Orange Is The New Black (S04)

Avis : Un mois et demi après le reste du monde, j’ai enfin pris le temps de regarder la nouvelle saison d’Orange is the New Black chez ma meilleure amie. En effet, on a regardé à peu près tous les épisodes ensemble et il n’était pas question de changer ça, surtout que je ne faisais pas partie des fans ultimes de la série, la trouvant bien souvent trop longue et pas franchement des plus passionnantes.

Oui, j’ai mis ça à l’imparfait : j’ai vraiment bien aimé cette quatrième fournée d’épisodes et les nouveaux personnages introduits. À peu de choses près, mon seul problème reste Piper, que je ne peux pas piffrer. L’ensemble des intrigues de cette saison était sympa à suivre et je ressors de la série avec une bien meilleure opinion que ce que j’en avais avant.

Note moyenne de la saison : 16/20

 01.jpgÉpisode 1 – Work that body for me – 14/20
Black people can’t be racist. We have no power.

La reprise est un peu difficile en ce qui me concerne, malgré le résumé de la saison 3 proposé par Netflix. Il y a tellement de persos que ça prend un peu de temps de se remémorer toutes les histoires. Heureusement, l’épisode reprend exactement là où s’est arrêtée la saison précédente, ça aide puisque tout le monde est en train de se baigner et qu’Alex est en train de se faire tuer. Je suis soulagé de la voir s’en sortir et cette intrigue promet d’occuper une bonne partie de la saison, c’est cool ! Le personnage de Lolly a l’air bien marrant en plus. En bref, mon moment préféré reste le générique et l’épisode traîne un peu trop en longueur.

02.jpgÉpisode 2 – Power Suit – 15/20
Black people been naming their kids some crazy shit, but Tova ain’t on the list. Unless the V is like a five or somethin’.

Je suis un peu plus motivé par cet épisode déjà, l’arrivée des nouvelles prisonnières et des nouveaux gardes est assez bien géré, les deux apportant d’ailleurs leur lot de problèmes connaissant cette série. En plus, ça m’arrange car ça réintroduit un peu toutes les dynamiques entre personnages, et ça dans chaque clan de la prison. Bon, ça c’était le point positif. En revanche, Piper qui fait sa caïd – pardon, sa jefa – est absolument insupportable, il y a des paires de claques qui se perdent, comme d’habitude avec elle. À l’inverse, voir Alex tenter de s’en sortir toute seule de son côté, c’est plutôt cool, car ses nouvelles alliées ne m’inspirent pas vraiment confiance pour la suite. Une bonne graine est plantée pour la suite, un peu comme avec Judy, dont j’attendais impatiemment le développement car j’adorais l’actrice dans Fringe. Enfin, du côté des flashbacks, on s’intéresse à Maria qui en parallèle s’impose un peu dans la prison comme une possible leader du clan hispano. J’ai bien aimé découvrir ce personage plus en profondeur et je crois que ça peut apporter de bonnes choses.

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Épisode 3 – (Don’t) Say Anything – 16/20
I think you are entirely too relaxed to be in this big, brown, shit-uation that we’re in.

Cette saison est en train de se transformer en vraie bonne surprise : cet épisode se concentre un peu plus sur Taystee et c’est vraiment une bonne idée. Elle prend le poste de secrétaire de Caputo et cette position promet des scènes aussi conflictuelles que marrantes. D’ailleurs, je trouve étonnant la manière dont Caputo est traité cette année, c’est bien plus intéressant que n’importe laquelle de ses scènes au cours des trois dernières années. Tant que j’y pense aussi : Soso et Poussey en couple sont vraiment trop mignonnes et ça fonctionne à fond, alors que j’étais franchement sceptique sur l’idée l’an dernier. Les flashbacks étaient à mourir de rire, c’était vraiment intéressant de voir la manière dont Soso s’est mise à mentir et comment sa capacité à parler pendant des heures l’a emmené là. À l’inverse, toute l’histoire du mariage m’avait bien plu l’an dernier et c’est sans surprise que ça reste de la pure comédie cette saison. Comme d’habitude avec cette série, il y a tout un tas d’intrigues qui se déroulent en parallèle et je me rends compte que finalement, le cas Alex ne prend pas tant de place que ça. Je suis du coup assez intrigué de voir quand ça va ressortir.

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Épisode 4 – Doctor Psycho – 17/20
Just wanna make sure you’re not rapin’ her, is all

NICKY ET SOPHIA SONT ENCORE LÀ ! Wouhou ! Juste quand je commençais à me dire que la série allait forcément traîner en longeur, les voilà qui réapparaissent. C’est clair que ce n’était pas encore assez peuplé dans la prison, il fallait nous ramener les personnages qu’on adorait l’an dernier et qu’on avait presque fini par oublier. Pendant ce temps, l’intrigue d’Alex risque de mal tourner quand Frieda envisage de tuer Lolly et Red est ainsi mêlée à tout ça. Bien, trop de gens commencent à être au courant. Toujours pendant ce temps, Piper continue d’être relou et comprend que Maria n’a pas dit son dernier mot. J’aime beaucoup cette Maria, il était temps que quelqu’un fasse redescendre Piper de son piedestal. Du côté des flashbacks en revanche, on se fait grave chier avec le passé de Sam et sa mère cinglée. Enfin, petit pincement au cœur de l’annonce du départ de Diaz et scène intéressante entre Dogget et son garde.


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Épisode 5 – We’ll Always Have Baltimore – 16/20
I’ve had a beard since tenth grade. Two beards, actually. The one on my face, and the one I took to junior prom. Yeah. I like dudes. I will never find you adorable. Keep that in mind.

Blanche d’Another Period débarque à nouveau dans la série via sa relation avec Caputo et c’est génial, sa tête suffit à me faire rire. Ca ajoute juste ce qu’il faut de comédie pour que l’intrigue sur le CorrectiCon ne soit pas trop chiante. En plus, ça humanise Caputo, le truc improbable. Le coup du drone qui m’avait laissé perplexe est expliqué avec le magazine trouvé par Taystee. De son côté, Piper continue de prendre toutes les mauvaises décisions en dirigeant Piscatella (with a s) vers Maria et son gang. Clairement, ça ne peut que lui revenir dans la face, c’est à croire qu’elle n’a rien appris des quatre saisons précédentes. Bon, cela dit, la vraie bonne surprise de l’épisode, c’est Maritza : on en découvre plus sur elle grâce au flashback et c’est super bien joué. Le personnage est hyper bien écrit et j’adore voir comment les choses s’enchaînent pour elle. Elle est bien plus intéressantes comme ça qu’avec sa meilleure amie.

06Épisode 6 – Piece of Shit – 16/20
I am going to bury you, you’re never coming back from this.

Nicky est toujours aussi badass, j’ai absolument adoré ce côté de l’épisode et son intrigue avec Sophia, même si c’est super inquiétant pour cette dernière dont la cellule du SHU est pleine de sang. Aïe. Je suis vraiment content de la tournure que prend la saison, même si Alex a limite disparu de la circulation alors que je pensais qu’on la verrait beaucoup plus cette année. Peu importe, les nouvelles intrigues sont quand même vraiment bien géré. Clairement, ça tourne en guerre des gangs et en racisme ordinaire, ce qui est présagé depuis le début de la saison où le thème était sans cesse rabâché. Pas des plus subtils, mais ça fonctionne. Évidemment, ça part en vrille total et Maria se fait prendre, gagnant plus de temps en prison, ce qui n’est pas vraiment à son goût. Voilà, c’est bon, Piper va s’en prendre plein la gueule dans le prochain épisode, comme prévu. Bon, pour l’instant, c’est le garde de Nicky l’an dernier qui s’en prend plein la gueule, en se faisant violer (sort of) pour la libérer grâce à l’aide de Judy King. D’ailleurs, celle-ci permet à Cindy/Tova et Alison d’enfin s’entendre : elles veulent prendre une photo de la star pour gagner de l’argent.

07.jpgÉpisode 7 – It Sounded Nicer in my Head – 18/20
I’m sorry I can’t help you, but I’m rooting for you too.

BIM, sans surprise, Piper s’en prend PLEIN la gueule au moment où elle commence à réadopter un comportement normal. La voilà en train de se faire marquer d’une croix gammée sur le bras, ça promet. Franchement, c’est mérité, j’ai mal pour elle, mais j’ai du mal à compatir. Tout cela n’est cependant que la scène finale de l’épisode, que j’ai donc attendu pendant une heure, voyant le piège se refermer petit à petit autour d’elle. Pendant ce temps, Nicky réintègre la prison, mais malheureusement, elle le fait en étant droguée. C’est vraiment dommage pour le personnage, mais ça promet quelques angles narratifs intéressants. Enfin, on en découvre plus sur Lolly et sur comment elle a atterri en prison. Pas hyper nécessaire, mais plutôt intéressant car cela permet d’enfin mieux cerner le personnage. C’est un milieu de saison vraiment réussi et le moment de couper mon bingewatching pour mieux le reprendre le lendemain.

08.jpgÉpisode 8 – Friends in Low Places – 15/20
When God gives you a swastika, he opens a window. And then you remember, there is no God.

Piper va pas bien, pauvre petite. Cet épisode me l’a rendu toujours plus insupportable, pour changer. Cependant, c’était un peu mieux dans la scène où elle fume avec Nicky et Alex, parce que j’adore Nicky et Alex et parce que nous n ‘avons pas assez vu l’une ou l’autre cette année, je trouve. Franchement, toute l’intrigue du cadavre du jardin a été laissé de côté pendant beaucoup trop longtemps. L’épisode se concentre sur le programme mis en place par Caputo sans les idées de Caputo dedans et ça fonctionne plutôt pas mal, redonnant un rôle à Boo. Red, de son côté, est énervée de voir qu’on la vole, « on » étant évidemment Nicky voulant se droguer pour récupérer sa vie d’avant, chose qu’elle n’arrive pas à bien faire puisque Lorna se refuse à elle maintenant qu’elle est mariée. Bon, Lorna ne va toujours pas bien dans sa tête pour autant : elle est persuadée que son mari la trompe et ça promet encore des scènes bien drôles. Pour l’instant, le comique est assuré par Judy King embrassant Cindy pour une photo. On verra où ça nous mène… un peu comme l’intrigue Caputo/Linda, cette dernière étant juste flippante avec son flingue.

09.jpgÉpisode 9 – Turn Table Turn – 14/20
 
Um, I mean I have nightmares, paranoia, sweaty, PTSD micro-flashbacks, but other thant that… it’s horrible.

Team Maritza ! Cela fait quatre ans que je n’en ai rien à faire d’elle, mais franchement cette saison la voit se réveiller et ça fait du bien. Elle parvient cette fois à se débarrasser du deal de drogue, mais ce n’est que le début des ennuis comme le montre la fin de l’épisode. Glurps. Le reste de l’épisode m’a moins passionné : Piper va miraculeusement mieux maintenant qu’on lui a rajouté encore une dose de brûlure (cohérence, cohérence) et elle est enfin réconciliée avec Alex, ça fait du bien ! Blanca n’est pas un personnage qui m’a fasciné, même si sa nuit torride devant la pauvre petite vieille m’a bien fait rire j’avoue. C’était intéressant aussi de voir la sœur devenir une vraie petite délinquante sous les conseils de Gloria.

10.jpgÉpisode 10 – Bunny, Skull, Bunny, Skull – 14/20
We should host our own film festival that celebrates the accomplishments of white people. But that’ll be hard though, because Morgan Freeman is in, like, everything.

Oh, je ne vais pas mentir : je le sens mal, très mal. Diaz, Red, Nicky, Piper, Alex, Caputo, Soso, Poussey, Judy… Tout le monde est un peu trop heureux. Bon, c’était un déchirement de voir Diaz partir de la prison et dire au revoir à Daya, parce que je l’adore et que son départ veut dire qu’on ne la reverra pas forcément de sitôt. C’est dommage, mais il faut bien que ça arrive de temps en temps, et son retour à la réalité était plutôt sympa. De son côté, Daya déconne et devient pote avec la bande de Maria, c’est mal barré. Nicky promet de rester sobre, mais j’ai du mal à le croire, tout comme Red, qui gère dans cet épisode. Le point d’orgue de l’épisode est finalement la movie night qui tourne mal à cause du racisme, une fois de plus, et les bonnes actions de Caputo qui se multiplient cette saison. Je n’aurais vraiment pas parié dessus il y a dix épisodes, mais son personnage est devenu vraiment intéressant, ce qui est quelque chose qui se ressent dans la majorité des épisodes. Et, enfin, le cliffhanger nous révèle la découverte du corps sous le jardin !

11.jpgÉpisode 11 – People Persons – 17/20
Heck, I killed a cop with his own gun. Oh wait… did I get caught for that?

Wow, je suis tellement triste de l’histoire de Crazy Eyes. C’est juste atroce, elle voulait juste être amicale et ne savait pas comment faire en fait. Pauvre Dylan (le gosse qui tombe de l’immeuble). Retour dans le présent : l’alarme vient mettre fin à ces scènes ridicules de prisonnières debout sur la table et lance le début de la folie d’un peu tout le monde. Alex, Piper, Frieda et Red ont leur petite réunion trankilou. Ce que je retiens de l’épisode, c’est que les gardiens sont les plus dingues, à commencer par Humpfrey qui fait se battre Suzanne et Kukudio dans une scène qui vire au n’importe quoi. J’aime bien aussi ces scènes entre Nicky et Dogget, qui sont très réussies. J’ai bien ri de voir le garde de cette dernière placé en extérieur pour surveiller le jardin, mais pas autant que devant le threesome improbable. L’argent permet de tout obtenir. Dommage que Red n’en est pas plus, elle pourrait peut-être dormir en paix et ne pas se faire interroger par Piscatella autrement. L’interrogatoire fait néanmoins partie des scènes très réussies dans cet épisode.

12.jpgÉpisode 12 – The Animals – 18/20
You don’t get to have a crisis right now.

Non. NON. NON. Y en a marre des codes 307 (attention, si vous ne savez pas ce que ça veut dire et que vous cherchez sur Google, c’est clairement un spoiler The 100). Je refuse que Poussey meure comme ça alors que je l’appréciais enfin vraiment à fond cette année ! Et Soso va être dévastée, je veux pas ! Putain, quoi. Ce n’est pas faute d’avoir vu venir à 1000 km le problème. Bon, je m’attendais plutôt à la mort de Soso cela dit. Putain, j’ai du mal à croire que ça finisse comme ça pour elle, c’est vraiment dommage. Je me suis demandé une bonne partie de l’épisode pourquoi ces flashbacks inutiles et voilà, tout ça pour ça quoi. Pauvre Red, pauvre Bailey, pauvre Poussey, pauvre Suzanne. Ce sont les meilleurs qui en prennent le plus dans la gueule dans cet épisode. Bon, dans les points positifs : cet épisode traite les conséquences de l’épisode précédent assez justement, notamment la réintégration de Sophia ou le burn-out de Sam.

13.jpgÉpisode 13 – Toast can never be bread again – 17/20
Keeps… Kept? Kept.

Un titre bien joli pour nous signifier que les choses ne seront plus jamais les mêmes… Et en effet, la mort de Poussey alors qu’elle préparait sa sortie et était amoureuse est dure à digérer pour un peu tout le monde, principalement parce qu’elle avait su se faire apprécier de tout le monde. L’administration galère bien sûr à gérer tout ça et prend tout son temps pour s’occuper de son corps ce qui révolte tout le monde. Caputo est tiraillé de tous les côtés et prend des décisions difficiles, notamment celle d’appeler le père de la prisonnière ou de ne pas reprocher la mort de Poussey à Bayley… Oh, la mauvaise idée qui révolte Taystee ! C’en est fini des clans raciaux, tout le monde se réunit pour protester et ne sait pas bien pourquoi d’ailleurs. L’escalade est immédiate : alors que Judy King est relâchée (avec contre-datage des papiers), les gardes qui l’accompagnent sont pris en embuscade. Le flingue ramené par Humpfrey tombe dans les mains de Daya qui hésite à tirer et bim, fin de l’épisode. Je refuse catégoriquement qu’il lui arrive quoique ce soit, je suis dégoûté (bon même si je suis pas contre qu’elle tue ce garde ou contre le fait de la voir rester jusqu’à la fin de la série, remarque). Les flashbacks ne servent à rien, mais montrent une Poussey heureuse de vivre et croquant à pleine dents celle-ci. C’est ironique et ça finit sur un plan sympa. Adieu Poussey. C’est la première fois que je ne m’ennuie pas devant un double épisode de la série, mais celui-ci prend vraiment le temps de situer chacun de ses personnages et de conclure les intrigues de la saison, c’est carrément appréciable et ça semble moins forcé que d’habitude à cause de la mort qui réunit tout le monde.

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EN BREF – Cette saison 4 d’Orange is the New Black s’est avérée être, pour moi en tout cas, la meilleure depuis le début de la série, peut-être parce qu’elle a enfin arrêté de se concentrer sur Piper et ses petites culottes. Les intrigues, les nouveaux personnages, le rythme, tout semble s’être amélioré et le bingewatching ne m’a pas paru long devant la série cette année, quand j’ai pourtant l’habitude de toujours m’ennuyer devant la longueur de ces épisodes. Je reste profondément triste de la fin de saison et de certaines décisions prises, mais je suis curieux de voir la suite désormais. M’enfin, l’attente va être longue et comme dirait l’autre : you’ve got time…

Suits (S06A)

Retrouvez ci-dessous l’article sur la première mi-saison de Suits : avis préalable et critique à la semaine de chaque épisode !

Saison 6ASaison 6B Saison 7A | Saison 7B | Saison 8A

Avis : Suits, c’est une excellente découverte de l’été dernier, où je me suis empiffré les quatre premières saisons en bingewatching et sans complexe. Non content d’avoir passé mon mois de juillet à regarder de vieux épisodes de la série, j’ai regardé ensuite la fin de la première moitié de la saison 5 en août dernier. Et puis, le drame, l’attente, le retour de la saison 5 et… un peu de déception. À la semaine, ce qui faisait le charme de la série, les shit et goddamn à la pelle, l’alchimie entre les acteurs, la brillantissime Donna… tout ça fonctionnait un peu moins bien. Qu’à cela ne tienne, ça restait une bonne série, mais c’était moins prenant.

Le final de la saison 5, en mars dernier, était époustouflant scénaristiquement parlant, plongeant la série dans ce qu’elle cherchait à éviter depuis quatre ans (bon allez, au moins trois si on est gentil avec eux). J’étais donc bluffé et impatient de retrouver cette saison 6.

Avant d’en parler un peu plus longuement, j’ai envie de me plaindre quand même (eh, quoi ? J’adore me plaindre) de cette diffusion en dent de scie. C’est le début de la saison 6, certes, mais ça pourrait tout autant être la saison 5. La coupure et les mois de diffusion font que j’ai du mal à discerner les saisons, un peu à la manière de ce que va me faire Fear the Walking Dead je pense. Bon, ça n’empêche que j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver tous ces personnages.

Note moyenne de la mi-saison : 14,3/20

Saison 6ASaison 6B Saison 7A | Saison 7B

 01.pngÉpisode 1 – To trouble – 17/20
It’s not a movie brother, it’s just a prison

Retour délicat pour la série, qui prend le parti d’enchaîner cette saison directement sur la suite de l’épisode précédent et de son cliffhanger phénoménal. Nous voilà donc à suivre l’arrivée de Mike en prison et à constater que la firme a totalement coulé en un après-midi. Comme à son habitude, Suits délivre alors un épisode bourré de rebondissements et de coups tordus, à un rythme qui lui est propre et qui fonctionne franchement bien. Gros coup de cœur pour Jessica totalement défoncée, qui est à mourir de rire et pour la fortune (prévisible) de Luis. Le temps est pris pour réintroduire chaque personnage à sa place, même si Donna est une fois de plus dégradée avec sa liste caduque. Cela fait une saison que l’on perd le personnage badass qui ne se trompe jamais, c’est dommage. Bon, hormis ça, cet épisode de reprise m’a donné de bons fous rires et pose les fondations de ce que va être sinon la saison, au moins la demi-saison : la vie torturée de Mike en prison (franchement, avoir un tel cerveau et se laisser bluffer comme ça… sans commentaire), le sauvetage coûte que coûte de la firme. Il y a de quoi faire avec de nouvelles répercussions improbables, la série m’a raccroché à son wagon.

02Épisode 2 – Accounts Payable – 14/20
Say thank you Donna and get your ass up there

Donna est de retour, alleluia ! Il est totalement improbable qu’elle réussisse à faire passer Rachel en priorité sur la liste des visites, mais c’était évidemment nécessaire pour faire avancer l’intrigue. C’était beaucoup plus drôle du côté de l’intrigue « black in here », surtout que les scènes entre secrétaires et Jessica étaient magistralement écrites. Bon, le reste n’est jamais que du Suits, avec une suite de rebondissements tous résolus les uns après les autres par les partenaires les plus malins des États-Unis. Bref, la série me fait rester avant tout pour ses dialogues et son rythme, ça fait longtemps que je n’y cherche plus la crédibilité. Je suis néanmoins surpris de voir que Mike en prison n’est pas aussi étrange que ce que j’aurais pensé a priori : la série parvient à conserver son rythme malgré cette séparation des intrigues et de ses personnages. J’espère que ça va continuer comme ça.

03Épisode 3 – Back on the Map – 15/20
Holy god damn shit what have I done?

Cette semaine, les scénaristes se souviennent subitement que Rachel a toujours des cours et c’est plutôt rigolo à voir : il était temps qu’on les voit travailler pour de vrai à nouveau quand même. Sans surprise, Rachel parvient en deux minutes après une rapide conversation avec Jessica à s’en tirer. Sans surprise non plus, Donna est une totale badass qui parvient à gérer un Luis sans cesse plus stupide (mais c’est pour ça qu’on kiffe ce personnage après tout). La firme a déjà repris du poil de la bête dans cet épisode et le cliffhanger de la saison 5 paraît bien loin : c’est une belle réussite de transition pour la série et c’est à nouveau sans surprise que l’épisode se termine sur la promesse d’un nouveau dilemme compliqué pour Mike maintenant qu’il est tranquille en prison. Bref, tout ça est prévisible et la série continue à régler en un épisode des choses qui devraient se faire sur le long terme… mais c’est exactement ce que j’attends d’elle.

04.pngÉpisode 4 – Turn – 11/20
You peed on my catchphrase?

Aïe, voilà on s’enfonce dans les profondeurs d’une saison qui s’éternise déjà. Afin de convaincre Mike de trahir son colocataire, rien de plus simple que de le forcer à voir Rachel et profiter d’elle. Pof, il suffit de ça (et de quarante minutes dans lesquelles Mike se fait empoisonner) pour que l’ancien faux avocat se laisse convaincre et franchement, c’est un peu gros. De son côté, Louis tombe amoureux une nouvelle fois et c’est moins drôle que ça ne l’était dans le passé. Bref, c’est l’intrigue autour de Jessica qui sauve l’épisode, mais c’était décevant de manière générale : la série vieillit et ses défauts sont de plus en plus visibles. Pas de quoi vraiment s’inquiéter cependant : c’était pareil en saison 5… et la saison 7 a été annoncée hier. Continuons donc sur cette lancée qui est tout sauf un long fleuve tranquille.

20160812011251.pngÉpisode 5 – Trust – 13/20
We’re in a car sneaking Mike into prison!

Trois intrigues parallèles sont développées dans cet épisode : celle de Mike/Harvey, celle de Donna/Luis et celle de Rachel. La première est intéressante et constitue, comme toujours avec ces deux-là, le cœur de la (demi) saison. La seconde est supposé plus légère et développe un peu plus avant, une fois de plus, la relation Donna/Louis. Alors autant j’adore voir Donna, autant j’en ai marre de voir ces deux personnages sous-exploités dans une pseudo-romance humoristique, même si c’est un peu l’histoire derrière le personnage de Donna chaque fois qu’elle n’est pas en relation avec Harvey… Enfin, la dernière intrigue est de loin celle que je trouve la plus intéressante, car elle isole agréablement Rachel : je m’attendais à ce qu’ils la fassent se morfondre, alors c’est plutôt cool de la voir déchirer. Bien sûr, le tout repose sur des histoires de confiance, comme annoncé par le titre. Honnêtement, ça fait parfois un peu éléphant dans un magasin de porcelaine, surtout du côté de Mike, mais ça fonctionne globalement bien et c’est mieux que lors de l’épisode 4.

06Épisode 6 – Spain – 13/20
Donna, I need you to help me feel my wood.

Une nouvelle semaine qui passe avec un épisode qui reprend les mêmes intrigues que la semaine dernière et ne les fait avancer que sur la fin : Louis réussit à obtenir un rencard contre toute attente/crédibilité, Rachel parvient à abattre quelques cartes pour rouvrir le procès de son condamné à mort et Harvey continue de faire une liste d’insultes interminables à tous les gens qu’ils croisent pour libérer Mike qui, enfin, en apprend plus sur le détenu avec qui il partage sa cellule. L’épisode était un peu long, mais la fin fait donc avancer les différentes intrigues et la transition était une fois de plus nécessaire, comme bien souvent avec Suits. Ce sont les pros pour faire des épisodes comme ça depuis plusieurs saisons déjà et celui-ci avait au moins le mérite de proposer quelques scènes humoristiques. On avance, donc.

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 Épisode 7 – Shake the Trees – 15/20
And I can see from the look on your face that you’re wondering who am I after all. Let me save you the trouble, I’m Donna. And I’m awesome.

Bon, bon, bon. L’épisode poursuit sans surprise les intrigues déjà entamées : les déboires sentimentales et professionnelles de Louis sans cesse sauvé par Donna, le plan pour faire sortir Mike de prison et Rachel qui veut sauver son condamné à mort. Cette dernière intrigue continue d’être celle qui me passionne le plus car elle permet de retrouver l’esprit judiciaire du show : Jessica passe un temps monstre à aider Rachel maintenant que l’exécution est fixée. Heureusement qu’elle ne voulait pas perdre une minute dessus. À l’inverse, Donna et Louis sont trop éloignés de l’esprit de la série cette année, au point d’être limite exclu du reste du casting eux aussi, dans des intrigues franchement pas à la hauteur de ces personnages. Je continue d’en avoir profondément marre d’Harvey et des incessants « goddamn », mais au moins ça continue d’avancer. Il faudrait pas que ça aille trop vite toutefois, il nous reste trois épisodes avant la mi-saison : c’est donc sans surprise que la fin apporte de nouveaux problèmes, dont l’autre mec de la copine de Louis, le décès du témoin capital de Rachel ou Mike coincé en prison, sous tous les sens du terme. Sans surprise, oui, mais intéressant tout de même de voir les choses se dérouler, et un peu plus que ces dernières semaines.

08.pngÉpisode 8 – Borrowed Time – 14/20
You handed me my best witness and this deposition is over.

Comme le suggère le titre, l’épisode parvient à relier un peu les intrigues autour du même besoin : le temps. Harvey se retrouve à devoir gagner un cas qu’il comptait perdre et a besoin de plus de temps pour ça, Rachel et Jessica n’ont plus de témoin pour sauveur leur client et ont aussi besoin de plus de temps. Comme on est devant Suits, ils parviennent les uns et les autres à obtenir des délais improbables pour réussir l’impossible et s’emploient donc à le faire, tandis que Louis continue sa romance de son côté. Donna trahit Harvey pour Mike, ce qui ne tardera pas à avoir des conséquences, tout en racontant à Louis ses déboires sentimentales. Jessica rappelle Jeff après l’avoir croisé par erreur, c’est un retour assez inattendu mais plutôt sympa dans la dynamique de saison, même si ce n’est évidemment pas fait pour durer. La toute fin m’a fait craindre le pire : je voyais vraiment un cliffhanger tout naze s’immiscer dans le coup de téléphone de Mike. Vu que ce n’est pas le cas, je me demande ce qu’ils nous réservent pour les deux derniers épisodes de cette mi-saison, car je m’attendais à cette fin-là la semaine prochaine. Légère surprise donc à la fin d’un épisode assez prévisible tout du long (y compris quand il ne l’était pas, je savais bien qu’ils trouveraient des solutions à temps, c’est juste parfois trop tiré par les cheveux, même pour moi).

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Épisode 9 – The Hand That Feeds You – 14/20
– We did it.
– We did.

Et voilà, cinq saisons à flipper que Mike parte en prison pour que tout soit réglé en neuf épisodes de rien du tout. Merci Suits. La série s’apprête donc à partir sur de nouvelles bases, Mike ne pouvant plus être un avocat (en théorie) et le mariage entre Rachel et lui pouvant enfin être organisé. Tout ça pour ça ? Oui, c’est un peu mon sentiment à la fin de cet épisode. Je n’ai même pas eu le temps de les sentir si séparés que ça, tellement ils se sont parlés au téléphone et tellement l’absence de Mike n’a pas eu le temps de se faire sentir plus que ça. Enfin, peut-être que si j’avais tout vu d’un coup, ça m’aurait plus marqué, mais là franchement. Quoiqu’il en soit, l’épisode en lui-même était plus mal sur le comment du pourquoi il sort, avec une belle victoire d’Harvey et Mike, comme toujours. Pendant ce temps, les scénaristes en profitent pour faire patiner les autres intrigues qui seront conclues la semaine prochaine pour la mi-saison. Rachel et Jessica parviennent à obtenir un deal qu’elles décident de ne pas prendre (enfin c’est surtout Rachel qui n’en fait qu’à sa tête et s’oppose à sa boss, bonjour la crédibilité de cette relation depuis le début de saison). Donna ne sert qu’à dormir dans un bain de boue et Louis obtient ce qu’il veut avec Tara beaucoup trop rapidement et simplement pour que ce soit durable, surtout qu’il reste un épisode, je trouve ça louche. À voir donc.

10.pngÉpisode 10 – P.S.L – 17/20
You just got out of prison, you’re not in mood for a beer

C’est déjà l’heure du final de mi-saison pour Suits, ce qui correspond à peu de choses près à une fin de saison pour cette série. Je ne sais pas où sont passées ces dix dernières semaines. Bref, cet épisode voit Mike sortir de prison et reprendre à peu de choses près ses activités : il est désormais consultant pour la firme, donc ça confirme vraiment mon sentiment de « tout ça pour ça ». En parallèle, l’épisode se centre sur Jessica qui essaye de gagner la réouverture du procès menée par Rachel. Cette dernière se voit promue pendant le procès malgré son statut d’étudiante puisque le juge accepte qu’elle mène le questionnement de son client. C’était une idée sympa de la part des scénaristes, Rachel étant toujours très douée dans ces moments-là. Et puis, ça fait six saisons qu’on la voit essayer de progresser vers ça, nous le fournir par surprise fonctionne bien. De toute façon, la crédibilité n’est plus là depuis un moment. Du coup, leur condamné à mort survit et est libéré, ce qui offre un happy end général aux antipodes de la fin de saison 5. C’est légèrement contrasté par le départ totalement inattendu de Jessica, qui lui fournit cependant un happy end magique. Je vais être dégoûté si j’apprends qu’elle quitte définitivement la série, c’est un de mes personnages préférés et j’ai du mal à croire à cette fin. Autrement, Louis demande en mariage sa copine enceinte d’un autre et Donna ne sert dans cet épisode qu’à résumer très justement la demi-saison et ENFIN donner la main d’Harvey. En bref, ce départ de Jessica a beau être anticipé par quelques scènes maintenant que j’y pense, je suis totalement surpris et rien que pour ça cet épisode valait le coup. Vivement la suite, parce que je suis dégoûté !

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 EN BREF – Cette mi-saison s’achève aussi bien qu’elle a commencé, mais à vrai dire, c’est un peu sans surprise. Comme d’habitude, la série est excellente à ses points forts et entre eux se perd un peu en route. Finalement, chaque arc est un voyage entrepris par chaque personnage, mais il y en a toujours un ou deux un peu en retrait. Assurément, c’était Donna cet été, mais il est à peu près sûr, vu la fin, qu’elle sera bien plus exploitée en janvier. En attendant, ce premier bilan de mi-parcours reste plutôt positif. Le départ de Jessica, s’il est définitif, sera dur à compenser car c’était un personnage exceptionnellement cool. Elle va me manquer, surtout que j’avais commencé la série pour Gina Torres. Alors si le schéma suivi par la série était classique et sans surprise, cette année, ils auront au moins réussi à me surprendre dans les derniers instants du dixième épisode. J’espère que cette pause passera bien vite !

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Secret City (S01)

Avis : Secret City, c’est la série d’été que j’ai honte d’avoir raté lorsqu’elle a débuté. Entièrement diffusée au mois de juin (ou presque), cette série australienne marque le retour d’Anna Torv et rien que pour ça, je me devais de la voir, car cette actrice est génialissime, brillante dans le rôle d’Olivia Dunham tout au long des cinq saisons de Fringe et franchement, je n’ai besoin de rien d’autre pour commencer une série.

Du coup, je n’ai même pas regardé de quoi il s’agissait avant de la commencer et j’ai attendu la diffusion du dernier épisode (ce lundi) pour la bingewatcher sans honte. Résultat ?

Cette série, basée sur deux romans, est absolument brillante et ce n’est pas rien de le dire : il s’agit d’un thriller politique, c’est bien loin de mon genre de prédilection. Elle met en place une ambiance très particulière, dévoile un complot et propose des personnages extrêmement bien écrits. Tout est fait pour respecter la cohérence et inévitablement le casting est tout simplement brillant. Cette série n’a rien de léger, c’est vrai, mais elle percutante et fait réfléchir. Pour l’ambiance, je la conseillerais à ceux qui ont aimé The Man in the High Castle. Pour le sujet, ça semble se rapprocher de House of Cards que je n’ai toujours pas vu, mais en Australie. Peu importe, il faut en retenir que c’est brillant.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

 01Épisode 1 – A Donation to the Struggle – 18/20
I guess something strange is going on

Ce pilot nous plonge dans une ambiance très étrange, celle d’un Camberra où un corps mystérieux est retrouvé assassiné et pique la curiosité d’une journaliste qui sera notre héroïne, Harriet Dunkley. Assez vite, elle se retrouve sur la piste du Ministre de la Défense, Mal Paxton, grâce à une photo envoyée par une source anonyme. Sur celle-ci, le ministre semble menotté en Chine, ce qui tombe bien vu que l’intro se passait là-bas. Le côté politique nous expose la vie australienne que je suis bien loin de connaître et qui nous montre le continent partagé entre son alliance avec les USA et celle avec la Chine. Les personnages nous sont présentés rapidement, mais chacun semble avoir ses motivations et objectifs, quitte à ce que ceux-ci soient opposés. Clairement, le complot ne fait que se dévoiler et l’ambiance intimiste, mystérieuse et quasi-menaçante nous poursuit de la première à la dernière minute. On ne voit pas bien où ils veulent aller pour l’instant, mais c’est un peu inévitable sur un premier épisode de ce genre : je n’aurais pas aimé en savoir trop.

02Épisode 2 – The Watchers – 19/20
Political graveyards are full of people who have been loyal to idiots.

Cet épisode se centre beaucoup sur l’enquête menée par Kim, qui avance à pas de géant alors qu’elle prend de grands risques pour retrouver la carte SIM et télécharger des documents compromettants. D’un peu trop grands risques d’ailleurs qui la conduisent à la mort. Je ne m’y attendais pas. Je suis dégoûté. Vraiment. Je m’étais déjà attaché au personnage, ce n’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça, et je croyais vraiment qu’il y avait plus de choses à venir. Dégoûté. Je tire mon chapeau bas à la série, c’est rare d’arriver à instaurer ça en si peu de temps. À côté de Kim, Harriet fait bien pâle figure et semble cumuler les défauts de base des journalistes, interprétée par une Anna Torv au top de sa forme.

03Épisode 3 – Beware the Jabberwock – 17/20
We lost him twice

Sans honte et sans gêne, Secret City traite directement l’enterrement de Kim, toute transexuelle de son état. C’est fait sans fard et c’est inattendu : la série prend une dimension réaliste et adulte dans cet enterrement que j’ai rarement eu l’occasion de voir à la télé. Le traitement des transexuel(le)s est toujours délicat, mais cette série est certainement un exemple en la matière. Tout ceci est énormément dérisoire par rapport au reste de l’épisode qui se concentre sur l’avancée (magistrale et à pas de géant) de l’enquête d’Harriet : celle-ci embarque Felix dans ses aventures et surtout dans ses problèmes après avoir décodé l’étrange dernier message de Kim. C’est hyper bien fichu et écrit, magiquement joué de tous les côtés et on ne peut pas que s’énerver de voir les politiques planifier leur petite vie tranquille.

04Épisode 4 – Falling Hard – 17/20
An ASD agent, Kim Gordon, was killed investigating a murdered anti-China activist, who called himself Max Dalgety.

L’enquête s’accélère encore dans cet épisode où la politique s’emballe à tout vitesse : le sénateur Bailey annonce en fin des épisodes des mesures nouvelles assez intéressantes pour la suite de la série, promettant une vie bien plus compliquée pour Harriet. C’est passionnant de suivre l’enquête et de voir à l’avance les obstacles qu’elle va rencontrer, surtout que tout est fait de manière à nous réserver encore quelques surprises, comme ce cliffhanger totalement WTF.

05Épisode 5 – Ghosts in the Machine – 18/20
Senator Bailey, does this mean legislation makes you the most powerful person in the country?

Sans surprise, face aux nouvelles mesures annoncées dans l’épisode 4, Harriet a beaucoup de pain sur la planche. Le final approche et le plan général des scénaristes se dessine mieux que jamais, avec la montée de pouvoir du sénateur Bailey qui est vraiment une figure sympa pour le téléspectateur, car elle nous partage entre haine et sympathie : c’est une vraie figure ambiguë et sa relation avec Harriet ne nous aide pas. À bien des égards, cela me rappelle Fringe et Olivia/Nina. C’est toujours passionnant à suivre car les personnages ont des objectifs précis et bien clairs, d’Harriet qui souhaite clarifier la mort de Kim à Bailey qui veut juste plus de pouvoir (non, c’est plus complexe, je sais). Bref, j’adore.

06Épisode 6 – The Light on the Hill – 18/20
There’s blood on your hands Thomas, that’s why you can’t sleep at night

C’est déjà la fin pour Secret City et c’est franchement dommage car je me suis vraiment attaché au rythme semi-lent de la série qui avance en fait à toute vitesse et aux personnages tous très bien écrits (et avec des dialogues bien foutus, en plus). C’était un épisode un peu plus dur à regarder parce que j’ai éprouvé beaucoup d’inquiétude dans ces cinquante minutes pour les personnages que j’ai appris à aimer : je me demandais quel arc conclusif était encore possible pour chacun d’entre eux. C’était finalement assez banal comme fin, mais je n’en demandais pas forcément plus. Cette fin en demi-teinte est du coup une franche réussite en ce qui me concerne et j’espère franchement une saison 2 après cette scène finale.

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Bref, Secret City est bien trop courte, ce qui lui permet d’éviter bons nombres de défauts et d’être un divertissement hyper agréable, qui traite des sujets assez importants de manière toujours très justes. L’ensemble du casting est parfait, avec un vrai niveau de jeu qui permet de ne pas décrocher les rares fois où l’écriture s’embrouille… ce qui n’arrive presque jamais, car les scénaristes ont vraiment peaufiné leurs six scripts. Un vrai plaisir que je recommande chaudement 🙂

Juin : une progression constante

Bonjour, bonsoir,

Le temps passe à une vitesse totalement dingue et nous voilà déjà en juillet. Cela veut dire qu’il est plus que temps de faire un nouveau bilan concernant le challenge : comme le mois dernier, j’ai l’impression d’avoir écrit le précédent il y a même pas une semaine. C’est le principe de la fin d’année scolaire, ça file à une vitesse terrifiante. On ne va pas se mentir, je suis bien parti pour réussir ce challenge, mais quand même, je trouve que je n’avance pas au rythme que je voudrais. Clairement, je n’aurais pas terminé en septembre, pourtant ça m’aurait bien arrangé. Bon, il faudra bien faire avec.

Alors ce mois-ci, j’ai visionné :

The Man in the High Castle, saison 1
Person of Interest, cinq derniers épisodes de la saison 5
That 70’s show, saison 2 et 3 + 10 épisodes

C’est donc un peu plus qu’en avril et ça me permet de rayer une série supplémentaire sur les douze. Plus que quatre !

 CS MHC
The Man in the High Castle

Je n’avais pas du tout prévu de la regarder et c’est sur un coup de tête que je me suis lancé un dimanche comme un autre. Du coup, ce dimanche-là ne fut pas tout à fait comme les autres puisque je me suis englouti tous les épisodes de la saison comme si de rien n’était en une journée. C’était génial et j’ai pu réussir mon second mini-défi en grande partie grâce à cette série. Évidemment, j’ai publié un article sur cette première saison à la fin hyper-mystérieuse, et vous pouvez le retrouver sur le blog. J’attends très impatiemment la suite de cette saison, qui devrait débarquer si tout va bien avant la fin de ce challenge je pense (18 novembre).

CS POI
Person of Interest

Et voilà, c’en est terminé de cette brillante et excellente série qu’est (était !) Person of Interest. Je me la suis englouti elle aussi, mais en deux mois cette fois. Si elle termine en superbe série, c’était pourtant drôlement mal parti en saison 1. J’ai accompagné le visionnage des derniers épisodes de la saison 5 par l’écriture d’un article constituant un bon gros bilan de mon avis sur l’évolution qu’a connu le show en cinq ans. Il est rare de voir une série évoluer autant et aussi bien, avec un quasi sans faute. Si je compare au reste de mon challenge, ça changeait quand même pas mal de la dynamique catastrophique suivie par Ally McBeal ou The Following, cette dernière ayant aussi fait l’objet d’un bilan bien plus mitigé. Une chose est sûre, Person of Interest va me manquer… et Amy Acker aussi, surtout, j’avoue.

That70sShow

That 70’s Show

J’ai continué avec plaisir et vu à peu près deux saisons de la série ce mois-ci. Je ne peux m’empêcher de trouver les saisons bien longues, avec des épisodes qui ne servent vraiment qu’à combler sans proposer de vraies avancées. Toutefois, je me marre bien et les articles sur les saisons le prouvent bien : par ici pour la saison 2 et par là pour la saison 3. Évidemment avec tous ces épisodes, on a quand même avancé dans les principales intrigues que sont Donna/Eric et Kelso/Jackie, mais ça avance tellement à un rythme d’escargot ! J’ai du mal à me garder un rythme constant : j’en regarde beaucoup d’un coup, puis je fais de longues pauses entre les épisodes… On verra !

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En conclusion, c’est plutôt pas mal encore ce mois-ci avec pas moins de 68 épisodes dégustés, soit une vingtaine de plus qu’en avril. J’en suis donc à 488 épisodes sur 725 (auxquels s’ajouteront une quarantaine d’épisodes à la rentrée). Ça progresse. 114 épisodes de That 70’s show m’attendent encore et il me reste à entamer les 8 de Ministerio del Tiempo, les 13 d’American Horror Story et les 187 de One Tree Hill, dont j’ai piqué les DVDs à ma sœur. 322 épisodes à m’avaler donc. Tout va bien. J’ai visé haut quand même, surtout quand je vois toutes les séries que je suis dans les articles à la semaine.