Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).

Westworld (S01)

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.

Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.

Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Note moyenne de la saison : 18/20

 01.pngÉpisode 1 – The Original – 18/20
Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.

Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.

02.pngÉpisode 2 – Chestnut – 19/20
This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want

Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !

03.pngÉpisode 3 – The Stray – 18/20
I want a little adventure

C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.

04.pngÉpisode 4 – Dissonance Theory – 17/20
Is there something wrong with this thoughts I’m having?

Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !

05.pngÉpisode 5 – Contrapasso  – 16/20
Are we… very old friends?

C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.

06.pngÉpisode 6 – The Adversary  – 18/20
Because despite what’s in here we’re not so different, are we?

L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Trompe l’œil  – 17/20
This world is as doom as ever

Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.

08.pngÉpisode 8 – Trace Decay  – 18/20
Time to write my own fucking story

Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.

09Épisode 9 –  The Well-Tempered Clavier – 19/20
You don’t know, do you?

Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).

10.pngÉpisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20
I know what your maze is.

Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.

Fin.png

EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Younger (S03)

Spoilers

Ci-dessous mon article sur la saison 3 de Younger,  écrit semaine après semaine pendant toute la diffusion de la saison 😉

Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

Avis : Pour la deuxième fois de 2016, Liza revient après deux premières saisons très réussies, la dernière atteignant la note de 16/20 sur ce blog. C’est donc sans surprise et avec beaucoup d’impatience que je me suis jeté dès la sortie sur le premier épisode de la saison 3. J’avoue tout de même avoir relu un peu ce que j’avais écrit sur la saison 2 afin de me remettre en tête toute l’histoire.

J’ai beau avoir réaffirmé dans ce bilan que rien ne valait la sensation d’enchaîner tous les épisodes d’une traite pour être toujours à fond dans l’humour de la série, je ne résiste en effet pas à la tentation, d’autant que je suis la série sur snapchat (youngertv) et que j’ai été bombardé tout l’été des photos du tournage. Oui, je suis comme ça.

Bref, je suis pressé de retrouver les différents personnages : Kelsey vient de perdre son fiancé mais se coltine désormais le frère jumeau, Liza voit son secret en danger mais se fait enfin embrasser Charles, Josh a pas mal évolué artistiquement (et rompu avec Liza, avant de lui avouer son amour), Maggie et Lauren sont en couples et la patronne est toujours aussi névrosée.

Il y a déjà assez d’éléments pour remplir une saison 3, mais je ne doute pas que les scénaristes sauront également me surprendre. C’est parti pour la critique des épisodes de cette année !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – A Kiss is Just a Kiss – 17/20
It’s always sexier when you can’t have them

Comme pour la saison 2, on retrouve la fille de Liza pour ce premier épisode, mais cette fois, elle se barre. Au moins, ça justifiera son absence de la saison si ça doit être à nouveau ça. Je trouve dommage que son personnage soit sous-exploité, mais quand je vois ce qu’ils font à leur principaux (Josh quasi-absent cette semaine), je me dis qu’ils n’ont pas le temps de gérer tout le monde. Le rappel de la saison précédente est habilement fait par Liza expliquant tout à Maggie, c’est assez agréable, en revanche la vingtaine de Liza passe de moins en moins pour crédible : l’actrice vieillit, c’est bien normal. L’épisode prend de fond l’ensemble des intrigues et c’est donc un retour réussit, avec des bons moments d’humour également. Kelsey reconnaît qu’elle n’était pas amoureuse de son futur mari, Diana est humanisée plus qu’au cours des saisons précédentes par une alcoolémie qui tombe bien, Liza comprend qu’elle n’est pas amoureuse de Josh, mais de Charles. Oui, sauf que son secret est en travers de son chemin et que lui sait se fait conseiller par son avocat/ami de ne pas sortir avec une assistante. L’humour vient des quiproquos principalement, ou en tout cas des révélations et manque d’informations de chacun des personnages. Bref, on est dans la comédie pure et c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting. Josh est totalement mis de côté, ce qui ne manquera pas d’en frustrer plus d’un(e), mais perso, je trouverais ça plus logique qu’elle finisse avec Charles. Je ne me fais pas d’illusion pour autant, c’est une série, il y a des chances pour que ça se termine dans les bras du premier, pour garder l’audience (majoritairement féminine et jeune, j’imagine). Bon, allez, j’arrête de faire mon vieil aigri et je savoure le voyage, c’est un épisode de retour efficace !

02.pngÉpisode 2 – The Marshmallow Experiment – 14/20
Am I the marshmallow?

L’épisode résout le problème de l’ordinateur de notre jumeau mort préféré (je déconne, c’est toujours du côté d’Harry Potter que je me tourne pour ça) de manière marrante, mais pas exceptionnelle, en le faisant finir dans une piscine. De quoi soulager Liza. Kelsey tourne définitivement la page, d’autant qu’elle apprend qu’elle a couché avec les deux frères, sans même le savoir. Je suis un peu surpris de voir ces problèmes résolus si vite, mais en même temps, il fallait bien ça pour que la série évolue vers autre chose. L’épisode remet en avant le couple Josh/Liza au détriment de Charles et introduit un nouveau personnage secondaire que j’imagine récurent pour la saison. J’ai ri quelques fois, mais j’ai l’impression qu’on a connu de meilleurs épisodes auparavant, celui-ci est un peu mou. La meilleure scène se trouve au tout début quand Liza est une fois de plus confrontée à son passé dans la promotion du livre pour lequel elle a accepté d’être un objet d’étude. J’espère que cette thématique deviendra fil rouge car j’ai de plus en plus envie que son secret soit découvert une bonne fois pour toute. Je sais que c’est ce qui donne son concept à la série, mais les quiproquos deviennent de plus en plus lourd et je suis prêt à les suivre dans le drama que cette révélation implique moi…

03.pngÉpisode 3 – Last Days of Books – 17/20
He’s my age, he’s hetero, he’s a doctor… Oh my god, am I basic?

Une ancienne amie de Liza l’appelle pour l’informer que leur bar à lecture s’apprête à fermer faute de profit. Elle ne se rend même pas compte de l’énorme piège que ça représente évidemment de s’impliquer dans quelque chose qui a trait à l’édition, du coup, elle en parle à Charles et ça se retourne contre elle. De son côté, Kelsey apprend à ses dépens qu’un fiancé mort n’est pas si évident à afficher lors de nouvelles rencontres, mais le plus drôle vient de Lauren qui trompe Maggie et de Diana qui tombe de la grande muraille de Chine. Il fallait y penser. Cet épisode était plutôt bien foutu dans son ensemble : bien que peu de choses avancent sur l’intrigue à long terme, les blagues fonctionnent toutes. Kelsey reprend confiance en elle, Lauren comprend qu’il ne sert à rien de vouloir être intéressante et qu’elle peut tout à fait sortir avec un docteur alors que Maggie la trompait déjà, ce qu’elle ne sait pas. C’est du pur soap, mais après tout, c’est aussi ça qui forme une comédie : au moins, on avance dans les intrigues mineures… et en plus de manière surprenante, car je n’aurais pas imaginé cette évolution pour Lauren.

04.pngÉpisode 4 – A Night in the Opera – 13/20
No what you need is to get —-

La série accentue encore un peu plus le décalage générationnel avec le sexe pendant les règles et la folie Youtubeur. Sur ce dernier point, ce n’est pas si étonnant que la série suive cette tendance qui est de plus en plus gênante du point de vue de l’édition. Cet épisode n’était pas au top et je dirais même que la série s’essouffle un peu, avec une Liza qui ne s’avoue pas être clairement attirée par Charles et plus par Josh. Il y avait bien quelques scènes marrantes mais l’ensemble était très prévisible (le plombier, quoi). Je reste totalement sur ma faim à la fin de cet épisode, pourtant c’est vrai qu’entre la convention, la rencontre avec le médecin et les décisions de l’actionnaire adolescent dont je n’ai toujours pas retenu le nom (oups), il s’est passé pas mal de choses. Seulement, pas de vrai fou rire cette semaine, or c’est vraiment ce que j’attends de Younger. Le problème est peut-être aussi que j’étais totalement imperméable à la caricature de Youtubeur qui était dessiné dans ces vingt minutes. Pas encore de quoi s’inquiéter, je vais attendre le prochain épisode avec impatience et puis c’est tout. En tout cas, cette saison paraît vraiment en dents de scie niveau qualité pour le moment.

05Épisode 5 – P is for Pancake – 14/20
I’m always on the market for a new hat

Oh un épisode qui parle au littéraire que je suis, ça faisait longtemps ! Cette fin où Charles crache à la tronche de l’ado est génialissime, cela faisait plusieurs épisodes que j’espérais que ça arriverait ! Je veux dire, en tant que littéraire, je ne peux pas approuver les décisions qu’il voulait prendre pour les livres et donc, c’est parfait. Le reste de l’épisode traitait principalement du personnage de Kelsey, qui recommence les rencards avec beaucoup de succès. La théorie du bad pancake est plutôt géniale tant elle sonne véridique (surtout pour un accro de séries comme moi), en revanche, la raison pour laquelle elle l’abandonne est tellement naze que j’espère qu’il va se battre un peu plus que ça (même si son égo doit en avoir pris un sacré coup). J’ai moins aimé quand même l’intrigue autour de Maggie qui sort de nulle part, mais il y avait de bonnes blagues. Une saison qui continue d’être solide selon moi, ça fait plaisir.

06Épisode 6 – Me, Myself and O – 14/20
And you are diabolically clever

Les difficultés financières d’Empirical continuent et tout le monde cherche le livre qui sera le prochain grand succès d’édition. Par chance, leur faux Georges R. Martin a écrit un nouveau livre sous pseudonyme et sous l’identité d’une jeune femme. Liza et Kelsey font tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir le livre. De son côté, Maggie essaye un peu trop d’être dans les bonnes grâces de sa nouvelle petite-amie et ça se répercute évidemment sur sa relation avec. Côté coeur, Liza est toujours paumée entre Charles et Josh, surtout que ce dernier est un peu trop needy et réclame des choses qu’elle ne peut lui donner, comme une relation sexuelle chez son boss. Pas facile tous les jours la vie d’une fausse vingtenaire. Ce triangle amoureux continue donc de maintenir la majorité des intrigues de la série, se transformant d’ailleurs en quadrilatère avec la nouvelle compagne de Charles qui se montre bien jalouse de Liza. L’épisode n’a rien de révolutionnaire et n’est pas aussi drôle que d’autres ont pu l’être, mais la série reste marrante à suivre cette semaine. J’attends maintenant un peu plus d’avancées dans les semaines à venir, j’avoue.

07.pngÉpisode 7 – Ladies who Lust – 15/20
I am Aubrey Lexis

Cette saison continue de traiter les difficultés financières de la boîte avec la parution de Me, Myself and O qui est un vrai succès d’édition. Problème : Liza, Kelsey et Charles craignent maintenant la révélation de l’identité de l’auteur. Et ce n’est pas bien dur de les comprendre franchement. De son côté, Maggie poursuit sa relation avec une juive, une sous-intrigue qui décidément n’arrive pas à me convaincre, avec la rencontre des amies cette semaine. C’est mieux du côté de Liza & Josh dont la relation n’est toujours pas fonctionnelle sur le long terme et surtout du côté de Kelsey, qui n’est en fait toujours pas remise de la mort de son ex-fiancé. Tu m’étonnes. Cela dit, les choses s’arrangent pour elle quand elle se fait draguer lourdement par un journaliste. La magie des séries. Et même si l’on n’avance pas vraiment cette semaine non plus et que j’attends toujours, comme la semaine dernière, que cela se fasse, cet épisode m’a un peu plus convaincu. Le vent de fraicheur de la saison 1 est toujours présent et ça fait drôlement plaisir de retrouver ces personnages chaque semaine.

08.pngÉpisode 8 – What’s up, Dock? – 15/20
Liza, don’t interrupt my moment with your plans

Toujours aussi bon cette semaine : Liza se casse la clavicule et souffre le martyr (comme je la comprends pour avoir été à sa place), Kelsey vit un vrai rêve éveillé avec son nouveau copain journaliste/auteur et Diana se prend un nouveau râteau, grâce à un parfait inconnu charmant qui la drague mais s’avère être marié à un mec. Bim badaboum. Tout un tas d’humour dans cet épisode et surtout tout un tas d’avancées majeures dans la vie sentimentale de Liza qui se retrouve au cœur de l’affection de trois hommes. Bon courage. J’ai vraiment apprécié cet épisode qui ramène son (ex) mari dans le mix déjà bien trop compliqué qu’est sa vie (de loin la meilleure partie de l’épisode), autant que l’intrigue autour de Maggie étant sa famille. C’est triste, mais Maggie est bien plus intéressante quand elle n’est pas en couple et que les scénaristes n’essayent pas à tout prix de lui donner quelque chose à faire. Josh est bien mignon, mais en définitive, je continue d’être persuadé qu’elle est bien plus faite pour terminer avec Charles une fois que la vérité éclatera. Ce qui j’espère ne tardera pas trop maintenant que Charles a rompu avec sa copine qui va clairement vouloir se venger de cette trahison. Et puis, cette scène de l’accident de vélo reste l’une des plus drôles. Bien sûr, l’amnésie est un grand classique, mais comme souvent dans ces cas-là, ça fonctionne plutôt bien et l’enchaînement est joyeusement mis en place, alors je vais fermer les yeux dessus et attendre impatiemment la semaine prochaine.

Capture d'écran 2016-12-04 22.13.05.pngÉpisode 9 – Summer Friday – 13/20
It’s us. Living in the now.

Épisode un peu moins drôle cette semaine, mais qui permet d’avancer. Quand je pense qu’ils ont inondé de snapchats autour de la piscine fin août pendant une semaine juste pour une scène ou deux… C’est donc l’arrivée de l’été et Maggie continue de totalement stagner puisque les scénaristes ne savent pas trop quoi en faire. Liza, elle, évolue selon la direction attendue, à savoir que son couple avec Josh consiste désormais en une longue suite de crises qu’elle essaye de résoudre avec plus ou moins de bonne volonté. Cet épisode n’est de ce point de vue pas hyper intéressant. C’est à peine mieux du côté de Diana qui, à défaut d’un râteau, se retrouve à sortir avec l’ex de son psy. Niveau emmerdes à venir, on peut difficilement envisager situation plus propice. Le meilleur de l’épisode vient une nouvelle fois de Kelsey qui agit de manière précipitée et totalement conne en permettant à son mec de gagner un meilleur chèque chez la concurrence… Au risque de griller sa carrière, ce qui ne ressemble pas trop au personnage. Quelques blagues enveloppent le tout, c’est sûr, mais c’est un épisode moins cool que le reste de la saison… peut-être aussi à cause de l’absence de Charles, parti en vacances histoire de ralentir encore un peu le reste de la série.

Capture d'écran 2016-12-08 15.00.30.pngÉpisode 10 – Pigeons, Parrots and Stork – 15/20
I don’t think I said this enough but I love you

Équilibre rétabli cette semaine entre humour et avancée de l’intrigue avec une énorme crainte en début d’épisode : Liza se pense enceinte. Crainte, oui, mais uniquement pour elle et Maggie. C’est assez clair que Josh lui aurait bien aimé être papa et c’est une évolution sympa de la part des scénaristes. Tout ça nous prépare à une fin de saison qui va être très cool, Liza finissant l’épisode avec une envie de le larguer très claire. C’est plutôt une bonne idée, mais toute cette saison aura été étiré pour en arriver là où on aurait dû être dès le début. Les épisodes étaient drôles et la série fraîche comme à son habitude. Autrement, l’épisode continue de s’attarder sur Diana et son nouveau nuisible de mec, et je suis mitigé pour le moment. Elle paraît heureuse alors qu’il apparaît clairement qu’il va lui tirer dans les pattes et lui poser pas mal de problèmes dans la suite de la saison/série. Kelsey entre en confrontation avec Charles, mais tout finit bien pour elle, ce qui est peut-être le côté le moins crédible dans cet épisode qui a réussi à bien gérer Liza/Josh pour une fois. En effet, après l’énorme bourde qu’elle a fait la semaine dernière, c’est étrange de ne pas la voir au moins se faire blâmer d’une manière ou d’une autre. Charles reste hyper nécessaire à l’ambiance de la série et son retour est une très bonne chose, d’autant qu’il participe aussi au comique du personnage de Diana qui me plaît énormément cette saison quand elle avait tendance à m’énerver au départ.

11.pngÉpisode 11 – A Book Fair to Remember – 16/20
He told me he wants to have kids, Maggie, I think I have to end it

À deux épisodes de la fin, le casting s’exporte dans les Hamptons pour une petite fête sur la plage et un salon d’édition. C’est une bonne opportunité pour s’éloigner un peu de Josh et voir Liza enfin galérer à garder son secret : quelqu’un l’a finalement trouvé sur internet et, pas de bol, c’est une assistante d’EW qui a un intérêt à garder son secret. Voilà qui explique pourquoi elle n’arrête pas de popper comme un pokémon depuis quelques épisodes. Pokemon Go, auquel les scénaristes font référence ce qui prouve la rapidité des effets de mode en 2016, tout de même (et ce n’est pas la première fois que j’en entends parler depuis septembre). Cela fait trois ans que ce type d’intrigue devrait exister, c’est donc une très bonne chose, surtout pour un season finale. Liza galère donc à tenter de convaincre Kelsey de vendre un bouquin qui hurle au désastre rien que par son résumé. Malgré tout ça, Liza prend encore le temps de (se faire) draguer Charles, dans un ensemble de scène un peu gênantes, mais certainement pas aussi gênantes que la situation dans laquelle se retrouve Diana, voulant faire des photos sexys pour son mec et terminant à poil sur la plage. Tout cela mène à un slow magique sur Take my breath away, avec enfin le premier baiser Charles/Liza, et l’arrivée dramatique de la demande en mariage de Josh. OH OH, bordel, on se croirait dans une série américaine !

bonus12.pngÉpisode 12 – Get Real – 19/20
Your lies are hurting everyone around you

Cet épisode final bénéficie d’un effet explosif grâce au cliffhanger qui le précède et le gère plutôt bien : Josh demande donc Liza en mariage en écrivant Marry Me sur son lit, avant de la surprendre en train d’embrasser Charles ; inutile de dire que c’est violent. Josh disparaît donc et le retour à New-York est donc plein de surprises avec une Lauren qui réapparaît enfin après une disparition de plus d’une demi-saison. Bon, bizarrement, elle ne me manquait pas tant que ça alors j’imagine que la série avait trouvé son équilibre sans elle. Son retour est surtout prétexte à retarder la confrontation avec Josh, alors que Liza est face à une nouvelle situation à risque : son ex-mari qui veut la récupérer, encore et toujours, et qui l’appelle lors d’un show sur le bien-être auquel elle assiste avec Kelsey. Quant à Diana, elle tente de faire parler son perroquet, ce qui s’avère évidemment la mauvaise idée du siècle quand elle le ramène au boulot et qu’il se met à déballer ses ébats sexuels. Sans surprise, pour le coup. Tout cela mène à LA fin que je voulais et attendais depuis trois saisons : Kelsey galère avec son mec et décide de squatter l’appart de Maggie et Liza où cette dernière lui révèle enfin la vérité. La suite en 2017. Oh you bastards ! La dernière scène est chargée en émotion puisqu’elle suit une rupture entre Josh et Liza, puis entre Kelsey et son mec. Autant dire que c’est très fort et que ça fout les nerfs comme cliffhanger. Je suis heureux de ce renouvellement anticipé pour une saison 4, j’aurais pas supporté de devoir attendre la confirmation d’une saison supplémentaire !

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EN BREF – Si la série en impose toujours autant en terme de fraîcheur et joie de vivre, il faut bien reconnaître que cette saison 3 se perd en route dans ses multiples intrigues : certains épisodes se font sans Charles, d’autre sans Lauren, certains se concentrent sur la relation un peu étrange de Maggie avec sa nouvelle copine à laquelle je n’ai pas accroché, d’autres zappent les histoires perso de Kelsey ou Diana, etc. C’est un peu dommage que tout ne soit pas abordé de front, surtout que c’est clairement fait pour retarder au maximum les révélations sur le secret de Liza. Qu’importe, dans le fond, le niveau général se tient quand on prend un peu de recul, tant du côté de l’humour que de l’intrigue de fond qui mène à la confrontation que j’attendais depuis trois ans. La rupture avec Josh est une bonne chose, mais pas autant que l’aveu à Kelsey, qui ouvre de belles perspectives pour la saison 4. C’est une scène-clé de la série à laquelle nous assistons, puisque rien ne sera plus comme avant désormais, mais en même temps, c’est mené d’une main de maître. Je suis vraiment curieux de voir ce que réservera la prochaine salve d’épisodes – et un peu intrigué sur le prolongement à plus long terme d’une série qui arrive, l’air de rien, un peu au bout de son histoire. Bref, une saison dans l’ensemble maîtrisée, mais pas exempte de défauts, qui apporte une nouvelle pierre à l’édifice que sont ses personnages et qui grandissent tous (plus ou moins vite) cette saison. Vite, la suite !

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That ’70s show (S08)

Avis : C’est parti pour les 22 derniers épisodes de That ‘70s show (déjà/enfin). La série s’est essoufflée dès sa quatrième saison et malgré un renouveau sympa tout au long de la cinquième saison, on ne peut pas dire que ce soit une surprise de voir cette dernière année raccourcie de trois épisodes. Il est largement le temps de conclure les aventures de Forman et compagnie, la septième saison a souffert d’énormes longueurs sur ses débuts (the same old things ?) et il a fallu longtemps avant que la mayonnaise ne prenne.

S’il y a une chose que j’ai retenu des nouvelles saisons de cette série par le passé, c’est qu’il fallait se méfier des apparences (et non, ça n’a rien à voir avec le lancement de la dixième saison de Secret Story que j’ai abondamment commenté sur Twitter la veille de commencer cette saison, désolé). Je m’attends donc à peu de choses, le choix logique serait toutefois de recommencer deux mois plus tard avec un retour d’Eric car il s’ennuyait en Afrique et une Jackie qui revient pour entretenir sa relation avec Hyde ou Kelso.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’ai vraiment pas envie de voir Kelso se remettre avec Jackie, ce serait genre la pire idée du siècle et j’aurais du mal avec la fin de la série si c’est ce qu’ils nous réservent. Jackie et Hyde restent mes personnages préférés. Je ne vois pas d’autres évolutions possibles, si ce n’est un mariage Donna/Eric pour conclure la série. Je suis curieux de voir comment ils vont développer le nouveau personnage introduit en fin de saison dernière, Charlie. Bref, il y a beaucoup de possibilités, donc je ne vais pas trop m’attarder ici et plutôt faire play !

 Note moyenne : 16/20s08.png

Épisode 1 – Bohemian Rhapsody – 20/20
That was an awkward landing. I hope he’s OK.

Awkward? C’est le moindre des mots ! Je m’attendais à beaucoup de choses, mais clairement pas à une saison sans Eric ! Hello Wisconsin ! Le générique fait peau neuve, une fois de plus, et je trouve ça dommage d’oublier l’idée de la voiture. Certes, ça fait bien longtemps qu’on ne la voit plus, mais réunir tout le casting sur la même image était plus sympa. Je l’ai relancé une seconde fois quelques secondes après le visionnage : mon dieu, plus d’Eric ni de Kelso ?! Comment j’ai pu passer à côté d’une info aussi importante ? Le personnage principal s’est barré avant la dernière saison ? Et un autre n’est plus que guest star ? Wow. Il avait tendance à me saouler, j’imagine que ce n’est pas plus mal.
Bref ! Kitty décide d’envoyer une cassette audio à son fils et cela permet une construction différente : l’épisode reprend un mois après le départ d’Eric et offre la possibilité de flashback pour raconter ce qu’il s’est passé, tout en développant ce qu’il se passe aujourd’hui dans la maison Forman. L’idée est bonne et donne l’impression que 40 minutes se sont déroulées alors qu’il n’y en a eu que vingt. C’est très réussi : il y a énormément d’humour (Kitty qui se drogue !), les relations et dynamiques entre personnages sont bien fichues et, à l’exception de Kelso, tous les personnages progressent dans leur continuité avec cet épisode. Bien sûr, Jackie régresse et Fez n’évolue pas, mais c’est sans surprise concernant ces deux-là. Les scénaristes se débarrassent de Charlie quand il aurait pu logiquement remplacer Eric (mais ça n’a pas plu aux fans j’imagine ?) et collent une FEMME à Hyde, au moment où l’espoir d’une réconciliation avec Jackie apparaissait. Très, très bon lancement de saison donc, mené par une Kitty très en forme avec son microphone. Je n’y croyais plus et c’est le départ du personnage principal qui permet aux scénaristes d’écrire un de leurs meilleurs épisodes. Improbable.

Épisode 2 – Somebody to Love – 15/20
This is definitely gooder. Gooder? Yeah that’s a word.

Samantha Hyde reste chez les Forman après avoir fait ses révélations explosives. Steven essaye de récupérer son magasin auprès de Léo pour découvrir que c’est devenu un point de rendez-vous pour hippies. Il reprend donc les choses en main et embauche Randy. Jackie a besoin de se changer les idées et demande l’aide de Donna et Fez dans un bar. Les choses ne se passent toutefois pas comme prévu et elle finit par se torcher dans un bar, ce qui correspond tout à fait à l’âge et au caractère du personnage. Elle finit par montrer un de ses seins à l’ensemble du bar… une expérience comme une autre. L’épisode retombe un peu après le premier, mais ça reste assez drôle et je trouve la transition avec le départ d’Eric vraiment bien géré.

Épisode 3 – You’re My Best Friend – 14/20
Who the hell are you?

Yvette Nicole Brown !! Ok elle n’est pas du Whedonverse, mais eh, elle vient de ma sitcom préférée ! Les garçons organisent une soirée pour Hyde afin de rattraper son enterrement de vie de jeune garçon, et bien sûr ils font ça chez les Forman. Donna en profite pour faire une soirée fille en ayant l’énorme tact d’inviter en même temps Jackie et Samantha. Ca se passe mal des deux côtés : les garçons finissent en cellule et Donna réalise qu’elle n’a aucune raison d’être amie avec Jackie si ce n’est qu’elle n’a pas d’autres amies. C’était sympa. Randy fait ses preuves auprès du groupe et de Red… et Kelso se fait virer. Bon, au moins, je ne peux pas dire que les choses n’avancent pas cette saison. C’est à croire que les scénaristes veulent raconter tout ce qu’il reste à raconter en une saison.

Épisode 4 – Misfire – 15/20
I mean I love you and all but that is the worst idea I have ever have!

Kitty et Red fêtent leur 25 ans de marriage et Kelso en profite pour demander Jackie en mariage. OH HELL TO THE NO. En fait, tout commence 48h avant quand il réalise qu’il veut l’épouser parce qu’il n’a rien dans la vie… et elle non plus. L’épisode est une torture pour Jackie et Kelso qui hésitent tout du long sur la décision à prendre. Kelso la demande donc et elle dit non, ce qui permet une jolie porte de sortie pour Kelso, qui va clairement manquer à la série dans les 18 épisodes restants. J’assiste là à une lente agonie de la série je crois, d’autant que tout indique que Donna est filtrée par Eric qui ne lui téléphone pas et l’expédie en quelques secondes. Pas d’inquiétude, elle a Randy pour la consoler… Humph. Ironiquement, malgré ces départs et cette nostalgie ambiante, la série réussit à maintenir le niveau de ces épisodes pour le moment et la saison semble être une belle manière de dire adieu à ses personnages.

Épisode 5 – Stone Cold Crazy – 19/20
Fez, that’s the dumbest thing I’ve ever heard. Catchy tune, though.

Donna ne lâche pas l’affaire et veut envoyer des photos sexys à Eric, elle demande donc conseil à Samantha, en toute logique, avant de laisser son père se charger de l’envoi à la poste. Tout est dit : les photos sont découvertes par Kitty, puis Red, puis Steven, Randy et Leo qui le vend à Fez qui le donne à Jackie. Cas classique, vu et revu au théâtre, mais qui fonctionne à merveille. Samantha aide ensuite Kitty à apprendre quelques mouvements pour attirer à nouveau l’attention de Red, mais elle réussit seulement à mettre le feu à ses cheveux (et mon dieu que c’est étrange cette nouvelle coupe). Kelso s’étant barré à Chicago, Jackie et Fez deviennent colocataires… Au moment où Fez retrouve Caroline, encore plus déglinguée qu’à l’époque ! L’épisode est ainsi une vraie réussite qui enchaîne trois histoires extrêmement comiques, je ne suis plus habitué.

Épisode 6 – Long Away – 14/20
What? He’s not coming home. Eric broke up with me.

Ce qui devait arriver arriva : Jackie et Fez voient d’un mauvais œil le rapprochement (qui sort presque de nulle part) entre Donna et Randy. Ils décident donc d’envoyer une lettre à Eric. Pendant ce temps, Red se rend à une convention de vétérans avec Léo, pour découvrir que ce dernier en est un aussi. L’épisode joue un peu avec la chronologie puisqu’il se déroule sur deux semaines, mais il permet d’avancer sympathiquement vers autre chose. La séparation Eric/Donna est quand même osée de la part des scénaristes, même si c’était assez prévisible, notamment le fait que ce soit Eric qui la largue avant la lettre de Jackie et Fez. La saison a ses hauts et bas quand même et l’intrigue autour de Léo était pas des plus passionnantes.

Épisode 7 – Fun it – 15/20
What do we do with a stolen clown?

Bon et bien il faut croire que le départ d’Eric et de Kelso ne me gêne pas plus que ça car l’humour est toujours là. Le gang décide de voler le clown d’un restaurant où Randy a décidé de les emmener. L’épisode réussit plutôt bien à réunir tous les personnages autour de cette intrigue un peu tordue par les cheveux, mais ayant une peur irrationnelle des clowns comme Jackie (non quand même, moins poussif que ça), j’ai eu un peu de mal à accrocher. Cela dit, Kitty sauve littéralement ces vingt minutes, une fois de plus, apportant tout l’humour nécessaire, secondée par Red et une Jackie hystérique. Celle-ci n’étant jamais aussi drôle que quand elle est hystérique.

Épisode 8 – Good Company – 15/20
So you see not telling each other what they don’t want to hear is what a family is about.

Fez couche avec une de ses clients au salon de coiffure, qui s’avère être aussi une ancienne amie (ennemie) de Kitty. Pas de chance : tout le gang le sait et Kitty finit par le découvrir quand elle les voit s’embrasser. Elle se sent trahie par Fez, surtout quand celui-ci lui répond qu’elle n’est pas sa mère. Ah lala. Autrement, c’est l’anniversaire de Donna et personne ne sait quoi lui offrir, même si Randy souhaite vraiment que ce soit quelque chose de cool comme elle. Les scénaristes ne sont pas du tout en train de forcer les choses. C’était sympa de voir se développe la relation Kitty/Fez, en tout cas, la voir reconnue pour ce qu’elle est par les personnages. L’épisode avait quelques bonnes blagues, mais n’était toutefois pas exceptionnel pour autant, comme souvent avec cette série.

Épisode 9 – Who Needs You ? – 13/20
You hear that Point Place? Randy Pearson loves little boy.

Jackie nettoie tout l’appartement mais a la bonne idée de s’endormir pendant qu’elle fait couler son bain… brillante idée Jackie. Pendant ce temps, Hyde et Samantha (oui, elle est miraculeusement revenue) emménage à l’étage des Forman puisqu’il y a de la place et Donna fait une collecte pour la radio… qui ne fonctionne pas. L’épisode fonctionne peu, malgré des retours de guests plutôt réussis et cools. La conclusion des différentes intrigues est réussies, à l’exception de celle de Donna qui sort tout droit sortie du cercle de Steven/Kelso/Eric et Fez. Bref, un moment de divertissement sans plus.

Épisode 10 – Sweet Lady – 11/20
Well hello crazy girl talking into a hairbrush

Jackie décide de trouver un travail et, quand elle voit son idole télé au salon de coiffure de Fez, elle espère pouvoir travailler pour elle… Elle finira assistante/larbin et sera joyeuse de l’être, alors que bon… De son côté, Steven est amené par Red à une soirée entre vieux mariés qui ne se passe pas au mieux, sans surprise. Aïe, la série s’enlise vraiment et la relation Donna/Randy ne fonctionne pas comme elle devrait. Les scénaristes veulent nous les vendre comme mignons ensemble, mais ça ne prend pas du tout, c’est limite angoissant de voir Donna flipper que Randy veuille coucher avec elle à la soirée où il l’emmène alors que ce n’est pas le cas. Prévisible et pas ouf, on commence à s’enfoncer vraiment bas dans cette saison, c’est dommage.

Épisode 11 – Good Old Fashioned Lover Boy – 14/20
– Holy macaroni, it’s Jackie ! I know someone who’s on TV.
– What do you know? It really is an idiot box!

Jackie a donc un nouveau travail et ça occupe bien les ¾ de l’épisode, on sent que Mila Kunis attire les audiences, entre son rôle-titre dans le générique et son omniprésence cette saison. Tant mieux, j’adore son personnage. Toute son intrigue est assez prévisible avec les cookies de Kitty qu’elle fait passer pour les siens. Bon, le reste est bien moins bon et se concentre à nouveau sur la vie romantique de Donna puisque Léo est amoureux d’elle. J’en arrive presque à trouver que Kelso et Eric manquent, pour la première fois. Le cadre du show a beau être constitué des mêmes lieux et ambiances, on sent bien l’univers qui change et les scénaristes qui rament sur certaines dynamiques ! Un peu dommage, même si cet épisode est légèrement mieux.

Épisode 12 – Killer Queen – 16/20
You’re gonna get fired, you’re gonna get fired ♫

Pfiou, à entendre le générique je commence déjà à être nostalgique de me dire qu’il ne m’en reste plus que dix à entendre ! Bref, Jackie continue d’être torturée par sa boss bipolaire au boulot (au point d’en arriver à embrasser Fez à la télé quand même) et à l’approche de la Saint Valentin, Red explique à Steven qu’il garde secrètement des cadeaux pour Kitty dans le sous-sol… Comme par hasard, le cadeau en question disparaît. Enfin, Donna aimerait que Randy l’emmène en rencard et finit par lui proposer, mais celui-ci a déjà des plans avec une autre fille. Du coup, il lui demande de l’aide pour préparer le rencard qui, oh surprise, s’avère être avec elle… Toute cette lourdeur des scénaristes ! Quant à Jackie, elle est finalement virée, dommage.
PS : À noter, en 2016, cet épisode est un peu moins fun quand il est question d’un 13 novembre ou quand Jackie et Fez nous sortent une réplique de La Reine des Neiges, mais bon.

Épisode 13 – Spread Your Wings – 16/20
It’s all a part of making Eric’s room less girly.

Les Forman décident de reconvertir la chambre d’Eric, ce qui sent bon l’épisode nostalgique, avec pour twist que Steven y a quelque chose à récupérer. Donna est enfin passée à l’étape rencard avec Randy et tout le monde les surprend, mais comme je le disais : épisode nostalgique, donc elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Loin de tout ça, Fez fait embaucher Jackie comme femme de ménage au salon de coiffure et ment à ses collègues sur sa folle vie privée pour obtenir un rencard. Les choses avancent enfin un peu, même Kitty est au courant pour Donna et Randy !

Épisode 14 – Son & Daughter – 17/20
Oh look Red this egg is kinda shape like Randy’s head… and now it’s trashed just like Donna.

Le père de Steven est de retour et a besoin de son fils pour garder sa maison : bref, tout le gang se retrouve dans une riche maison. Ca change un peu le décor au moins, mais l’évidente fête qui s’y déroule est à peine montrée. C’est le lendemain que Steven casse la guitare de son père. Kitty est encore énervée après Donna, malgré les excuses de cette dernière. Une fois de plus, Kitty est de loin la plus géniale dans cet épisode, s’en prenant même à un Red qui essaye de défendre Randy et Donna, avant d’empirer la situation avec l’ex-rouquine. L’épisode était franchement bon, avec un bon humour d’un bout à l’autre et des moments sympas pour tous les personnages.

Épisode 15 – Keep Yourself Alive – 17/20
I had a good reason to throw up: I was drunk.

L’épisode commence sur le retour de soirée de l’ensemble du casting, minus Bob. Voilà un nouveau moment nostalgique pour la fin de la série, l’ensemble du casting réunit dans une même voiture. Bien sûr, ça finit mal : Fez perd la bague de fiançailles de Kitty. Du coup, Kitty & Red rentrent chez eux pour que Kitty puisse boire et les jeunes restent à chercher la bague. C’est un autre excellent épisode qui réunit le casting autour de la même intrigue à travers plusieurs sous-intrigues : Kitty apprend que sa bague n’a rien coûté, Jackie tombe dans l’eau à cause de Steven avec qui elle va clairement elle se remettre dans un futur proche, Donna pisse dans les buissons et Fez boit la pisse de son poisson. Franchement, très très bon.

Épisode 16 – My Fairy King – 14/20
I can explain this. You’re both my husband.

Fez a désormais une petite amie et Samantha (qui comme toujours dans That ‘70s show réapparaît de nulle part comme si elle avait toujours été là) a un second mari. Comme par hasard : c’est un bon plan pour annuler un mariage très embêtant. Et en plus, c’est fait hors-caméra ! Pendant ce temps, Jackie déprime d’être célibataire et fait une liste des qualités qu’elle recherche, ce qui l’amène à considérer Fez comme petit-ami parfait. Oh mon dieu, je refuse. Quant à Red, son magasin n’attire pas les foules et il parvient à le vendre pour un bon prix : c’est l’heure de la retraite. Oh, ça sent la vente de la maison et le départ des Forman dans les épisodes finaux…

Épisode 17 – Crazy Little Thing Called Love – 16/20
Are you sure you like Fez? I mean… Think of all the things you said about him over the years?

Red s’ennuie à la retraite, ça promet, et Hyde lui propose de travailler un peu pour lui. Red se tue alors à la tâche en se rajoutant du travail et en se montrant hyperactif. De son côté, Jackie se sent vraiment amoureuse de Fez. Non, mais juste non, c’est comme la copine actuelle de Fez : ça sort trop de nulle part. Ce n’est pas ce que j’attendais des deux dernières heures de la série, mais voir Jackie chez le psy, c’est parfait, autant que Donna et Kitty. Ce personnage de psy est une belle réussite. L’épisode est vraiment sympa, même s’il est hors de question de voir Jackie finir avec Fez !

Épisode 18 – We Will Rock You – 16/20
Jackie Burkhart and I are in love… with disco.

Hyde organise un feu de joie pour détruire des vinyles disco, ce qui réunit tous les jeunes du casting, soit parce qu’ils sont contre (Fez et Jackie), soit parce qu’ils sont pour. Donna découvre le passé de Randy et est choquée de découvrir qu’il a eu un sacré nombre de petites amies. Jackie se fait un peu maltraiter par ses sentiments pour Fez qui ne se rend pas compte du mal qu’il lui fait. Comment le pourrait-il ? Côté adulte, Kitty invite les nouveaux voisins et découvre au passage qu’ils sont gays… Ce que Red met un peu plus de temps à percuter. L’intrigue est marrante et joue à fond des clichés.

Épisode 19 – Sheer Heart Attack – 15/20
Caroline? I haven’t seen you since you tried to kill us.

Jackie vit de plus en plus mal sa colocation avec Fez qui s’est transformé pendant la saison, allez savoir comment, en womanizer. Heureusement, cependant, il se décide à n’aimer plus qu’une seule fille et Kitty est sûre qu’il s’agit de Jackie, donc elle lui dit. Évidemment, elle se trompe à peu près autant que Randy qui pense Fez gay : Fez est amoureux de Caroline qui est encore et toujours cinglée. Jackie se console avec la bouffe un temps, puis confesse son amour. Dans une intrigue moins marrante/importante, Hyde et Red décident de vendre les pilules pour le cœur de ce dernier, qui servent de drogue… Pourquoi ? Comment ? Red ?! C’était un peu trop en-dehors du caractère du personnage pour être parfaitement crédible

Épisode 20 – Leaving Home Ain’t Easy – 18/20
Look what she wrote on the side “Fez has a tiny…” I DO NOT!

Jackie décide de prendre sa revanche sur Fez qui a rejeté son amour alors que, de son côté, Bob décide de vendre sa maison et déménager en Floride. Quand Red en profite pour se moquer de lui une fois de plus, les choses dégénèrent et Bob finit par éclater en insultes envers Red, avant de lui proposer de co-gérer son futur magasin. C’était tellement obligé ce départ des Forman pour conclure la série. Oh, je ne suis émotionnellement pas prêt. Donna ne veut bien sûr pas déménager, mais Bob a vendu la maison, elle décide donc d’emménager avec Randy, ignorant tout de la violente destruction mutuelle qui se déroule entre Fez et Jackie. Randy continue de se révéler de plus en plus décevant pour Donna et elle flippe totalement à l’idée de s’engager, préférant finalement rompre et partir à l’université. Cet épisode prépare vraiment bien le terrain pour la fin de la série et c’est franchement difficile de voir toutes les intrigues et dynamiques imploser les unes après les autres. Excellent épisode donc.

Épisode 21 – Love of My Life – 18/20
I guess the four of us will never sit here together again

C’est au tour de Steven de voir sa vie chambouler : son père vend le magasin et le prévient par courrier. Fez ramène son meilleur ami d’enfance à Point Place et il s’avère bien surprenant niveau origines. C’est bien étrange de choisir l’avant dernier épisode de la série pour introduire ce personnage, mais c’est une bonne excuse pour montrer Hyde abuser de la drogue et décider d’arrêter tout en donnant une explication au possible départ de Fez. De leur côté, les Forman vendent la maison : c’est Red qui se charge des visites car Kitty va travailler (pour genre la première fois de la saison) et évidemment ça se passe de manière bien drôle. La visite par Kitty est cela dit encore mieux : un long monologue brillant et plein d’émotion parfaitement interprété, un peu comme le moment d’angoisse de Steven comprenant tout ce qui est en train de se passer. Bon, OK, je sais, cet épisode a dû mal rester pleinement drôle puisque la fin approche, mais le niveau émotionnel atteint est digne d’une série qui a tenu huit ans, malgré l’absence de deux de ses personnages principaux et des dynamiques modifiées à la dernière minute. La saison s’en sort bien malgré tout, compensant vraiment beaucoup de défauts.

Épisode 22 – That ‘70s Finale – 20/20
Red this is my home, I don’t wanna go.

Hello Wisconsin ! Comment ça pas de générique ?! C’est honteux, j’attendais un dernier générique remodifié. L’épisode prend le parti des flashbacks des huit dernières saisons pour redonner un bon élan de nostalgie. Cependant, pour ses dernières vingt minutes, That ‘70s show a beaucoup à offrir ! En ce 31 décembre 1979 (faut m’expliquer, ils étaient en 76 dans les premières saisons), Fez et Jackie ne parviennent pas à s’embrasser, Kitty ne veut plus déménager, Kelso revient pour tomber du château d’eau (et dire burn !), Donna ne part pas à l’université, Red dit finalement I love you et… Eric rate son avion. L’épisode est un beau mélange d’émotions, avec de vraies bonnes blagues. Je suis peut-être trop indulgent parce que c’est le dernier épisode, mais il était ouf, laissant juste assez de temps d’écran à chaque personnage. On n’aura finalement pas le droit à la moindre seconde des années 80, avec une très belle fin pour ce groupe. La fin est plus ouverte que jamais : ces personnages ne quitteront jamais Point Place, c’est nous qui les quittons. s082.png

EN BREF – Une saison conclusive pas évidente pour les scénaristes, avec le départ d’Eric et de Kelso à gérer. Dans l’ensemble, il y a les longueurs habituelles et un travail de dingue qui permet de compenser de nombreux défauts. Cette saison a permis de renforcer pas mal de choses, à commencer par le personnage de Kitty. Sur la toute fin, je ne dirais pas qu’elle est parfaite malgré cette note excellente : c’est une fin ouverte, qui nous invite à contempler le chemin parcouru par les personnages grâce aux flashbacks. Aucune route n’est vraiment achevée : ce qui s’achève, ce sont les ‘70s. Si je ne suis pas convaincu par Fez/Jackie, je suis content qu’elle ne finisse pas avec Michael, ce qui aurait fait céder la série à la pression d’une routine américaine qui veut que les premiers couples d’une série soient ceux qui terminent ensemble à la toute fin. C’est certes le cas d’Eric et Donna, mais il faut reconnaître qu’il n’y a rien qui aurait justifié de les garder séparés après ces huit saisons. Alors oui, il y a eu des défauts tout au long du chemin de ces huit saisons, mais dans l’ensemble, cette saison conclut bien les aventures Forman.

Je suis heureux d’avoir intégré cette série à mon challenge car je ne la connaissais que peu et n’en connaissais que bien peu de spoilers, je ne savais même pas qu’Eric n’était pas dans la dernière saison quoi ! J’avoue toutefois que j’avais déjà vu la dernière scène dans un dossier Allociné sur les fins de série, il y a très très longtemps et que ça m’est revenu quand j’ai vu les filles descendre au sous-sol. Voilà, une nouvelle série terminée pour le challenge, il me reste à aller imaginer la suite des intrigues de ces personnages dans ma tête et à vous dire… Goodbye Wisconsin !