Missions – S02E05-06

Épisode 5 – Réplique – 18/20
Comme l’an dernier, la mi-saison apporte son lot de surprises, avec une intrigue sous la forme d’un puzzle qui fonctionne à merveille et des rebondissements bien sentis. Difficile d’en dire beaucoup plus sans tomber dans le spoiler, je vais donc me contenter de cet avis cryptique pour cet épisode ; et me jeter sur le suivant, surtout.

> Saison 2


Spoilers

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Ben, c’est pas comme si vous me demandiez si je pouvais aller à la boulangerie…

Cet épisode reprend de manière inattendue dans un cimetière, loin de Mars et des intrigues de la saison. On y retrouve William endeuillé dire que personne ne doit jamais savoir. Et un mystère de plus, un.

Quatre ans plus tôt, dans la Silicon Valley, on voit William et Basil (!) découvrir la mort d’Ivan Goldstein à la télévision. William n’y croit que moyennement, et il fait bien, parce qu’évidemment qu’Ivan était encore en vie, puisqu’il l’est encore. William demande alors à Basil de hacker les serveurs de Zillion pour chercher un problème dans la comptabilité. Et il trouve effectivement deux scientifiques licenciés récemment ayant obtenu une prime grâce à un accord de non divulgation.

William les interroge aussitôt sur la disparition de Goldstein, et ça nous explique qu’au cimetière, William n’était pas en deuil, mais simplement en train de vérifier si Goldstein était bien mort. Autrement, William a fait en sorte d’acquérir Zillion pour obtenir les informations qu’il voulait : les deux associés qui ont signé la clause de non divulgation sont en effet forcés de considérer l’option de lui dire toute la vérité.

Il découvre, après 31 minutes, que Goldstein est parti sur Mars où il est probablement mort… mais son corps est bien enterré pour autant. En effet, grâce aux recherches de Gemma et à l’existence de Vladimir, les scientifiques ont réussi à cloner un être humain, avec simplement un peu d’ADN et un schéma neuronal. Et cette avancée majeure de la technologie intéresse beaucoup William…

Sur Mars et dans le présent, toute la fine équipe entre donc dans le temple pour l’explorer à nouveau, cinq ans plus tard. Gemma ne se souvient plus bien du chemin à suivre, et de toute évidence, Simon non plus. Ainsi, quand ils arrivent à un embranchement, l’équipe se divise un peu, parce que les nouveaux ne font que moyennement confiance à nos héros.

La connexion entre Simon et Alex leur permet toutefois de se mettre d’accord. Alice et Samuel insiste vraiment beaucoup pour continuer à explorer Mars, particulièrement quand ils sont confrontés à une impasse et qu’ils ont peur de ne plus avoir le temps de rentrer au vaisseau, faute d’oxygène. Pourtant, Alice et Samuel ne sont pas au bout de leur surprise : ils découvrent ainsi l’existence d’eau dans cette caverne sur Mars, puis l’existence d’un immense bâtiment/machine dans la roche.

Alice dit qu’il s’agit d’une intelligence artificielle qui a attendu Jeanne et révèle tout un pan de mythologie pour la série : cette IA est là pour déchiffrer une équation, en lien avec un portail que les premiers hommes sur Mars espéraient ouvrir. Comprenant l’impossibilité de la tâche, ils ont fini par majoritairement partir s’installer sur Terre, alors que ceux qui restaient ont fini simples crânes dans un mur.

Ce sont des informations qui datent de la saison 1 et qu’Alice ne devrait pas être en mesure de connaître… Il est ainsi révélé qu’Alice est Irène, l’intelligence artificielle : William lui a créé un corps à partir du cadavre de sa fille, qu’il a fait déterré en début d’épisode ; parce qu’il était bel et bien en deuil. Inattendu : l’ADN de sa fille a permis à Irène de prendre vie et devenir humaine. Côté éthique, on repassera, mais côté intrigue, ça fonctionne bien : c’est comme cela qu’Alice connaissait le secret d’Alex et ça explique ses avertissements à Samuel dans le deuxième épisode ! Mais j’aurais vraiment avoir Basil cette saison pour flirter en vrai avec Irène, du coup !


Épisode 6 – Alice – 17/20
Cette saison fonctionne franchement bien, ouvrant de nouveaux chapitres et de nouvelles possibilités dans la lignée des épisodes précédents. Cette fois, on se concentre davantage sur un autre personnage et sur les relations compliquées d’un duo tout nouveau et dont on aimerait voir beaucoup plus. Pas sûr que ce soit possible vu la tournure de la saison, néanmoins.

> Saison 2


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Le moment est venu que tu t’éveilles, Jeanne.

Dans cet épisode, Jeanne rentre au Cercle après sa conversation avec Ivan et elle tombe sur Vladimir qui accepte de lui apporter des réponses. Il serait temps ! Cinq ans plus tôt, Vladimir et Jeanne ont donc décidé d’effacer la mémoire de Jeanne afin qu’elle puisse rester sur « cette planète » afin d’être observée, pour mieux comprendre son pouvoir.

Comprendre, c’est également ce que doit faire Jeanne : elle est avec des copies d’êtres humains qui pensent désormais en tant que communauté plutôt qu’en tant qu’êtres individuels. L’idée est donc qu’Alice est une solution, et j’aime beaucoup cette tournure pour la série : Jeanne permet de mettre fin à l’individualisme des peuples en les faisant fonctionner ensemble.

Le seul problème, c’est qu’en découvrant tout ça, elle finit par s’énerver très fortement contre Vladimir, et que quand elle s’énerve son pouvoir a des conséquences plus graves : tout son village commence à avoir envie de s’entretuer. J’aime beaucoup cette idée de pouvoir, c’est chouette comme tout et le Cercle est vraiment sympathique.

Bon, forcément, tout ça, ça fait peur à Jeanne qui prend la décision de s’enfuir ensuite. Normal. Elle retombe sur Ivan, qui lui fait peur, couteau à la main. Et il lui tombe dessus.

Autrement, cet épisode revient sur Alice, la vraie, avec un flashback de William venant à la rencontre de sa fille le jour de l’enterrement de sa mère. Pour se faire pardonner de ne s’être jamais intéressé à elle, il lui offre l’Odyssée d’Homère. Super, c’est le père de l’année dis-donc. Sans trop de surprise, le bouquin finit à la poubelle et William à la porte. En tout cas, l’actrice qui interprète Alice est vraiment très douée !

On la retrouve plus tard dans un café où William lui a demandé de venir pour lui révéler qu’il veut une fille et qu’elle veut un père. La scène est assez follement irréaliste : il lui propose tout simplement un contrat pour devenir son père, avec toutes les conditions que ça impose. Être la fille d’un homme richissime comme ça, ça donne soudain envie, avec de l’argent à gogo, mais aussi des vacances tous frais payés, ou presque. Et un voyage sur Mars – pas le premier, mais le deuxième. Ah, voilà donc ce qu’Alice/Irène fait dans cette mission.

La scène la plus touchante ? Celle où Alice finit par l’appeler Papa et où il récite la réplique d’Ulysse à Télémaque le reconnaissant à la fin de l’Odyssée (franchement, c’est plus une spoiler alert à ce stade, si ?). C’est d’autant plus intéressant que le premier épisode de la série s’appelait Ulysse. Tout est lié, finalement, il avait raison Vladimir !

Et dans le présent, Alice/Irène mène l’équipe vers une porte qui va s’ouvrir pour les mener à Jeanne. Enfin, ça c’est la théorie. En pratique, cette porte à mi-chemin entre la porte des étoiles et le Seigneur des anneaux les mène sur une autre planète où l’air est respirable. Selon Alice, ils sont au plus proche possible de Jeanne et, effectivement, ils sont bien dans une forêt qui y ressemble ; mais pas à la porte de l’épisode précédent.

Ils sont donc à trois ou quatre heures de marche de Jeanne, mais je connais un Alan qui doit être mort d’inquiétude dans son vaisseau ! En attendant, Samuel propose de s’arrêter pour passer la nuit à faire des recherches pour savoir où ils sont. C’est l’occasion pour Simon et Gemma de parler de la mutation qu’il est en train de subir et de ressentir aussi avec William. Cela dit, il est surtout inquiet du danger que représente Alex, effectivement toujours hantée par Yann.

Cela ne l’empêche pas d’essayer de mieux comprendre William, qui se confie sur la mort d’Alice, victime d’une maladie orpheline. Touchant, tout ça.

> Saison 2

Orphan Black : The Next Chapter – S01C01 (2)

 

Chapitre 2 – Our Needs To Shape Us (part. 2) – 18/20
Ce nouveau chapitre est la suite directe du premier, permettant de mieux cerner les enjeux de cette suite et de lancer l’intrigue dans de nouvelles directions, plus précises cette fois. Le style y est toujours fluide et l’on passe d’un personnage à l’autre avec beaucoup de plaisir. Cette deuxième semaine nous confirme qu’il s’agit d’une petite réussite, quoi.

> Saison 1
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Spoilers

You’re very protective of my genome.

On est donc parti pour un chapitre chaque jeudi, et ça me va très bien comme programme franchement, surtout que l’épisode de cette semaine était plus long avec carrément 46 minutes. Bon, desquelles il fallait en retirer presque deux au début, puisqu’il s’agissait de la fin de chapitre 1, et quatre vers la fin car il s’agissait de la scène utilisée dans la promo de cette nouvelle saison.

Bon, vous êtes là pour le résumé du chapitre de la semaine, alors c’est parti. On retrouve Cosima et Delphine sortant de leur cuisine, donc. C’était une surprise pour moi car je trouvais la fin du chapitre assez naturelle pour se concentrer ensuite sur quelque chose d’autre… pourtant, ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, on passe un bon quart d’heure dans leur jardin, où elles filent le parfait amour, avec Cosima partageant même sa veste avec Delphine quand elle se rend compte qu’elle a froid dans sa petite robe d’été. Si c’est pas mignon, ça !

Si le couple est toujours trognon, ce chapitre développe davantage les choses entre elles, avec d’abord Cosima qui partage son inquiétude de Sturge connaissant DYAD. Delphine essaie de rationnaliser les choses, mais on sent bien que Cosima reste inquiète, notamment parce que Sturge est au courant de ses recherches non publiées sur la vaccination. Au milieu de cette longue conversation pas si romantique dans un cadre qui l’est totalement – sur une balancelle dans le jardin, on en apprend plus sur Delphine, qui n’est pas cantonnée à la cuisine, bien évidemment.

Ainsi donc, Delphine continue sa carrière universitaire avec brio, travaillant en parallèle pour le gouvernement, bien évidemment. Ce chapitre introduit aussi quelques problèmes pour le couple qui est alors bien plus réaliste. Si Cosima est folle amoureuse, elle est aussi quelque peu jalouse de la carrière de sa femme, parce que si Delphine est célèbre dans son domaine, Cosima est forcée de rester dans l’ombre la pauvre. Elle a trop peur que l’on découvre son secret…

Son secret pose aussi problème à Delphine qui, après sept ans de mariage, a de légitimes envies de bébé. Pas de bol, Cosima ne l’entend pas trop de cette oreille, trouvant ça terrifiant de faire à un bébé ce qu’on lui a fait. Eh oui, Cosima est toujours traumatisée par son brin d’ADN disant qu’elle est la propriété de quelqu’un et elle n’a pas trop envie de procréation pour faire un bébé avec Delphine. C’est clairement un point de désaccord dans le couple, point qui est quelque peu développé ici.

Malgré tout, les deux femmes s’aiment toujours, au point de se câliner et d’en oublier le gâteau qui est dans le four. Pauvre Delphine qui se tue en cuisine pour ça. La conversation animée entre les deux femmes se déplace donc dans la cuisine, au-dessus de ce qui semble être la chambre occupée par Charlotte.

Même si elle vit majoritairement chez Art, elle a donc sa propre pièce dans la maison, d’où elle entend un peu la cuisine. Elle décide donc de rester planquée pendant que les deux femmes s’énervent entre elles, mais elle est malgré tout interrompue dans ses recherches universitaires par un coup de fil de Kira. Bon, il est essentiel à ce stade de ce résumé de rappeler que Tatiana Maslany est toujours en train de nous faire toutes les voix. Si elle réussit parfaitement l’accent français de Delphine (et avec des variations dans le ton en plus, c’est un brin moins convaincant quand elle est énervée, mais sinon, on dirait vraiment l’actrice de la série, c’est fou), elle gère aussi très bien celui de Kira. En effet, on dirait Sarah. Normal, elles ont le même accent. Cela dit, ce n’est pas tout à fait la voix de Sarah, notamment dans le ton. Mais purée, c’est fou, c’est la même actrice qui fait les deux voix ! Je vous jure, je ne m’en remettrai jamais du talent de Maslany !

Bon, donc, Kira appelle celle qui est un peu comme sa grande-sœur pour lui demander… de la couvrir ! Eh oui, comme Sarah l’a expliqué à Cosima, Kira s’est barrée de chez elle, mais ce n’est pas pour venir chez ses tantes comme prévu. Non, c’est pour aller postuler à un poste de stagiaire qui l’intéresse grandement mais que Sarah ne lui laisserait pas occuper si elle était au courant. En effet, on apprend que du point de vue de Kira (comme de celui de Charlotte, puis plus tard Cosima), Sarah est devenue une véritable mère-poule avec le temps. C’est assez logique : elle a peur que le secret de famille soit découvert, au point d’interdire à sa fille de poster des photos d’elle sur les réseaux sociaux ou de vivre librement comme une adolescente, quoi.

C’est crédible, mais ce chapitre est un peu triste : après Delphine et Cosima, c’est donc au tour de Sarah et Kira d’avoir des tensions entre elles. Bon allez, ce n’est pas bien grave et Charlotte accepte plus ou moins ce que lui demande Kira, tout en continuant d’un œil discret ses recherches universitaires sur internet… qui finissent par lui faire découvrir quelque chose de tellement important qu’elle raccroche précipitamment le téléphone pour aller voir sa « tante Delphine » (en français dans le texte) et Cosima.

Comme elle y va tout aussi précipitamment, on apprend que son handicap est de moins en moins visible, parce que son exosquelette est à la pointe de la technologie. Elle, elle ne sait pas quoi en penser : c’est un peu un cas de lunettes VS lentilles, quoi, ou de nature VS nurture pour reprendre le grand dada de la série.

Bon et qu’est-ce qu’elle a vu alors ? Eh bien, en faisant des recherches pour son mémoire sur des patients obligés de faire des campagnes de crowdfunding pour financer leurs soins (notamment aux États-Unis), Charlotte a découvert… une nouvelle clone ! Et une qui n’était pas sur la liste de Rachel Leda, la fameuse liste qui a permis à Delphine et Cosima de vacciner tous les clones. Tous les clones, sauf celle-ci, donc. C’est le pire cauchemar de Cosima qui se concrétise : comme elles n’ont pas osé révéler publiquement l’existence des clones, elles ont été incapables de vacciner toutes les femmes qui en avaient besoin, ce qui signifie que ces clones hors de la liste de Leda vont souffrir d’une maladie capable de les tuer sans savoir ce que c’est que cette maladie, ni son origine.

Cela relance un vif débat dans la cuisine de Delphine et Cosima, principalement parce que Cosima se remet à douter de la décision de ne rien révéler du projet Leda alors que Delphine insiste pour dire que c’est la seule solution viable pour éviter des réactions de panique ou de violence à l’encontre des clones. Il paraît à peu près certain qu’elle a raison, mais je comprends aussi l’énervement de Cosima qui aimerait soigner tout le monde et culpabilise de ne pas prévenir largement les clones de ce qui les attend.

Pendant qu’elles s’embrouillent et que Cosima laisse échapper malgré elle une part de sa jalousie vis-à-vis de Delphine, elles sont interrompues par Charlotte qui découvre une autre information perturbante sur cette nouvelle clone américaine : elle est plus vieille que Charlotte, oui, mais elle est aussi plus jeune que Cosima. Ainsi donc, ce n’est probablement pas une clone du projet Leda… mais ce n’en est pas une non plus de Neolution ou de Marion, la mère de Charlotte. Le mystère s’épaissit dangereusement.

Alors que la prise de tête pour en savoir plus est de plus en plus totale, Cosima reçoit une alerte sur son téléphone. Apprenant qu’il se passe quelque chose à l’université, elle décide d’allumer la télévision pour mieux découvrir que le GRIT est en flammes et que le Docteur Sturgis est supposé mort par les médias…

OUTCH. Il s’agit du cliffhanger de ce chapitre, mais j’ai encore à vous développer ce qu’il s’est passé au GRIT justement ! Comme entendu dans la scène utilisée pour promouvoir cette nouvelle saison, Vivi s’est infiltrée dans le bureau de Sturgis pour voler des documents sur son ordinateur. Elle y a notamment découvert qu’il menait bien des recherches sur une arme bio-génétique et que le GRIT semblait responsable de la maladie touchant la famille des agents. Et ça fait froid dans le dos à Vivi qui imagine ce que l’on peut ressentir lorsque son ADN change. Effectivement, aïe.

Malheureusement, elle est aussi perturbée par l’existence de Cosima et fait son travail en réécoutant la conversation entre Cosima et Sturgis. C’est pour cela qu’elle est finalement surprise par le docteur qui revient dans son bureau et la découvre avec étonnement. Il la prend d’abord pour Cosima – ce qui nous permet d’apprendre aussi que Vivi s’est cassée le nez et a une différence majeure avec ses seestras qu’elle ne connaît pas encore… et aussi qu’elle porte moins d’eyeliner que Cosima, mais bon, ça, ce n’est pas surprenant !

Vivi en profite pour essayer d’obtenir des informations, se prenant rapidement au jeu d’être Cosima, qui lui rappelle son enfance où elle échangeait parfois sa place avec une autre petite fille lui ressemblant comme deux gouttes d’eau… … Encore un clone, donc, mais elle semble depuis s’être persuadée qu’il s’agissait d’une amie imaginaire !

Dans le présent, en tout cas, Sturgis finit par comprendre qu’il n’a pas du tout affaire à Cosima mais à une d’entre elles. Cela perturbe Vivi qui se montre plus violente avec lui, histoire d’en savoir plus. En lui faisant une clé de bras pour le torturer un peu, Vivi apprend donc que Sturgis a un supérieur – Davis – et qu’il pensait utiliser la technologie pour aider les gens, pas pour les rendre malade.

Comme il transpire beaucoup, Sturgis finit par glisser entre les mains de Vivi et lui balancer un produit – de l’acide ? – au visage. Cela force Vivi à le laisser s’enfuir et à utiliser la douche d’urgence du laboratoire dans lequel elle se trouve. Soulagée de se rendre compte qu’elle n’est pas aveugle, elle part à sa poursuite…

Et quelques minutes plus tard, le bâtiment a explosé et est en feu, donc, alors allez savoir ce qu’il s’est passé exactement ! Plein de théories sont possibles, mais pour le moment, il va falloir se contenter d’attendre une longue semaine !

> Saison 1

The Affair – S05E04

Épisode 4 – 16/20
Je ne sais pas trop pourquoi cette saison se donne tant de mal à ouvrir de nouvelles intrigues et à rouvrir des intrigues oubliées, mais je pense qu’on devrait arriver à une conclusion satisfaisante après tout ça. Enfin, je l’espère en tout cas. Cette semaine encore, la série part dans tous les sens mais pour la première fois de la saison, j’ai fini l’épisode avec le sentiment que l’idée était de pouvoir offrir une conclusion à l’ensemble des personnages. Si c’est le cas, tant mieux, je m’attendais plutôt à une fin uniquement pour deux ou trois personnages principaux… On verra bien !

> Saison 5


Spoilers

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I have to make a living and sometimes that means interacting with people who don’t live up to your impossible standard of artistic integrity.

Part One : Noah – C’est Halloween et Noah vient récupérer ses enfants pour les emmener à l’école, découvrant qu’Helen n’est pas à fond chez elle. En revanche, Margaret l’est, et les enfants aussi. Noah se rend compte que Trevor n’est pas super sympa avec Stacey. Moi, je me rends compte que Stacey a grandi et que le casting est réussi, parce qu’elle ressemble beaucoup à sa sœur.

Quand Helen débarque enfin, Noah est totalement fasciné par son ex-femme, qui aurait apparemment le temps de se préparer un look d’enfer et une assistante. Il est tellement évident que la version d’Helen nous montrera autre chose. Quant aux enfants, ils apprennent sans complexe à leur père qu’ils ont prévu de se rendre avec leur mère à la soirée d’Halloween de Sasha – où il n’est pas invité, à la grande tristesse de Stacey.

Finalement, Noah se retrouve seul avec Helen, pour s’excuser de manière à peu près crédible. Le truc, c’est que j’ai décidé depuis longtemps d’arrêter de croire Noah et que du coup, je me retrouve comme chaque semaine à attendre l’arrivée de la partie sur Helen. En attendant, il faut se taper tout le point de vue de Noah qui retourne travailler et tombe sur son boss, déguisé en cow-boy. C’est Halloween… une semaine trop tard pour que ça me serve pour le Bingo Séries.

Bon, en tout cas, le boss montre à Noah un article de magazine people où Helen et Sasha sont photographiés en train de s’embrasser. La jalousie de Noah est évidente, mais il a d’autres soucis en tête aussi : j’avais presque oublié, mais il s’est fait virer du plateau. Il prend donc rendez-vous avec ses avocats (enfin « représentants légaux ») pour qu’ils puissent défendre son cas et empêcher Sasha de s’emparer totalement du film… mais ceux-ci se disent incapables de faire quoique ce soit. À vrai dire, ils paraissent surtout fans de Sasha !

Après ça, Noah découvre l’assistante d’Helen qui est assez cassante avec lui. On note qu’Helen est encore « Solloway » sur le téléphone de Noah alors qu’elle a repris son nom depuis bien longtemps. Helen est en tout cas débordée et ne veut pas parler à Noah, laissant son assistante gérer tout ça. Elle plante aussi ses enfants et laisse la grand-mère les emmener à la fête de Sasha… sauf que celle-ci n’a pas trop envie de servir de larbin comme ça.

C’est amusant comme tout, parce que la grand-mère est insupportable mais marrante à la fois, notamment dans la manière dont elle est désespérée par le costume de drag queen de son petit-fils. J’ai bien ri de ce gag, de même que j’ai ri des premières règles de Stacey qui sont vraiment traitées dans la série de manière super cliché. J’ai même la flemme de le résumer tant c’est du vu et revu, mais disons tout de même qu’il est sympa de voir Noah reprendre un peu de son caractère habituel pour envoyer balader Margaret et lui dire d’aller chercher de quoi aider Stacey.

En attendant, il envoie aussi Trevor seul à la fête, puis découvre que Margaret a acheté des sex-toys pour aider Noah. Oh, non, pas pour l’aider à relâcher la pression – il aurait bien besoin – mais pour lui proposer de les planquer dans la chambre de Sasha, histoire qu’Helen le largue. D’abord contre le plan, Noah change vite d’avis quand Stacey révèle que Sasha l’appelle un loser.

Une fois à la soirée, Noah se débrouille pour trouver la chambre de Sasha, mais il est pris de remords et ne laisse rien dans la chambre de Sasha. Par contre, quand il est séduit par Erica qui se jette sur lui – alors que du point de vue d’Helen elle le trouvait goujat ? – Noah finit par changer d’avis. Il emprunte donc le soutien-gorge de cette pauvre Erica qui se fait bien balader par Noah pour mieux le planquer dans la chambre de Sasha. C’est un bon plan quand on se souvient de la scène qu’avait fait Helen en découvrant le soutien-gorge d’Alison dans sa chambre, sauf que bien évidemment, Noah est surpris par Sasha et Helen. Et cette dernière comprend immédiatement ce qu’il se passe. Elle est, bizarrement, vexée, dis donc !

Part Two : Whitney – « Oh noon » a littéralement été ma première réaction quand j’ai vu apparaître le nom de Whitney à l’écran. Cette saison s’embarque dans beaucoup trop de nouvelles histoires alors que la série touche à sa fin, j’ai du mal à comprendre leur projet. Après, je ne dis pas, j’aime bien Whitney quand même.

Elle est donc au lit avec Colin pour le début de cet épisode où ils révisent ensemble des informations personnelles sur lui pour convaincre l’administration qu’ils ne font pas qu’un mariage blanc. Soit. La série prend aussi le temps de boucler une vieille intrigue qui restait ouverte depuis un moment maintenant : celle de Furkat, l’ex de Whitney.

Il revient dans sa vie pour la séduire au milieu d’une dure et harassante journée de travail où Whitney est obligée de demander à sa boss, Andrea Rossman, de penser à la payer alors qu’elle se tue à la tâche : elle ne peut plus payer son loyer tout en passant sa journée à bosser, à porter des tableaux lourds, répondre au téléphone et créer un site web pour sa galerie.

Soit. Je n’en ai pas grand-chose à faire de Furkat, franchement, mais je le remercie au moins de comparer Whitney à Cendrillon, c’est toujours un point de pris pour le Bingo Séries ! Bon, Furkat veut séduire à nouveau Whitney, mais ce n’est pas gagné, puisqu’elle lui en veut toujours, de manière assez logique. Après, sa vie n’est pas simple à notre pauvre Whitney. Ainsi, quand elle rentre, elle découvre que Colin était en train de dormir au lieu de peindre.

Pendant qu’elle se tue à la tâche jusqu’à pas d’heure le soir, lui ne peut bosser puisqu’il n’est pas citoyen américain. Du coup, il aimerait se marier au plus vite, mais ce n’est pas spécialement le souhait de Whitney de bâcler son mariage. Certes. Le couple traverse donc une crise à quelques mois du mariage forcément.

Le lendemain, Whitney rend visite à sa mère qui est donc désormais décoratrice d’intérieur de maison de luxe. Cela tombe bien, puisque Whitney peut la conseiller sur les tableaux qu’elle peut utiliser. C’est amusant comme tout, parce qu’Helen se dit fière de sa fille qui avait juste comme intention de lui demander de l’argent en fait. Comme Helen n’est pas vraiment super riche en ce moment, cela dit, Whitney renonce vite à ce plan.

Elle retourne donc travailler auprès d’Andrea qui la force à se rendre à la soirée à laquelle Furkat l’a invitée. C’est assez triste, parce qu’elle se sent forcée de le faire : c’est ça ou perdre son job. Elle se prépare donc pour la soirée et Colin la juge assez mal, lui disant qu’elle aime passer sa soirée avec des gens riches pour paraître cool…

C’est loin d’être le cas et c’est triste pour Whitney qui doit donc se rendre à la soirée de son ex en étant en froid avec son actuel fiancé. En plus, son ex est un grand psychopathe : il y a des choses qui ne changent pas. Il fait de Whitney le clou de son ouverture et de sa nouvelle collection, l’isolant dans une pièce vitrée où son pardon devient l’attraction de la soirée. La tristesse.

Elle se retrouve donc embrassée de force par Furkat, dont elle vient seulement d’apprendre le prénom, par un collectionneur qui plaît beaucoup à Andrea et que je suis bien content de revoir, parce qu’il s’agit de Simon de Quantico. Il gagne rapidement la confiance de Whitney qu’il fait se confier à lui en la laissant se droguer aussi. Forcément ça mène à ce à quoi on s’attendait : Furkat profite de la vulnérabilité passagère de Whitney pour recoucher avec elle, mais le tout est observé par Dashiell, le collectionneur qui est donc un brin pervers. Et après tout ça, elle rentre chez elle. Tellement malsain cette série.

Part Three : Joanie – Et puisque je parle de malsain, les cinq dernières minutes sont consacrées à Joanie qui se réveille dans le lit de la maison de son père et se lance alors dans des travaux de grande ampleur. Elle fait ainsi en sorte de remettre l’électricité dans la maison, puis jette à la poubelle tous les souvenirs de son père : les photos de sa mère, le coffre à jouet de Gabriel, tout y passe. Je ne comprends pas son rejet de son histoire familiale et Cole me manque vraiment beaucoup cette saison.

Pas de bol, il est mort en 2053. Joanie se rend sur sa tombe en fin d’épisode et cette semaine encore son segment n’aura servi à rien. Mais alors strictement à rien. C’est tellement bizarre cette construction !

> Saison 5

Preacher – S04E08

Épisode 8 – Fear of the Lord – 17/20
Avec cet épisode, les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour assouvir tous les fantasmes gores qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de faire dans la série. Honnêtement, je trouve que ça oscille entre le marrant et le too much, mais comme ça sert une intrigue qui est quant à elle impeccable, j’ai du mal à trouver à redire. La saison 1 où l’on ne comprenait pas grand-chose me paraît loin désormais, et j’adore ce qu’ils font de ces ultimes moments.

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Spoilers

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Yes, it’s a test… Of your stupidity!

Oula, j’ai bugué au début de cet épisode : on retrouve Herr Starr qui semble être en train d’être torturé (et sans son costard, je trouve qu’il ressemble un peu à Cassidy – non ?), avec le pénis remplacé par un robinet qui verse du sang. Décidément, ils ne savent plus quoi inventer, mais bon, il s’est fait bouffer par un chien après tout. Il est sauvé par des sortes d’hommes des cavernes qui savent parler et disent s’appeler Karl Chunt, Ernie et Cyrus. Tout ça n’est vraiment pas clair.

Ils s’occupent en tout cas bien de lui, allant jusqu’à lui donner à manger pendant qu’il pleurniche parce qu’ils sont gentils avec lui… avant de soudainement comprendre qu’ils sont en train de manger sa jambe ; et lui aussi. C’était bien drôle. Alors qu’il se croyait sauver, le voilà soudainement dans d’encore plus mauvais draps.

Alors qu’ils s’apprêtent à couper une nouvelle partie de lui, Lara débarque finalement et découvre donc le nouvel état de son patron, qui pleurniche. Faut dire, il y a de quoi à force. Il perd un bout de son corps par épisode à présent. Au moins, il n’a l’air d’avoir que de la douleur morale désormais, plus vraiment physique. C’est d’autant plus triste qu’un flashback nous fait découvrir à quoi il ressemblait avant tout ça.

Ainsi, en 1979, il a gagné un concours de chant (j’ai kiffé le « I did it mein way ! ») alors qu’il avait encore tout son corps, et même des cheveux. Il était déjà bien moche à mon goût, hein, mais bon, ce sont finalement ses concurrents, encore des enfants eux, qui s’en sont pris les premiers à son œil. Le pauvre.

Il est finalement ramené à Masada où on lui donne une nouvelle jambe grinçante et où il se laisse aller désormais, laissant sa barbe pousser. Ayant perdu le Messie, il comprend qu’il n’y aura pas d’Apocalypse, car il leur manque l’élément essentiel : sa danse. Qu’à cela ne tienne, Hitler propose un nouveau plan : se servir de Jesus de Nazareth et le faire danser. Et oui, figurez-vous que Jésus gère en break dance !

Ce n’est toutefois pas suffisant pour Herr Starr qui explique que ce n’est pas Jésus que Dieu veut. C’est triste. Quant à Herr Starr, il entre dans une dépression terrible et décide alors de se balader à poil pour se suicider avec l’écharpe prouvant qu’il avait gagné le concours de chant. Tout ce qu’il y gagne cette fois, c’est qu’il se débrouille pour s’arracher les tétons. J’ai tellement mal pour lui… mais Dieu lui promet de lui rendre son look – si, et seulement si, il parvient à lui ramener Hump, le vrai Messie.

De son côté, Jesse refuse donc la proposition de Fiore qui n’aime pas bien de se voir refuser quelque chose. Il décide donc de torturer notre héros, d’abord en le foutant à poil dans une cage envahie par des fourmis (j’avoue que ça m’a rendu plus inconfortable que je ne l’aurais cru cette idée de torture), puis en le brûlant vif – ce qui est évidemment une façon de parler puisqu’il est déjà mort. La torture suivante – être enfermé dans un tonneau avec des rats – est finalement interrompue par le Saint des Tueurs qui vient contre toute attente libérer Jesse.

Jesse est évidemment méfiant, et moi aussi à vrai dire, parce qu’allez savoir ce qui est une simulation et ce qui est vrai désormais… Le Saint des Tueurs lui raconte une petite histoire, en plus, et c’est tellement louche de voir le Saint des Tueurs parler. Ca pue le piège… et Jesse finit par comprendre qu’il est toujours en Enfer. Tout est fait pour lui forcer la main à s’asseoir sur le trône de Dieu.

Ce sont finalement les hommes de Fiore qui le force à aller s’asseoir sur le trône et paf, Dieu lui ordonne alors de vivre. On le voit donc sortir de sa tombe, un peu pâle, mais pas du tout décomposé, normal. Il est en revanche au beau milieu du désert, alors on a connu mieux comme résurrection. La sienne n’est pas si horrible après tout : il a le droit de rencontrer Dieu. Celui-ci l’informe qu’il avait raison depuis le début de cette intrigue : c’était bien un test pour savoir s’il allait monter ou non sur le trône.

Certes, il ne l’a pas fait, mais il n’a pas réussi pour autant ! Comme il a voulu monter sur le trône, Dieu décide de continuer à lancer l’Apocalypse… C’est n’importe quoi, mais ça m’a fait rire, surtout que ça continue avec Dieu avec qui… bouffe un œil de Jesse ? WTF !

Pendant ce temps, Cassidy et Tulip s’occupent donc du sort du Messie. C’est sous un orage violent qu’ils menacent de le tuer ; sauf que Tulip ne veut pas le tuer tant qu’elle n’aura pas la preuve que Dieu est en train de les regarder. C’est gênant parce que Dieu n’est pas trop motivé à voir mourir son fils préféré, forcément.

Ils s’installent donc pour plus de trois mois au même endroit, apprenant à vivre avec le Messie qu’ils équipent d’une ceinture d’explosifs. Le seul problème, c’est qu’en trois mois, Cassidy a le temps de s’attacher à ce Messie. Et c’est comme cela qu’il finit par le perdre, pour mieux le retrouver en train de charmer des biches. Le problème, c’est que Tulip aussi se retrouve à s’attacher à lui.

Du coup, elle n’ose pas le faire exploser quand Lara et Herr Starr débarquent dans leur planque pour récupérer ce Messie. La scène est absolument dégueulasse puisque nos héros finissent recouverts de leur vomi : Lara utilise en effet des ondes pour les rendre nauséeux. Bon, la série s’engouffre à nouveau dans un trip gore assez inutile, quoi. Et finalement, Tulip et Cassidy perdent donc le Messie, qui reste bien en vie. L’Apocalypse peut donc avoir lieu… et Herr Starr récupérer son look qui le fait un peu ressembler à Trump.

Après tout ça, Cassidy et Tulip se retrouvent dans un motel en plein désert où il lui raconte une blague et où ils s’embrassent. Soit. Si l’idée était juste de les faire tomber amoureux grâce à un bon dans le temps de trois mois, je ne vois pas pourquoi c’était nécessaire de nous l’annoncer avant. En tout cas, Tulip et Cass vivent leur amour juste avant le retour de Jesse, qui les retrouve sans mal puisqu’ils ont repris le motel à côté de Masada. Bien.

On notera aussi en fin d’épisode une scène que je n’ai pas bien comprise, avec un prisonnier qui se fait tuer par deux autres et Eugene qui récupère sa guitare. Ca sortait de nulle part pour pas grand-chose, honnêtement.

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