Shadowhunters – S03E11

Épisode 11 – Lost Souls – 14/20
La série reprend pour sa deuxième mi-saison plus d’un an après et forcément cet épisode n’est pas à la hauteur d’une telle attente : il devait servir de suite de saison quelques mois après, pas un an après. L’histoire ré-attaque donc trois jours plus tard et propose de nouvelles perspectives, mais ce n’est pas bien brillant. Heureusement, les répliques sont toujours ridicules, et ça reste mal joué, alors je ne suis pas trop perdu… et je kiffe.

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Spoilers

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Aren’t all the legends true?

Oui, ça fait un an qu’on n’a pas revu la série, mais il se trouve que j’ai la FLEMME la plus totale de recréer tout un article pour cette saison 3B (notée saison 4 dans la barre de lecture Netflix, allons comprendre), alors je propose de faire directement une fiche épisode et d’entrer dans le vif du sujet sans plus de blabla. De toute manière, j’ai oublié les trois quarts de la saison, je suis juste là pour kiffer et voir Clary pleurer. Heureusement pour moi, le résumé est suffisant pour me remettre dans le délire et recommencer à flipper de la mort de certains – Clary, Alec, rien que ça. Manquerait plus que Maia tant qu’on y est.

Cette deuxième partie de saison reprend par une course poursuite qui n’a pas trop de sens pour nous, mais pour une fois qu’on voit les Shadowhunters en train de faire leur boulot, j’imagine qu’on peut s’estimer heureux. Cela fait quelques scènes d’action supplémentaires, histoire que la série nous rappelle qu’elle a fait des progrès sur le sujet. Après, ça traîne en longueur un peu inutilement, parce qu’il y en a marre de voir Jace grogner pour le plaisir de grogner.

Les scénaristes semblent se dire pareil puisqu’ils le laissent s’empaler dans la lance de son ennemi, avant de déclarer qu’il le fait par culpabilité de la mort de Clary tout en remettant sa mèche en place, Bieber style. Et Bieber n’avait déjà pas vraiment de style il y a dix ans. Ah ! Que ça fait plaisir ! C’est toujours aussi mauvais, on est bon, je suis heureux d’être de retour ! Bon, par contre tout le monde est malheureux parce que Clary est morte. C’est donc l’heure d’un petit montage musical de la dépression, avec la masse de flashbacks et pas une image d’Isa, pourtant censée être proche de Clary.

On retrouve donc Simon en larmes, tentant de retirer sa marque comme il peut. Maia est de retour pour le consoler, heureusement. Magnus vit son deuil de Clary en allumant plus de bougies qu’il n’a de mètres carré dans son palace. Jace est un creep total qui erre dans l’Institut et dans la chambre de Clary pour pleurer devant des dessins de lui. Blessure d’égo ?

Il finit par s’énerver brutalement sur du mobilier qui n’a rien demandé et se blesser, envisageant même de se suicider. Bon, allez, il se souvient des meurtres qu’il a commis et de Clary qu’il a balancé du haut d’un immeuble, on va ditre que ça justifie un peu de folie. Isa ? Elle le console super mal en lui disant qu’elle n’a jamais été aussi amoureuse que lui dans sa vie. Ah oui, tu l’aides dans son deuil, meuf !

Sans trop de surprise, Alec prend donc la décision de mettre à pied Jace qui ne fait pas un bon Shadowhunter avec sa dépression chronique. Jace se rend donc auprès de Luke pour voir comment lui se remet de son deuil et… il est en plein déni le Luke. Il pense en effet que l’appartement n’a pas explosé mais a été téléporté ailleurs juste avant l’explosion. Il a même des preuves de ce qu’il avance ! Bien sûr, Jace n’est pas spécialement convaincu, mais c’est Luke, évidemment qu’il a raison.

Pendant ce temps, Magnus n’a plus de pouvoir et galère à se maquiller, mais il accepte de jouer les babysitters de Madzie avec Alec. L’épisode prend un peu le temps de nous présenter le couple comme heureux en amour, même si je ne me souviens pas du tout comment il a survécu Alec ! En tout cas, Madzie est toujours aussi cool comme gamine, et elle attire la convoitise d’Iris.

Celle-ci essaye donc de la kidnapper avant d’être stoppée par une flèche d’Alec ; mais c’est gênant comme tout pour Magnus : il n’a plus le moindre pouvoir pour tenter de sauver Madzie. Attendez, j’avais zappé que c’était censé être permanent son truc ! Il est impuissant, mais continue de vouloir aller au front, évidemment, ce qui fait qu’il est rapidement enlevé par Iris, sous le nez d’Isa et Alec, qui se laissent désarmer par surprise bien vite.

J’ai franchement tout zappé de cette intrigue, mais l’idée est donc qu’Iris se met à chercher dans la tête de Magnus comment retrouver Madzie, sauf que Magnus, il a PLEIN de souvenirs. Bref, c’est Harry Potter et Rogue cette intrigue, quoi. Finalement, Iris reçoit une lettre de Catarina, la gardienne de Madzie, qui lui indique où se rendre pour retrouver Madzie.

Isa découvre que le Fée capturé (toujours aussi bizarre ce masculin) en début d’épisode s’est fait torturer par la Garde, ce qui est en désaccord complet avec les lois édictées par le conclave. Elle décide d’en parler directement avec la grande autorité supérieure, contre l’avis d’Alec, qui se contentait d’apprendre que Clary était pardonnée de ses crimes (de manière posthume) et qu’il était surveillé à présent pour toutes ses insubordinations. Il serait temps.

Bon, en tout cas, Alec et Isa se servent de ce fée et de sa magie pour réussir à récupérer Magnus, qui décide d’apprendre à se battre sans pouvoir, et arrêter Iris. Ce fut rapide.

En parallèle, Maia fait tout ce qu’elle peut pour consoler un Simon dépressif, mais ce n’est pas spécialement efficace. Il refuse désormais de sortir de chez lui par peur de blesser quelqu’un d’autre par accident, ce qui n’a aucun sens avec le reste de son intrigue précédente, mais c’est pas grave. Maia est tellement débordée qu’elle décide de… venir parler à Isa à l’Institut. C’est dire à quel point c’est parti en vrille.

Isa est une vraie garce avec Maia en plus, lui reprochant son absence et la mettant à jour sur la vie de Simon qui a continué sans elle. C’était chouette à voir, même si Maia qui s’écrase totalement devant Isa, ça ne correspond pas trop au personnage je trouve.

En tout cas, elle finit par lui conseiller de se rendre auprès de Raphael parce qu’il aura probablement des informations à leur donner sur le Daylighter, donc de quoi faire disparaître la marque sur le front de Simon. Oui, Raphael revient donc dans la série ! Et le vampire a décidé de se racheter une conduite en servant de la soupe au plus démuni à Detroit. C’est n’importe quoi comme évolution pour ce vampire, mais admettons. Il culpabilise de ce qu’il a fait à Heidi – il serait temps.

Finalement, il n’a pas ce qu’il faut pour aider Simon, mais il lui conseille tout de même de se rendre auprès d’un autre vampire, purement légendaire, qui a sûrement la solution qu’il cherche. Il en parle à Maia et il semble assez clair que la situation entre eux est toujours tendue. Il envisage même de ne pas la rappeler, cette fois, c’est dire. L’épisode s’achève pour eux sans vraie résolution…

Finalement, Clary n’est pas si morte que ça : elle se réveille allongée sur le canapé de l’appartement qui s’est bien téléporté et où un homme la salue. Un homme ? Il est jaune et attend son réveil : Jonathan est en vie, avec son véritable visage cette fois. Je trouve qu’il ressemble un peu à l’autre pourtant, moi. Le frère et la sœur prennent donc le temps de papoter parce que notre rousse est coincée dans ce nouveau palace au beau milieu de la Sibérie. Ben oui : c’est une fugitive condamnée à mort de toute manière, donc c’est soit elle reste en présence de son frère certes sexy mais totalement incestueux, soit elle se fait tuer par ses potes. C’est gênant comme dilemme.

Elle décide donc de s’enfuir malgré tout, courant sous la neige parce que c’est rigolo. Elle y passe une grosse partie de l’épisode, à devenir plus bleue que blanche. Finalement, elle s’évanouit en haut d’une coline et roule dans la neige ; dans ce qui est possiblement la scène la plus comique de la série. Ce n’est pas peu dire.

Elle finit inconsciente et est évidemment récupérée ensuite par Jonathan. Il la ramène dans leur appartement où il tente de lui faire entendre qu’il n’est pas si méchant étant donné son enfance. En gros, il explique qu’il aurait pu tourner encore plus mal, mais bon, je ne suis pas sûr que ça soit un excellent argument tout ça. Il est en tout cas certain d’avoir assez convaincu Clary pour se permettre de quitter l’appart en laissant Clary seule derrière, avec un couteau.

Le lendemain, elle n’hésite pas à se servir de ce couteau pour tenter de tuer Jonathan… mais le cliffhanger révèle alors que toutes les blessures qu’elle peut lui infliger… se répercutent aussi contre elle. C’est un classique, mais c’est assez efficace. Jonathan en est tellement heureux (après s’être soigné) qu’il oublie de s’énerver après sa sœur. Avec un peu de chance, il va même vraiment l’envoyer à Paris comme prévu !

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You’re the Worst – S05E07

Épisode 7 – Zero Eggplant – 15/20
Il y avait de bons moments dans l’épisode, mais comme d’habitude, les deux trois gags qui prennent encore sur moi ne compensent plus toute la lourdeur de la série, ni ses défauts. C’est dommage. Je ne sais pas si c’est la série qui vieillit mal ou moi : peut-être que je suis moins fun qu’avant ; après tout, c’est une série qui part du postulat de nous présenter la vie merdique d’un couple destructeur, et plus je vieillis, moins j’ai envie de relations destructrices. Ou alors, c’est juste de plus en plus médiocre ; au choix.

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Jimmy, we’re gonna have a couple friends.

Il semblerait que le train et le bus ne soient pas des endroits assez gênants pour regarder un épisode de cette série. Par conséquent, je me suis décidé à opter pour… les urgences de l’hôpital. Au moins, cela me fait l’endroit incongru du Bingo Séries. C’est donc bien fiévreux que j’ai lancé cet épisode… de là à dire que ça a influencé mon point de vue sur l’épisode, il n’y a qu’un pas.

Comme d’habitude maintenant, on reprend d’abord dans le futur, avec une Gretchen à l’hôtel, toujours à deux doigts de la dépression. Gretchen, donc. Elle est en présence de Lindsay qui s’inquiète d’elle, mais Gretchen la rassure en lui disant qu’elle pense carrément que ça pourrait être une bonne chose de le revoir maintenant qu’elle n’est plus en colère. Ce suspense n’arrive pas à me convaincre.

La situation de base de cet épisode ? Elle non plus elle n’arrive pas à me convaincre : Gretchen demande à Jimmy de sucer un autre homme, histoire de faire en sorte que l’équilibre soit rétabli. Il a des idées tordus, pas étonnant qu’elle se précipite sur l’occasion pour le faire chier. Le lendemain, ils rencontrent un nouveau couple en préparant le mariage. Ils font des dégustations de traiteur avec celui-ci, et ce couple est excellent parce qu’ils sont déjà mariés. Ils sont donc là pour les échantillons gratuits, et Gretchen tombe aussitôt totalement amoureuse de Rachel.

Elle les invite donc à dîner chez eux, même si Jimmy n’est pas motivé, et cela permet à celui-ci de comprendre une fois de plus à quel point il a fait du mal à Gretchen, parce qu’elle est déjà à parler de tout à Rachel. Pour une fois, cet épisode voit donc Jimmy et Gretchen tenter de communiquer. Ils grandissent puisqu’ils font des efforts pour parler, mais ça ne marche pas du tout.

De manière assez prévisible, Rachel et son mari, Quinn, semblent être les pires conseilles de couple possible pour eux. Gretchen est heureuse d’avoir enfin une nouvelle amie, mais il est évident que la Rachel n’est pas une bonne chose pour elle. Elle pose un tas de questions qui finissent par déclencher une crise à Gretchen, alors même qu’elle voulait absolument tout faire pour la garder comme amie.

Cela dit, pas d’inquiétude à avoir : Rachel est tellement gentille qu’elle est prête à tout accepter de sa nouvelle amie, même le vol. Pourquoi pas.

Quinn ? Il conseille de bonnes choses à Jimmy aussi : il lui créé un profil sur une appli de rencontre afin qu’il trouve rapidement quelqu’un à aller sucer. C’est du grand n’importe quoi cette série, décidément, mais je dois dire que l’humour y est avec un Jimmy qui se fait manipuler par son rencard pour être « sexy ». On dit que le ridicule ne tue pas, mais parfois, je me dis que ça devrait. Et cette série l’a prouvé plus d’une fois.

Jimmy parle tellement qu’il finit par se faire virer de la maison de son amant improvisé. Forcément. Sans la moindre surprise, il se retrouve donc à envisager de sucer son nouvel ami, et il le fait après des échanges de regards qui, ma foi, restaient hilarants je reconnais. Ainsi donc, voilà notre british qui taille une pipe à Quinn. Et Jimmy est tout heureux de l’annoncer à Gretchen qui flippe plus de perdre Rachel qu’autre chose.

Cependant, le lendemain soir, quand ils font de nouveau un dîner à quatre, Gretchen comprend qu’elle vient de se faire des amis pour la vie, et même Jimmy est plutôt pour cette nouvelle relation. Flippée, elle décide donc de feindre l’ignorance concernant la pipe et provoque un bon gros drama autour de la table, histoire de virer de chez elle le couple et de faire en sorte de ne plus les revoir. Trop, c’est trop.

Elle est totalement cinglée, mais Jimmy l’accepte, tant qu’elle accepte de lui tailler des pipes. Ah oui, quand même. Plus le temps passe, plus ça part en vrille ! Gretchen finit l’épisode dans la salle de bain d’Edgar pour… prendre des médicaments. J’en voulais bien des médicaments moi, mais cette dépression de Gretchen m’a complétement perdu cette fois.

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This is us – S03E13

Épisode 13 – Our Little Island Girl – 17/20
Sans jamais mettre les mots sur les choses, cet épisode parvient à très bien s’en sortir pour faire ressentir tout un tas d’émotions et développer un personnage qui manquait clairement d’espace pour le faire depuis une dizaine d’épisodes. Il était nécessaire d’avoir cette parenthèse et, si c’est généralement le genre qui peut vite me perdre, cet épisode est une vraie réussite.

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Spoilers

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You know she danced before she could walk.

Est-ce que je profite du trajet interminable en bus pour rattraper mon retard plutôt que pour bosser comme j’avais prévu de le faire ? C’est fort possible, mais j’ai bien avancé dans mon boulot, donc bon, ça va, je peux me le permettre, pas vrai ? L’épisode commence par un accident tout bête pour la principale d’un lycée. Tellement bête d’ailleurs, que je me suis senti personnellement attaqué, c’est le genre de connerie qui m’arriverait…

Evidemment, cette femme n’est autre que la mère de Beth, comme on s’en doutait bien, et ça promet donc un épisode centré sur Beth. Alors ça, franchement, je suis totalement pour : j’adore le personnage et il y a sûrement beaucoup à faire. Le problème, c’est qu’elle a une mère encore plus pétée que Rebecca ne peut l’être. Les scénaristes ont clairement un problème avec les figures maternelles !

En flashback, on voit donc l’enfance pas si heureuse de Beth, élevée par une mère extrêmement autoritaire et à l’opposé de tout ce qu’elle deviendra. Beth avait donc le rêve, enfant, de devenir une danseuse ballet, mais ça ne plaisait pas particulièrement à sa mère. Pourtant, Beth est acceptée dans une grande école sans trop d’effort.

Par chance pour elle, sa mère craque chaque fois que son mari lui demande quelque chose, alors ça se passe bien pour la jeune Beth, qui promet de bosser dur tous les jours pour devenir une danseuse de ballet réputée. Bon, on sait comment ça finira alors ça laisse un peu triste d’avance franchement. Pourtant, l’enseignement que reçoit Beth fait rêver, car on voit bien que l’enfant qu’elle est s’épanouit totalement dans cette académie où son prof ne la lâche plus.

Oui, mais quatre ans plus tard, Bethany doit oublier peu à peu son rêve parce qu’elle n’est pas encore assez douée et puis parce que son père a un cancer des poumons. Bien sûr, elle culpabilise de ce cancer, parce que son père a dû travailler plusieurs années de suite en faisant un paquet d’heures supplémentaires pour payer l’académie de danse.

Sa mère l’interdit toutefois de culpabiliser et la remet vite au travail, mais c’est un travail déprimant quand une autre danseuse noire arrive dans sa classe et qu’elle s’avère être meilleure qu’elle. Beth voulait juste être la première danseuse de ballet noir à y arriver, et c’est un peu raté avec l’arrivée de cette Sonya. Par chance, elle peut en parler à son père qui est de bons conseils, et qui est un peu plus à l’image de ce que Beth veut faire avec ses filles.

Forcément, c’est aussi le dernier souvenir qu’elle a de son père : un être aimant et plein de bons conseils et de soutien moral. L’inverse de sa mère ? Ouep, un peu. Le problème, c’est qu’il va mourir, et qu’au passage, elle apprendra qu’elle n’a pas le premier rôle du spectacle. Comme sa journée n’est pas encore assez sympa comme ça, sa mère finit par lui dire, le soir, qu’elle doit changer de plan d’étude, parce que la danse ne fonctionnera jamais assez bien pour elle.

Certes, c’est une vérité difficile à avaler qu’elle lui balance, mais ça reste une forme de vérité. Seulement, il y a des manières de le dire, de le présenter, de laisser les choses se faire. Allez, au moins, ça permet à Beth de finir à la fac où elle croise Randall en même pas deux minutes. Ah les séries et le destin romantique, c’est beau.

Dans le présent, Zoe et Beth traversent donc le pays pour venir voir Mama C, la mère de Beth, qui est forcée de s’arrêter suite à son petit accident de rien du tout. C’est l’occasion pour Beth et Zoé de discuter avec elle de sa retraite qu’elle devrait prendre – mais ça tourne rapidement mal avec mama C critiquant la décision de carrière de Zoé (avec qui elle a toujours eu une relation conflictuelle) et vantant celle de Beth qui se lève chaque matin avec un but dans sa vie.

Bon, ça prendrait mieux si Beth avait encore un job, mais ça Mama C le découvre à ce moment-là. Repas de famille aussi gênant qu’excellent, ma foi. Après tout ça, Mama C prend la décision d’aider Beth à retrouver du travail dès le lendemain, parce que c’est comme ça qu’on fait selon elle : pas de sentiment, pas de tristesse, juste on se force à provoquer sa chance en étant sérieux. Ma foi, pourquoi pas, mais c’est violent comme vie.

Et ça conduit les filles à se relever en pleine nuit pour consommer de la drogue en cachette. Ben oui. On sent bien vers quoi l’épisode se dirige en tout cas : Zoe conseille à Beth de trouver un moyen de parler du problème qui la travaille de l’intérieur depuis quelques épisodes, avant d’exploser. Comme elles sont droguées, ça se passe dans le rire, mais c’est le genre de conversations terribles à avoir pourtant.

Cela ravage assez Beth pour qu’elle décide de parler à son père mort ce soir-là, puis pour qu’elle avoue à sa mère qu’elle ne veut pas de son aide afin de trouver du travail. C’est très violent et elle n’hésite pas à charger sa mère, et c’est tellement contraire à tout ce que l’on sait de Beth que je ne m’y attendais pas. La violence n’est pas que symbolique : elle explique bien à sa mère qu’elle est en dépression, sans utiliser le mot ; puisqu’elle lui reproche de ne pas avoir pris le temps de faire le deuil de son père. Elle reproche aussi à sa mère de ne pas pouvoir respirer quand elle est là.

C’est beau, c’est efficace : elle lui explique que c’est pour les mêmes raisons que ses frères et sœurs sont aux abonnés absents depuis des années ; et que c’est parce que cette mère l’a toujours empêché de vivre ses rêves qu’elle n’ose plus regarder Randall en face. C’est horrible tout ça, et tellement triste pour Beth. Moi qui adore ce personnage…

Bien sûr (on est devant This is us), le lendemain, les deux femmes réussissent à parler : la mère avoue avoir eu exactement cette même figure maternelle et ce manque d’air… jusqu’à ce qu’elle trouve son mari. Ouep, si Beth lui reproche de manquer d’air, la mère aussi dit en manquer, depuis le départ de son mari.

Dans tout ça, Beth se retrouve presque à s’excuser parce que eh, le chemin choisit par sa mère lui a permis de trouver Randall. Toutefois, elle reçoit le pardon de sa mère, et ça change tout. Elle rentre donc heureuse chez elle, prête à annoncer à Randall son nouveau projet : devenir prof de danse. C’est beau comme tout de la voir toute amoureuse de Randall qui la dépose et reprendre la danse. Elle est un peu rouillée, mais la prof voit bien qu’elle gère trop pour un cours débutant. Bref, Beth demande aussitôt à enseigner, et c’est beau de la voir retrouver sa liberté comme ça.

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The Magicians – S04E05

Épisode 5 – Escape from the Happy Place – 19/20
Oh lala, la série m’a fait un beau cadeau d’anniversaire, et j’ai bien trop tardé à le regarder. Non, je ne peux pas aller jusqu’à dire que l’épisode est parfait, surtout que je sais qu’ils peuvent faire encore mieux, mais les intrigues mises en avant dans cet épisode sont vraiment excellentes. Et ça avance, ce qui est toujours un vrai plus. Surtout que ça n’avance pas que du point de vue de l’intrigue générale, mais aussi des relations entre personnages. Et ça, c’est top.

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Spoilers

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If I ever get out of here, Q, know that if I’m braver it’s caused I learned it from you.

Ma série préférée sort un épisode le jour de mon anniversaire et qu’est-ce que je fais ? J’attends une semaine complète pour voir l’épisode. C’est du grand n’importe quoi à ce stade-là, mais je vous jure que je fais de mon mieux pour rester à jour dans toutes mes séries. Je sais que cette série mérite toute mon attention, donc dans la fatigue, j’ai préféré privilégier d’autres visionnages.

Cet épisode commence tellement bien ! Il se centre sur Eliot qui est clairement en plein délire : il parle cocktail avec Todd, puis se retrouve au milieu d’une belle soirée avec Margo qui ensuite se transforme en après-midi sur le canapé, pour mieux enchaîner sur une autre conversation où il rencontre Todd, avant de retourner voir Margo sur le canapé. Rien que ça. Et comme quelqu’un frappe désespérément à la porte, on sent bien, immédiatement, qu’on est en fait dans la tête du Monstre et que ce n’est que le début d’une intrigue comme la série sait les faire.

Derrière la porte ? Un autre étudiant inconnu, qui est paniqué de l’arrivée de créatures et qui veut absolument attirer l’attention d’Eliot, quitte à enlever Margo au passage. C’est donc pour cela qu’Eliot se retrouve à hurler son nom dans une ville déserte comme dans le cliffhanger précédent. Bon, l’impact émotionnel est tout de même moins fort vu comme ça.

Le nouveau venu dit s’appeler Charlton et comme toujours avec cette série, il balance les informations extrêmement vite. Il ne faut pas longtemps pour qu’Eliot apprenne dans quel état il est ou pour qu’il découvre que Margo n’est que le fruit de son souvenir dans cette réalité. Charlton ? C’est celui qui était possédé par le Monstre avant Eliot, celui qu’Eliot a tué, donc.

Il est heureux de pouvoir aider Eliot et d’avoir droit à un changement de décor, mais il n’a pas du tout l’intention de l’aider à s’échapper. Non, il veut juste vivre avec lui en échappant aux autres hôtes du Monstre, les créatures qui leur court après dès qu’ils sortent dans la rue. Pourquoi pas. Malgré tout, Charlton accepte de venir en aide à Eliot : il faut donc qu’ils partent dans ses pires souvenirs pour trouver une porte qui permettra à Eliot de retrouver son corps.

Ses pires souvenirs ? Par exemple, la première fois où il a utilisé la magie, en tuant un autre adolescent qui le harcelait. Sympa… mais pas le pire : il a aussi été lui-même l’agresseur de son seul ami. Ce n’est toujours pas là qu’il trouve de quoi s’enfuir, et il s’embarque donc dans plein d’autres mauvais souvenirs tous plus drôles les uns que les autres, à base de coupe de cheveux ratés et de coups d’un soir pas trop réussis.

Pour l’accompagner dans cette aventure folle, il fait appel à Charlton, mais aussi à des souvenirs combatifs de Fen, Margo et Quentin. C’était plutôt sympa, même si j’aurais aimé aussi avoir les réactions des deux derniers face à certains souvenirs gênants d’Eliot, comme le fameux plan à trois avec eux par exemple. Finalement, Eliot décide de retourner une saison plus tôt, après ses cinquante années de vie commune avec Q, quand il l’a rejeté.

Oui, Quentin voulait tester de se mettre en couple avec lui, et Eliot a finalement refusé parce que Q n’était pas vraiment prêt, selon lui, à ça ; puisqu’il n’est pas supposé être homo – ce qui est sous-entendu uniquement. Cette fois, l’Eliot encore coincé dans sa tête s’en prend à l’Eliot du passé, qui n’est qu’un souvenir… mais un souvenir effrayé. Evidemment que c’est la peur qui empêche Eliot de se projeter dans une vraie relation avec Q. De là à ce que ce soit le moment le plus traumatisant de sa vie ? Je ne m’y attendais pas, et comme cette référence à LOST qui n’avait rien à faire là, ça fonctionne à merveille !

Hors de la tête du Monstre pendant tout ce temps, ce dernier est toujours dans un bar avec un Quentin déprimé, dont il se sert pour avoir des informations sur ce qu’il a récupéré et que Quentin identifie comme un artefact de Mésopotamie, envoyant le monstre là-bas bien malgré lui.

En parallèle, Alice est toujours associé avec l’auteur, bien malgré elle, et elle se confie pour mission de sauver Quentin coûte que coûte. Elle l’embarque donc à la recherche d’une fontaine capable de l’amener auprès de Quentin. Bon, elle se débarrasse de lui comme elle peut, assez rapidement, et se rend ensuite prévenir Quentin qu’il mourra deux jours plus tard…

Bien sûr, il ne la croit pas immédiatement, mais elle finit par le convaincre en lui expliquant qu’il est en train de saigner une pierre vivante pour tuer le Monstre. Et comme c’est ce qu’il fait, il n’a pas le choix de la croire et de lui demander de l’aide. De toute manière, s’il ne le fait pas, c’est Julia qui risque sa vie alors… Ah oui, Julia, de son côté, découvre que le Monstre en a après Iris. Cette dernière lui apparaît, un peu par accident car le sort de production de Julia a été levée par Soshanna, l’ex servante de Bacchus qui vit désormais pour servir Julia. Cette dernière se voit confier la pierre contenant du sang capable de bloquer le démon par Iris.

Soshanna ne fait pas confiance du tout à Iris, et on sait qu’elle a raison puisqu’Eliot est en vie et que suivre ce plan le tuerait définitivement. Malgré tout, Julia fait tout ce qu’elle peut pour que ce plan fonctionne, quitte à détourner l’attention du Monstre en l’emmenant à Brakebills.

Pendant ce temps, Alice confesse à Quentin le meurtre de Christopher Plover qu’elle a envoyé dans une dimension empoisonnée, puis elle fait tout ce qu’elle peut pour se racheter auprès de lui qui ne veut plus entendre parler d’elle, concrètement. Elle fait vraiment de la peine à voir dans cet épisode, Alice, et plus on avance dans la série, moins j’accroche à son personnage.

Bon, elle met toutefois au point un plan très cool qui permet de coincer le Monstre pour l’éternité, il faut bien lui reconnaître ça. Le problème, c’est que rien ne se passe comme prévu : Eliot parvient à s’échapper et reprendre le contrôle de son corps pour annoncer à Q qu’il est toujours en vie dans son corps, malgré ce que lui a dit le Monstre. Alice essaye malgré tout de l’asperger du sang capable de l’emprisonner… mais elle rate son coup et asperge Quentin.

Le Monstre disparaît aussitôt, alors qu’Iris apparaît et s’en prend à Soshanna, qu’elle n’hésite pas à tuer, probablement parce que c’est drôle pour elle. C’est sa dernière vraie action cependant : alors qu’elle allait s’en prendre à Q pour se venger de l’inefficacité de Julia, le Monstre réapparaît, bien heureux de l’avoir trouvée… pour la tuer.

Et alors que le Monstre cherche à s’en prendre ensuite à Quentin, Alice a la réactivité d’expliquer que tout s’est passé selon le plan : ils auraient fait en sorte de livrer Iris au Monstre, histoire qu’il récupère un organe. Mieux encore, Julia lui explique qu’il récupère des organes formant un corps… et donc possiblement le sien à lui. Bref, tout est bien qui finit bien : le Monstre décide de les croire et s’évapore à nouveau, alors que Q sait désormais qu’Eliot est en vie. Et je suis sûr que ça l’aide à décider qu’il préfère se séparer d’Alice quand elle lui propose de rester l’aider à récupérer Eliot.

Entre ça et Julia qui ne peut toujours pas voir Alice après sa trahison, je le comprends ! Sinon, à Fillory, Margo galère tant qu’elle peut à ne pas révéler trop vite la mort d’Eliot. Elle essaye donc de se barrer à la recherche de souvenirs, mais Penny 23 n’est pas super utile pour elle, refusant de l’aider. Elle Est toutefois bien forcée de l’avouer à Fen, qui passe deux heures à pleurer dans ses bras. Magnifique.

Les coutumes du deuil à Fillory, c’est quelque chose, mais ça énerve particulièrement Margo, au deuil déjà réglé : elle refuse de commencer à le faire, sinon, elle en aurait pour sa vie. Sa vie, sinon, est un grand mystère car son droit de naissance est détenu par un animal qui parle, mais maintenant que la magie est limité, ben… il ne parle plus. C’est gênant.

Ah, sinon, Josh ? Il est à Fillory, mais pas de nouvelles. Kady ? Toujours pas vue dans cet épisode… Penny 23 ? Il se fait agresser dans un parc, allons savoir pourquoi.

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