Burden of Truth (S01)

Synopsis : Joanna Hanley, avocate dans une grande ville des États-Unis, revient dans sa ville natale pour s’occuper du cas d’un groupe de jeunes filles atteintes d’une mystérieuse maladie.

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Pour commencer, Burden of Truth fait partie de ces séries surprises dont je n’ai jamais entendu parler avant mais qui se sont imposées à moi du jour au lendemain. Concrètement, Yodabor l’a évoquée sur Twitter en disant qu’elle n’était pas au courant de son existence, et paf j’ai aussitôt su que je voulais la voir parce qu’elle marquait le retour de Kristin Kreuk… En tant qu’actrice, mais aussi en tant que productrice exécutive. Et si la série est si confidentielle, c’est qu’il s’agit d’une production canadienne.

Je ne suis pas le plus grand des fans de cette actrice – je n’ai jamais vu sa version de Beauty and the beast – mais je l’aimais beaucoup dans Smallville et après toutes ces années, je suis curieux de voir ce qu’elle est devenue. J’ai regardé la bande-annonce et je ne sais pas trop ce que je suis en droit d’attendre. Cela ressemblait à une série assez classique, mais en même temps le casting est sympathique et cette affaire de maladie peut avoir un impact top sur le long terme. On verra bien. Cela ne me coûte pas grand-chose d’essayer, à part beaucoup de temps et le sacrifice d’une série en retard. Des broutilles quoi.

Comme d’habitude, cette page contiendra mes avis sans spoiler et la critique complète sera accessible en cliquant sur le titre.

S01E01 – Wake Up Call – 16/20
Une petite série canadienne qui ne révolutionne rien, mais qui réussit bien à fixer son cadre et ses personnages. Le casting est bon (Kristin Kreuk vieillit bien), la petite ville sympathique, le mystère prenant. Je ne peux rien dire de vraiment négatif sur cet épisode, mais je n’irai pas non plus en faire un éloge. Je conseille la série à ceux qui cherchent à se divertir sans trop se prendre la tête. On est à la limite du guilty pleasure, mais c’est trop bon pour n’être que ça. Dans tous les cas, il suffit de se laisser porter.
S01E02 – The Bind That Ties – 16/20
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple avec une intrigue prenante, peu de moyens, mais tout ce qu’il faut pour garder son audience, hein ? C’est un peu le crédo de cette série. Comme la semaine dernière, je me suis laissé porter par cet épisode sympathique. L’intrigue avance bien, sans trop de détours et réussit à captiver.
S01E03 – Still Waters – 16/20
Régularité parfaite pour la série qui en est à son troisième 16 en trois semaines. D’épisode en épisode, je m’attache à l’intrigue et son mystère, ainsi qu’à son ambiance toute particulière. J’ai envie de revenir à Millwood à chaque épisode. Sans chercher à être exceptionnelle, elle veut bien faire et elle fait bien. Je suis vraiment convaincu par la série qui s’avère être une vraie bonne surprise pour l’instant… en espérant que ça dure !
S01E04  – Family Ties – 17/20
La série continue de me passionner, avec même un rebondissement que j’aurais dû voir venir mais qui m’a pris par surprise. Le rythme s’intensifie légèrement en fin d’épisode et donne véritablement envie de découvrir la suite et d’avoir le fin mot de l’histoire. Du coup, je m’attache encore un peu plus à la série, qui se gagne un point au passage par rapport aux semaines précédentes. Tout est proposé avec beaucoup d’honnêteté, tant dans l’écriture de l’intrigue que celle des personnages.

Burden of Truth – S01E01 : Wake Up Call

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du pilot de Burden of Truth.

01.jpgÉpisode 1 – Wake Up Call – 16/20
Our girls are sick, Joanna, it’s already personal.

Ah les USA et ses matchs de foot… de foot ? Eh bien oui, la série se démarque déjà comme une production qui n’est pas américaine. Avec la mise en place d’un match de football comme on le pratiquerait chez nous, on comprend bien qu’on est au Canada. La maladie mystérieuse du synopsis est toutefois présente dès le départ avec une musique un peu intrigante et une pom-pom girl qui tremble… puis s’effondre dans ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, mais qui est donc la terrible maladie qui va être le cadre de cette saison.

Le générique m’a beaucoup rappelé Ghost Whisperer et Kristin Kreuk n’est plus si jeune, mais toujours aussi jolie. Elle a dans cette série un appartement de rêve qui lui fait néanmoins faire 50 pas rien que pour s’asseoir à son buffet. Qu’importe, elle est rapidement présentée comme une avocate très importante digne de Suits, mais travaillant avec son père pour s’assurer que l’on ait une bonne dose de drama à venir dans les épisodes suivants. Soyons honnêtes, cette introduction n’a rien d’exceptionnel, mais elle fonctionne bien.

Son père la renvoie dans sa ville natale, Millwood, qui a tout d’une Smallville cette fois. Elle s’installe dans le classique motel américain (même si on n’y est pas, je sais, les clichés ont la vie dure, c’est tout) et prend aussitôt rendez-vous chez le docteur. C’est clairement son médecin de famille même si elle ne l’a pas vu depuis près de vingt ans. C’est pour elle un simple moyen d’obtenir plus d’informations sur le vaccin qu’elle soupçonne de provoquer la maladie des jeunes filles. Contrairement à ce qu’indiquait le synopsis et toutes les attentes de ce genre de série, Joanna est en fait la grande méchante : son but est de protéger la société pharmaceutique ayant vendu le vaccin, pas l’inverse. Du coup, on sent bien que ce pilot va la faire progressivement changer d’avis et devenir une gentille provinciale avec le cœur sur la main. Cela ne sera pas très compliqué, car elle est loin d’être un requin.

En effet, elle se rend ensuite au lycée où elle tombe sur une actrice qui m’a paru totalement hors de son rôle habituel de Shadowhunters. Il s’agit de son ancienne amie, Diane, mais très vite, l’ancienne amie devient hostile quand elle comprend que Joanna n’est pas de son côté dans l’affaire du vaccin. Diane est en fait contre le vaccin maintenant qu’elle le soupçonne d’être dangereux.

À la barre, Joanna retombe sur celui qui est clairement son ex même s’il n’est pas (encore) présenté comme tel, un certain Billy avec qui elle a été en cours. Elle défend son cas à la perfection et remporte le combat contre Billy. Pourtant, il est difficile pour elle de voir toutes les filles malades avoir autant de symptômes : c’est grosso modo la naissance de TOC.

Joanna a ensuite une stratégie totalement vicieuse, mais totalement convaincante : elle contacte les victimes et leur fait signer des papiers interdisant de futures poursuites en échange de 50 000$, reçu le jour-même. En cas de refus, elle augmente la somme. C’est terrifiant, mais tellement la manière dont ça se passerait que c’est crédible. Et l’éthique, on peut se la mettre où je pense.

Malheureusement pour elle et malgré tout son professionnalisme, elle ne réussit pas à convaincre tout le monde. Si le père de la pom-pom girl du début, Taylor, refuse, Joanna peut toutefois convaincre facilement et rapidement sa fille de signer, puisqu’elle a déjà dix-huit ans et peut prendre ses propres décisions. Ses propres décisions lui donnant son propre argent. Sympa pour ses parents.

Par la suite, Joanna retombe sur Diane qui ne sait plus si elle doit être ou non son amie, mais refuse de manger avec. Il faut dire que Joanna a tout de la grande méchante avec 17 ans d’absence au compteur et un retour où elle n’est pas du bon côté de la frontière bien/mal dans la tête des habitants. Et Diane ne sait pas qu’elle a promis à Billy que sa firme le détruirait s’il continuait de s’attaquer à eux.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode se poursuit avec Joanna qui se rend au café Lucy où sa serveuse, Wendy, présente très clairement les symptômes et finit par avoir une attaque devant elle, traumatisant notre pauvre Joanna qui dans le fond n’est pas si méchante. On sent bien que la série fait tout son possible pour humaniser son héroïne et nous faire accrocher à sa vision des choses. Cela fonctionne plutôt bien en ce qui me concerne – même si elle reste une grande méchante.

La bonne nouvelle pour Joanna, c’est que Wendy est lesbienne et que les lesbiennes de la ville ont refusé d’avoir le vaccin HPV de sa firme. Du coup, celui-ci ne peut être responsable de la maladie – à moins que Wendy ne mente vis-à-vis de sa petite amie. Elle n’a tout de même pas l’air bien sure d’elle.

Joanna se rend ensuite au bar avec celui qui est autant son ex que son futur love interest – mais aussi l’oncle de Wendy, parce que la ville est toute petite. Maintenant qu’ils peuvent être réconciliés, tout va bien, mais une nana sort de nulle part et donne un coup de poing à Joanna à cause de… son père. Pas clair, mais ça permet d’introduire un élément d’intrigue pour la suite.

Après ce coup, Joanna rentre au motel avec Billy, puis téléphone à son fiancé parce que oui, elle a un fiancé resté en ville. Elle ne lui dit pas vraiment la vérité sur ses sentiments vis-à-vis de cette affaire, même si elle lui avoue se sentir insatisfaite du sentiment de victoire qu’elle devrait sentir. Il n’a pas l’air de s’en inquiéter plus que ça et ça me rappelle très franchement un téléfilm de Noël à ce stade (Christmas Inheritance sur Netflix, si vous voulez tout savoir). Joanna part ensuite faire un tour en ville et on nous rajoute une couche de mystère avec sa maison d’enfance où elle n’ose pas mettre les pieds et un flic surpris de voir qu’elle ose revenir en ville.

Donc si on résume Joanna s’est barrée du jour au lendemain sans rien dire à ses amis, elle n’a jamais remis les pieds en ville et tout le monde semble avoir une dent contre sa famille. Oh, cela sent bon le petit secret glauque à découvrir dans la suite de la série !

Pour conclure l’épisode, Taylor débarque au motel de Joanna pour l’accuser de tous les maux, ce qui n’est pas arrangé par le fait qu’elle découvre qu’elle n’obtiendra pas d’argent maintenant que la compagnie de celle-ci est innocentée. Du côté de Joanna, cela permet une prise de conscience définitive qui la décide à rester en ville pour résoudre le mystère de cette maladie. L’épisode se termine avec Joanna qui propose son aide à Billy pour découvrir l’origine du virus.

Bon, j’en oublierais presque de me faire un vrai avis sur la série. Elle a déjà son ambiance, avec des musiques plutôt sympathiques, une ville classique, et de manière générale, une intrigue très classique pour ce type de série. En même temps, elle n’a pas spécialement besoin de beaucoup plus : la formule est assez efficace.

Ce ne sera probablement pas une série qui me bouleversera, mais le mystère est bon, on est sur une intrigue de saison plutôt que sur du procédural et les personnages ne sont pas détestables. Le casting n’est pas mauvais. En fait, c’est ça, l’ensemble n’est pas mauvais, il est même bon. Rien de plus, rien de moins. Une série sympathique à consommer, que j’aurais plutôt diffusée au beau milieu de l’été. J’y reviendrais pour la suite, même si je prendrais peut-être un peu de retard dessus avant de la continuer – je me vois bien regarder ça dans le train par exemple. Je m’avance beaucoup ; on sait tous très bien que je vais vite reprendre du retard avec toutes les séries qui débarquent.

9-1-1 – S01E02 : Let Go

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du deuxième épisode de 9-1-1.

02.jpgÉpisode 2 – Let Go – 18/20
He’s a dog, you’re a cougar.

Ah voilà le roller-coaster qu’on nous promettait sur l’affiche promotionnelle. On assiste à la conversation de deux potes hésitant à faire un tour de grand huit, et vu la série, on sait très bien où ça va. Moi, je ne les fais plus depuis longtemps. Du coup, c’est sans surprise que le type très confiant dans le roller-coaster, Chad, s’envole plus vite et surtout plus loin que moi quand j’avais tenté Le Tonnerre de Zeus avant l’arrivée des nouvelles ceintures (chacun ses traumatismes, OK ?) et que son pote qui ne voulait pas le faire, Devon, finit suspendu dans les airs. Au moins, lui, il a la tête à l’endroit, contrairement aux autres.

Deux minutes suffisent à ramener la tension du pilot. Je ne suis pas fait pour les situations d’urgence. Je résistais mieux que ça avant, mais pour l’instant, cette série parvient vraiment à créer l’effet de proximité et réel qu’elle recherche. En même temps, contrairement à beaucoup de séries qui prennent un malin plaisir à tuer des inconnus au début de chaque épisode, celle-ci garde le suspense sur le sort de ses victimes, donc on peut leur espérer une jolie issue.

Quand il apprend que Chad est en vie (non, c’est un mensonge des pompiers), notre monsieur sur le point de mourir s’inquiète de voir que tout le monde filme… et finit par ne même pas tenter d’attraper la main de notre jeune pompier impulsif de la semaine dernière, Buckley. La voilà ma fin tragique nécessaire que j’attendais la semaine dernière. Not cool.

C’est la première mort pour Buck et c’est la première mort vraiment marquante pour la série, puisque le suicide de la semaine dernière était plutôt bâclé. Du coup, clairement, c’est son traumatisme que la série veut nous montrer cette semaine.

Pour faire passer la pilule, Athena débarque manger avec les pompiers histoire de bien nous expliquer que le titre de l’épisode symbolise le besoin de laisser aller les traumas en fin de journée quand ils retirent les uniformes, mais ça ne dure pas bien longtemps car l’alarme sonne de nouveau. Les scénaristes ne changent pas de formule et enchaîne les multiples cas par épisode, là où beaucoup de séries procédurales se contenteraient d’un ou deux cas par épisode. C’est plutôt cool car cela limite franchement l’ennui – et les traumatismes aussi. Et puis, ça nous met dans le rythme infernal des urgences.

Côté perso, Grace continue d’avoir du mal à gérer sa mère, mais est aidée par une nouvelle assistante qui lui raconte sa vie. En échange, Grace lui raconte qu’elle a beaucoup apprécié que Buck la remercie d’avoir sauvé une vie. Comme celui-ci passe désormais à la télé, elle l’appelle pour vérifier comment il va. C’est une relation que je n’attendais pas dans cette série, mais qui fonctionne pour l’instant très bien. Elle n’est qu’une voix pour lui, mais c’est très intéressant de voir cette relation se développer.

Buck a bien du mal à digérer les événements du début de l’épisode et se rend donc à l’enterrement du pauvre Devon, pour mieux se prendre en pleine poire de la part de sa sœur qu’il a mal fait son boulot. Oui, en même temps, quelle drôle d’idée d’aller à l’enterrement de quelqu’un qu’il n’a pas réussi à sauver.

Cet épisode joue avec les nerfs de Buck et mon vertige en suspendant ensuite par le pied un laveur de fenêtres. Il s’en tire sans problème, mais pas grâce à Buck. Bob lui conseille donc de parler à un psy, mais celle-ci n’arrive pas à faire le nécessaire pour le faire parler. Comme elle est jeune et canon, et qu’elle l’a bien avant demandé en tant qu’ami sur Facebook, la scène finit par virer en une drague étrange après avoir tenté de comprendre la psychologie de celui n’ayant pas réussi à tenir bon dans le grand huit. Et puis, ils couchent ensemble, forcément.

Du coup, en fin d’épisode, il refuse de rencontrer Abby en personne pour être sûr de ne pas faire n’importe quoi avec – même s’il n’a aucune idée de ce à quoi elle ressemble quand même. Tout ça, c’est après avoir réussi à sauver une troisième personne qui jouait avec le vertige en envisageant de se suicider. La situation était plus marrante que choquante et on sentait dès le début que le type allait survivre – mais je n’imaginais pas Buck le sauver de cette manière.

Si enchaîner trois cas vertigineux était quelque peu excessif, cela réussit bien à la série qui parvient à accrocher l’attention tout du long. Je ne pense pas pouvoir lui en tirer rigueur plus que ça. Finalement, la sœur de Devon recontacte Buck pour lui avouer la vérité : son frère était suicidaire depuis le départ, et la fête foraine était un moyen de le remotiver à vivre. L’intrigue autour de Buck s’achève donc sur l’acceptation que tout le monde ne peut être sauvé – et même que tout le monde ne veut être sauvé.

Par ailleurs, Athena doit gérer sa fille qui fait semblant d’être malade et sa vie amoureuse compliquée : elle est draguée par un type qu’elle sauve de deux chiens enragés… le truc, c’est que les chiens enragés ne sont pas ceux du charmant monsieur ayant appelé les secours. En fait, celui-ci est un simple voleur qui s’est fait attaquer par les chiens du propriétaire et a réussi à endormir son attention.

Du coup, les scénaristes en profitent pour la mettre en thérapie de couple pour exprimer sa colère de savoir son mari gay – elle l’a toujours su et n’est pas prête à abandonner cette idée de la famille. Elle lui propose de rester ensemble malgré tout, mais bien sûr, il a quelqu’un d’autre. Elle passe donc ses nerfs… dans l’arrestation du voleur aux chiens qui a utilisé son portable pour appeler les secours.

Plus tard encore, elle rentre chez elle, la tête pleine de problèmes, pour découvrir que Mae, sa fille a… fait une tentative de suicide en avalant une boîte de médicaments. Je l’ai senti venir dès qu’elle a mis le pied dans sa maison, mais ça me paraît tellement tôt dans la série pour proposer ce genre d’intrigue que je suis malgré tout choqué. Joli boulot de la part des scénaristes pour nous donner envie de revenir.

The Magicians – S03E01

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous la critique complète du premier épisode de la 3e saison de The Magicians.

01.jpgÉpisode 1 – The Tale of the Seven Keys – 18/20
Someone is XOXO Gossip Girling our shit.

Génial, le résumé des épisodes précédents me prouve que j’ai malgré tout oublié des choses avec le cancer de Penny, mais bon, il faut bien que je m’y mette à un moment ou un autre, alors je me lance. Du coup, Penny, se promenant désormais en costard, est prisonnier par un des clients de la bibliothèque n’ayant pas rendu un livre qu’il est venu récupérer. L’homme est complétement cinglé et Penny lui soutire des informations avant de se téléporter avec le livre auprès de Kady.

Ils se retrouvent très rapidement, car en-dehors de la bibliothèque, le temps passe normalement pour Penny et son cancer qui le ronge. C’est intéressant de voir cette nouvelle perspective pour le personnage de Penny, coincé dans ce boulot qui lui sauve la vie.

Néanmoins, Kady s’y refuse et obtient l’aide de la sourde-muette pour trouver un remède au cancer de son mec. Le problème, c’est que ce remède nécessite l’utilisation de magie.

Bon, autrement, l’épisode commence sur Quentin et Julia tentant de comprendre d’où viennent les étincelles de pouvoir de la jeune femme. Grosso modo, la scène est un énorme résumé des théories que l’on a tous pu faire à un moment ou un autre depuis la fin de saison 3. Pour retrouver la magie, Quentin envisage donc de contacter un ancien Dieu pour le supplier de ramener la magie.

Ils obtiennent l’aide d’un autre étudiant de Brakebills, les emmenant à une fête d’où ils sont refusés car ils ne sont pas assez fêtards et dans l’ambiance. La solution ? Se bourrer la gueule, chanter et proposer une choré totalement débile. Le ridicule ne tue pas et les acteurs sont payés très cher pour tout ça après tout. Enfin, quand même, j’ai un peu de peine pour eux, mais ça les fait entrer dans une fête/orgie où ils peuvent tenter de parler à l’organisateur, qui serait un Dieu.

Quentin est alors obligé d’avouer qu’il a tué un Dieu – ce qui lui offre un joli trip suite à une pilule gracieusement offerte par le Dieu fêtard. Pendant ce trip, Quentin se souvient du départ d’Alice, ne supportant pas de rester à Brakebills pour étudier la magie quand la magie n’est plus là.

Julia a quant à elle des visions de son violeur et finit par avoir une petite conversation avec l’autre étudiant de Brakebills, en pleine déprime sans magie au beau milieu d’une fête orgiaque. Purée, c’est un retour digne de la série ça, drogue, alcool et sexe à gogo. J’avais oublié que la série partait si loin dans ses délires. Julia montre a son nouvel ami (Josh ?) qu’elle a toujours de la magie, ce qui ramène Quentin hors de son trip pour lui rappeler qu’elle ne doit surtout pas révéler à tout le monde ses pouvoirs car c’est trop risqué.

Côté technique, c’est toujours impeccable cette série et les lumières sont au top. Quentin ruse et réussit à apprendre que Prométhée aurait pu l’aider s’il n’était pas mort ; mais aussi qu’il existe une porte secrète vers la magie. Le problème, c’est qu’il est dur d’avoir des infos fiables de la part d’un mec bourré, même si c’est un Dieu.

À Fillory, Margo et Eliot cherchent un moyen d’éviter la guerre avec leurs conseillers stratégiques, mais les rois sont hantés par les fées et écourtent les choses autant que possible. Les fées s’amusent à les torturer et les laisser autant que possible dans la merde.

La reine des fées demande donc à Margo de récupérer des plantes ; mais elle délègue. Cela ne plaît pas aux fées qui espionnent Fillory sans aucun mal et menacent cette fois de récupérer les mains de Margo. Après son œil, pourquoi pas.

Ils mettent au point un plan pour se débarrasser des fées, invisibles aux yeux de beaucoup de gardes. C’est problématique et ça n’aide pas, de même que la disparition de tous les livres sur ce qui permet de les empoisonner.

Les deux rois comprennent donc qu’ils sont espionnés par l’œil manquant de Margo depuis le début et se mettent à parler en utilisant tout un tas de références à la pop-culture, et principalement les séries et comics. C’est juste magique comme scène, et à mourir de rire. Là encore, la série s’en tire à merveille sur le plan technique avec des sous-titres pour nous dévoiler ce que ce message codé improvisé signifie – et c’est brillant. C’est brillant parce qu’il y est question de Gossip Girl, puis du meilleur épisode de Buffy. Pas le musical, l’autre. Ce qui est pleinement brillant, c’est que j’ai les mêmes références et qu’il m’était facile de décrypter certains passages de la conversation ; alors que d’autres étaient à mourir de rire. J’ai une vie, ces livres font 1000 pages. MAIS TELLEMENT (et puis, surtout, je n’aime pas Game of Thrones – mais ne pas avoir fini les Harry Potter, c’est un crime, non ?).

Bref, c’était clairement l’une des meilleures scènes que j’ai vues depuis longtemps, niveau comédie autant que niveau drama, on peut dire que oui, ils y sont allés à fond « Britney Spears 2007 ». Par contre, je me demande comment tout ça sera géré avec des sous-titres, bon courage aux traducteurs et à toutes les personnes regardant la série avec sous-titres. Moi, c’est ma nouvelle scène préférée de 2018.

Cela leur permet finalement d’avoir un vrai plan et Eliot tombe sur un homme-paon, ce qui permet quelques excellents jeux de mots sur « peacock » qu’on n’avait plus eu depuis Katy Perry en 2010. Décidément, l’intrigue Fillory apporte tout l’humour et le meta que j’aime. L’homme-paon lui propose une quête d’une saison (ben tiens) pour s’en sortir : il doit trouver un livre sans auteur dans une bibliothèque du New Jersey. On va se marrer, je sens.

Pour voyager entre les royaumes, Eliot comprend que les fées utilisent des lapins. Il en envoie donc un à Quentin en train de se remettre de sa gueule de bois – mais, ça va, c’est une gueule de bois qui ne les empêche pas de se retrouver avec Julia en plein cœur de la ville. Julia a en effet rapidement trouvé le livre dont il est question, mais c’est un livre en grande partie vierge.

Julia et Quentin se lancent donc dans la quête pour Eliot et Margo : ils doivent retrouver sept clés pour restaurer la magie. La première ? Elle se trouve à Fillory en-dehors des frontières du royaume. Ils renvoient tout un tas de lapins à Eliot pour lui communiquer l’information. Pour le bien d’une critique future, il faut aussi que je précise que la femme d’Eliot a pété un câble total.

La série prend aussi le temps de revenir à Brakebills pour nous parler du doyen et du désespoir de l’ensemble des profs et de la population depuis la disparition de la magie. Cependant, le doyen veut continuer à éduquer ses élèves sur la théorie, pas sur la magie. Ce n’est pas si simple : sans magie, beaucoup ne voit pas l’intérêt de payer pour garder l’université ouverte.

Enfin, l’épisode se conclue avec une Alice qui laisse son sang être bu par une créature (un vampire, du coup ?) censée l’aider à rétablir la magie. Elle doit ainsi acheter quelque chose à garder dans son sac, mais ce n’est pas bien clair. En tout cas, elle paraît toujours autant déprimée à manger son bacontoute seule. Je ne sais pas du tout où on va avec ce cliffhanger, mais de toute évidence, on y va. The Magicians, quoi.

Quel retour ! C’était très inégal, avec des intrigues moyennes (Alice, Penny, Kady, le doyen), d’autres tout à fait dans le ton de la série (Julia et Quentin – leur duo fonctionne tellement bien) et une autre tout bonnement parfaitement brillante dans l’écriture. C’est bon, je suis motivé pour la suite, je n’ai plus peur, vite, soyons jeudi prochain !