Blindspot – S05E06

Épisode 6 – Fire & Birmstone – 16/20
Oh, cet épisode fut une bonne surprise, mais c’est uniquement parce qu’il remet en avant des personnages que j’aime beaucoup et dont les interactions sont bonnes, avec toute une quête qui aboutit à un scénario bien ficelé et à des choix réussis de la part des scénaristes. On est pris dans l’action et dans le mystère, ou en tout cas je le suis parce que j’adore décoder certains indices en même temps que Patterson. Chouette épisode, c’est pour ça que je suis encore devant cette série après tout.

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Spoilers

506

They’re not trying to kill people. They want to erase them.

On est reparti pour le cliffhanger de l’épisode précédent avec le chantage de l’homme qui veut être remboursé des couvertures qu’il leur avait fourni en fin de saison précédente, Cream Boat. Il leur révèle qu’il a des informations sur Madeline grâce au Beaconer, une application que Madeline utilise et qui est super cryptée. Et elle l’utilise pour parler à Ivy Sands.

Tout de suite l’équipe est intéressée : s’il a vraiment des informations et des preuves de contacts entre Madeline et une terroriste, ils sont sûrs de pouvoir regagner leur liberté, enfin. Tu m’étonnes. C’est trop gros et trop rapide pour être vrai cette information, mais l’essentiel c’est qu’ils y croient et qu’ils décident d’aider Cream à retrouver un tableau que Rich, Jane et Kurt avaient volé une première fois il y a quelques saisons, avec aussi l’aide de Boston.

Rapidement, Cream, Patterson et Rich arrivent à trouver la piste des tableaux Gardner qu’ils cherchent, mais malheureusement, Jane et Kurt sont forcés de tuer Irving, l’homme qui les a en sa possession, quand il leur tire dessus alors qu’ils l’interrogent.

Toujours aussi gros, toujours aussi rapide. Une fois mort, Irving se débrouille d’une manière ou d’une autre pour qu’une vidéo soit postée sur son site et révèle qu’il était un voleur avec les tableaux Gardner en sa possession. C’est risqué comme vidéo, surtout qu’il fait ça pour lancer une grande chance au trésor sur le Dark Web. Autant dire que ça n’arrange pas vraiment nos héros qui voulaient juste être discrets sur ce coup-là.

Peut-être que tuer Irving n’était cependant pas le top de la discrétion, allez savoir. Grâce à la vidéo, Patterson peut trouver en revanche l’emplacement de la planque d’Irving, décryptant correctement une suite d’indices laissée à la vue de tous, et surtout à l’ouïe de tous. C’est Rich qui a l’intuition qui permet à Patterson de faire son travail, grâce à une scène un peu ridicule mais plutôt bien faite sur la grossesse de Tasha.

C’est ainsi que notre duo de héros tueurs que sont Jane et Kurt se retrouvent à passer de l’Italie à la Croatie. Le seul problème, c’est qu’ils ne sont pas forcément les seuls en route pour cette planque : tous les terroristes du Dark Web ont eu accès à la vidéo. Ils n’ont pas une Patterson, mais tout ce qu’elle offre, c’est une longueur d’avance. Ils n’en ont rien à faire, préférant parler du sentiment de culpabilité de Jane d’avoir tué un homme plutôt que de couvrir leurs arrières.

Inutile de préciser qu’ils ne mettent pas longtemps à se faire ligoter, hein. Le système d’alarme de la maison est aussi activé par leurs agresseurs, mais ils s’en sortent grâce à l’intervention de Patterson et de bons gags sur le fait que Rich ne parle finalement pas croate. J’adore Patterson, j’aime beaucoup Rich et ce duo est vraiment bon.

On revient aussi sur la peur de Patterson concernant son père. Ce n’est pas la première fois de la saison, donc ça aura forcément une résonnance d’ici la fin. En tout cas, le duo nous libère Jane et Kurt en un rien de temps et ce contre-temps est finalement positif car il permet de découvrir l’indice suivant de la chasse au trésor. En fait, le contenu du coffre-fort n’importait pas et ce n’est pas grave s’ils se le sont fait voler eux aussi, parce que le vrai indice était inscrit sur le haut du coffre. Ils partent de la planque… en laissant le coffre-fort ouvert que tout le monde puisse découvrir la vraie liste d’indices, donc. C’est tellement abusé !

La chasse au trésor continue en Irlande, et c’est juste excellent. Les scénaristes se sont beaucoup amusés sur ce coup-là, et à vrai dire, moi aussi. J’ai beaucoup aimé les scènes en Irlande qui se déroulent cette fois avec Patterson et Rich. C’est toujours un gage de qualité de les envoyer à l’étranger pour remonter la piste d’indices ces deux-là, et ça fonctionne toujours aussi bien cette saison, surtout que le coup des indices évidents qui n’en sont pas mais cachent de vrais indices fonctionne, aussi répétitif soit-il.

Par contre, notre duo n’est pas beaucoup plus doué que Jane et Kurt puisqu’ils se font rapidement surprendre par Ilya, celui à qui Cream doit normalement revendre les tableaux. Ils sont ainsi forcés de lui donner. Enfin, Patterson craque tellement vite qu’il est évident qu’il s’agit de faux. Et ça ne manque pas ! Les vrais tableaux sont planqués dans les cadres et Ilya repart les mains pleines de faux, contrairement à Rich et Patterson.

De retour à Prague sans passer les tableaux par la case douane, de toute évidence, nos héros peuvent donc donner les tableaux à Ilya, qui en échange leur remet la clé d’accès au Beaconer, le réseau de communication indécryptable pas si privé que ça, finalement. Tant pis pour Madeline. Quant à Cream, Tasha parvient à le convaincre de ne pas vendre les tableaux, mais de les rendre et d’être ainsi célèbre grâce à ça. Mouais.

En parallèle, Matthew est de retour dans la série pour cet épisode où il est rapidement énervé par un autre supérieur qui veut qu’il s’occupe rapidement de la mission qu’on lui a confié il y a quelques épisodes : trouver de quoi entacher la carrière de la future vice-présidente pour laisser la place à Madeline. Matthew s’écrase comme toujours, évidemment, et finit par aller rendre une petite visite à notre laborantine préférée pour s’éviter de se salir les mains lui-même.

C’est donc elle qui bouge de l’argent illégalement, pensant faire son métier. Bien sûr, elle s’en rend compte et le confronte sur le sujet, mais ça ne mène nulle part, à part à Shah, la vraie future vice-présidente, interrogée par Matthew. Avant d’être interrogée, elle lui révèle toutefois qu’elle est une grande fan de son travail et qu’elle veut l’embaucher pour un grand événement.

Matthew change donc d’avis et décide de ne pas la faire tomber tout de suite, mais c’est mal connaître les terroristes à qui il a affaire chaque jour. Ainsi, Shah finit par se faire tuer par son mari, l’air de rien. Matthew est évidemment dégouté de la situation, et moi je me rends compte que je suis surtout heureux de l’absence de Madeline dans cet épisode. Chacun ses dadas, j’imagine. Ce n’était pas la meilleure partie de l’épisode en tout cas.

On termine alors comme d’habitude sur un cliffhanger qui relance l’intrigue de manière efficace et agréable, avec encore un indice envoyé par un allié mystérieux de l’équipe. Une fois l’indice décrypté, nos héros comprennent donc que le plan final de Madeline et des terroristes n’est finalement pas de tuer les gens, juste de transformer le ZIP, le sérum qui a rendu Jane et Roman amnésiques, en armes pour effacer la mémoire de villes entières. Excellent plan ça, mais ça n’aboutira pas grâce à nos héros, c’est évident. Reste à savoir comment ils empêcheront la création de futures Dollhouse maintenant.

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Blindspot – S05E05

Épisode 5 – Head Games – 15/20
L’épisode a beau tenter de capitaliser au maximum l’excellent cliffhanger précédent, la pression et le stress qu’on veut nous faire ressentir ne sont pas là : on sait déjà comment se terminera l’épisode en le commençant, à peu de choses près. Il n’empêche que c’est sympathique à suivre comme intrigue et que ce n’est pas trop mal construit, malgré une conclusion trop grosse pour être parfaitement crédible. Comme toujours, donc.

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Spoilers

505

We need to abandon the bunker now.

Deux semaines de retard, mais pas le temps de m’ennuyer avec la reprise de cette série qui redémarre à fond la caisse. Je le savais pourtant que je m’étais arrêté sur un énorme cliffhanger, mais j’avais naïvement oublié tout ça. Ainsi donc Jane débarque au bunker pour leur annoncer, malgré sa blessure, que Kurt a été enlevé et qu’il est leur priorité.

Malheureusement, Patterson est incapable de le retrouver avec le peu de moyens dont elle dispose et Jane est évidemment super blessée, ce qui n’aide rien. Tasha comprend vite qu’il va falloir l’opérer, alors qu’ils sont clairement dans une course contre la montre avant que Kurt ne balance leur position. Certes, il est Kurt, mais il n’en reste pas moins un humain, donc il y a le risque qu’il crache quelque chose, toujours.

Il faut donc opérer Jane, mais il y a un problème évident avec ça : ils ne sont pas des conditions sanitaires exceptionnelles depuis leur bunker. Certes, Tasha pourrait donner de son sang à Jane pour leur gagner du temps, mais ça, c’est de la théorie : elle est enceinte. Rich fait en sorte qu’elle finisse par l’avouer quand elle est prête à prendre le risque de donner son sang, malgré les risques. Bien sûr, cela la force à abandonner ce plan et ça oblige aussi les scénaristes à nous dire que Rich connaît peut-être un type capable de lui donner du sang.

Ben oui, bien sûr. Le temps qu’il aille le chercher, Patterson continue ses recherches, avançant sans grand succès, alors que Jane sympathise avec Tasha comme on les a rarement vu faire. La tension est censée être à son comble, mais comme il s’agit de Jane, j’avoue que je n’ai pas eu particulièrement peur et que je me suis surtout surpris à rire quand elle explique tranquillement à Tasha et Patterson complètement stressées par la situation qu’elle sait comment gérer l’opération.

C’est bien drôle à voir, non ? Franchement, la chirurgie commence sans que Patterson ne puisse donner plus de sang puisque Rich n’est pas encore revenu. Bien sûr, il revient à temps et Jane leur demande la permission de s’évanouir, sachant que la chirurgie est finie et qu’elle a juste besoin de récupérer le sang qu’il amène, sans autre explication que « je connais un type ». Aha.

La meilleure blague de l’épisode vient ensuite en vrai : on nous rappelle que Kurt et Jane était quand même en Allemagne à la base, donc assez loin de Prague. Jane est forte à faire le trajet et échapper à la douane malgré la blessure par balle, honnêtement. Et puis, malgré le stress de la situation avec Kurt enlevé, Patterson prend encore le temps d’essayer de rassurer Tasha sur sa grossesse, soutenue par Rich.

La scène est un chouilla ridicule, mais c’est marrant à voir, alors ça fonctionne toujours bien, surtout que c’est conforme aux personnages que l’on connaît. Ainsi, Tasha se barre aussi vite que possible pour l’Allemagne où elle espère retrouver et sauver Kurt, pendant que Patterson et Rich font ce qu’ils peuvent pour retrouver sa trace et donner son emplacement à Tasha.

De son côté, Kurt est donc enlevé par Daburr Zan, mené par la femme embauchée par Madison, Ivy Sands, pour s’assurer de retrouver l’équipe. Elle est assez douée tout de même : elle a leur tête pensante, même s’il ne pense pas grand-chose, évidemment, et elle fait immédiatement un chantage efficace pour le faire parler, lui expliquant que Jane est blessée par balle avant de lui injecter un sérum de vérité.

La série nous offre alors le retour d’Oscar, merci à la drogue injectée à Kurt. C’est sympathique et ça permet à la série de nous rappeler qu’on est sur une série finale. J’avais oublié, en revanche, que c’était cet acteur qui l’interprétait ! Il nous retrace l’histoire de la série et particulièrement des morts pour s’assurer que Kurt sache qu’il est du mauvais côté de l’histoire et blablabla.

Tout ça est juste particulièrement bavard, parce qu’il faut gagner du temps, quoi. En fait, c’est tellement bavard, que finalement Kurt révèle que l’équipe est dans un bunker, ce qui arrange bien notre méchante. Il est ensuite révélé que Kurt parlait tout seul, ce qui le rend encore plus ridicule qu’avant. Malgré tout, il parvient à récupérer assez d’énergie pour tenter d’amadouer sa gardienne, dont j’ai douté de l’existence au point où on en était.

Au point où on en était ? Elle était hyper clichée avec sa famille tuée par le gouvernement, et Kurt se met ensuite à voir son père qui lui avoue qu’il est le meurtrier de Taylor Shaw. Je l’avais oubliée celle-ci avec le temps. Franchement, les scénaristes veulent vraiment conclure la boucle entamée, amenant ensuite pas mal de « fantômes » des cadavres tués par Kurt. Le but ? La culpabilité pourrait le faire parler.

Je ne sais pas trop ce que c’est que cette drogue, mais ça a l’air efficace comme sérum de vérité. Il nous est finalement révélé que la gardienne qui le surveille n’est autre que Bethany, sa fille devenue adulte. Bien sûr. Ca aurait pu marcher cette drogue, mais c’est trop gros, même pour Kurt. Il peut donc prendre le dessus sur la femme qui l’interroge, qui est évidemment notre méchante habituelle.

Cela est plutôt sympathique, même si c’est encore plus énorme qu’il ne la tue pas à cause d’un vertige qui le prend au dernier moment. Il parvient donc à s’enfuir malgré l’arrivée de renforts et retombe directement sur Tasha, en qui il n’a pas confiance à cause de la drogue. Depuis le temps qu’ils bossent ensemble, Tasha doit connaître un paquet d’informations et de codes secrets qu’ils ont en commun, mais pensez-vous qu’elle les utiliserait ? Non, bien sûr. Il est beaucoup plus fort de la voir le calmer en lui disant d’avoir confiance en elle. Non mais franchement.

Finalement, Kurt rentre donc avec elle, après avoir craqué un coup et pleuré quelques larmes de crocodile mal jouées. C’est dommage, il y avait du potentiel avec cette intrigue… comme souvent. C’est balayé d’un revers de main avec Kurt qui revient au bunker en pleine forme et Jane qui se réveille de sa chirurgie hyper fraîche, comme à son habitude.

Elle est même foutue de se relever dès le lendemain pour apprendre que Bethany et Allie ont redisparu de la surface de la Terre, même si Ivy Sands avait menacé de les tuer car elles savaient où elles étaient. C’était un mensonge que Kurt a découvert malgré la drogue et malgré la poker face de son ennemie. Bref, tout est bien qui finit bien une nouvelle fois… sauf que quelqu’un débarque au bunker.

Dans sa précipitation de ramener le sang, Rich n’a pas fait assez attention à ses arrières, évidemment. Il a donc ramené des problèmes, histoire d’offrir un cliffhanger à la série, et une nouvelle mission de paiement de ses dettes pour ralentir la progression du fil rouge la semaine prochaine. Enfin, tout de suite, comme j’ai un épisode de retard encore.

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Council of Dads – S01E08

Épisode 8 – Dear Dad – 16/20
La série reste solide pour cet épisode qui continue d’aller vite, en négligeant une partie du casting pour se concentrer sur l’intrigue en cours, dans la continuité de l’épisode précédent. C’est plutôt bien réussi et agréable à suivre ; la série continue de me surprendre avec des acteurs que j’aime beaucoup et quelques twists que je sens venir sans jamais réussir à les percer complètement à l’avance. La qualité est là.

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Spoilers

108

We just found out that Anthony… He’s your biological father.

L’épisode enchaîne directement sur la scène de fin du précédent, et c’est très bien comme ça : je suis content d’avoir attendu pour les voir ensemble, du coup, parce que ça fait un double épisode très solide. Et la réaction de Robin est de se réfugier dans la colère, ce que je n’attendais pas tellement d’elle mais qui est parfaitement légitime.

Face à Anthony, elle prend l’ampleur du mensonge qui s’est établi pour la vie de Luly et elle n’arrive pas à croire qu’une telle trahison soit possible : Scott n’était tout de même pas au courant de cette affaire qui n’est pas une mince affaire, tout de même. Robin le vire donc de sa vie, parce que c’est gros à porter comme nouvelle. Elle est quand même soulagée que Scott soit mort pour ne pas avoir à le voir traverser cette épreuve. Soulagée de la mort de son mari, c’est dire à quel point ça va loin pour elle, là.

Evidemment, Robin réunit le reste du conseil dès le lendemain matin pour leur expliquer ce qu’il s’est passé, découvrant donc qu’Oliver était au courant. Celui-ci s’en tire bien à lui dire qu’il voulait lui dire de vive voix, mais ça n’empêche qu’il faut à présent gérer la crise que représente à la fois le départ d’Anthony et sa paternité surprise.

La décision est alors prise de dire la vérité à Luly, évidemment. Larry prend toutefois la peine d’aller voir Anthony pour essayer de lui expliquer qu’il prend les mauvaises décisions à se barrer comme ça. Oui, le message vient de Larry qui ne parle plus à sa fille, mais ça fonctionne tout de même plutôt bien d’avoir Larry qui menace Anthony pour lui faire comprendre qu’il est en train de prendre le mauvais choix, parce qu’il sera rongé par la culpabilité. Tu m’étonnes.

Pendant ce temps, Luly vit sa meilleure vie avec Evan maintenant qu’elle est réconciliée avec lui. Ils prennent donc ensemble une bonne douche brûlante avant qu’elle ne soit convoquée chez sa mère adoptive pour apprendre qu’Anthony n’a pas dit au revoir aux autres enfants. Dès ce moment-là, il est évident pour elle que les choses ne sont pas tout à fait normales.

La situation est plutôt bien gérée par Robin qui doit donc déclarer la vérité à Luly et le fait en trainant un peu, et toujours avec l’aval d’Oliver. Jolie amitié. Robin a beau avoir un bon discours et Oliver a beau confirmer la science derrière tout ça, Luly doit quand même digérer l’information, et c’est une sacrée information. La pauvre.

Elle prend la décision de retrouver sa mère biologique pour lui parler de tout ça et savoir ce qu’il en est. Elle lui explique donc ce qu’il s’est passé, décrivant sa nuit avec Anthony comme un accident dû à l’alcool, après avoir réussi à faire en sorte que Scott accepte de devenir sobre. Ah. La vie est mal faite parfois, même s’ils ont eu Luly grâce à ça. Cette dernière s’énerve quelque peu de la situation : les erreurs d’adolescents, elle comprend ; mais les adultes se comportant comme des adolescents, elle a du mal.

J’ai tellement ri : Luly n’arrête pas de prendre des décisions d’adolescente impulsive depuis le début de cette série quand même. Certes, elle est plus jeune, mais elle est aussi présentée comme une adulte, non ? Ce n’est pas si simple de passer de l’adolescence à l’âge adulte, j’imagine.

En tout cas, Luly rentre chez elle pour y découvrir Larry, et elle espère bien qu’il puisse appeler Anthony. Larry n’en a pas tellement envie, mais il est forcé par Evan de soutenir Luly dans sa démarche, parce qu’après tout, il dit être son père. J’ai bien aimé cette scène… contrairement aux suivantes. Franchement, Larry qui remonte le moral d’Anthony et parvient à le convaincre de parler à Luly, ça fonctionne, mais qu’il reste à la table d’à côté comme il le fait, ça ne ressemble à rien.

Si Luly est énervée après Michele, sa mère adoptive, elle a beaucoup moins de mal à pardonner à Anthony. C’est bien logique vu la relation qu’ils ont depuis le début de la saison, et j’aime plutôt bien la manière dont tout ça est présenté dans la série. Le pardon est rapide, le retour de Las Vegas pour Larry et Luly est expéditif et tout est bien qui finit bien.

Luly écrit ça comme elle peut dans son livre, ajoutant une jolie lettre à son père qu’elle amène ensuite à Robin pour qu’elle puisse la lire et savoir tout l’amour qu’elle portait à Scott, son papa, même s’il n’est pas son père. C’est joli, mais je n’ai jamais vu personne écrire si facilement une telle lettre. Dans tous les cas, Theo révèle d’un coup qu’il veut devenir un cuisiner, comme Scott et comme Anthony, voulant quitter le lycée pour aller en école de cuisine. Eh, ça fait beaucoup d’un coup.

Tout comme ça fait beaucoup pour Robin de savoir que Luly veut publier la lettre, et qu’elle l’a déjà mise en ligne sur son blog. Seulement voilà, Robin veut surtout protéger les enfants : elle demande donc à Luly de retirer la lettre du blog et d’attendre avant de révéler la vérité sur Anthony. C’est amusant parce qu’elle fait alors le contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode où la vérité était plus importante que tout. Et Luly va dans son sens. Cela se tient de dire que les enfants ont eu pas mal de dramas, mais ce genre de secret ne pourra qu’exploser à un moment ou l’autre.

En parallèle, et parce que l’air de rien, un mois complet se déroule dans cet épisode apparemment, Robin et son beau policier Sam continuent de se voir régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement. Il tente en vain de l’inviter au bowling, mais elle s’y refuse tant que l’affaire Luly/Anthony n’est pas réglée. Une fois que c’est fait, en revanche, Robin suit ses envies, les miennes en tant que spectateur et les conseils d’Oliver : elle retourne voir Sam et se met en couple avec.

En parallèle, Oliver et Peter continuent de construire leur famille, tout de même. Ils sont très fans de la mère porteuse qui réclame spécifiquement un couple homosexuel, pensant qu’ils forment les meilleures familles. Ils sont donc très heureux de savoir qu’ils vont pouvoir avoir un nouvel enfant. C’est un peu bizarre les histoires de mère porteuse aux USA, en revanche, parce que la mère porteuse débarque donc chez eux pour s’y installer, pour le bien du bébé.

Il s’agira d’un petit garçon, puisqu’elle fait une cérémonie de gender reveal, et elle s’installe confortablement dans leur vie, étant aussitôt suivie à l’hôpital par Robin. Je ne sais pas pourquoi, mais dans une série comme ça, j’ai du mal à lui faire confiance et je sais au fond de moi que ça ne se passera pas aussi bien que le souhaitent Peter et Oliver.

Et ça ne manque pas : la fin d’épisode voit Robin découvrir que cette mère porteuse qui ne connaît rien de sa famille biologique a une maladie dégénérative héréditaire. Bien sûr, la mère porteuse refuse immédiatement que Robin en parle à Oliver et Peter, craignant qu’ils ne veulent plus de l’enfant… Bonjour la position de merde pour Robin. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là, car je n’ai pas vu ça venir.

Enfin, Larry est secoué par ce qu’il s’est passé pour Anthony et Luly, surtout que Luly est capable de pardonner à son père biologique, qu’elle reconnaît comme l’un de ses pères. Il s’en confie à Robin, avant de décider à reprendre contact avec sa fille, qui accepte de le revoir quand il dit que c’est urgent. Eh ! Je suis si heureux de voir qu’il s’agit de Brooke Nevin ! Je ne l’avais pas encore reconnue jusqu’ici, la Nikki des 4400. Le hasard fait bien les choses, je parlais de cette actrice dans un article hier !

Et en plus, elle est meilleure actrice désormais, apparemment. Elle n’est pas prête à pardonner à son père biologique, pour l’instant… Mais clairement le contact étant rétabli et Larry affirmant qu’il veut continuer de s’excuser nous confirme qu’on la reverra, alors je suis content. Quant au cliffhanger, il s’agit cette fois de Luly découvrant que cette lettre est publiée par un gros journal en ligne malgré son retrait de son blog. Voilà qui est fait.

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Council of Dads – S01E07

Épisode 7 – The Best Laid Plan – 17/20
Égale à elle-même, la série livre là un très chouette épisode qui continue d’aller bien vite dans le développement de ses personnages, tellement vite que je finis par être surpris de la rapidité et de la fluidité de cette saison. Le problème, c’est qu’ils se crament énormément de pistes pour la suite à aller si vite. En même temps, on ne sait pas encore s’ils auront une saison 2, alors.

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Spoilers

107

You’ve got dads everywhere.

Alors que je m’approche de ma deuxième semaine de retard dans la série, j’avoue avoir eu du mal à me motiver à lancer cet épisode. Pourtant, ce jour de fête des pères est la journée parfaite pour reprendre la série et j’ai vraiment envie de voir où se dirige la saison, alors je me fais un peu violence pour faire play et ça devrait bien se passer !

L’épisode commence par une maison déjà bien rénovée par Luly et Evan. Franchement, ils en sont au point où ça donne déjà envie d’y habiter, puisqu’ils passent à l’extérieur. Le quartier fait déjà bien rêver, quoi. Le problème, c’est qu’elle commence aussi à attirer l’attention d’acheteurs potentiels alors qu’ils ont l’intention de vivre là… C’est du moins ce que pensait Luly, au départ, mais voilà qu’Evan commence à être désespéré par sa situation et envisage de vendre la maison.

Ce n’est toutefois pas leur seule intrigue pour l’épisode : la série nous introduit en effet la mère d’Evan, très religieuse, au point d’avoir une médaille pour 25 ans de services rendus à l’Eglise. Si cela apporte un peu de bonheur dans la vie d’Evan et Luly, ça n’empêche pas qu’Evan se rend bien compte que leur maison s’effondre peu à peu.

Ce n’est pas la seule chose qui s’effondre cela dit : Luly aussi s’effondre quand elle entend des propos transphobes sur son petit frère dans les toilettes. Elle demande aussitôt à Evan de s’échapper de cette fête pleine de gens qui sont contre sa famille. Clairement, l’épisode nous balance plein de problèmes de couple pour ces deux-là d’un seul coup. Bien sûr, ça couvait depuis le premier épisode avec leurs décisions précipitées en permanence, mais tout de même, ça éclate de manière surprenante, je trouve.

Passer par JJ pour que ce soit la goutte d’eau, je ne m’y attendais pas. Il faut dire aussi que l’Eglise est la famille d’Evan, et que les membres de sa communauté sont transphobes, alors ça n’aide pas. Elle lui tape une crise en public, se barre et s’engueule ensuite avec lui chez eux quand il la rejoint enfin après être resté avec sa mère pour la fête de la cérémonie.

Larry entend tout derrière la porte, parce qu’il voulait juste aider Evan à reconstruire la maison, y compris le moment où Evan critique le conseil, et pas qu’un peu. Sympathique. Luly se barre pendant que les deux hommes réparent la maison, préférant se réfugier auprès d’Anthony quand on lui pointe qu’elle a des problèmes à régler du coup de ses daddy issues. Tu m’étonnes.

De son côté, Anthony est débordé par les enfants de Robin qui débarquent tous le voir après une semaine d’absence. Il semble avoir manqué à peu près à tout le monde, mais c’est surtout qu’il a gardé le silence sur la raison de son départ et sur le contenu de son voyage.

Larry, lui, fête ses cinq ans de sobriété… mais a juste peur de voir Anthony quitter la ville pour Las Vegas. Il a eu une sacrée opportunité professionnelle et l’envisage, ce qui est un coup de massue pour tout le conseil et pour Luly. Ca l’est surtout pour cette dernière qui a peur d’être responsable de ce départ, d’une manière ou d’une autre.

Moi, je suis surtout content de voir Margo de retour dans la série. Elle est toujours gérante du restaurant après tout, et j’ai bien aimé la scène entre eux. Elle ne sert pas à grand-chose, mais elle fonctionne bien pour nous montrer que la relation est finie et qu’ils sont assez matures pour avancer. Margo peut rester dans la série comme ça.

Ou pas. La scène suivante voit en effet Anthony envoyer Robin faire en sorte que Margo accepte de le laisser partir. Après tout, il est sous contrat avec elle. Le seul problème, c’est que Margo finit par comprendre à voix haute qu’Anthony est probablement amoureux de Robin et que c’est pour ça qu’il se barre. Bon, bien sûr, il doit y avoir le cas de Luly qui n’aide pas aussi, mais je pense sincèrement que ça joue aussi : les scénaristes se dirigent malheureusement dans cette direction chaque fois qu’ils sont tous les deux.

Et ils le sont pour qu’il dise au revoir aux enfants et leur explique sa décision. Il est évident qu’il part pour de mauvaises raisons aux yeux de tous, et qu’il le fait moins d’un an après sa promesse, mais tout de même, c’est triste. Quant à Robin, elle parle à Oliver et Peter de la théorie de Margo sur le départ d’Anthony… mais Oliver entend vite la vérité, de la part d’une totale inconnue : Luly ressemble trop à Anthony (c’est vrai qu’il y a un petit truc, mais ce n’est pas si évident) qui semble être son père. Il se précipite aussitôt à l’hôpital pour vérifier son intuition.

C’est un sacré épisode avec tout qui s’entremêle, donc. Ainsi, Luly demande à Anthony de rester, n’ayant pu le faire avec son père… mais c’est un échec total, car il ne souhaite pas le faire. C’est une scène terrible plutôt bien géré par l’actrice. J’ai du mal à apprécier le personnage de Luly, mais sur cette scène, l’actrice fait vraiment un bon travail pour nous faire ressentir le désespoir de son personnage, qui finit par manquer de se faire renverser et se rendre dans la chambre de son frère.

C’est plutôt chouette de voir cette scène entre Theo et Luly, même si c’était trop court. Les relations entre frère et sœur promettent du bon si les scénaristes commencent à les exploiter. D’ailleurs, j’aimerais bien avoir un peu plus de JJ aussi. Je ne suis pas le seul : Anthony aussi veut passer plus de temps avec les enfants, ne parvenant pas à leur dire au revoir.

Au moment de s’enfuir sans rien dire, Anthony est toutefois stoppé par Oliver qui lui révèle qu’il connaît son secret : le groupe sanguin de Luly n’est pas compatible avec Scott. Anthony prend très mal la révélation de son secret et est assez insupportable à s’énerver après Oliver, mais bon, il faut bien qu’il passe ses nerfs sur quelqu’un.

Malheureusement, Oliver confie aussitôt le secret à Peter. C’est assez logique puisque c’est son mari, mais ça pose problème parce que ça veut dire qu’une personne de plus le sait, et ça commence à faire beaucoup d’avoir quatre adultes dans sa vie au courant. En plus, Anthony enchaîne avec un achat de voiture impulsif pour Luly, parce qu’il a peur qu’elle se fasse renverser à faire toute sa vie en vélo. Cela mène en tout cas à une chouette scène entre lui et Robin.

Avant ça, il faut en revenir à Robin que l’on suit bizarrement au travail cette semaine, où elle aide une femme à préparer sa grossesse. La série a le potentiel de se transformer en série médicale si elle le veut, mais l’intérêt est ici tout autre. J’ai d’abord pensé qu’il allait être question de trouver rapidement un bébé à Oliver et Peter qui veulent donc adopter (même si Oli a des doutes pile au moment où ils reçoivent un mail leur disant qu’ils ont une mère porteuse), mais non : il est surtout question pour Robin d’apprendre que si elle s’attend toujours au pire, la vie apporte parfois le meilleur.

Ainsi, malgré un accident de voiture, le couple finit heureux avec un bébé en bonne santé. C’était un message sympathique dont elle peut se servir avec Anthony. Au passage, Robin retrouve tout de même son beau policier qui lui explique que son divorce est définitivement signé cette fois. Il se lance dans une grande logorrhée pour finalement lui demander de réessayer d’arranger les choses entre eux. Ah ben c’est chouette. C’est aussi beaucoup trop rapide par rapport à ce que j’attendais.

Ce n’est pas la seule intrigue qui va vite : Luly rentre chez elle pour se réconcilier auprès d’Evan, qui a déjà arrangé la situation, y compris leur situation financière. Larry se propose en effet d’être un investisseur pour leur projet au moment où sa mère souligne que personne ne voudra lui accorder de prêt et, ma foi, cet épisode est le premier où je commence à apprécier vraiment Larry. Il serait temps, mais j’avais un passif avec l’acteur, aussi. Et puis, son intrigue sur les cinq ans de sobriété, c’est un peu lourd, on voit ça dans toutes les séries, j’ai l’impression.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène en tout cas à Anthony et Robin, cette dernière finissant par le confronter sur son départ si précipitant, craignant qu’il ne soit malade ou amoureux d’elle. Clairement, elle ne s’attendait pas plus que moi à ce qu’il lui révèle son secret : il est le père de Luly. Bien, à ce stade-là, Luly n’est pas prête de s’en sortir avec ses complexes paternels et le secret n’en est plus un pour longtemps.

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