Orphan Black Echoes – S01E05 – Do I Know You ? – 17/20

C’est un joli épisode, mais il a le défaut d’être un brin trop prévisible à mon goût. Malgré tout, il parvient à atteindre ce qu’il vise : les émotions sont là, il est difficile de ne pas accrocher et j’ai même encore envie d’enchaîner sur l’épisode suivant juste après avoir fini celui-ci. Just one more episode, comme dirait l’autre. Mais il faut savoir s’arrêter.

Spoilers 

On connaît déjà l’origin story de Kira. À moins que…

I knew exactly what you were talking about.

Pris dans l’engrenage, je vais me coucher bien trop tard juste pour voir cet épisode, dans l’espoir d’avoir quelques réponses. Je suis faible et le regretterai au matin, mais c’est plus fort que moi. En plus, je suis sûr que l’épisode n’apportera pas les réponses immédiatement !

2030

Et ça ne manque pas. L’épisode décide de commencer par un énorme flashback dans le flashback ! Nous voyons donc d’abord Kira en 2050 sortir de la salle où elle a rencontré Lucy, avant d’avoir un flashback en 2030. Kira est alors encore une étudiante totalement attirée par le professeur Miller, une femme brillante qu’elle admire et qui n’est autre que… l’originale. Evidemment.

Elle fait ses études à Boston et travaille pour le professeur/docteur Miller, avec d’autres étudiants. Le sujet des études ? La maladie d’Alzheimer. Ben oui, avec tout ce que Kira a vécu enfant, je comprends son désir d’être scientifique, mais je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aborde ce sujet. C’est un brin sensible.

Ce qui est sensible aussi ? Kira. Elle est totalement amoureuse de sa prof, ce qui est toujours gênant à constater, et fait tout pour être brillante à ses yeux. Ensemble, elles arrivent à constater quelques progrès chez un des patients. Après ça, elles se retrouvent à rentrer chez elles en même temps et bordel, quelle angoisse ! La scène de l’ascenseur ? Le double sens du « going down », les doigts qui se touchent ? Calogéro n’a pas fait mieux.

Dans la scène suivante, nous découvrons que Kira fait finalement le choix de s’éloigner du professeur Miller pour plutôt aller vers un certain Gideon. Elle préfère reprendre sa spécialité d’origine et s’éviter les distractions d’un flirt. Bien sûr, Miller réfute tout flirt entre elles, mais bon, on l’a tous vu qu’il y avait des étincelles entre ses deux personnages. Et donc quoi ? Kira clonera sa future femme à sa mort, c’est ça ? Dans l’espoir qu’elles soignent ensemble Alzheimer ? Peut-être que je me plante, mais ça ressemble vraiment à ça pour le moment.

Ce n’est qu’un générique et six mois plus tard que les deux femmes se retrouveront, à une fête pour célébrer les vacances de Noël. Les parallèles avec la série d’origine sont un peu frustrants, par contre : Miller propose à Kira de se barrer d’une fête universitaire, elles volent du vin et partent en moto là… Disons que ça rappelle beaucoup les débuts de Cosima et Delphine, et qu’elles ne font pas du tout le poids pour le moment !

Ceci étant dit, j’aime beaucoup que Miller soit si fan de la piscine. Elle ne décrit pas mieux que je ne le ferai le bien que ça peut faire de s’isoler dans l’eau – même quand il y a plein de monde ouais. Finalement, on apprend à mieux la connaître : elle travaille sur Alzheimer parce que sa mère l’a eu au moment où elle commençait à vouloir parler vraiment de son enfance. Kira ? Elle mentionne vite fait Sarah, mais nous n’en apprenons pas beaucoup plus et bordel, Sarah manque. Je veux dire, à ce stade, ils auraient mieux fait de tuer Sarah : comment Kira peut-elle être une adulte qui voit si peu sa mère ? Nous, on veut juste la voir. Kira, elle, elle veut juste se faire son ancienne boss et bien sûr, elle y arrive.

Eleanor

Six mois plus tard, encore, nous retrouvons Kira alors qu’elle effectue une présentation importante sur ses recherches scientifiques. Grosso modo, elle est fière d’être l’inventrice d’une imprimante qui permettra d’imprimer des organes biologiques identiques – parfaits pour des greffes donc. Elle va sauver bien des vies, et c’est ainsi qu’elle se fait remarquer par Darros.

Aussitôt, Miller la pousse à accepter sa proposition d’emploi, parce que c’est impossible de refuser une telle offre. J’aime bien l’idée de ce couple, elles ont une bonne alchimie, mais ça me manque encore de quelque chose pour que je sois vraiment convaincu par cette intrigue. C’est peut-être Tatiana qui manque. En tout cas, c’est chouette de voir Eleanor (parce que c’est son prénom) et Kira emménager ensemble.

Bien vite, elles décident de vivre ensemble donc et la question d’avoir un enfant se pose. C’est inévitable. Et on sait que ce sera le cas ! Cependant, il y a deux ans qui passent encore avant qu’on ne les retrouve.

Arf. Le temps passe vite et ça fout un peu des frissons à force. Deux ans plus tard, Kira est heureuse comme tout professionnellement : elle a réussi à imprimer un cœur qui bat de lui-même. Si Eleanor est fière d’elle, il y a tout de même un problème, de taille : Eleanor apprend qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant. Elle voulait être enceinte et accoucher, mais la grossesse serait trop compliquée. C’est finalement Kira qui décide de porter Lucas. Oh. Les frissons.

Je ne suis pas 100% à fond convaincu par ce couple, mais bordel, cette vie, cette intrigue, ce résumé en une vingtaine de minutes ? C’est si efficace. Et ce n’est pas terminé : on découvre que, contrairement à ce que je pensais, Eleanor n’est pas morte jeune. Bien au contraire, en 2050, elle est encore en vie. Oh bordel.

2050

Je suis surpris de voir que la série a fait le choix de caster une actrice différente pour la version 2050 d’Eleanor. En vrai, c’est logique, ils ont galéré à vieillir Jordan Gavaris… Et d’ailleurs, cet épisode aurait pu être une bonne idée pour ramener Jordan Gavaris sans avoir à le vieillir avec ces flashbacks. Ce n’est pas ce qu’ils décident, cependant.

Non, au lieu de ça, on découvre que les deux scientifiques ont une vie heureuse à élever Lucas jusqu’à l’âge où va à la fac ; tout en menant des carrières de dingue. Kira est capable de produire des organes viables pour les greffes, Eleanor aide à soigner Alzheimer. Bien sûr, Darros entretient vite l’idée de produire des clones avec le travail de Kira.

Celle-ci est complètement contre. On se doute bien qu’elle changera d’avis cependant, puisqu’elle a cloné Eleanor et a décidé de la faire se réveiller dans un salon similaire au sien… Pourquoi ça, à votre avis ? Eh bien, parce qu’Eleanor a développé Alzheimer, tout simplement. Elle n’a pas réussi à mettre au point un traitement qui soigne complètement la maladie (et c’est frustrant, j’espère qu’on aura un vrai traitement viable dans trente ans quand même !) et, malheureusement, ça ne soigne pas la maladie pour elle.

Kira décide aussitôt de faire tout ce qu’elle peut pour sauver sa femme, mais ce n’est pas suffisant. Eleanor a peur de mal vieillir et d’oublier très rapidement son nom, car la maladie évolue vite. En vrai, elle évolue trop vite par rapport à ce que j’en sais. Cela n’empêche pas la scène où on la voit se perdre dans son quartier être absolument terrifiante – et celle où elle demande qui est Lucas ? C’est à nous briser le cœur !

On n’a pas le temps d’être totalement attaché à ce personnage, je trouve, mais on comprend bien que ouais, Lucy et Jules sont le produit d’un amour sans faille de la part de Kira. De là à ce qu’elle soit à l’origine d’un nouveau projet de clone ? De là à ce que personne dans sa famille ne lui vienne en aide face à ce drama ? Où est Sarah quand sa fille a besoin d’elle ? Vous nous torturez.

Cela dit, Kira continue ses recherches avec l’aide de Josh et réussit à mettre au point un traitement assez efficace pour qu’Eleanor retrouve ses esprits, et surtout sa mémoire. Cela fait plaisir, cette petite note d’espoir. Et en plus, elle retrouve vraiment tous ses souvenirs, jusqu’au jour où Kira lui a annoncé qu’elle allait bosser pour Gideon – un jour où elle a failli se noyer à la piscine tellement elle était déprimée.

Bref. Tout ça est bien beau, mais on sait parfaitement que ce happy end n’en sera pas un. Et c’est horrible. Tout simplement horrible. Kira se réveille un matin, un lendemain d’une très belle déclaration d’amour, et se rend compte qu’Eleanor, à ses côtés, ne respire plus. Quel enfer. Un chant du cygne, j’imagine. Bon. Je vous présente le réveil que je redoute avoir à vivre un jour, évidemment. Si tout ça me file des frissons, une fois de plus, je n’en suis pas au point de pleurer non plus. Cela dit, force est de constater que l’on a nos réponses et que c’est une très belle relation que cet épisode nous vend. Le petit montage souvenir ? Efficace comme tout.

L’imprimante

Il l’aurait sûrement été encore plus si la relation avait été développée sur plusieurs épisodes et si on ne savait pas la connerie que Kira s’apprêtait à faire. Sérieusement. Après tout ce qu’elle a vécu enfant, se décider à cloner sa femme pour la retrouver ? Franchement, je ne suis pas sûr de la comprendre et d’accrocher encore à son personnage après ça.

Bien sûr, elle décide de créer l’imprimante et d’y mettre ses conditions : Darros lui a assuré que son but n’était pas le clonage, mais la recherche scientifique. Elle demande donc la destruction de la machine dès qu’elle sera efficace. Vraiment, la démarche est purement égoïste de la part de Kira.

Elle veut retrouver sa femme et c’est tout, elle ne nous la fera pas à l’envers. C’est ainsi qu’elle se retrouve à travailler avec Josh à créer une machine capable de créer une copie. Ils gardent ensemble le secret de la composition de la machine et Kira s’enferme dans un mensonge grossier : un monde avec Eleanor sera meilleur qu’un monde sans elle. Et elle aura vingt ans de plus pour trouver un remède à sa maladie.

Je suis partagé. Je comprends son envie de la retrouver, mais cet égoïsme ? Où est Cosima pour lui apprendre à ne pas jouer à Dieu comme ça ? Pourquoi Josh ne la freine pas plus ? Comment peuvent-ils s’illusionner comme ça ? Bien sûr, Josh souligne que ce ne sera pas vraiment Eleanor, mais bon, Kira se berce dans ses illusions et est sûre d’elle.

On en arrive alors au début de la série. On comprend pourquoi ce médecin était si aimante vis-à-vis de Lucy, mais bordel, c’est encore plus frustrant qu’elle ne lui raconte pas immédiatement la vérité. La vérité, son histoire, finit par éclater au grand-jour. Kira raconte tout à Lucy. Tout, même le tatouage à UV qu’elles ont toutes les deux.

Bien sûr, Lucy en veut à Kira de ce qui lui est arrivé. C’est génial de mettre Kira face à son égoïsme, et en même temps, ça lui donne raison tout de même : Lucy a une jolie vie désormais. Elle a une fille, elle aussi, en quelque sorte, elle est bien contente d’être en vie, même si son réveil fut douloureux à la base. Je suis partagé sur le message à tirer de cet épisode, alors que Lucy elle-même semble en vouloir à Kira tout en étant forcée d’être reconnaissante. Elle comprend même pourquoi il serait compliqué pour Lucas de la rencontrer.

Le cliffhanger de l’épisode ? On le voit venir à des kilomètres et il est frustrant : Kira n’est absolument pas au courant de l’existence de Jules. Oh, ça va faire mal pour la suite ! Au moins, on a eu les principales réponses sur Kira et les origines de Lucy, et la série n’aura pas trop traîné. Il me reste une interrogation concernant le sang de Lucas pour réussir à me faire une vraie idée sur Kira. Mais… elle est égoïste, je ne suis pas sûr de pardonner à son personnage !

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Severance – S01E03 – In Perpetuity – 17/20

L’ambiance est vraiment mystérieuse et permet d’élaborer tout un tas de théories. Clairement, je me suis finalement laissé prendre au jeu et c’est le premier épisode qui ne m’a pas paru durer une heure, alors qu’il dure bien une heure. Les épisodes suivants seront plus courts et ça risque de me frustrer, là où je me plaignais jusqu’ici de la longueur. Je ne sais vraiment pas ce que je veux, c’est fou.

Spoilers 

Mark retourne à Lumon alors que Petey est caché chez lui. Helly souhaite toujours démissionner.

What if the cost of that help is that you’re murdering people eight hours a day and you don’t even know about it ?

Petey

Oula, le début d’épisode est tout étrange Il reprend là où nous étions, avec Petey dans la salle de bain qui a dû mal à se faire à son dédoublement de personnalité – il se dit simplement désorienté à Mark, mais on sent bien qu’il y a plus que ça. Cela se confirme dès qu’il se met à imaginer qu’il est de retour à Lumon – avec Irving qui lui parle.

Entre deux hallucinations, il a le temps tout de même de se renseigner sur le voisinage de Mark, inquiet d’être repéré par Lumon. S’il savait qui est la voisine de son meilleur ami ! Nous retrouvons cette dernière après le générique et j’en suis plutôt content. C’est clairement celle qui m’intrigue le plus pour le moment – et c’est une actrice que j’adore. Pourtant, nous n’en savons pas encore beaucoup, si ce n’est qu’elle passe beaucoup de temps à surveiller son voisin d’enfance. Ce dernier ne ferme pas les rideaux, comme n’importe quel américain de base dans les séries, ce qui aide bien Ms Cobel – ou peu importe son nom. J’ai hâte d’en savoir bien plus sur elle. En tout cas, elle en sait beaucoup, c’est sûr : elle surveille vraiment Mark, ce qui veut dire qu’elle connaît au moins une partie des manipulations.

De son côté, Petey essaie d’expliquer sa dissociation à Mark, et ce n’est clairement pas simple comme manière de présenter les choses. Ses deux passés se confondent et brouillent le présent, selon lui. Soit. Il répond comme il peut aux questions de Mark, mais il n’en dit pas beaucoup, par peur d’être surveillé. Le type a clairement l’air d’être paranoïaque, au point de se croire encore à Lumon. Le pire, c’est que je suis à peu près sûr qu’il aura raison.

En attendant, il demande où est June s’ils ne sont pas à Lumon et lui rappelle qu’il pense peut-être que la procédure Severance l’aide, mais qu’en attendant, il ne sait toujours pas ce qu’il fait huit heures par jour. Et c’est long huit heures, cela laisse le temps d’en faire des choses.

La série instaure une bonne ambiance mystérieuse sur la scène. L’avantage, c’est que Petey a peur de se montrer à l’étage de la maison grâce à sa paranoïa, alors il n’est pas repéré tout de suite par Lumon. Petey, lui, remonte car il ne compte pas passer la nuit dans son garage. Cela lui permet de passer sa soirée devant la télévision – et de découvrir encore un débat sur la procédure Severance. Elle est partout décidément, c’est un vrai sujet de société. En même temps, ça ne peut pas être différent.

Le lendemain, Mark se réveille et décide d’aller au travail malgré tout. Il explique à Petey que la procédure l’aide à ne pas trop penser à sa femme, décédée quelques années plus tôt. Par contre, il est désarçonné dans sa confiance quand Petey lui explique que quoiqu’il en pense, la procédure ne l’aide que partiellement. Au boulot aussi, il a les yeux rouges et porte le poids du deuil. C’est juste qu’il ne sait pas de quoi il s’agit.

Helly

En arrivant au travail, Mark est ravi de découvrir que les nouvelles photographies sont arrivées et qu’il peut prendre la tête du département, comme prévu. Il découvre avec surprise qu’il était absent la veille et qu’il a raté la première intervention d’Helly sur les nombres. C’est intéressant de noter qu’ils reviennent sans savoir avoir été informé de leur absence tout de même.

Ce que je trouve fou, c’est que ça serait simple de les faire se réveiller dans une pièce à part où on leur dit tout. Ce n’est pas le cas et je me prends trop la tête. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’Helly est sûre qu’il s’agit de son dernier jour car elle a demandé à démissionner : elle déchante vite quand Mark fait son premier discours et lui annonce que la démission est refusée. Alors qu’Helly se précipite aux toilettes, Milchick se jette sur son téléphone. Je me demande si on saura un jour à qui il rend des comptes. Le plus logique serait Cobel, mais ce jour-là, elle n’est pas au travail. Je sais, ça ne l’empêche pas de répondre au téléphone… mais on nous le montrerait si c’était simple ! Et alors que je prenais ça comme note, c’est justement ce que la série a fait : elle nous a confirmé qu’il rendait des comptes à Cobel. Bon. C’est déjà ça.

Helly s’enferme 45 minutes dans la salle de bain, ce qui inquiète bien évidemment Mark. Cela inquièterait n’importe qui en fait. Il rentre dans la salle de bain pour découvrir qu’Helly a écrit des moitiés de lettres sur chacun de ses bras, avec pour but de brouiller les soi-disant détecteurs et être sûre de pouvoir faire passer le message à son inie qu’elle ne veut pas rester. Mouais. J’adore ce qu’elle a fait, c’est presque design comme lettre de démission.

Par contre, Mark force finalement Helly à effacer le message pour être certain que Graner ne débarque pas pour utiliser le mauvais savon sur elle. On n’en saura pas plus sur le mauvais savon – et Mark enchaîne ensuite avec une conversation avec Irving.

Cobel

En parallèle, la sœur de Mark décide de passer chez lui pour lui remettre un objet. Elle envoie son mari poser le colis contre la porte – et Ms Cobel, sous le déguisement de la voisine, vient aussitôt voir ce dont il s’agit. Comme elle a la clé de la maison (ça ne pouvait être plus louche !), elle rentre évidemment dedans – et ça pose problème, car Petey y est encore. La série joue bien avec nos attentes grâce à un montage bien pensé qui nous fait croire que Petey est découvert quand il ne l’est pas.

C’est en tout cas inquiétant cette manière d’entrer chez Mark sans problème, et ça confirme que des micros peuvent tout à fait se trouver dans sa maison. On n’en saura pas plus immédiatement, parce que Cobel reçoit un appel de Milchick – pour parler d’Helly donc. Cela permet à Petey de rester caché sans qu’elle ne le remarque, mais la réciproque n’est pas vraie. Malgré la dissociation, Petey comprend que Cobel est venue chez Mark. Et ça, ce n’est pas normal.

Sa dissociation rend difficile une approche linéaire de ce qu’il se passe : il est assailli de flashbacks et se retrouve à parcourir Lumon… ou juste à marcher en robe de chambre le long d’un pont.

Eagan

De son côté, Cobel arrive à Lumon et laisse le colis de Mark à Milchick. C’est lui qui l’ouvre – il s’agit du livre du beau-frère. Je me demande pourquoi elle n’était pas capable de le faire elle-même, mais il est trop tôt pour le savoir. Ce ne sera jamais qu’une question de plus pour nourrir des théories. En attendant, Mark débarque à son tour, pour demanderà ce qu’Helly aille dans l’aile de perpétuité. Bon. Mark est moins efficace que ça dans sa demande, et moins frontal aussi. Ms Cobel s’énerve alors et lui balance un mug à la figure… avant de lui dire que c’était douloureux pour elle de faire ça. WTF.

Mark finit par sortir dans une autre scène étrange, avec un malaise qui finit par faire rire. Le malaise, c’est le mot-clé pour décrire cette série de toute manière. Par exemple, on enchaîne avec Helly qui essaie de se faire passer un message en avalant son bouchon de stylo, tout de même. Mark débarque alors à temps pour la prévenir que c’est à Milchick de le récupérer, car les détecteurs seront capables de sentir le message, même dans son corps. Allons bon. Elle finit donc par lui cracher le bouchon de son stylo dans la main. Bordel, mais ce travail est tellement angoissant.

Mark enchaîne en emmenant Helly faire un tour dans l’aile perpétuité. Tout le monde s’y rend donc, ce qui leur permet de croiser à nouveau deux employés d’un autre service – le même homme que dans l’épisode 2 et sa collègue. La scène est mystérieuse, une fois de plus, et nous n’en apprenons pas beaucoup sur Lumon. Il y a du team building à base d’œufs à casser, c’est tout.

Dylan nous répète qu’il n’aime pas l’autre service, puis l’équipe arrive enfin dans l’aile perpétuité. S’y trouve une statue de cire d’Eagan, le PDG actuel de la boîte. Irving et Dylan semblent y vouer un culte, même sous cette forme amnésique d’eux. Outre Eagan, l’aile contient en fait des statues de tous les anciens PDG. Sincèrement, je ne vois pas en quoi c’est censé motiver Helly à rester.

Oh, oui, chaque PDG est présenté avec une jolie tenue, une petite citation inspirante et un discours audio enregistrée. Ces poupées sont juste flippantes, mais bon, l’utilisation par la série est principalement humoristique : Helly doit ainsi remplir une grille de bingo avec des traits communs aux statues – de la cire dans les oreilles, « Lumon va sauver le monde », ce genre de trucs. On dirait mes grilles tellement ça n’a aucun sens. Par contre, il y a un détail tout de même important : tous les PDG ont le même nom de famille. Soit il y a une vraie dynastie à faire tomber, soit on ment aux employés. Encore un mystère…

Certes, Helly fait ce qu’on lui dit avec le bingo… mais est-ce que pour autant elle a envie de s’intégrer ? Je ne pense pas. Qui voudrait ? Elle est plutôt du genre à rappeler qu’elle aimerait se souvenir de son enfance, elle. Dylan, lui, veut retourner au travail le plus vite possible, tandis qu’Irving espère vraiment que la visite d’Helly dans cette aile la convaincra de se remettre au travail sans rechigner.

Moi, ça me donnerait surtout envie de passer tout mon temps dans cette aile. Je veux dire, ils en sont arrivés à reproduire toute la maison de Kier Eagan dans le bâtiment – avec interdiction de s’allonger dans son lit tout de même. Irving continue, pendant cette visite, d’insister sur l’importance cruciale de cette visite à ses yeux. Ainsi, quand il repère le bingo dans la poche de Mark, il commence à s’énerver contre lui.

Et ça offre une opportunité importante et unique à Helly : elle en profite pour tenter de se barrer. Elle est sacrément douée pour ça. Franchement, j’aime beaucoup sa réactivité et j’ai hâte de découvrir sa vie en dehors de Lumon. Je suis sûr qu’elle sera bien moins classe que ça… Je ne sais pas pourquoi. En attendant, elle a écrit un message au dos du Bingo pour son outie et tente de retourner le plus vite possible, en courant, jusqu’à la porte des escaliers du premier épisode.

Elle a une mémoire de folie pour se souvenir d’où elle est. La porte est bien sûr verrouillée, ce qui oblige Helly à la défoncer avec un extincteur. Elle finit par se blesser, mais c’est tout ce qu’elle gagne : elle ne parvient pas à sortir du bâtiment pour autant. Au contraire, Graner débarque pour s’assurer qu’elle se rende dans la break room où l’attend déjà Milchick.

Je pensais que ce serait Graner qui serait chargé de la torture, surtout que Milchick était occupé à lire le livre du beau-frère de Mark (le livre a le titre de l’épisode 4, ce ne peut être anodin). La torture ? Elle est uniquement psychologique et on en avait déjà eu un aperçu : Helly doit lire en boucle un message qui termine par dire qu’elle est désolée et que c’est tout ce qu’elle peut être. C’est quelque chose tout de même. La séance est surveillée par Cobel, bien sûr, et on sent dès la troisième lecture qu’Helly est déjà prête à craquer. C’est surprenant.

Mark

Un autre qui est sur le point de craquer dans cet épisode ? Mark. Il reste plus tard au bureau, après l’extinction des lumières par Dylan, pour changer les photos de groupe. Comme nous assistons à la scène avec le changement de chaque photo une à une, c’est sans surprise qu’on découvre qu’il y en a une des quatre anciennes qui possède, au verso, un plan dessiné à la main. Le plan est fourni en détails, et il s’agit d’un plan de Lumon… Exactement comme ceux que dessinent Petey. C’est si étrange que le plan soit là et ça ne me rassure pas. Est-ce qu’il existe même ? Il pourrait tout à fait être dans la tête de Mark à ce stade.

Et ça semble d’autant plus possible que dans le monde réel, Petey fait un énorme malaise quand Mark prend l’ascenseur et récupère ses souvenirs. Sont-ils liés ? Trop de théories. Ce qui est sûr, c’est qu’en rentrant chez lui, Mark est inquiet de ne pas retrouver Petey. Il repart donc le chercher en voiture, fouillant tout le quartier. Il tombe finalement sur une ambulance qu’il décide de suivre jusqu’à une station-service, et il fait bien. C’est effectivement là que Petey a fait sa crise.

Il le voit donc sortir de la station-service en étant escorté par des ambulanciers. Il a le regard vide et le visage en sang, parce qu’il a signé du nez. Etrange fin d’épisode. Quand il voit Mark, Petey s’effondre. La réintégration, ça donne encore moins envie que la procédure Severance. La réaction de Mark ? Elle est étrange. Il remonte dans sa voiture et se barre, espérant sûrement ne pas attirer l’attention de Lumon… ce qui nous indique qu’il croit à présent à la théorie du complot ? Peut-être, peut-être pas. Une chose est certaine : il rentre chez lui et réinstalle le garage exactement comme il était avant le passage de Mark. On comprend qu’il veut oublier au plus vite tout ça.

Le problème ? Petey a laissé son portable dans le garage de Mark, et il se met à vibrer au moment où Mark quitte la pièce. Mark le remarque et… générique de fin. C’est mystérieux et frustrant. Cela donne envie d’enquêter, je reconnais.

Natalie

Sinon, pendant que notre équipe fait le tour du bâtiment, nous apprenons le prénom de Cobel : Harmony. Nous le découvrons par l’intermédiaire de Natalie, une femme venue l’interroger sur Petey. La réunion se déroule en présence du board de Lumon, mais ils ne disent toujours rien. Du moins, nous n’entendons rien. Natalie, elle, est capable de les entendre pour faire passer leur message : ils veulent qu’Harmony parle en premier, puis lui répètent que la procédure Severance est irréversible. Ils ne croient donc pas à sa théorie que Petey puisse avoir retrouvé ses souvenirs – fait une réintégration.

Je retiens de la scène qu’il y a encore quelqu’un au-dessus de Cobel avant d’en arriver aux patrons de la boîte. Je ne pensais pas que ce serait le cas. Et ça me fait me poser des questions aussi. C’est le but de la série après tout.

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One Piece – S01E06 – The Chef and the Chore Boy – 16/20

Si j’apprécie le rythme vif et les coupes dans les longueurs du manga, j’ai trouvé que cet épisode avait un peu plus de mal à garder son équilibre, et surtout mon intérêt. On ne peut pas dire qu’on s’ennuie devant la série, parce que c’est un voyage vraiment trop cool, mais j’ai eu tendance à penser qu’on sentait davantage dans cet épisode qu’on avait affaire à une adaptation un peu débordée par tout ce qu’il y a à raconter.

Spoilers

Zoro est blessé à mort, mais ça n’empêche pas les ennemis de Luffy de le traquer.


Right, a doctor. We need a doctor.

Capitaine

Les épisodes fonctionnent désormais par deux pour adapter chaque arc, et celui-ci commence donc par une scène où Nami, Usopp et Luffy sont débordés par ce qui est arrivé à Zoro. Nami est une fois de plus celle qui a les meilleurs réflexes, demandant à Luffy de retourner au Baratie pour trouver un médecin. Bon, il n’y a pas de médecin à portée de main, mais il y a Zeff et Sanji. Il leur raconte donc ce qui est arrivé et finit par convaincre Zeff de lui venir en aide.

Ouais, le médecin le plus proche est à deux jours de navigation, temps que Sanji n’a pas. Par chance, Zeff connaît quelques trucs de vieux marins et il aide à soigner Sanji bien rapidement. Il le laisse théoriquement entre la vie et la mort, mais c’est suffisant pour que Luffy soit convaincu qu’il survive. J’ai beaucoup aimé la scène qui nous montre le stress de Luffy, perdu dans ce qu’il convient de faire : il veut que Zoro aille mieux, il veut le laisser reposer, il veut le faire manger ses plats préférés… Ah, c’est pas évident d’être capitaine.

Sanji se rend compte des difficultés de Luffy et décide donc de lui venir en aide. OK, après un épisode, il faut bien reconnaître que je commence à voir l’intérêt d’avoir choisi cet acteur pour l’interpréter, parce qu’il a un charme certain qui fait peu à peu effet. Cela dit, il reste bien différent de ce que j’en imaginais et un sourire craqueur, ça ne fait pas tout. Je trouve surtout qu’il paraît plus vieux que ce que j’imaginais de ce personnage, en fait.

De toute manière, c’est tout le problème des adaptations, ça. Cependant, on enchaîne sur un flashback qui n’aide pas à penser autre chose : neuf ans plus tôt, Sanji avait à peine une dizaine d’années… Pourquoi paraît-il en avoir plus de trente dans le présent ? Ouais, bon, je m’égare et j’oublie de raconter l’épisode pour la critique : on part sur un flashback qui nous fait perdre bien du temps.

J’ai beaucoup aimé ces flashbacks dans les mangas, mais j’ai toujours du mal avec ce procédé narratif de toute manière. Bon, bref, où en sommes-nous de cet épisode ? Sanji raconte à Luffy son histoire : Zeff est un ancien pirate, lui non. Alors qu’il était encore enfant, le bateau sur lequel Sanji travaillait a été attaqué par des pirates, dont Zeff. Malheureusement, une tempête s’en est mêlée et les deux ont échoué sur une… J’allais dire « île », mais en fait, ils sont juste sur un rocher. Pas évident de survivre dans ces conditions : ils sont trop hauts perchés pour pêcher vraiment, il n’y a que l’océan à perte de vue, c’est la merde quoi.

Zeff refuse en plus de rester avec Sanji : il l’isole d’un côté du rocher et refuse de lui parler. Sanji rationne ses portions de nourriture comme il peut et il attend désespérément qu’un navire passe à l’horizon. Pas de bol, le seul qui passe le fait pendant une autre tempête, de nuit, et ne le voit pas. Voilà comment Sanji se retrouve à devoir survivre trente jours sur un rocher au soleil. Puis cinquante. Puis soixante-dix. Après soixante-dix jours, Sanji décide de retourner de l’autre côté du rocher pour récupérer la bouffe de Zeff. Il sait en effet que le pirate a gardé un sac de vivres deux fois plus grand que le sien… En théorie. En pratique, il découvre que Zeff vient de passer 70 jours à manger sa jambe (est-ce seulement possible ?) : il lui a laissé toute la nourriture et s’est gardé seulement un trésor.

Le but de cette histoire ? Ils ont survécu après 85 jours, mais Sanji a compris ce qu’était un capitaine ce jour-là. Un capitaine, il prend des décisions difficiles et il les assume. C’est justement ce que doit faire Luffy dans cet épisode : Nami en veut profondément à Luffy de ne pas être intervenu pour interrompre le combat entre Zoro et Mihawk. Je la comprends, mais s’en prendre à Luffy paraît tout de même bien injuste vu le caractère de Zoro. Il n’aurait jamais renoncé.

Arlong

En parallèle de tout ça, le Baratie subit soudainement une attaque de pirates. Pour ne pas changer, ces pirates en veulent à Luffy. C’est original, n’est-ce pas ? En vrai, oui. L’originalité, c’est que ce sont des êtres hybrides qui en veulent à Luffy, des créatures marines à moitié humaine. Et pourquoi Arlong, le chef, en veut à Luffy ? Parce qu’il a la carte, bien sûr !

Nami entend tout et est terrifiée. Elle veut aussitôt organiser la fuite de Luffy et de son équipage du Baratie, par crainte qu’Arlong s’en prenne à eux. Seulement, c’est mal connaître Luffy : s’en aller et laisser le Baratie dans la merde, alors qu’ils les ont nourris ? S’en aller et laisser les clients du Baratie se faire bouffer par Arlong ? Hors de question pour Luffy.

Il se rend donc au Baratie avec Sanji et Usopp pour se battre. Au passage, il cherche à comprendre comment Arlong a fait pour le retrouver, et la révélation est surprenante : depuis le départ, Luffy a dans son chapeau une des oreilles de Baggy. C’est un peu gros, surtout qu’on a vu Luffy recoudre son chapeau dans l’épisode précédent, mais j’aime beaucoup le twist. Le retour de Baggy est très sympa, même si très expéditif aussi.

Il n’y a que sa tête avec Arlong, alors c’est peu utile pour la scène à venir. On le remet vite fait dans le sac où il était depuis le départ, et hop, le combat peut commencer. Sanji révèle soudainement qu’il est capable de se battre lui aussi. S’attaquer à Zeff, ce n’est vraiment pas une bonne idée. Bon, Arlong et ses hommes sont excellents cependant. J’ai beaucoup aimé la scène d’action, qui fonctionne très bien. Usopp à trembler sous la table ? Une très bonne adaptation, je trouve. Cela ne change pas le problème dans lequel l’équipage est par contre : Luffy ne fait pas le poids face à Arlong.

Pire encore, il ne voit pas du tout venir la trahison suivante. Nami décide en effet de révéler qu’elle bossait depuis le départ pour Arlong : c’est pour lui qu’elle a volé la carte. Et c’est gênant parce que Luffy lui a confié la carte, justement. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Nami trahisse Luffy et ses nouveaux amis. Elle a le tatouage de l’équipage d’Arlong, elle bosse pour eux. Et ça ne fait que cinq épisodes qu’ils bossent ensemble, mais je trouve la trahison beaucoup plus cruelle dans cette adaptation que dans le manga.

C’est la même, je sais, mais je la ressens plus avec ce live-action. Nami propose à Arlong de laisser Luffy se noyer, ce qui est une manière de le laisser en vie quelques instants de plus et assez pour que Sanji le sauve de la noyade ; mais la trahison est bien plus vive comme ça. Après, elle a quelques points positifs quand même : Luffy décide de retourner auprès de Zoro pour lui confier ses doutes, la douleur de la trahison et surtout le besoin de l’avoir à nouveau réveillé près de lui.

C’est le moment que Zoro choisit pour se réveiller. Il en profite surtout pour lui jurer qu’il restera présent à ses côtés jusqu’à la fin de leur quête, parce qu’il est hors de question pour lui d’abandonner un capitaine comme Luffy. Ouais, ça y est, Zoro fait officiellement partie de l’équipage – il se sent membre d’un équipage. Et pourtant, Luffy n’est pas tendre avec sa convalescence, ça ne donne pas envie de rester son ami.

Rester jusqu’à ce qu’ils trouvent le One Piece ?  C’est une bonne idée, mais ça n’est pas leur première destination maintenant que Zoro est réveillé. Non, non, non, le but est désormais de retrouver leur navigatrice, parce qu’ils ont besoin de Nami pour aller sur Grand Line. Les voilà donc sur le départ, et je trouve que l’attaque d’Arlong a été un peu trop expéditive par rapport à mon souvenir de celle-ci dans le manga.

Tant pis, c’est bien que l’on avance dans ces arcs et que la série ne s’éternise pas trop. Franchement, à fonctionner comme elle le fait par deux épisodes, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce voyage et on coupe dans les longueurs du manga (et pire, de l’animé, je suppose !). La fin voit donc l’équipage repartir, mais avec Sanji cette fois-ci. Ce dernier dit un adieu expéditif à Zeff – ça ne réussit pas à transmettre l’émotion qu’il faudrait – et hop, on peut partir pour retrouver Nami.

Comment ? Eh bien, Luffy a eu la bonne idée de conserver la tête de Baggy, tout simplement !

Mihawk

Mihawk débarque sur le navire de la marine, mais sans Luffy. Cela ne plaît pas tellement au vice-amiral, tandis que Kobby écoute une fois de plus aux portes. Il découvre donc que Mihawk se rebelle contre les ordres donnés par la marine : il n’a pas envie d’arrêter Luffy parce qu’il veut voir ce qu’il adviendra de lui sur Grand Line. C’est bien géré, l’intrigue avance toujours de ce côté et bien sûr, Kobby apprend le lien de parenté entre Luffy et le vice-amiral.

Plus tard, le vice-amiral finit par avouer la vérité à Kobby, qu’il aurait aimé avoir comme petit-fils, je pense. C’est un cadet parfait, après tout. Seulement voilà, Kobby n’est pas si sympa avec le grand-père : il affirme que Luffy est et restera toujours un pirate, qu’il en a le cœur et qu’il ne changera pour personne. Après seulement une journée avec Luffy, c’est un peu présomptueux de penser le connaître si bien. Mais bon.

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One Piece – S01E05 – Eat at Baratie – 19/20

Cet épisode adapte ce qui doit être mon arc préféré dans les trente premiers volumes du manga, alors forcément, je ne suis pas des plus objectifs quand il s’agit d’en faire la critique. Tout fonctionne toujours très bien en tout cas : le rythme, l’intrigue, les dynamiques entre personnages… L’adaptation est une franche réussite qui permet de comprendre pourquoi le manga a un tel succès. Un vrai plaisir, à chaque épisode.

Spoilers

Luffy et son équipage font face à la Marine alors que Sanji arrive enfin dans la série.


Regular water in a regular glass, thanks. 

Cela va faire un mois que je n’ai plus vu d’épisode de la série – et on approche des deux mois de la sortie, aussi. Il est donc largement temps pour moi de me remettre au visionnage de ces épisodes. Avec un peu de chance, ça me redonnera aussi l’envie d’avancer dans les mangas. Ce serait pas mal, quoi. Et puis, je compte aussi sur la série pour me donner le point cuisine en effervescence, parce que j’attends encore l’arrivée de Sanji.

Canon

Luffy a un grand-père ! J’avais déjà oublié que l’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger. C’est sans trop de surprise que le cinquième commence en tout cas par un flashback : il faut nous introduire cet horrible grand-père après tout ! En flashback, le grand-père s’en prend donc à son petit-fils parce qu’il n’apprécie pas de le voir vouloir être pirate. La seule option d’orientation possible, c’est la marine !

Dans le présent, on en revient donc au navire de la marine qui tente de couler celui de Luffy. C’est un peu triste de voir ce tout nouveau bateau se prendre déjà des boulets de canon et être bien abimé. C’est encore plus triste de voir à quel point l’équipage n’est pas prêt à faire face à la marine : Usopp ne sait pas gérer le canon, Zoro ne connaît pas le vocabulaire maritime, Nami veut se barrer et Luffy affronter le bateau ennemi. C’est quelque chose tout de même.

Franchement, l’action est bien gérée, avec ce qu’il faut d’humour pour que l’on retrouve l’ambiance du manga. Finalement, Luffy parvient à se débarrasser du bateau de son grand-père tout seul : le grand-père lui balance un canon de trop, Luffy utilise son pouvoir pour le renvoyer en utilisant son ventre comme caoutchouc-trampoline et hop. Le bateau de la marine est trop endommagé pour les suivre, Nami profite d’une nappe de brouillard pour disparaître et le tour est joué. C’est une bonne manière d’avancer dans la série, je trouve, et de garder ce fil rouge pour plus tard.

Reste à faire la transition vers le reste de l’épisode maintenant, et ça se fait dans le brouillard où l’équipage continue d’apprendre à se connaître et où Nami force Zoro à demander à Luffy comment il va. La conversation est forcément brève, parce que bon Zoro ne sait pas parler de sentiments, hein. Et très vite, on enchaîne donc avec l’intrigue que j’attendais le plus : celle qui nous ramène Sanji dans la série.

Baratie

Honnêtement, dans les mangas, l’arc du Baratie est celui qui m’a fait me dire pour la première fois que j’aimais vraiment bien cette histoire. Bien sûr, dans la série, ça ne pourra pas être le cas : je trouve que tout est plutôt bien géré dans les quatre premiers épisodes. Je suis aussi bien plus amoureux de Luffy ou Usopp dans la série que dans le manga. Malheureusement, c’est rapidement l’inverse qui se dessine pour Sanji.

Avant d’en arriver à Sanji, nous suivons bien sûr Luffy qui sent de la bouffe dans la brume et qui mène son bateau jusqu’au Baratie, ce bateau-restaurant. Le décor de la série est incroyable, d’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le design choisi pour ce bateau. Le restaurant donne envie, j’aime le gag sur les sabres de Zoro qui ne passent pas, c’était top à voir. Cela dit, ça n’est pas du tout l’essentiel de ce que la série veut montrer.

Du côté de nos héros, le but est de nous les montrer en train de partager un bon repas. J’ai beaucoup aimé ce que donnait ce repas, en vrai. Nami est dépitée, parce que rationnelle, sur le niveau de l’équipage face à l’attaque qu’ils viennent de subir et face à leur capacité de ne pas parler du grand-père de Luffy. Bien sûr, ils se servent énormément à manger sans avoir de quoi payer, surtout que Nami a déjà bien raqué pour avoir une table, en vrai, alors ça finit mal : Luffy est envoyé en cuisine. Et c’est plutôt réussi comme adaptation.

J’ai eu plus de mal, et je l’ai dit plus haut, avec l’introduction de Sanji. En fait, je trouve qu’il n’est pas assez beau gosse pour le rôle par rapport à ce qu’on nous vend dans le manga. Et puis, cet accent ? Je ne sais pas, je ne l’imaginais pas comme ça. Pour le reste, la série adapte parfaitement l’arc du manga, avec un Sanji qui se prend la tête avec son patron, Zeff, et à qui on affirme qu’il ne sera jamais cuisinier au Baratie. Forcé d’être au service, il tombe sous le charme de Nami… Et j’adore comment le scénario nous vend ça, avec d’excellentes répliques et un bon jeu de l’actrice.

Pour le reste, Luffy se fait embaucher à la plonge pour rembourser son repas et se retrouve à goûter la bouffe préparée par Sanji. C’est l’occasion pour lui de recruter Sanji, l’air de rien : il lui conseille de se rebeller face à Zeff, mais bien sûr, sur le long terme, tout ce que veut Luffy, c’est un cuisinier dans son équipage. Et il ne tarde pas à lui proposer quand il se rend compte qu’en plus Sanji est un type bien : il n’hésite pas à prendre des risques pour servir à manger à un naufragé qui débarque au restaurant, mort de faim. Ce naufragé est une nouvelle occasion de nous vendre Grand Line comme un véritable danger et la quête du One Piece. On la perd trop souvent de vue dans les mangas, mais la série nous la rappelle assez régulièrement, je trouve.

Ce qu’on ne perd pas de vue, en revanche, ni dans la série, ni dans le manga, c’est le caractère si génial de Luffy. Il a de grandes idées sur la morale et la vie ; et il n’hésite donc pas à se confronter à Zeff pour lui affirmer que Sanji est un homme bon qui mérite mieux que lui – quitte à balancer les erreurs de Sanji au passage.

Kobby

Pendant ce temps, la marine continue de chasser Luffy. J’ai vraiment toujours l’impression de découvrir des choses inédites – pourtant, j’ai lu les mangas. Soit j’ai tout oublié, soit la série fait de bons choix pour redresser la chronologie des mangas. On verra si je reprends ma lecture un jour. En attendant, nous voyons le vice-amiral faire le choix d’appeler un personnage pour avoir un peu d’aide. J’ai beaucoup aimé cette introduction d’un énième pirate, cette fois aux yeux jaunes, à la barbe improbable et aux méthodes impeccables : Mihawk. Ce pirate est un chasseur de prime – et il bosse donc pour la marine.

Nous le suivons dans l’arrestation spectaculaire d’un certain Don Krieg, puis nous voyons le Vice-Amiral lui ordonner de retrouver Luffy – vivant. Cela perturbe Kobby, inévitablement, et il finit par en parler à l’autre cadet (pourquoi lui a-t-il sauvé la vie en début d’épisode, franchement ?). Le problème de Kobby ? Il découvre que la Marine se sert des pirates pour faire des choses illégales et gagner du temps. C’est inadmissible pour lui : ses héros n’en sont pas, ils bossent aussi avec des pirates qu’ils n’arrêtent donc pas pour pouvoir continuer de se rendre service.

Kobby cherche à comprendre les règles et surtout à comprendre pourquoi la marine ne respecte pas la loi. Il est hors de question pour lui de ne pas traiter équitablement tous les pirates et de ne pas respecter son sermon. Seulement voilà, le vice-amiral ne voit pas les choses comme lui. Il est forcé de lui expliquer que la justice est injuste, mais que lui aussi n’approuve pas toujours toutes les décisions. Il a refusé de devenir amiral-en-chef pour éviter de se trahir, par exemple.

Mihawk

Par contre, Luffy ferait mieux de surveiller son équipage, parce que Nami fait encore de la merde dans son coin et qu’Usopp se découvre des talents de danseur qui méritent le coup d’œil entre deux mensonges sur ses exploits de Capitaine. Pendant qu’il danse, Nami et Zoro continuent d’apprendre à se connaître. C’est du bon développement de personnages : la scène est un peu expéditive, mais permet de mieux connaître le passé de ces deux héros de la série.

Le problème, dans tout ça ? Usopp finit par raconter sa vie à Mihawk. Il leur présente donc tout l’équipage. C’est une bonne chose : Zoro reconnaît immédiatement Mihawk et le demande aussitôt en duel à mort, pour le lendemain. Nami est choquée par ce qu’il se passe, et à vrai dire nous aussi, en théorie. L’effet de surprise de Mihawk tombe à l’eau en tout cas.

Usopp et Nami font tout ce qu’ils peuvent pour essayer de raisonner Zoro, mais c’est trop tard : le défi est lancé. Zoro veut devenir le meilleur au sabre et il doit donc se battre contre Mihawk pour ça, quitte à y laisser sa vie. Cela n’a aucun sens pour Nami qui refuse d’assister à ça et fait vraiment tout pour le faire changer d’avis. C’est inefficace, même lorsqu’elle tente de l’avoir par les sentiments et lui dire qu’ils sont amis.

L’ensemble est vraiment bien joué. Nami est excellente dans cet épisode et on la voit clairement tiraillée quand elle a l’occasion d’abandonner Luffy pour rejoindre un autre équipage, probablement moins bras cassés que le sien. Ils ont tous des postures enfantines en permanence et elle est la seule adulte du bateau – ce n’est pas simple tout de même.

Malgré tout, elle décide de venir assister au combat de Zoro quand même. Elle croit en lui, quoiqu’elle en dise. Le combat contre Mihawk est loin d’être simple pour Zoro, par contre. Mihawk ne cille pas face aux attaques de Zoro qui s’épuise contre lui et finit par se prendre un coup de mini-sabre dans les pecs. Il n’abandonne tout de même pas, parce qu’il a un rêve et qu’il y tient. C’est beau d’avoir une telle volonté.

C’est aussi très con. Nous assistons à la mise à mort de Zoro. Franchement, la scène est atroce à voir, parce qu’il perd deux de ses trois sabres et se livre finalement à son adversaire, prêt à mourir s’il n’est pas le plus grand sabreur du monde. Mihawk n’hésite pas à trancher Zoro en deux, mais il refuse de le tuer pour autant. C’est un excellent cliffhanger : Zoro perd bien du sang, Mihawk refuse de l’achever, Zoro affirme à Luffy qu’il deviendra le plus grand sabreur et ne perdra plus jamais un combat… Mais pfiou, les émotions sont là !

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