Grey’s Anatomy – S22E04 – Goodbye Horses – 14/20

Si je ne vois pas forcément où les scénaristes veulent aller de manière globale pour cette saison, il est assez évident qu’ils ont des trajectoires bien définies pour chaque personnage. Cela manque un peu de cohérence d’ensemble, mais ça fonctionne si on prend chaque intrigue à part. C’est de plus en plus écrit comme ça depuis plusieurs saisons, ça ne me surprend donc pas. Juste, dans celui-ci, c’était particulièrement visible que tous les personnages ne se croisent pas, et que certains sont mentionnés sans pour autant que l’acteur n’apparaisse à l’écran…

Spoilers

Jackson est de retour à l’hôpital.


People carpool for all sorts of reasons.

Soyons clairs dès le début : ce n’est pas un épisode d’Halloween et ça m’énerve énormément, parce que sérieusement, être diffusé un 30 novembre et ne pas profiter de l’occasion, c’est nul. J

Jackson Avery est de retour, encore ! J’aime bien le fait qu’il revienne si régulièrement, mais on est à un stade où ce n’est même plus vraiment une surprise. Pour cette semaine, il travaillera théoriquement avec Kwan et Mohanty, la nouvelle voulant l’impressionner. Décidément, on nous force ce duo ? Eh bien, non !

Jackson revient pour une procédure proposée par Ben. Tss. S’il est impressionné par Mohanty, il se sert d’elle pour tout ce qu’il y a à faire, sauf la procédure avec lui. Mohanty est dépitée, Kwan est heureux de pouvoir assister à l’opération… mais finalement, il cède sa place à Mohanty dès qu’il en a l’occasion. Elle le remarque et le remercie en fin d’épisode, même si ça reste un faux non-dit entre eux : elle lui donne juste un conseil médical et fait semblant de croire à son excuse toute pétée d’indigestion expliquant pourquoi il a dû céder sa place pour elle. Elle peut bien le remercier, en vrai, parce qu’elle s’est faite remarquer par Jackson, ce qu’elle espérait dès le début de l’épisode. Une jolie manière de nous dire qu’il approuve sa présence et par conséquent, nous aussi on devrait le faire ?

En parallèle, Mer aide Richard à gérer l’administratif de l’hôpital, mais lui fait des vieux suspenses – et à nous aussi. Elle découvre en fait sur Internet que Koracick a publié les résultats de ses examens sur les souris mâles, et ça ne lui plaît pas. Comme Jackson est là cette semaine, elle en profite pour aller le voir et le confronter sur ça. Lui, il est plus blasé que prévu par Mer qui vient lui faire la morale sur les souris femelles : Tom n’a testé que les mâles, ses recherches sous-entendent que ça marche sur toutes les souris et donc personne ne va faire attention à ce détail qui n’en est pas un.

Il la rembarre d’abord, lui rappelant qu’elle, elle n’a rien publié et elle a arrêté ses recherches. Il paraît un peu bâtard en début d’épisode, mais ce n’est pas l’Avery qu’on connaît. Rassurez-vous donc, ça va changer pour lui.

En effet, en cours de route, Jackson est obligé de supplier Meredith pour qu’elle l’aide avec sa patiente. J’ai trouvé ça abusé de Meredith : heureusement qu’elle accepte finalement. Cela dit, Meredith fait quand même de la merde : elle entend la patiente regretter d’avoir à subir deux opérations séparées, surtout qu’elle n’aime pas l’idée de devoir se voir une nouvelle fois sans poitrine : elle a eu un cancer du sein et était là pour une chirurgie de réparation mammaire, jusqu’à ce qu’une infection ailleurs l’oblige à subir une deuxième opération.

Si Jackson voulait deux opérations séparées, Mer entend que la patiente ne supporte plus son corps et l’image que les miroirs lui renvoient, alors elle pousse pour une double opération immédiate. Le clash entre Mer et Jackson se poursuit pendant l’opération, et, en vrai, j’ai bien aimé cette dynamique entre eux. Finalement, tout ce que fait Jackson, c’est la pousser à reprendre ses recherches et c’est un peu logique. C’est tellement ce qu’elle devrait faire.

Finalement, Jackson n’est donc pas un connard avec elle : il veut juste qu’elle remonte en selle et c’est plutôt une bonne chose pour elle – il est juste un bon ami. Cela permet à Meredith de comprendre que la différence entre les souris mâles et femelles vient probablement de l’oestrogène. Bref, elle est prête à reprendre ses recherches. Il lui propose donc, en fin d’épisode, un retour avec lui à Chicago. Allez. Richard approuve évidemment et bye Meredith, je suppose.

De son côté, dans cette intrigue, Ben commence à envisager de se spécialiser en chirurgie plastique. Il ne veut pas trop le faire à la base, aussi parce qu’il sait que ça représente encore trois ans d’études supplémentaires, mais bon, Bailey lui assure qu’elle est prête à gérer ses corvées trois ans de plus si ça lui permet de vivre avec un mari heureux. Quel couple, dis donc !

En même temps, tout faire à la maison est devenu le quotidien de Bailey depuis pas mal de temps en vrai, puisqu’il a eu l’occasion d’être pompier et tout. Ne croyez pas pour autant que Bailey soit inactive au travail, loin de là. En vrai, Bailey continue sa lancée sur l’intrigue de l’épisode précédent : elle doit donc annoncer à sa patiente qu’elle est au stade 4 de son cancer. Elle a de quoi être déprimée cette pauvre patiente, surtout qu’elle n’est pas accompagnée du tout. Elle veut rester seule pour concentrer son énergie sur la bataille qu’il lui reste à faire, ce qui dérange un peu Bailey. Elle aimerait que la patiente contacte sa famille en soutien, mais bon, ça ne la regarde pas tant que ça, en vrai.

Bailey demande en tout cas à Lucas de gérer la patiente et de mettre toute son attention sur elle – quitte à rater l’opération qu’il voulait observer, sur conseil de Bailey elle-même. Pauvre Lucas, il se fait remettre en place par Bailey devant son interne et… elle est totalement dans l’abus avec lui. Décidément, ils vont s’embrouiller toute la saison ?

La patiente n’est pas heureuse de l’arrivée de Lucas sur son cas, en plus, parce qu’elle n’est pas renseignée sur lui et souhaite avoir tout son CV. Pourtant, elle va apprendre à lui faire confiance quand, au détour d’une conversation où ils cherchaient chacun une solution d’essais cliniques pour elle, il examine sa jambe et repère un problème médical qu’il peut traiter. L’avantage, c’est que ça leur permet de passer du temps ensemble, histoire qu’elle puisse se confier à lui. J’espère qu’ils ne vont pas nous foutre une romance entre eux, mais au moins, il est de bon soutien pour elle : il l’écoute, il la laisse pleurer dans ses bras.

Bien sûr, ça fait qu’à la fin de l’épisode, Lucas demande à Bailey de rester plus longtemps sur le cas de cette patiente. Il n’a que peu bosser en oncologie et il est évidemment prêt à passer son tour sur des grosses chirurgies pour ça. Cela fait plaisir à Bailey. Moi, je ne suis pas sûr que son choix se fasse pour les bonnes raisons… et en même temps, ce n’est pas le premier à qui ça arrive dans cette série. On verra bien.

Autrement, Link sort enfin de l’hôpital dans cet épisode. Je n’ai pas eu le temps de m’habituer à l’idée qu’il y était coincé, mais ça semble lui faire plaisir. Il est accompagné aux portes de l’hôpital par Owen qui est ravi de lui donner ses recommandations médicales, jusqu’à ce qu’il aperçoive débarquer Teddy et Cass ensemble. Après plusieurs nuits ensemble très fun à l’hôtel, elles ont décidé de covoiturer pour profiter un peu plus longtemps d’être ensemble. Seulement voilà, leur relation est clairement grillée par Owen.

Qu’importe, elle peut bien faire ce qu’elle peut, Teddy, en vrai. C’est pas hyper sympa pour Owen, mais who cares ? Pourtant, croiser Owen alors qu’elle est avec Cass met sa nouvelle relation en péril quand soudainement Teddy veut absolument avoir tout le contrôle. Elle est ainsi odieuse avec Cass en cours d’épisode, mais elles finissent par se réconcilier. J’ai beau adorer Sophia Bush, je pense qu’on sent bien que cette intrigue me soule, principalement parce que Teddy et Owen sont détestables et c’est tout.

Dans l’épisode, Teddy a aussi à s’occuper de Nora qui revient à l’hôpital, angoissée par des maux de ventre. Finalement, ce n’est rien qu’une petite indigestion de rien du tout et hop, on peut passer à autre chose. Puisqu’elle va bien, Teddy se permet aussi de lui parler de son divorce avec Owen, profitant au passage pour lui indiquer qu’elle a un boulevard pour aller le draguer. Mais qu’est-ce que Nora peut bien trouver à Owen sérieusement ? L’épisode se termine par un rencard entre eux autour d’un dîner parce qu’évidemment elle tombe sur lui en sortant de l’épisode. Bref. En trois épisodes, Teddy et Owen passent d’un divorce à être déjà recasé avec d’autres. On ne traîne pas dans cette série !

Sinon, les scénaristes se souviennent apparemment de l’existence de Maxine, mais c’est vraiment juste pour que Jules se plaigne d’elle à Simone l’air de rien dans une conversation. Simone, persuadée d’être le personnage principal de cette série, lui propose donc de venir vivre avec elle, mais Jules refuse catégoriquement. Simone a le culot de s’en plaindre auprès de Kwan, après lui avoir passé un savon quand il avait proposé une nouvelle coloc l’an dernier. Bref. Kwan s’amuse de la situation, et c’est plutôt bien.

Bien sûr, Jules est de plus en plus une personnage parfaite : en fin d’épisode, elle explique à Simone qu’elle ne veut pas vivre avec elle justement parce qu’elles sont amies et qu’elle ne veut pas perdre une amie comme ça a pu lui arriver dans d’autres collocations par le passé.

Pour autant, les deux internes bossent aussi durant l’épisode, hein. Deux jockeys débarquent à l’hôpital en affirmant être tombés de chevaux… mais l’équipe médicale découvre vite qu’ils ne sont pas réellement tombés de vrais chevaux. Désolé d’avoir eu envie de rire devant leur « sport », j’ai encore besoin d’ouvrir mon esprit apparemment, mais ça ressemble plus à un jeu qu’à un sport, non ? Qu’importe. Leur patient va bien, mais son pote s’effondre sans prévenir.

Owen est le médecin qui s’en charge, avec l’aide de Jules et de… Link. Celui-ci est de retour à l’hôpital car Jo y a été appelée en urgence quand il était avec elle. C’est abusé comme tout cette scène. Le type se balade dans les urgences, intervient dans la consultation d’Owen et se fait emmener par le patient dans la suite des examens car il a gagné sa confiance. Pardon, mais le patient est clairement mineur, comment c’est possible tout ça ?

Le patient fait carrément un arrêt cardiaque pendant son IRM, en plus. Il est emmené aussitôt à son bloc opératoire. Cela permet à Simone d’être dépitée par la vie quand elle informe son pote et que ce dernier décide aussitôt de repartir à la compétition où il espère pouvoir gagner maintenant que son pote, son rival imbattable, est en train d’être opéré. Sympathique, ce gamin.

Bon, celui qui est opéré s’en sort plutôt bien, malgré les moqueries de la plupart des chirurgiens. Owen est étonnamment celui qui les fait s’arrêter et j’ai envie de bien l’aimer pour une fois, mais ne vous inquiétez, ça ne dure pas : il rembarre Link dans la scène suivante quand celui-ci essaie d’être sympa avec lui et de lui parler de son divorce. Quel bâtard. Il a beau s’excuser après, je ne suis pas fan de lui et ça ne sera jamais le cas.

Bon, et désolé, il faut que je l’écrive : Amelia me manque, tout de même. Ah, et tant qu’on y est : rendez-moi Carina et Maya, ce serait tellement plus intéressant que Cass et Teddy !

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9-1-1 Nashville – S01E03 – Forces of Nature – 14/20

OK, ça devient définitif à ce stade : je n’aime pas l’aspect soap car il est raté pour moi en 2025 et je trouve dommage que la surenchère ne se contente pas d’être la surenchère des catastrophes auxquelles les héros font face. L’irréalisme des réactions des personnages me sort à plusieurs reprises de cet épisode à l’excellent rythme – il se passe tellement de choses en trois épisodes déjà ! La série a quelques points forts et beaucoup de défauts, mais je crois que, sans surprise, je suis embarqué et vais la continuer.

Spoilers

Don est entre la vie et la mort, mais les tornades continuent de frapper Nashville.


Do not start grieving something that’s not gone yet.

La tempête continue, avec plusieurs tornades en ville, mais les pompiers que l’on suit sont tous bloqués à l’hôpital à attendre d’en savoir plus sur l’état de Don. Cela se comprend bien plus que la réaction de Dixie en vrai : elle s’inquiète pour son fils car personne ne s’occupe de son intérêt à lui. Pardon ? Techniquement, Don est son ex aussi, et je ne sais pas, on s’en fout un peu si son fils va bien, c’est bon.

Bon, en tout cas, Don est en soins intensifs et on n’en saura pas plus tout de suite. La série se concentre plutôt sur la dynamique entre Ryan et Blue, ce qui fonctionne plutôt bien pour moi. Ils apprennent encore à se connaître, Blue fait tout ce qu’il peut pour avoir son approbation et s’affirmer comme le digne fils de son père, mais ce n’est pas gagné. Malgré tout, les deux frères arrivent un peu à s’entendre. Eh, pour cette dynamique et pour celle d’équipe qui se met en place, il y a moyen que la série me plaise.

En attendant, Blythe débarque à l’hôpital, rassure Ryan et rencontre Blue pour la première fois. Il n’y a pas de ressentiment ou de haine, c’est déjà ça. Blythe découvre aussi l’étendue des dégâts quand elle apprend son fils sur le point de divorcer. Malgré ça, elle l’envoie quand même sur le terrain, car c’est ce que Don ferait. Pardon, mais non. Jamais de la vie. Que quelqu’un d’autre y aille pourquoi pas, mais pas ses fils ! Ah, ces américains, toujours dans l’excès, je suppose. Une énorme tempête s’approche et les pompiers foncent droit dessus.

Allez, ce ne sont pas les seuls, il y a bien sûr un couple de chasseurs de tornades sur la route. Ils sont servis par la méga-tempête qui s’annonce et à laquelle ils pensent pouvoir survivre, même quand du maïs gelé leur tombe sur la tronche (toujours plus, mais c’est la franchise qui veut ça). Ils finissent par avoir un accident et ça fait venir les pompiers sur place.

Ils doivent donc affronter la tornade en mettant des civils à l’abri dans une grange. Là, on me vend enfin ce que j’attends d’une tornade : des bouts de bois sont arrachés et se transforment en armes redoutables volant dans tous les sens. Ryan manque de se prendre un marteau dans la tronche, par exemple. Blue lui sauve aussi la vie quand ils retournent sauver le chasseur de tornade, Hank, avec le reste de l’équipe.

Comprenant que les outils de la ferme qui volent peuvent les tuer ou les blesser, les pompiers sont bloqués un temps. Ryan envisage finalement une technique de l’armée romaine pour approcher du camion où est coincé l’homme : c’est simple comme tout d’avoir des boucliers de chaque côté pour se protéger. Cela leur permet d’atteindre la voiture d’Hank et de le sauver. Comme il en faut toujours un peu plus, il y a aussi une fuite de gaz et une énorme explosion qui provoque une tornade de feu. C’est impressionnant, c’est vrai.

Suite à tout ça, Ryan et Blue apprennent à faire la paix. Ryan est reconnaissant de son demi-frère qui lui a sauvé la vie et finit par reconnaître que leur père avait peut-être raison quand il disait qu’il ferait un super pompier. Il a l’instinct pour ça. C’est beau. On les voit aussi sympathiser à la caserne autour du divorce de Ryan, clairement encore amoureux de Samantha. Eh. Je commence à apprécier les personnages, je crois.

À l’hôpital, Samantha vient informer Blythe de l’étendue des dégâts sur Don. Il n’est pas encore réveillé et personne ne sait encore s’il se réveillera. Elle fait un peu du mauvais travail de médecin, je trouve, mais c’est probablement parce qu’elle connaît les familles et que ça ne doit pas être facile. Blythe se rend auprès de Don pour prier (décidément, ce sera pour chaque épisode !), espérer qu’il se réveille et lui déclarer son amour. Elle fait bien, parce qu’il se réveille et entend sa déclaration. N’est-ce pas merveilleux ?

Cela n’arrange pas toute leur situation pour autant. Si Blythe prévient la caserne que leur capitaine va bien, elle s’éloigne juste assez longtemps pour que Dixie se rende auprès de Don. Le pauvre ne va pas avoir le temps de se reposer avec deux harpies comme ça sur le dos : Blythe et Dixie se détestent, Dixie manipule déjà Don, les deux se disputent Don… Oh bordel. C’est nul, c’est juste nul. Je commence à apprécier les autres personnages de la série, est-ce vraiment nécessaire ce soap nul ?

Les tornades de cet épisode ne sont pas des petites tornades du tout. Je tiens à souligner que ça pourrait être pire, parce que théoriquement, ailleurs dans le monde, il y a des débris qui tombent de l’espace et forcent Cam à mettre contact la Terre avec une capsule spatiale, hein. Quoi, c’est le même univers non ? Pourtant, tout le monde ne parle que de ces monstrueuses tornades.

Franchement, je me demande l’intérêt d’en faire autant sur ces tornades. De plus petites tornades font des dégâts aussi et permettent de faire tout autant de petits blessés ensuite. Je veux dire, l’intervention suivante voit les pompiers aider un homme qui est coincé sous une voiture. Pas besoin d’une tornade massive pour déplacer une voiture.

La situation est d’autant plus violente symboliquement que l’homme élève seul ses deux fils, que c’est l’anniversaire d’un des deux le lendemain et que nos pompiers ont leur capitaine à l’hôpital. On voit donc Ryan courir à toute vitesse pour le sauver, mais avec des petits ralentis pour l’effet dramatique. C’est trop. La série en fait trop.

Par contre, je reconnais que la série avait besoin d’une tornade massive pour la suite de l’épisode : un enfant de huit ans caché dans la douche de sa maison doit être secouru quand la maison entière s’envole et se retrouve coincé sur un pont. Toujours plus est le slogan que je donne à cette franchise, mais ces trois épisodes n’ont pas froid aux yeux dans la surenchère tout de même. Ce n’est pas si grave en soi quand il s’agit des catastrophes auxquels les pompiers font face. Cela l’est beaucoup plus quand Don est déjà sur pied en fin d’épisode.

À peine 12h après avoir été foudroyé, il vient donc aider ses fils à gérer le cas de ce gamin coincé dans une maison sur le point de tomber du haut d’un pont. Franchement ! C’est dommage, parce que ça passerait sans ça. J’ai l’impression d’être face au même cas qu’Owen dans Lone Star, finalement. Et est-ce qu’on peut critiquer le choix d’un pantalon blanc par Blythe un jour de tempête ? Je sais, c’est secondaire par rapport au ridicule de Don, mais il fallait que je le souligne.

Ryan est prêt à tous les risques pour sauver ce petit garçon en tout cas, mais il est coincé par un réfrigérateur trop lourd pour qu’il dégage le chemin. Pas grave : son père lui conseille de mettre sa vie en danger en se dégageant de sa safeline et en l’utilisant pour le frigo. Toute la caserne peut donc soulever le frigo. Ryan, lui, réussit à sauver le garçon et à se cacher dans le frigo pour survivre. Allez.

Samantha quitte l’hôpital après une journée chargée, mais elle n’est pas prête pour ce qui suit. Ryan vient lui rendre visite pour rappeler qu’ils font une bonne équipe médicale et surtout qu’il ne veut pas la quitter. Il a conscience de ses erreurs, s’excuse de ne pas avoir su voir ses erreurs avant et avoir trop voulu faire de sa vie celle de ses parents. Il pensait qu’ils étaient un couple sans problème, mais en fait, non.

Si ses parents sont un couple si solide, c’est justement parce qu’ils se disent tout et font face au problème. Et il veut faire pareil. Il a quand même signé les papiers de divorce pour ne pas prendre Samantha en otage, mais il veut continuer sa route avec elle. Sans trop de surprise, elle aussi. Les voilà qui sortent ensemble de l’hôpital, histoire qu’elle découvre qu’elle a un beau-frère.

En fin d’épisode, on voit Cam rentrer chez elle et contacter Mark, le frère de Blythe. Elle lui raconte sa journée et la toute fin nous fait comprendre que malheureusement, Mark est mort. Ah. Voilà qui est triste. Nous voyons aussi Blythe se rendre chez Dixie et j’ai soufflé fort. On est en 2025, cette guerre des deux femmes de Don, et pour Don en plus !, c’est nul. Ce sont de bonnes actrices, mais bordel, quoi, 2025 !

En plus, tout le reste de la famille apprend à s’entendre, alors à quoi bon nous imposer ça ? J’en suis déjà au stade où j’attends qu’ils tuent l’une des deux, histoire de se débarrasser de ça. On verra ça dans de prochains épisodes, probablement. En attendant, Ryan et Blue apprennent à faire équipe et toute la caserne reprend déjà du service en fin d’épisode, y compris Don.

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9-1-1 Nashville – S01E02 – Hell and High Water – 14/20

C’est bizarre, mais je trouve que cet épisode fait un bien meilleur premier épisode que le précédent par bien des aspects : on apprend enfin à connaître les personnages et les lieux, et ça marche un peu mieux. Pour autant, il y a de nombreux aspects que je trouve longuet et un peu ennuyeux, notamment dans la partie soap qui n’arrive pas encore tout à fait à décoller. Heureusement, la fin d’épisode me fait espérer du mieux à venir.

Spoilers

Une tornade frappe Nashville. Et puis une autre.


How’s that for a first call, huh ?

Même si le premier épisode n’a pas réussi à me convaincre à fond, je suis évidemment de retour pour savoir ce qu’il advient de Don et ses fils face à la tornade. Ils ont tout de même du bol que cette tornade ne semble pas motivée à leur envoyer des débris, hein. La tornade met encore un peu plus de temps que dans l’épisode précédent à arriver : ils peuvent faire descendre sans souci le machiniste, mais une fois au sol, il est trop tard pour aller se mettre à l’abri.

Là, on nous en fait trop : la tornade leur passe dessus, ils s’accrochent aux métaux de l’échafaudage qui s’est effondré et tout le monde s’en sort en vie, même la victime qui a failli s’envoler et a été arrêté de justesse par Don. Eh, j’ai l’impression d’être à nouveau dans l’épisode 2 de la saison 9 de 9-1-1 tellement c’est trop gros. Bref, c’est mal parti pour cette série.

La tornade est passée, mais elle laisse derrière elle d’autres dégâts. On a ainsi une fille et sa mère enceinte coincée dans un abri anti-tornade. Le problème, c’est que la mère est en train d’accoucher et qu’elles ne peuvent pas sortir de l’abri à cause de fils électriques tombés directement sur la porte de l’abri. Cammie est l’opératrice qui prend l’appel au secours de la fille et qui l’aide donc à faire tout ce qu’il faut pour l’accouchement de sa mère.

C’est l’occasion d’apprendre que Cam a déjà accouché à deux reprises et qu’elle sait gérer à distance les accouchements sans avoir à demander les visios, cette fois. L’accouchement est loin d’être simple, en plus, parce que le bébé reste coincé dans le sac amniotique. Il a une super grande sœur qui parvient à le faire venir au monde et tout est bien qui finit bien, yay.  

Le ciel est bleu, mais ce n’est pas fait pour durer : une nouvelle tempête est déjà programmée. Nos pompiers rentrent tout de même à la caserne. C’est l’occasion de scènes plus légères où l’on apprend à connaître les personnages. Ainsi, Rox et Taylor papotent un peu du nouveau venu. On voit qu’elles sont potes depuis un moment et ça peut être une amitié efficace sur du long terme.

Don arrive à la caserne pour mieux tomber sur sa femme. Elle est légitimement énervée d’avoir appris la nouvelle du retour de Blue dans la vie de Don par Ryan. Blythe, c’est le nom de la femme, s’inquiète du silence de son mari à peu près autant que du retour de Dixie dans leur vie. Apparemment, elle voue une haine profonde pour la mère de Blue. Soit. Je me demande quand même quel sera le rôle de Blythe sur du long terme. J’adore l’actrice, mais elle semble tellement être un des premiers personnages que l’on sacrifiera dans la série – dans quelques épisodes, quoi.

Pendant que les parents s’engueulent, Ryan fait faire le tour de la caserne à Blue. Concrètement, c’est le genre de scène qui manquait dans le premier épisode et qui permet enfin d’apprendre à connaître les personnages et les lieux. La caserne est immense, vraiment magnifique et pleines d’endroits qui seront funs pour la série. Blue est tout en bas de la chaîne alimentaire et va devoir faire ses preuves. On lui donne le pire lit, toutes les corvées et les petites tâches chiantes.

Blue ne se plaint pas et remercie Ryan pour à peu près tout ce qu’il lui impose. Ryan est le lieutenant de la caserne et n’a pas d’autres choix que de s’occuper de Blue. C’est d’ailleurs ce qu’il explique à son père dès qu’il en a l’occasion. S’il est sûr que son père fait de la merde avec sa vie perso, il en est de même pour Ryan.

On découvre ainsi que Ryan est marié, mais aussi que sa femme demande le divorce après une période de break qu’il ne voyait pas comme la fin de leur relation. Franchement, ça ne m’aide pas à apprécier Ryan, parce que l’intrigue est complètement pétée. Sa femme l’aime, il aime sa femme, mais elle veut divorcer parce qu’ils ne se voient jamais et ne font pas un bon mariage ; se contentant apparemment de sauver des vies ensemble. Et en attendant, apparemment, tout le monde s’en fout qu’une tornade vienne de passer en ville.

Ryan peut au moins compter sur Taylor et Roxie pour s’occuper de lui : elles ont entendu la conversation entre Samantha (sa femme) et lui, et elles lui font du chocolat chaud pour qu’il aille mieux. Elles sont adorables, en vrai. C’est le genre de scène dont on a besoin pour apprécier les personnages.

En parallèle, on apprend aussi à connaître Dixie. J’ai du mal avec cet aspect de la série qui nous impose de nous intéresser à la vie perso de Don, parce qu’elle n’a pas l’air très intéressante pour le moment. Comme pour Blythe, Dixie est le genre de personnage qui sera facile à sacrifier quand ils en auront besoin, parce qu’elle n’apporte pas de premiers secours à la série.

Ainsi donc, Dixie est une chanteuse qui vieillit et a du mal à trouver encore des artistes pour l’embaucher. Il y a bien sûr une rivalité facile à mettre en scène et les scénaristes ne s’en privent pas : Blythe débarque donc dans le studio de Dixie pour la menacer. Oh, elle essaie de faire passer ça pour une visite de sociabilité on ne peut plus classique, mais bon, l’idée est claire : elle veut s’assurer que Dixie reste loin de Don. Dur de ne pas rire de la situation : après plus de vingt ans, avoir encore de telles insécurités sur son mariage ? Je ne sais pas, c’est étrange. Et c’est con que les deux que j’aime bien soit coincées dans une rivalité aussi nulle.

Bon, tout ça n’empêche pas le fait qu’on manque un peu d’interventions dans l’épisode. C’est donc presque avec plaisir que j’ai vu débarquer une seconde tornade sur quelqu’un qui méritait de se la prendre en pleine face. Oh, l’homme qui s’envole est sympathique comme tout, en vrai, mais on lui dit de se méfier de la météo et il se croit meilleur que tous les autres parce qu’il vient de Seattle ? Eh, peut-être que la réceptionniste de son hôtel aurait pu lui dire plus clairement « tornade », mais bon, il a trop eu confiance en lui et c’est bien fait d’être puni pour ça, non ?

J’ai bien aimé ce que ça donnait en tout cas : l’homme est emporté par une tornade alors qu’il essaie de convaincre son ex-fiancée de se remettre avec lui avec le pire selfie de tous les temps et il se réveille en haut d’une tour métallique alors qu’un orage approche.

Décidément, Nashville ne fait pas rêver. Par contre, j’aime bien la manière dont la tornade est présentée : il fait beau jusqu’à ce qu’elle arrive… et c’est exactement l’expérience qu’on a eu récemment en France. C’est hyper localisé, ça prend par surprise entre deux très belles éclaircies et on peut ne même pas savoir qu’il y en a eu une, en fait. Non, je ne suis pas traumatisé du tout. Allez, on n’est pas là pour faire ma psychanalyse, donc j’enchaîne sur la critique : ils n’ont pas une échelle assez haute pour atteindre l’homme empalé, mais Blue peut se débrouiller pour utiliser un camion de chantier, même sans les clés. Il est utile ce Blue, un vrai couteau suisse.

Cela permet à Roxie et Ryan d’atteindre l’homme assez vite, mais ils doivent encore se dépêcher : l’orage approche et ils sont au sommet d’une tour métallique qui est un merveilleux paratonnerre. Je n’aimerais pas être à leur place et, concernant Ryan, ça fait deux fois en un épisode quand même. Que ça se termine en prière pour Marie par contre… Eh, deux épisodes, deux fois la religion qui s’impose, c’est too much. Les américains. Je ne comprends pas pourquoi ils insistent autant dans les spin-off et si peu dans la série-mère, en revanche.

Bon, bref, la prière est efficace, avec un orage qui passe sans les frapper et une tour château d’eau qui s’effondre sans faire de blessés. Ouais, même la victime est secourue et… Comment ça Cammie est la tante d’un des pompiers ?

Ryan manque d’y passer et ça stresse Don qui lui fait un gros câlin une fois qu’il le retrouve, devant un Blue qui découvre qu’il n’est pas un fils aussi aimé, hein. Don lui demande juste de déplacer le camion. Cheh. Au moins, il s’est gagné un frère au passage.

L’épisode se termine toutefois par un moment tout à fait improbable : Don sourit de voir ses deux fils bien s’entendre et se prend un éclair dans la tronche. Allez. C’est si peu crédible de se faire foudroyer comme ça alors que la tour ne l’a pas été une seule fois. Ryan et Blue sont les premiers à s’occuper de leur père, déprimant de voir que Roxie est déjà partie avec un patient.

Pour ne rien arranger, le camion de Taylor dans lequel il est emmené passe par un carrefour complètement bloqué. Cam fait ce qu’elle peut pour leur trouver un itinéraire et mobilise toutes les ressources policières de la ville (eh, on manque de policiers !) pour les escorter et faire en sorte que Don s’en sorte. Toujours plus. Ce serait couillu de tuer ce personnage. Je n’y crois pas une seconde, mais c’est probablement ce qui pourrait arriver de mieux à la série.

À la place de ça, le cliffhanger voit les pompiers arriver à l’hôpital où ils confient Don à Samantha, chirurgienne, pour mieux découvrir que l’éclair a traversé le cœur de Don. AH.

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9-1-1 Nashville – S01E01 – Pilot – 12/20

Si l’on retrouve bien tout l’ADN de la franchise dans ce premier épisode, j’ai du mal, pour l’instant, à m’accrocher aux nouveaux personnages. Il y a beaucoup de clichés, du drama soapesque vu et revu et surtout, il y a un patriotisme exacerbé qui m’a fait lever les yeux au ciel et souffler aussi fort que la tornade qui est au cœur de cet épisode introductif. Bon, après, c’est plus ou moins ce que j’attendais de la série quand même. Il faut être patient et lui laisser le temps de s’installer, je suppose.

Spoilers

Une tornade s’apprête à frapper Nashville.


I’m not a firefighter, I’m a dancer.

Je ne connais pas bien Nashville, mais je ne suis pas surpris que le choix soit fait de commencer la série par un concert. On y suit une manager un peu dépassée par la situation quand le vent se met à souffler de plus en plus fort. Elle a peur que les effets pyrotechniques soient une mauvaise idée, mais ils ne sont pas grand-chose comparé à ce qui l’attend : tout l’échafaudage présent sur la scène s’effondre alors qu’une tornade s’approche petit à petit. Allons bon, une tornade.

Ce qui est bien, c’est que j’habite à proximité de la ville française qui vient juste d’être frappée par une tornade la semaine dernière, alors je suis tout à fait prêt à vivre le trauma d’une tornade à l’écran, moi.

Bien sûr, on nous annonce une catastrophe, mais elle n’est pas pour tout de suite. On veut d’abord nous montrer les personnages de la série, histoire qu’on s’attache à eux. Deux nuits plus tôt, nous découvrons donc le capitaine de la caserne que l’on va suivre, Don, et pfiou. J’ai soupiré fort face à ce personnage interprété par un acteur que je n’aime pas trop et aux hobbies qui crient Nashville : on le voit donc dans un stade à monter un cheval et tout.

J’avoue que je n’accroche pas tellement à cet aspect très américain. Eh, c’était pareil avec le Texas dans Lone Star et finalement la série était sympathique. En attendant, l’introduction de la parfaite famille américaine n’a pas tellement pris sur moi et je dois dire que la première vision de la caserne non plus. Est-ce que la série est déjà en train de me perdre ? Possiblement. J’attends la première intervention pour me faire une idée, mais c’est long.

Les personnages sont introduits de manière un peu ridicule, je trouve : la première pompière est ainsi introduite en train de chanter en vision avec une guitare. On a bien compris qu’on était à Nashville, c’est peut-être bon ?! J’ai trouvé que la série enchaînait trop les clichées sur la ville – et sur l’écriture d’une série aussi. Ainsi, Don Hart à la tête de la caserne et de la famille parfaite jusqu’ici a un lourd secret qu’il cache à son fils Ryan par exemple, tandis qu’une autre femme, Rox, est très contente d’entendre qu’il va y avoir une tempête sur Nashville, parce que ça veut dire plus de boulot pour eux et qu’elle est accro à l’adrénaline. Mouais.

Je réclamais la première intervention et je l’ai presque regrettée : on suit un groupe de jeunes femmes lors d’un enterrement de vie de jeune fille bien particulier. Grosso modo, elles sont sur un véhicule à pédales et provoque un accident quand elles repartent sans la conductrice après une fausse alerte – une demoiselle d’honneur malade jusqu’à ce qu’elle pète, rote et aille mieux. On se fout de nous. Le foutage de gueule ne fait que commencer, par contre : le premier pompier à arriver sur scène n’est pas un pompier, c’est un strip-teaseur.

Son nom est Blue et il est introduit comme danseur dans un nightclub où il fait un striptease en tant que pompier. Malgré tout, il a un grand cœur et fait une lap dance à une cliente qui était harcelée par d’autres. Ensuite, il se précipite lors de l’accident de l’enterrement de vie de jeune fille et est hyper efficace pour s’occuper de la future mariée qui est, évidemment, celle qui est le plus blessée. Il a tout ce qu’il faut pour la dégager des débris sous lesquels elle est coincée en plus : il utilise son huile de massage pour la glisser hors du poteau qui l’écrase, puis arrache sa veste pour utiliser ensuite les bretelles qu’il porte comme garrot.

Quand nos pompiers arrivent sur le lieu de l’incident, ils sont surpris de voir ce faux pompier assurer autant. Ryan le félicite et est surpris de voir que son père et le danseur se connaissent déjà. Et pour cause : Don annonce à Ryan que Blue est son frère. Allons bon.

La scène suivante donne plus d’informations. De retour à la caserne, le capitaine explique donc à son fils qu’il a eu un autre enfant avec une certaine Dixie. Techniquement, il n’a pas trompé la mère de Ryan : ils étaient séparés à ce moment-là, mais se sont remis ensemble. Il n’a jamais été amoureux non plus de Dixie. Tout va bien alors.

Enfin, presque. Maintenant que Dona retrouvé son fils, il a carrément envie de le faire venir travailler pour lui. Bien sûr, Ryan n’est pas convaincu par l’arrivée de son frère à la caserne. Il essaie de le repousser, en parlant du salaire moins intéressant, mais Blue débarque à la caserne bien vite. Il annonce avoir quitté son travail de danseur. D’après Ryan, il ne pourra pas devenir pompier pour autant, car même s’il a un brevet de sauveteur, il n’est pas un pompier certifié.

C’est comme ça que fonctionne la vie pour tout le monde, mais pas pour une série américaine. Ainsi, Don trouve une solution pour son fils caché : il lui propose d’être un cadet et de faire son entraînement sur le terrain. Il y aurait eu des précédents, dans des circonstances exceptionnelles… et ça semble fonctionner pour Blue. Mouais.

Sans trop de surprise, Ryan décide de son côté d’aller passer du temps avec sa mère, dans un ranch, parce que Nashville. Il est face au secret de son père et il se sent forcé de tout raconter à sa mère. Il est toutefois surpris de voir que sa mère est déjà au courant de cet autre enfant. En plus, elle en profite pour avouer à son fils qu’elle aussi a pris du bon temps avec d’autres hommes quand ils étaient séparés, donc elle ne peut pas lui reprocher. En plus, eh, ils en ont parlé à l’Eglise et ont payé pour lui chaque fois que besoin jusqu’à sa majorité.

Eh. Le côté religieux est un peu lourdingue, mais j’ai bien aimé ce petit revirement de situation. C’est aidé par le fait que ce soit Arizona Robbins qui le dise, hein. En revanche, Ryan annonce quelque chose à sa mère qu’elle n’était pas prête à entendre : son père veut faire travailler Blue à la caserne. Elle ne dit rien, mais elle n’a pas exactement une excellente poker face.

En parallèle, nous assistons à une scène similaire entre Blue et sa mère, Dixie. Elle ne semble pas fan de Don, lui reprochant de les avoir abandonnés et de s’être contenté de donner de l’argent sans jamais être là. Bizarrement, on vient de dire à Ryan que c’est elle qui avait provoqué cette situation. J’imagine que ce sera du drama pour plus tard. En attendant, Blue est prêt à commencer à la caserne.

Il s’y rend donc et son père le présente à toute l’équipe. C’est l’occasion de choper le prénom complet de Roxie, la médecin de l’équipe, ou de Taylor, la guitariste qui connaît aussi Cam, l’opératrice du 9-1-1. Ah oui, l’opératrice !

On nous l’introduit au travail évidemment, et on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour ce premier épisode. On ne la connaît pas bien : elle a un lien avec Taylor et elle est efficace dans son job. On la voit ainsi répondre à un appel d’une jeune femme qui vient d’offrir à sa nièce un cerf-volant. Un cerf-volant un jour de tempête ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner, hein ? On a affaire à la pire tante du monde. Je veux bien qu’on nous la vende comme une super tatie, mais elle n’est pas foutue de regarder la météo ? Avec le vent qu’il y a, c’est sans surprise que sa nièce s’envole.

Une fois dans le ciel, il n’y a que le 911 pour lui venir en aide. La série nous apprend cette fois que le 9-1-1 peut utiliser la visio pour avoir un visuel de ce qu’il se passe. C’est grosso modo ce qu’il faudra retenir de cette intervention qui montre les limites des effets spéciaux de la série et des idées de Cam. Cam reste bien calme et ressemble quand même à une Maddie 2.0 quand elle propose d’utiliser (en vain) une nappe pour faire filet. Finalement, la petite est sauvée par tous les invités de son anniversaire qui font une chaîne humaine et tout se termine bien. Il manque quand même une réplique où la gamine se dirait ravie de son cadeau, je trouve, mais bon, soit.

Tout ça nous ramène à la première scène de la série, avec la tornade qui s’approche. Les pompiers sont appelés sur la scène pour venir en aide aux fans coincés sous les décombres de la scène. Soit. Ils font un travail plutôt efficace, on retombe sur tous les clichés de la franchise, le triage, le capitaine qui hurle ses ordres, tout ça tout ça. La tornade fonce sur eux, ce qui ajoute une pression et un effet course contre la montre plutôt bienvenue : j’ai eu le petit rush d’adrénaline que l’on cherche avec cette franchise, donc c’est une bonne chose.

Par contre, j’ai trouvé que ça prenait trop de temps quand même. Une tornade, ça se déplace vite ; ça balance aussi des débris, des arbres, des voitures, etc. Bref, on ne reste pas dehors pendant une tempête pareille, mais là, si. Que les pompiers le fassent et cherchent un moyen de venir en aide à tout le monde, c’est plutôt logique. Qu’on nous sorte ensuite une scène où le chanteur du groupe sort de l’abri et demande à tous les fans de faire pareil pour venir en aide aux pompiers ? Ridicule.

OK, ça fait d’eux des héros du quotidien et la petite musique épique aide bien à nous vendre une scène merveilleuse où les américains sont géniaux… mais… non ? Jamais de la vie un capitaine de pompiers ne prendrait le risque de mettre autant de gens en danger. Je n’y crois pas.

Bon, tant mieux pour les gens que ça sauve, mais la prise de risque est telle. Dans la réalité, la tornade aurait fait des blessés supplémentaires à ce moment-là. Et puis, même, les gens sortent d’un abri de fortune qui ne va peut-être même pas résister à la tornade… Bref. J’ai du mal à y croire, comme j’ai du mal à croire qu’on maintienne un concert en extérieur un jour de tempête avec risque de tornade. J’imagine que les américains sont habitués à vivre avec les tornades, mais tout de même, c’est étrange.

Tout est bien qui finit bien, avec les débris trop lourds qui sont déplacés par la foule et les pompiers pour libérer les derniers coincés. Au passage, on a eu l’occasion aussi de voir Roxie et Taylor bosser, c’était sympa, j’en attends plus dans les autres épisodes. Une fois tout le monde libéré, Don insiste pour que tout le monde aille se mettre à l’abri, y compris les pompiers capables de prodiguer des soins médicaux.

Le capitaine utilise en revanche l’aide de Blue, ce qui n’a pas trop de sens pour moi, quand il entend un dernier homme, un machiniste, coincé en hauteur. Ryan ne l’avait pas vu, parce qu’il n’a pas regardé en hauteur de la scène, concentré sur les gens au sol. Pas malin. Le cliffhanger voit donc le père et ses deux fils venir en aide à cet homme (dans la vraie vie, je pense qu’il aurait été abandonné aux prières de chacun, hein). La tornade approche et fonce sur eux… Et la suite au prochain épisode. Mouais.

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