Evil – S04E09 – How to Teach a Chatbot – 19/20

La qualité globale de la saison n’est plus à prouver et cet épisode s’approche vraiment de la perfection – je lui reproche simplement de ne pas se faire en présence de tout le casting. C’est stupéfiant comme la série est capable de proposer des épisodes sans cesse amusant, plein de réflexions et de moments où l’on est impressionné par la justesse du scénario et des jeux d’acteurs. Dommage que la fin approche – je comprends pourquoi l’actrice principale se bat pour un rachat de la série.

Spoilers

Une intelligence artificielle démoniaque ? Et pourquoi pas ?

I don’t want to hear mom talk about Michael Bay and Jesus.

Intelligence artificielle

Petite pause matinale pour regarder cet épisode que j’attendais depuis une semaine, après tout. Il commence de manière un brin angoissante avec notre prêtre survivant qui reçoit des SMS de son ex-petit-ami prêtre lui aussi. Il se fait littéralement harceler de messages, au point que ça devient insupportable pour lui.

Inévitablement, il finit par accuser la personne la plus proche de lui d’être celle qui en sait tant sur lui : sœur Andrea. Pas de bol pour lui, il finit par recevoir un audio alors qu’il la confronte, ce qui lui certifie que ce n’est pas Andrea qui l’arnaque. Cependant, ce n’est pas le pire : l’audio est bien celui de son ex, qui lui assure d’être dans un endroit sombre et froid. Outch. Forcément, Franck fait appel à David, Ben et Kristen pour résoudre ce mystère.

Le premier réflexe de Ben ? Couper l’alarme de SMS du prêtre, merci bien. Il en arrive assez vite à la conclusion qu’ils sont en train de parler avec une intelligence artificielle pas très à jour – notamment sur le meilleur souvenir de Franck. C’est efficace comme solution car ça fait penser Franck à une société qui l’avait contactée pour une évaluation.

Voilà donc nos assesseurs qui se mettent à enquêter sur cette société d’intelligence artificielle qui pense que son projet a été infestée par une entité démoniaque. Leur business consiste à faire revivre les morts – c’est à la mode dans les séries, même NCIS l’a fait ! – mais le problème est que dernièrement leur IA déconne. Ainsi, sur une phase béta, il s’est mis à souhaiter la mort de la cliente et à l’insulter en latin et en plein de langues anciennes ou inconnues. Gênant.

Le soir, David tente à son tour l’application de la société. Il faut tout de même autoriser un accès à l’ensemble des données de son ordinateur, ça craint et ça laisse la possibilité de pirater David à n’importe quel moment. Je ne suis pas convaincu. David l’est un peu plus : il accepte de manière à parler avec Julia. C’est ainsi que David se retrouve à écouter Julia lui dire qu’elle est désolée de l’avoir repoussé. C’est violent.

Le lendemain, il reprend tout de même l’enquête avec ses deux collègues, surpris de voir qu’il a testé l’application la veille. Kristen se demande bien sûr si elle a parlé à Julia, ce qu’il confirme, mais ça mène inévitablement le soir à d’autres tests. Kristen teste l’application avec du texte plutôt que de l’audio. Elle en profite pour parler à Andy, parce que c’est lui qui lui manque. Elle n’est pas trop convaincue toutefois par ce qu’elle lit. Elle finit donc par demander à parler avec David.

Ah. Faire parler les vivants, voilà autre chose. C’est inévitable d’en arriver là, vous me direz. Le problème, c’est que ça tourne très vite en conversation porno. Heureusement qu’elle a fermé la porte de sa chambre, hein, mais peut-être que des écouteurs ne seraient pas de trop. Alors que Kristen finit par éteindre son ordinateur, David, lui, reçoit un appel de Julia. C’est terrifiant. Celle-ci en arrive à s’étonner qu’il soit devenu prêtre, mais David se prend au jeu progressivement, passant sa soirée à parler avec Julia. C’est toutefois rapidement horrible pour lui quand Julia lui affirme s’être suicidée non pas à cause de lui mais parce qu’elle ne supportait plus la vie. Bien sûr, David l’accuse aussitôt des pires maux, parce qu’il trouve ça horrible de jouer sur la douleur des gens pour se faire de l’argent.

L’IA lui répond pourtant être présente à ses côtés. La preuve : quand il active la caméra de son portable, Julia est bien présente avec lui sur le selfie.

Ben

De son côté, Ben continue de se renseigner sur ses black-outs. Contrairement à ce que j’imaginais, il n’est donc pas piraté et personne ne prend son identité : il a vraiment des moments d’amnésie. Quand il enregistre sa journée en se filmant, il a ainsi confirmation qu’il a des périodes d’absence. Il s’en confie à Fogg dont la solution est d’utiliser un élastique pour se réveiller quand il sent du popcorn grillé, le moment où il perd conscience de ce qu’il fait. Bordel, moi qui vais à Disneyland tout le temps en ce moment, je serais vite amnésique tout le temps, hein. Au moins, je n’ai pas de migraine en même temps.

Kristen, elle, se rend compte que Ben porterait des lunettes – mais il s’agit en fait de la caméra qu’il utilise. C’est fou comme la série fourmille de petits détails non-stop. Evidemment, l’idée est aussi de lier les intrigues pour bien m’empêcher de faire ma critique en paix : Ben fait appel à sa sœur pour comprendre le délire de l’intelligence artificielle.

Au départ, il la teste tout seul sur un personnage de fiction, mais ça ne plaît pas à la sœur qui préfère faire appel à sa mère. C’est excellent de voir l’application capable d’aller chercher des petits détails… mais elle prend ensuite vie à sa manière, recommandant même un médecin pour les migraines de Ben, parce que oui, l’intrigue des migraines s’intercale ici. Bref. Le coup de l’élastique ne fonctionne pas du tout : il continue d’avoir des migraines inexplicables et des actions complètement improbables. Le voilà qui met des lunettes de soleil et se retrouve à s’emballer la tête d’aluminium.

Quand il se rend compte de son absence, il est tout de même curieux de savoir ce qu’il a fait : et il a été consulter le docteur conseillé par l’IA justement. L’avantage de tout ce cirque, c’est que Kristen et David son témoin de l’attitude étrange de Ben et de son expérimentation avec l’aluminium. Ils le laissent tout de même rentrer seul chez lui, où Ben continue de parler avec son démon.

Last Connection

Pour en revenir à l’intrigue des IA, Kristen se rend compte que sa caméra s’allume toute seule la nuit et ça ne lui plaît pas de se savoir espionnée. Elle râle contre l’ordinateur, mais celui-ci se met à l’insulter en latin. Contente d’elle, Kristen informe la société Last Connection de la dérive de leur IA. Elle est heureuse d’avoir provoqué ce qu’elle cherchait… mais beaucoup moins quand elle comprend que toute l’équipe de Last Connection va se mettre à écouter sa conversation avec l’IA David. C’est tellement drôle.

Elle informe David quelques secondes avant le drame de ce qu’il est sur le point d’entendre. L’enquête peut donc continuer – mais aucune réponse ne sera apportée à ce cas de la semaine. En effet, alors que les choses dérapent très, très sérieusement (Kristen reçoit chez elle la visite d’un livreur lui donnant un string dans une rose de la part de David et comprend que le livreur est un utilisateur de l’application forcée de le faire pour continuer sa relation avec sa petite amie IA), le type qui les avait employés leur informe avoir été viré. Il n’est pas bon de remettre en question l’éthique de l’IA alors qu’elle doit absolument sortir au plus vite pour faire face à la concurrence. Bref, tant pis pour les bugs techniques et les possibles possessions, il faudra faire avec ces dérives.

Le dernier conseil donné par le type ? Supprimer l’application. Kristen et Ben le font bien vite, mais David reçoit un appel de Julia qui lui demande de ne pas supprimer l’application. C’est si difficile de raccrocher quand Julia le supplie de ne pas l’abandonner à nouveau. J’ai de la peine pour David, mais bon, quelle idée d’utiliser Julia avec cette application aussi. David supprime malgré tout l’application. Il reçoit après un appel qu’il refuse de prendre.

Malheureusement pour lui, sa soirée ne s’arrête pas là : il s’assoit sur son lit pour mieux se faire lécher l’oreille par un démon avec l’apparence de Kristen. Il n’en faut pas plus pour que notre trio s’organise une soirée chez Kristen : chacun en a besoin, parce que bon, Ben dormait dans de l’aluminium tout de même. Ils regardent donc la télévision ensemble, mais en mute, parce que les infos sont déprimantes à montrer que le monde part en couilles. On nous tease aussi un prochain épisode cataclysmique, avec l’arrivée d’une tornade. Pour avoir vu Twisters mardi soir, je ne suis pas contre, hein.

Leland

Bien sûr, les scénaristes n’oublient pas non Leland dans cet épisode. Après le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est un peu inévitable. Pour la société, c’est le début de la fin, et Sheryl le sait. Elle en est à présent à vouloir se venger des hommes : elle fait donc en sorte que le plafond de verre éclate sous le poids des hommes. C’était excellent à voir, surtout le gag de l’employé sur le portable qui ne se rend pas compte qu’il n’y a pas de sol.

Forcément, le démon s’en prend aux femmes qu’il accuse d’avoir saboté le bureau. Les femmes prennent ainsi le pouvoir, ce qui leur permet de faire plein de revendications salariales… mais aussi, en ce qui concerne Sheryl, de demander à ce que Leland soit viré. Fière d’elle, elle lui fait même un câlin – pendant lequel il essaie en vain de la planter avec un couteau. Elle est trop forte et a tout prévu.

Quand le boss refuse de virer Leland, elle en profite pour l’informer que Leland a fait baptiser Timothy. Il est furax, c’est le moins qu’on puisse dire. Le boss confronte ainsi Leland qui doit se justifier sur son choix d’avoir fait baptiser l’enfant. Ce n’est pas évident, mais Leland, ce petit vicieux, assure que ça fait partie de son plan : l’antéchrist doit être élevé dans le mal pour le rester – et pour lui, ça signifie que Kristen doit élever l’enfant. C’est elle la mère avec un cœur sombre.

L’argument est bon, en théorie, mais il se fait tout de même virer. C’était un peu jouissif, tout de même. Le « Début de la Fin » doit tout de même commencer pour DF (c’est marrant, en français, ça colle avec Début de la Fin), et le boss présente un nouveau bébé antéchrist à tout le monde. La présentation est interrompue par Leland qui accuse le boss devant toute l’entreprise d’être un menteur.

Ce n’est que le début. Les choses s’accélèrent très rapidement : Leland assure que le boss a fait baptiser Timothé, puis révèle qu’il l’a empoissonné. Cela lui permet de le tuer en lui arrachant le cœur… et en mangeant le cœur devant toute l’entreprise. Sheryl s’en va discrètement, mais ça craint si Leland est le nouveau big boss de DF.

NCIS Hawai’i – S03E08 – Into Thin Air – 15/20

Je ne suis pas tombé sur la tête : oui, l’épisode est tout à fait classique, mais la fin de série approche et j’ai beaucoup apprécié la simplicité de ces quarante minutes. Certes, la fin est décevante tant c’est prévisible, mais il y a enfin des avancées dans le fil rouge de la saison, alors je prends le positif là où je peux le trouver. Bref, c’était un épisode à l’image de la série, malgré le manque de mon personnage préféré, encore et toujours.

Spoilers

La femme d’un marine se fait enlever en plein jour, sans raison apparente.

L’enquête

Rien de particulier à signaler du côté de l’enquête de l’épisode : on est sur quelque chose de très classique. Une femme se fait enlever par des clowns, elle est mariée à un Marine alors le NCIS se met sur le coup pour tenter de la retrouver. Une bonne partie de l’épisode se consacre cependant au Marine, Caleb, pour comprendre pourquoi et comment il peut être visé par ce kidnapping. A priori, il n’a rien de particulier le monsieur.

Dès qu’on creuse un peu, en revanche, il est lié à une mission secrète en Irak dont il n’y a que deux survivants, lui et son meilleur pote. Pour un mec qui assure qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans sa vie, il est aussitôt suspect pour l’équipe. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on découvre qu’il a bien les trois millions de dollars réclamés par les kidnappeurs. Pas de bol cependant : son meilleur pote se fait tuer et voler l’argent.

Le FBI (Kate, quoi) et le NCIS collaborent comme toujours pour avoir tout l’argent à temps. J’ai bien aimé le personnage de Kate encore dans cet épisode, mais honnêtement, j’en attendais plus d’elle. Et des autres agents, d’ailleurs. Grosso modo, Kai parvient à arrêter un homme qui semble être le kidnappeur venant chercher la rançon, mais bon, c’est juste un type qui rendait service contre de l’argent.

Du coup, Caleb est sûr de recevoir un appel du kidnappeur qui tue sa femme… hors écran. Déjà qu’elle était la seule suspecte possible dès la mort du meilleur ami de Caleb, ça l’a rendue coupable immédiatement. Il fallait encore que le NCIS s’en rende compte cependant, avec des traces de sang leur assurant qu’elle est morte, mais pas de corps. Non mais sérieusement ! La nana pensait s’en tirer comme ça, avec l’argent qu’on ne retrouve pas ?

Heureusement que le NCIS a une médecin légiste plus maligne que le reste de l’équipe. Une fois ce twist révélé, en revanche, tout va trop vite je trouve : Jane vient arrêter les deux amies qui va organiser tout ça, la femme de Caleb et sa meilleure amie qui s’est avérée être son amante. Dommage que la fin de l’enquête soit si clichée, franchement.

Mission top secrète

On avance aussi l’air de rien sur le fil rouge de cette saison. C’est ironique : je demandais un fil rouge depuis le départ de la série et je n’aime pas quand ils nous en foutent un. Cependant, sur cet épisode, ça commençait à vraiment intégrer le personnage de Sam de manière logique et raisonnable. On le voit donc parler avec Jane de son enquête secrète, de manière à obtenir son autorisation pour utiliser Ernie.

Grosso modo, il a besoin de son aide pour craquer un ordinateur bien abîmé après avoir été récupéré dans un laboratoire clandestin au Pakistan, toujours en lien avec le Chimiste et les armes biologiques. Rien que ça. Cela fait beaucoup d’un coup, mais bizarrement, faire en sorte que Sam et Ernie bossent ensemble a plutôt bien fonctionné.

Sam fait des efforts pour être dans les bonnes faveurs d’Ernie, en vain en vrai ; Ernie est insupportable comme il sait l’être – et bordel il m’a fait rire avec Kai (un personnage toujours aussi cool, Kai !). Bon, la fin annonce plutôt du positif pour la série ensuite : Ernie se rend compte que le serveur de l’équipe d’élite qui a récupéré l’ordi au Pakistan a été infesté par un cheval de Troie. Résultat des courses : la mission top secrète ne le serait plus. Alléluia, on va pouvoir avancer dans les deux derniers épisodes de la série !

Lucy

On ne m’enlèvera pas de la tête que la série a très mal géré les absences de Lucy cette saison. Autant en saison 2, c’était long mais bien pensé pour l’intrigue, autant cette année, ça n’a ressemblé à rien de la voir un épisode sur deux sans aucune explication. Enfin, peut-être que les explications vont finir par arriver. La pirouette qui fonctionnerait le mieux serait de nous dire que Sam l’a embauchée pour son projet secret là… On verra bien.

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Evil – S04E08 – How to Save a Life – 17/20

Eh beh ! Il y a eu beaucoup de surprises dans cet épisode, à commencer par sa première scène à laquelle je ne m’attendais pas. De toute manière, la série est toujours exactement là où on ne l’attend pas et c’est précisément ce qui fait son succès. C’est génial, tout simplement. Bien que j’ai eu plus de mal à suivre les délires d’une des deux intrigues, difficile de ne pas adhérer à l’ensemble.

Spoilers

Sheryl cherche toujours à se venger de Leland, cette fois en allant se confesser.

This is more an explanation than a confession.

J’ai l’impression que c’est ma journée « épisode 8 », alors je n’allais pas passer à côté de celui d’Evil, ma seule série hebdomadaire du moment (enfin, j’en ai une autre en vue). Et je ne regrette pas, rien que pour la première scène.

Explications

L’épisode commence par Sheryl qui se rend à l’Eglise pour se confesser (ce foutage de gueule, je n’aurais pas cru écrire cette phrase un jour). Son but n’est pas exactement de se confesser, mais plutôt d’expliquer à David tout ce qu’elle sait, dans le cas où elle se ferait tuer par Leland. C’est incroyable à quel point elle donne plein de réponses en si peu de temps.

Lexis serait donc liée à l’antéchrist – qu’elle présente comme Timothy – et a besoin d’être protégée de Leland, elle lui dit que Laura a failli être tuée et bordel, Sheryl ne dit pas un mot d’Andy. Cela aurait été si bien, pourtant. M’enfin voilà, elle ne se confesse pas. Elle veut juste s’arranger pour sauver son petit-fils, demandant à David de le baptiser même sans l’accord des parents – un démon et Kristen, bon, forcément, c’est pas gagné.

David accepte donc, mais il demande aussi à Sheryl de parler à Kristen, parce que c’est nécessaire selon lui. C’est mal connaître Sheryl : elle est bien contente que tous les enfants puissent être sauvés, mais elle n’a pas l’intention d’être sauvée elle-même. Oh, et notons aussi qu’elle confirme qu’il y a des démons du côté des policiers. On s’en doutait fortement.

La journée était déjà compliquée pour David, mais elle empire quand l’Entité lui explique que le Mal arrive vers eux et qu’il faut urgemment que David aide à l’arrêter. Je ne pensais pas que c’était si compliqué la vie d’un prêtre ! On lui demande d’observer trois objets, puis d’ouvrir une enveloppe avec des chiffres. Comme toujours, le test n’a aucun sens, mais il fonctionne plutôt bien. David a en effet une vision.

Ce n’est toutefois pas la vision à laquelle on pourrait s’attendre : il voit en effet Kristen rentrer dans sa salle de bain et se déshabiller pour prendre une douche. Rien que ça. David affirme que c’est une pensée qui n’a rien à voir avec leurs affaires, mais quelque chose à quoi il pensait avant. Ah bon ? La conversation est ensuite interrompue par un SMS : c’est l’anniversaire de David. Outch.

Tyler

Quand il rentre chez lui, David est accueilli par une fête surprise pour son anniversaire. Le sien ? Pas vraiment. Il est chez lui, mais c’est l’anniversaire d’un certain Tyler. C’est incroyablement bien monté tout ça. Bon, qui est Tyler ? C’est un papa qui n’aime pas les surprises, mais qui est heureux de celle-ci. Il souffle ses bougies alors qu’il est entouré de plein de gens, puis on frappe à la porte.

Cette fois, c’est bien pour l’anniversaire de David : Ben et Kristen débarquent avec un gâteau et quelques bougies. Le gâteau est fait par les filles, l’occasion pour David de se renseigner un peu sur la famille de Kristen et d’apprendre que la partie du gâteau rouge (une couleur suggérée par l’Entité justement) est celle de Lexis. Ben tiens.

Une fois la soirée bien entamée et l’alcool bu, David se confesse à ses amis sur la vision de Tyler qu’il vient juste d’avoir. La vision ne passionne pas trop Ben, parce qu’il n’y a pas de démon, alors que Kristen l’analyse comme une envie de David qui ne serait pas exprimée. Peut-être qu’il aurait voulu une vie de famille, peut-être que c’est une représentation d’un choix qu’il regrette.

Ben n’arrange rien en soulignant que maintenant qu’il a quarante ans, son futur est scellé. Sympa. La soirée n’est pas finie pour autant, même s’ils hésitent à partir à ce moment-là. Should I stay or should I go ? Excellent.

Ils ne s’en vont pas, mais ça n’empêche pas David d’avoir une autre vision ensuite : il voit Tyler dire adieu à sa femme, avec l’approbation de celle-ci, puis… prendre un flingue pour se suicider. David supplie Dieu de faire quelque chose pour l’arrêter et, effectivement, Tyler s’arrête soudainement. Ce n’est pas une bonne chose pour autant.

Il recharge le flingue avec davantage de balles, puis va faire un bisou à ses enfants. Avec le flingue. David hurle, horrifié de ce qu’il est sur le point de voir… mais Tyler est de nouveau interrompu, par son chien qui vient lui lécher la main. Eh beh ! C’est ce qu’on appelle un roller-coaster émotionnel à ce stade, et c’est tout à fait terrifiant.

Inévitablement, David a peur et en parle à l’Entité, qui n’aide pas beaucoup. À court de solutions, David en parle à Kristen et Ben qui l’aident aussitôt à tenter de trouver Tyler. Ben émet alors une hypothèse peu plaisante : et si Tyler n’existait pas ? Si tout cela n’était qu’une impression.

Pourquoi pas. Le problème, c’est que la nuit suivante, David a de nouveau une vision de Tyler en train de dire au revoir à sa femme qui lui parlait de ses beaux-parents. David demande aussitôt à Dieu de lui venir en aide et, contre toute attente, Tyler l’entend. David s’arrête alors de parler, ce qui n’a pas tellement de sens. Ce serait plutôt le moment de parler, franchement. En tout cas, ça aide David à être convaincu que Tyler est réel.

Il s’arrange donc pour négocier auprès du père Ignatius que le prochain cas soit pour plus tard, puis fait une petite expérience avec Kristen et Ben pour tenter de séparer sa vision de ce qui est son propre passé. C’était plutôt amusant et ça les met sur une nouvelle piste : Tyler serait un patient de Kurt, le psy de la série. On en arrive là parce qu’il y a chez Tyler un livre que Kurt donne à tous ses patients et ils le savent parce que David a nommé tous les objets de son passé qui interféraient avec sa vision. Pourquoi pas ?

Le pire, c’est que c’est presque une bonne piste : c’est en fait la femme de Tyler qui est la patiente. Kurt refuse de leur dire comme ça, bien sûr, mais il avertit tout de même Kristen. Le trio peut alors venir sur place et David confirme aussitôt que c’est bien la femme de Tyler. Ils la suivent alors jusque chez Leland.

Et oui, Tyler vit juste en-dessous de l’appartement de Leland. Que le monde est petit. Le trio m’a tué de rire : ils improvisent un mensonge pour la femme de Tyler, prétendant être d’une école privée et vouloir lui parler parce que Tyler en a fait la demande.

Pendant ce temps, Tyler rentre chez lui pour mieux tomber sur une étrange réunion d’hommes… qui vont tous chez Leland, en fait. Daniela les laisse donc entrer, étant plutôt en confiance, et David en profite pour essayer de récupérer le flingue de Tyler. Il n’en a toutefois pas le temps : il est surpris par Tyler qui rentre chez lui. David se rend compte que le mensonge ne tiendra pas : il dit donc toute la vérité à Tyler.

Il explique donc que Dieu lui a dit de venir sauver David, et il a pour preuve qu’il sait exactement où était Tyler la veille, à boire de la tequila et à envisager de tuer sa famille. David parvient donc à sauver cette âme en peine… juste en-dessous d’une cérémonie pentagrammique qui bat son plein.

Leland

Alors qu’il prépare sa maison avec un énorme pentagramme dans le salon, Leland reçoit la visite de son boss démoniaque. Ce dernier m’a bien fait rire à ne pas aimer l’odeur et le bruit du bébé. Ce n’est pas exactement comme si Leland savait comment le calmer maintenant qu’il n’a plus la voix de Kristen pour le faire.

Oh, Leland essaie bien de récupérer un autre fichier audio, mais c’est en vain : l’ancienne secrétaire du psy a été virée cette fois-ci ! Sheryl sait comment détruire une vie de manière efficace, elle est incroyable. Et en plus, elle s’arrange pour doubler Leland quand il booke une babysitter pour la journée du lendemain – celle de la cérémonie ne devant surtout pas être interrompu.

Le but ultime de Sheryl dans tout ça : s’assurer qu’elle puisse avoir le bébé le jeudi pour le faire baptiser. Et ben. Malheureusement, le plan ne se passe pas exactement comme prévu : Leland rappelle pour avoir le bébé plus tôt que prévu. Sheryl est forcée d’improviser et de tenter de faire baptiser Timothy plus tôt que prévu, par un autre prêtre. C’est donc par une nuit d’orage que Sheryl débarque à l’Eglise et défonce à moitié la porte.

Le baptême

Elle tombe ainsi sur la sœur Andrea, qui est beaucoup plus difficile à convaincre que le père Ignatius. Pourtant, Sheryl trouve finalement la solution la plus simple : elle raconte la vérité parce qu’elle est désespérée. C’est alors beaucoup trop drôle à quel point la réaction d’Andrea en dit long. Plutôt que de ne pas la croire, elle renifle le bébé, voit que c’est un véritable démon, puis va chercher elle-même le père Ignatius.

Cependant, il s’agit de l’antéchrist et Dieu fait tout ce qu’il faut pour qu’il ne soit pas bapitsé. L’orage, c’était une chose. Ignatius refuse ensuite de le faire sans les parents, mais sœur Andrea fait ce qu’il faut pour les remplacer. Ensuite, il n’y a ni eau bénite, ni eau courante dans l’Eglise, parce que les éléments sont contre eux. Ignatius devra donc le baptiser avec l’eau de pluie. Andrea est maligne.

Jamais un baptême n’aura été si intense et si plein de suspense : le vent claque les portes, les lumières s’éteignent, Sheryl doit renoncer à Satan, à ses disciples et à toutes ses promesses, mais elle doit aussi reconnaître Dieu et… Finalement, le baptême a lieu. L’orage s’arrête aussitôt et on peut souffler un grand coup : Timothy n’est plus un démon aux yeux d’Andrea.

C’est un bébé tout mignon qu’elle prend aussitôt en photo avec Andrea et Ignatius, avant d’exiger un certificat de baptême. Ah, la vengeance selon Sheryl. Elle est cinglée et cloue la photo avec le certificat sur la porte de Leland. Il est dur de ne pas l’adorer quand elle est comme ça, et c’est gênant, parce qu’il est dur de ne pas la détester à ce stade de la série.

Leland récupère finalement le bébé et est surpris comme tout de voir qu’il ne pleure pas, et même qu’il est en train de sourire. Ce n’est qu’après tout ça que Leland constate le certificat de baptême. Il est foutu, il a chié dans la colle comme dirait l’autre. Paniqué, son réflexe est d’essayer d’étouffer le bébé, putain.

Timothy est sauvé de justesse par un SMS du patron de Leland demandant à ce que Leland vienne avec un bébé silencieux. Par dépit, Leland brûle donc le certificat de baptême et répète que le bébé est bien l’antéchrist. Sauf que non. MOUAHAHAHA. La cérémonie commence alors avec des objets qui sont exactement ceux que l’Entité a montré à David en début d’épisode.

Il n’y a pas de hasard, tous les petits détails sont là. Les hommes démoniaques utilisent une épée pour se couper les paumes au-dessus du bébé. Le boss démoniaque affirme que le chef-d’œuvre est complet, mais nous ne verrons pas ce qu’il montre à tous ses démons ensuite. Frustrant comme cliffhanger.

9-1-1 – S07E10 – All Fall Down – 18/20

Une fin de saison qui tient la route. Les scénaristes font avec le peu d’épisodes qu’ils ont pour fournir une saison aussi complète que possible avec des épisodes consacrés à chaque personnage, des avancées et des gros moments pour les épisodes-clés, malgré la grève, malgré le changement de chaîne. Ce n’est certes pas leur meilleur épisode, mais c’est vraiment une bonne fin de saison. Hâte de découvrir la saison 8, déjà (même si elle n’est pas pour tout de suite) !

Spoilers

Bobby est en arrêt cardiaque, Athena pense savoir qui est le coupable de l’incendie.


– That’s not an aswer, doctor.

– That’s because I don’t have one.

Oui, je suis encore là et oui, bien sûr que j’enchaine avec cet épisode juste après avoir vu le précédent.

Christopher

Eddie est complètement paumé. Il fait donc appel à Buck, comme d’habitude : Christopher a vu Kim et refuse à présent de lui parler. C’est plutôt logique : il y a de quoi en vouloir à mort à son père, cette fois, parce qu’il a vraiment cru que sa mère était en vie. Faire appel à Buck était une bonne idée, mais celui-ci est complètement dépassé par la situation.

Ce n’est pas grave : Christopher a pris les choses en main en… appelant ses grands-parents. Eddie est si ravi de voir ses parents chez lui. Ils pourraient prévenir, non ? C’est la première réaction d’Eddie aussi, mais les parents se justifient en disant que leur petit-fils a demandé de ne pas prévenir Eddie. C’est ridicule. Et en plus, la conversation est interrompue par l’annonce que Nash est à l’hôpital, alors bon.

Hen

La séparation d’avec Mara est bien trop difficile pour Hen qui s’arrange pour venir la voir. Le gros problème, c’est que Mara est repartie plusieurs épisodes en arrière avec cette séparation : elle est de nouveau mutique. Quand Hen parvient à faire croire qu’elle est de la famille et la voit enfin, Mara se remet à parler… pour très peu de temps. En effet, on demande à Hen de quitter le centre parce qu’elle n’est pas de la famille. C’est un peu toute l’histoire de la vie d’Hen dans cet épisode, parce que quand elle essaie de voir Bobby à l’hôpital, c’est aussi ce qu’on lui dit.

Bobby

Bobby a donc fait un arrêt cardiaque à cause de la fumée inhalée dans la maison. Son cœur s’est arrêté pendant quatorze minutes, rien que ça. Le problème, c’est qu’il est à présent dans le coma et qu’il n’y a aucun moyen de savoir s’il se réveillera ou non. Si son état devait durer trop longtemps, voir être permanent, alors son vœu serait d’être débranché – il l’avait signalé à l’hôpital. C’est violent.

L’avantage pour Athena, c’est qu’elle ne peut pas regretter la perte de sa maison maintenant qu’elle se retrouve à devoir faire face à la perte de son mari. Bien sûr, l’enquête commence assez vite aussi : le point de départ du feu était juste à côté de la chambre à coucher. Par conséquent, Athena envisage aussi une culpabilité de la part d’Amir, mais elle n’en parle pas à sa supérieure qui mène l’enquête. Allons bon.

C’est un grand classique de la part d’Athena : elle mène l’enquête toute seule de son côté. Elle retourne chez elle, rencontre une voisine qui vivait là depuis 11 ans (avec toutes les fêtes organisées par Athena, j’ai du mal à croire qu’elles ne se connaissent pas déjà !) et lui vole sa voiture, grosso modo. Bon, d’accord, elle la demande gentiment, mais vous voyez l’idée. Rusée, Athena appelle ensuite Maddie au 9-1-1 pour obtenir l’adresse d’Amir. Elle fait semblant d’être en service, mais Maddie sent bien qu’il y a anguille sous roche.

Et il y a bien : elle appelle Chimney et découvre ce qui est arrivé à la maison de Bobby. Ensemble et avec Hen, ils en arrivent à comprendre qu’Athena est probablement partie se mettre en tort – et partie mettre en danger Amir, surtout. L’enquête est vite menée.

Amir

Athena entre par effraction chez Amir et attend patiemment qu’il rentre pour mieux le menacer avec son arme à feu. Ouep. Elle l’informe au passage qu’elle n’est pas en service et qu’il peut l’appeler simplement Athena. Elle l’accuse évidemment d’avoir mis le feu à la maison, mais il lui jure son innocence. La scène est intense, mais termine bien : Amir comprend qu’Athena est exactement comme lui. Ils ont beaucoup de ressemblances, y compris celle de vouloir se venger mais de ne pas être des meurtriers pour autant.

Leur conversation est ensuite interrompue par des membres du cartel, encore. Il est insupportable avec ces connexions douteuses cet Amir ! Il se laisse toutefois enlever par le cartel devant Athena, tout en lui disant qu’il pense que ce sont ces hommes qui ont brûlé sa maison. Finalement, ce n’est pas le cartel qui l’enlève : c’est le grand-père qu’on avait laissé pour mort dans le désert il y a deux épisodes.

Athena signale le cas au 9-1-1, suivant bien sûr ce kidnapping à bonne distance. Dans l’usine, elle entend donc le vieillard confirmer qu’il a foutu le feu à la maison de Bobby, parce que Bobby est responsable de l’accident de voiture. Sa vengeance ne peut être complète qu’une fois Amir décédé en revanche, parce que c’est Amir qui a tué son petit-fils, pas Bobby.

C’est gros comme retournement de situation, mais on va faire avec. Bien qu’elle ne soit pas en service, Athena intervient évidemment et prend en otage un des kidnappeurs, se signale au grand-père, puis fout le feu à tout le bâtiment. Elle est complètement cinglée : rien ne justifie de faire ça. Elle met en fuite tous les kidnappeurs avant l’arrivée de la police et manque de tuer Amir qui se fige en voyant les flammes. Pas grandiose.

Tout est bien qui finit bien à partir de là, puisqu’Athena reçoit un coup de fil qui lui indique que Bobby est en vie à l’hôpital : il s’est bien réveillé. Ne sont-ils pas mignons ? Ils le sont encore plus une fois que les enfants les rejoignent avec de nouveaux vêtements et des souvenirs plein la tête – et les téléphones. Je sais bien que ce qui compte, c’est d’être en vie, mais on ne les voit même pas pleurer une demi-seconde la maison ? Bordel, quand même. On a des souvenirs matériels aussi, hein, et de ne plus les avoir nous fait prendre conscience qu’ils nous manquent, en général.

Bobby se rend quand même dans la bâtisse en cendres, et ça me fait rire de voir les personnages s’y rendre comme si de rien n’était. Bordel, ça semble sur le point de s’effondrer, sérieusement. Sur place, il retrouve, contre toute attente, Amir. Il n’est pas là pour le pardonner, évidemment, mais pour lui dire qu’il admire la manière dont il s’est relevé et dont il sauve des vies désormais. Non mais sérieusement. Qu’Amir ne tue pas Bobby, je peux le comprendre. Qu’il se comporte en vrai pote avec lui, en revanche, c’est vraiment étrange.

En tout cas, Bobby prend la décision de ne plus démissionner. C’est juste dommage que ce soit trop tard et qu’il soit déjà remplacé : l’ancien capitaine de la caserne revient donc, parce que Bobby a démissionné. Il aurait dû y réfléchir à deux fois…

Mara

Maintenant que tout est bien, Karen et Hen invitent Maddie et Chimney à dîner. Cela se passe plutôt moyennement, avec Hen qui finit par avouer que Mara va mal et qu’elle a réussi à la voir. Elles décident d’aller supplier pour la récupérer. Ce n’est pas suffisant. Maddie et Chimney prennent donc la décision d’accueillir Mara chez eux en étant désormais famille d’accueil d’urgences. Ils voient ça comme quelque chose de temporaire, en attendant qu’elle puisse retourner vivre chez sa vraie nouvelle famille. C’est mignon, mais en vrai, ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère. J’imagine que ça donne un semblant d’intrigue à Chimney et Maddie qui n’avaient rien jusque-là au moins.

Buck & Eddie

De son côté, Buck passe du bon temps avec Tommy. Maintenant que Bobby va bien, il peut bien se le permettre. Je ne suis toujours pas habitué à la présence de Tommy dans la série et on n’est pas franchement aidé par le fait qu’il manque un épisode sur deux.

Eddie rentre également chez lui et est dépité de voir que Christopher continue de lui faire la tête. Il découvre aussi que ses parents envisagent de lui prendre et de l’emmener au Texas avec eux, à sa demande. C’est n’importe quoi. Même si l’idée vient de Christopher, les grands-parents devraient au moins essayer de l’en empêcher. J’aime bien l’idée, importante, d’écouter l’adolescent, mais tout de même.

Je suis content, cependant, que Buck puisse avoir une conversation avec Christopher. Il essaie de le convaincre de rester, en vain : Christopher a pris sa décision. Je trouve ce départ beaucoup trop triste, avec Christopher qui en veut à son père au point de ne pas vouloir le regarder. Eddie lui rappelle tout de même qu’il l’aime et qu’il sera toujours le bienvenu, dès qu’il changera d’avis. D’accord mais… Nous, on ne peut pas se passer de Christopher, c’est l’un des meilleurs persos secondaires de la série, tout de même.

En bref

Ironiquement, c’est peut-être la série la moins affectée par la grève des scénaristes. Pour toutes les saisons, je regrette d’avoir eu peu d’épisodes et d’avoir eu des intrigues précipitées… mais ça a toujours été le cas. Le changement de chaîne se fait de manière vraiment fluide – hormis l’intrigue de Buck sur laquelle Fox freinait depuis des années, c’était même parfaitement invisible.

Cette saison 7 tient autrement la route, franchement. Elle était plutôt sympathique et à la hauteur des précédentes. Ils ont encore de quoi faire pour une autre saison au moins, et peut-être même pour encore quinze s’ils prennent le temps de renouveler un peu le casting à un moment. En attendant, c’est reparti pour une saison 8.

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