13 Reasons Why (S04)

Synopsis : La saison 3 s’achevait sur la mort de Monty qui n’arrivait à émouvoir que Winston, son… copain ? Plan cul ? Je ne sais pas trop comment définir leur relation. Les armes de Tyler étaient aussi retrouvées dans la rivière.

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313-3

Pour commencer, j’ai terminé la saison 3, trop longue, il y a tout juste 48h, donc autant dire que je vais être peu perdu face à cette saison 4 par rapport aux lancements habituels. Je sens donc que la réintroduction des personnages risque d’être lourde. En plus, cela fait deux semaines que je me suis replongé dans la série et je crains à présent l’overdose : j’aime bien cette série et ses personnages, mais ils ont aussi le don de m’énerver en prenant toutes les plus mauvaises décisions possibles en permanence.

Le principe des demi-vérités et des points de vue confrontés était sympathique en saison 1, mais il s’est rapidement essoufflé et je ne doute pas qu’il sera pour autant un point-clé de la narration de cette ultime saison. Finalement, j’ai envie de savoir quel sera le dernier mot pour le groupe de Liberty High, oui, mais j’ai aussi conscience que cette saison risque de me donner le sentiment de perdre mon temps, comme les deux dernières.

J’en veux encore quand même, allez comprendre. L’avantage, c’est que cette saison est plus courte : j’ai eu la surprise de constater qu’elle ne durerait que dix épisodes. J’aimerais dire que ça sera vite vu, mais je sais que je vais prendre mon temps devant, en espérant éviter les spoilers… Le buzz autour de cette saison 4 a quand même été bien moins important que je ne le pensais !

Et en même temps, même moi, je n’ai pas regardé d’épisode d’hier, tout est dit… Il faut pourtant que je finisse avant décembre, elle est dans mon Challenge Séries 2020. A priori, ça devrait le faire.

Note moyenne de la saison : 13,5/20

Voir aussi : Le récap de 13 Reasons Why (S03)

S04E01 – Winter Break – 16/20
Mais qu’est-ce que je viens de regarder ? Je ne sais pas quoi en penser, honnêtement. J’ai bien aimé l’épisode auquel j’ai accroché tout du long, mais il enchaîne tellement de clichés et pond des énormités qui sortent tellement de nulle part que je ne devrais pas avoir autant accroché. Je viens juste de finir la saison 3 et je suis déjà perdu face à cette saison 4 qui effectue des revirements de situation étonnants… mais qui fonctionnent bien ?
S04E02 – College Tour – 15/20
J’ai le même sentiment qu’après le premier épisode : les personnages sont dans leur vaste majorité insupportables et ça me donne envie de les voir tomber. Je ne sais toujours pas vraiment quel est le sujet de cette saison, qui n’a pas vraiment de point d’accroche ou de mystère tangible pour le moment. Pourtant, je la trouve ironiquement beaucoup plus prenante que les deux dernières, car ça donne envie d’en savoir plus sur la trajectoire finale de ces personnages. Bizarre.
S04E03 – Valentine’s Day – 13/20
Ce fut pour le moins… insipide, mais c’est « déjà ça de pris » d’en avoir fini avec cet épisode qui, contre toute attente, réussi à finir sur une révélation sympathique qui parviendra peut-être à relancer la saison. Les secrets sont là, les personnages ont encore bien besoin d’évoluer, mais dans l’ensemble, ça reste des évolutions plutôt illogiques vers toujours plus de drama plutôt qu’une reconstruction cohérente pour tous, histoire de finir en paix. Ce ne sera donc pas le cas, et c’est juste dommage que ce soit si long et si redondant d’en finir.
S04E04 – Senior Camping Trip – 15/20
La série s’essaie à un autre genre qui fonctionne presque mieux que d’habitude parce que de toute manière, j’ai envie d’en finir avec ces personnages. Plus sérieusement, les crises d’angoisse fonctionnent bien mieux quand il y a de vraies raisons de l’être et cet épisode s’amuse à tourner autour du pot tout en faisant vraiment avancer certaines relations. Bref, j’ai déjà accroché un peu plus et même si cette saison comble le vide, j’ai trouvé que ça sortait de quelques clichés cette fois.
S04E05 – House Party – 13/20
La saison a beau être vide, je prends un certain plaisir à la voir se développer, encore et toujours parce que je me retrouve à espérer que certains secrets des héros ne le restent pas. La majorité des intrigues qui veulent les voir s’en sortir et grandir ne m’intéressent plus du tout : j’ai envie qu’ils se fassent avoir, c’est tout. On peut se dire que les scénaristes réussissent donc à rendre la saison intéressante, même si c’est malgré eux. Ils la rendent drôle aussi, car je crois que je n’avais jamais autant ri devant cette série qu’avec le cliffhanger de cet épisode. Merci ?
S04E06 – Thursday – 16/20
Malgré l’absence de crédibilité du scénario et d’avertissement avant l’épisode, malgré des personnages toujours aussi insupportables, l’épisode s’en tire très bien dans la mesure où il fait monter les sentiments qu’il veut exacerber. La série est certes une parodie d’elle-même à aborder cette saison tous les sujets tabous et dignes de grands débats qu’elle n’a pas eu le temps de traiter avant, mais au moins, ça permet quelques épisodes dont on se souviendra. Et c’est dans ce genre de moments qu’elle est au meilleur de sa forme.
S04E07 – College Interview – 11/20
Vraiment, dire que durant cette saison la série est une parodie d’elle-même est un euphémisme terrible pour tout en dire. Vivement que ça se termine, parce que les scénaristes sont à bout de souffle, ne se donnant même plus la peine d’essayer de justifier tout ce qu’il se passe. Il y a des bonnes scènes tout au long de l’épisode, certes, mais l’ensemble est juste un patchwork raté, et c’est dommage.
S04E08 – Acceptance/Rejection – 10/20
Est-ce que je vais passer sous la moyenne ? Franchement, j’hésite. J’accorde encore le bénéfice du doute à la série pour boucler tout ça, parce que l’air de rien, je suis encore devant, c’est donc qu’elle parvient à me faire rester… mais je ne suis plus sûr de pouvoir expliquer pourquoi. Cet épisode commence de manière ridicule et finit de manière encore plus ridicule, tombant chaque fois un peu plus bas dans la déchéance. Il n’y a plus grand monde et grand-chose à sauver, malheureusement.
S04E09 – Prom – 13/20
C’est fou comme ça fonctionne beaucoup mieux quand la série arrête de vouloir être ce qu’elle n’est pas et se concentre à nouveau sur sa base solide de série pour adolescents. Beaucoup mieux, certes, mais ce n’est pas encore gagné, avec toujours cette volonté de trop en faire en menant quinze combats à la fois et en laissant trop de côté les intrigues qui auraient dû être au cœur de la saison pour privilégier des relations de personnages tellement maltraitées qu’elles ne trouvent plus aucune fondation crédible.
S04E10 – Graduation – 13/20
À quoi bon ? Je ne sais pas comment noter cet épisode, honnêtement, alors je me contente du minimum syndical, exactement comme les scénaristes. Toute la saison était un brouillon, un extrait de ce qu’il se passe dans le brainstorming d’une salle de scénaristes, mais jamais l’ensemble ne paraît avoir dépassé le stade du « quelles idées on pourrait aborder cette saison ? ». Bref, ces dix épisodes étaient un pot-pourri dont il y avait certes du bon à tirer, mais qui, finalement, est plutôt pourri, effectivement.

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Face à une telle saison, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

13 Reasons Why – S04E01

Épisode 1 – Winter Break – 16/20
Mais qu’est-ce que je viens de regarder ? Je ne sais pas quoi en penser, honnêtement. J’ai bien aimé l’épisode auquel j’ai accroché tout du long, mais il enchaîne tellement de clichés et pond des énormités qui sortent tellement de nulle part que je ne devrais pas avoir autant accroché. Je viens juste de finir la saison 3 et je suis déjà perdu face à cette saison 4 qui effectue des revirements de situation étonnants… mais qui fonctionnent bien ?

> Saison 4


Spoilers

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Then a friend needed me and I was alive again.

Ils abusent dans le résumé de la saison précédente : on dirait qu’Alex tue Bryce avec préméditation, alors que tout de même, Bryce était en train de menacer Zach et Jessica quand il s’est fait assassiner. À part ça, j’ai trouvé le résumé plutôt efficace pour refaire le tour des intrigues et le nouveau générique plutôt sympathique dans sa simplicité. Bon, le premier suspense qui m’accompagnait concernant cette saison 4 est vite résolu : Clay reprend la narration cette saison. Ce sera toujours plus agréable qu’Ani, j’imagine. La série reprend sa construction habituelle en scènes dans le futur et dans le présent, avec un mystère plus que courant dans les séries désormais : on apprend dès le départ que quelqu’un est mort. Encore. Un adolescent apparemment. Encore !

Six mois plus tôt, Justin débarque drogué en pleine période de Noël pour annoncé à Clay que Monty est encore en vie. Sur le moment, j’y ai cru, mais il est rapidement évident qu’il s’agit malheureusement d’un cauchemar de Clay quand on voit Monty en pleine forme en prison. Faut que je précise dès le départ : Monty n’est pas un personnage appréciable, je sais bien, mais je trouve odieux la manière dont la série s’est débarrassée de lui après l’insistance qu’elle a eu à nous innocenter Bryce de manière super lourde pendant deux saisons. En tout cas, l’acteur jouant Monty est très bon sur ce coup-là, il a une bonne tête de psychopathe.

A son réveil, Clay est confronté à ses parents qui l’interrogent sur ses notes catastrophiques et on comprend qu’il est loin d’être si bon élève que ça. En tout cas, la série promet d’être lourde dès ce premier épisode avec Clay faisant des crises d’angoisse et voyant Monty un peu partout. On dirait Harry Potter obsédé par Drago Malefoy, en pire. Il fait régulièrement des crises, même le matin de Noël, c’est dire.

Bon, il me faut plus de linéarité dans cette critique : Tyler appelle Clay pour lui annoncer qu’il est convoqué par les flics et qu’il a besoin de lui pour l’emmener au commissariat. Il n’est bien sûr que question des armes, Tyler étant retrouvé par les flics à cause du sac dans lequel elles étaient. Il invente aussitôt que le sac a été volé, et hop tout va bien. Si on n’était pas dans une série, j’y croirais, mais quand Clay dit que cette convocation doit rester secrète entre eux, je n’y ai plus cru un quart de seconde.

Pendant ce temps, Jessica et Ani organisent une soirée en… rangeant les caleçons sales de Clay ? Magnifique message, merci la série de nous annoncer que les filles font le ménage de leur copain. Il ne manquait plus que ça. Les deux filles sont en tout cas devenues les meilleures amies du monde, plus encore que Jess et Hannah à l’époque. Ainsi, Jess est au courant du dernier secret en date d’Ani : elle est censée déménager après Noël. C’est sûr qu’après la mort du grand-père de Bryce – oh, j’ai oublié d’en parler dans ma critique de la saison 3 – la mère d’Ani n’a plus rien à faire dans cette ville.

La soirée ? Elle est pour le retour de Justin après sa détox. Le problème, c’est qu’il y a tellement de fausses entrées que tout le monde oublie d’applaudir Justin quand il arrive vraiment. Zach, qui débarque bourré, a un meilleur accueil, franchement, ça en dit long.

Finalement, tout le monde est rapidement au courant pour la visite du commissariat par Tyler. En effet, il a dû mal à garder son calme. Il est rapidement écarté de la soirée par ses amis qui débattent ensuite sur la manière de gérer tout ça : ils ont peur que les flingues finissent par mener la police à leur secret partagé. Ils sont tous complices du meurtre de Bryce, et ça fait peur à tout notre groupe d’amis que Tyler puisse céder sous la pression. Notons que Charlie fait définitivement partie du groupe désormais.

Bien sûr, comme il rentre de détox, Justin doit ensuite annoncer à Jess qu’il ne peut pas être en couple avec elle. C’est une surprise pour elle, car elle ne doit pas regarder beaucoup de séries ou films sur le sujet, mais la rupture était prévisible de ce côté-là. Cela n’empêche pas la scène d’être triste.

Heureusement, Jess a toujours Ani pour se consoler. Les deux deviennent colocataires pour éviter une séparation douloureuse entre Ani et Clay. Franchement, c’est bien une solution de série de les faire partager la chambre de Jess, comme ça. Au moins, ça fonctionne pour créer l’occasion de les voir parler toujours plus longtemps ensemble, et j’aime bien leur début d’amitié. Peut-être qu’Ani va réussir à devenir vraiment appréciable cette saison.

En attendant, elle accompagne Jess dans un parc où elles prennent la décision de brûler la copie de la cassette des derniers mots de Bryce. C’est déjà hautement symbolique cette cassette qui brûle pour la dernière saison. Malheureusement, ça enchaîne avec Jess qui nous fait le même genre de crise que Clay. Faudrait voir à pas abuser d’un procédé déjà lourd, les gars.

En parallèle, au commissariat, les adolescents ont évidemment l’aide du shérif… mais pas de l’adjoint, qui est étonné de voir que la confession de cinq heures d’Ani n’est pas enregistrée, alors même qu’elle a accusé Monty de sa mort, tout de même.

De son côté, Winston est en pleine dépression suite à la mort de Winston et… il décide de se rendre au lycée de Liberty High à son tour, pour se rapprocher des connaissances qu’il a là-bas. C’est une si belle idée. En plus, la rentrée après les vacances de Noël – j’ai oublié de parler de la photo de famille de Clay et Justin, c’était mignon – provoque quelques remous, avec un détecteur de métaux à l’entrée et Jess qui s’énerve de voir qu’il n’y a pas de femme pour faire la fouille.

Elle se rend aussitôt dans le bureau du principal qui, de saison en saison, paraît chaque fois plus vieux et plus épuisé par tout ce qu’il a à gérer. Vu le lycée, je le comprends. Il demande ainsi l’aide de Jess pour surveiller le lycée et être son espionne privilégiée. La meilleure espionne n’est pourtant clairement pas dans cette série vu comment ils sont tous doués là. En effet, au forum des métiers et universités, c’est Ani qui joue les espionnes quand elle aperçoit Winston.

Winston se rapproche de Zach pour savoir ce qu’il souhaite faire de sa vie – l’armée apparemment, puis de Tyler parce qu’ils ont la photographie comme passion commune. L’amitié entre eux s’installe immédiatement et Ani est forcée d’intervenir pour les séparer et se faire menacer à demi-mot par Winston qui lui explique que ça fait du bien d’être libéré d’un lourd secret. Oups. Cela énerve Clay de savoir que Winston est là, parce qu’il comprend vite qu’il est là pour récolter des preuves et les faire tous tomber.

C’est parti pour une saison sur la vengeance de Winston, avec de grands hommages à Monty qui est littéralement partout. Il faut dire que l’équipe de sport décide de lui rendre hommage – ah ben quand même – en faisant des maillots à son nom pour tout le monde. Cela n’arrange pas les affaires de Clay qui décide donc de commencer une baston avec Luke, parce qu’il refuse de voir ce maillot partout, Monty étant un violeur. On va dire qu’il protège Tyler.

La série introduit aussi Estella dans cet épisode, en tant que nouvelle membre du club de Jess, mais aussi en tant que petite sœur de Monty. Il y a de sacrés gènes dans cette famille, ils sont canons, tout de même.

Concrètement, la série veut nous montrer cette saison le poids de la culpabilité de ses personnages, et c’est tout de même plus ou moins réussi. Mais surtout moins. Zach alcoolique, Clay et ses crises d’angoisse, Jess qui continue de voir Bryce ou Tony qui passe ses nerfs dans la boxe, on enchaîne les putains de clichés. Bon, en ce qui concerne Tony, il a de bonnes raisons d’être énervé, parce que sa famille ne peut pas revenir aux États-Unis d’après la justice.

Pour la fin d’épisode, nous suivons surtout Justin et Clay dans leurs interactions avec la famille. Ainsi, Justin n’hésite pas à balancer que Clay est celui qui a commencé la baston au lycée. Après un cauchemar ridicule de Clay, c’est finalement Justin qui lui fait prendre conscience qu’il est temps qu’il consulte un psy. Entre les crises d’angoisse et les cauchemars, il ne peut pas continuer comme ça. C’est donc ça qui explique qu’il gère la narration de la série cette saison : il parle en fait à son psy. Il en a grand besoin, parce qu’il enchaîne les hallucinations, avec en plus quelqu’un qui s’amuse peut-être à le torturer en lui faisant réécouter la cassette de Bryce.

Je n’accroche pas tellement à cette partie de l’intrigue sur Clay qui perd la tête, malheureusement, c’est ce qui va nous occuper une bonne partie de la saison j’imagine. Oh, il n’y a pas que ça : la série nous pond un coming-out qui n’a absolument aucun sens avec Alex qui se décide à embrasser Zach ?? Je cherche encore d’où ça vient tout ça, vraiment, je misais plutôt sur Tyler et son amitié avec Winston pour ça, mais pas sur Alex qui était bien établi comme amoureux de Jess depuis trois saisons. Là, il tomberait donc sous le charme de Zach l’alcoolique qui lui dit que c’est rigolo d’être bourré et de marcher sur les bords de toits d’immeuble.

Purée, cette saison va être longue, je sens. En plus, j’ai le gros problème d’avoir limite envie que Winston réussisse son plan tellement tous les personnages ont tendance à me taper sur le système. Ajoutons tout de même que le nouveau look pour Clay est sacrément raté. L’acteur vieillit, j’imagine qu’il fallait le rajeunir, mais qu’est-ce que j’ai ri avec son look très années 2000. C’était raté, contrairement aux relookings d’Ani et Tony, plutôt appréciables.

> Saison 4

Blindspot – S05E04

Épisode 4 – And My Axe! – 18/20
Ah ben alors ça ! La série signe là un excellent épisode qui prouve que faire des économies a parfois du bon (non parce qu’il y a quand même assez peu de lieux de tournage dans cet épisode). J’ai adoré l’épisode qui prend vraiment le temps de creuser plusieurs personnages tout en faisant avancer le fil rouge, alors même que la structure de cet épisode est une formule qui a tendance à ne pas fonctionner sur moi. La manière dont c’est géré ici, avec quelques blagues en plus, font que c’est une vraie réussite.

> Saison 5


Spoilers

504

Do you realize how many times this team has saved the world?

Attendez, quoi ? L’équipe envoie Rich faire ses courses ? Dans quel monde, c’est une bonne idée ? Rien qu’à son look, on sait déjà qu’il est suspect. En tout cas, ça renforce l’image de grande famille de notre équipe, ce qui est cool, même si Patterson déprime totalement de ne pas avoir ses ordinateurs habituels, et on va finir par le savoir tellement ils le disent souvent. C’est tout de même sympa de nous le dire, même si c’est abusé parce qu’elle continue à faire comme d’habitude.

Rich rend aussi service à Tasha en lui achetant quelque chose qu’il lui passe discrètement et qui sent bon le test de grossesse. L’angoisse. Je ne sais plus le temps qui a passé depuis la mort de Reade, mais pas trop de temps tout de même : Kurt confirme que ça fait moins d’un an qu’il est en cavale puisqu’il n’a pas raté l’anniversaire précédent de sa fille.

Oui, la série reprend en insistant vraiment sur les relations privées de chaque personnage, avec l’anniversaire d’Allie qui approche. C’est une saison sympa pour ça, on prend vraiment le temps d’explorer chacun des personnages, au milieu des enquêtes pas terribles. Rich a au moins l’intérêt d’avoir la meilleure enquête de l’épisode : retrouver Bethany et Allie. C’est dire à quel point cette saison me passionne habituellement.

Il faut dire que l’information qu’il trouve est plutôt flippante : Bethany serait à l’hôpital, parce qu’il l’a retrouvée avec un des alias communiqués par Jane. Le problème, c’est qu’elle lui demande aussi de garder l’info pour lui. Elle voulait faire plaisir à Kurt, mais ça ne prend pas le bon chemin pour ça. Et ça ne manque pas, il finit par apprendre la nouvelle de la pire manière possible, en les surprenant. Jane a beau se justifier, c’est assez injustifiable tout ça : Kurt lui en veut immédiatement de garder ce genre d’informations… mais bon, ça jouera pour plus tard, et pas de quoi s’inquiéter, ils se réconcilient en fin d’épisode.

Autrement, cet épisode a l’avantage de se concentrer beaucoup sur Tasha. C’est à la fois un avantage et un inconvénient, parce que j’ai adoré le personnage autant que je l’ai détesté, mais cette fois, ça me la remet du bon côté de la force… même si elle garde ses scènes où j’ai envie de la secouer. Et bien sûr, l’épisode est plein de flashbacks concernant Tasha et… Reade. Comme je ne suis pas surpris de le voir revenir, surtout comme ça. C’est un énième indice qui mène Patterson au jour de la rencontre entre Tasha et Reade, qui est aussi le premier jour de Tasha au FBI.

Le coup de jeune fait du bien à Reade. De mon côté, ça me donne surtout du grain pour mon moulin : évidemment qu’avoir un indice qui mène à Reade ne peut que nous faire penser qu’il est encore en vie quelque part à envoyer des messages à l’équipe, probablement en faisant équipe avec quelqu’un qu’on ne soupçonne pas encore d’être en mesure de l’aider.

En tout cas, ça marche bien comme intrigue tout ça : Tasha se retrouve à devoir se souvenir de sa première journée, ce qui la mène à prendre conscience que c’est aussi le jour où elle a rencontré Patterson, qu’elle prenait pour une laborantine cinglée. Aha. Ce petit voyage dans ses souvenirs était sympathique, même si elle finit par être chiante à casser l’épisode parce que se souvenir autant de Reade lui fait de la peine, et du mal.

C’est donc à Kurt de venir s’occuper d’elle et de ses sautes d’humeur constantes, et ça m’a fait tout bizarre parce que finalement, j’ai l’impression que ces deux-là ne se sont pas tellement fréquentés au cours de la série. J’en oublie de vous parler vraiment de cet épisode, cela dit, et de ce qu’il propose pour le fil rouge : Tasha doit se souvenir de son premier jour, parce qu’il est question de criminels avec une attaque chimique qu’elle a réussi à arrêter. Le problème étant que Patterson ne se souvient pas des composants de l’attaque chimique et que Tasha ne se souvient pas du nom de sa première suspecte.

Il faut dire qu’elle est un peu trop obsédée par Reade. En tout cas, ils ont eu le temps de faire vraiment beaucoup, beaucoup de choses en une seule journée – et même en une matinée, ayant le temps de voir Patterson et une suspecte après s’être rencontrés et avoir commencé à trier des dossiers !

J’ai bien aimé la manière dont l’épisode n’hésite pas à nous donner de fausses pistes avec de mauvais souvenirs dans les souvenirs de Tasha, surtout que ça permet d’en arriver à de vraies avancées dans le fil rouge et de très bonnes blagues sur le fait que Kurt a aboyé sur Tasha et Reade.

Le fil rouge ? Jane finit par découvrir que la suspecte de Tasha et Reade à l’époque, Coleman, est l’une des terroristes qu’ils pourchassent désormais et sur qui elle a tiré dans l’épisode précédent. Autant Tasha a des souvenirs flous, autant Jane a des souvenirs beaucoup trop précis des gens qui lui tirent dessus si vous voulez mon avis, même si c’était la veille.

Après, Jane a l’habitude de perdre la mémoire, elle a de la place pour quelques souvenirs supplémentaires et elle est de bons conseils pour que Tasha retrouve la mémoire, aussi. Cela lui permet de se souvenir qu’elle aurait pu laisser Reade démissionner à la fin de ce premier jour et qu’elle l’en a empêché. Dans le présent, elle culpabilise car elle se sent responsable de la mort de Reade (euh lol ?). Dans le passé, ils mènent une bonne enquête sur les deux composants chimiques, dont Tasha peut enfin se souvenir le nom.

C’en est donc fini pour quelques instants des flashbacks, histoire de se concentrer sur le présent où Tasha a découvert qu’elle était enceinte. Je l’avais dit. Bienvenue dans une dernière saison, ma foi. J’ai bien aimé la scène qui permet un rapprochement entre Tasha et Rich, dont l’amitié fonctionne vraiment bien… mais va finir par rendre Patterson jalouse. Elle voit bien qu’il y a quelque chose entre eux, mais elle ne sait pas quoi. En tout cas, Tasha refuse que l’information soit communiquée au reste de l’équipe et la garde pour elle, avant de partir en intervention.

L’intervention lui rappelle en plus son passé, histoire de continuer les flashbacks : Kurt recrute Tasha et Reade pour partir en intervention, où ils se retrouvent à couvrir ses arrières dans un entrepôt. C’est la place habituelle de Tasha encore aujourd’hui, les arrières d’entrepôt où elle est seule à flipper dans ses crises d’angoisse, qu’on justifie par sa grossesse désormais. Pour sortir de la crise d’angoisse, elle peut toutefois compter sur le fantôme de Reade : elle l’a sauvé d’une mort certaine à la fin de leur première enquête grâce à sa position à l’arrière de l’entrepôt, ce qui permet à Tasha, dans le présent, de se motiver à intervenir.

Il fallait qu’elle le fasse pour sauver Kurt et Jane, qui en avaient bien besoin. La scène d’action est sympathique. Une fois que c’est fait et qu’elle les a sauvés, elle peut s’en aller tranquillement, en paix avec elle-même et le souvenir de Reade, avec leur amitié naissante dès le deuxième jour. C’était vraiment sympa.

En parallèle, Patterson interroge inévitablement Rich sur le secret de Tasha, mais à défaut de savoir bien mentir, il sait au moins garder un secret et faire comprendre à Patterson qu’elle doit être patiente. La patience a du bon, mais elle a aussi ses limites : à force d’être aussi lents, ils découvrent qu’ils ont perdu Brianna grâce à Madeline.

En fin d’épisode, Jane et Kurt décident de se séparer après avoir dit au revoir à Tasha pour que Kurt puisse rejoindre sa famille, et c’est la pire idée du monde. Jane se fait attaquer par un homme qui parvient à lui tirer dessus, même si elle le maîtrise finalement, et Kurt se fait enlever par l’employée de Madeline, qui reprend donc soudainement le dessus. Oula, sacré cliffhanger, je ne l’ai pas vu venir ce coup-là.

> Saison 5

Council of Dads – S01E06

Épisode 6 – Heart Medicine – 16/20
Je reste mitigé avec cette série qui a de bonnes idées, mais aussi parfois des scènes auxquelles je n’accroche pas. Dans cet épisode, je reproche surtout une certaine lenteur de développement à l’égard de certaines intrigues dont on sait déjà qu’elles ne méritent pas tant d’attente avant même qu’il ne commence. Si c’est prévisible, ça n’en reste pas moins cool à voir et il y a deux personnages qui sortent du lot et qui font que j’espère vraiment un renouvellement pour une saison 2. Un jour, NBC se réveillera et nous dira ce qu’elle renouvelle j’imagine…

> Saison 1


Spoilers

106

Everyone thinks they know me and they don’t.

La série fait le choix de reprendre juste avant son cliffhanger de la semaine dernière et ce n’est pas très gentil de nous replonger là-dedans au début de l’épisode, même si je comprends l’idée, car ça permet de revenir vraiment dans le stress et d’être dans l’ambiance voulue directement. Ainsi donc, Charlotte a des problèmes cardiaques depuis un bon moment : elle a eu une première opération à cinq ans.

On découvre rapidement sa nouvelle chirurgienne qui promet à Robin de prendre soin d’elle. Bon, le côté drama médical n’est pas la plus grande réussite de la série pour le moment, mais ça fonctionne bien dans l’ensemble. Bien sûr, Charlotte va très bien et reprend sa vie d’adolescente bien vite. Elle est plutôt maligne et vraiment appréciable comme gamine, surtout que dans les séries, c’est rarement le cas d’habitude.

On reprend dans cet épisode sur sa relation avec Tess, mais aussi avec une amie avec qui elle passe tout son temps sur son portable, au point de rendre Tess jalouse. Charlotte supporte mal de voir son amie jalouse, au point de recommencer à nous faire une crise, à l’hôpital. Cela permet de révéler qu’elle a plus de problèmes que ce qu’elle faisait paraître, et qu’elle a besoin d’une opération urgente et immédiate.

Elle arrive tout de même à négocier d’avoir avec elle les cendres de son père, dans un sac hermétique, pour se sentir plus en sécurité. C’est plutôt drôle à voir, surtout qu’on apprend que les enfants se les partagent à tour de rôle et les placent dans des endroits improbables. C’est donc à les retrouver que sert Larry dans cet épisode – Larry qui garde aussi JJ et le bébé (qui est encore un bébé malgré tous les mois qui passent).

La scène réussit à apporter de la légèreté dans un épisode assez lourd sur le cœur de Charlotte et sa chirurgie à cœur ouvert, avec un arrêt cardiaque nécessaire. Comme elle meurt artificiellement dans cet épisode, elle peut se retrouver dans le coma et revoir Scott. Oh, je ne m’attendais pas à ce genre de scène et quelque part, je trouve ça dommage d’en avoir une de ce genre.

En effet, j’aimais bien le côté réel de la série, et ça, ça casse le rythme. Au moins, ça permet d’approfondir le personnage de Charlotte, une fois le small talk avec son père passé. Elle parle à nouveau de sa nouvelle meilleure amie de téléphone, et la direction que veut prendre la série est claire. C’est malheureusement tellement lent. La voir faire du ukulélé avec Scott… bon, je sais, c’est touchant qu’elle retrouve son père, mais je dois avoir un cœur de pierre sur ce coup-là. Je n’ai pas accroché à cette longue partie de l’épisode.

Bien sûr, Tess est traumatisée d’avoir vu Charlotte en pleine crise et elle finit en larmes dans les toilettes de l’hôpital, avec Oliver qui fait ce qu’il peut pour la rassurer. Bien sûr, il est le papa parfait pour Charlotte dans ce moment difficile. Il reste aussi un excellent meilleur ami pour Robin, la distrayant comme il peut pendant l’opération.

J’adore cette relation amicale qui s’est instaurée en quelques épisodes entre deux acteurs que j’adore, et vraiment, je trouve toutes les scènes parfaites, aussi classiques soient-elles. Ainsi, on se retrouve avec une scène où ils font du jogging surplace pour qu’Oliver annonce qu’il envisage un nouveau bébé avec son mari.

Malgré tout, ça n’empêche pas qu’ils sont tous les deux impatients d’avoir des nouvelles de Charlotte et que l’absence de mise à jour sur son état médical les rend horriblement anxieux. J’ai beaucoup ri de voir des médecins dans cette situation, mais c’est très crédible comme scène, surtout quand Tess les filme pour montrer ça à Charlotte à son réveil.

Pendant que ces deux-là stressent, Theo tente de passer du bon temps avec sa copine, que je commence à apprécier aussi. Au moins, ils se disent qu’ils s’aiment, et c’est déjà ça. Sinon, Larry amène Hope et JJ à l’hôpital, parce qu’il faut bien que ces personnages fassent quelque chose de l’épisode.

En parallèle, Luly décide de reprendre contact avec ses parents adoptifs de quand elle était bébé, comme on l’avait appris dans l’épisode précédent. Pourtant, elle n’est pas très rassurée à l’idée de le faire. Heureusement, Charlotte la pousse à se rendre au rendez-vous… sauf qu’au passage, elle tombe en panne en s’y rendant, étant alors obligée d’être secourue par Anthony. Comme par hasard, elle se rapproche encore et toujours plus de son vrai père sans le savoir – cette fois au prétexte qu’Evan n’est pas disponible.

C’est gênant comme tout, ces scènes : Anthony est en tout cas vraiment dans l’abus à accepter d’accompagner Luly jusque chez ses anciens parents adoptifs quand il est évident qu’il y a beaucoup de tensions entre eux, et ce, dès qu’il franchit le seuil de la porte. Evidemment, la scène est pleine de bons sentiments quand le père adoptif retrouve Luly et lui demande toutes les infos possibles sur sa vie.

La mère adoptive finit par révéler qu’elle est là elle aussi, mais qu’elle déteste Anthony, pour ses mensonges lors du procès. Yep, Luly finit par découvrir qu’elle n’aurait pas dû être adoptée par ses parents, en fait. Anthony a certifié au juge que Scott était sobre depuis plusieurs mois lors du procès, alors que ce n’était pas le cas. Si elle est énervée par la situation, Luly assiste malgré tout aux excuses d’Anthony auprès de la famille à qui il a retiré un enfant sur un mensonge.

Tout de même, ce n’est pas rien. Par contre, ce n’est pas grand-chose à côté de l’autre secret qu’il garde pour lui pour l’instant. De toute manière, ce n’est pas le moment avec Charlotte toujours à l’hôpital, ils ont autre chose à gérer. Ils le découvrent une fois dans la voiture et se précipitent aussitôt à l’hôpital.

Ils sont ainsi présents avec tout le reste du casting pour apprendre que Charlotte s’en tire sans le moindre souci. À son réveil, elle peut donc enfin faire son coming-out à Tess, puis à l’ensemble de sa famille, y compris à son père. En effet, toute la famille se réunit pour jeter les cendres dans le lac derrière la maison en faisant un dernier au revoir à Scott – même si Robin refuse d’appeler ça un au revoir. Luly pardonne comme elle peut à son père, Charlotte le remercie et… Theo a déjà arrêté le football américain, mais ce n’est pas comme si on en avait grand-chose à faire.

Le coming-out de Charlotte fut long à venir, tout de même, mais la scène est sympathique, surtout que j’ai bien aimé les réactions de Robin et Oliver. Si à ce stade, vous n’avez pas encore compris que j’adore les personnages de Robin et Oliver, je ne sais plus quoi faire pour vous !

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