’ai pas envie d’être à leur place, hein.

Sur Terre, nous découvrons l’île de Neverland (le pays imaginaire, pas de doute, c’est Disney +) où se situe un laboratoire de recherches. On y rencontre un scientifique et son enfant chauve (et malade) qui a peur des scorpions. Je peux comprendre, mais c’est bien tout ce que je comprends pour le moment. Il aurait peut-être fallu que je revois quelques films avant. En tout cas, l’enfant est amené dans un laboratoire pour un transfert de conscience dans le corps d’une femme qui me paraît plus âgée, mais bon.

On retrouve dans ce laboratoire le personnage de Kavalier qui dirige apparemment les choses. Il indique à la gamine qu’elle va être la première personne humaine à être transférée dans une synthétique. Eh, ça je l’avais vu dans la bande-annonce au ciné et ça me donne l’impression que la série commence enfin. J’espère qu’une fois l’intro longue passée, ça va évoluer dans un sens un peu plus dynamique. Non, parce que là, on a des répliques très clichées (je suis spéciale/tu es très très spéciale) et des extraits de Peter Pan (je rêve mes séries en couleur, faut croire). Si le futur, c’est juste comme aller chez le dentiste et regarder un écran au plafond pendant qu’on nous lobotomise, non merci. On découvre en tout cas que la gamine, Marcy, trouve que son futur corps ressemble à une Wendy.

Marcy ou Wendy, peu importe : elle voit sa vie défiler devant ses yeux pendant le transfert. À son réveil, elle peut admirer Neverland depuis une falaise et se faire appeler Wendy pour de bon. L’avantage d’être une synthétique ? Elle peut sauter de la falaise et atterrir bien en vie sur ses pieds quelques dizaines de mètres plus bas.

Elle n’est plus humaine, en revanche, et c’est une enfant dans un corps d’adulte. On a beau me dire que son esprit est là, moi, je me dis que ce n’est pas de la vie, ça. Oh, en face d’elle, on essaie de lui recréer une adolescence artificielle, mais bon, ce n’est pas grandiose. On confie vite à Wendy la fille si spéciale une mission : aider de prochains enfants (perdus) à se faire à leur transition vers des corps de Synthé. On comprend bien qu’il est question d’enfants malades qui se voient offrir une vie meilleure en tant que synthé adultes. C’est quelque peu perturbant, en plus, de voir que Wendy est déjà très adulte dans certaines répliques, alors que c’est toujours une enfant.

Et puis, tout n’est pas si merveilleux dans le monde de nos enfants qui deviennent synthétiques : on apprend ainsi qu’ils ne pourront jamais retourner chez eux. J’ai trouvé l’épisode un peu lourd avec Peter Pan aussi : on a compris le parallèle enfants perdus/synthé très vite. En fait, l’appeler Neverland aurait déjà suffi. Nous montrer en boucle les scènes de Peter Pan, puis faire en sorte que Kavalier lise le livre… Eh, c’est lourd, non ? La série fait aussi plein de mystères avec des plans coupés et serrés qui ne montrent pas grand-chose a priori, ou rien qu’on ne connaisse déjà en tout cas.

Cette intro pour Wendy étant passée, on retourne sur le vaisseau où une alarme se déclenche et ou une voix robotique annonce une collision imminente. Le crash que j’attendais dans la première scène va-t-il enfin se passer ? On est en droit de l’espérer alors qu’un scientifique essaie de confiner tous les spécimens.

Morrow, c’est son nom, est bien enfermé dans un sas où il sait qu’il peut survivre. Il a la sympathie de laisser une de ses collègues se faire tuer par un alien alors qu’elle le suppliait de le sauver. Un alien ? Pas n’importe lequel : un Xenomorphe. Il n’exprime aucune émotion et fait un peu peur le garçon si vous voulez mon avis. Sa collègue ? Elle se fait tuer par un alien qu’on ne connaît que trop bien et qui est ensuite assez malin pour chercher à s’en prendre à Morrow.

Celui-ci se prépare tranquillement au crash du vaisseau en entrant dans une soute à impact. Il se prend un peu de bave de Xenomorphe sur la joue, mais eh, c’est sa meilleure chance de survie. Je suppose que s’il avait sauvé sa pote, il n’aurait pas eu autant de temps et qu’il n’y aurait pas eu de place pour deux en soute. Cela reste un sacré bâtard. Au moins, ça m’a fait un peu d’action, c’est ce que j’espérais. On voit le vaisseau se prendre un satellite, puis se diriger vers la Terre pour un crash que Morrow a jugé inévitable.

De notre côté, on retourne observer Wendy qui, de son côté, observe Joe – apparemment, son frère. Elle parle toute seule – à ses peluches – et nous fait une voix off nous présentant le personnage de Joe. Il croit sa petite sœur morte, est devenu médecin et vit une vie toute calme dans une Terre qui n’a pas grand-chose de futuriste finalement. Bon, OK, sa sœur est un robot qui ne peut plus manger, ça change un peu du présent… mais c’est à peu près tout, parce qu’ils regardent dans le futur les mêmes films que quand j’étais gamin, quoi. Inventez des films, au moins, mince, un peu de budget !

Le budget finit par arriver pour le crash de Maginot, le vaisseau du début : Joe et ses amis assistent ainsi au crash de l’immense vaisseau sur une skyline un brin futuriste elle aussi. Et, pourquoi finit-il dans des tours triplées ? J’ai vraiment pensé au 11 septembre 2001, c’est trop étrange.

Joe fait partie de l’unité d’élite qui se rend en premier sur les lieux pour chercher des survivants et évacuer les blessés. Bien sûr, son unité est rapidement plongée dans le chaos. La série aurait pu commencer là, en vrai, c’est bien plus efficace comme début. La scène est impressionnante, il y a du budget dans les SDX, même si tout ça semble un peu faux – je n’irai pas jusqu’à dire qualité DC, mais vraiment, on se croirait dans un jeu vidéo par moments. Ceci dit, c’est impressionnant pour une série, c’est vrai.

Bon, l’équipe se dirige dans les bâtiments et cherche des victimes à sauver des décombres et à amener vers le centre médical de premiers soins et secours à l’extérieur. Ils trouvent rapidement le vaisseau et tous les dégâts qu’il a causés, s’intéressent de savoir d’où il vient et le pénètrent pour le fouiller. Ils vont libérer l’alien qui est à l’intérieur, pas vrai ? C’est un vaisseau chargé de transporter des formes de vie, ce serait bien de se méfier un peu.

Ils sont surpris de découvrir des spécimens dans le laboratoire et très sincèrement semblent terrifiés de ce qu’ils voient pour la première fois. Je peux comprendre, il y a des spécimens vraiment peu ragoûtants. Il y en a même un qui tombe sur l’épaule d’un membre de l’unité sans qu’il ne s’en rende compte.

Dans le vaisseau, Morrow est toujours en vie. Le Xenomorphe s’est échappé et éloigné de lui, alors il sort de sa soute et prévient l’intelligence artificielle du vaisseau qu’il est pris d’assaut par des terriens. Quand il tombe sur deux d’entre eux, il les menace aussitôt avec son flingue et les transforme en otages. Sans raison. Du moins, on ne les connaît pas encore. Les membres de l’équipe Prodigy sont peu rassurés. Ils voulaient sauver des vies avant l’effondrement de l’immeuble, ils se retrouvent menottés à des tuyaux. Pas cool. Morrow, lui, refuse de leur venir en aide même quand ils supplient : c’est un cyborg, il n’est pas leur frère, ben super.

Les pauvres soldats sont vraiment sacrifiés : ils sont rapidement trouvés par un spécimen qui fait un véritable buffet avec cette bouffe qui ne peut s’échapper. C’est triste pour eux.

De son côté, Wendy finit par découvrir ce qui est arrivé en ville et à son frère alors qu’elle faisait un test avec un scientifique stérile. Wendy veut aussitôt se rendre sur place pour aider son frère. Kavalier est surpris de la qualité de son travail car la synthé paraît super humaine, mais ça le convainc de l’envoyer à la rescousse. Il a besoin que les gens soient sauvés et sait que son travail permettra de le faire. Hop, il envoie les Lost Boys à la rescousse. Ce sont des enfants dans des corps d’adultes invincibles… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner en les envoyant en ville, hein ?

Dans le vaisseau Maginot, Joe et une partie de son équipe commencent à comprendre ce qu’il s’est passé : le crash n’est pas qu’un accident, il y a des cadavres qui datent d’il y a plusieurs jours. L’épisode se termine par l’effondrement d’une partie du vaisseau et de l’immeuble. Pour autant, Joe et ses potes parviennent à continuer les fouilles, tandis que Wendy explique à son créateur que son frère ne va pas mourir parce qu’elle va le sauver. Pff. C’est ça le cliffhanger ? C’est un peu pété, tout de même.

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