Fear the Walking Dead – S05E15

Épisode 15 – Channel 5 – 12/20
Bon, c’est un grand non cette semaine. C’est pas faute d’être de bonne volonté et de vouloir y croire d’épisode en épisode, mais un seul épisode comme ça était déjà bien suffisant. En fournir un deuxième pour attendre de manière pépère la fin de saison afin de remuer les choses… ce n’était vraiment pas nécessaire.

> Saison 5


Spoilers

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Now I’m a part of said bullshit.

La fin de saison approche à grands pas, inévitablement, puisque la rentrée des séries commence cette semaine et que The Walking Dead en fera partie. En attendant, on est parti pour un peu de propagande dans un documentaire faisant la promo de Virginia. Le seul point positif que j’ai à donner dans l’affaire ? L’actrice est bien castée, parce que j’ai envie de la tarter chaque fois que je la vois. Au-delà de ça, l’introduction était bien longue.

De là à avoir envie de faire comme Al et éclater ma télévision au sol ? Peut-être pas quand même, mais je la comprends. Bon, elle, elle le fait surtout parce qu’elle est énervée de voir que son idée de documentaire est reprise par Ginny pour appâter un maximum de monde dans ses griffes. La réponse d’Al à tout ça ? Nous faire un autre documentaire.

Alors. OK, la première fois c’était déjà un peu long… mais deux épisodes comme ça ? Je ne sais pas si j’accroche. J’aime la prise de risque de ce type d’épisodes en théorie, mais il faut bien reconnaître qu’ils ont surtout trouver un moyen de faire en sorte qu’il se passe encore moins de chose que d’habitude au sein d’un épisode. Et c’est frustrant.

Franchement, c’est d’autant plus frustrant que j’ai envie d’apprécier la série, j’ai envie d’écrire de bonnes critiques, mais voilà, les minutes défilent avec plein de monologues particulièrement peu prenants… Alors certes, Grace est en train d’agoniser, Morgan culpabilise et Tom retrouve sa sœur Janis, mais tout ça, ça ne nous avance rien. Et ne me lancez même pas sur Alicia qui continue de peindre des arbres comme si elle était en maternelle ou sur la qualité de l’image volontairement dégueulasse parce que, eh, c’est tourné par une caméra pour des VHS.

Tout ça, c’est un grand non, surtout que ça nous laisse des personnages qui ne sont pas développés (Charlie, June ou John, tous partants pour trouver une maison) et des nouveaux qui trouvaient que tout le projet d’Al n’était que du bullshit. Comme cet épisode. Il fallait tout de même donner une direction à tout ça, et elle finit par débarquer après dix longues minutes d’agonie et d’épuisement de l’intrigue : Dwight tue un zombie qui leur fait espérer un campement à l’ancienne – une ville de western, Gulch – tout proche. C’est l’espoir que tous les personnages attendaient quoi.

L’espoir est rapidement détruit quand Grace fait un énième malaise et est filmée par deux caméras en train de mourir. Adieu la pudeur, hein, filmons nos potes en train de mourir pour laisser des cassettes vidéos dans tous les magasins du coin dont Al n’a pas détruit les télévisions. Le but ? Montrer qu’ils sont plus sincères que Virginia ! Plutôt que de faire de la propagande, ils filment la vérité, toute la vérité, y compris leur gentillesse perpétuelle : plutôt que de voir le bien commun coûte que coûte, ils font le bien individuel de chacun d’entre eux pour atteindre le bien commun.

C’est pire qu’une campagne politique – avec aussi des images volées de John insistant pour se marier avec June dès qu’ils arriveront à Gulch. Oh, ça sent si mauvais pour ces personnages, il y en a bien un qui va y passer ! Et en attendant, ils font un détour rien que pour Grace en train de mourir, histoire de lui trouver des médocs. Le problème, c’est qu’ils se retrouvent sur un pont qui ne peut pas supporter leur poids.

C’est bien beau d’agrandir le casting sans jamais s’arrêter, mais évidemment ça pose problème. Et comme un problème n’arrive jamais seul, ils sont aussi interrompus par Ginny et ses hommes qui débarquent pile au bon moment. Il faut dire qu’ils les suivent depuis un moment, histoire de savoir comment tout ça fonctionne dans leur convoi. Elle leur propose surtout de changer d’avis tant qu’ils le peuvent et de la rejoindre, parce que c’est sa méthode la meilleure.

Elle en est convaincue, mais elle n’arrive pas à convaincre grand-monde. Quand après un interminable discours, elle découvre qu’elle n’a pas convaincu qui que ce soit, elle décide de se débrouiller pour faire en sorte que nos héros aient besoin de son aide : elle fait tirer des balles en l’air histoire de ramener une horde de zombies, puis se barre.

La horde de zombies ne tarde pas à arriver et malgré le stress et tout le chaos qui s’ensuit, Tom ne lâche pas sa caméra. Cela nous permet de voir une jolie séquence d’action sans trop de stress ou de crainte pour qui que ce soit, à part les zombies. Ceux-ci finissent sous le pont lorsque celui-ci s’effondre, mais cela se fait au détriment de Tom. Eh oui, il a voulu rester en arrière pour filmer et a cru que le pont, fragilisé, supporterait son poids. Pas de bol, ce n’est pas le cas.

Cela fait péter un câble à Al – décidément – qui se sent un peu responsable apparemment, puisqu’il croyait en sa vision des choses. Cela pose aussi des problèmes aux autres : notamment Janis qui perd son frère ou Morgan qui craint une crise de foi des autres. C’est loin d’être le cas finalement : on laisse enfin tomber l’idée du documentaire tout pourri puisqu’Al n’a plus de batterie, le convoi est de l’histoire ancienne puisqu’ils n’ont plus d’essence mais l’espoir n’est pas mort !

Le nouveau pote d’Alicia décide donc de repeindre avec elle s’ils survivent, John d’organiser son mariage avec le rabbin, Al de recommencer à filmer et tout le monde est ravi de savoir qu’ils arrivent à Gulch. C’est une ville de western dont ils ne savent rien, mais ça leur suffit apparemment. Allez comprendre la logique !

Cet eldorado promis ne m’a pas spécialement motivé et j’ai beaucoup ri de voir que leur foi les laissait complétement tomber. La terre promise ? Elle est envahie par les zombies bien sûr ! Du coup, ils n’ont plus vraiment de choix : ils n’ont plus d’essence, plus beaucoup de bouffe, plus d’eau et rien pour survivre. Al coupe sa caméra car ils comprennent qu’ils vont devoir finalement passer sur le canal 5 pour demander l’aide de Ginny.

Quelle fin de merde ! Comme Dwight, j’ai eu envie de me barrer. Toute cette deuxième partie de saison, et cet épisode particulièrement, me laisse un grand goût de « tout ça pour ça » que je suis plus habitué à avoir avec la série-mère qu’avec eux. Dommage.

> Saison 5

American Horror Story: 1984 (S09)

Synopsis : Pour cette saison 9 (déjà !), la série nous propose un petit tour dans les années 80. Ca devrait sentir bon la parodie, les clichés et détournements si j’en crois une bande-annonce vue cet été et le titre de ce premier épisode promettant un détour dans les films d’horreur sur les camps des vacances estivales.

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On avait dit les années 80, les gars !

Pour commencer, j’ai hésité à commencer beaucoup plus tôt dans la journée cette saison, mais je me suis finalement dit que c’était une bonne idée de la voir de nuit. Me voilà donc à commencer cet épisode beaucoup trop tard, alors que je ne sais pas grand-chose de cette saison. Oh, j’ai bien vu une ou deux news de casting déplaisantes, mais j’ai espoir, comme chaque année, que ce sera bien.

Après tout, j’adore la période choisie cette année, et ça me va bien de rester un peu plus longtemps dans les années 80 le jeudi après Why Women Kill. Reste à savoir si on sera plutôt sur la qualité de la saison 6 (ou de certains épisodes de l’an dernier) ou sur la catastrophe qu’était la saison 7. Avec cette série, on ne sait jamais à quoi s’attendre : il y a du très bon et du très mauvais, une difficulté à conclure les intrigues, des choses qui fonctionnent plus ou moins bien… mais je reviens chaque année malgré tout, parce que la promesse de la nouveauté est suffisante pour me convaincre de m’y risquer.

A mes risques et périls… pas comme vous qui ne risquez rien ici : pas de spoiler sur cette page, mais en revanche, il y en a en cliquant sur le titre d’un épisode !

Note moyenne de la saison : 17/20

S09E01 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

S09E02 – Mr Jingles – 17/20
La série continue de se jouer de tous les clichés du genre pour proposer un épisode haletant, sanglant et gore. C’est du tout bon, ou presque. En effet, quelques défauts récurrents reviennent à la charge avec des flashbacks pas forcément utiles. Bien que court, l’adrénaline de l’épisode fait qu’il donne l’impression que plein de choses se déroulent. Ce n’est pas sans me rappeler la saison 6, et c’est tant mieux car c’est l’une de mes préférées !
S09E03 – Slashdance – 18/20
Je n’aurais jamais dû attendre aussi longtemps pour regarder cette saison, mais en même temps, son ambiance passe très, très bien en cette chaude journée de canicule. Oui, comme toujours, je fais en sorte de me regarder des séries qui m’inspirent l’été pour ce week-end en séries estival, et je fais bien. L’épisode me prouve que la saison est aussi cool que je l’espérais en septembre dernier, en tout cas, c’est génial, plein de référence aux années 80 et sanglant !
S09E04 – True Killers – 20/20
Il ne fallait pas trop faire confiance à la narration finalement, et l’épisode est tout bonnement excellent en multipliant les révélations, les fausses pistes, les moments sanglants et les retournements de situation. Ce n’est pas toujours crédible, mais on est sur un slasher parfait, avec du suspense malgré tout et des défauts classiques de la série qui deviennent pour une fois une vraie qualité. J’adore ce genre de slashers en même temps. J’ai peur que le reste de la saison ne vienne tout gâcher car je connais les mauvaises habitudes de la série, mais pour l’instant, c’est vraiment une putain de saison.
S09E05 – Red Dawn – 18/20
On enchaîne les retournements et les révélations, même si parfois, ces révélations sont répétitives avec juste un changement de personnages… Pas grave : la série s’en tire bien avec un scénario préparé aux petits oignons, beaucoup d’humour, beaucoup d’hémoglobine et beaucoup de bons moments. J’aurais eu envie que ça dure plus longtemps, mais voilà, cette première mi-saison se termine sur un tournant dans l’intrigue. Pas sûr que ça me plaise autant pour la deuxième partie, on verra bien.
S09E06 – Episode 100 – 15/20
Bof. Ils tenaient une super intrigue avec ce début de saison 9, mais comme d’habitude, ils abandonnent une bonne piste pour se concentrer sur des conséquences moins intéressantes. Quant au titre de l’épisode, il fait espérer de grandes choses quand ce n’est finalement qu’une sorte d’hommage à cet anniversaire particulier de la série… Je m’attendais à des retours ou au moins un clin d’œil ; finalement, la série propose un épisode classique. Pas la peine d’en faire un événement, donc.
S09E07 – The Lady in White – 16/20
Mensonges sur mensonges, révélations sur révélations, ça fait beaucoup pour cet épisode qui propose tout de même de bonnes scènes et de bonnes idées, tout en restant plus cohérent que certaines saisons passées à mes yeux. C’était sympathique, mais ça n’en reste pas moins une grosse transition vers la suite de l’histoire qui se fait un peu trop attendre à mon goût… En plein binge-watching, c’est gênant, tout de même !
S09E08 – Rest in Pieces – 14/20
Aïe, c’est encore un épisode de transition qui s’emmêle les pinceaux dans une entrelacs d’intrigues que les scénaristes ne parviennent plus à démêler de manière fluide comme plus tôt dans la saison. On touche une nouvelle fois au défaut de base de la série qui est de multiplier les intrigues secondaires sans raison et de dévier perpétuellement de sa course. Sur les saisons courtes et les épisodes courts comme ils font dorénavant, c’est mieux qu’en début de série… mais ça reste un défaut qui provoque l’ennui.
S09E09 – Final Girl – 16/20
C’est une bonne fin de saison, mais ça reste dommage de voir que ça n’atteint pas le fun et le niveau de la première partie ! Quoiqu’il en soit, cet épisode apporte des réponses, quelques twists et un sentiment de conclusion que toutes les saisons n’ont pas toujours réussi à m’apporter. Il y avait de bonnes idées pour mettre un terme à cette neuvième saison, parfaite à bingewatcher lors d’une journée où il fait trop chaud. Surtout en plein #WESéries. Bonne nuit.

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American Horror Story – S09E01

Épisode 1 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

> Saison 9


Spoilers

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Nothing bad is gonna happen here.

Pour une saison se déroulant dans les années 80, l’introduction en 1970, c’était surprenant… mais efficace. On y retrouve trois jeunes adultes en plan à trois au beau milieu d’un dortoir de camp de vacances. Ils essaient d’être le plus discret possible, ne se rendant pas compte qu’il y a quelqu’un d’encore plus discret qu’eux, en train de tuer un à un toutes les personnes du dortoir. Le tout, avec un petit fétichisme : il leur couple l’oreille pour en faire un collier.

C’est parti pour un peu d’aérobic ensuite, histoire d’être dans les années 80 et de découvrir le casting de cette année dans un second générique sportif et drôle. Quelques secondes suffisent à être dans l’ambiance, découvrir Xavier, Montana, Ray, Chet et Brooke, cette dernière matant l’avant-dernier sous le regard de Montana. J’adore l’idée, je suis fan de ces deux actrices alors les voir interagir et devenir amie dans le vestiaire, c’est efficace.

Le look années 80 réussit vraiment bien à la majorité des acteurs de la série, et particulièrement les filles ou notre antéchrist de l’an dernier – pas tellement à Lionel de Dear White People en revanche. La scène suivante voit les filles rejoindre les garçons d’ailleurs, et malgré Cruel Summer en fond sonore, ça ressemblait subitement à un épisode d’Helene et les garçons, désolé. Heureusement que ça parlait serial-killer et plan d’été qui sent bien mauvais. Ainsi, Brooke a raison de prévoir de ne pas y aller et de rentrer à Beverly Hills, parce que ça sent le piège à plein nez.

Après, Brooke raconte que les serial killers sont plus actifs l’été avec les gens dormant la fenêtre ouverte et… elle dort la fenêtre ouverte à son tour. Forcément, elle se fait agresser par un voleur qui lui fait jurer sur Satan qu’elle a donné tous ses bijoux. De manière improbable, elle s’en tire en lui donnant un coup de poêle non rangée dans la tronche de son agresseur.

C’est sympathique, mais ça alerte les voisins qui appellent la police et font en sorte que l’agresseur le sache. Il promet de se venger et de tuer Brooke, avant de se barrer. Forcément, Brooke est convaincue que partir de chez elle est la meilleure des idées. Elle monte donc dans le van de Montana et ses nouveaux amis, toujours sous les meilleurs sons des années 80. Mon seul regret pour le moment ? Cette saison aurait été parfaite pour l’été, pas pour la rentrée ! Bon allez, dans les choses à noter, Brooke est à fond sur Chet qui aime se foutre à poil, Montana aime se droguer et draguer Brooke, Xavier reçoit des menaces au téléphone et tous se rendent au camp Redwood, même quand Ed, le type de la station-service, leur dit de ne surtout pas s’y rendre.

Jusque-là, on est sur un début de film d’horreur particulièrement classique et réussi, et ça ne rate pas. Tous embauchés pour être animateurs à Camp Redwood où on leur promet qu’ils vont mourir, ils percutent soudain un homme avec leur van. Comme il est un peu amnésique suite au choc et à quelques blessures un peu partout, ils décident de mentir et dire qu’ils l’ont simplement trouvé sur le bord de la route.

Ben oui, bien sûr. Tout le monde les croit à Camp Redwood, ce camp tout bizarre géré par Margaret, une nana anti-révolution sexuelle tout ce qu’il y a plus de clichée. Vivement qu’elle soit victime de cette saison, donc. Bon, on nous fait visiter rapidement le camp, les dortoirs des filles et des garçons, les règles à respecter ; tout en nous présentant aussi l’infirmière et la Chef Bertie.

C’est lourd en introduction et en clichés, mais ça passe bien malgré tout, jusqu’au feu de camp qui suit au cours duquel l’infirmière, Rita leur raconte l’histoire de « Mr Jingle », Benjamin Richter, le tueur ayant massacré tout un tas d’adolescents une quinzaine d’années avant. Elle les fait tous flipper, mais il y a de quoi avec cette histoire, franchement, puisqu’il y aurait eu dix victimes.

Ou pas ! Margaret révèle qu’il y en a eu neuf, parce que même si elle a eu l’oreille coupée dans l’affaire, elle a survécu en… voyant Jésus. Bon, elle a juste vu une lampe, mais c’était suffisant pour qu’elle se laisse couper l’oreille sans réagir, sans faire le moindre bruit ou mouvement. Wow. Je ne l’aime toujours pas, mais ça force le respect. Bon, en revanche, Margaret est hantée par Mr Jingle et c’est pour cela qu’elle rouvre le camp.

Pendant ce temps, dans l’infirmerie, il y a le blessé que tout le monde a oublié qui se réveille, évidemment, avec une oreille de moins. Le mystère est prenant, sans être exceptionnellement surprenant pour le moment. Brooke débarque ensuite à l’infirmerie pour s’occuper de lui, mais dès qu’il apprend qu’il est au camp Redwood, il lui explique de manière calme et posée (non) qu’il faut quitter les lieux au plus vite.

Elle ne le fait pas, mais raconte rapidement aux autres ce qui lui est arrivé, avant qu’ils ne soient interrompus par Trevor. Et il m’a fallu quelques instants pour réaliser que, oh mon dieu, ce type était Matthew Morrison. Décidément, il sait jouer des rôles bien différent de celui de Glee, et j’ai beaucoup ri de son rôle du beau gosse sportif et narcissique là. Forcément, il tape dans l’œil de Montana qui sexualise tout le monde apparemment.

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

Elle s’arrange donc pour un petit bain de minuit avec lui, bain de minuit qui vire vite au cunni sous l’eau, pendant lequel des phares d’une voiture se sont allumés, histoire de bien lui faire comprendre qu’elle était surveillée. Trevor, en revanche, n’a rien vu.

Plus tôt dans la nuit, on découvre aussi que Mr Jingle a réussi à s’échapper de son hôpital psychiatrique, en faisant croire qu’il s’était pendu. C’est assez dingue comme scène : il tue son infirmier puis s’échappe en appuyant sur un bouton qui fait s’ouvrir toutes les cellules de l’hôpital psychiatrique. C’est donc le chaos trois heures plus tard quand le Dr Hoople arrive sur les lieux, en plein orage, pour apprendre que le pire patient de l’hôpital s’est échappé. Il a toutefois laissé une coupure de journal derrière lui, coupure parlant évidemment du Camp Redwood qui s’apprête à rouvrir…

Cela commence à faire beaucoup de menaces pour une seule série, donc on peut déjà être sûr que ça va encore partir dans tous les sens et toutes les chronologies possibles. Quant à la première victime dans les années 80, il s’agit d’Ed, le garagiste/pompiste qui se fait écraser sous une voiture par Mr Jingle. Bon, ce n’est pas comme ça qu’il meure : c’est quand Mr Jingle lui explose la figure avec son pied. Merveilleux.

Pendant ce temps, la rivalité entre Ray et Chet augmente et Ray finit légèrement blessé. Le seul problème, c’est que la blonde à poil, Montana, a survécu à sa scène dans le lac ; alors le black qui part sous la pluie… ce n’était pas bon signe, quoi. Il est heureusement suivi par Brooke, qui a l’immunité de la vierge selon les clichés du film d’horreur. Les deux commencent alors à se rapprocher, ignorant la présence de Mr Jingle qui vient d’arriver au campement…

Pour l’aider, Brooke se rend à l’infirmerie, où elle retrouve le cadavre de leur blessé renversé sur la route. Pire encore, elle aperçoit Mr Jingle par la fenêtre. C’est bien trop simple comme début de saison, mais ça fonctionne. On a droit à un charmant parallèle entre la fuite de Brooke et les jeux olympiques, sauf qu’aux jeux olympiques, personne n’est poursuivi par un tueur en série et personne ne s’est pris une branche dans la tronche.

Etonnamment, elle survit et parvient à prévenir les autres de ce qu’elle a vu. Comme personne ne la croit vraiment, parce que c’est trop gros pour être vrai, elle est forcée de les raccompagner à l’infirmerie pour prouver qu’elle dit vrai. Le seul problème, c’est qu’il n’y a plus de cadavre et que tout le monde pense donc qu’elle s’est droguée. En plus, il y a tout pour faire croire qu’elle a viré cinglée, même son cri lorsqu’elle aperçoit Margaret, portant le même genre d’imperméable que le tueur.

Il faut bien se rendre à l’évidence, personne ne la croira, alors elle va se laver et se coucher… Pour mieux être réveillée par le téléphone de service, alors même que les lignes de téléphone sont censées être coupées. À l’autre bout du fil, un bruit de clé, et à l’observer depuis le parc, son agresseur, avec de charmants murmures sataniques pour conclure ce premier épisode qui m’aura beaucoup fait penser à The Cabin in the Woods. Bien.

> Saison 9

Why Women Kill – S01E06

Épisode 6 – Pratically Lethal In Every Way – 18/20
Si les indices pleuvent pour nous en donner un peu plus sur les meurtres attendus, il est toujours difficile de se faire une idée précise de chacune des trois victimes. Cela n’empêche pas de rire un bon coup, même si cet épisode est toutefois beaucoup plus dramatique dans ses intrigues. On sent que la série accélère le mouvement vers sa fin, déjà, et ça donne très envie d’en savoir plus… Elle aurait été très bien en binge-watching !

> Saison 1


Spoilers

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– I think you had enough.
– Of you? Yes. Of Chardonnay, never.

Je n’arrive pas à me décider pour savoir quoi de ma journée, la semaine ou cette saison est en train de se passer le plus vite. Quoiqu’il en soit, nous sommes déjà jeudi soir et il est temps de découvrir un nouvel épisode de cette série que j’aime vraiment beaucoup, au point de lui rester parfaitement assidu.

Pour cette semaine, on commence par l’interview des « témoins » qui nous racontent ce qu’ils pensent des héroïnes de la série, chacun nous racontant ses liens avec elle et avec les victimes. On a ainsi confirmation que c’est bien un homme qui mourra dans les années 60 et en 2019. C’est merveilleux, ils détruisent déjà ma théorie comme ça ! On note aussi que l’agent d’Eli se sent responsable de ce qui est arrivé…

Dans les années 60, Rob continue de culpabiliser de tromper Beth-Ann quand il comprend qu’elle se plie en quatre chaque jour pour lui. Il lui promet donc que son « projet au travail » est bientôt terminé et qu’il sera alors beaucoup plus disponible pour lui. De son côté, elle en finit avec les cartons du déménagement et souhaite organiser une fête pour rencontrer tous les voisins.

Ce n’est pas dingue, honnêtement, mais pourquoi pas. En revanche, j’ai moins accroché à l’intrigue de la photo de leur fille qui ressemblait vraiment à un film d’horreur. C’était tellement mieux de voir Beth-Ann se balader dans le quartier et découvrir qu’elle vivait dans une rue digne de Wisteria Lane… même si elle ne connaît pas encore Wisteria Lane. Ainsi donc, elle rencontre sa nouvelle voisine – une femme ravie du meurtre commis par Beth- Ann – qui s’appelle Mary (ou Marianne ?) et est totalement effrayée par son mari. C’est à peine flippant comme intrigue, et ça nous laisse supposer qu’on tient là la victime de Beth-Ann.

Elle passe ainsi la journée à penser à ça, même quand elle va voir April, oubliant complétement d’écouter sa nouvelle amie. C’est cette dernière qui lui explique ce qu’il se passe une fois la porte de la maison fermée, n’oubliant pas d’expliquer au passage que son père battait sa femme.

Quand la fête commence, on a droit à un joli plan-séquence de Beth-Ann en parfaite hôtesse de maison, avec quelques bonnes blagues, comme le cendrier mis dans la main d’un invité fumant ou Beth-Ann sauvant une pauvre voisine draguée lourdement. Par contre, elle retrouve vite les nouveaux voisins et repère les bleus sur le poignet de sa voisine. Oups.

Et quand elle se met à danser avec Rob, elle provoque la jalousie de son mari qui pique une crise au beau milieu du salon. Beth-Ann n’apprécie pas du tout la chose… Et Rob ne fait rien du tout pour aider la voisine puisque son mari le menace de révéler qu’il sait qu’il trompe Beth-Ann. Aïe. C’est donc Beth-Ann qui finit par s’interposer entre le mari violent et sa femme. La scène était vraiment belle et donne bien de la force à Beth-Ann… qui confronte ensuite Rob, malheureusement !

Oh, il y en a bien besoin, c’est sûr, mais c’est malheureux parce que ça finit par Rob s’énervant de voir Beth-Ann le juger couard, juger le voisin mauvais mari alors que… il la voit comme une mauvaise mère. Aïe. Heureusement, Sheila est là pour entendre la culpabilité de Beth-Ann, alors que Rob planque à nouveau la photo de leur fille, car ça lui fait trop mal…

Dans les années 80, Simone rend visite à Karl sur son lieu de travail pour lui pourrir une vente, triste conséquence de sa présence, mais aussi pour lui annoncer qu’elle veut divorcer et qu’elle a déjà un avocat. Dire qu’il espérait voir un conseiller conjugal…

J’avoue avoir beaucoup trop décroché de l’intrigue qui suit sur les préparatifs du mariage d’Amy qui amène sa mère et Karl rencontrer la famille de son mari. Elle demande tout de même à Simone d’être vraiment sympathique, et pas à la manière d’une garce, avant d’apprendre qu’ils vont divorcer. Amy est bien dégoutée, mais ce n’est que le début, puisqu’à l’arrivée auprès de la nouvelle belle-famille, Simone repère Hector, un vieil ami… qui drague clairement Karl.

Pas de bol pour Simone, elle ne supporte pas la belle-famille et finit par se décider à aller chercher Karl qui se planque dans les toilettes. C’est du moins ce qu’elle pensait, mais il était plutôt occupé à embrasser Karl, en fait. Elle est dégoutée de découvrir que son ancien styliste était l’amant de son mari ; et il n’en faut pas plus pour qu’elle enrage et le menace.

Amy les retrouve et parvient tout de même à les ramener au dîner, ce qui est la pire des idées. En effet, Simone ne tient pas très longtemps avant de balancer à la table que Karl est gay, ce qui provoque une réaction en chaîne assez sympa où Karl révèle qu’elle couche avec Tommy et où la sœur du fiancé d’Amy est révélée lesbienne sur un gros malentendu. Il y avait tout ce qu’il fallait dans cette scène, mais ça nous mène donc à Simone virant Karl de chez eux, puisqu’il n’y a plus aucune raison de le garder maintenant que la vérité est sue de tous.

La vérité, toutefois, c’est que Karl est fou amoureux d’Hector. Le comprenant enfin, Simone se décide à aller voir son ancien styliste pour lui en parler à cœur ouvert…

De nos jours, Eli continue de se prendre des médicaments en douce, ce qui craint, et est interrompu dans son travail par Jade qui lui explique qu’elle a envie de dire toute la vérité à Taylor sur leurs coucheries de la veille… Le truc, c’est que ce n’est pas spécialement l’avis d’Eli. Même si Jade parvient à le convaincre, voir Taylor être hyper énervée après un vol désastreux n’arrive pas à le convaincre de tout avouer.

Plus tard, il finit en tout cas son script et la réaction de Jade est tellement… chaleureuse, dirons-nous, que Taylor comprend qu’ils ont couché ensemble. Elle les confronte donc et Jade dit toute la vérité, quand Eli était encore prêt à mentir. Il n’empêche que devant Taylor, il fait comme s’il avait toujours voulu être honnête. Evidemment.

Eli les invite malgré tout à un dîner avec Lemar, qui est en adoration sur le nouveau script d’Eli. Forcément, Jade est comparée à la muse d’Eli, et c’est la goutte d’eau de trop pour Taylor qui s’isole alors dans les toilettes, le parallèle de cet épisode. Le seul problème, c’est que Jade s’y rend ensuite pour savoir ce qui ne va pas.

Et elle est servie ! Elle apprend donc que Taylor hésite beaucoup à continuer à vivre leur vie à trois, mais aussi qu’Eli est un ancien addict. Jade est totalement perturbée par la révélation, et elle confronte Eli pour récupérer les médicaments qu’elle lui a donné, parce qu’il est hors de question pour elle de le laisser pourrir à nouveau sa santé, son trouple et les finances de la maison…

Cette pauvre Taylor n’est pas au bout de ses peines en revanche : Eli réussit à convaincre Jade de lui laisser les pilules dont il a besoin pour continuer à retoucher le meilleur script de sa carrière. Jade se laisse faire, ouep, puisqu’elle espère ainsi faire en sorte qu’il s’occupe d’elle à jamais. Elle tient à son trouple, mais aussi à son nouveau toit, évidemment. C’est moche.

Les dernières scènes de l’épisode nous en montrent un peu plus de chaque enterrement, avec Mary crachant sur la tombe de l’homme enterré dans les années 60 ; Hector, Amy, son fiancé et d’autres de la famille sur la tombe des années 80 (Karl ?) et Lemar seul avec des figurants en 2019. Jade ou Eli ? Je le vois mal se recueillir sur la tombe de Taylor. Allez, vivement l’épisode suivant !!

> Saison 1