Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

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Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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> Saison 1

Les Bracelets rouges – S03E08

Épisode 8 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

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Spoilers

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Tu crois vraiment que j’aurais raté le premier soir du reste de ta vie ?

Bon, il fallait bien que ça arrive, nous voilà donc au dernier épisode de cette saison, malgré le ralentissement de la diffusion permis par le confinement. C’est triste comme tout, surtout que ça reprend par Mehdi ayant évidemment arrivant aux urgences sur un brancard. Bien évidemment, le docteur Catalan est appelé pour s’occuper de lui, mais ça craint bien, car il n’a pas de petites blessures… pour changer.

Pendant ce temps, Clément fait ses bagages et se prépare à quitter enfin l’hôpital, au bout de cinq ans. Après, il garde quand même les photos au mur, surtout celles de Sarah, pour son dernier petit déjeuner, histoire que ce soit bien déprimant pour nous.

De son côté, Roxane se rend chez Thomas pour mieux que la vérité lui explose une fois de plus à la face : il a une nouvelle copine. Elle n’ose même pas frapper à sa porte pour lui dire qu’elle a fugué, mais elle ne répond pas non plus aux appels de sa mère. Elle préfère se rendre au garage de Mehdi dans l’espoir de l’y trouver… Si elle savait. Bien évidemment, le garage est resté ouvert après sa fuite, en plus, donc elle peut dormir.

Chez lui, Thomas a droit à un petit déjeuner de roi… mais non, son père n’est pas tombé sur la tête. Ce n’est pas pour son fils qu’il fait tout ça, c’est pour le retour d’Aurore. Ouep alors pour le coup, j’ai des sentiments partagés. Je suis très heureux de retrouver le personnage de Camille Lou parce que je l’adore, mais je suis dépité de voir Aurore s’enfermer dans sa relation avec ce type. Au moins, ça aide Thomas à obtenir ce qu’il veut : son père ne voulait pas lui prêter la voiture pour aller chercher Clément, mais quand c’est Aurore qui demande, ça change tout.

Malheureusement, quand il arrive à l’hôpital, Thomas trouve un lit vide – enfin, il ne reste que le sac de Clément. Celui-ci est sorti prendre l’air et déprimer un coup à se souvenir des bons moments passés à l’extérieur de l’hôpital avec les Bracelets. À croire que ses cinq ans d’hospitalisation ont commencé avec l’arrivée de Thomas ! Ce dernier retrouve sans mal son meilleur ami pour partager avec lui la liste des choses à faire en sortant de l’hôpital, notamment sortir les poubelles.

Malheureusement bis, ils découvrent vite ce qui est arrivé à Mehdi. Ca fout un froid. Roxane est elle aussi aussitôt prévenue. Les trois anciens bracelets rouges débarquent donc tous à l’hôpital pour se présenter comme la famille de Mehdi… forcément. De toute manière, il est à passer une IRM, alors pas de news pour eux.

Ailleurs dans l’hôpital, Nour obtient de bonnes nouvelles : elle pourra bientôt envisager la reconstruction mammaire. Deux mois et demi suffiront à ce qu’elle puisse espérer récupérer la vie qu’elle veut. Elle se précipite auprès de Clément pour lui annoncer la bonne nouvelle, ce qui lui permet de rencontrer Roxane et Thomas. La scène était plutôt marrante à voir.

Dans le même genre, le retour de Louise est bien drôle aussi : elle revient pour un check-up médical qu’elle a avancé pour pouvoir voir Clément avant sa sortie. C’est un peu inquiétant puisqu’elle a eu une grippe et qu’elle tousse encore (coronaaaa – mais merci pour le Bingo Séries), mais au moins Louise motive les Bracelets à parler à Lucien pour qu’il puisse leur faire accéder à Mehdi.

Contre toute crédibilité, cela fonctionne : les quatre peuvent donc parler à Mehdi, l’occasion pour Clément de voir qu’il n’a plus son bracelet et pour Mehdi de dire que ce sont les urgenciers qui le lui ont retiré. Hum, hum, sympa le mensonge. Les bracelets découvrent donc la nouvelle réalité compliquée de Mehdi, et surtout sa dépression qui couve. Ce n’est pas le seul : Clément est attaqué par la nostalgie quand il voit une infirmière en train de défaire son lit. Il se rappelle son arrivée à l’hôpital, « juste pour un mois » cinq ans plus tôt, avec ses deux parents encore ensemble. Ses deux parents, justement, sont ceux qui arrivent pile à ce moment de nostalgie.

C’était vraiment nécessaire comme scène. On sent bien que les parents sont pressés de quitter la chambre, mais ce n’est pas le cas de Clément. Il est pressé, oui, mais il est triste aussi… surtout quand ses infirmiers préférés sont absents. Le docteur Riffier non plus n’étant pas là, il est évident qu’un pot de départ se prépare pour lui. Cinq ans, ce n’est pas rien non plus pour le personnel médical : le service lui fait même cadeau de baskets. Eh, les remerciements de Clément sont touchants, surtout en cette période où on a tous envie de remercier le personnel médical. La scène résonne un peu différemment de ce qui était prévu, j’imagine, mais ça ne fait que lui donner un peu plus de force.

Après tout ça, Clément demande à passer encore un peu de temps avec ses amis, hors de l’hôpital. Il s’inquiète aussi pour ses parents et l’avenir, mais eh, tout ce qu’ils veulent, c’est vivre pleinement – quitte à faire un roadtrip vers Saint Sebastien ensemble (étonnante réconciliation et happy end là). C’est un tout petit peu le crédo de l’épisode.

En effet, Louise annonce quant à elle à son médecin qu’elle veut partir à présent en Amazonie… et cette fois, ça ne passe pas pour le médecin qui préfère lui briser tout de suite son rêve : elle est encore trop fragile pour s’exposer à de tels voyages, surtout dans un pays humide. C’est violent, surtout qu’elle avait prévu de repartir déjà sur son bateau, une semaine plus tard.

Sa mère la voit tellement désespérée qu’elle décide de lui rendre son sourire en lui disant qu’elle est prête à la laisser repartir, malgré les risques. Il faut vivre à fond paraît-il. Vous voyez, crédo de l’épisode. Dans cet épisode, on retrouve aussi Jessica – après un certain temps quand même. Tout va bien pour elle et elle peut même retrouver Nour pour lui annoncer que son frère lui organise un voyage à Bali. Tranquille, quoi.

Pendant ce temps, Mehdi est toujours dans l’hôpital où on lui rend ses affaires et où il sait bien qu’il va avoir des ennuis avec la police. Il a aussi peur des ennuis qu’il peut avoir côté santé, mais heureusement, il n’y a rien de grave. C’est le docteur Catalan qui lui annonce ça, avant de lui balancer qu’il a décidé d’être son tuteur légal. Ah, c’est bien pratique de vivre dans une série, on trouve des solutions bien facilement. Son nouveau tuteur lui annonce ainsi qu’il n’aura pas besoin d’aller en foyer : il peut même rester vivre au garage s’il le souhaite. Merveilleux. Mehdi peut même quitter l’hôpital bien rapidement, en apprenant que Clément vient lui-même de partir, avec tous les autres bracelets.

Avant ça, Roxane s’éclipse d’une partie de l’épisode pour laisser une lettre à sa mère et sa sœur. Elle s’excuse de son comportement et leur dit qu’elle va bien, mais aussi qu’elle ne veut plus vivre avec elles. Joli cri d’indépendance, mais ce n’est pas toujours si simple la vie. Au moins, sa mère est heureuse d’avoir des nouvelles.

Autrement – et trop loin de toutes les autres intrigues de l’épisode, Nathalie retrouve bien Côme et lui passe un sermon. C’est bien beau de lui offrir plus d’autonomie, ça ne l’empêche pas de s’inquiéter cette pauvre Nathalie. Elle prend cher avec Côme, et lui prend cher avec l’hôpital, puisque Mehdi ne répond pas à… ses textos. Hop, toute l’inquiétude de Nathalie s’envole quand elle le voit capable d’écrire un texto. J’ai tellement ri de la réaction du caissier.

Par contre, pauvre Côme, s’il continue à faire des progrès si vite, il va pouvoir retourner plus vite à l’école. Oups. Pour ne rien arranger à la crise d’adolescence qui couve, on découvre que son beau-père est sur le point d’emménager avec lui et Nathalie. Aïe. Romain étant ce qu’il est, il galère à faire l’annonce, mais Côme avait déjà tout deviné et est évidemment heureux de la nouvelle.

Franchement, tout ça sent bon la fin de série : il n’y a que des happy ends qui couvent. Ainsi, Côme finit par lâcher sa mère et son beau-père pour rejoindre Clément et les autres, qui passent le chercher. Cela commence à faire beaucoup de monde dans la même voiture. Certes, on n’avait que des happy ends, mais tant de personnages dans une voiture, ça fait toujours peur.

Leur but est de remplir peu à peu toute la liste de Clément et des choses qu’il veut faire en sortant de l’hôpital : avoir de nouvelles baskets (merci l’équipe médicale), manger un burger et… surprise. Thomas les emmène donc dans un camping où ils retrouvent Mehdi s’excusant pour ce qu’il leur a fait subir.

La vraie surprise de Thomas ? La dune du Pilla, évidemment. C’est déjà compliqué sans béquille et plâtre (Mehdi), je n’imagine pas ce que ça peut donner ça. Le plan des scénaristes est bien calculé en tout : ça fait de merveilleuses images. Vivement la fin du confinement les amis ! Tous les Bracelets – y compris Nour – escaladent la dune et nous offrent un joli au revoir.

Malgré tout, la vie reprend après cette journée parfaite : Clément intègre donc le même lycée que Thomas. C’est gros, tout de même : après cinq ans déscolarisé, ça doit être compliqué. Il est très clair que Mehdi poursuit ses études pour être kiné, alors Nour et Louise passent du bon temps entre amies ou que Roxane réussit à exposer ses photos de son séjour à l’hôpital, faisant bonne impression auprès du public… et de sa mère. Bim.

On a de jolis sourires pour tout conclure cette année, y compris, possiblement, la série. C’est une jolie surprise, mais les derniers mots sont ceux qui résument tout, évidemment : « Ce qui est horriblement triste, c’est de ne pas vivre sa vie avec intensité. »

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EN BREF – Cette saison a eu du mal à ne pas s’éparpiller dans tous les sens, mais j’ai du mal à lui en tenir rigueur, parce que les scénaristes ont fait d’habiles pirouettes pour réussir à tout concilier dans un épisode final très puissant, qui n’hésite pas à conclure la série et les intrigues de la majorité des personnages que l’on suit depuis trois ans…

Maintenant, vu le succès d’audience que représente la série, je doute qu’on s’arrêtera là. Il a été décidé au dernier moment que Nour ne ferait pas de rechute et que Jessica survivrait, alors que ce n’était pas ce qui était prévu… J’imagine bien une saison 4 reprendre quelques années plus tard avec l’arrivée de Mehdi en tant que kiné dans l’hôpital, tout en suivant un autre groupe de personnages. J’aime bien les séries qui reprennent sur de nouveaux personnages de toute manière. Il y a plein de maladies possibles, tout comme il y a plein de retours de personnages possibles (j’imagine parfaitement Clément ou Nathalie continuer de revenir à l’hôpital en tant que bénévoles d’une association par exemple).

Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu le fin mot de l’histoire Olivia/Iris, autrement… mais bon, la série se conclue de très belle manière ce soir, avec une vraie fin à l’ensemble des très nombreuses intrigues. Qu’importe ce que décide TF1 pour la suite, ce fut une très belle aventure !

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> Saison 3

Westworld – S03E06

Épisode 6 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.

> Saison 3


Spoilers

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I want what Dolores have.

De manière inattendue, cet épisode recommence en se concentrant sur Maeve et sa petite fille, avec des images qu’on connaît déjà par cœur mais qui évoluent un peu plus cette semaine : on y voit Maeve pleine d’espoir de retrouver sa petite… Elle est en fait manipulée par Serac qui lui montre un futur possible.

Il se trompe totalement sur ce que veut notre robot préféré – bon, OK, la mienne en tout cas : elle n’a pas besoin d’être énervée par la possibilité que Dolores détruise le paradis numérique de sa fille, par contre, de l’aide de la part d’autres robots, elle ne dit pas non. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit renvoyée dans la simulation sur les nazis. Là-bas, elle réimpose une fois de plus son pouvoir, comme toujours, en faisant déposer les armes à tous les soldats, avant de s’en prendre physiquement à eux.

Mouais. Elle n’a pas vraiment besoin de se battre contre eux si elle en a le contrôle, mais bon.

Une fois que tous les hommes sont à terre, elle retrouve Lee, ce que j’ai beaucoup aimé. Je n’ai pas caché mon amour du personnage, qu’un test de personnalité dit même être le personnage de Westworld le plus proche de moi. Ensemble, ils se rendent dans un bar pour boire un verre afin qu’elle lui explique où elle en est dans sa vie.

Bien sûr, elle est là pour le recruter et pour recruter aussi d’autres robots. Elle est donc ravie de lui annoncer son retour dans le parc, surtout qu’une surprise l’y attend. On ne le sait pas tout de suite cela dit, puisqu’elle est d’abord rejointe par son amant de toujours, Hector, qu’elle restaure afin d’enfin le récupérer. Les retrouvailles sont de courtes durées, car Maeve a hâte de rendre visite à sa surprise : une copie de Dolores, offerte par Serec.

Après le générique, on se retrouve dans une scène qui n’est pas sans me rappeler le début de Survive, ce qui n’est jamais bon signe. On assiste en effet à une sorte de réunion pour dépressifs, et pour cause : on se retrouve dans l’asile psychiatrique de William, où il est invité à partager ses pensées avec le groupe. Ce n’est pas bien passionnant : comme toujours, il part dans un grand délire pseudo-philosophique sur les raisons de notre présence sur Terre.

C’était rigolo comme scène, surtout pour la réaction des autres malades autour de lui. Une fois la séance de groupe terminée, il a droit à une thérapie personnelle où il est évidemment question du massacre du parc et d’Emily. Il est intéressant de voir que les scénaristes jouent avec la temporalité : la psy est harcelée de messages par sa famille, ce qui permet de comprendre que ça y est, ses données personnelles et son futur sont accessibles.

Elle ne les regarde pas immédiatement, préférant s’occuper de William… En revanche, elle finit en larmes quand elle jette un œil à son portable et qu’elle découvre qu’elle perdra sa licence médicale d’ici un ou deux ans à cause de plusieurs relations sexuelles avec ses patients. Du coup, son mari n’attend pas que ça arrive et prend les enfants, se barrant aussi vite que possible de leur foyer. Charmant.

Malgré tout ça, William est envoyé sur une table d’opération où on le drogue, parce que c’est à la mode cette saison, de toute évidence. Personne ne doit le prendre au sérieux quand il voit sa psy se suicider, c’est triste pour elle. Mis en isolation avec un casque de réalité virtuelle, William se retrouve donc dans un énième monde qui n’est pas le vrai monde. Très clairement, on le renvoie cette fois dans le passé, et il n’aime pas son passé avec ses parents qui se disputent – et le père qui bat la mère, probablement.

Du coup, il se montre violent dans la réalité, mordant le pauvre infirmier qui voulait juste lui donner un sédatif. Une fois sédaté, il se retrouve convié à une nouvelle thérapie de groupe qui est particulièrement géniale pour la construction du personnage. Ben oui, le groupe est constitué de William enfant, William jeune (saison 1), William homme en noir, William riche entrepreneur et lui-même, avec un psy pour mener tout ça.

Bref, la série prend le temps d’explorer encore et toujours plus la folie de ce personnage, mais c’est étonnamment efficace, surtout quand le psy lui rappelle que ce n’est pas qu’à propos de lui, tout ça. La série s’amuse bien pour qu’on apprécie le personnage de William en nous montrant que son père le torturait psychologiquement, buvant à cause de lui et lui reprochant une violence qui n’était là que pour l’imiter. Le problème, c’est qu’après trois saisons, j’ai toujours autant de mal à accrocher au personnage de William… qui se trouve une nouvelle destinée : tuer tous ses alter-égos.

C’est cathartique et j’aimerais presque être la place de ce tueur qui se défoule sur toutes les versions de William qui ont réussi à me souler un jour ou l’autre. En tout cas, j’ai toujours du mal à voir où les scénaristes veulent en venir avec William. Au moment où il annonce avoir compris qu’il est le gentil de l’histoire, Bernard et Stubbs sortent de nulle part pour le libérer de l’hôpital psychiatrique. Dans le chaos ambiant, les médecins ont abandonné William seul en pleine réalité virtuelle.

En tout cas, le monde est dans le chaos après l’intervention de Dolores et Caleb la semaine dernière. Charlotte – aka Dolores, je sais – amène donc son fils à son ex (pas vraiment son ex, je sais). Celui-ci a reçu son profil, mais il refuse de lire ce qui l’intéresse le plus, à savoir son futur avec Charlotte, dont il voit qu’elle se scarifie. Ce n’est pas rien comme choix de sa part, tout de même. Bien sûr, il a raison : il est maître de ses choix, ce n’est pas un robot qui décide pour lui.

Seulement, le reste du monde semble l’avoir oublié avec des révolutions un peu partout. Ainsi, quand Charlotte arrive au travail, c’est sans surprise qu’elle est prise à partie par des hommes de Serac qui n’hésitent pas à tuer un des membres du conseil de Delos en plein jour. De toute manière, il y a tellement de morts et de disparition dans cette apocalypse, on n’est plus à ça près semble-t-il.

Il ne reste plus que deux heures avant que Serac ne prenne le contrôle de Delos, mais c’est hors de question pour elle : elle remotive donc Charlotte au téléphone pour qu’elle se rende à nouveau dans l’entreprise. C’est abusé, mais j’ai beaucoup aimé la simplicité de la scène, notamment lorsqu’il est question de Charlotte regrettant d’avoir des sentiments et de Dolores lui rappelant qu’elles n’avaient pas le choix de conserver ces sentiments des hôtes.

Finalement, Charlotte décide donc d’accueillir Serac lorsqu’il arrive à Delos, maintenant ainsi sa couverture auprès de lui qui n’est pas censé savoir qu’il est en train de parler à Dolores, donc à son ennemie. Il fait réunir le personnel de direction pour leur annoncer des changements radicaux et son intention de trouver une copie de Dolores au sein de Delos. Evidemment, il est au courant qu’elle a des copies d’elle-même, alors c’est logique de faire des tests pour retrouver cette copie.

J’ai trouvé beaucoup moins logique que les tests ne soient pas plus poussés que ça, Serac se contentant de tests de mémoire et de parcours déviant des propositions de Rehoboham. C’est étrange, tout de même. Et c’est sacrément insuffisant : Charlotte n’hésite donc pas à faire des copies de ce que Serac demande à voir détruit, quitte à tuer un témoin gênant et un brin balance au passage.

Tout cela lui permet de découvrir que William est au Mexique, mais aussi de découvrir que Maeve est recrutée par Serac et qu’elle est en présence d’une des copies de Dolores, gentiment fournie par le français. Maeve en profite bien sûr pour confronter Dolores sur son plan. Cette dernière ne se laisse pas intimider, soulignant au passage que Maeve lui reproche ce qu’elle faisait elle-même. C’était bien trouvé, tout ça.

Et alors que Serac est en train de détruire tout un tas de robots, Dolores révèle à Maeve qu’elle ferait mieux de mieux couvrir ses arrières… Ce qui suit est d’une tristesse redoutable, mais il faut un détour dans la critique pour pouvoir mieux l’expliquer.

De son côté, Charlotte a toujours du mal à oublier que sa famille ne l’est pas vraiment : elle décide donc de tout plaquer pour les rejoindre. Ce n’est évidemment pas si simple quand on est au dernier étage de Delos : elle est détournée en chemin pour son rendre à une énième réunion du personnel, ordonnée par Serac.

Là, les exécutifs de Delos se montrent assez rebellés contre le nouvel ordre instauré par Serac… jusqu’à ce que ce dernier révèle à tous que Dolores est dans la pièce et qu’il s’agit de Charlotte. C’est excellent à voir, surtout la partie où Charlotte révèle qu’elle avait absolument tout prévu. Serac la surveillait, mais il n’avait certainement pas prévu le gaz qu’elle avait dans son sac et qui lui permet de s’échapper en faisant s’étouffer tout le monde (parfait pour le Bingo Séries ça !), sauf Serac, encore une fois en hologramme. En tout cas, j’ai bien aimé découvrir que ce qui trahissait Charlotte/Dolores, c’était la tendresse qu’elle avait pour son fils, tendresse que la vraie Charlotte n’aurait jamais eu. C’était à la fois vrai et triste, en soi, mais c’est de loin la partie de cette saison que j’ai préférée.

Grillée, Charlotte se lance dans une redoutable expédition pour sortir de Delos, expédition qui passe par les laboratoires du parc. Là, elle peut accéder à la perle d’Hector, qu’elle n’hésite pas à détruire aussitôt. Maeve perd donc son amant dont elle n’a même pas pu profiter lors des retrouvailles. C’est tellement triste à voir… mais aussi tellement expéditif.

Ben oui, Charlotte est en fuite, alors elle enchaîne rapidement : acculée par des gardes, elle n’a pas le temps de s’occuper du cas de Maeve, qui reste en vie pour souffrir encore un peu plus, mais elle récupère malgré tout cette perle de Dolores – que Serac avait récupéré dans le garde du corps de Liam, donc. Dans sa fuite, Charlotte fait preuve d’une efficacité redoutable, comme toujours, en faisant appel à un des robots de Delos vu il y a quelques épisodes – le tout pendant que Maeve obtient un nouveau corps, de même que Lee (probablement).

Malheureusement, cela n’empêche pas que Charlotte se prenne une balle qui la ralentisse… Elle parvient malgré tout à rejoindre son ex et son fils pour les mettre à l’abri, en les faisant monter dans une voiture où elle leur assure pouvoir les protéger et les garder en sécurité… Le tout pour mieux se faire exploser par un des hommes de Serac, qui tue donc le fils et l’ex. Je suis tellement dégoûté de ce revirement. On le sent arriver dès le début de la scène, mais c’est odieux.

D’autant plus que Charlotte/Dolores s’en sort. Et déjà que Dolores est énervée de base, mais là, sa version robotique en flamme et en deuil des êtres chers, ça promet de nous lancer une véritable guerre encore plus sanglante que l’apocalypse en place depuis le dernier épisode. Et wow, la prestation de Tessa Thompson, encore une fois ! On la retrouve carrément sans cheveux. That’s commitment.

> Saison 3

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E10

Épisode 10 – Zoey’s Extraordinary Outburst – 17/20
J’étais un peu moins dedans aujourd’hui parce que dans cet épisode, j’ai trouvé Zoey assez insupportable et pas toujours très juste dans ses réactions et relations aux autres. Personne n’est parfait, pas même elle, mais les scénaristes justifient plutôt bien ses écarts et les choses que je n’ai pas trop aimé vers la fin de l’épisode. En plus, il y a des pistes juteuses et sanglantes pour la fin de saison qui commencent à se développer. Hâte de voir tout ça !

> Saison 1


Spoilers

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I thought you were ready for something new, but you’re just singing the same old song.

Ah, la série est enfin de retour après une semaine de pause, et il n’y a pas à dire, ça me manquait beaucoup de ne pas avoir de nouvel épisode à regarder. C’est bête, mais la simplicité de la série et de ses chansons me plaît et me manque déjà. J’espère qu’elle sera renouvelée !

Bon, en tout cas, on reprend cette semaine avec Zoey qui se rend chez Mo pour parler de Simon, inquiète de ne pas avoir de nouvelle de lui depuis sa rupture. Oui, alors en même temps, ça n’a rien d’étonnant, tu ne te précipites pas vers ta presque maîtresse juste après avoir cassé tes fiançailles… à moins d’être vraiment un type qui n’était pas amoureux de sa fiancée, mais bon, on sait que ce n’est pas son cas.

Du côté de sa vie familiale, Zoey est surprise de voir qu’elle a oublié l’anniversaire de mariage de ses parents. Toutefois, dès qu’elle s’en souvient, elle milite vraiment pour qu’ils puissent respecter une vieille tradition de manger toujours au même restaurant. Ce n’est toutefois pas si simple avec la maladie qui progresse… Zoey étant Zoey, elle parvient à convaincre toute la famille, avec l’aide de Howie, que c’est faisable…

Pour mieux découvrir que le restaurant n’est pas de cet avis, et n’est pas adapté aux personnes à mobilité réduite. Elle finit par vraiment faire le nécessaire, mais malgré cela, c’est l’état de santé de son père qui ne s’améliore pas : il se met à tousser et vomir. Vraiment, la maladie évolue vite et Zoey n’arrive même plus à l’entendre chanter…

Elle pète littéralement un câble quand elle découvre qu’Howie lui a donné un sédatif, et ça nous explique au moins le titre de cet épisode. Bon, tout ça ne sort pas tout à fait de nulle part non plus : il y a tout un épisode qui est passé par là.

En arrivant au travail, Zoey se rend compte qu’elle a oublié que c’était le jour où Max quittait son travail pour changer d’étage. C’est arrivé vite. Et même s’il fait comme si de rien n’était et qu’il était content de quitter son poste, Max est tout déconfit à l’intérieur, et surtout il est en proie aux doutes. C’est donc sans surprise qu’il se met à chanter sur son nouveau départ… pour mieux ensuite laisser la fin de la chanson à Simon, qui est aussi en plein nouveau départ après sa rupture.

Zoey préfère laisser ça de côté pour aller plutôt parler à Joan et lui parler de Leif, parce qu’elle a passé son week-end avec tout de même. C’est marrant sans être exceptionnel, alors elles se mettent vite à travailler et donc à remarquer l’absence de Max.

De son côté, Max devient donc manager d’une équipe au sixième étage, ce qui n’a pas trop de sens puisqu’il ne l’était même pas au quatrième. Mais bon, admettons. Son discours d’arrivée rencontre des réactions mitigées jusqu’à ce qu’il improvise et plaît en tout cas à Eva, qui nous est aujourd’hui présenté comme une rivale de Joan.

Cela est d’autant plus mis en avant que le travail du quatrième étage est bloqué par le départ de Max au sixième. Joan envoie Leif récupérer les données manquantes… et cela permet à Eva de découvrir que l’idée de Leif et Joan est vraiment géniale. Dès lors, elle refuse que Max redonne les données et se lance dans une compétition contre l’équipe de Joan. C’est n’importe quoi ! Ils bossent pour la même boîte en théorie, non ?

En tout cas, Joan est énervée et le lendemain, elle décide de ramener toute son équipe au sixième étage pour récupérer Max. Eva ne l’entend pas de cette oreille, et Zoey, elle, l’entend au son de The boy is mine, ce qui est absolument génial à voir. Les actrices s’éclatent dans ce duo et c’était bien drôle à voir. On avait une jolie chorégraphie, mais ça se termine bien mal, avec Max qui est finalement celui qui décide de rester au sixième étage.

Personne ne lui a dit au revoir deux étages en-dessous, personne ne s’est battu pour qu’il reste, pas même Zoey. Au moins, c’est clair.

Au quatrième étage, Joan s’énerve après son équipe qui ne travaille pas assez vite alors que celle-ci se demande surtout comment Max a pu avoir un nouveau job, le soupçonnant de coucher avec Eva. Bref, les conversations de base au bureau, mais c’était bien ironique à voir puisque le tout est en présence de Leif, qui couche avec Joan. Et non seulement ça, mais en plus il est complètement fou amoureux de sa boss.

Joan est aussitôt avertie par Zoey, flippée de ce qu’elle l’entend chanter. Ne sachant comment régler ce problème, Joan décide donc de confronter son employé sur ses sentiments. Leif est dégoûté de voir que Zoey est toujours capable de savoir ce qu’il pense, mais ce n’est rien par rapport à sa rupture à venir : Joan ne veut pas de quelque chose de sérieux, alors elle flippe de le savoir amoureux et décide de le rejeter, tout simplement.

Rompre avec l’employé qui a eu la bonne idée volée par le sixième étage ? Vraiment pas une bonne idée. C’est sans surprise que le lendemain, Leif demande à Max s’il ne resterait pas une petite place pour lui au sixième étage. C’est d’une tristesse : qu’il se venge de Joan, je l’entends, mais il plante un énième couteau dans le dos de son meilleur ami quand même…

En parallèle, Simon se rend auprès de Zoey. Quatre jours après avoir rompu avec Jessica, il a déjà emménagé dans un nouvel appartement – wow – et il invite sa collègue et presque maîtresse à lui rendre visite. Il ne perd pas de temps, surtout en ce qui concerne l’appartement. Je suis un peu jaloux quand je vois le temps que je mets à déménager, moi.

Son nouvel appartement est très cool et tout aussi grand que celui de Zoey, mais il est loin d’être aussi heureux qu’il ne paraît l’être face à Zoey. Quand il se retire dans la cuisine, c’est donc pour se remettre à chanter Mad World, sa chanson d’introduction dans la série, mais aussi une jolie chanson de dépression. Cette fois, il la chante avec une jolie chorégraphie.

Face à tout ça, Zoey décide… de se barrer ! J’ai halluciné, surtout qu’elle le fait en étant super odieuse avec lui. Le lendemain, Mo l’apprend bien vite et la remet à sa place, heureusement, mais ça se fait dans une dispute entre les voisins qui est vraiment dommage. Ce n’est pas trop étonnant cependant, parce que Zoey est imblairable dans cette relation. Alors, elle n’est pas aidée non plus par Joan quand elle tente de s’excuser auprès de Simon et qu’elle est interrompue par celle-ci au moment des explications, mais le problème c’est qu’elle l’invite alors à la rejoindre chez elle.

Et ainsi, elle se retrouve à se jeter sur Simon le lendemain soir au moment de son pétage de câble contre Howie. C’est bien amené parce qu’elle est énervée après le monde, Howie, Max, Simon, sa mère, le monde entier, vraiment. C’est sans surprise que le ton monte finalement entre Zoey et Simon, cette première se disant lasse de toujours s’occuper de son deuil qu’il ne fait pas. Elle est frustrée qu’il n’avance pas, quoi.

Le couple se retrouve à s’engueuler… et être interrompu par Mo qui les ramène chez eux. Epuisée par leur drama, il leur propose de tout simplement se déchaîner au son de « I don’t care ». Ouep, ce n’est pas Mo qui chante, mais bien sa chaîne hifi, et le trio se met à se déchaîner. Eh, Simon et Zoey ont vraiment besoin d’évacuer toute leur rage, alors ça fonctionne à merveille comme scène.

On enchaîne ensuite par Simon qui parvient à calmer Zoey en l’analysant correctement à son tour, comme elle fait pour lui depuis le début de saison. Cela permet de convaincre Zoey de prendre une journée de congés pour se reposer et prendre de la distance avec tout ça. Cela lui permet d’avoir l’occasion de s’excuser auprès d’Howie d’avoir pété un câble contre lui, mais aussi d’organiser un parfait rencard d’anniversaire pour ses parents, qui nous concluent l’épisode sur un très joli duo.

> Saison 1