Blindspot – S03E15-16

S03E15 – Deductions – 13/20
La présence de Ron Rifkin dans l’épisode est chouette, mais malgré le quatorzième épisode qui promettait des changements dans la structure et l’attitude de certains agents, cet épisode repart sur les bases habituelles. Pff. Un épisode procédural donc, qui pourrait presque avoir été diffusé à la place du quatorze sans que ça ne pose de problèmes de continuité. C’est frustrant. En plus, il y a tout un pan de la série pour lequel je ne vois pas où ça veut en venir, c’est frustrant.
S03E16 – Artful Dodge – 17/20
Oh ? Je ne m’attendais pas à ce que cet épisode me plaise autant, et pourtant, voilà, au bout de six minutes, je me suis dit que j’étais assez dedans pour en faire une critique complète, à nouveau. Il était drôlement intéressant parce qu’il redéfinit quelques relations en résolvant enfin des mystères proposés dès le premier épisode de cette saison. J’ai beaucoup aimé cet épisode, donc, et plus j’avance dans la saison, plus je me dis que, quand même, cette série n’est pas aussi chiante que ce que je m’en souvenais. Enfin, pas à chaque épisode en tout cas.

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I know who DragonFly164 is. It’s Borden. He’s alive.

Je ne pensais pas revenir si vite à la critique complète d’un épisode, surtout que j’ai du boulot à faire, mais cet épisode à la bonne idée d’enfin revenir sur l’intrigue qui m’intéressait le plus lors du pilot : celle de Zapata et de son secret. Et comme la révélation m’a décroché la mâchoire, autant y revenir plus longuement : Tasha sait depuis le départ que Borden est en vie. Et elle n’a rien dit à Patterson quand celle-ci lui a dit qu’elle pensait encore en vie ? Vraiment ?

C’est bien amené dans la série en plus, parce que Patterson et Zapata sont vraiment les meilleures amies du monde depuis le début de la saison et parce que toute l’équipe était enfin dans de bons termes. Il fallait donc que la CIA ruine tout.

Borden a survécu à la grenade qui devait le suicider parce qu’il a finalement décidé de ne pas se suicider. C’est gros, mais grâce à une petite pirouette comme ça, les scénaristes parviennent à le ramener dans la série. Il est donc le fameux projet Dragonfly (libellule ?) dont j’attendais d’enfin en savoir plus : la CIA a retrouvé sa piste un an après l’explosion et a décidé d’en faire un atout sous couverture. Et c’est Tasha qui a su trouver les mots pour le convaincre de bosser pour eux.

Et une fois ce flashback terminé, on en revient au présent où Patterson se sent plus trahie que jamais, à juste titre. Je veux dire, elle lui en a parlé quoi. Au moins, pour une fois, c’est Tasha qui peut dire la vérité, ça change, mais on en revient au même : elle blesse quelqu’un parce qu’elle a voulu la protéger. Pas très douée la meilleure amie.

Elle est donc le contact officiel de Borden et doit le retrouver seule… mais le problème, c’est que la CIA débarque au milieu de l’opération pour leur expliquer que Borden est bien redevenu un terroriste. Ce n’est pas l’avis de Tasha qui remarque qu’il regarde directement la caméra de surveillance, ce que Patterson est bien obligée de confirmer.

Malgré tout, donc, Tasha se rend au rendez-vous qu’il a fixé pour découvrir ce qu’il peut bien lui vouloir. Elle se rend alors compte qu’il est prêt à la trahir puisque deux hommes armés s’y pointent. Le FBI intervient vite et peut arrêter Borden. C’est ridicule : l’équipe du FBI sous couverture pour cette intervention est notre équipe de héros dont Borden connaît les visages.

Qu’importe. Il est quand même arrêté par Kurt et il s’avère qu’il n’est pas du tout un traître. Pour ne pas changer, l’équipe se retrouve avec 24h pour résoudre un cas impossible, le tout avec un Borden qui veut parler à Patterson et la perturbe inévitablement. Tu m’étonnes, c’est chaud comme situation, la pauvre. Elle s’énerve donc et ne gère pas du tout ses nerfs, surtout quand elle se rend compte que la mission est en train d’échouer.

Ils doivent empêcher une attaque terroriste et en sont incapables à première vue, comme toujours. Seulement, c’est la fois de trop pour Patterson, surtout qu’elle est blessée par la trahison de Zapata. Elle se débrouille bien pour toujours regagner mon affection, c’est dingue ! Après tout, j’avais commencé la série pour Patterson.

En parallèle, la position de Rich est remise en cause et j’adore l’actrice castée pour mener l’enquête sur lui, puisque c’est Hirst qui l’avait recruté. Cela permet quelques scènes comiques qui reviennent sur l’épisode de la mi-saison et sur les travers de Rich. Très vite, il s’avère que sa position est intenable et qu’il a toutes les chances de retourner en prison. Je n’y crois qu’à moitié, franchement.

Sans trop de surprise, c’est lui qui parvient à faire rire à nouveau Patterson et à l’aider à trouver LA solution pour arrêter l’attaque. C’est quelque peu schématique, mais eh, Patterson est trop forte et découvre que leurs ennemis veulent s’en prendre en fait à cinq villes d’un coup. Tout ça mène à une scène classique où l’équipe se lance dans une intervention pour arrêter l’attaque, et je dois dire que j’ai quelque peu décroché sur les détails de cette opération. De toute manière, ça commence et finit toujours pareil dans ces cas-là. Comme c’était dans le noir, cependant, je ne voyais pas grand-chose, mais la conclusion est donc que tout va bien, les États-Unis sont sauvés.

Borden ? Zapata refuse de travailler à nouveau avec lui et elle casse son deal avec la CIA : il est donc bon pour la prison à vie. Et ce qui est absolument génial est que Patterson refuse carrément de lui parler, le laissant pourrir en prison à la place. Qu’est-ce que j’aime cette vengeance, même si j’aurais aimé une confrontation entre eux !

À la place, on a une dernière confrontation entre Tasha et Patterson, avec cette dernière qui refuse de parler de manière amicale avec sa collègue. Ouep, c’en est fini des meilleures amies, elles se retrouvent juste à devoir travailler ensemble. Bon, Patterson lui parle quand même, alors ça finira par s’arranger d’ici quelques épisodes. Allez, Tasha peut donc aller boire un coup et s’en plaindre à Reade, ce qui n’est pas franchement la scène dont je rêvais, car je n’en peux plus de leur pseudo-romance à ces deux-là ! Cela dit, elle révèle ENFIN à Reade qu’elle est amoureuse. Il était temps. Elle finit l’épisode bien seule.

Rich ? Toute l’équipe lui apporte officiellement son soutien, alors il garde son poste pour le moment. En revanche, Reade ne peut pas en dire autant tout de suite : il est sur la liste des gens sur lesquels il faut enquêter parce qu’Hirst l’a embauché lui aussi. Merveilleux.

Enfin, Roman est toujours sous couverture. J’adore son intrigue, vraiment, même si ça traîne en longueur depuis quatre ou cinq épisodes. Je ne pensais pas qu’on passerait la saison avec le personnage qui évolue de manière aussi séparée du reste de l’équipe. Cela aide bien à me garder concentré à chaque épisode, cela dit, mais c’est une prise de risque.

Le problème, c’est que Roman/Tom s’effondre devant son « beau-père » et se retrouve hospitalisé, ce qui risque fort de compromettre tout son dur travail de la saison dont j’attends encore de voir à quoi il est censé servir sur le long terme. On notera simplement que son beau-père se fait passer pour son père afin d’avoir ses informations médicales et que Roman en a complétement gagné la confiance. Pourtant, il n’hésite pas à envoyer un MMS hyper crypté à Jane que Patterson ne met pas longtemps à déchiffrer, promettant un épisode suivant qui fasse enfin tout avancer : Crawford organise un gala au cours duquel Roman pense que le FBI pourra enfin le faire tomber.

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Blindspot – S03E14

S03E14 – Everlasting – 20/20
De très loin le meilleur épisode de la saison, si ce n’est de la série. Oh, bien sûr, il se centre sur l’un de mes personnages préférés ; il s’amuse de la numérotation (c’est le 3.14, coucou pi) et il reprend un motif vu et revu (c’est le cas de le dire) dans plein de séries ; mais c’est justement ce qui le rend passionnant. Plutôt que d’être dans le schéma classique du procédural, cet épisode brise la boucle (là aussi, c’est le cas de le dire) et c’est passionnant. Pourtant, je n’ai pas eu les réponses que j’attendais et la scène finale remet en question plein de choses…

> Saison 3

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Oh this was easy as… pi.

Cet épisode a une meilleure note sur TVtime, alors je me suis dit que je pouvais peut-être en faire un commentaire plus complet. Et comme l’épisode se centre majoritairement sur Patterson qui est dans absolument toutes les scènes du début d’épisode, j’ai rapidement compris la bonne note.

J’aime l’idée du début d’épisode qui est de la voir être draguée par le Dr Izenberg, un autre expert du FBI. La scène est amusante, et comme tout se fait devant Tasha, on se doute rapidement que ça aura un intérêt pour le reste de l’épisode où, effectivement, Tasha force le destin pour qu’ils travaillent ensemble. Il faut dire que ça tombe assez bien : une percée se fait dans les tatouages grâce à une multiplication par Pi.

Avec l’aide d’Izenberg, elle peut donc se servir d’une machine pour analyser les cendres de trois soldats, sauf que cette machine lui explose à la tronche. C’est flippant le temps que dure le générique, mais finalement, le réveil sonne après le générique et Patterson se réveille sans une égratignure. Dans l’ascenseur, elle retombe sur Izenberg, puis sur Tasha, puis Reade leur annonce qu’il est fiancé. Mais cette fois, Patterson comprend que son déjà vu est assez long et elle n’hésite pas à ruiner l’annonce de Reade qui est fiancé à sa copine. Dans les trucs qu’elle ne revit pas, il y a aussi une scène où l’on a appris que Nas a apporté des informations utiles sur Avery, mais Jane refuse d’en parler à sa fille. Ce n’est pas comme si elle lui parlait tout court en même temps.

En revanche, il y a bien tout le reste de la journée, qui était heureusement assez courte à vivre pour nous, mais assez longue pour Patterson qui finit par se retrouver à nouveau dans le laboratoire où la machine lui explose à la tronche.

Pour son second réveil, il est bien sûr révélé que Patterson est hospitalisée inconsciente. Cela dit, son rêve continue, et ce n’est pas plus mal. Quand elle entre pour la troisième fois dans l’ascenseur, elle tombe ainsi sur David. C’est une super idée de le ramener dans la série, parce que cette relation fonctionne depuis la saison 1 de toute manière et il n’y a pas de raison que ça change.

Patterson ruine ensuite l’annonce de Reade en avouant que Zapata est amoureuse de lui. C’est plutôt amusant à voir, et chouette de la voir ensuite tomber sur Stuart. La série se fait plaisir à ramener tout un tas d’acteurs qui ont quitté la série et qui étaient tous liés à Patterson. Après tout, elle a une vie de merde depuis trois saisons. Et ce n’est pas cet épisode qui va changer les choses, donc elle se prend encore une explosion dans la tronche, malgré son coma. Chacun sa torture, j’imagine.

Pour le quatrième jour, Patterson se retrouve alors dans l’ascenseur avec Roman nu. Ca ne vaut pas le retour de David, mais j’ai explosé de rire, ce qui est très rare face à cette série. Alors qu’elle allait craquer pour lui, Patterson est interrompue parce qu’elle entend Zapata, la vraie Zapata, parler du terrible accident qu’elle a eu.

Le rêve peut donc reprendre de plus en plus vite, avec Patterson qui modifie de plus en plus la réalité : cette fois, elle voit donc Reade et Zapata fiancés, puis Kurt avec les tatouages de Jane et finit dans une salle vide avec Borden. Dans la réalité, elle s’enfonce de plus en plus dans le coma et on en arrive donc à la 24e minute à la première scène de l’épisode sans Patterson.

Elle ne dure pas longtemps et on retourne alors vite dans le coma de celle-ci où elle a une psychothérapie menée par Borden, en présence d’Izenberg (qui s’appelle Jack) et David. C’est fou, mais ça marche drôlement bien comme humour, puisqu’elle veut s’enfuir jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne doit pas aller dans le labo et s’y retrouve aussitôt pour l’explosion.

Le délire suivant envoie Patterson dans une nouvelle répétition de la journée où elle se retrouve en classe avec le reste de la classe. C’est plutôt drôle à voir puisque tout le casting s’amuse à jouer les adolescents et que c’est efficace. Si Patterson réussit peu à peu à régler l’enquête, elle reste toutefois bloquée dans la boucle. Elle peut alors compter sur David pour l’aider comme il le fait à chaque fois et pour qu’elle puisse faire les maths dans sa tête.

Elle réussit donc à régler l’affaire une fois pour toute, en accusant le général d’être le traître. Malheureusement, ça ne la sort pas de la boucle car sa santé se dégrade bien trop pour ça. Elle reste donc coincée dans son coma alors que Jane et Kurt apprennent qu’elle risque d’y passer dans la réalité. Dans le coma, en revanche, la nouvelle journée qu’elle vit sert de métaphore pour voir Patterson se battre contre la mort. Eh oui, le coupable essaye de la traîner de force dans un ascenseur où l’attendent les hommes de sa vie, tous morts. Enfin, Borden aussi est en-dehors de l’ascenseur…

Bien sûr, Patterson réussit à s’en sortir, malgré un faux suspense assez long. A son réveil du coma, elle ne peut pas parler, mais ça ne l’empêche pas de révéler au reste de l’équipe, à son chevet, qu’elle connaît le coupable à interroger et faire arrêter ; et c’est un militaire en plus.

Deux jours plus tard, le Général est accusé comme il faut et il est temps de passer à la conclusion de l’épisode, qui est passé à toute vitesse. Patterson change donc d’avis concernant Jane et Avery, forçant Jane à dire tout ce qu’elle sait sur le père biologique. Tasha vient ensuite voir Patterson qui est convaincue qu’il faut qu’elle laisse une chance à Jack. Tasha ? Elle accepte d’être le témoin de Reade, ce qui est la pire des idées.

Pourtant, Patterson a les meilleurs mots possibles pour résumer la série : ils vivent tous dans une boucle dont ils ne sortent jamais, d’où les innombrables répétitions épisode après épisode, pas vrai ? Allez, un bon moyen d’en sortir est de révéler que, finalement, Borden n’est pas mort, exactement comme le pressentait Patterson dans son coma. C’est abusé comme tout, mais franchement, c’est une bonne révélation finale et cet épisode est très clairement le meilleur de la saison, voire de la série. J’étais scotché à mon écran tout du long.

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Performance de la semaine #33

Salut les sériephiles !

Cette semaine encore on se retrouve pour faire le point sur la performance de la semaine, et malheureusement, je pense qu’il y a assez peu de suspense si vous avez vu les mêmes épisodes que moi. Je ne peux pas raisonnablement choisir un acteur qui ne soit pas dans l’épisode de Station 19 et il me restait encore à faire mon choix entre deux personnages. J’ai hésité, mais pas longtemps : il y en a une qui m’a bien plus convaincu que l’autre, parce que l’épisode se concentrait un peu plus sur elle, et c’est bien sûr… Barrett Doss !

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Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Qui ça donc ? Vic, bien sûr. Si je ne l’aimais pas trop au tout début de la saison 1, sa bonne humeur constante et son habitude à faire chier Ben m’ont rapidement fait l’aimer. Cela dit, ça vous le savez déjà si vous avez lu mon TFSA d’avant-hier dans lequel elle était déjà à l’honneur. Ce n’est pas que je veuille absolument la mettre en avant cette semaine, c’est que le hasard fait bien les choses – ou en l’occurrence, qu’il les fait mal.

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Voir aussi : Mes pompiers préférés

Bref, retenons simplement qu’elle est rapidement devenue mon personnage préféré dans la série et cette semaine, j’ai eu l’occasion de me rendre compte que j’étais loin d’être le seul. C’est bien simple, je ne regarde encore cette série que parce qu’elle est là : elle, Travis et Ripley sont vraiment le trio qui me donne envie de revenir, avec à la rigueur de temps à autre Maya.

Le problème, c’est que nous sommes dans une série Shonda Rhimes. Quand quelque chose fonctionne vraiment bien, il faut toujours qu’elle débarque pour tout bouleverser de la pire des manières. C’est là que nous avait laissé la série la semaine dernière, et je vous conseille de vous arrêter de lire si vous n’êtes pas à jour. C’est bon ? Alors, c’est parti pour les spoilers !

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Dans les deux derniers épisodes, qui marquaient un crossover peu utile avec Grey’s Anatomy, Ripley se retrouve à jouer les héros, à survivre à une explosion et le tout pour mieux se faire contaminer par un produit toxique qu’il a inhalé. Ce n’est pas rien, mais le côté héroïque de la situation est encore amplifié par les sentiments de Vic qui sent bien qu’elle ne veut plus que leur relation soit cachée et qui en profite pour le demander en mariage.

Bien sûr, il est rapidement mourant et c’est là que Barrett Doss nous offre la performance de la semaine. Ben oui, j’aime bien Ripley, mais jouer le malade n’a pas dû être bien compliqué : il tousse deux trois fois et passe le reste de l’épisode dans un lit avec plein de fausses machines. Je ne dis pas que c’est facile à jouer, mais avec un peu de maquillage, il suffit d’avoir l’air fatigué quoi.

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À l’inverse, pour le personnage de Vic, c’est une plongée en Enfer : celui qu’elle veut être son fiancé lui pose un lapin pour mieux finir à l’hôpital à mourir ; ce qu’elle doit assumer devant tous les pompiers de la ville découvrant au passage sa relation avec son boss. C’est tout de même violent : même dans le cas d’une relation non-secrète, il y aurait de quoi aspirer toute la joie du personnage à jamais. Barrett Doss nous joue ça à la perfection et la scène d’adieu entre les deux personnages était super touchante.

Oui, ça aide que ce soit bien écrit, je me doute, mais tout de même, ses larmes sont hyper touchantes. En plus, l’épisode ne lui propose pas qu’une scène larmoyante, mais aussi des flashbacks – pour mieux nous briser le cœur.

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Le sourire sincère de Vic, l’amour qui se lit sur son visage, son rire, la scène où elle est malade mais amoureuse quand même… C’était un sacré épisode sur les épaules de Barrett Doss et elle l’a magistralement géré. C’est vraiment une révélation de cette série en ce qui me concerne, ça la change de son rôle d’assistante dans Iron Fist où elle ne brillait pas plus que ça et était clairement sous-exploitée !

Résultat de recherche d'images pour "barrett doss station 19"Quant à ce scénario qui la sépare définitivement du personnage de Ripley, je n’ai pas fini de m’énerver. Pour une fois qu’une série proposait une relation qui ne s’enfermait pas dans un triangle pourri et qui arrivait à survivre malgré des dramas stupides, je suis frustré. Ils fonctionnaient vraiment bien en tant que couple depuis la saison 1, je trouvais l’intrigue originale (autant que ça puisse l’être dans une série de Shonda qui a l’habitude de mettre les boss avec leurs subalternes, en tout cas) et prenante.  On sent qu’ils ont fait ça pour marquer les spectateurs et pour que ça fasse parler d’eux avec ce crossover… mais c’est super frustrant comme conclusion à la meilleure romance de cette série ! On se retrouve en effet avec des triangles pourris dont Andy est toujours une branche et dans lesquels personne ne semble avoir vraiment envie de finir ensemble. Frustrant !

Blindspot – S03E08

Épisode 8 – City Folks Under Wrap 18/20
Bref, cette saison est comme les autres : un premier épisode réussi, une qualité qui se dégrade et une mi-saison qui repart à toute allure. Dommage que tous les épisodes ne puissent pas être au niveau de celui-ci qui a tout ce qu’il faut où il faut : le rythme, l’ambiance, les révélations, les dynamiques de personnages… Un épisode bon tous les sept épisodes, c’est un rythme comme un autre, on va dire.

> Saison 3

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Then we took Hirst down today.

Ben, franchement, voir tous les épisodes d’un coup, c’est beaucoup moins frustrant que de les voir à la semaine sur deux mois. Il ne m’a fallu que quelques heures pour voir l’ensemble de cette première moitié de saison et je suis content d’en arriver à nouveau à un épisode qui devrait valoir le détour. Il commence plutôt bien avec la révélation totalement prévisible qu’Hirst n’est pas la grande méchante de la saison : elle répond elle-même à un plus grand méchant, une menace que nous n’avons probablement pas fini de voir dans la série.

On retrouve ensuite le cliffhanger de l’épisode précédent : Edgar se débarrasse d’Hirst en continuant de jouer la carte de la loyauté envers elle, quitte à jeter le reste de l’équipe sous les roues de l’ennemie. Cela fonctionne bien, heureusement pour lui.

Cela dit, on sait déjà que la série va nous sortir le classique coup de la date limite. Je veux dire, ça fait huit épisodes qu’on nous sort des ultimatums débiles à base de « on a 90 minutes pour que ce virus ne me tue pas » ou « on a quatre minutes avant que tout soit contaminé ». Le coup de cet épisode ? ON A JUSQU’A CE SOIR POUR FAIRE TOMBER HIRST. Parce que sinon, Patterson est dans la merde.

Eh ouais, Hirst a fait en sorte d’accuser Patterson de meurtre, et du meurtre de Stuart en plus. Elle a été tellement chiante avec, c’est crédible. Aussitôt, une chasse à l’homme commence – enfin chasse à la femme – puisque tout le building du FBI se met à sa recherche. Cela me fait remarquer qu’ils n’ont pas encore été attaqué cette saison… mais bon, on a une méchante dans les murs, c’est déjà ça.

Pour s’échapper, Patterson peut compter sur l’aide de Rich, bien sûr, et ça fonctionne bien car leur duo est toujours marrant à suivre et que les stratégies de Rich n’ont absolument aucun sens ou aucune crédibilité. Et en parallèle, Jane prend la défense de Patterson, mais une fois de plus elle se mange un « you of all people » dans les dents de la part de Hirst.

Oui, parce que, voyez-vous, le problème de voir huit épisodes d’un coup, c’est qu’on voit à quel point le scénario est répétitif jusque dans ses répliques franchement, ou dans ses menaces vaines de la part de Roman qui explique à Kurt qu’il va tout balancer à sa Jane adorée.

Je critique, je critique, mais j’ai beaucoup aimé cet épisode qui gère très bien sa course poursuite et ses double-sens quand il était question de mener l’enquête pour retrouver Patterson. Ben oui, tout le monde l’aidait, y compris Reade qui continue de faire semblant d’être avec Hirst. Rapidement, donc, Rich se fait arrêter en aidant Patterson et est interrogé par Hirst et Reade, ce qui est drôle à voir.

Tout aussi rapidement, on voit Kurt se faire arrêter et Reade être obligé de mener l’enquête pour faire arrêter Patterson chez Kurt, alors que Tasha réussit à s’enfuir juste à temps. Heureusement, Jane réussit aussi à récupérer le téléphone de Hirst avant tout ça, et quand elle se fait arrêter, c’est trop tard pour Hirst : on entend clairement qu’elle a tué Stuart dans les micros du FBI. C’est problématique.

Bien sûr, la série continue de nous ramener l’intrigue Reade/Zapata aussi, mais franchement, ce n’était pas nécessaire. Autant je les aimais bien en saison 2, autant je les supporte de moins en moins cette saison. Ils sont insupportables à se tourner autour en permanence.

Hirst l’a bien remarquée, et elle s’en sert : elle s’est débrouillée pour faire capturer Tasha, ce qui n’a pas trop de sens parce qu’elle n’a aucun moyen de savoir où elle était. Il n’empêche que c’est fait et qu’elle a aussi des agents qui lui restent fidèles malgré tout. C’est gros comme tout.

De toute manière, c’est juste pour rajouter quelques minutes à l’épisode, parce que bien sûr, tout le monde s’en sort en vie très vite. Hirst se fait arrêter par Kurt qui refuse de la tuer, même si c’est que Roman lui demandait de faire et même si elle aurait préféré se faire tuer.

Rich se sent tout de même blessé de voir qu’il était laissé de côté par l’équipe, mais Patterson est fière de le voir rester fidèle au FBI plutôt que de craquer quand Hirst lui a dit qu’elle pouvait l’aider à retrouver son copain, Boston.

Pendant ce temps, Roman continue d’errer en permanence au même endroit parce que ça fait un joli point de vue pour la série. C’est rigolo comme tout, mais au moins, son intrigue continue de me plaire un peu plus que le reste. C’est que j’aime beaucoup sa nouvelle copine qui lui fait une confiance aveugle quand il n’est absolument pas discret dans sa manière de la manipuler.

Il réussit tout de même à le faire : Blake lui présente d’elle-même son père… et celui-ci s’avère être le grand méchant de la saison. Zéro surprise de ce côté-là, mais c’est sympa comme intrigue. La surprise vient encore du fait que Roman décide de ne pas se servir de ce qu’il sait qu’il s’est passé à Berlin pour casser le couple Kurt/Jane. En effet, il a encore besoin de Kurt pour d’autres choses, même s’il est clairement arrivé au bout de ce qu’il voulait faire avec Blake.

La toute fin d’épisode finit donc sur le bon cliffhanger habituel que je n’avais pas trop anticipé, je reconnais (pour une fois) : Kurt avoue à Jane qu’il a tué sa fille. Sympathique moment de couple !

> Saison 3