The Purge – S01E10

Épisode 10 – A Nation Reborn – 20/20
Conclusion parfaitement réussie, avec tout ce que j’en attendais et ce que je n’en attendais pas à la fois. Quelques frissons, de la peine, de la joie et une fin avec des éléments auxquels j’aurais dû m’attendre, mais auxquels je n’avais pas pensé. Une vraie bonne découverte pour cette saison, heureux d’avoir appris qu’il y en aurait une deuxième !

> Saison 1


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He wants to purge Penelope because she didn’t say thank you. Do you really trust what he says ?

Et voilà encore un seul épisode ce soir, j’ai beaucoup trop travaillé pour mon propre bien (mais j’ai repris Veronica Mars, et ça c’est cool !) ; seulement, même si je ferais mieux d’aller dormir, je n’ai pas pu résister à ce dixième et dernier épisode. Bon, la série a eu la bonne idée d’être renouvelée pour une saison 2, et je me demande si ce sera une anthologie ou s’ils oseront faire vivre un deuxième enfer à nos survivants de cette Purge, mais en attendant je compte bien savourer ses derniers moments.

L’épisode commence par un flashback de la veille nous montrant Joe préparer la cage qui maintient à présent notre casting. Et il oublie d’enfoncer une vis, qui aura bien sûr un rôle déterminant pour la suite, c’est évident : il devrait aider nos héros à tenter de s’échapper – mais ils ne sont pas au bout de leurs peines car le lycée est piégé. En attendant, il ne leur reste que 42 minutes à survivre avant d’être pépère pour une nouvelle année, mais 42 minutes, c’est long. Joe nous attache les mains de Paige et Penelope et s’en prend comme prévu à Rick et Jenna, qui gagnent du temps comme ils peuvent – bien aidés par la grossesse de Jenna, ma foi.

Ils ont de jolies photos sur les réseaux sociaux, ça m’a donné envie de boire de la Guiness, mais en tout cas, l’idée est de plutôt revenir sur leur relation avec ce cinglé qui veut les tuer. Rick est celui qui a contacté Joe pour obtenir un système de sécurité de Purge. Pas étonnant que le système lui cède si vite !

En tout cas, Joe commence heureux de vivre cette rencontre avec Rick, qui lui offre un contrat bien pratique qui le remet à flots. En plus, le cousin de Rick est un pote de Joe, donc bon, tout va bien… Jusqu’à le contrat ne soit pas bien maintenu par Joe : Rick se rend compte que la sécurité n’est pas au top. Par conséquent, il est forcé de ne pas le payer et le licencier, précipitant la chute financière de ce pauvre Joe.

Ce qui est sûr, c’est que Jenna a des doutes : elle n’a pas signé le contrat et rien suivi de toutes leurs affaires. Le doute est donc permis, et elle se retourne une fois de plus contre Rick, l’accusant de les avoir mis là. Moui. Si t’avais pas tué Lila, elle aurait pu vous aider aussi hein. Ce qui est clair, c’est que Jenna a un plan derrière la tête à dire qu’ils méritent ce qui leur arrive.

Elle n’a pas tort puisque Rick finit par avouer qu’il a volontairement trouvé un problème dans le contrat de Joe pour le licencier, parce qu’il avait besoin d’argent pour finir le projet. Il semble assez sincère, même si c’est aussi un bon plan pour laisser en vie Jenna et leur fille : Joe accepte le compromis. Il laisse Jenna vivre si elle accepte de tuer Rick, c’est tout. Eh bah. Ce n’est pas rien ce dilemme et c’est merveilleusement joué.

Rick supplie Jenna de le tuer pour qu’elle puisse vivre, surtout qu’il se sent responsable de ce qui leur arrive et Jenna n’a pas du tout envie de l’abandonner. La pression monte et Jenna finit par tirer – mais l’arme que Joe lui a donné n’est évidemment pas chargée. Quel jeu d’acteur de la part de tout le monde. Cette petite bave qui coule de la part de Rick ? Franchement, ça paraît rien du tout, mais c’est une sacrée performance.

Joe est un pur sadique qui prend son pied face à ce spectacle et qui aime la confession de Jenna, qui s’est excusée auprès de Rick de tout ce qu’elle lui a fait subir, avant d’essayer de tirer une balle. Pas mal du tout. L’épisode peut alors reprendre sur une purge de Joe qui n’en finit plus et qui ne pourra jamais aller jusqu’à sa fin s’il continue à bavarder autant.

En plus, de son côté, Penelope trouve la vis qui n’est pas bien enfoncée et assez rapidement, elle comprend qu’elle tient là une clé pour survivre. Assez vite ? Bon, OK, le décompte vers la fin de la Purge qui se poursuit tout au long de l’épisode nous apprend quand même qu’elle met vingt minutes à y arriver, en s’assurant que Paige la laisse faire par une jolie promesse de l’aider.

En fait, dès qu’elle est libre, Penelope prend Paige en otage, parce que c’est son droit aussi de purger sa nouvelle amie. C’est un plan intéressant qui détourne l’attention de Joe. Il a détaché Jenna qui en profite pour détacher Rick alors que Penelope nous énerve encore plus Joe. Finalement, ils sont perturbés par une explosion que l’on entend à l’extérieur de la salle où ils sont.

Il faut dire aussi que pendant ce temps, Miguel et Pete se débrouillent comme ils peuvent pour se débarrasser des hommes qui veulent les tuer. Il s’agit bien sûr des gérants du carnaval et du kidnappeurs qui n’apprécient pas trop de voir Miguel saboter leur nuit de business. Ah lala, fallait juste pas miser sur le malheur des gens aussi, les cocos.

Pete et Miguel sont toutefois assez malins et se débarrassent progressivement de leurs ennemis, le tout en les emmenant vers le lycée où sont situés tous les autres personnages de la série. C’est un bon final qui font que les situations arrivent à leur acmé en parallèle, à quelques minutes de la fin de la purge : Pete fait exploser l’une des sécurités du lycée contre leurs ennemis, et ça permet à Paige et Penelope de s’en prendre à Joe. Cette dernière parvient même à lui enfoncer sa vis dans l’œil, rien que ça.

Elle lui laisse son arme avant de s’enfuir, ce qui est con, mais aussi les clés de la cage dont elle ne ferme même pas la porte, ce qui est tout aussi con. Rick est un peu plus malin et récupère lui aussi un flingue, mais rien ne dit que ça leur permettra de survivre. Allez, gardez-moi tout le monde en vie, je suis attaché à ces personnages moi. Et puis, j’ai trop peur d’une mauvaise rencontre Rick/Miguel. Et aussi, l’un des hommes du carnaval est encore en vie, évidemment.

Malgré une vis dans l’œil (et il ne sait même pas ce que c’est), Joe reprend sa course poursuite, n’hésitant pas à retirer la vis. Cela laisse Jenna et Rick plutôt en paix à 13 minutes de la fin de la Purge, parce qu’il est clair que Joe va plutôt vouloir se venger de Penelope et que celle-ci n’est pas avec eux, mais avec Paige. Oui, ils ne fuient pas dans la même direction.

Comme je le craignais, Rick et Jenna tombent sur Miguel et Pete. Tout ne se passe pas comme je l’imaginais, puisque Rick se sacrifie en fait pour sauver Pete et Miguel. Je suis dégoûté : il se fait tirer dessus comme une merde alors qu’il est en pyjama et qu’il protège Jenna des balles de l’homme du carnaval qui voulait juste s’en prendre à Miguel. C’est pas juste du tout, tout ça, même s’il a encore ses derniers mots sympas pour Jenna et pour ses rêves de partir en voyage lors de la prochaine Purge.

Paige se sacrifie tout bêtement : elle tourne pour ouvrir une porte que Penelope ne voulait pas ouvrir ; et elle finit mal, puisqu’il y avait une petite bombe derrière. Penelope se retrouve donc seule au niveau de la piscine du lycée, cherchant une sortie qui ne soit pas piégée ; alors que Miguel est toujours à sa poursuite. Le vrai problème, c’est que Joe est aidé par son traqueur GPS.

Il retrouve vite Penelope, qui le remercie de lui avoir tenu la porte – ouep, c’est bien vu. Et contre toute attente, Penelope prend encore le temps de papoter avec Joe. C’est elle qui porte le message politique de la série – et de la franchise ! – en nous expliquant bien que les extrémités auxquelles poussent la Purge transforme le pays en un pays de meurtriers extrémistes, rien d’autres. Certes, le discours des purgeurs est bien rôdé, mais il ne mène nulle part.

Savourons la date de diffusion de cet épisode, en pleine soirée électorale américaine : il y a une sorte de pied de nez trollesque anti-Trump parfaitement réussi (enfin non, il aurait été encore plus parfait une semaine avant, du coup, pour influencer certains votes, si tant est qu’une série puisse faire ça). L’espoir de reconstruire une nation bienveillante et pas extrémiste, il ne pouvait venir que de Penelope, qui reprend aussi à son compte le discours anti-raciste de Jane. C’est une vraie réussite, mais ça la mène tout droit à sa mort, parce que Joe la braque et…

Miguel entre dans la pièce, tirant aussitôt sur Joe. Oh, c’est beau. Sans même vérifier la mort de Joe, Penelope se précipite faire un câlin à son frère et commence la minute d’angoisse de savoir si la série va oser tuer encore un autre personnage. Sans la moindre surprise, Joe se relève en effet pour s’en prendre à Miguel et Penelope, et les coups pleuvent dans tous les sens, et même à deux le frère et la sœur n’ont pas le dessus, et l’alarme de la Purge retentit soudainement. Tout est terminé en plein milieu de ce combat. Jenna et Pete, en-dehors du lycée, sont soulagés d’entendre l’alarme, mais pas moi : Rick est quand même quoi, et Jane aussi, et c’est pas top.

En plus, Joe est encore en vie. Il rend bien évidemment les armes et je suis surpris de voir que Miguel ne l’achève pas malgré tout. Je veux dire… Certes, la Purge est finie, mais ce type vient de tenter de tuer sa sœur, et il en a tué pas mal d’autres avant, et c’est un psychopathe et Miguel n’en a rien à faire des règles de la Purge : il a bien kidnappé un type avant l’alarme pour retrouver la trace de Penelope.

Bien sûr, Joe leur promet de se venger l’année prochaine, et c’est la pire de ses idées. Evidemment que Miguel le tue dès qu’il en a l’occasion lorsqu’il entend ça. Et l’occasion se présente vite. Comme beaucoup d’autres, on ne le voit pas vraiment mourir, puisqu’il tombe dans la piscine. C’en est fini de Joe, au moins pour cette année – je ne vois pas comment il pourrait survivre à ça avec ses blessures… mais… mais… c’est une série, j’ai toujours peur.

Et puis, c’est atroce, la série me fait presque compatir avec le sort de Joe : il a suivi à peu près les règles (je ne suis pas sûr que marquer les gens avec un GPS avant la Purge soit très légal !) jusqu’au bout et se fait avoir par quelqu’un qui ne les respecte pas, encore, alors que c’est ce qui l’a poussé aux crimes. J’vous jure, c’est presque triste. Le personnage était bien construit – c’était l’extrémiste de base, celui qui a une vie de merde à cause d’une société de merde et qui se radicalise peu à peu alors qu’il était tout gentil au début, allant jusqu’à révéler un fond raciste bien dégueulasse au passage. Extrême droite, bonjour.

What you didn’t accomplish tonight, there’s always next year.

La saison se termine très bien : elle reprend un an plus tard au bar de Pete où Miguel et Penelope s’apprêtent à passer la Purge à boire du whiskey.

Quant à Jenna ? Elle est en France où l’on apprend que la présidente (connasse !) envisage d’instaurer une purge en France. Ouep, ça sent l’extrême droite à plein nez, les scénaristes font bien leur taf à nous proposer une présidente… Monde pourri. Pas en France, les gars, on se calme !

En tout cas, Jenna, avec sa fille, refuse d’entendre l’alarme. Elle vit en France toute pépère. On ne peut pas en dire autant de Pen et Miguel qui prennent la décision complétement conne et folle d’aller dans la rue pour… sauver des vies. Ouep, ils ne restent pas dans le bar, ils partent vraiment aider d’autres gens dans le besoin.

C’est une bonne nouvelle en vrai : on devrait les retrouver l’an prochain dans la saison 2. C’était une jolie fin ouverte si la série avait dû se conclure ici, mais l’idée de pouvoir possiblement les retrouver l’an prochain est géniale. Il faudra voir si les scénaristes les gardent en perso principal (bof) ou s’ils les mettent en personnages secondaires comme l’était Pete cette année (ce serait plus intéressant, je pense, d’autant que la Purge a déjà commencé pour eux).

Je suis tout hypé par cette fin et les possibilités d’une suite. C’est parfait !

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EN BREF – Je crois que mes notes tout au long de la série ont parlé d’elles-mêmes, de même que ma ponctualité presque infaillible à regarder la série. Je prévois déjà les bougies pour l’an prochain et je les attends de pied ferme pour la saison 2, car cette première saison a tenu toutes ses promesses. Bien meilleure que les films, elle a su proposer quelque chose de violent, mais pas trop, d’immoral, mais avec une jolie moralité, de prenant, beaucoup trop, de divertissant, mais de sanglant.

Je suis dégouté des morts de Lila, Jane et Rick, ce qui veut dire que la série a bien fait son job. Certes, je n’ai pas été jusqu’à pleurer pour eux – surtout que j’ai eu espoir pour Jane, vraiment, mais c’est le problème des séries qui nous habituent trop à ressusciter tout le monde. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour Jane, d’ailleurs, ou sa mère apprenant ce qui lui est arrivée, la pauvre ; mais cette première saison nous apprend en tout cas qu’il n’y a aucun refuge qui soit 100% durant la Purge.

Moi, du fond de mon canapé, je trouve que la catharsis fonctionne plutôt pas mal et j’ai hâte de voir la suite ; parce que c’est une très bonne série et qu’il y a encore beaucoup à faire, je crois, sur le message politique, comme l’a très bien souligné ce dixième épisode. J’adore, c’est tout.

> Saison 1

Manifest – S01E06

Épisode 6 – Off Radar – 14/20
Première déception pour un épisode de cette série, qui n’a pas réussi à me convaincre cette fois-ci. L’ensemble est toujours bon du côté du casting et du côté de l’intrigue générale, mais l’intrigue de l’épisode en lui-même me laisse sur ma faim, trompant à la fois mes attentes et mes habitudes. C’était divertissant, mais pas à la hauteur de ce que j’attendais.

> Saison 1


Spoilers

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I’m ready to believe just about anything at this point.

On reprend cette semaine comme d’habitude au sein de l’avion où Cal et Saanvi croisent un passager bulgare qui leur demande de l’aide en bulgare, ce qui pose problème comme ils ne parlent pas la même langue. Du moins, ça, c’est la théorie, parce qu’en pratique, dans le présent, Cal fait un cauchemar et hurle en bulgare, réveillant ses parents et Michaela qui l’emmènent à l’hôpital, débordés par la situation et sa température.

Michaela prend donc une journée de congé le lendemain pour voir ce qui arrive à son neveu, parce que c’est bien connu que les tantes prennent des jours de congés quand leur neveu sont à l’hôpital, surtout aux États-Unis avec leur système de santé et de sécu si développés, pas vrai ? Tss.

À l’hôpital, il va de soi que Saanvi s’occupe de Cal en même temps que la médecin habituelle à qui Grace confie ses inquiétudes concernant le traitement de Saanvi. En même temps, on est loin d’être idiot, on sait bien pourquoi elle est là : alors qu’elle papote avec Ben, elle entend Cal marmonner en bulgare et reconnaît aussitôt les mots que le passager avait prononcé. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

Qu’importe, on avance ainsi avec Ben qui a fait des recherches sur tous les passagers et sait que le bulgare n’est autre que Marko Valeriev. C’est rigolo : il a passé des heures à faire des recherches sur les passagers de l’avion, mais il a besoin de sa tablette pour savoir ça, alors que bon, il devait pas y en avoir des masses des étrangers dans l’avion. Avec Saanvi, il est ravi de découvrir que la femme qui l’a aidé dans l’avion est traductrice : à défaut de retrouver par lui-même le Bulgare et à défaut d’avoir une sœur flic utile pour retrouver les gens, ils peuvent au moins avancer dans leur piste.

Leur piste ? Ils sont sûrs que Cal reçoit un appel, exactement comme eux. Michaela interroge donc la traductrice pour obtenir des infos, et cette dernière se fait bousculer par un homme. J’ai eu beau faire pause, je ne vois pas encore à quoi sert ce figurant, mais ça ne peut pas être innocent. En tout cas, on apprend assez vite que la traductrice a aidé Marko une fois l’avion sur Terre : forcément, il avait besoin d’aide pour la traduction.

Cela lui permet de savoir qu’après le hangar, il est parti à bord du bus 5. Le problème, c’est qu’au commissariat, Michaela ne trouve que quatre bus dans les registres et se fait griller par son ex-fiancé, aussi, qui dit ne plus vouloir s’occuper d’elle. C’est con, parce qu’elle va rapidement avoir besoin de lui.

Grace est complétement paumée de voir Michaela aller interroger une traductrice et elle interroge donc Ben pour comprendre ce qu’il se passe, mais celui-ci hésite malgré tout à dire la vérité. Quand il le fait parce qu’elle lui a dit qu’elle était prête à croire n’importe quoi, elle… ne le croit pas, lui disant qu’elle se rappelle bien comment il a l’habitude de suivre des pistes loufoques, surtout quand il s’agit de la maladie de Cal.

Et hop, juste comme ça, le couple commence à se déchirer pour de bon, parce que Grace refuse de voir Ben faire autre chose qu’être le père de son gosse, mais lui n’en a pas envie du tout. Il faut dire que cette affaire de bus disparu est intrigante, et que Cal qui parle bulgare semble complétement relié à Marko, demandant à ce qu’il se dépêche.

Une enquête conjointe de Michaela et Ben permet de trouver quelques bâtiments dans lequel a pu se planquer le bus 5, contenant onze passagers que Ben n’a jamais pu retrouver lors de ses recherches. Ben y envoie Michaela, mais il la supplie de prendre avec elle Jared, et il fait bien : celui-ci aide Michaela comme il faut et ils retrouvent non pas le bus, mais une porte rouge, comme dans le rêve de Cal, dis donc. Elle prend même une photo de ce qui ressemble fort à une passagère de l’avion.

Ce dernier voit sa situation empirer à l’hôpital alors que les passages sont bel et bien torturés : la médecin est formelle, il faut passer à un médicament plus fort, qui risque de gâcher le traitement en cours et de mettre en danger sa santé. Ben a alors l’idée la plus folle du monde, refusant de croire que tout ça est médical : il se rend auprès de Vance pour lui dire tout ce qu’il sait, photo de Michaela à l’appui. Celui-ci et ses hommes nient bien sûr, mais ils sont quand même intrigués par tout ça, ce qui laisse penser que tout le gouvernement n’est pas au courant de tout.

Et c’est aussi la conclusion de Michaela, qui découvre toutes ses pistes mènent à l’Unified Dynamic System. Le seul problème de Michaela, c’est qu’elle voue une confiance aveugle à Jared et qu’elle ne devrait pas, parce que celui-ci est trop pris au piège de Vance pour être sincère…

En parallèle, Grace décide d’interroger Saanvi pour savoir ce qu’il en est et ce qu’elle pense de l’idée de Ben de ne pas donner d’antibiotiques pour éviter que Cal soit retiré de l’essai clinique de Saanvi. Compliqué tout ça. Et d’autant plus compliqué que la situation de Marko empire, donc celle de Cal aussi. Grace supplie la médecin de lui donner des antibiotiques, mais cette fois c’est trop tard : la fièvre ne peut pas être combattue par les antibiotiques.

Finalement, c’était le bon choix de ne pas en donner : Grace pète un câble d’être laissée seule par Ben, mais Cal voit son état de santé s’améliorer puisque la torture de Marko s’arrête. Le gouvernement a bien compris que Ben et Michaela étaient sur la bonne piste et ils arrêtent totalement le programme de torture de Marko : il faut tout déplacer en toute hâte, au cas où Vance ne se mette à croire Ben.

Et c’est justement ce qu’il fait : la fin d’épisode le voit trouver un pansement dans la ferme où a eu lieu les expériences, donc la piste n’est pas totalement morte. De son côté, Ben décide de s’en prendre à UDS avec l’aide de Michaela et Saanvi (qui essaye pourtant de le calmer, suivant ce que lui a demandé de faire Grace). Enfin, nous apprenons que la torture de Marko n’est jamais qu’une expérience pour comprendre ce qu’il s’est passé ; et que cette expérience est commandée par une madame. Cela ne nous donne que des informations au compte-goutte, et cet épisode donne pour la première fois l’impression de sortir du simple procédural. Michaela et Ben le disent bien : ils sont frustrés de ne pas avoir retrouvé Marko – qui est encore clairement lié à Cal.

Bon, et sinon, en parallèle, les scientifiques du monde entier essayent de comprendre ce qui est arrivé aux passagers de l’avion, avec la théorie du trou de ver qui n’arrive pas à convaincre tout le monde. Où je suis également déçu, c’est que l’on sait que l’avion a atterri début novembre 2018 et qu’on est début novembre 2018 ; je m’attendais à une première pseudo-révélation, surtout après une semaine de pause. Là-dessus, la série a raté quelque chose franchement.

> Saison 1

Charmed (2018) – S01E04

Épisode 4 – Exorcise Your Demon – 19/20
La série me plaît de plus en plus, avec son intrigue pleine de rebondissements et ses répliques percutantes à chaque fois. C’est un reboot pleinement réussi, même si je ne vois toujours pas pourquoi ils ont décidé d’en faire un reboot plutôt qu’une série dérivée quelques années après la première. Il est marrant de voir tout ce qui est déformé par rapport au Charmed des années 90, cela dit.

> Saison 1


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I’m supposed to be craving for my exam, not maybe dying from a demon virus.

Oui, je veux rester à jour tant qu’à faire, donc je continue mon visionnage de la série, cette fois dans les temps : c’est parti pour un quatrième épisode qui repart six mois plus tôt pour nous présenter le personnage d’Angela. Elle est venue chez la mère de nos sorcières, sa prof, pour se plaindre d’un autre prof l’ayant harcelée. Forcément, Mel est présente et conseille à Angela d’aller le dénoncer, mais la mère a une bien meilleure réaction, en rappelant à Angela qu’elle peut choisir l’option qu’elle veut et qu’elle aura leur support quoiqu’il arrive. C’est beau.

Quelques mois plus tard, Mel est donc dégoûtée et super triste de voir sa pote transformée en démon. C’est plutôt sympa comme présentation d’épisode, avec les sœurs qui s’enchaînent comme elles peuvent pour assurer la surveillance d’Angela qui est désormais un démon capable de tuer d’un simple toucher. Comment le savent-elles ? Ben elles la voient tuer une souris qu’elle carbonise en un rien de temps et qu’elle leur jette dessus. Même que Mel ne la fige même pas, parce que c’est rigolo de se prendre une souris dans la tronche.

Malheureusement, se prendre des souris dans la tronche n’est pas non plus une bonne excuse pour s’éviter un partiel, et Maggie est donc surtout consumée par le stress de ses exams, elle (elle n’a qu’à prendre un Bio de Danone, je sais, je sais). Comme je m’y attendais, Niko finit par débarquer au Manoir des trois sœurs, et avec un collègue, parce qu’elle mène l’enquête sur la disparition d’Angela. Les trois ou quatre cadavres de la nuit d’Halloween sont déjà oubliés apparemment, mais bon.

Angela n’a pas été vue depuis la soirée d’Halloween, donc forcément, commencer par interroger nos trois sœurs est un bon plan pour les flics. Elles sont stressées et plus drôles qu’autre chose, et les actrices en font toujours des caisses, ce qui participe bien à l’ambiance amusante de ce reboot. Bref, je suis toujours dedans et ce n’est pas l’introduction des Fondateurs qui me fera dire le contraire. En effet, c’est une Fondatrice qui débarque en plein interrogatoire des filles pour leur sauver la mise : Angela fait bien trop de bruit en haut et elle se présente comme une décoratrice d’intérieur pour expliquer le vacarme aux inspecteurs. Hilarant et efficace, franchement.

Cela offre une porte de sortie aux flics – même si le collègue de Niko reste très suspicieux de manière discrète (non) – et une jolie entrée pour Charity, la Fondatrice qui n’est pas si vieille et aux antipodes de ce que la série d’origine nous proposait… tant mieux ! C’est totalement différent : on a affaire à une femme d’affaire le jour et une sorcière la nuit. Une sorcière ? Ouep, et la mère des trois sœurs était une Fondatrice aussi, ce qu’Harry avait désigné comme une « Senior Witch ». C’est pas mal comme information et comme changement, et puis ça continue de donner le pouvoir aux femmes – et on a bien compris que c’est ce que voulait la série.

Bon, en revanche, cela fait deux jours qu’Angela est dans le grenier et Mel n’a pas du tout envie de la tuer. Ouep, Charity a un plan très clair : il faut tuer Angela à la pleine lune, et en attendant, elle se contente de jeter un sort qui empêche Angela de tuer au toucher. Tout ceci ne plaît pas à Mel qui ne veut pas tuer sa pote et qui est persuadée que si Charity connaissait vraiment sa mère, elle n’oserait pas leur demander de tuer Angela, qui était sa protégée. Certes.

Seulement voilà, l’esprit d’Angela est consumée par le démon, elle ne peut pas être ramenée (ben voyons, si Mel doute, c’est que ça va le faire). Bon, mais cela veut dire que Mel va désobéir à un ordre de Charity : elle préfère trouver un moyen de prouver qu’Angela a encore son âme (il suffirait que Maggie la touche par exemple) plutôt que surveiller Niko pour éviter qu’elle ne soit trop dans leurs pattes. Et Niko a donc un partenaire flic, qui s’appelle Trip, et qui est suspicieux. On tient notre Daryl, ou notre première victime collatérale ; c’est à voir. Une chose est sûre : Trip suspecte les sœurs et il ne les laissera pas tranquilles comme ça.

Quant à Mel, c’est bien trop simple de trouver comment mener son plan à bien : il suffit de demander au Livre des Ombres, et surtout pas d’en tourner les pages, attendez, faudrait pas être vu en train de faire des vraies recherches en 2018. Bon, au moins, Mel parle en latin, parce que le Livre est presque mieux qu’un Gaffiot (la formule est quand même simplement « anima revelare »).

Et ça suffit à révéler qu’Angela est toujours là ouep, mais ce n’est pas suffisant pour convaincre Charity qu’un exorcisme est mieux que le meurtre. Ah ben, ils sont beaux les Fondateurs dans ce reboot. Eh d’ailleurs, faudrait pas que j’oublie deux choses à leur sujet : 1/ trois Fondateurs ont été tués depuis le début de la saison, ça pue le fil rouge et 2/ Harry est tout stressé de voir Charity, ça pue le flirt ridicule entre les deux.

Maintenant que c’est dit, reprenons la critique : Mel refuse de suivre les ordres de Charity, et ça ne plaît pas à la Fondatrice qui utilise son super pouvoir pour la rendre muette, exactement comme elle a fait plus tôt avec Harry. C’est plutôt drôle, mais heureusement temporaire.

Maggie se rend en cours pour mieux tomber sur le couple qu’elle veut absolument éviter, mais dont elle va avoir beaucoup trop besoin : Parker connaît super bien l’œuvre de Dante sur laquelle elle va être interrogée. Evidemment.

Elle a à peine le temps de sortir de cours qu’elle tombe sur Mel qui est venue la voir avec un petit cadeau dans le coffre : Angela, bien sûr. C’est ridicule d’imaginer Mel réussir à sortir de la maison avec Angela, même avec ses pouvoirs, mais ça ajoute un bon humour. Comme en plus elle s’aperçoit qu’elle est sous la surveillance de Trip, on n’a pas fini de se marrer dans cet épisode où elle en fait des caisses pour se planquer dans sa voiture, qu’elle fait disparaître sans que Trip ne puisse le voir, tout occupé qu’il est à endormir Niko.

De son côté, Macy travaille toujours au laboratoire sur tout ce qui concerne la sorcellerie, mais pas du tout sur son vrai travail. Et quand elle pourrait être à bosser pour de vrai, elle… se fait draguer, toujours, en cachant son secret comme elle peut (bien mal). C’est-à-dire que plutôt que de cacher son secret, elle en parle un peu ouvertement, questionnant son rencard habituel sur ce qu’il ferait s’il avait le choix entre sauver une personne (Angela) ou le reste du monde.

Et il sauverait Angela, évidemment. N’empêche que c’est chaud, parce que Macy découvre que la capacité qu’a Angela pour tuer est similaire à la variole, en plus violent et radical : si ça continuait à se développer, ça finirait en virus se transmettant par les airs, et personne ne veut ça. Malheureusement pour Macy, elle découvre que ses sœurs ont enlevé Angela quand elle était prête à la tuer. Harry retrouve vite Mel et Maggie, mais celles-ci parviennent à le convaincre qu’Angela est encore là malgré sa possession.

En parallèle, Macy en profite aussi pour obtenir des informations sur sa mère : Charity ne savait pas qu’elle avait eu une troisième fille (enfin, une première), mais elle l’a aidée à se débarrasser des sentiments qu’elle avait sur une terrible perte de sa vie – probablement l’abandon de Macy. Tout ça est clair : elle a voulu protéger sa fille d’un démon ou de conséquences quelconques liées à la magie, c’est obligé. Ou elle a une vision pour lui dire qu’elle porterait le pouvoir des trois, aussi, comme Patty à l’époque. Cela nous laisse Macy en larmes, et elle en profite pour répondre à un SMS de ses sœurs lui demandant de les rejoindre.

C’est abusé comment elles sont déjà hyper liées après quatre épisodes quand même, ça va encore plus vite que pour Paige, sérieux. En tout cas, Macy voit bien que sa mère était profondément gentille et que, effectivement, elle n’aurait pas voulu voir Angela mourir, ce qui n’était pas évident quand elle se croyait abandonnée par sa mère depuis bébé. Là, elle a découvert qu’il s’est passé quelque chose la forçant à faire un sort pour l’oublier, et ça va magiquement mieux.

Magiquement ? Un peu comme la manière dont le sort dont les filles ont besoin apparaît subitement quand elles sont toutes les trois d’accord pour lancer l’exorcisme. Et c’est un sort écrit par leur mère, donc Harry peut les aider sans désobéir à tous les Fondateurs, même s’il voit bien que le sort en question, écrit en espagnol, aurait été interdit par les autres Fondateurs. Mais bon.

Bien évidemment, c’est encore trop tôt pour que le sort fonctionne : elles découvrent en effet qu’il faut toucher Angela pour le faire, mais si elles la touchent, elles risquent de contracter le virus et mourir. Merveilleux. Macy propose d’utiliser des gants du labo pour les sauver et pendant qu’elle va les chercher avec Mel, les scénaristes forcent le destin pour que Maggie retombe sur Parker, venu dans le même entrepôt que les filles pour… pour ? Cacher des feux d’artifice illégaux ? Il est louche le monsieur, ses yeux bleus attisent toute ma méfiance !

En revanche, Maggie se noit dedans et l’écoute lui dire qu’il est un bon tuteur et qu’elle est possiblement meilleure étudiante que ce qu’elle veut bien croire. Elle manque de confiance en elle, c’est tout. Moui, ça ne marche pas toujours comme ça, mais bon, Maggie est heureuse de se faire draguer, alors elle se laisse faire pendant qu’Angela devient de plus en plus dangereuse. Quand elle s’en rend compte et pour empêcher Parker de voir Angela, Maggie prend la décision d’embrasser Parker. Et oui, évidemment. C’est dur de protéger son secret, dis donc. Si Mel savait que ça pouvait être si cool !

Bon, Maggie culpabilise immédiatement, et pourtant, elle n’entend même pas les pensées de Parker en l’embrassant. Après un baiser passionné, elle le dégage donc (mais moins brutalement que Mel n’a dégagé Niko la semaine dernière après leur nuit ensemble, je vous rassure) pour mieux se rendre auprès d’Angela qui est libérée de ses liens. Heureusement, Charity débarque à temps pour sauver Harry et redire qu’il faut tuer Angela à tout prix.

Pourtant, les filles ne l’entendent pas comme ça, et avec l’aide d’Harry, elles arrivent à la convaincre de faire confiance au don de prémonition de leur mère (ah ben donc, ça confirme déjà ma théorie de la prémonition qui fait qu’elle préfère oublier Macy pour séparer le pouvoir des trois et éviter les attaques de démon quand elles sont bébés). Les sœurs se lancent donc dans le sort pour récupérer Angela, mais celui-ci met du temps à fonctionner et force Maggie à utiliser son pouvoir pour communiquer avec elle. Ouep, son don se développe déjà en une forme de télépathie, et ce sera bien quand elle n’aura plus à toucher les gens.

Bon, le problème, c’est que ce sort provoque du remous et du vent, et ça fait un bruit d’enfer. Je sais bien que ça pourrait ne pas être un problème, mais c’est sans compter sur Trip qui surveille toujours les sœurs et retrouve la voiture de Mel (à côté de laquelle Maggie était minuscule d’ailleurs, Macy n’est pas du tout grande finalement, ce sont les deux autres qui sont petites, sachons-le !).

Trip débarque donc au milieu du sort, braque les sorcières et se fait désarmer par Charity qui préfère finir l’exorcisme avant de s’occuper de lui. Evidemment, l’exorcisme fonctionne à merveille, avec un démon qui est enfermé dans un pot à peinture. Malheureusement, l’intrigue de Trip s’arrête là alors qu’il y aurait eu encore beaucoup à faire avec lui – je le voyais déjà aider les filles à cacher leur secret à Niko. Non, non, non, les scénaristes nous le tuent hors écran : il se fait transpercer par un objet volant dans l’entrepôt où ils sont à cause de la mini-tempête provoqué par l’exorcisme. What the fuck ?!

Une ellipse temporelle fait que les sœurs rentrent chez elles avec Harry et Angela, alors que Charity reste derrière s’occuper de ranger l’entrepôt avant l’arrivée des flics. Mel retrouve Charity et lui demande ce qu’elle a fait du corps de Trip, mais elle lui dit de plutôt s’occuper d’Angela qui a beaucoup de questions à poser aux sœurs. Et donc Angela finit en vie, le démon est dans une pot et Trip ne traumatise Mel qu’un quart de seconde. Mouais, c’est précipité tout ça, et Angela passe son temps à dormir d’après les filles, mais paraît super en forme dans sa scène. Je suis pressé de voir si Angela va devenir récurrente ou pas, mais ça n’en prend pas trop le chemin pour le moment ; puisque Macy lui explique qu’elle fait une amnésie post-coma à cause de l’alcool. Angela oublie donc la magie et seule Maggie sait qu’elle est la voix qui lui a permis de s’en sortir, en récitant le discours que Parker lui avait tenu deux scènes avant. C’est chou.

La fin d’épisode nous confirme qu’il y a un passé entre Harry et Charity, mais aussi que le reste des Fondateurs ne sera pas d’accord avec la décision des sœurs. Il y aura donc des conséquences pour un prochain épisode et en attendant, on a juste une conclusion sur Parker/Maggie. Cette dernière décide d’étudier par elle-même et est dégoûtée de foutre un rateau à Parker. Mel retombe en dépression et est anxieuse de la réaction à venir de Niko. Si elle savait !

Charity n’est pas vraiment dans la charité : elle a fait de Trip le serial killer que la police recherchait. Evidemment. Niko a droit à 15 secondes pour être en larmes dans les bras de Mel, et ça paraît surjoué, d’autant qu’on ne connaissait pas vraiment Trip. J’aurais bien aimé le voir rester plus longtemps, même si voir que Charity est loin de la bien-pensance de la première série, c’est plutôt sympa. Moins sympa est le cliffhanger qui nous révèle de manière prévisible que l’esprit du démon est désormais enfermé dans un pot de peinture que Charity accepte d’échanger avec un homme qui a le pouvoir de la convaincre de faire tout ce qu’elle veut. Pire encore : comme elle échange ce pot de peinture pour un autre, elle ne se rendra pas compte immédiatement de ce qu’il s’est passé j’imagine. Eh bah ! Y a de quoi faire pour l’épisode suivant !

> Saison 1

The Walking Dead – S09E05

Épisode 5 – What Comes After – 19/20
C’était trop long (et surtout lent) pour que j’ose mettre un 20, mais cet épisode joue un coup de poker ultime en proposant ce qui s’annonce comme la plus grosse prise de risque de la série. Après neuf ans, c’est osé, mais c’est aussi très nécessaire. Cette saison parvenait bien jusque-là à nous faire comprendre qu’elle voulait tenter quelque chose de nouveau. Cet épisode marque un virage à 180° en regardant beaucoup dans le rétroviseur et en concluant des intrigues vieilles de neuf ans. Il faudra voir… ce qui vient après.

> Saison 9



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Because we don’t die. It’s not about you, or me, or anyone of us. It’s about all of us.

Nous y voilà, l’épisode qui fait couler tant d’encre et lance tant de rumeurs depuis quelques mois est enfin là : c’est le moment de découvrir ce qui va arriver à Rick, en seulement 47 minutes (d’habitude, ils nous balancent une heure pour rien quand c’est comme ça !). Pour l’occasion, je me suis permis d’allumer une bougie comme si j’étais devant The Purge et la météo s’est décidée à m’accompagner avec pas mal de pluie, pile au moment de lancer l’épisode.

On commence avec un vieux cliché tout pourri : un cauchemar de Rick qui se retrouve à se contempler à l’hôpital comme si on était encore en saison 1. Il a la bonne idée de se dire de se réveiller, et il le fait à temps pour se sortir du pétrin dans lequel on l’avait laissé, grâce à sa ceinture. Pour une fois, j’ai trouvé ça à peu près réaliste comme manière de s’en sortir par rapport à d’habitude. Bon, le coup de remonter à cheval avec une telle blessure, ça reste bof, mais je suis de bonne humeur, je leur pardonne.

Blessé, Rick essaye de se convaincre que pour survivre, il doit rester réveillé, mais ça n’a pas l’air évident. La série s’amuse alors bien avec des plans dans tous les sens nous renvoyant au début de la série et avec une petite centaine de figurants zombies pour faire monter la pression. Plutôt que de faire monter la pression, ils se sont rapidement retrouvés à faire monter… mon ennui. Ben voui, on est là pour qu’il se passe quelque chose hein.

Et il se passe quelque chose quand Rick trouve un panneau et que ça motive son cheval à enfin accélérer pour fuir les zombies. La série ne devait plus avoir assez de budget pour sa centaine de figurants qui disparaissent d’un coup alors que Rick atteint la cabane qu’il a repéré. Cela lui permet de se soigner comme il peut et de s’évanouir à côté d’un cadavre et d’un flingue.

C’est chouette, parce qu’il se remet à cauchemarder, à la recherche de sa famille. À la place, il tombe sur Shaninouchet, et je suis bêtement tout content de le revoir dans la série. J’adorais ce personnage et j’en veux toujours à la série de l’avoir tuée quand c’était encore bien de regarder cette série. Le revoir rappelle un temps où on se faisait un peu moins chier et où tuer un personnage était encore un événement.

Shane demande quand même des nouvelles de sa fille à Rick comme si de rien n’était. On est sur un fond vert pas bien propre, mais Shane est là pour rappeler à Rick qu’il doit avoir la rage de vivre ; et pour que Rick s’excuse de ce qu’il lui a fait. Il est aussi là pour se transformer au dernier moment en… zombie. Ben oui, la horde de figurants a retrouvé Rick finalement, et ils sont prêts à le bouffer tout cru.

Par chance, Rick parvient à remonter (cette fois de manière totalement improbable) sur son cheval et à s’enfuir, surtout que le cheval n’a plus peur cette fois.

En parallèle, Maggie est toujours à cheval, elle aussi, mais galère moins que Rick. Elle n’est confrontée qu’à un seul zombie, sur qui elle passe tous ses nerfs. Bah alors, Maggie-chou, faut en garder pour Negan, du calme. Quand elle arrive à destination, elle tombe nez à nez avec Michonne qui a appris l’arrivée de tata Maggie sur place et qui n’a pas envie de voir son nouveau meilleur ami Negan mourir.

Elle se met donc sur le chemin de Maggie pour l’empêcher de le tuer, lui rappelant que ce n’est pas ce qu’aurait voulu Hershel – il voulait la paix. Bon, Maggie est insupportable à vouloir tuer Negan à tout prix, même si je comprends qu’après seulement un an et demi, elle puisse avoir les nerfs. Perso, la mort de Glenn est loin derrière maintenant ; et ils sont partis sur une paix plutôt stable que la mort de Negan va détruire.

Malgré tout, Michonne ne peut pas trop s’opposer non plus à Maggie non plus : elle finit par lui donner les clés, parce qu’elle n’a pas envie d’en venir aux mains avec elle. Face à Negan, Maggie ne se décompose pas trop pour autant : elle lui demande de se mettre à genou, mais lui n’en a pas trop envie. C’est beaucoup plus rigolo de narguer Maggie, voyez-vous ? Il nous torture au passage, en nous rappelant bien l’œil de Glenn et toute la manière dont il a explosé son crâne. C’est pas bien malin de la part de Maggie d’être là toute seule n’empêche, parce qu’à part libérer Negan, je ne vois pas ce qu’elle va faire.

Elle lui demande juste de venir à la lumière pour mieux le tuer, mais quand elle comprend que tout ce que veut Negan, c’est mourir pour être avec sa femme, elle comprend soudainement que ce n’est pas si drôle que ça de le sacrifier finalement. Et cet idiot la supplie, en larmes, alors qu’il est évident que jamais elle ne le tuera maintenant qu’elle sait qu’il veut sa femme.

Bon, ça je veux bien, cette nouvelle lucidité de Maggie, c’est rigolo… MAIS POURQUOI IL NE S’ENFUIT PAS ? TELL ME WHY, comme dirait l’autre… AIN’T NOTHING BUT A HEARTACHE.

Pardon. Reprenons.

Rick, donc. Maggie et Michonne apprennent qu’il s’est produit quelque chose et se précipitent, alors que de son côté, Rick s’endort sur son cheval et tombe sur… Hershel. C’est juste trop triste, parce que le personnage est mort, mais l’acteur aussi. À quelques mois près, Rick n’aurait jamais pu lui faire ses excuses, ni un câlin. Finalement, Hershel nous informe qu’il est heureux de savoir Maggie en vie (ET BETH PUTAIN ?) et de savoir qu’il a un petit fils qui va la renforcer.

Bon, ça traîne en longueur tout ça, et une fois de plus, il affirme pouvoir retrouver sa famille dans ce drôle de purgatoire où tout le monde lui demande pourtant de se réveiller. Il le fait, histoire qu’on évacue Hershel et qu’il se retrouve devant une jolie porte « Don’t dead, open… outside » (ça me fera toujours trop rire, même si ce changement d’ordre des mots est dramatique). Derrière cette porte, il découvre les cadavres d’absolument tout le monde – y compris ceux qui sont encore en vie comme Jesus et ceux qui sont morts mais que la production ne peut se payer comme Carl (franchement, l’abus !) et Beth (mais je veeeeeeeeeux ! Faîtes la chanter, purée).

Une qu’ils peuvent se payer ? Sacha, qui se lève devant un fond vert de plus en plus dégueulasse (le budget n’est pas passé là, clairement). Elle est toujours aussi géniale et nous résume la philosophie de vie de la série : la série n’est pas sur un personnage en particulier, et certainement pas sur Rick, elle est sur tout les survivants, sur l’amour qui survit, et bla et bla et bla. C’est facile, ça.

Comme tout le monde, Sacha demande à Rick de se réveiller pour qu’il comprenne qu’il est de retour exactement là où il ne voulait pas amener les zombies : dans le campement à côté du pont. Oups ! Le campement a été déserté, y compris par le cheval de Rick qui s’est barré. Il en tue quelques-uns au flingue, mais se retrouve une fois de plus cerné. Il comprend donc que son seul moyen de s’en tirer est de… Sacrifier le pont : on sait que le pont ne tiendra pas autant de zombies après tout.

Finalement, alors qu’il perd tout espoir, il entend soudainement la voix de Daryl son bestie qui vient à sa rescousse avec tout plein de gens. Alors que nos héros s’occupent d’une horde énorme qui devrait les occuper des heures en quinze secondes chrono, Rick décide d’abandonner tout espoir. Cette incohérence de la horde en quinze secondes ? Pour une fois, ce n’est pas une incohérence, mais une volonté des scénaristes !

Michonne retrouve Rick, l’embrasse, et il est tout heureux de retrouver sa famille – Michonne, Maggie, Daryl et même Eugene. Puis, Michonne lui dit de se réveiller, ce qu’il fait. Personne n’est venu à sa rescousse ; mais il va sauver toute sa famille en franchissant le pont. Le problème ? Le pont ne s’écroule pas du tout.

Heureusement, Daryl, le vrai, cette fois arrive à la rescousse avec son arbalète. Tout le monde est là aussi, et ils comprennent que le merveilleux plan de Rick est désormais le suicide. Sérieusement ? Ils envisagent de tirer avec leur flingue pour distraire les zombies, mais personne ne semble le faire, bizarrement. Heureusement, Rick trouve de la dynamite sur le pont… et il décide de l’exploser, en étant assez proche pour être soufflé par l’explosion lui aussi. Tout le monde le croit donc mort, surtout Michonne qui explose en larmes (c’est comme le pont, mais avec de l’eau).

J’ai failli être très très énervé, mais une part de moi doutait encore, surtout qu’une piste du début d’épisode restait bizarrement inexplorée. Et j’ai bien fait de douter et d’attendre le retour de cette piste ! De son côté en effet, Anne tombe en panne d’essence dans les dix premières minutes, encore (c’est un grand classique de la série), pour disparaître ensuite pendant plus de trente minutes. C’était louche.

Elle demande un plan d’évacuation d’urgence, ce qui n’est pas gagné. Son interlocuteur n’a pas l’air motivé des masses, mais il passe malgré tout en hélicoptère. Et il fait bien, parce qu’Anne trouve justement son A au moment où il passe : il s’appelle Rick, évidemment. Soufflé par l’explosion, il s’est retrouvé dans l’eau où tombaient aussi des dizaines de zombies. Merveilleux.

Rick est donc sauvé par ce putain de mystérieux hélicoptère et par Anne, qui veut sauver son ami et lui retourner une vieille faveur. Et alors qu’il y aurait largement de quoi continuer la série sans Rick comme si de rien n’était, les scénaristes prennent une décision radicale qui nous éloigne même des comics définitivement : un bon dans le temps ! WHAT THE HELL ?

Il commence par Luna (bon, non, c’est pas son nom, mais désolé, j’ai regardé The 100 quoi) et ses amis qui galèrent à échapper à une horde de zombie et qui sont sauvés par une petite fille accro aux chapeaux de cowboys. Ouep, Judith est devenue une petite badass !

Quelques années (encore !) ont passé – adieux les futurs crossovers avec Fear ! – et il faudra maintenant voir qui a survécu (et surtout qui est mort ?) à ces années. Bon, je trouve que les deux actrices incarnant Judith ne se ressemblent pas plus que ça, mais si tout ça peut nous redonner un coup de jeune à la série, je suis preneur. Je ne vais pas trop m’emballer et simplement leur tirer mon chapeau (de cowboy) pour cette fin pas trop mauvaise au personnage de Rick. Je suis triste qu’on perde Anne au passage et je suis curieux de savoir quand Andrew Lincoln reviendra et ce qui lui sera arriver d’ici là. La série ne peut pas finir sans résoudre cet ultime mystère, mais ça lui permettra justement de proposer une vraie fin un jour, alors que jusque-là, elle n’avait aucune chance d’y parvenir.

On a tous pensé qu’il était con de tuer Carlito parce qu’il avait les épaules pour reprendre la série, en tant que fils de Rick. L’insistance portée autour du personnage de Judith depuis quelques épisodes, et particulièrement dans celui-ci, aurait dû me mettre sur la voie de cet ultime rebondissement.

Pour une fois, j’ai vraiment très hâte de voir la suite !

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Et en attendant, au revoir Rick, ta famille te croit mort – même Carole que personne n’a voulu payer pour cet épisode ?!

> Saison 9