Counterpart – S01E04

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 4e épisode de la première saison de Counterpart.

04.jpgÉpisode 4 – Both Sides Now – 16/20
I’m a lot of things right now.

Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à regarder cette série le lundi alors que je suis impatient de la voir chaque semaine. J’ai un vrai problème à me remettre dans mes séries en ce moment, et la pause des Jeux Olympiques n’aide pas non plus. Allez, peu importe, vous n’êtes a priori pas là pour que je vous raconte ma vie, mais plutôt l’épisode et ce que j’en ai pensé.

Cette semaine, on commence par un message passé d’un monde à l’autre, à travers l’intermédiaire de tout un tas de personnes, ce qui permet d’imaginer que tout le monde n’est pas au courant de ce qu’il se passe. En tout cas, Alt-Howard parvient à faire passer un message de l’autre côté.

Après le générique, Howard briefe Alt-Howard sur sa vie pépère et ça déprime ce dernier qui veut jouer aux cartes pour mieux le connaître. Cela nous permet d’apprendre qu’Howard et Andrei jouent au Go depuis qu’ils se sont rencontrés à l’hôpital. Donc son ami « inutile » s’appelle Andrei. Les guillemets ? Je me doute qu’il aura un rôle à jouer un jour ou l’autre. Si Alt-Howard veut tout savoir d’Howard, l’inverse ne se vérifie pas avec un Alt-Howard toujours aussi secret. Cela promet pour l’arrivée d’Howard dans le nouveau monde.

Avant de changer de monde, Quayle briefe une dernière fois Howard. Avec le look d’Alt-Howard, il devient déjà plus difficile de différencier les deux personnages, même si la démarche y est encore. Quoiqu’il en soit, Howard change de monde sans trop de problème (même s’il assiste à une tentative de faire passer un paquet de cigarettes dans l’autre monde).

Dans cet autre monde, Howard rencontre Raash, un ami devant s’occuper de lui, et découvre que l’ensemble des gens sont traumatisées par l’hygiène et la peur de la maladie. Cela promet, mais il est malheureusement enfermé par Raash dans un appartement. Heureusement pour lui (et pour nous parce que ça sentait bon l’ennui autrement), la fille d’Alt-Howard, Anna, débarque et embarque Howard, pensant avoir affaire à son père, à l’hôpital où sa mère a été admise pour overdose. Bien. Emiliy n’est donc pas morte. On ne paye pas Olivia Williams pour qu’elle soit tuée en trois épisodes, évidemment.

Howard et sa fille alternative dont il ne sait rien se rendent donc à l’hôpital, où ils retrouvent Alt-Emily. Howard est là pour le réveil d’Alt-Emily, mais il rencontre aussitôt l’amant de sa femme, dans cette version en tout cas. Comme personne ne lui a rien dit, c’est du grand n’importe quoi, mais ça se passe plutôt bien.

Alt-Emily est accusée de se droguer, et personne ne peut croire la vérité, donc elle n’essaye même pas. Howard tente comme il peut de créer une relation saine avec sa fille, mais franchement, ce n’est pas gagné. Finalement, Alt-Emily rentre chez elle en compagnie d’Howard, et elle a parfaitement conscience qu’elle n’est pas avec son ex-mari, mais avec un voyageur. C’est amusant de la voir deviner la vérité et lui dévoiler froidement qu’il fait de la merde qui va attirer l’attention sur eux.

Elle n’est pas au bout de ses surprises : Howard a également invité Anna à dîner. Bon, s’il fait à manger, la soirée vire rapidement à la catastrophe avec une Anna qui ne comprend pas le comportement adolescent de ses parents (heureux de se retrouver, forcément : Howard retrouve Emily et Emily l’homme qu’elle aimait il y a des années) et se barre. Une scène pour rien, donc.

Cela permet d’apprendre qu’Emily a fait une fausse couche quand elle attendait sa Anna, et Howard sympathise avec Alt-Emily. Il reste dormir dans la chambre d’Anna, découvrant ainsi des échographies et toute l’enfance d’une fille qu’il n’a jamais pu avoir.

Le lendemain matin, Howard décide de faire équipe avec Alt-Emily et informe Raash qu’il compte bien vivre la vie de son double comme il l’entend. Et on s’arrête là pour cette intrigue.

Quayle continue de vivre sa vie de bureau, et ce n’est pas simplifié par un Alt-Howard qui fait n’importe quoi dès le premier jour, pétant un câble et quittant son nouveau poste en Stratégie pour prendre un jour de congé. Alt-Howard raconte enfin à Quayle tout ce qu’il sait sur l’Emily de ce monde, son contact ne faisant absolument pas confiance à l’étage de la stratégie.

Alt-Howard emmène Quayle voir Heinrich, un ami de l’autre monde qui s’est installé dans celui-ci. Quayle veut surveiller Alt-Howard… mais les laisse finalement tous les deux dans la boucherie d’Heinrich pour qu’ils rattrapent le temps perdu. C’est l’occasion pour nous de glaner des informations supplémentaires sur Pope et le réseau utilisé pour on ne sait pas bien quoi faire.

Heinrich confirme les dires d’Emily sur la présence d’une taupe à l’étage des stratégies. C’est gênant, surtout que ça fait des années que c’est le cas. Alt-Howard en parle avec Quayle, mais moi, ce serait le premier en qui je n’ai pas confiant.

Baldwin est pendant ce temps amenée dans une planque où elle se fait interroger par sa supérieure qui semble toujours partante pour la draguer. Mais qui es-tu ?

De son côté, Lambert, l’ambassadeur de la semaine dernière, se rend faire un massage où il retrouve la copine de Baldwin qui travaille très clairement pour lui. Comme la semaine dernière, Lambert n’a pas l’air dérangé plus que ça d’avoir tout son personnel qui le voit à poil. Ce n’est pas le cas du personnel, mais bon, tant pis pour elle clairement. Lambert propose à « Clare », car c’est son nom, d’utiliser à son avantage sa relation avec Baldwin. La situation est toujours aussi cryptique.

Clare retrouve ensuite une Baldwin à moitié à poil (décidément, Clare sait choisir ses partenaires de scènes) et décide de jouer effectivement sur la corde affective. Si au départ elle ne veut pas se laisser embrasser, les deux femmes finissent ensuite par faire l’amour.

Cela permet à Clare d’endormir la vigilance de Baldwin, de récupérer son flingue et de la laisser se faire tuer par un autre tueur à gages, alors que Baldwin pensait pouvoir terminer sa liste de meurtres pépère. Heureusement pour elle, Baldwin est assez sur ses gardes pour réussir à déjouer la tentative d’assassinat contre sa personne et tueur l’homme engagé pour le tuer.

Bref, les informations continuent d’être distillées au compte-goutte et tout avance lentement, avec trois intrigues totalement séparées et que je vous ai développées au maximum quand j’aurais pu faire une critique d’une demi-page pour résumer ce qu’il se déroulait vraiment. C’est toujours bizarre ce genre de série pour moi, j’ai beau bien aimer, je trouve le rythme sacrément lent et quand c’est comme ça, je me débrouille toujours pour décrocher au moment des informations utiles. Mais bon, ils ont réussi pour l’instant à garder mon attention et m’interpeller avec leur conspiration. On verra ce que donne la suite.

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Les Bracelets rouges – S01E03-04

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 3 et 4 de l’adaptation française des Bracelets rouges.

03.jpgÉpisode 3 – 19/20
Va mourir plus loin.

C’est avec plaisir que mon lundi soir commence par Les Bracelets rouges. Cette série est tout bonnement géniale et les premiers épisodes n’étaient vraiment pas décevants.

Un nouveau matin débute à l’hôpital avec le réveil difficile de Sarah, les douleurs fantômes de Thomas et la tension moyenne de Roxane suite à un malaise. Son anorexie est enfin abordée par la série comme le problème médical qu’il représente, dans toute sa complexité psychologique.

Le réveil difficile de Sarah ? Oh, il enchaîne sur un arrêt cardiaque imprévu, alors même que Nathalie arrivait voir son fils. L’angoisse est totale, mais elle se réveille finalement. En tout cas, clairement, elle ne fait pas que de petits malaises, elle.

Le problème, c’est qu’il faut encore déterminer ce qu’elle a, parce que ce n’est pas un cancer, ni un virus. Après ce réveil catastrophique, la mère de Sarah, Karine, débarque à l’hôpital. Paniquée, elle se met à chercher sur internet ce que peut bien avoir sa fille, et ce n’est pas la meilleure des idées d’aller trainer sur internet. Le scénario n’hésite pas à traiter les longs moments d’attente à l’hôpital. C’est tout à fait réaliste, avec une attente qui accentue en plus les angoisses. Dans le genre, les parents de Sarah étaient maltraités cette semaine, mais ça permettait d’apprendre à les connaître également.

Clément est de nouveau en rééducation avec Victor, et cette fois il passe à sa première prothèse. Il s’inquiète aussi de Thomas, ses rendez-vous psy et ses douleurs fantômes.

Pour sa prothèse, il se retrouve à attendre dans un couloir, à côté de Sarah, qui est parfaitement odieuse avec lui. Elle lui propose carrément d’aller mourir ailleurs parce qu’ils ne sont pas du même monde. Cette scène était frappante d’un réalisme dérangeant, avec une Sarah sans filtre qui n’hésite pas à dire les pires horreurs. Et toute la force du personnage est de parvenir à être attachante malgré tout ça – si ce n’était pas encore le cas dans les deux premiers épisodes, ça marche à merveille dans celui-ci, ou son franc-parler la rend par moment marrante et où il est clair qu’il s’agit là d’une carapace. On peinait à le voir dans les épisodes de la semaine dernière, mais cette fois l’actrice maîtrise parfaitement le personnage et ça rend quelque chose de bien plus intéressant et réussi.

Après leurs examens médicaux, Sarah vole ses résultats et ceux de Clément. La scène est marrante à voir, avec une course poursuite pour les dossiers et un Clément qui la gagne haut la main malgré son fauteuil. Ou grâce à ça, au choix.

Les deux se retrouvent coincés dans un ascenseur, et le stress après autant d’exercice physique ne réussit pas à Sarah qui fait une crise d’angoisse. Clément l’aide à reprendre sa respiration, et les deux deviennent amis par la force des choses.

Ils finissent par ouvrir les enveloppes de leurs résultats. Si Sarah n’a pas d’infection cardiaque, Clément découvre donc dans cet ascenseur qu’il a des métastases réapparues. Comme dans toute bonne série qui se respecte, les scénaristes jouent avec les attentes des téléspectateurs avec cette inversion d’enveloppe, et ça fonctionne.

C’est d’autant plus injuste que Clément a révélé être amoureux de Roxane alors que celle-ci est en train de passer du bon temps avec Thomas. On y reviendra cela dit, mais la vie n’est pas cool avec lui.

Ils finissent par être libérés de l’ascenseur par Mehdi. D’ailleurs, ce dernier, comme Sarah grâce à l’ascenseur, rejoint officiellement le groupe des bracelets rouges en début d’épisode. Comme Nathalie galère à trouver vraiment sa place à l’hôpital, elle tente de l’aider à se lever. Pas encore blouse rose, elle fait déjà ce qu’elle ne doit surtout pas faire, aider un patient à sortir de sa chambre alors qu’il faut qu’il y reste.

L’infirmier, Lucien, la remet à sa place. Quant à l’entretien pour les blouses roses, il n’est pas si simple, car il met en avant les problèmes psychologiques qu’elle pourrait avoir suite à l’accident. Bref, des gens qui s’inquiètent pour elle quoi. Les choses empirent pour elle quand elle se fait recaler de son entretien. Elle pense plus aux autres qu’à elle, et c’est mal.

Pour en revenir à Mehdi, son intrigue principale consiste à éviter la police dans l’épisode, apportant encore une bonne dose d’humour à l’épisode, avant de virer au drame quand le docteur comprend qu’il a eu un trou noir alors qu’il conduisait, et non l’inverse.

Autrement dit, il a le droit lui aussi à une intrigue médicale plus complexe. Et à une scène pour se prendre la tête avec Sarah, forcément. Celle-ci ajoute donc un soupçon de racisme et beaucoup d’intolérance à la liste des défauts, mais son mode de défense finit par être attachant.

De son côté, Roxane refuse toujours de manger. Thomas accepte de l’aider à finir son assiette, ce qui est tout sauf une bonne idée, mais bon, ça leur permet de passer du temps ensemble.

Roxane continue de prendre en photo tout ce qui bouge, mais elle refuse catégoriquement d’être prise en photo. Même quand c’est le deal pour qu’il finisse son assiette, même après 30 minutes à le voir la jambe en l’air pour gérer sa douleur fantôme.

C’est bête, ils étaient pourtant mignons. Elle revient pour s’excuser après s’être engueulé. Suite aux compliments de Thomas sur sa beauté, elle accepte d’être prise en photo, mais avec lui. Comme on s’en doutait depuis deux épisodes, ça finit par un baiser tout craquant entre eux, alors qu’elle n’osait pas être sur la photo.

En fin d’épisode, Clément ne comprend pas la réapparition des métastases, dans son poumon cette fois, alors que tout allait bien dans sa vie. Il repart donc sur une chimiothérapie, mais il refuse d’en parler, forcément… sauf à Thomas, à qui il parle aussi de Roxane, alors même que Thomas vient de lui écrire une lettre qui permet enfin à Roxane d’envisager de manger. Ah, les triangles amoureux !

J’ai une fois de plus bien trop aimé cet épisode, qui m’a en plus réconcilié avec Sarah. Bien sûr, je savais que le personnage avait ses bons moments, mais la bonne surprise est de voir l’actrice réussir à gérer le moment de crise et la carapace de son personnage. Une amélioration qui permet à toutes les intrigues d’être prenantes – et une conclusion d’épisode qui résonne encore : « pas de pitié ». Voilà un pacte résolument positif, proposé par Clément, qui résume là aussi le message de la série. Avant d’être malades, ils sont avant tout des ados et ils vivent leur vie d’ados, avec des complications terrifiantes en plus. Des complications que les parents ne gèrent pas bien eux-mêmes. Des complications qui font l’intérêt de la série aussi, forcément.

04.jpgÉpisode 4 – 18/20
Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir qu’on ne gagne pas à tous les coups.

L’épisode reprend sur Clément en pleine dépression avec sa troisième rechute et le retour de ses parents. Il refuse la chimio, qui n’a que 30% de chance de réussite. Lui veut sa prothèse, marcher et mourir. Et sa décision est prise, au désespoir de ses parents – et à vrai dire, de tous les téléspectateurs.

Les médecins restent confiants malgré tout, car ce n’est pas son tempérament d’abandonner le combat. Oui, alors certes, mais les parents de Clément sont quand même de bonnes compositions de se laisser dire tout ça alors que leur fils vient de balancer qu’il voulait mourir.

Victor propose de lui changer les idées, en l’emmenant à la plage. Il emmène également Thomas, allons savoir avec quel accord parental. Quant à Roxane, les yeux de Thomas sont assez expressifs pour que Victor comprenne que ce n’est pas une idée. Pourquoi pas.

Grâce à Thomas, Roxane a recommencé à manger, ce qui est une bonne chose, mais Thomas stresse pour Clément, et immanquablement pour lui au passage. Du coup, il est plus distant avec elle, surtout que Clément refuse que Roxane sache pour sa rechute. C’est bien pour ça que Thomas ne veut pas d’elle à la plage, car le secret et les quiproquos sont violents, là.

Mehdi, lui, commence l’épisode par jouer avec son infirmière, une scène du quotidien plutôt marrant qui se concentre sur le plâtre du patient alors qu’on a bien compris que sa condition de santé risquait d’être plus grave que ça. La série se centre tellement sur les ados qu’on finit par en oublier le personnel hospitalier, pourtant présent dans ces deux épisodes à plusieurs reprises, et toujours de manière très réaliste – en tout cas, aux yeux d’un patient qui a la chance de ne pas avoir fréquenté tant que ça les hôpitaux.

Il croise ensuite Sarah dans les couloirs, et celle-ci est toujours aussi chiante. Elle apprend de manière brutale à Mehdi que Clément a de nouveau un cancer, mais en même temps, elle vient aussi de manquer de tact avec les parents de Clément. Cette première rencontre ado/parent était très sympathique à voir, surtout que ça permettait de développer le personnage de Sarah, dont l’intrigue médicale est mise de côté pour un épisode.

Avec son bracelet, elle obtient toutefois l’approbation de Roxane, et donc de Mehdi, pour rester trouver une solution à la déprime de Clément refusant d’être soigné. Eh oui, Roxane apprend la situation de Clément par Sarah et Mehdi, c’est donc un secret de moins qui doit toutefois la laisser se sentir trahie par les garçons.

Le père de Thomas rend une visite surprise à son fils, pour mieux découvrir qu’il est à la plage. Il se retrouve coincé dans la chambre d’hôpital avec les parents de Clément, dont il ignore tout et avec qui il est assez odieux.

Il les retrouve à la cafétéria, mais cette fois, Sylvie, la mère, refuse de rester pour bavarder. Les deux pères sympathisent malgré tout, autour d’un petit whisky, puis d’un alcool fort de poire produit par le père de Clément. Ah la France ! Ils sont surpris par Sylvie, un peu énervée… qui veut bien un verre aussi. Ah la France ! Allez, c’était marrant de les voir se bourrer.

Pendant ce temps à la plage, les choses ne sont pas si évidentes surtout pour Thomas qui affrontent pour la première fois les regards en coin de tout le monde. Au bar, ça passe encore, mais au mini-golf, il ne supporte pas les blagues d’un bouffon (ce sont les mots de Thomas, pas les miens ; mais force est de constater qu’ils sont assez justes). Clément distingue trois groupes parmi les valides : ceux qui se fixent sur le handicap, ceux qui l’évitent du regard et ceux qui sont cons. C’est une réalité terrible, mais une réalité malgré tout. Que Thomas s’en énerve paraît on ne peut plus juste – surtout que la série prend son point de vue, et c’est oppressant. Que Clément reste si calme sur tout ça, en revanche, tient d’une force surhumaine.

Bien sûr, quand il y en a besoin, Victor n’est pas là. N’empêche que dans le fond, toutes ces scènes où Thomas et Clément sont confrontés à « la vie normale », loin de l’hôpital, sont une fois de plus parfaitement réussies et très justes. Je sais, je finis par me répéter dans ces critiques, mais je suis fan de la série et de son écriture, de son adaptation à la française réussie (dans les répliques, dans les références, dans les attitudes des personnages… c’est réussi, c’est tout, et chapeau bas aux scénaristes qui font redécouvrir l’histoire autrement).

Pour Clément et Thomas, ça finit en shoot d’adrénaline avec la descente en fauteuil qui a fait toutes les photos promo de la télé et une chute en fauteuil qui redonne l’envie de vivre. La baignade de Thomas et Clément a enfin lieu ensuite, avec images du générique aussi au passage. Cette baignade est un autre shoot de vie pure, qui fournit beaucoup d’oxygène aux personnages, à la réalisation qui n’est plus si sombre, à l’épisode.

Oh, ça ne dure pas, et dès qu’ils sortent de l’eau, c’est pour que Clément recommence à vomir et déprimer, malgré l’aide de Victor. L’amitié entre l’infirmier et le patient est très touchante. Cela fait quelques épisodes qu’on découvre la profondeur des liens unissant les deux personnages, et ça crève les yeux dans cet épisode.

En parallèle, Nathalie, sous-exploitée dans cet épisode (mais pas autant que Côme !) arrive à l’hôpital et croise une ancienne amie, déjà grand-mère. L’angoisse est totale – son amie a beau être désolée, on comprend bien qu’elle l’a totalement laissée tomber il y a bien longtemps et qu’elle n’a pas spécialement envie de reprendre contact, surtout après ce qui est arrivé à Côme. C’est pourtant elle qui initie le dialogue dans l’épisode, et la série prend donc le parti de continuer sa réflexion acerbe sur les réactions humaines face à la maladie et au handicap. J’ai trouvé très juste de prendre le temps de s’attarder sur le personnage de Nathalie, dont on a bien compris qu’elle n’était pas aidée par la culpabilité et par la société. C’en est dommage que ce soit traité si rapidement.

Nathalie croise ensuite le trio Sarah, Roxane, Mehdi en train d’organiser une soirée pour Clément, parce qu’il faut bien faire quelque chose pour lui redonner goût à la vie. Finalement, c’est à Nathalie qu’ils donnent l’occasion d’exprimer sa colère de la vie contre un pauvre distributeur de chips, avant qu’elle ne se fasse draguer au don du sang par Romain, un homme venu donner le sien.

La série propose un super duo Mehdi/Sarah, où cette dernière laisse retomber sa carapace et s’entend beaucoup trop bien avec lui, ce qui est sympa. Il cherche toujours à se faire décorer le plâtre, mais il n’a pas spécialement confiance en Sarah et son vernis. Tu m’étonnes.

Les parents de Thomas & Clément ont beau s’être alcoolisés, ils sont quand même rappelés à la réalité avec le retour de leurs fils. C’est l’occasion d’une bonne scène de réconciliations entre Thomas et son père, même si ce dernier reste une catastrophe incapable de regarder le moignon de son fils et obligé d’appeler sa femme pour rentrer chez lui, trop bourré pour conduire.

Thomas retourne dans sa chambre et déprime de savoir Clément refusant de se soigner. Il fait tout son possible pour le convaincre de changer d’avis, non par pitié, mais par envie de voir son ami vivre. C’est impeccablement écrit & joué, et après tout un épisode comme ça, il est difficile de ne pas être touché par cette très belle amitié.

Tout ceci mène à la fête finale de danse, qui permet à tous de passer de bons moments malgré les problèmes internes du triangle amoureux – incarné au mieux par Thomas, seul à savoir ce qu’il se passe. Si la fête est un peu longue en soi, il est sympa de les voir s’éclater et être des adolescents aussi, juste à côté de Côme. Clément s’isole malgré tout – quant à la fête, contrairement au premier épisode, on entend les personnages s’amuser et c’est tout de même à se demander si on a quelque chose d’écrit par les scénaristes ou une improvisation des acteurs tant ça passe bien à l’écran.

Après la fête, Sarah finit par s’occuper de décorer les plâtres de Mehdi, les rapprochant encore alors que nous ne savons rien des vrais problèmes médicaux de ces deux-là, toujours pas développés. On ne peut pas en dire autant des personnages, surtout de Sarah qui transcende l’épisode avec son caractère permettant d’obtenir une sono pour la fête. Comme je le disais plus haut, elle en devient terriblement attachante avec son franc-parler dévoilant finalement une sensibilité très juste. Je regrette juste que le scénario ne développe pas plus sa vie scolaire, car il y aurait de quoi faire aussi… peut-être plus tard. Thomas largue quant à lui Roxane sans lui donner d’explications, et on peut dire adieu à ses progrès médicaux cette fois.

Bref, le scénario est impeccable, liant les problèmes médicaux des personnages à leurs maladies également. Difficile d’en attendre plus de la série qui parvient parfaitement à maîtriser les différentes doses d’émotion dans un équilibre difficile à trouver. Certes, ils peuvent compter sur l’histoire vraie dont est inspirée la série, ou sur tout un tas d’adaptations télévisées, pour y parvenir ; mais d’autres s’y sont cassées les dents avant, et ce n’est clairement pas le cas des Bracelets rouges version française. Vivement la semaine prochaine !

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LA to Vegas – S01E05

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 5e épisode de LA to Vegas.

05.jpgÉpisode 5 – The Fellowship of the Bear – 16/20
What do you think it is? September, 10th?

Après une semaine de pause pour je ne sais trop quelle raison, j’ai totalement oublié de regarder l’épisode en début de semaine. Comme mieux vaut tard que jamais, voici enfin ma critique avant que la semaine se termine pour de bon ; c’était moins une.

Le Capitane Dave se met l’équipe de nettoyage à dos, ce qui est la pire des idées. En effet, ils se vengent en ajoutant à l’avion une horrible odeur. Et c’est à lui de se charger de trouver la provenance de l’odeur grâce à un bon speech marrant de Ronnie flattant son égo. C’était marrant à voir et bien maîtrisé.

Dave et Bernard font donc équipe pour trouver l’odeur. Si cette sous-intrigue développait à la fois les personnages et le duo Dave/Bernard, j’ai eu du mal à vraiment accrocher. En plus, ils m’ont fait un faux espoir pour le Bingo avec les bougies, et en fait non. Il n’y a pas non plus une conclusion merveilleuse avec cette histoire, mais elle est le point de départ des deux autres intrigues car le vol est retardé indéfiniment à cause de cette odeur suspecte.

Cette semaine, Colin fait le voyage avec son fils, Nate, c’est parfait et bien drôle ; permettant de bonnes interactions entre passagers et une intrigue secondaire où la peluche de Nate est portée disparue dans l’aéroport. Ronnie et Colin se retrouve donc à passer un excellent moment – et en fait tout l’épisode – à chercher l’ours. Si l’avion manque quelque peu cette semaine, il est cool de voir la série étendre son terrain de jeu à l’aéroport et à une salle des objets perdus immenses. Bonnes blagues faciles aussi avec les agents de sécurité, ça fonctionnait bien. En plus, ça permettait le rapprochement de Colin et Ronnie, avec cette dernière racontant encore tout un tas de détails sur sa vie passée décidément extrêmement riche.

C’est donc Alan qui surveille Nate pendant tout ce temps, apportant une dynamique supplémentaire et marrante à l’épisode, pour que tout finisse par l’explosion du pauvre ours en peluche par l’équipe de déminage. Colin entre en grande dépression, et c’était un peu trop farfelu comme résolution pour être pleinement drôle, mais tout le reste valait le coup alors. Finalement, Ronnie donne son propre ours en peluche à Nate, avant de comprendre qu’elle aurait pu lui donner n’importe quelle autre peluche, ce qui aurait été la solution logique. Il y avait un bon humour dans toute cette partie de l’épisode, et un running gag sur une mallette du cartel devant être à 17h à Los Angeles faisant espérer des passagers plus atypiques pour la suite de la série.

Enfin, la dernière intrigue de l’épisode se concentre sur Nicole qui est en pleine dépression – et qui continue d’être celle qui me fait le plus rire. En effet, son patron a dit à un client qu’elle était majeure. Et pas « tout juste majeure ». Bref, elle vieillit et pour son business c’est la cata. Artem fait ce qu’il peut pour lui remonter le moral et si je n’aime pas beaucoup ce personnage, force est de constater que le duo est excellent.

Artem l’emmène à une partie de poker avec la sécurité histoire de lui montrer qu’elle est jeune et a encore plein de choses à apprendre. Pas de bol : elle apprend très vite et plume Artem, qui entre à son tour en pleine dépression alors qu’elle sort tout juste de la sienne. Finalement, elle le laisse gagner pour lui faire plaisir à une seconde partie ; et il récupère ainsi le pactole, avant de lui faire comprendre par accident qu’il s’est joué d’elle et avait une poker face aussi en-dehors de la partie de carte.

Si le départ de l’intrigue m’a fait bien rire, j’ai trouvé la conclusion un peu décevante, mais c’est aussi parce que j’avais envie d’en voir plus car j’ai bien accroché à ce nouvel épisode.

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Les Bracelets rouges (S01)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir rédigé l’introduction de cet article dès lundi dernier avec toutes les informations sur la série, sa version originale et son remake américain (à noter qu’il existe d’autres remakes dans des langues que je ne parle pas, comme l’allemand et l’italien). Si j’en connais donc le principe de base et l’inspiration de base au point d’avoir pondu ce synopsis avec le ressentiment que j’ai de la série qui me plaît énormément. Je suis néanmoins impatient de découvrir la version française pour voir ce qu’ils ont fait d’une série qui m’a captivé déjà dans deux autres langues. Et quand je dis captivé, c’est que je trouve qu’elle a vraiment un potentiel de fou.

Il faut bien que je reconnaisse que ça a le défaut de me faire être encore un peu plus critique que d’habitude (vous êtes prévenus), mais en même temps, il y a une bonne marge soyons sérieux. Je n’ai vu qu’une publicité sur la série, et ça ne m’avait pas spécialement convaincu, mais c’est dur de juger en-dehors de l’ambiance de l’épisode complet. Et puis, j’ai vraiment envie d’être amené dans cette histoire.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 18/20

S01E01 – 19/20
La série parvient à s’éviter tous les défauts dans laquelle je craignais de la voir tomber vu les gros noms affichés dans le casting des adultes. À la place, nous avons bien une série sur les jeunes de l’hôpital, sans censure bien pensante et avec la réalité du quotidien qui échappe au misérabilisme. Quelques jeux d’acteurs perfectibles, notamment chez les plus jeunes, mais un script très réussi et des scènes déjà très marquantes. Cette version française n’invente rien (ou presque) côté scénario, mais elle apporte son grain de sel et ses idées sur quelques détails, et c’est tant mieux.
S01E02 – 17/20
Difficile de ne pas retomber dans l’addiction que provoque cette histoire, définitivement très engageante, peu importe la langue. Bien sûr, cet épisode 2 tombe dans quelques facilités scénaristiques et points plus discutables sur la réalité du coma, mais le parti pris reste le même et ça fonctionne. Je suis hyper satisfait de cette version et extrêmement heureux de la voir en prime-time sur une grande chaîne. Décidément, la fiction française se renouvelle depuis un an, et elle le fait bien.
S01E03 – 19/20
L’adaptation est définitivement maîtrisée avec des répliques bien senties et un scénario qui délivre toutes ses promesses grâce à des interprétations d’acteurs de mieux en mieux maîtrisées. On ne peut qu’accrocher à ces personnages et à la série qui délivrent toutes les émotions que l’on veut voir devant Les Bracelets rouges, avec autant de joie que de tristesse, de l’amour et de la maladie, le tout en équilibre. Bravo, tout simplement. Le plus de cet épisode ? S’attaquer aussi aux temps d’attente interminables dans les hôpitaux, et le faire bien avec le point de vue de tout le monde.
S01E04 – 18/20
Toujours pas de fausse note dans cette saison avec un épisode qui prend le temps de s’évader quelque peu de l’hôpital. Cela marche très bien, avec une bouffée d’oxygène à la fois pour les personnages et pour la réalisation, qui rappelle que la vie continue en-dehors de l’hôpital, pour le meilleur et pour le pire. Le plus de l’épisode est cette fois de prendre le temps de développer le regard de la société sur les patients, mais aussi sur leur famille. Oh, et Sarah est de plus en plus attachante.
S01E05 – 16/20
S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).
S01E06 – 20/20
Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.

Saison 1 | Saison 2

EN BREF – En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés, cette adaptation s’avère bien meilleure que la version américaine souvent beaucoup trop excessive et s’attardant trop sur les personnages adultes. Ceux-ci ne sont pourtant pas en reste pour autant, avec de nouvelles situations familiales apportant du drama supplémentaire bien géré, surtout du côté de la famille de Thomas.

Les trouvailles du scénario français permet de moderniser la série qui prend un nouveau coup de jeune et s’inscrit définitivement dans un cadre hyper-réaliste. Loin d’être prude, la série montre toute la dure réalité de l’hôpital. Certes, c’est parfois esthétisé parce qu’on est en prime-time sur TF1, mais dans l’ensemble, on ne peut nier un très bon travail sur le réalisme des situations.

Et puis, un drama adolescent à heure de grande écoute sur une grande chaîne en France ? Punaise, il était temps que ça arrive ! La série marque le compromis parfait entre ce désir de parler aux adolescents et le sérieux plus de rigueur pour son public adulte avec les problématiques médicales.

C’est le genre de série qui parle à tout le monde, qui me parle énormément et que je peux qualifier de coup de cœur sans la moindre exagération. Malgré tout ce qu’elle peut faire (re)vivre de douloureux ou d’angoissant, j’attends clairement la saison 2 ; même si la vie, elle, n’attend pas pour être croquée à pleines dents.

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