Octobre & novembre – Oups

Ceux qui suivent le blog, même de loin, auront remarqué je pense que j’ai disparu de la circulation depuis le Comic Con, à peu près. Il faut dire que j’ai eu des week-ends hyper chargés et loin de chez moi, pour compléter mes semaines déjà bien comblées. Par conséquent, j’ai pris du recul et surtout, j’ai dû faire des choix entre séries et boulot. Autant dire, que ce n’était pas un choix bien compliqué et j’ai décidé de lâcher à la fois mes articles hebdomadaires et mon challenge. Enfin, « décidé ». Les événements ont décidé pour moi, et je m’excuse auprès de ceux qui les attendaient. Je n’oublie pas que j’ai aussi un tag à faire, un jour. Bref, quoiqu’il en soit, je me dis qu’il est largement temps de faire les bilans d’Octobre et Novembre du Challenge Séries 2016… J’ai peut-être arrêté de regarder One Tree Hill, mais je ne me déclare pas vaincu pour autant !

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En octobre et novembre, j’ai terminé la troisième saison de One Tree Hill que je commente par-là. Et j’ai largement entamé la 4, au moment où j’y croyais encore. Et puis, j’ai arrêté de regarder. Pour être 100% honnête, je ne peux pas dire que la série me déplaît, elle a des côtés très sympas même. Seulement, elle ne m’accroche pas non plus des masses et la saison 4 se concentre un peu trop sur les problèmes existentiels de Peyton pour moi. Je sais que je reprendrais, probablement en 2017 ; mais pour le moment, il me paraît évident que je ne peux pas regarder cinq saisons dans les trois semaines à venir. J’ai donc pris la décision de switcher One Tree Hill… au profit d’Utopia, une série certes bien plus courte, je sais, mais bon, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre en janvier je crois. Voilà, mes articles sur les deux saisons d’Utopia sont à venir d’ici le 31 décembre, mais c’était un gros coup de cœur que j’ai regardé en septembre. De manière générale, j’ai préféré voir des séries plus courtes que je pouvais finir plutôt que les saisons restantes de One Tree Hill. C’est stupide, car j’aurais probablement pu la finir autrement, mais c’est comme ça.

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Outre ce switch, j’ai bien sûr terminé aussi l’excellentissime saison 6 d’American Horror Story. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai adoré et je la considère actuellement comme la meilleure saison de la série. Après avoir critiqué pendant quelques années cette série adulée par beaucoup, je me retrouve donc à leur place et me sens presqu’un peu bête. Surtout que les saisons 3, 5 et 6 vues pour le challenge ont toutes été beaucoup plus plaisantes que les 2 et 4 qui étaient pour moi hyper décevantes et blasantes.

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Je sais que certains ont déjà pu déclarer avoir bouclé leur challenge, ce n’est cependant pas mon cas, loin de là. Je suis pris au piège de mes choix : Netflix a diffusé la seconde saison de Club de Cuervos le 9 décembre et la deuxième partie des aventures de The Man of the High Castle est quant à elle annoncée pour mi-décembre. Gloups. J’ai donc encore 20 épisodes à voir d’ici la fin du mois, en plus de mes séries régulières (qui heureusement passent en pause) et du retour de Con Man jeudi dernier. Non mais ça va le faire.

The Great Indoors (S01)

Ci-dessous, mon article sur la première saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question et les précédents. Bonne lecture !

Avis : Je suis comme ça. J’ai des épisodes en retard un peu partout, je ne suis pas forcément à jour dans mes cours et je suis en train de foirer le Challenge Séries (je vais juste switcher OTH pour le valider…), mais hop, je commence une nouvelle série. Si je m’étais écouté, je serais parti sur quelque chose en 40 minutes et surtout sur de la SF, mais à défaut d’avoir le temps et par peur de ne pas trouver mon bonheur, j’ai plutôt décidé de commencer une série que j’avais envie de commencer le mois dernier mais que j’ai laissé filer !

The Great Indoors, c’est le genre de série qui n’est absolument pas mon style, avec les rires pré-enregistrés, les personnages clichés et l’histoire de base pas super originale. Oui, mais la série a aussi Joel McHale en tête d’affiche et rien que pour ça, ça a déjà tout bon. Et le trailer m’avait à peu près convaincu qu’il y avait des blagues réussies dedans. De toute manière, si la tête d’affiche de Community et de The Soup a choisi ce pilot, c’est que l’humour y était ! Cela dit, j’en ai entendu surtout des échos négatifs, et je ne savais pas à quoi m’attendre.

L’histoire de base est assez simple : Jack, un aventurier, revient à New-York dans les locaux du magazine pour lequel il bosse depuis (trop) longtemps. Oui, mais voilà, internet est arrivé et avec lui, les millenials. Un peu à la manière de Younger, ceux-ci dominent totalement la rédaction et la série suit Jack tentant de s’intégrer à l’équipe de jeunes après avoir appris que le magazine (qui s’appelle Outdoor) devait couper le budget des expéditions (d’où le titre de la série). Et franchement ? C’est mieux et plus drôle que ça en a l’air en ce qui me concerne ! Je comprends les critiques négatives, mais franchement c’est une série pas prise de tête avec des gags simples, et c’est exactement ce dont j’avais besoin en ce moment.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
You wish you were that guy !

Ce pilot suit donc l’arrivée de Jack et sa rencontre avec l’ensemble de l’équipe. Je n’attendais pas grand-chose de ce pilot et, pire, je m’attendais à être sacrément déçu, mais finalement, il y a une certaine fraîcheur inattendue qui se dégage de l’ensemble du casting et du scénario. Chacun des personnages a ses défauts exacerbés qui servent la dynamique d’ensemble, les blagues tombent juste à chaque coup, le will they/won’t they est plutôt cool (elle a un petit côté Annie en plus) et le seul défaut que j’y trouve pour l’instant est le bar, dont l’introduction est plutôt ratée pour l’instant. Autrement, il y a tout ce qu’il faut pour rire et pour me faire revenir, car c’est simple, pas prise de tête et plutôt bien fichu pour un petit budget.

02.pngÉpisode 2 – Dating Apps – 14/20
Jack you need us, because you’re new at this and you’re old at life.

La fraîcheur n’est pas perdue dans cet épisode qui s’attaque à un grand classique des sitcoms ces deux dernières années : les applications de rencontre. C’est bon enfant, plein de clichés mais ça vise assez juste côté humour pas prise de tête, et c’est ce qu’il me fallait après une journée bien longue. Toujours rien d’exceptionnel, mais juste de quoi rire sans être non plus trop prévisible. Il n’y a pas trop de fil rouge scénaristique ou de constante pour le moment, mais ça parvient à passer outre par sa simplicité de ton et le surjeu voulu des acteurs, à commencer par Brooke.

03Épisode 3 – Step One: Shelter – 15/20
I forgot about Jack’s sleep-bragging

Jack apprend que le magazine n’a plus les moyens de payer sa chambre d’hôtel et qu’il va lui falloir payer son propre loyer. Il se retrouve ainsi à faire le tour de ses amis (donc le barman) avant de devoir vivre en collocation avec Clark dans sa mini-chambre qui vaudrait bien 600€/mois dans Paris, minimum (ça a même ses propres toilettes !). Autant dire qu’à New-York, ça ne doit pas être donné, et c’est plutôt cool de voir une série aborder le sujet. Bon, après, ils pourraient économiser sur la bouffe vu la pendaison de crémaillère. En parallèle, Brooke tient tête à son père qui souhaite qu’elle annonce toutes les mauvaises nouvelles à l’équipe… Et ce n’est pas si simple quand il est incapable de décevoir qui que ce soit. L’épisode se tient et poursuit sur la lancée de la série, avec même un gag prévisible mais génial en fin d’épisode, avant une suite de spoilers Game of Thrones (ou pas). Bref, le meilleur de la série pour l’instant.

04.pngÉpisode 4 – You Don’t Know Jack – 16/20
He seems happy… DOESN’T !

Pas grand-chose à retenir de cet épisode : tous les collègues de Jack l’aident à vider un garage dans lequel il a entreposé ses souvenirs et en apprennent ainsi un peu plus sur son passé. C’est excellent car la série se lance alors dans une suite de références aux années 90 que les jeunes ne connaissent déjà plus, ce qui manque un chouilla de crédibilité, mais après tout pourquoi pas, j’ai déjà eu ce genre de conversation avec des gens ayant un ou deux ans de moins que moi (le pire reste le « c’est quoi ça VHS ? » d’une amie). Emma aide Jack à conclure son histoire avec Jesse et met en péril son cœur et son sommeil, running gag plutôt cool. Clairement, la série ne sera pas la comédie de la décennie, mais c’est assez comique pour me garder comme spectateur. Je n’ai pas trop conscience de ce que peuvent donner les audiences en revanche, ça me fait un peu peur vu les échos que j’en avais…

05.pngÉpisode 5 – No Bad Ideas – 15/20
Someone please describe Brooke’s face to me right now

Je crois que ce qui me plaît dans cette série, c’est le côté très ancien de la forme et de l’écriture, qui franchement ne révolutionnent rien, qui se mélangent avec des thèmes purement modernes et contemporains, parodiés à l’extrême. Rien d’original donc, mais ça fonctionne cette semaine encore avec une insistance disproportionné sur les décalages générationnels et les étiquettes que l’on applique aux gens, avec les clichés qui leur correspondent et tous les problèmes d’étroitesse d’esprit que ça peut impliquer. Finalement, j’y trouve une simplicité que je fuis habituellement et je crois surtout que c’est révélateur d’un énorme manque d’How I met your mother. Avec des types comme moi, les sitcom à public ont encore de beaux jours devant elles.

screenshot_20161205-112854Épisode 6 – Going Deep – 14/20
You shut your filthy mouth did you say Beyonce?

Cette série continue à proposer des épisodes hyper classiques, mais c’est pour cela que je l’apprécie, ce n’est pas prise de tête et ça fonctionne très bien dans le métro. D’un côté, nous avons donc Jack qui aide son meilleur ami à surmonter un divorce qu’il voulait pourtant. Il n’y arrive pas, bien sûr, parce que le cliché veut qu’il soit un mec incapable de parler de choses profondes (d’où le titre de l’épisode, qui n’a même pas pris le temps d’un jeu de mots graveleux assez facile). Il est donc aidé par Brooke. Pendant ce temps, les trois millenials entrent dans un concours de celui qui se déplacera le moins durant la journée, de manière à gagner deux places pour un concert de Beyonce. C’est l’occasion de développer un peu les trois personnages, même si c’est hyper bateau là encore. Les références à l’actualité sont toujours disséminées avec justesse et c’est un épisode qui parvient à faire rire (les zombies ! Pokémon Go !) sans avoir à chercher trop loin dans la complexité. Les personnages secondaires introduits (au fastfood surtout, mais le vendeur aussi) sont géniaux et je ne serais pas surpris de les voir revenir de manière plus régulière.

capture-decran-2016-12-11-17-43-35Épisode 7 – @emma – 12/20
Call instagram and tell them to get rid off all the negatives

J’espérais voir beaucoup Emma parce que le titre de l’épisode semblait indiquer une plus forte présence de sa part, mais c’était tout l’inverse cette semaine, avec un épisode insistant sur son importance en la faisant disparaître un temps de la rédaction du magazine. Cela fonctionne un peu trop bien, elle apparaît si vitale au show que son absence se fait tout de suite ressentir, y compris en terme de qualité de l’épisode. Le reste continue son bout de chemin sans grandes variations ou surprises, mais pour une saison 1, ça va. C’est un peu trop rapidement oubliable (notamment toute cette intrigue sur la magie). Il est maintenant établi que les plus vieux ont besoin des plus jeunes et j’espère que l’on va moins se concentrer sur ce fossé des âges ridicules. Je trouve qu’ils vont toujours un peu trop loin pour être crédible, comme dans cette réplique de Jack concernant les négatifs sur Instagram. Même en voyage, vu le nombre de photos de lui qu’il a, je doute qu’il n’ait pas connu les appareils photos numériques. Je veux bien que ce décalage soit là pour faire rire (et ça a marché pour cette réplique, en plus), mais ça commence à être un peu trop exagéré pour rester pleinement appréciable en terme de sens. Il faut voir comment ça va évoluer, mais j’aimerais que les intrigues se centrent un peu plus sur Emma, que les scénaristes affirment comme l’une des membres-clés. À eux de bien jouer maintenant, tout le comique repose sur le trio Emma/Jack/Brooke, et il y a beaucoup de possibilités drôles et dramatiques à exploiter.

08.pngÉpisode 8 – Office Romance- 15/20
I’m Brittish

Bon, cet épisode de mi-saison est assez routinier pour une sitcom avec l’ensemble du casting apprenant que Clark est amoureux d’Emma, à l’exception d’Emma bien sûr. Tout le monde l’aide à aller se planter et ce n’est pas surprenant. Il y a comme d’habitude de bons comiques de situation, principalement dans la sous-intrigue. La première intrigue se recentre en effet sur Jack, mais c’est un peu lourdingue, alors que la sous-intrigue s’intéresse sur les secrets gardés par Mason et Brooke. Les quiproquos et situations sont drôles, même si elles ne font pas avancer l’intrigue de fond, inexistante. Jack sort avec Amy et rompt aussitôt avec, il ne se passe donc pas grand-chose de nouveau, ce qui semble inhérent à la forme de toute manière. C’est une sitcom qui ne cherche pas à avancer, mais simplement à établir des personnages qui peuvent rester égaux à eux-mêmes sur le long terme. Pour le moment, cette première partie de saison a donc réussi à tenir son rôle sans le moindre souci et à proposer une série qui se laisse regarder quand il y a besoin de rire un peu sans prise de tête.

Capture d'écran 2017-01-07 00.53.22.pngÉpisode 9 – The Mediocre Outdoor – 14/20
Oh no Clark fell and I didn’t catch him… in video.

Donc les millenials ne savent pas prononcer gif ? Ils n’ont surtout jamais fait de camping, comble du comble pour une équipe de journalistes d’un magazine tel que The Great Indoors. Cela offre une bonne excuse de scénario d’épisode continuant d’agrandir le gap générationnel entre jeunes et vieux. C’est sympa, mais comme toujours un peu trop exagéré pour être pleinement drôle. L’exagération fait de toute façon partie de l’ADN de la série et ça fait un moment que je l’ai acceptée, mais il y a des épisodes où c’est plus difficile que d’autres. Ou peut-être que la critique des jeunes accros à leurs téléphones me touche un peu trop personnellement pour que je trouve ça pleinement hilarant quand ça l’est, allez savoir ! Quoiqu’il en soit, l’épisode avait ses longueurs, certes, mais aussi ses bons moments, comme toujours, notamment dans la relation Brooke/Jack, là aussi comme toujours. Cette critique continue donc dans la lignée des précédentes, un peu comme la série : rien d’exceptionnel, mais un divertissement qui s’avère… et bien, divertissant, avec ses moments drôles.

the_0000673150.jpgÉpisode 10 – The Explorers’ Club – 15/20
I’m 26, it’s time for me to start giving back.

Cet épisode était vraiment sympa, même si je n’ai pas trop aimé l’idée du club, qui est un peu la base de l’intrigue. Comme quoi, ça ne fait pas tout et le script d’une comédie passe à 80% par les répliques. Et les répliques brillantes et bien senties, on en a eu pas mal entre Jack qui charrie Clark avant de se faire lui-même ridiculiser au club, justement, et le duo Emma/Brooke. Autant je ne suis pas forcément fan de l’idée qui se dégage du duo Jack/Clark, qui n’est quand même pas loin du harcèlement professionnel, autant Emma est clairement excellente dans son rôle de millenial désabusée par sa vieillesse prenante. J’ai bien plus ri que d’habitude, mais cette partie de l’épisode m’a malgré tout paru insuffisante pour rattraper le reste. En effet, et j’ai cru comprendre que ce n’était pas une opinion très populaire auprès des trois fans de la série, je n’ai pas accroché au développement du personnage de Roland. C’était très intéressant comme idée de lui accorder un peu de temps. Précisément, l’intrigue avait trop de longueurs, et c’est dommage car niveau répliques, ça s’améliore, et pas qu’un peu.

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Épisode 11 – Mason Blows up – 13/20
I was a horse and you were riding me

Bof, épisode un peu mou cette semaine, malgré quelques bonnes trouvailles. L’épisode se centre un peu plus sur Mason, ce qui est une bonne chose car après onze épisodes, on ne le connaît encore que trop peu si on excepte qu’il est le cliché gay célibataire habituel des sitcoms. Le problème, c’est qu’après ces vingt minutes autour de lui, nous en sommes toujours là et qu’au passage, Jack est devenu encore plus irritant. Et en même temps, les personnages fonctionnent de mieux en mieux du point de vue de la dynamique de groupe, le rôle de chacun est bien défini et même lorsqu’ils doivent s’effacer pour faire place aux autres, ils arrivent encore à percer un peu. Ainsi, les affaires de Brooke ou l’absence d’article à écrire de Clarke sont tout aussi marquantes que le « Y’Busted » de Mason. Comme chaque semaine, rien d’exceptionnel, mais des sourires et quelques rires. Difficile d’en attendre plus.

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Épisode 12 – Paul’s Surprise – 14/20
Please say Got’ya

Mon dieu, Brooke ramène Paul au boulot et il est aussi insupportable qu’il devrait l’être, c’est parfait. Cela provoque plein de situations embarrassantes puisque bien sûr Jack fait de la merde, surtout lorsqu’il doit faire un discours sur les fiançailles de ces deux-là et descend Paul en public. Bref, l’épisode se concentre un peu sur Jack et les sentiments inavoués qu’il a encore pour Brooke. Ce n’est vraiment pas subtil, mais ça se saurait si c’était le genre de série à faire dans la subtilité. En parallèle, les trois millenials se disputent pour savoir qui mène les autres, et c’était beaucoup moins bon. En définitive, le retour de la série après plusieurs semaines d’absence se déroule à merveille, l’épisode est un peu court, mais on a l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages. Après seulement 12 épisodes, la série a trouvé son ton et me donne envie de revenir même si c’est on ne peut plus simple comme formule.

13.pngÉpisode 13 – DTR – 14/20
This is our third date, we should probably talk

C’est reparti pour un épisode sans prise de tête, prévisible mais assez marrant malgré tout. Bon, un épisode qui revient sur le fait que Jack est vieux alors que je viens de souhaiter mon anniversaire, c’est du foutage de gueule ou bien ? Jack se retrouve à coucher avec Kaylee, la coloc de Mason, dont on a jamais entendu parler avant . C’est assez réussi car cela provoque de bonnes situations comiques (la salle de bain) et des commentaires sarcastiques tout au long de l’épisode. Jack découvre les joies des relations millenials dans les grandes villes, ce genre de clichés habituels des séries que The Great Indoors ne pouvait ignorer. Et tenter d’être en couple avec une jeune fait prendre conscience à Jack qu’il est plus vieux que prévu, ce qui offre la possibilité de faire évoluer le personnage sur le sujet, une première en treize épisodes. Cela se fait de manière un peu radicale, et je me demande si cela va devenir plus fréquent par la suite. En tout cas, pour l’instant, la série se poursuit sans grosse fausse note et en servant chaque semaine ce que j’attends d’elle, à savoir du divertissement un peu vieillot dans la forme, mais assez neuf dans le fond. Cela fonctionne et j’en arrive à me demander s’ils ne vont pas réussir à se décrocher une saison 2 l’air de rien !

14.pngÉpisode 14 – Friends Like These – 18/20
Now if you excuse us, we have to go masturbate

La série prend le choix d’explorer la relation de Rachel et Jack. C’est une excellente chose inattendue après une demi-saison passée à nous montrer Jack comme un grand gamin incapable de développer une relation. Tellement d’ailleurs qu’il n’a pas d’amis, puisqu’ils sont tous morts dans de terribles accidents. Le barman commence donc à flipper de mourir alors que tous les autres sont juste dingues et pas du tout flippants pour Rachel. Mason est drogué au chewing-gum énergisant, Emma ramène son copain neuneu, Clarke ramène une prostituée pour se venger et la rendre jalouse, Brooke ramène Paul. Et ben croyez-le ou non, mais je trouve que cet épisode est le meilleur de la série, avec un rythme très bon, des problèmes relationnels pour chacun et tout un tas d’intrigues qui jouent de bons fils rouges, prouvant les relations amicales entre eux et la force de ce couple Rachel/Jack. Yep, définitivement un excellent épisode qui a su me faire rire à de nombreuses reprises et me conforter dans le choix d’avoir poursuivi mon visionnage de cette série malgré un début vraiment moyen.

16.pngÉpisode 15 – Relationship Jack – 15/20
A man in love is never alone… Rachel is taking a poop.

 Jack est heureux en amour et cela inquiète ses amis qui se rendent compte qu’il vire à l’obsession avec Rachel, sans être capable de continuer à travailler correctement. C’est pourtant plutôt cool de voir Jack en mode lune de miel, même s’il est un peu trop gentil pour que ce soit vraiment drôle. Les changements de comportement je veux bien, mais ils sont carrément allés à l’opposé de son caractère là, laissant même Clarke prendre sa place. Cela lui monte aussitôt à la tête et il prend donc la place de Jack. Ce n’est pas bien original, mais la série ne l’a jamais été et ça ne l’empêche pas de réussir à être marrante. En plus, Rachel s’impose de plus en plus comme un personnage excellent pour Jack et pour la série en général. Il n’y a pas à dire la qualité générale s’améliore depuis qu’elle est là, et j’espère que ça va continuer comme ça car la série est en train de devenir vraiment comique, l’air de rien, et je m’attache de plus en plus aux personnages.

17.pngÉpisode 16 – Aaron Wolf – 15/20
I want to get your integrity pregnant

La série change de jour et repart au passage sur un épisode plus classique avec Jack jaloux d’un autre aventurier qui donne son titre à l’épisode : Aaron Wolf. C’est un ancien collègue de Jack et bien sûr, il le déteste. Bon, il faut dire que c’est dur d’apprécier ce cliché sur patte qui ne cherche qu’à vendre sa marque. Comme toujours avec The Great Indoors, on cumule tous les clichés possibles et on voit ce que ça donne. Comme toujours aussi, tout le monde passe sa journée à boire, que ce soit chez Eddie ou dans le bureau du boss. On en revient donc à un épisode où Jack veut que les jeunes travaillent bien et où un élément perturbateur l’empêche d’atteindre son but. Finalement, cela délivre ses promesses quand Jack et Clarke partent en aventure dans les bois. Clarke étant le boulet qu’il est, tout l’humour vient de lui.  Bien sûr, la leçon du jour est que les millenials ont appris des choses au contact de Jack, c’est donc bien mignon. L’humour passe toujours bien dans cette série : ce n’est pas exceptionnel, pas renversant, mais ça fait son job de divertissement et c’est un excellent format pour les pauses-repas si vous n’avez personne à squatter, lalala.

Capture d'écran 2017-04-04 14.35.03.pngÉpisode 17 – Cubicles – 17/20
Later Days, Mayonnaise.

Je crois bien que l’épisode de mardi dernier était un vieil épisode qui n’avait rien à faire à ce stade-là de la saison, car la diffusion a repris normalement le vendredi. Mieux : cet épisode repart sur les intrigues à long terme et fonctionne tout de suite beaucoup mieux. Ne supportant plus ses collègues, Jack demande à Brooke d’avoir son propre bureau, mais celle-ci lui offre à la place un box, bouleversant l’espace habituel de nos héros. Cela fonctionne très bien car l’épisode enchaîne les gags autour de ces cubes placés au centre de la rédaction. Cela permet d’explorer la relation Mason/Clarke, de voir Emma comprendre que Jack s’appelle Ashley et Brooke devenir une pro du harcèlement. Cette dernière était particulièrement hilarante dans son rôle à contre-emploi et les différents personnages s’en sortaient tous bien, même la réceptionniste que j’exclue toujours de ces critiques alors qu’elle apporte une petite touche sympa (je ne trouvais pas ça drôle au début, mais désormais, je m’y suis fait et elle manquerait si elle n’était pas là).

Cet épisode est également celui de la rupture entre Rachel et Jack, pour raison professionnelle puisqu’elle déménage au Canada. C’est bien dommage car j’adorais ce personnage, mais ça fournissait une nouvelle intrigue très efficace. Bref, les seul défauts de cet épisode sont de dire au revoir à Rachel (de la pire des manières, je crois) et de nous montrer Eddie voulant être magicien. C’était censé être drôle, mais ça ne l’était pas. Heureusement qu’il y avait la scène du churros pour rattraper ça, c’est l’un des meilleurs gags de la série, aussi idiot soit-il !

Screenshot_2017-04-08-11-06-19.pngÉpisode 18 – Party Paul – 17/20
– You’re bi…
– Lingual? Si, claro.

C’était un épisode bien plus drôle que je ne l’aurais cru. Le but principal est de nous montrer Roan, le père de Brooke, devenir pote avec Paul, son fiancé, autant qu’il l’est avec Jack. Ce qui fonctionne le mieux dans cet épisode est le fait qu’il réunit tout le monde autour de la même intrigue. Du côté des « vieux », on a donc Jack qui est missionné par Brooke pour que Paul & Roan finissent par s’entendre. Bien sûr, cela se passe aussi mal que prévu, avec un Paul qui finit dans la nature. Brooke est un peu sous-exploitée cette semaine, c’est dommage. Du côté des millenials, Mason hésite entre trois rencards possibles, ses amis tentent donc de l’aider. Cela mène à la meilleure scène de la série (et à un fou rire aux larmes pour moi, dans le métro, bonjour l’affiche !) où Jack découvre la bisexualité de Mason. Ce n’est pas si drôle en soi, mais je la découvrais en même temps que lui et le comique de répétition a eu un bon effet sur moi, de même que le passage à l’espagnol. Je suis incapable d’expliquer ce que j’ai trouvé si drôle dans cette scène pourtant classique. Derniers bons points de l’épisode : le cliché d’Emma qui passe deux secondes à faire des trucs informatiques qui prennent des heures habituellement (histoire de faire rire), car c’était efficace sans être trop redondant et assez utile à l’intrigue, le retour du fastfood avec la serveuse connasse et le retour de la punchline de Paul, qui est un bon ajout au casting. La conclusion de l’épisode est moins efficace, mais l’épisode est solide ; et surtout, j’ai explosé de rire quoi.

18.pngÉpisode 19 – Ricky Leaks – 18/20
So now any of us can read what any of us has written about any of us?

Il n’y a plus d’internet dans la rédaction du journal parce que Brooke ne parvient pas à dire à l’électricien qu’il est mauvais. Seulement, il entend toutes les critiques que Jack fait de lui. Il démissionne donc et balance tous les mails envoyés sur le serveur du boulot aux employés du magazine : c’est le Ricky Leaks. Oh, j’adore ce genre d’épisodes ! Du coup, j’en ai attendu un peu trop et j’ai été quelque peu déçu, malgré un épisode clairement très drôle. Il n’y a pas à dire, j’aime beaucoup cette série, aussi simplette soit elle. Il n’y a qu’une seule intrigue cette semaine, qui tourne autour de la révélation des mails et une escalade sympa : un meme autour de Clarke (Orange Soda), Clarke en-dehors de pas mal de délire et surtout Clarke qui aime Emma. Ce dernier secret reste bien secret, mais la majorité du temps, les gags autour de la révélation tombait à plat pour moi. Je trouvais surtout la situation de Clarke bien triste… Dans l’ensemble, il y a de bons moments et j’ai éclaté de rire plusieurs fois, ce qui n’était pas du tout le cas en début de saison. Je me retrouve donc à espérer un renouvellement, mais toujours pas d’infos.

Capture d'écran 2017-04-29 13.40.10.pngÉpisode 20 – The Heartbreaker – 15/20
Happy divorce-sary.

Jack décide d’aider Eddie à se trouver une nouvelle petite amie, ou au moins un coup d’un soir, pour oublier son ex-femme. Cela dit, Eddie aime se saboter, alors Jack utilise les millenials pour trouver des solutions, ce qui permet de bons gags, notamment sur la bisexualité de Mason, encore. C’est finalement Brooke qui l’aide le mieux, mais le bar dans lequel ils se rendent est également celui dans lequel est Denise, l’ex-femme d’Eddie. Brooke était parfaite dans cet épisode, à se bourrer la gueule et à révéler sa vraie personnalité. Clairement, elle vole l’épisode et son mariage avec Paul touche à sa fin. Eddie n’a de toute manière ni besoin d’elle, ni de Jack pour finalement se mettre avec Allie, une amie de Brooke, au moins pour la nuit. Et peut-être plus, il faudra voir la suite. De son côté, Emma veut larguer Greg, ce qui ouvre une fenêtre de possibilités pour Clarke. Seulement, Clarke est aussi beaucoup trop attaché à Greg, alors il lui fait une journée parfaite, tel un père avant le divorce. C’était un peu moins fun de ce côté-là, surtout que l’intrigue reste très ouverte avec une Emma énervée après Clarke et une rupture avec Greg pas franchement sincère. Mais bon, c’était un épisode marrant malgré tout.

21.pngÉpisode 21 – Roland’s Secret – 16/20
– Here you go, Clark Kent
– Thanks, Souper Girl.

Oh là. Changer de case horaire et de jour, encore, à deux épisodes de la fin de saison ? Cela sent très mauvais l’annulation. Quoiqu’il en soit, l’épisode n’était pas trop mauvais avec deux intrigues cette semaine. D’une part, Emma est malade, ce qui (pour une raison mystérieuse qui n’est autre que c’est comme cela que son père a séduit sa mère) donne envie à Clarke de tenter sa chance pour se mettre en couple avec. Il décide donc de lui acheter de la soupe dans un Starbuck de la soupe (je ne connaissais pas, c’est étrange comme concept) et y rencontre la fille parfaite pour lui. Il est juste trop idiot pour s’en rendre compte, mais heureusement Mason est là. Emma se montre évidemment hyper désagréable avec lui quand Clarke se montre finalement à sa porte. Du coup, il finit l’épisode en rencard avec Nikki, ce qui bien sûr rend Emma jalouse. Pendant ce temps, Jack se retrouve au milieu d’une future dispute entre Roland et Brooke. Cette dernière voit un conseiller conjugal avec Paul avant même le mariage, demandant à Jack de le couvrir. En parallèle, Roland lui apprend qu’il est de nouveau marié (à Sheryl, dont il peine à retenir le nom) mais ne l’a pas dit à sa fille. Tant de secrets voués à être révélés, ça ne peut que promettre quelques merdes sur le chemin. C’est effectivement le cas, mais le père et la fille parviennent à se mettre finalement d’accord. Brooke est donc motivée à se marier le plus vite possible. Pas de chance, c’est Paul qui change d’avis et est maintenant d’accord avec elle pour prendre son temps. Arf, la fin de saison promet de déménager ! Cet épisode était sympathique, mais pas aussi drôle que les précédents. J’ai quand même ri à plusieurs reprises, il faut bien l’avouer, et l’approche du dernier épisode se fait subtilement. J’espère que la fin ne sera pas trop ouverte, parce que je crains l’annulation.

22Épisode 22 – The Company Retreat – 13/20
Funny running into you at this mandatory work event.

Bon, c’est embêtant, ils s’en vont sur un épisode un peu moins drôle que d’habitude. L’ensemble de l’équipe part dans une retraite d’un week-end dans les bois. C’est lors de ce voyage annuel que Jack avait couché avec Brooke, et Jack compte bien en profiter pour que Clark et Emma commencent une relation.
Comme c’est la fin de saison, il ne fait aucun doute que les choses avanceront d’un côté ou de l’autre (ou des deux). Il y a quelques bons moments, surtout dans la relation Jack/Brooke et l’idiotie d’Emma qui ne comprend rien à la drague de Clark. Bien sûr, les choses ne peuvent se faire sans que Clark ne fasse n’importe quoi.
Pendant ce temps, Roland décide de quitter le journal pour trois mois, laissant la direction à Jack. Il profite du week-end… avec Mason ? Drôle d’intrigue finale pour ces deux-là.
Sans grande surprise, Clark et Emma finissent ensemble, mais l’intrigue est franchement décevante. Emma tombe dans les bras de Clark parce qu’elle l’a entendu se « battre » pour elle en faisant un câlin à Greg après lui avoir dit qu’il aimait Emma. Un an pour ça ? Bof. Ils ne sont toujours pas faits pour être un couple en plus… et Emma le sait très bien, puisqu’elle fait ensuite semblant d’avoir oublié le week-end à cause de l’alcool, ce que Mason découvre facilement, faute de temps pour faire durer le suspense.
Quant à Jack et Brooke, ils ne se passent rien entre eux durant le WE, Jack prenant plutôt la décision d’appeler Paul afin qu’il se batte pour elle. N’assumant pas trop cette énorme erreur, il demande ensuite à partir au Brésil à la place de Roland. Alors pourquoi pas en soi, mais c’est un peu gros, parce qu’à aucun moment nous n’avons vu Jack vraiment retomber amoureux de Brooke. Autant je trouve qu’elle a toutes les raisons d’être sous le charme, autant Jack n’a rien laissé paraître qui indique ses sentiments dans les épisodes précédents.
Enfin, Eddie et Esther ne servent absolument à rien cette semaine, Esther n’ayant même pas de réplique dans l’épisode.
Franchement, c’était un dernier épisode décevant, malgré quelques bons moments. C’était à la hauteur du début de saison, mais pour la fin, ça retombe comme un soufflet.

Fin.png

EN BREF – Je ne donnais pas cher de cette saison 1 que je ne regardais que pour Joel McHale que j’avais adoré dans Community. Force est de constater que je m’étais trompé : si la série ne révolutionne absolument rien, elle finit par trouver son rythme et ses dynamiques humoristiques. Cela marche très bien après quelques épisodes. Divertissante dès le début, la série en arrive même à être marrante par la suite, puis carrément hilarante. Quelques-uns de mes plus gros fous rire de l’année ont eu lieu devant The Great Indoors et je ne m’y attendais pas du tout.
La conclusion de la saison n’est vraiment pas à la hauteur, mais elle a le privilège de fermer un peu l’ensemble des intrigues. Clarke et Emma ont eu leur premier baiser, la tension entre Brooke & Jack est réglée par le départ de celui-ci, les personnages secondaires n’ont de toute manière pas eu de fil rouge. On sent qu’il y a encore des tas de choses à raconter avec ces personnages, mais si la série devait s’arrêter là, il y aurait malgré tout un sentiment de conclusion apporté.
La saison 2 reprendra trois mois plus tard au retour de Jack si elle doit exister, la saison 1 peut malgré tout être visionnée comme un tout sans suite. Le network n’a plus qu’à faire son choix sur un renouvellement ou non, mais quoi qu’il arrive, je serais satisfait. J’ai beau avoir adoré cette première saison, elle n’a pas réussi à se rendre incontournable ou essentielle. Je serais heureux de la retrouver, triste de la quitter, mais en aucun son annulation ne me fera tomber en dépression comme celle de The Last Man on Earth pourrait le faire.
Affaire à suivre, donc.

Buffy (S11) – Issue #1: The Spread of Their Evil

Article traduit en français en bas de page.

Buffy is back for her 11th season and that’s a pretty good thing! I haven’t read much about this season so far because I wanted to be surprised and god, was I surprised!

I didn’t expect an actual dragon to pop up out of nowhere in the beginning of this only 12-issues season. Knowing that we’ll only get 12 issues, I felt a sense of emergency in this issue – it took time to develop a lot the characters but by the end of it I was so frustrated. This year is going to be really short and they just opened a really long story (or so it seems). I’m not sure how I should feel after reading that. Buffy and Spike are in a pretty good place, but Buffy still isn’t; Dawn and Xander are living a perfect romance, Giles is finally OK with his young body and Willow has become some sort of a counselor for Wicca-interested people. I felt disconnected with the story & characters – don’t get me wrong, I loved that issue but I wasn’t into it as I often was during season 10. Even though they try to develop a lot of things, it wasn’t that deep. The fights were especially not that good, with Buffy having a classical plan in the first pages and redoing it again with the dragon… However, the last pages were awesome. It reminded me of what Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D once was (and was supposed to be) : a story about how non-regular people saving regular people. It really worked to see them all in the shattered streets. I’m a bit disappointed to see Xander reduced to a funny sidekick again when so much was done before to make him great, but I’m staying confident that new state will not last. Let’s be honest, it was good to read a Buffy issue again and the Buffyspeak is still amazing – but it somehow felt really different than what I was expecting. This season already has its own tone, and I need to adjust to it. Also, I have to comment on the return of Angel on January. I’m a bit worried about that, because I loved Angel & Faith, and because Faith still is to that day one of my favorite character of the Buffyverse. I hope she won’t disappear again…

 « Odd thing to say for an immortal…Capture d'écran 2016-11-23 19.58.46.png…but I feel like I’ve grown, y’know? »

Buffy est enfin de retour pour sa onzième saison et c’est une excellente chose ! Je n’ai pas lu grand-chose à propos de cette saison jusqu’à aujourd’hui, car je voulais garder la surprise et putain, qu’est-ce que j’ai été surpris ! (oui, j’ai traduit « god » par « putain », bim)

Je ne m’attendais pas à voir surgir de nulle part un dragon au début de cette saison raccourcie à 12 volumes. Sachant que nous n’aurons le droit qu’à 12 volumes, j’ai eu l’impression dans celui-ci qu’il y avait un vrai sentiment d’urgence : certes, il prenait le temps de beaucoup développer les personnages, mais à la fin, j’étais tellement frustré ! Cette année va être vraiment courte et ils ouvrent dans ce numéro une très longue histoire. Je ne suis pas sûr des sentiments que je dois avoir après avoir lu ça. Buffy et Spike sont enfin heureux ensemble, mais Buffy ne se sent toujours pas au top ; Dawn et Alex filent le parfait amour, Giles est finalement en accord avec son corps d’ado et Willow est devenue une espèce de conseillère pour les personnes intéressées par la magie. Je me suis senti totalement déconnecté des personnages et de l’histoire. Alors attention, j’ai adoré ce numéro, mais je n’étais pas dedans comme je l’étais la plupart du temps durant la saison 10. Même s’ils ont tenté de développer beaucoup de choses, ce n’était pas si profond. Les combats étaient particulièrement pas ouf, avec une Buffy exécutant un plan hyper classique dans les premières pages et recommençant la même tactique avec le dragon… Cela dit, les dernières pages étaient géniales. Ça m’a rappelé ce qu’Agents of S.H.I.E.L.D fut à ses débuts (et était supposé être) : une histoire sur des gens pas si ordinaires sauvant des gens ordinaires. Ça fonctionnait particulièrement bien de les voir dans les rues dévastées. Je suis malgré tout déçu de voir à nouveau Alex réduit à un rôle comique de second plan alors que beaucoup de choses avaient été faites pour l’en sortir, mais je reste confiant dans le fait que ce nouvel état ne vas pas durer. Si je suis honnête, c’était cool de lire un nouveau volume de Buffy et le Buffyspeak est toujours aussi exceptionnel ; mais c’était hyper différent de ce que j’attendais. Cette saison a déjà sa propre tonalité et il faut je pense que je m’y adapte. Il faut aussi que je commente le retour d’Angel en Janvier ! Je suis un peu inquiet, parce que j’adorais Angel & Faith et parce que Faith est toujours aujourd’hui un de mes personnages préférés du Buffyverse. J’espère qu’elle ne va pas disparaître à nouveau…

The Affair (S03)

 

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode juste après visionnage, ce qui implique une longue pause de six mois… oups.

 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Et oui, je sais encore comment on se débrouille pour créer un article sur WordPress, je suis désolé de mon absence ces dernières semaines, je me suis laissé déborder par le boulot. Je vous rassure les articles sont pour la plupart toujours mis à jour, mais je ne prends pas le temps d’en créer et ce n’est pas bien. Ceci étant dit, et si on passait à ce dont il s’agit ?

C’est parti pour la saison 3 de The Affair ! Je ne sais pas bien ce qu’il me prend. Je n’ai jamais été fan de cette série, bien au contraire. J’ai persisté à regarder malgré une lenteur indicible, des défauts monumentaux (à commencer par des scènes de cul absolument inutiles à la narration, devenant ainsi gênantes) et un personnage principal que je ne supporte pas juste parce que j’adorais le générique, le personnage d’Helen, Joshua Jackson (mais pas le perso) et que, même si je me refusais à l’avouer, j’étais pris dans l’intrigue policière qui.. m’intriguait (un comble non ?).

L’interminable attente avait été largement récompensée par l’incroyable fin de saison 2, qui d’une manière inexplicable avait réussi à être tout bonnement excellente, ralliant les quatre personnages principaux dans un terrible accident et voyant Noah se sacrifier pour Helen, le truc improbable au premier abord mais parfaitement développé. Et cette fin parfaite suffisait à conclure la série, mais inexplicablement toujours, la saison 3 était annoncée dans la foulée.

Et alors que j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas, cette fin me motivait à tenter de voir ce qu’ils allaient faire d’un temps supplémentaire. C’est malgré tout à reculons que je me lance dans la saison 3, par curiosité malsaine et parce que je n’aime pas abandonner en cours de route une série. Alors, est-ce que j’ai bien fait ? La réponse ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12/20.

01.pngÉpisode 1 – 09/20
– Where are you going?
Grieving.

Pourquoi ai-je continué si j’entame avec une telle note ? Comme pour les deux premières saisons, c’est inexplicable. Il faut que je fasse soigner ma curiosité malsaine. La première partie de l’épisode nous propose la perspective de Noah, ça commence donc bien mal, à l’enterrement de son père (pourquoi pas ?). L’épisode nous révèle qu’il s’agit du futur, après son temps en prison, évoqué en cours de route par des flashbacks. Il semble être libéré en conditionnelle et est clairement hanté par un fantôme de son passé, qui est apparemment un garde qui l’a maltraité. Franchement pas intéressant, il est redevenu professeur et entame un flirt avec une française. Alors, du côté des choses qui sauvent légèrement cet épisode, il faut évoquer ce nouveau générique plus cool, le renouveau total des intrigues et la juste utilisation des flashbacks qui ont pourtant tendance à être trop facilement un moyen de combler le vide ailleurs. Aussi ennuyeux que fut cet épisode, je ne peux pas nier non plus que le mystère est prenant et m’intrigue, alors même que j’en ai supposément rien à faire de ce qui peut arriver à Noah, surtout que je me range du côté de son étudiante qui le traite de violeur sans morale. Il est intéressant de voir les scénaristes lui refuser une nouvelle scène de cul et explorer la piste d’une nouvelle affaire qui met malgré tout trop de temps à se dévoiler… mais il aurait été préférable de les voir s’occuper d’un personnage qui ne soit pas Noah pour ce retour. La toute fin constitue un cliffhanger véritablement efficace et marquant, et j’ai envie de savoir qui je dois remercier pour ce coup de couteau ! La perspective est tout de suite plus intéressante pour la suite de la saison, après ce premier épisode une fois de plus très long et lent et chiant.

02Épisode 2 – 14/20
All you need is a good lawyer

Et c’est reparti pour un bon gros moment gênant avec l’introduction sexuelle de cet épisode. Malgré tout, cet épisode débute très bien en se concentrant sur Helen, de loin mon personnage préféré dans cette série. En revenant un an avant l’attaque subie par Noah, on découvre qu’elle continue de voir son médecin, que son ex-mari reste un connard même en prison et que sa fille aînée est toujours complètement perchée. Cette dernière est vraiment plus cool depuis le meurtre de Scott, c’est brillamment drôle. Ce point de vue passé n’aide pas franchement à comprendre plus de choses sur le fil rouge de cette saison, mais il offre la possibilité de voir la culpabilité d’Helen et son réajustement à la vie quotidienne. Dans une seconde partie, les scénaristes reviennent sur Alison, qui est probablement une coupable idéale pour ce qui arrivera à Noah. Elle revient donc dans sa vie après avoir disparu pendant six mois et semble être une femme nouvelle, mais encore totalement rongée par son passé. Et clairement, elle ne s’arrange pas la vie avec ce retour. On découvre ainsi qu’elle a cédé ses droits de garde à Cole et que celui-ci n’est pas prêt à laisser sa fille côtoyer sa tarée de mère. Il finit bien sûr par changer d’avis, parce que Cole est cool. Comme l’an dernier, je remarque qu’il n’y a pas photo : les épisodes qui se déroulent presque sans Noah sont bien meilleurs que ceux qui nous l’imposent comme personnage principal. Les longueurs de ce second volet sont donc plus supportables et l’avancée de l’intrigue plus intéressante, le passé d’Alison en pleine démence et la culpabilité d’Helen étant capables de captiver l’attention.

03Épisode 3 – 13/20
I don’t know I’m not his wife

Attendez, quoi ? On va se taper le point de vue de Juliette aussi maintenant ? Mon dieu, j’ai eu envie de m’arrêter quand j’ai vu ça, surtout que les premières minutes de l’épisode ne servent vraiment à rien. J’entends d’ici les fans me rétorquer que si, que ça instaure le personnage, son point de vue, sa vie, tout ça, tout ça. Malheureusement, il y avait vraiment moyen de le faire plus rapidement que ça et surtout plus efficacement, parce que finalement, ces quelques informations à glaner en cours de route, ce n’était pas ça. Bon, c’était en français, ça aide, même si c’était un français passé et très anglais (« les hommes sont de tels idiots », franchement, je n’entends pas les français parler comme ça autour de moi ; c’est vraiment une traduction littérale du such). Quoiqu’il en soit, le débat du dîner est bien plus intéressant dans cet épisode qu’il ne m’avait paru l’être dans celui du point de vue de Noah ; il faudrait possiblement que je compare les deux pour me rendre compte de ce qu’il en est réellement et des différences présentes entre ces scènes. Sans être un personnage auquel je m’accroche, le point de vue de Juliette fut finalement moins ennuyeux que prévu. Plus étonnant : le point de vue de Noah m’a remotivé en milieu d’épisode. Qu’on s’entende bien, quand j’ai vu que c’était lui et pas Cole, ça m’a vraiment énervé. Cependant, j’ai trouvé la double narration présent/passé mieux menée que d’habitude, avec un gardien de prison tellement creepy que j’en arrive à l’imaginer forcément innocent. Il ne faut pas oublier que tout ça est vu du point de vue de Noah et qu’il a été assez clairement démontré qu’il n’était pas hyper fiable comme témoin, rien que dans son regard sur les femmes au cours des premières saisons. À cet égard, la vision de la scène du baiser et de l’abstinence sexuelle de l’épisode 1 selon Juliette est bien mieux présentée et crédible que la manière dont elle s’était supposément jetée sur lui. On touche là une nouvelle fois à l’un de mes grands problèmes avec la série : c’est bien beau de dire que l’on raconte selon plusieurs points de vue, mais il faut quand même s’assurer une cohérence. Les différences sont tellement énormes dès qu’il s’agit de Noah. Le personnage se ment à lui-même et est toujours la première vision que l’on a, ce qui rend détestable une bonne partie des intrigues qui pourrait, je pense, m’accrocher un peu mieux présentées dans l’autre sens. N’empêche que cet épisode m’a plutôt bien plu, et ça en fait deux coup sur coup, et c’est intrigant, moi qui passe ma vie à la critiquer depuis deux ans !

Capture d'écran 2016-12-13 01.32.11.pngÉpisode 4 – 08/20
She is still Johnny’s mother

Enfin une première partie sur Cole, il était temps ! Malgré tout ce qu’il s’est passé, il rêve encore d’Alison après tout ce temps, ce qui est un peu exagéré si vous me demandez mon avis. Les deux semblent complétement déconnectés de l’intrigue principale de la saison, mais du coup, l’épisode aussi, et on se fait un peu chier, il n’y a pas à dire. Cole tente désespérement d’inclure Alison dans sa vie, contre l’avis de sa femme, et son point de vue nous le montre clairement amoureux et en train de se valoriser. Sans surprise, la seconde partie se focalise sur Alison et nous raconte cette même histoire chiante de son point de vue à elle, donc avec d’autres scènes, d’autres vêtements et surtout d’autres idées derrière la tête. Alison est totalement cinglée et ça devient très chiant d’apprendre qu’elle a encore des sentiments pour Noah, au point de tenter de l’appeler. Forcément. Quant aux deux versions de l’intrigue de la semaine, elles sont évidemment hyper différentes l’une et l’autre, mais une fois n’est pas coutume, elles sont surtout trop différentes. Tous les personnages de cette série vivent dans des mensonges grossiers. Je veux bien qu’ils racontent leur version de l’histoire, mais il y a des points de différences qui sont bien trop différents. Cela mériterait d’avoir une confrontation entre les deux personnages, voire simplement des preuves matérielles : genre l’accident de cheval, c’est bon. Les deux versions sont trop différentes pour être la même histoire et pour ne pas être confirmé par d’autres éléments (témoins, photos…). C’est un gros défaut de The Affair qui n’est pas nouveau, mais qui est super chiant. En bref, la note peut paraître sévère pour cet épisode qui n’est pas totalement inintéressant en soi, mais force est de constater qu’il n’apporte rien d’utile à part son cliffhanger (et encore !) et le n’importe quoi du couple Alison/Cole. Bref, le pire de The Affair

05.pngÉpisode 5 – 13/20
Noah, did someone stab you in the brain

Nope, il a juste toujours été comme ça Alison. Cet épisode reprend bizarrement exactement là où la série nous avait abandonné la semaine dernière, avec le même point de vue d’Alison pour débuter. Et elle a beau dire à Noah qu’il « looks awful », moi je trouve qu’il a maigri. Bizarre. Noah reste l’insupportable bâtard habituel quand même, en s’incrustant, puis en forçant Alison à le suivre, comme d’hab. Ce n’est pas faute d’avoir entendu sa conversation avec Cole, et cette conversation était passionnante puisqu’elle a recouché avec. Je n’accroche toujours pas au personnage de Noah (eh, c’est techniquement pas un viol parce qu’il est marié avec… SERIEUSEMENT ?) et encore moins à cette attraction inexplicable d’Alison pour lui. On a beau avoir son point de vue, c’est incompréhensible, car déjà là, il est un connard. Et pourtant, elle retombe dans ses bras, le suit dans ses conneries et pas trop de surprise quoi, c’est n’importe quoi. Au moins le personnage est constant. La seconde partie nous offre le point de vue de Noah à un tout autre moment (ouf !), celui où Alison lui a avoué vouloir se séparer de lui. On redécouvre donc son passé en prison et sa relation tordue avec le gardien. Il se réveille subitement aux côtés d’Alison, ce qui poursuit son point de vue, et lui raconte alors toute l’histoire. Et merde, je préférais la partie en prison, qui finit pas sur une note intéressante finalement. Quant à Noah et Alison, ils finissent par coucher ensemble mais il signe quand même les papiers du divorce, après une nuit à se confier sur sa triste vie. Du beau gâchis cette série, trois saisons pour en arriver là, c’est pas du tout dérangeant. Bon, cela dit, j’ai apprécié le cliffhanger qui nous confirme que Noah n’est pas au premier stade de la paranoïa, mais a carrément des hallucinations assez violentes. Cela ressemble plus ou moins à un stress post-traumatique et ça ajoute de l’intérêt à une saison autrement bien plate. Bon fil rouge et personnages détestables, donc, comme toujours avec The Affair.

06.pngÉpisode 6 – 13/20
This is supposed to be a happy occasion and as usual Noah Sollaway is ruining it

Quelques mois plus tard, me voici de retour pour finir cette saison que je trouvais pourtant très bonne pour cette série. Allez savoir pourquoi j’ai mis de temps à la voir. Oh, j’ai bien essayé une fois mais les liens étaient morts et je n’ai pas spécialement persisté. Alors voilà, on est en juillet, y a plus vraiment de séries à voir, je me suis dit qu’il serait bon de terminer cette saison. J’avoue que rien sur cet épisode, j’ai un peu déprimé : une heure ! Il dure une heure pile ! Mon dieu, quoi.

La première partie de l’épisode se consacre sur Helen et plus particulièrement sur les parents de celle-ci qui se remettent ensemble. Allons bon, la sous-intrigue parfaitement inutile ! Helen passe tout son temps à défendre Noah et péter un câble de voir sa mère pardonner si facilement à son père de l’avoir trompé… Cherchez l’erreur, une histoire de paille et de poutre dans l’œil, tout ça, tout ça.

Le lendemain, Noah ne se pointe pas au RDV scolaire de son fils Martin contrairement à ce qu’il avait dit. Helen tente désespérément de le contacter, mais ça ne sert à rien. Ce n’est pas bien passionnant à suivre, mais au moins, je suis heureux de recommencer la série avec une partie sur Helen. C’est tout de suite beaucoup mieux quand elle confronte Nina pour avoir des nouvelles de Noah et que celle-ci lui met la réalité en face des yeux. Il était temps que quelqu’un fasse prendre conscience à Helen qu’elle était une control freak et tellement d’autres choses.

En pleine perte de contrôle, Helen se réfugie dans les bras du meilleur ami de Noah, Max. Hop, elle couche avec alors qu’il vient de lui dire qu’il est sur le point de se marier, et enchaîne ensuite avec un tas de questions sur Noah. Pauvre Max qui avait espoir que ce soit par envie de lui qu’Helen se jetait dans les bras. J’ai beau adorer Helen elle fait complétement de la merde dans cet épisode. Et puis, cette relation avec Max tourne en rond…

Un peu comme celle d’Helen avec Vik. Clairement, elle est encore amoureuse de Noah et ferait mieux de se remettre avec, mais ce n’est pas ce qu’elle fait. Elle préfère au contraire s’engueuler avec Vik et apprendre de son fils où se trouve Noah (au moins, ça donne une idée de ce qui nous attend pour la partie sur Noah).

Totalement obsédée par son ex-mari, Helen choisit ainsi d’aller en Pennsylvanie pour le retrouver. Ah ça, pour le retrouver, elle le retrouve : il est dans un lac à crier à Martin d’arrêter de… de quoi au juste ?

La deuxième partie se consacre comme prévu à Noah qui retrouve sa professeure de français, Juliette, après son accident. Quel boulet. Celle-ci continue d’être aussi chiante que dans mon souvenir à être totalement obsédée par Noah (encore une, allez comprendre !), à parler de son mari ayant Alzheimer et à enchaîner aussitôt sur une séance sado-maso avec son nouveau mec. Pas de bol, Noah refuse et prend le train ?? Non, le bus de nuit. SHIT, j’ai cru enfin tenir mon point du bingo et non. Le pire, c’est qu’on entend un train dans la scène suivante, la série fait le choix de me torturer, sans même le savoir.

Bref, Noah arrive comme nous le savons en Pennsylvanie dans la maison de son père. Pas étonnant qu’il rate le rendez-vous scolaire de Martin après.

Il tombe sur un vieil ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui l’invite en toute logique à dîner. La logique de cette série… Ils trouvent toujours des prétextes et des sous-intrigues de dingue pour compléter leur scénario bien vide, ça me fascine autant que quand je regarde les journées interminables de Love. Bref, de retour dans sa maison, Noah tombe sur Martin.

Ce dernier avoue vouloir faire l’armée pour ressembler à son grand-père, allez comprendre la logique là encore, et Noah le fait inviter chez son pote qui a bien sûr une fille de 17 ans tout à fait charmante. Le repas ne se passe pas franchement bien, puisqu’il y a aussi Stevie, un autre vieux pote de Noah totalement insupportable et connard avec ses potes. Noah continue de sombrer peu à peu dans sa folie, c’est juste incompréhensible.

Martin le retrouve inconscient dans la salle de bain après son évanouissement. Les deux s’engueulent, comme toujours, et pour se réconcilier avec son fils Noah avoue (enfin) ce qu’il s’est passé la nuit de la mort de sa mère. C’est lui qui a écrit sa lettre de suicide avant de l’euthanasier. Et Helen ne le sait pas après 25 ans de mariage, donc. Nor-mal. C’est un peu tiré par les cheveux.

N’empêche, j’ai grave la poisse avec cette série, l’épisode s’est mis à buguer à la 56e minute et j’ai dû changer de lien pour réussir à le finir. Le streaming parfois, c’est n’importe quoi. Et donc pour une raison ou pour une autre, raconter la vérité à son fils fait que Martin accepte de retourner à l’école… du moins, si cette conversation a vraiment lieu, car on sait que Martin est censé être rentré chez lui à un moment pas si avancé de la nuit.

Le lendemain, Noah se précipite dans le lac pour sauver son fils mais, quand celui-ci se retourne, Noah est confronté à… lui-même, adolescent. OK, pas perché du tout déjà. Bref, la série est toujours beaucoup trop lente, mais le mystère autour de la santé mentale de Noah est franchement intéressant et un parti pris qui renouvelle la série de manière cool.

07Épisode 7 – 12/20
I need help

Helen ramène donc Noah chez lui après l’avoir trouvé en plein délire dans son lac. Cela promet, j’vous jure. Comme ils se retrouvent dans une voiture, elle craque de nouveau pour lui et c’est ridicule et elle laisse ensuite le plus long message vocal du monde à Nina pour lui raconter sa vie. Elle s’occupe même de le doucher.

Bizarrement, Vik ne le prend pas si bien que ça et trouve le plan d’Helen pourri, surtout quand elle lui dit qu’elle ne veut pas prévenir les gamins ou qu’elle lui demande de l’examiner. Noah continue d’être le plus parfait des connards malgré toute l’aide de Vik. Il faut dire que ce dernier le voit comme un accro au Vicodin, ce qu’il est clairement. Bref, Noah est bon pour un centre de désintoxication et Helen n’arrive pas à le croire. Sa détresse est palpable à l’écran, j’adore cette actrice… mais je crois que je l’ai déjà dit auparavant.

Whitney a la bonne idée de passer par la maison pour récupérer la tante pendant que son copain, Furkat, l’attend patiemment à l’extérieur. Enfin, ça c’est la théorie parce que dans la pratique Furkat est en train de foutre une raclée à Noah. C’est pratique, les choses dégénèrent à fond en moins de temps qu’il ne faut pour le dire comme ça. Whitney s’en prend désormais à sa mère et Helen comprend peu à peu les sentiments qu’elle a encore pour Noah, qui réussit malgré tout ça à s’endormir. C’est beau de voir à quel point elle est conne.

Elle ment une fois de plus à Vik qui en a cette fois marre, casse le fameux cactus de leur relation (vu et revu dans les résumés des épisodes précédents) et se barre enfin de cette relation totalement toxique pour lui. Du coup, Helen demande à Noah d’arrêter de se détruire et lui dit qu’elle le pardonne, lui demandant au passage de recommencer à zéro avec lui. MAIS POURQUOI ? COMMENT ? Aaaaah, c’est à virer fou et elle l’embrasse, et c’est sa version de l’histoire donc il n’y a aucun doute. Hop, les deux s’embrassent et couchent ensemble. Putain, Helen, tu es tombée bien bas…

La deuxième partie reprend à nouveau toute cette histoire du point de vue de Noah cette fois, et de son obsession pour son gardien de prison. Quel couple malsain que Noah & Helen, chacun avec leurs obsessions. Bref, Noah découvre que John est marié et vit près de la prison, grâce à la mère de celui-ci qu’il revoit dans son magasin. C’est pas du tout creepy déjà.

On a ensuite droit à quelques flashbacks de Noah ça faisait longtemps (enfin au moins un épisode, et celui d’avant, je ne m’en souviens pas) avant d’en revenir à Vik et Helen. Le truc, c’est que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de croire à la vision de Noah, donc Helen me suffirait. Cela dit, j’avais oublié à que Noah avait eu une triple fracture de la clavicule. Du coup, je compatis un peu avec lui, même si moi, je ne suis pas devenu accro aux anti-douleurs comme lui, quoi. C’est cool, je me sens trop fort comme ça !

La vision de Noah est tellement biaisée de tous les coups, ça en devient grave chiant son délire de persécution. Merci, mais non merci. Si encore ça avait été monté dans l’autre sens, ce serait intéressant, mais là, comme on vient d’avoir la version d’Helen hyper logique, c’est juste stupide d’enchaîner là-dessus. La seule chose intéressante, ce sont donc les flashbacks, malheureusement, ils sont bien mal répartis dans les souvenirs de Noah.

J’ai aimé découvrir sa version des faits avec Furkat également, comme on ne l’avait pas vraiment eu du point de vue d’Helen. Après, il reste le problème de l’absence d’Alison et Cole, entre autre. La psychose de Noah a beau être intéressante sur le papier, je continue d’avoir un peu du mal à parfaitement accrocher à cette intrigue, car ça tourne un peu trop en rond, comme toujours dans cette série.

Bon et donc pour Noah, Helen lui a redonné du Vicodin, ce qui n’est pas crédible et le fait boire, ce qui n’est pas crédible non plus. C’est tout le problème de la série après, on ne sait jamais qui vraiment croire et je crois qu’aucun d’entre eux n’est parfaitement crédible. Cela manque d’une version définitive nous confirmant qui dit vrai. J’adore le postulat de base qui est que chacun a sa vérité, c’est parfaitement vrai et tellement logique…

Seulement, cela concerne des nuances, que la série réussit parfois à montrer, pas des choses aussi énormes que ce que propose The Affair une fois sur deux. Bon, ben, je n’ai toujours pas changé d’avis sur la série les amis ! Je suis curieux de voir où ils vont et de comment ils vont résoudre la série, mais je ne suis pas fan des longueurs et des points de vue trop divergents pour être pleinement crédible. Alors avec en plus un Noah qui a viré fou…

08Épisode 8 – 10/20
You are divorced from Noah. And so am I. Cheers!

C’est reparti pour un nouvel épisode qui cette fois se préoccupe un peu d’Alison. J’avais oublié le coup de l’accident de cheval qui correspond tout à fait à ce que je disais dans le dernier paragraphe du 7, c’est malin.

La première scène voit la copine de Cole demander une garde partagée pour Alison… WTF ? Bon, en vrai, j’ai dû revenir en arrière parce que j’étais plus surpris de voir le stylo de l’avocate d’Alison tomber en gros plan et réapparaître comme si de rien n’était sur sa table quelques secondes plus tard. La logique. Alison s’en tire donc avec la garde partagée de sa gamine, allez comprendre pourquoi ou comment. Je suis pressé d’avoir la version de Cole. Bon, c’est aussi parce que j’adore Cole, mais bon (réflexion idiote, mais… il a grossi ?).

De manière bizarre, je n’accroche pas à ces deux-là aujourd’hui, pourtant c’est toujours mieux que Noah, même s’ils s’engueulent à propos de (vous l’aurez deviné) cet imbécile paranoïaque. Alison se rend ensuite dans un HP pour aider une jeune nana paumée aux tendances suicidaires depuis la perte de son gosse. Pour l’empêcher de faire de la merde, elle répond simplement que la vie est un cadeau. Mouais, moi on m’a appris que la mort était le cadeau de Buffy alors je suis sceptique.

Je suis partagé. La scène est superbement interprétée malgré une écriture simpliste, mais je trouve qu’elle n’apporte en fait rien du tout, à part qu’elle comble cinq minutes de l’épisode et justifie (non) qu’Alison tombe sur Cole à son retour.

Allons savoir pourquoi, elle veut lui parler du fait que, eh, elle a peut-être un job dans cette clinique psychiatrique. Le problème, c’est que la clinique est à 4h de chez Cole & Johnny. Du coup, il s’énerve de manière assez logique mais totalement bâtarde contre elle. Là encore, on sent bien que c’est du point de vue d’Alison. Pff, ils sont tous tellement centrés sur eux-mêmes que la série devrait s’appeler The Egoist et être un concours pour déterminer lequel détient le titre.

Dans le même genre, Helen débarque en ville et dans un bar pour une conso avec Alison. La logique. Les deux sympathisent alors : Helen en profite pour se vanter de son lien encore existant avec Noah tout en cherchant des infos sur son mari, clairement encore affectée par l’absence de réponse suite à son engueulade avec Nina. Je ne sais pas trop à quoi sert son intervention dans cet épisode.

La toute fin est beaucoup plus intéressante : Cole est de nouveau interrogé pour la tentative de meurtre sur Noah car son alibi ne tient pas… ce n’est pas comme si on le savait déjà ou comme si je soupçonnais Noah de s’être auto-attaqué.

Nous revoilà ensuite en début d’épisode, mais du côté de Cole. Si je me disais curieux plus haut de voir ce que ça allait donner, je dois avouer qu’en fait, ce n’est pas trop ça car les scénaristes passent un trop vite sur certains éléments et réécrivent les scènes de manière un peu paresseuse. Je pense même que ça doit être très chiant à tourner pour les acteurs (réflexion idiote le retour : il paraît moins gros quand c’est de son côté).

La vie de Cole est encore moins passionnante que celle d’Alison, même si on le sent perdre prise peu à peu avec son histoire de chantier. Tout est fait pour qu’on le suspecte effectivement de s’en être pris à Noah, mais je continue de penser que c’est beaucoup trop facile pour être vrai.

Finalement, le fait d’expédier toutes les scènes de Cole et Alison déjà vues permet d’arriver plus vite à l’intérêt de cet épisode : Cole veut refonder une famille mais se fait arrêter alors qu’il était prêt à la commencer. De manière pas logique, Alison vient lui rendre visite en cellule. C’est à elle que Cole explique ce qu’il faisait si proche de New-York : il allait voir le médecin d’Alison pour savoir quoi penser d’elle parce que eh, il est toujours amoureux. Nous voilà bien, c’est tellement n’importe quoi cette série.

Bon, ce n’est pas franchement une surprise et Joshua Jackson joue merveilleusement bien, mais franchement, je l’admire sur ce coup-là. Il arrive à me faire croire que Cole est vraiment amoureux alors que putain, n’importe qui de censé se serait déjà barré pour son autre femme hein. Allons comprendre également pourquoi, Alison avoue être amoureuse de lui elle aussi. Mais quoi ?

Autant pour Cole, c’est crédible, autant pour Alison, ça paraît totalement sorti de nulle part. Cette série, je vous jure ! Et malgré tout, Cole rentre chez lui auprès de sa femme à qui il demande de le pardonner, mais c’est n’importe quoi !

092.pngÉpisode 9 – 15/20
I was driving. It was an accident.

L’épisode reprend avec Helen, décidemment, c’était sa saison ! Elle se réveille au côté de son cactus renversé, ça commence bien, et elle décide donc d’emmener ses enfants à la plage, passant devant le lieu où elle a renversé le frère de Cole. OKLM la meuf quoi ! Je ne sais déjà pas comment elle peut conduire si calmement, mais alors sur les lieux de l’accident, sérieux ?

Comme prévu, cela lui revient à la gueule assez rapidement quand elle voit une photo de la mère de Cole. Ses parents sont tout bonnement insupportables avec elle et elle finit par avouer la vérité à l’ensemble de sa famille. C’est super bien joué même si je ne vois pas trop pourquoi la culpabilité la fait parler seulement maintenant, après tout ce temps.

Son plan d’aller tout avouer aux Lockhart tombe à l’eau quand ses parents réagissent au quart de tour, puis quand elle n’a juste pas le courage d’aller tout avouer. Nous avons ensuite droit à sa version des faits dans la conversation avec Alison au bar et c’est tellement différent… Je veux bien que ça nous montre qu’Helen se sent perdue, mais même le contenu de la conversation n’a plus rien à voir avec ce qui était dans l’épisode 8. C’est franchement dommage parce que cette version de l’histoire d’Helen est carrément bien plus passionnante, mais je préférais largement son look de l’épisode 8.

D’une manière ou d’une autre, Helen trouve alors le courage d’aller tout avouer à Vick, de l’accident à la raison pour laquelle elle pense avoir laissé Noah revenir dans sa vie. Cette actrice est beaucoup trop douée et jouer dans cette série est une vraie perte de potentiel pour elle. Elle pourrait trouver tellement mieux ! Enfin, elle a réussi à rendre intéressante la première partie de cet épisode et je ne m’y attendais pas. Ses réconciliations avec Vick étaient touchantes.

Malheureusement, la deuxième partie se concentre sur Noah qui sort de son train sans qu’on ne le voit dans le train pour autant (mais putaaaaaaaaaaain). Où est-il ? Toujours à la recherche de sa vérité ! Il débarque au salon de coiffure de la femme de son ancien gardien, la suit à la maison et tombe sur le fils autiste de son gardien.

Ce dernier est un papa très sympathique tout ce qu’il y a de plus normal, capable de ridiculiser Noah en un rien de temps. Se sentant particulièrement stupide de s’être trompé depuis le début, il s’enfuit et finit dans un train (MERCI !!!! Je n’ai pas du tout fini la saison juste pour ça)… ce qui est l’occasion pour un nouveau flashback où le gardien est franchement machiavélique. Noah semble fou déjà en prison, ce qui en dit long sur son état psychologique, j’imagine. Je me demande si on aura toutes les réponses dans l’épisode 10, mais j’en doute, comme il y a déjà une saison 4 de commandée !

Noah aurait donc avoué la vérité à son gardien sur Helen. C’est genre un peu la thématique récurrente de cet épisode je crois.

Bon, ben c’était beaucoup plus sympathique que d’habitude avec enfin l’impression d’avancer un peu, il serait temps après neuf épisodes ! De manière parfaitement prévisible, il est donc révélé que Noah pète bien un câble, mais j’ai aimé découvrir que cela avait commencé en prison. Déjà quand il parlait au gardien, il hallucinait totalement, et je ne m’y attendais pas trop. J’y avais songé une fois ou deux, mais ça me paraissait trop alambiqué pour The Affair. C’est super frustrant cette série. La trame de fond du scénario est très cool, mais c’est à chaque fois pareil : trop lent, trop long, trop de détours, trop de divergences entre les différentes versions pour être pleinement crédible.

Les pièces du puzzle sont en tout cas excellentes, la révélation de sa culpabilité par rapport à sa mère et ses tendances suicidaires sont très bien jouées par un acteur que je détestais jusqu’alors, mais dont je suis forcé de reconnaître là la capacité de manier un script difficile. Putain, exactement comme en saison 2, je suis bluffé par cette scène finale qui reprend assez bien tous les détails de la saison pour fournir une histoire cohérente.

Au moins, je me souviens comme ça pourquoi j’étais revenu. Je ne sais pas trop ce que va réserver l’épisode 10, et encore moins la saison suivante, mais ça me donne envie de surnoter un peu !

10Épisode 10 – 15/20
Ce n’est pas le vrai Paris !

WTF ? J’aurais dû garder cet épisode pour le début du Bingo Séries 4, parce que Noah se retrouve à Paris avec Juliette, allez savoir pourquoi ! Je suis bluffé par la qualité du français et la crédibilité de la scène où ils rencontrent les collègues de Juliette, d’ailleurs, c’est rare dans une série ! Il a quand même fallu qu’une des collègues porte un béret, mais sinon, c’est plutôt réussi.

Je ne peux pas en dire autant pour la suite de l’épisode, le mari de Juliette étant un plutôt très mauvais acteur. Ah oui, son mari est guéri d’ailleurs, sans plus d’explication que « eh maman c’est un miracle, regarde papa a toute sa tête ». J’achète ce retournement sans queue ni tête si c’est son chant du cygne et qu’il ne passe pas l’épisode, uniquement.

Bon, ça ne dure qu’un temps, histoire de montrer la cruauté d’Alzheimer. Ben oui, bien sûr, évidemment, il fallait bien ça pour combler un peu de temps dans l’épisode. C’est assez triste tout de même, mais ça m’arrangeait bien ces scènes en français pour faire d’autres choses à côté.

C’était en tout cas bien étrange de voir la Sorbonne dans une série après l’avoir parcouru quelques fois. Je ne savais pas du tout qu’ils avaient tourné en France ! Au début, je me disais que tout était en studio, mais je pense bien que certaines scènes de Juliette se déroulaient bien en France. Quoi qu’il en soit, elle se fait gentiment remercier à la fac où on la soupçonne d’être une incapable (quoi, ils seraient donc conscients de la vérité ?) et elle déprime ensuite dans Paris. Les scènes étaient longues et chiantes, mais comme c’est Paris, c’est sympathique à voir, malgré les clichés (bérets, vin rouge, neige parisienne).

Noah semble parfaitement remis sur pied, c’est très frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé, mais en même temps, je pense qu’ils nous préparent la saison 4. Quoiqu’il en soit, on erre un peu dans cet épisode, niveau intrigue, et quand la gamine de Juliette (Sabine) s’énerve, elle perd toute crédibilité dans son jeu, c’est dommage !

Etienne est mort et Juliette couche bien vite avec Noah, juste après avoir vu le corps de son mari se faire emmener par les pompes funèbres. C’est le genre de scènes qu’on voit rarement à la télévision, mais c’était très bien fait, je trouve.

Hop, on passe à Noah et on explore encore un peu plus Paris avec cette fois un marché de Noël où Noah rencontre les collègues de Juliette. Et là, j’ai eu droit à la scène la plus surréaliste possible : elles comparent Noah à Georges Clooney, mais oui bien sûr, puis demandent tranquillement s’il a une grosse b***, mais oui mais bien sûr ! Ah les françaises ! Cette fois, les américains ne prennent pas la peine de nous mettre des sous-titres (la plupart semblait assez bien foutus dans la partie sur Juliette) donc seuls les français peuvent apprécier ce grand moment qui restera dans mes souvenirs… Bon, et en même temps, ça sonnait tellement parisien, je vous jure ! Ce fou rire que je me suis chopé !

La journée de Noah est pleine de surprises : il tombe sur une affiche de Furkat qui, comme par hasard, est lui aussi à Paris, avec Whitney. Bon c’est un détour plutôt sympa dans l’épisode, même si malheureusement il n’y a toujours pas trop de but visible à tout ça. Whitney continue de détester son père, même quand elle le croise si loin de chez lui.

Quand il rejoint Juliette, il n’y a pas de neige en vue et les places sont inversées. Mieux que tout, elle ne lui dit pas qu’Etienne est mort, lit le livre de Noah en français (euh… personne ne ferait ça en étant bilingue) et reçoit le cadeau comme si de rien n’était. Mais oui, mais bien sûr.

Une fois n’est pas coutume, ces variations sont un peu chiantes pour se faire une vraie idée de ce qu’il en est, surtout lorsqu’on ne sait pas trop la version des personnages secondaires. Par exemple, Noah espionne le vernissage de Furkat où ce dernier finit par se disputer avec Whitney et la frapper, mais on ne saura jamais ce qu’elle, elle en pense ou en retient. Après une longue conversation avec son père, voici ces deux-là réconciliés et prêts à rentrer aux États-Unis.

En tout cas, si l’épisode en lui-même était un peu chiant, j’ai adoré ce voyage à Paris. Le travail de représentation de la capitale était absolument dingue et très crédible. Je ne sais pas du tout comment ni pourquoi les scénaristes ont eu cette idée de venir à Paris et de totalement se détacher de l’intrigue de la saison. Je veux dire, ils ont construit en neuf épisodes ce qu’ils avaient fait en 19 en saisons 1 et 2, pour nous sortir dans cet épisode une superbe représentation de Paris qui n’avait rien à voir avec la choucroute.

L’épisode se termine sur une séparation forcée entre Juliette et Noah, chacun s’occupant de leur fille respective qui les accepte sans rien dire (c’est tellement étrange venant de Sabine). Noah semble définitivement réconcilié avec tout le monde, Helen est en couple avec Vick pour Noël et… c’est une fin de saison qui fait très fin de série.

11

EN BREF – Cette saison était meilleure que la première, mais moins bonne que la deuxième. Elle faisait surtout un bon condensé de ce qu’est The Affair : des longueurs incroyables, des divergences trop fortes entre les différentes versions des personnages qui ruinent un peu l’intérêt premier de la série. J’ai toujours trouvé que le concept était un peu ruiné par la lenteur de toute façon.

Cette saison se concentrait sur Noah, pour ne pas changer, alors qu’il aurait pu être intéressant de jouer un peu plus la carte de la différence. Cependant, avec cette histoire de coup de couteau et de folie, il était intéressant de voir la série exploiter et explorer plus encore l’idée des différents points de vue confrontés. Les pièces du puzzle s’emboîtaient à merveille sur l’épisode 9 et dans l’ensemble, la saison se termine sur une touche plus positive que le milieu beaucoup trop long et imblairable.

Malgré ses lenteurs, la série ne parvient pas toujours à justifier les réactions de ses personnages et c’est un peu dommage, mais c’est assez courant. En fait, je ne change pas d’avis sur la série : il y a une qualité certaines côté technique, une écriture qui se foire trop souvent et des acteurs qui parviennent à s’en tirer avec un scénario pas dingue.

La parenthèse à Paris m’a beaucoup plu en tout cas, c’était une excellente chose même si elle ne servait à rien et était une heure de remplissage. Bon la reprendrai-je pour la saison 4 ? Probablement, mais peut-être pas. L’histoire est une fois de plus bouclée, mais ce sont des épisodes longs en temps et pas toujours gratifiants, même si dans l’ensemble je finis toujours par retrouver les scènes pour lesquelles je suis venu. L’avenir nous le dira, mais tant qu’Helen et Cole seront au casting, il y a des chances que je repasse par-là… même si quand je regarde les notes, il est très clair qu’Alison et Cole sont devenus les points faibles de la série, qui n’a plus rien à raconter autour d’eux.

Pour moi, Maura Tierney (Helen) porte la série à bout de bras, secondée par quelques bons moments de Joshua Jackson (Cole) et même Dominic West (Noah). Ouais, tout arrive, mais faut être patient.

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