This is us – S02E05-07

Dans mon planning de janvier, j’avais l’espoir de rattraper This is us avant sa reprise.  Résultat des courses, la série a repris hier sans moi. Hors de question, tack, paf, je me suis mis devant pour une bonne grosse soirée. En même temps, puisque j’en étais à deux jours de rhume à pleurer toutes les larmes de mon corps sans aucun autre symptôme, j’ai trouvé que regarder cette série était parfaitement adapté. Le truc, c’est que je suis tellement malade que je n’ai pas réussi à tout rattraper, mais bon, mieux vaut un peu que rien du tout. Comme je ne sais pas trop quand je verrais les quatre épisodes suivants, je me suis dit que je pouvais bien déjà publier mes critiques sur les épisodes 5 à 7 de la saison 2 de This is us.

Spoilers

05Épisode 5 – Brothers – 16/20
How do you want me to handle this?

C’est parti pour un épisode qui débute sur Jack emmenant ses fils faire du camping, histoire de les réconcilier et de créer de vrais liens entre eux. Cela laisse Kate et sa mère aller au cinéma et profiter d’une manucure… ou pas. Parce qu’évidemment Rebecca reçoit un coup de fil lui indiquant que son beau-père est sur le point de mourir.

C’est donc elle qui se rend sur le lit de mort du beau-père, accompagnée d’une Kate curieuse de voir son grand-père.

Pendant ce temps, le camping ne se passe pas au top : Kevin est insupportable avec son frère… enfin, ça, c’est jusqu’à ce qu’il découvre que Randall prend des notes sur comment bien se comporter avec lui. Jack est ainsi heureux de voir ses fils passer du bon temps ensemble puisque Kevin semble subitement comprendre l’importance de bien s’occuper de son frère.

Comme s’il n’y avait pas encore assez de flashbacks dans la série, c’est l’excuse parfaite pour remonter le temps et s’intéresser aussi au père de Jack, un gros fumeur pas très sympa avec son fils, et surtout un alcoolique qui l’abandonne dans la voiture pour aller boire une bière.

Dans le présent, Kevin valide tellement de points de divers Bingo Séries en une scène que je ne sais plus où donner de la tête, mais en gros, il s’avale toutes sortes de médicaments pour s’éviter d’avoir mal aux genoux. Il passe aussi du temps avec ses nièces, y compris Deja, totalement fan de lui, au grand désespoir de Randall.

Il rentre ensuite chez Sophie où il tente désespérément d’avoir du Vicodin en se préparant également à un gala où il se rend et où il a invité Randall et Deja. Le gala ne se passe pas absolument à merveille : Kevin se bourre et rate son entrée sur scène parce qu’il est au téléphone à tenter d’avoir plus de médicaments, Deja mange la mauvaise partie d’une crevette ce qui provoque un problème diplomatique entre les deux. Pas fou, mais dans cette série tout est toujours top et cela permet à Deja de se confier à Randall sur son passé et ses traumatismes. Bref, une relation père/fille s’établit entre eux.

Kevin revient donc auprès de Sophie complètement bourré et leur engueulade tourne court puisqu’il s’enfuit. Le problème, c’est que ça ne résout rien.

Kate débarque au boulot de Toby pour lui annoncer qu’elle est enceinte. Et s’il est hyper heureux, elle ne l’est pas : elle a 37 ans, ce qui est considéré comme une grossesse à risques, sans parler de son poids. Du coup, la joie est rapidement contenue.

Par la suite, elle se confronte à Madison dans son groupe de parole et finit par lui rentrer dedans en faisant une marche arrière. Il n’en faut pas plus pour qu’elle stresse pour son bébé et avoue la vérité à Madison. Comme celle-ci est heureuse pour elle alors que c’est sa pire ennemie, elle autorise Toby à en parler lui aussi à une personne, et il prévient tout un tas de gens dans un café au pif. C’était sympa, mais c’était clairement la partie la plus faible de l’épisode.

Pour remonter tout ça, le cliffhanger nous révèle que Jack a un petit frère dont il était super proche et avec qui il a servi – une révélation inattendue mais qui fonctionne à merveille en rajoutant tout un tas de questions sur les relations familiales.

06.jpgÉpisode 6 – The 20’s – 18/20
I don’t think you remembering your 20’s.

Il suffit de quelques secondes pour qu’on sache que nous sommes en plein épisode d’Halloween avec les enfants de Jake et Rebecca préparant leurs costumes. Comme Jake dit une fois de plus oui à tout ce que lui demande Kate, les parents s’embrouillent et parlent de leur vingtaine. Hop, l’épisode nous propose de remonter dix ans en arrière pendant la vingtaine des Big Three. Du coup, je vais les faire les uns après les autres dans cette critique, comme souvent.

Beth est sur le point d’accoucher, mais Randall s’inquiète de tout un tas de choses inutiles. Cela inquiète du coup Beth de le voir aussi obsédé et dérangé, surtout qu’il a eu son accident où il était aveugle un moment.

Beth fait donc appel à Rebecca pour l’aider – et une fois de plus, c’est mon intrigue préféré… et non, ce n’est pas parce qu’il est question des débuts de Facebook de la meilleure des manières. Randal veut donc réussir à installer un ventilateur et n’y arrive pas, se confiant à un pauvre vendre.

Bien sûr, tout cela criait la catastrophe et ça arrive : le bébé arrive la veille du jour prévu et Beth se retrouve obligé d’accoucher au beau milieu de son salon. C’est Randall qui lui retire le bébé du bébé et tout est merveilleux comme dans une série. Bienvenue en 2008, où les secours n’arrivent pas à temps pour un accouchement clairement express.

Kevin, lui, est coiffeur en attendant le début de la saison des pilotes. Comme son colocataire décroche un rôle, il peut le squatter dans une soirée supposée lui faire faire des rencontres. Bon, en revanche, il foire tout en essayant de voler le rôle de son coloc. Sympa. Du coup, ce n’est plus vraiment son coloc non plus. C’était une intrigue moins passionnante, mais bon.

Kate est serveuse et elle se fait draguer en permanence par un client qui semble toutefois ne pas tout à fait l’assumer devant ses amis. Cela ne l’empêche pas de coucher avec Kate qui réalise alors qu’il est marié et qu’elle n’est qu’une passade pour lui. Coup dur.

La naissance de Tess réunit toute la famille pour la première fois depuis un moment clairement. Et forcément, il est question de l’absence de Jack, histoire de nous faire pleurer un coup. Cela fonctionne quand il est question de Rebecca dont la joie est quelque peu gâchée, mais aussi lors d’une conversation entre Kevin et Kate sur le fait qu’ils sont bloqués dans leur vingtaine alors que Randall avance. Il n’en faut pas plus pour que Kate s’installe avec son frère.

Le plus triste et réussi dans cet épisode reste bien évidemment Rebecca qui rencontre Randall pour la première fois, puis Tess pour la première fois. Et la manière dont elle retrouve celui qui va partager sa vie par la suite : Facebook. Cette fois, on revient dans un cadre bien plus réaliste et les sentiments sont toujours là.

Et comme ce n’est pas encore assez, au milieu de tout ça, nous suivons également le Halloween des Big Three quand ils étaient enfants, et c’est intéressant aussi avec un Kevin qui protège les sentiments de sa sœur et un Randall qui découvre l’histoire de son adoption par hasard.

C’est tout de même fou comment un épisode qui part clairement loin de l’intrigue générale de la série réussit à être très bon. Finalement, nous avons là un immense épisode flashback, mais pour autant, pas une seconde j’ai eu l’impression que l’on passait à côté de la saison. Au contraire.

07-2.jpgÉpisode 7 – The Most Disappointed Man – 15/20
I’m on the right side of this glass, ain’t I?

Journée ménage chez les Pearson pour l’arrivée de Paula l’assistante sociale. Eh oui, l’adoption ne s’est pas faite comme ça. On passe rapidement sur la première année de vie de Randall pour se retrouver au tribunal où l’on retrouve nous-même… William, qui s’est fait arrêter pour possession (et utilisation) de drogue. Bien sûr que nous avons droit au retour de William en plus jeune, c’est This is us après tout.

Il touche son juge à lui dire qu’il est l’homme le plus déçu du monde ; et celui-ci s’arrange donc pour le libérer et ne pas le laisser rôtir en prison. C’est intéressant et ça termine sur une boucle bouclée avec le retour à la rencontre entre William et Randall. Pouvait-on espérer plus cheesy ? Probablement pas.

Quant à l’adoption, alors que tout devait bien se passer, le juge refuse de le faire sans parler à l’assistante sociale. En effet, il a peur que Randall n’obtienne pas les outils dont il a besoin pour vivre en tant que personne noire dans une famille blanche. C’est un véritable coup de massue pour le couple.

Rebecca ne se laisse pas démonter et envoie une photo de famille recomposée comme elle peut pour le convaincre. Le juge se retire de leur cas pour ne pas avoir à prendre de décision… ce qui leur permet d’adopter Randall sans problème trois semaines plus tard.

Kevin est toujours la tête dans ses problèmes, il ment à Sophie pour expliquer ses absences et continue de se droguer aux médicaments et à la bière. Sympa la matinée. Il enchaîne avec une visite chez Kate et Toby où il apprend que sa sœur est enceinte.

Même si Kevin est clairement à côté de la plaque, le couple doit annoncer ensuite la nouvelle à la mère de Toby, ce qui leur pose problème puisqu’elle est conservatrice et pas clairement prête à entendre que son fils sera papa avant d’être marié. C’est marrant.

Le couple décide ainsi de se marier à l’arrache, ce qui est apparemment possible aux États-Unis (ou en tout cas dans leur État). Bon, les choses se font un peu trop à l’arrache et Toby se met à douter, au point d’en parler avec les cendres de Jack.

Finalement, il décide de faire une vraie demande en mariage à Kate, à base de superpositions de vestes et de beau discours. Là encore, on tombe dans le cheesy, mais c’est très chouette à voir.

Par ailleurs, Kevin est tellement déprimé qu’il finit par envisager de demander Sophie en mariage et lui achète trois bagues d’un coup. Il est vraiment perché le Kev. Quand il se rend voir Sophie, il s’endort en salle d’attente et cauchemarde un futur où il ressemble plus à son grand-père qu’à son père.

Finalement, il se rend auprès de Sophie et pète un câble total, lui expliquant qu’il n’envisage pas le futur avec elle autrement qu’en cauchemar. Franchement, on a perdu Kevin cette saison, j’espère que les scénaristes ne traîneront pas à nous le ramener.

Enfin, Randall doit quant à lui emmener Deja voir Sheila, sa mère. S’il se rend en prison avec elle, Sheila refuse finalement de voir sa fille – en fait, elle s’est fait tabasser. Cela mène à une énorme déception de Deja, a un beau discours de l’assistante sociale et à une Beth très énervée de voir la mère biologique de sa nouvelle fille si peu remplie d’amour pour sa fille.

Forcément, cela mène aussi Randall à rencontrer Sheila. Les choses se passent plutôt très mal entre eux avec de gros désaccords. C’en était à tel point que, pour la première fois depuis le début de la série, je me trouvais moi-même en désaccord avec l’attitude finalement très égoïste de Randall face à une Sheila faisant ce qu’elle peut – même si ce qu’elle peut n’est pas assez.

J’aurais donc dû me douter que les scénaristes me fournissaient là une fausse piste et que tout finirait bien : Randall revient sur sa décision de couper Deja de sa mère et donne son numéro à Sheila pour qu’elle les appelle dans la soirée. Beth n’est pas trop pour bien sûr, mais Randall sait trouver les mots pour la convaincre et tout est bien qui finit bien.

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Une famille parfaite… que je retrouverai aussi vite que possible sur mon écran !

This is us – S02E01-04 (rediff)

Spoilers

Retrouvez ci-dessous les critiques des épisodes 1 à 4 de la saison 2 de This is us.

01.jpgÉpisode 1 – A Father’s Advice – 16/20
Can’t you just feel it ?

La série ruse et nous ramène William pour cette reprise, grâce à ses poèmes. Cela permet la réintroduction de toutes les intrigues avec une voix off, un changement qui fonctionne bien pour la série. Reste à voir si cela sera permanent ou si ce n’était que pour cet épisode. Sans trop tarder, This is us repart dans ses intrigues comme si nous n’avions pas attendu son retour depuis six mois et sans fanfare, reprenant simplement la vie de ses personnages là où nous les avions laissés. Cela fonctionne plutôt bien et continue de lui apporter tous les effets de réel que nous attendions d’elle.

Tout d’abord, je vais commencer par ce que j’ai adoré dans cet épisode, à savoir Randall qui envisage toujours l’adoption d’un bébé,  quand assez clairement Beth n’y parvient pas. Elle a repris son travail à plein temps pour couvrir les besoins financiers et Randall est désormais père au foyer. Il veut absolument adopter, et si possible un petit garçon, pour reproduire la situation dans laquelle il a vécu son enfance. Cela pèse énormément sur Beth, ce que je trouvais plutôt triste en début d’épisode. C’est difficile de voir le couple si uni l’an dernier se déchirer dans des coups de bas autour d’une adoption, surtout quand j’aime à peu près autant les deux personnages qui le composent.

Du coup, il court se réfugier chez sa mère à la recherche d’aide et de conseils. Elle lui raconte donc son adoption. Rebecca ne voulait pas l’adopter, mais ne le regrette pas ; expliquant à son fils que c’est Jack qui l’a poussé à adopter et qu’il a bien fait. Aucun couple ni aucun mariage n’est parfait selon Rebecca.

Cela inspire un touchant discours à Randall qui annonce à Beth qu’il est perfectionniste et que cela lui permet de savoir que leur couple est parfait, imparfaitement parfait, mais parfait quand même. Et voilà, il ne faut pas plus que cette formule assez mièvre pour This is us vise juste à nouveau avec ces deux-là. Quel plaisir de retrouver le couple fort et les deux personnages amoureux l’un de l’autre.

Beth propose alors d’adopter non pas un bébé, mais un enfant déjà plus grand, qui a besoin de l’aide que personne ne lui apportera plus. J’aime beaucoup l’idée et c’est tellement digne de la série que j’ai tout de suite accroché. En plus, Beth lui propose ça tout en se souvenant de sa relation avec William, une des plus grosses réussites de la saison passée, ce ne pouvait être plus parfait, je pense.

J’aimerais en dire autant de l’ensemble des intrigues, mais ce ne sera pas le cas. Kate prépare son audition avec Tobby qui l’aide et lui souhaite son anniversaire. J’ai beau essayer, je ne parviens pas à les aimer ces deux-là et je m’ennuie en permanence quand ils sont à l’écran. J’espère que cette intrigue de nouvelle carrière pourra redonner un peu de rythme au couple, mais ce n’est pas gagné.

Enfin, Kevin fait une demande en mariage à… une balle de tennis. Je le voyais bien venir le tournage, dès qu’on l’a vu en costume. Il ne pouvait pas rester avec Sophie à New-York, bien sûr, c’était trop siple. La relation à distance ne leur réussit pas trop, mais bon, ils ont un pays d’écart. Une scène de téléphone réussit à les rendre mignon de toute manière et Kevin peut toujours se précipiter chez Kate pour tromper son ennui et sa solitude… au grand désespoir de Tobby.

Nous repartons donc sur les dynamiques de début de saison de l’an dernier, avec Kevin et Kate ensemble, qui passent tout leur temps libre ensemble. Bon, cela n’aide pas Tobby et Kate à être intéressants car c’est tout de suite la crise. Tobby prend mal la relation entre le frère et la sœur. C’est aussi prévisible que déjà vu cette difficulté de Tobby à trouver sa place dans la vie de Kate, mais c’est fait pour permettre à Kate de prendre plus son indépendance et d’aller foirer son audition en adulte, plutôt que par abandon. Franchement, ça ne me fait pas rêver ; mais j’ai aimé le cœur à cœur de Kevin et Tobby, c’est déjà ça.

Kevin apprend à s’éloigner un peu de Kate pour laisser une place à Tobby, mais il est évident que ça continuera à provoquer des remous dans la série. Il informe toutefois le futur mari de sa sœur que c’est elle qui lui a annoncé la mort de leur père. On progresse toujours à pas de fourmi sur cette intrigue. Pour compenser, les scénaristes réunissent Sophie et Kevin en fin d’épisode. C’est comme une série, dis donc !

Dans les flashbacks, pour terminer, Rebecca récupère ses enfants surpris de voir leur mère déjà de retour. Elle les emmène au restaurant pour qu’elle et Jack leur apprennent la séparation temporaire. Cette séparation ne fonctionne pour personne : Jack déprime et attend son coup de fil, les enfants ne sont pas ravis de vivre avec leur mère et Rebecca tente beaucoup d’être trop joyeuse. Cela faisait quelques scènes trop longues mais nécessaires. Le problème, c’est que ce n’est pas ce qui fait la force de la série cette division de la famille.

Il est rapidement révélé que Randall avait surpris la dispute entre ses parents parce qu’il était rentré à pied de la fête à laquelle il s’ennuyait. Il s’occupe donc de sa mère autant qu’il peut, ce qui n’est pas étonnant. Plusieurs mois passent, Rebecca continue de déprimer d’avoir abandonné ses rêves et Jack tente de regagner sa place dans le foyer familial en lui trouvant de quoi devenir chanteuse solo. Comme Kate dans le présent, Jack essuie les refus.

La toute fin de l’épisode voit Rebecca se reprendre en main et déclarer son amour à Jack. Si elle ne lui pardonne toujours pas tout, elle le veut de retour à la maison. En contrepartie, lui reconnaît être alcoolique et l’avoir caché pendant des mois. S’il refuse d’abord de rentrer avec elle, Rebecca affirme qu’ils doivent faire face ensemble à ce problème.

C’est mignon tout plein et la série nous fusille sur place quelques secondes plus tard en nous montrant la nuit de la mort de Jack. Si nous ne savons toujours pas bien ce qui est arrivé, nous savons désormais que Kevin était avec Sophie ce soir-là, que Kate et Randall étaient en larmes chez Miguel et que Rebecca a récupéré les affaires personnelles de Jack lorsqu’il est mort. Une montre et quelques bricoles, c’est tout ce qui lui reste de Jack, car la maison, elle, est partie en fumée.

Pas étonnant que Kate soit autant traumatisée, surtout si elle a foutu le feu elle-même (même par accident) ; parce que les scénaristes n’y vont pas de main morte avec la maison brûlée. C’est un coup en pleine poitrine pour le téléspectateur qui découvre la vérité sur un cri de douleur de Rebecca. Pff. Ils sont bons, c’est tout (mais ce n’est pas sans rappeler HTGAWM quand même) et c’est un retour réussi.

02Épisode 2 – A Manny-Splendored Thing – 15/20
We’re gonna watch the Manny for hours?

Les flashbacks nous montrent cette fois le retour de Jack et Rebecca chez eux, parlant bien sûr de son alcoolisme. Il ment à Rebecca en lui promettant qu’il avait arrêté de boire, mais ce n’est pas le cas. Nous avons droit à un flashback dans le flashback qui nous ramène en saison 1.

Les trois enfants ont leur spectacle scolaire le soir et chacun montre à Jack ce qu’ils vont faire : Kevin fait déjà du théâtre, Randall du yoyo et Katie chante, sous la surveillance attentive de sa mère, qui la corrige dès que nécessaire. Bien sûr, Jack lutte toute la journée contre son alcoolisme et le fait en allant passer du temps avec Katie qui le réconforte, parce qu’elle est une enfant intelligente.

Il tente ensuite la salle de sport, alors que Katie est déprimée d’entendre sa mère chanter sous la douche beaucoup mieux qu’elle. Cela le fait arriver en retard pour le spectacle, mais il s’est suffisamment défoulé grâce à cela.

Kevin est de retour dans sa série le Manny pour un épisode spécial, ça sort de nulle part, mais c’est marrant. Il invite toute sa famille au tournage de l’épisode, en public, ce qui amène tout le monde en ville. Cela stresse Katie comme jamais car sa mère et Miguel viennent lui rendre une visite. Or, Katie a toujours beaucoup de mal avec le jugement que porte sa mère sur elle, comme quand elle était enfant. C’est une thématique déjà abordée l’an dernier, donc c’est une bonne chose qui prouve une fois de plus la bonne écriture de la série.

Du côté de Randall, nous le voyons avoir du mal à remplir ses papiers pour l’adoption, mais sa relation avec Beth est toujours beaucoup trop drôle et parfaite. Ils se rendent eux aussi voir le tournage du Manny, où Kevin reçoit un changement de dernier minute et où Randall flippe pour l’adoption.

En effet, la question 15 lui demande s’il est capable de gérer un enfant au passé difficile et il n’est pas sûr d’en être capable. Je sentais bien que la résolution de la semaine dernière était trop simple. Le couple Randall/Beth n’assiste donc pas au tournage pour s‘engueuler. Je comprends bien Randall et ses angoisses, mais Beth a de quoi s’énerver effectivement et je les adore toujours autant ; c’est même bien drôle à voir.

Katie n’assiste pas non plus au tournage car elle a enfin une réussite du côté du chant. Le problème, c’est qu’elle en parle devant sa mère qui se montre tout de suite beaucoup trop curieuse et impose ses souvenirs. Pire encore, elle impose sa présence, en suivant Tobby qui veut y assister.

Alors que tout se passe bien, Katie voit sa mère dans le public et ça ne lui plaît pas trop. C’est triste car on sent que c’est le plus grand plaisir de Rebecca d’entendre sa fille chanter, mais évidemment c’est dur pour Katie. Cette dernière lui dit donc ces quatre vérités enfin. Cela permet bizarrement des réconciliations plutôt qu’une vraie engueulade en bonne et due forme. La scène est touchante, sans tout résoudre pour autant, ce qui est on ne peut plus juste. De toute façon, la justesse de la série n’est plus à prouver.

Sur le tournage, Kevin est forcé de se retrouver en couche culotte, voilà la honte, mais ça fonctionne bien. Cela permet de résoudre ses problèmes avec son ancien boulot et d’apporter une conclusion à cette intrigue, tout en continuant de le rapprocher de Sophie. Le couple est très mignon dans cette scène, elle est un vrai soutien pour lui et l’était déjà quand ils étaient enfants, mais je pense que la vraie intention des scénaristes était d’approfondir sa relation avec Beth. C’est lui qui réussit à apporter la solution au problème Randall/Beth en rappelant à cette dernière qui est son frère, ce type qui n’a jamais pris aucun risque, hormis Beth.

Randall est donc enfin prêt à parler à ses filles de l’adoption alors que Beth et Kevin ont continué de sympathiser, ce qui fonctionnait très bien, évidemment.

La dernière scène repart en flashback et nous montre Jack se rendre à une réunion des alcooliques anonymes qu’il avait fui la première fois. La différence ? Cette fois, il a tout avoué à Kate et Rebecca l’y emmène. Ah le pouvoir de la famille…

Tout cela me mène à reconsidérer le cliffhanger de la semaine dernière : rien ne nous dit que Jack est mort dans l’incendie, en fait. C’est même plutôt le contraire vu que ses affaires semblent intactes. En revanche, que Rebecca quitte la maison en oubliant d’éteindre une bougie ou son four en apprenant un accident, ou qu’il est retombé dans l’alcool… Ah j’ai envie d’en savoir plus, c’est fou !

L’épisode était bon et réussissait comme toujours à faire avancer toutes ses intrigues. C’est fou.

03Épisode 3 – Déjà vu – 15/20
This house is crazy

L’épisode reprend sur la sobriété compliquée de Jack, luttant contre son alcoolémie et les problèmes du quotidien, loin de se douter que Randall va encore compliquer les choses en continuant sa quête de son père biologique.

Les adolescents continuent de galérer face à la séparation de leurs parents, mais découvrir que Randall cherche sa mère biologique complique les choses. J’aime néanmoins beaucoup que Kate et Kevin l’accompagnent à son rendez-vous avec elle, ou en tout cas, c’est ce qu’il pense.

En fait, il tombe sur une femme désespérée qui veut juste lui extorquer de l’argent. Je ne sais pas si c’est bien crédible, mais probablement. C’est surtout l’occasion de scènes entre les Big Three, et il était temps de les voir agir en tant que frères et sœurs ces trois-là.

Pendant ce temps, Rebecca prend conscience que son couple avec Jack n’est toujours pas hors de problème quand la femme de Miguel lui raconte que son divorce a commencé comme ça. Rebecca lui prépare donc un énorme rencard, à la Jack Pearson, mais c’est un échec.

Culpabilisant d’avoir refusé de faire l’amour avec, Jack finit par lui proposer de retourner en rencard au moment où ils rentrent chez eux. Cela se passe d’un coup beaucoup mieux entre eux, puisqu’il commence à lui avouer ses secrets, et ils finissent par tomber sur un chien devant chez eux. Mouais.

Dans le présent, Beth et Randall sont prêts à recevoir un nouvel enfant, inscrits depuis trois semaines sur les listes. Cela fait donc un sacré écart temporel entre les épisodes, mais bon, pourquoi pas. Cela permet de les voir immédiatement recevoir chez eux une petite fille de 12 ans, Deja, dont la mère est envoyée en prison… une nouvelle fois. Clairement, ça promet quelques ajustements.

La révélation de son visage se fait de manière vraiment sympathique, montrant la manière dont elle est perdue, par la technique très simple du flou. J’ai adoré cette scène et l’ensemble de cette intrigue, mais je me répète beaucoup et nous n’en sommes qu’au troisième épisode.

Beth trouve un paquet de cigarettes dans les affaires de Deja, ce qui part aussitôt en dispute entre les deux. Le truc, c’est que Randall intervient, Deja est tellement effrayée que c’est la douche froide pour tout le monde. Quant aux filles de Beth et Randall, ce n’est pas la joie. D’abord enchantées d’avoir une grande sœur, elles la retourneraient bien si elles pouvaient.

Pendant la nuit, Deja vient leur parler pour découvrir les règles de la maison. C’est une scène plutôt réussie qui permet aux filles d’apprendre à faire connaissance. En plus, c’est renforcé par un flashback entre Annie et William où l’on voit qu’Annie est celle qui a réussi à le convaincre de rester. Le parallèle est sympathique, car Annie sait ainsi quoi dire pour convaincre Deja de s’ouvrir un peu plus à sa nouvelle famille. Comme la première conversation entre les filles se déroulent très bien, Beth et Randall sont rassurés.

Le lendemain, Randall commence à créer une relation avec Deja qui paraît beaucoup plus vieille que ce qui est annoncé. Si cela fonctionne bien de lui raconter son histoire, Randall doit aussi lui annoncer que sa mère sera en prison pour un moment. Deja ne le digère pas du tout et fracasse les cadres familiaux de Randall. Avec un tel tempérament, ça promet.

Il y a beaucoup de bons sentiments dans ces scènes, même s’il est difficile de ne pas y voir une part de clichés, de simplifications et de… déjà vus. Cela fonctionne malgré tout et déclenche bien les émotions voulues pour quiconque regarde la série.

Kevin de son côté entame le tournage de son film et le fait en présence de Kate forcément. L’avantage, c’est que ça me valide le point 15 du Bingo Séries sans le moindre problème et que ça permet la présence de Sylvester Stallone dans la série, jouant son propre rôle. Sympa le guest star là sérieux (mais je n’aime pas du tout sa manière de parler, je n’avais jamais vu, j’avoue). Bon, bien sûr, Kate nous fait chier comme d’habitude, à tout ramener à son père, ce qui pose problème à Kevin.

Kate passe alors son temps dans l’épisode à bavarder avec Sylvester Stallone comme s’il était son meilleur ami, lui racontant toute sa vie, de son père à son envie de chanter. Cela énerve Kevin, qui se rétracte complétement dès que le sujet de son père est abordé. Forcément, quand Stallone lui balance toute sa vie, cela perturbe grandement son jeu d’acteur qui, comme par hasard, commence par une réplique de remerciements envers Stallone, comme s’il était son père.

Cela mène à un Kevin qui reproche à Kate d’avoir parlé de leur père alors que Kate lui reproche de ne toujours pas avoir accepté son deuil. Ce n’est pas faux, mais le vrai intérêt est de les voir enfin se disputer dans la série, eux qui fonctionnent en duo inséparable depuis le début. Se servir de la mort de Jack comme moyen de séparation des deux est intéressant, car c’est définitivement le genre de trucs qui pourraient se dérouler dans la vie.

En plus, pour une fois, c’est Kate qui a raison du côté du deuil non géré qui est problématique. Pour faire pleurer comme toujours, la série y va fort : Kevin doit jouer la peur de perdre Stallone. Il est tellement perturbé, à coups de flashbacks, qu’il se blesse à son mauvais genou.

Il finit par appeler Kate pour se réconcilier avec, les deux ne pouvant pas rester fâchés trop longtemps. C’est là la dernière scène de l’épisode, qui s’interrompt brutalement sur un « il est comme toi » de Kate aux cendres de son père alors que Kevin prend un antidouleur. J’espère qu’ils ne vont pas se diriger vers une intrigue sur l’addiction, car on a déjà Jack pour ça…

C’était une fois de plus un bon épisode avec juste ce qu’il faut d’émotion sur le dernier acte. Ces scénaristes sont bons. Si ça n’a pas pris du tout en ce qui concerne l’intrigue de Kevin, alors que ça aurait pu, ça a été super efficace dans les scènes avec Deja. Une fois de plus, je suis surtout là pour ce côté de la famille, c’est plus fort que moi.

Capture d'écran 2017-10-24 22.19.47.pngÉpisode 4 – Still There – 16/20
I mean we have ten years old triplets, I don’t know what she was expected

C’est depuis l’avion que j’ai vu cet épisode, appelez-moi masochiste, parce que c’est le genre de séries qu’il vaut mieux voir tout seul dans son canapé (ou accompagné de la bonne personne en tout cas). N’étant pas un grand sensible, je me suis dit que ça irait, et ça a été le cas, même si les émotions étaient présentes dans cet épisode, comme toujours.

Du côté des flashbacks, on passe Halloween pour être direct sous la neige, et on nous sort une intrigue assez classique pour les soaps, sitcoms et dramas familiaux : les enfants ont la varicelle. Tout commence par Kevin, véritable chochotte, et Kate, mais Randall ne l’a pas encore. Cette semaine, cette intrigue flashback a deux utilités : faire un parallèle avec le présent de Kevin (j’y reviens ensuite) et nous ramener la grand-mère insupportable des petits. C’est donc la relation entre Rebecca et sa mère qui est vraiment exploitée par ce flashback et ça marche bien.

La grand-mère est insupportable, fait des cadeaux pas adaptés à ses petits-enfants, surtout en ce qui concerne Randall puisqu’elle est… raciste. Et oui, elle est d’une génération différente où les noirs lui servaient d’esclaves, alors pas facile de se faire à son petit-fils. J’ai trouvé cette intrigue intéressante et assez bien écrite, avec un côté didactique sur le racisme ordinaire.

La réconciliation finale était nécessaire pour la série sans être forcément hyper crédible et bien amenée, et on retiendra surtout que Jack est tellement parfait que la varicelle ne l’arrête pas quand il s’agit d’aller déblayer la neige devant chez lui pour virer sa belle-mère. Il est écrit pour être l’homme parfait de toute manière, et Kevin aussi, puisqu’il le prend en exemple et déblaye aussi la neige par sympathie pour son frère. Mignon tout plein.

Kevin, justement, a beaucoup de temps d’épisode cette semaine. Nous le voyons obligé d’aller voir un médecin pour son genou. C’est assez prévisible et il est ainsi opéré car il a trop attendu avant d’y aller. J’ai bien aimé, malgré l’absence de Sophie. Leur relation à distance continue en tout cas et j’aime bien comment elle est traitée. Kevin est en tout cas un patient insupportable, exactement comme lorsqu’il était petit… alors qu’il est tout le contraire. En effet, gamin, il se plaignait de la douleur, adulte, il refuse de reconnaître sa douleur. Magique. Le contraste montre son évolution tout en restant crédible et les scénaristes s’amusent à développer de nouveau la dynamique Kevin/Tobby.

Tobby n’est pas gâté cette année : Kate est insupportable avec son régime, refusant toute concession et étant plus occupée par son fitbit quand ils font l’amour. À sa décharge, Kate a bien raison d’être motivée et de ne pas craquer vis-à-vis de son régime, et c’est bien d’avoir des personnages comme ça à la télé. Ce qui m’énerve le plus avec elle, c’est qu’elle est réduite à cette intrigue et c’est bien dommage. Heureusement, les scénaristes ont prévu tout à fait autre chose pour elle cette année : si elle est aussi obsédée par son régime, c’est parce qu’elle est enceinte.

Voilà un cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout. Là encore, j’ai aimé ce rebondissement. Aussi imprévu soit-il, il est une suite logique à la relation Tobby/Kate et ça va être franchement intéressant. En plus, au-delà des problèmes médicaux que ça va apporter, je suis pressé de voir Kate/Rebecca s’engueuler de nouveau. Y a des relations familiales comme ça, c’est toujours la galère.

Enfin, Randall est encore et toujours totalement à part et je finis par trouver ça vraiment abusé. Beth et lui continuent d’accueillir Deja, mais celle-ci n’est pas encore au courant de toute la famille qui l’attend je crois. C’est bien dommage, j’attends énormément les rencontres. Bon, en même temps, il y a de quoi faire pour l’intégration de celle-ci.

Cette semaine, ça passe par ses cheveux et la manière de les coiffer, une problématique déjà utilisée pour Randall enfant l’an dernier. Cela fonctionne toutefois plutôt pas mal, j’ai apprécié les réflexions sur l’apparence, Randall qui rame avec Deja, la réadaptation du couple Randall/Beth face à ce nouveau membre dans leur famille et la trahison finale ressentie par Deja comprenant que ses parents… se parlent ! Dur la vie.

Les conséquences de cette trahison seront sûrement cool à voir dans le prochain épisode. Vraiment, c’était un bel épisode qui confirme la capacité de la série à pondre des rebondissements aussi logiques que surprenants. On s’éloigne de l’alcoolisme et la mort de Jack, mais on sent toujours une sorte de fil rouge quoiqu’il arrive. C’est donc cool de se faire emmener par les séries et de les voir tenir la distance (littéralement, comme j’étais dans l’avion).

The Last Man On Earth – S04E09 : Karl

Spoilers

Ci-dessous, la critique détaillée de l’épisode 9 de la saison 4 de The Last Man On Earth.

09.jpgÉpisode 9 – Karl – 18/20
– What’s your dog’s name ?
– I don’t know.

Sans grande surprise, l’épisode se concentre sur un nouveau personnage. C’est devenu habituel… en revanche, quel plaisir que cette intro foireuse. Les premières minutes de l’épisode se concentrent sur la vie de Karl et ce n’est pas glorieux. Il est en plein rencard avec Leighton Meester, rien que ça, et celle-ci m’aura fait mourir de rire dans ce mini rôle. Je suis dégoûté qu’elle ne reste pas plus longtemps, parce que ces quelques minutes ont suffi à me faire retomber amoureux d’elle comme si je n’avais jamais évolué depuis Gossip Girl. Oups.

De gentil looser, Karl passe ensuite à celui de dangereux fou furieux. En effet, plusieurs voitures de police sont clairement à sa recherche, ce qui le fait fuir, puis tuer un homme bien gentil qui l’aidait à « changer sa roue ». Il faut dire qu’avant ça, on a vu qu’il était cannibale, avec quelques membres humains et têtes dans son congélateur et micro-ondes.

Plus on avance, plus il devient évident que l’homme que nous suivons est un serial killer tuant les personnes qu’il peint. Leighton Meester a eu chaud. Alors qu’il s’enfuit au Mexique, il prend le nom de Karl après avoir acheté les tableaux d’un peintre sur un marché.

Il se fait finalement arrêter de manière toute bête par manque de précaution lorsqu’un de ses modèles trouve une tête dans son frigo. C’est lorsqu’il est en prison que le virus se déclenche, sur un de ses modèles prisonnier d’abord, puis sur tout le monde, sauf un gardien.

Les deux deviennent donc amis, puisqu’ils sont clairement les deux seuls immunisés. Un lien d’amitié étrange se dessine donc entre eux, mais pas assez pour que Martinez, le garde, ne le libère avant de partir parcourir le monde à la recherche d’autres survivants. Après tout, Karl est un serial-killer.

Heureusement pour Karl, Martinez est aussi trop peu méfiant : il lui serre la main pour lui dire au revoir, ce qui mène à son meurtre. Karl passe le reste de son temps seul dans la prison : s’il a pu se libérer de sa cellule, il est coincé par une porte électrique à code. Et il ne déchiffre pas le code avant que l’électricité ne s’arrête. C’est malin.

Bien sûr, comme d’habitude, le personnage est sur le point de se suicider quand il entend les klaxons de Todd et Tandy, signale sa présence et… se rase, puis enfile l’uniforme de Martinez avant l’arrivée du casting de la série.

Merveilleux. Nous avons donc désormais une bombe sur le point d’exploser, un Jasper dans la nature et un serial-killer pour occuper le groupe dans les neuf épisodes restants de cette saison. Et tout ça, c’est sans parler de la menace nucléaire. On est plutôt tranquilles cette année, je trouve. En tout cas, l’épisode était super sympa et bien drôle (les tentatives d’évasion notamment !), j’aime beaucoup Karl et c’était même moins lourd sans les blagues de Tandy.

The Last Man On Earth – S04E01-08 (redif)

Spoilers

Ci-dessous, la critique de la première mi-saison 4 de The Last Man On Earth.

 

01.jpgÉpisode 1 – M.U.B.A.R – 16/20
Sorry. Not a great first impression, I promise I’m nice.

Pas d’ellipse temporelle pour ce début de saison, nous reprenons tout de suite là où la saison précédente nous a lâché. Finalement, Pat n’est pas mort et il tue Roy, un amiral qui accompagnait Pam et son chien. Surprise, Pam vide son chargeur sur lui. Voilà qui est fait pour l’introduction de Pamela auprès du groupe et qui remet tout de suite dans l’ambiance délurée de la série.

En effet, ce double meurtre permet un double enterrement, fait cette fois en mer sur le bateau. Très vite, Pamela est introduite comme un personnage insupportable fan de l’humour de Tandy et rendant Carol jalouse. C’est très drôle à voir et la cérémonie d’enterrement est à la hauteur de ce que nous pond habituellement la série, avec carrément Forever Young chanté par Todd et une décapitation longue de Pat par Randy qui veut envoyer les deux parties de son corps dans des directions opposées… pour mieux assister à l’explosion de son corps sur deux jet ski différent. Voilà qui est fait bis. La série se débarrasse en quelques minutes et de manière très drôle de ce qu’elle devait introduire cette année.

Tout le monde a un petit rôle à jouer pour cette reprise et c’est tant mieux. Pamela est rapidement insupportable pour tout le monde, car elle a toujours ses habitudes de riche malgré tout. Elle leur raconte sa petite vie depuis le bunker : elle s’est mise en relation avec Pat, puis avec Roy. Si elle a tué Pat, c’est qu’elle ne voulait pas qu’il tue ceux qui lui ont sauvé la vie quand elle envisageait le suicide dans le bunker.

Comme elle est attirée par Tandy, le triangle amoureux qui se met en place avec Carol fonctionne bien, notamment dans la scène où cette dernière se sent forcée de hurler de rire. On est tout à fait dans du The Last Man on Earth, et j’ai regretté de voir cet épisode dans le train, avec des écouteurs. C’est genre la pire des idées des écouteurs pour regarder cette série où ça crie tout le temps.

Carol finit par avouer à Gail et Melissa qu’elle veut se débarrasser de Pam et elles approuvent, surtout que Pamela gâche toutes les provisions. J’ai adoré le duo Gail/Melissa dans cet épisode : elles sont toutes les deux en charge de la navigation du bateau et toutes les deux alcooliques. Retrouver Melissa en pleine possession de ses moyens (et de sa voix) fait du bien et apporte un bon humour, surtout quand elles font dériver le bateau toute une nuit et se paument.

Elles sont ainsi heureuses d’apercevoir une île au loin, surtout que la terre va leur permettre de se débarrasser d’une Pamela de plus en plus insupportable, servant des smoothies au lait maternel d’Erica (inutile de dire que Tandy adore).

Loin d’être idiote, Pamela, qui sait le plan des filles, décide de se débarrasser de tout le monde en les envoyant sur l’île et en prenant en otage Tandy. Celui-ci nous sort un joli « we have to go back » inévitable quand il comprend qu’il est avec une cinglée.

Quant au reste du groupe, ils font le tour du peu de provisions que leur a laissé Pamela et se préparent à atterrir sur une île déserte qui, bien sûr, ne l’est pas.

Bon, j’espère que les scénaristes vont avoir des idées intéressantes pour cette île et que la survie là-bas ne sera ni trop longue, ni trop redondante après LOST et Wrecked. Déjà que ce tournage sur bateau me faisait beaucoup penser à la comédie estivale…

C’était un bon épisode, mais j’attends encore de voir la suite pour me faire une idée sur la qualité de cette saison qui commence tout de même plutôt bien.

Capture d'écran 2017-10-10 14.46.30.pngÉpisode 2 – Stocko Syndome – 14/20
Todd, are you sure you’re working on a plan cause it sounds like you’re just making chocolate fondue

J’ai repris ma bonne habitude de regarder la série le lundi midi en mangeant, mais je n’ai du coup pas eu le temps de remettre en page mes quelques notes hier. C’est parti pour la critique de ce deuxième épisode, avec un peu de retard, désolé !

Le plan de Pamela est donc de torturer Tandy jusqu’à ce qu’il amoureux d’elle. Il décide donc de se jouer d’elle, avouant à Gary les sentiments qu’il a envers Pamela. Le piège fonctionne bien sûr et elle est raide dingue de lui, chantant avec lui… pour mieux lui rappeler qu’elle n’est pas idiote et qu’elle comprend ce qu’il fait.

Pas grave, il parvient à se détacher de ses liens en utilisant… ses ongles de pied. Bon appétit. Il parvient à prendre le contrôle de Pamela et du bateau en menaçant son chien. C’est marrant, mais comme l’île a disparu, il ne sait pas comment faire pour y retourner.

Sur l’île, Carol panique, forcément, et n’est pas vraiment aidée par les autres, surtout quand ils se mettent à entendre des bruits. Todd s’approche des buissons, pour mieux se faire toucher le visage. Il disparaître dans les buissons. Il rencontre ainsi Glenn, heureux de pouvoir toujours les visages de tout le monde.

Il est surtout heureux d’être enfin secouru et de rentrer chez lui, mais il faut se rendre à l’évidence : ça n’arrivera pas de sitôt. C’est un peu décevant je dois dire, car j’espérais un méchant, mais d’un autre côté, un homme bloqué depuis cinq ans sur l’île et ignorant tout du virus, c’est un rebondissement capable d’apporter pas mal d’humour et de quiproquos.

Glenn est ainsi à deux doigts de virer fou, mais se raccroche au fait qu’il sait que sa famille l’attend chez lui. Du coup, personne n’ose lui avouer la vérité sur le virus… Jusqu’à ce que Carol se sente obligée de le faire parce qu’il a de quoi lancer un signal de feu, comme toute personne perdue sur une île déserte qui se respecte. C’était marrant et bien mené, et la révélation de ce signal tombe à pic pour faire avancer l’intrigue bien plus vite.

Ils décident donc de l’allumer… et foutent le feu à l’île. Heureusement, Pamela le voit et l’indique à Tandy. Le bateau prend aussitôt la direction de l’île. Ils arrivent au petit matin.

Pamela accepte de rester seule sur l’île s’ils embarquent Jeremy avec eux, mais ils culpabilisent de l’abandonner. Du coup, Carol accepte de l’emmener avec eux, en la traînant en bateau à l’arrière du leur. Cela permet un générique de fin hilarant et qui remonte le niveau de l’épisode.

Hop, ça y est, nos personnages ne sont déjà plus sur l’île et reprennent la mer vers… on ne sait pas bien, mais au moins la série avance, et ça, c’est positif. Quelques bons gags, mais rien d’hilarant cette semaine, l’épisode se contentant de raconter un rapide détour dans la vie de nos personnages et de nous présenter un nouveau survivant ; histoire d’avoir de quoi tuer d’autres personnes, j’imagine.

03Épisode 3 – Skeleton Crew – 15/20
The sand is so white!

La bonne nouvelle, c’est que Glenn sait piloter le navire. Le mauvaise, c’est qu’avec Pamela à l’arrière, ils sont obligés d’avancer lentement. L’autre problème, c’est qu’ils ont oublié les lunettes de soleil de Gail sur l’île, mais également, accessoirement… Jasper. Cela faisait un bon gag, clairement, même si c’était tout simple, surtout quand Pamela tombe à l’eau dans le demi-tour. Au moins, cet épisode aura démarré sur un fou rire.

Il est donc décidé que Pamela peut rester sur le bateau. Elle est tout bonnement insupportable avec tout le monde à vouloir être utile et gagner sa place sur le bateau. Pam réussit bien son coup puisque Glenn est touché par ses efforts. Perso, je la trouve juste encore plus insupportable que Tandy, ce qui n’est tout de même pas rien.

Les deux sympathisent et il est évident que Pam tombera amoureuse de lui : cela ne tarde pas, ils passent la nuit à coucher ensemble bruyamment.

Le lendemain, le groupe célèbre son approche de Mexico en faisant une fête où Pamela n’est pas invitée. Glenn lui permet d’y venir, bien sûr, mais il n’a pas le temps de se présenter en couple avec Pam, que la terre est en vue.

Enfin, la terre… Le sable. Enfin, le sable… les cadavres déjà devenus squelette de tous ceux morts durant l’épidémie. C’est charmant, on va dire. Le groupe s’installe donc dans un nouvel endroit où Glenn rejette Pam après avoir découvert ce qu’il se passait vraiment dans le monde (enfin, ce qu’il s’est passé) et où Carol décide de s’installer dans un hôpital désert. Allez, pourquoi pas.

Carol culpabilise de voir Pam en larmes et décide de se réconcilier avec elle. Si tout le monde est d’accord pour faire la paix avec elle, Glenn s’y refuse : il lui dit qu’il l’aime, mais qu’il prévoit de partir le lendemain pour retrouver sa famille. Là encore, c’est un pourquoi pas. La relation entre ces deux-là est plutôt marrante, aussi parodique et insupportable soit-elle. L’avantage, c’est que ça permet de se débarrasser de ce couple-là, puisqu’ils partent ensemble.

J’ai aimé qu’une partie de l’épisode s’occupe un peu du couple Melissa/Todd, ce dernier vivant mal l’arrivée sur la terre ferme avec autant de cadavres, mais la blague lié au tournage d’un film est tombé à plat avec moi qui n’avait pas la référence.

C’était un épisode sympa qui faisait avancer à un bon rythme la série. La semaine prochaine sera consacré à Halloween et j’ai hâte d’y être pour valider quelques points du Bingo Séries ! Au-delà de ça, je trouve bien que Pam et Glenn se soient absentés, ça permettra de garder des personnages qui peuvent resurgir n’importe quand par la suite !

04.jpgÉpisode 4 – Wisconsin – 18/20
So by assumed popular request, I wrote a song

Le groupe arrive au Mexique comme prévu et Tandy s’en montre beaucoup trop heureux, ce qui lui inspire une autre de ses chansons insupportables. Tout le monde se barre et ça empire encore quand Carol veut que tout le monde emménage avec eux dans la clinique.

C’est juste terrifiant de voir Carol redécorer la clinique et je les comprends de tous vouloir aller vivre loin de là. Bien sûr, Carol ne le prend pas du tout comme ça et est dépitée de voir le groupe se séparer et s’installer chacun de son côté. Elle vit mal de découvrir la vie en solo et loin du reste de ses amis, et c’est là le cœur de l’épisode qui passe un bon moment à nous montrer comment chacun vit de son côté.

Tandy passe du temps avec Jasper (qui disparaît ensuite totalement de l’épisode), Todd et Melissa célèbrent leur lune de miel en cosplay avant de se rendre chez Erica et Gail pour un dîner improvisé. Le problème, c’est que Carol et Tandy le découvrent, se sentent encore plus exclus et n’appréciant pas du tout cela. La séparation du groupe est un point évident par lequel la série se devait de passer et ça fonctionne à merveille dans cet épisode.

Ils se mettent à communiquer par talkie-walkie, et Carol fait semblant d’accoucher pour montrer à tous qu’ils sont sur le point de rater son accouchement à tous vivre si loin les uns des autres. Cela lance un concours de faux cris au loup, le problème, c’est que Melissa épuise totalement Todd à faire l’amour encore et encore. Du coup, quand il fait une crise cardiaque et demande de l’aide, personne ne le croit, jusqu’à ce qu’il utilise son safe-word, Wisconsin.

J’ai adoré cette partie de l’épisode qui met la vie de Todd en danger au beau milieu d’un moment super drôle pour l’ensemble du groupe. Finalement, la conclusion de l’épisode est que le groupe forme une famille dysfonctionnelle incapable de ne pas vivre ensemble, mais ça se sera fait avec un bon coup de stress concernant Todd. Ce n’aurait pas été la première fois que la série sacrifie un personnage par surprise, et cet épisode prouve que les scénaristes savent se jouer de nous, clairement.

Aussi, j’adore le couple Erica/Gail et Melissa était bluffante dans cet épisode.

05Épisode 5 – La Abuela – 16/20
Dawn… We get it you’re a baby. Stop being such a stereotype.

Le groupe déménage et s’installe dans la maison de « la Abuela » (littéralement, la grand-mère), une ancienne reine de cartel qui n’hésitait pas à tuer ses alliés s’ils étaient incapables de résoudre un rubik’s cube assez vite. Bonjour, je serais mort d’avance dans ce cartel. C’est mon deuxième cartel de drogue en deux jours, et toujours personne pour se droguer et m’aider dans le Bingo Séries.

La construction de l’épisode est vraiment inhabituelle pour la série : déjà, ça commence par un flashback qui n’a rien à voir avec l’humour habituel et nous présente la maison en pleine fusillade. Il y a pas mal de flashbacks sur ce passé et c’est marrant. Il faut surtout en retenir une piñata avec des explosifs dedans.

Gail et Erica doivent se faire au bébé qui passe son temps à pleurer. Bien sûr, Gail lui donnerait bien de l’alcool, mais ça ne marche pas toujours comme ça les bébés. Cela les mène à des disputes constantes, finalement solutionnées quand Gail se rend compte que Dawn aime juste les sensations fortes.

Melissa vit dans la peur constante qu’il arrive quelque chose à Todd. Cela commence normalement, mais très vite elle pète un câble et le laisse sur fauteuil roulant avec un casque. Oh tout cela mène à une scène tochante où elle avoue avoir peur de le perdre, mais c’est dans l’excès total. Puisque je parle d’excès total, il en va de même pour Tandy et Carol qui préparent la maison à l’arrivée du bébé.

Certes, il faut le faire, mais c’est une fois de plus l’excuse à de bons gros délires. Là encore, la scène finale de cette intrigue est touchante avec Carol s’inquiétant de son bébé qui pourrait tout à fait choper le virus. Bon, vu comme ça, c’est vrai que son père n’était pas immunisé.

Enfin, la piñata est retrouvée par Jasper et trône désormais au milieu du salon… Tandy lui apprend à s’en servir, ce qui laisse bien sûr un gros suspens tout le long de l’épisode où l’on finit par découvrir que la bombe n’est pas dans la piñata… mais dans le Rubik’s Cube qui plaît énormément à Tandy. Bon, ce n’est probablement que le détonateur, mais c’est terrifiant.

Du coup, l’épisode est plutôt très bien, se concluant par des scènes touchantes et un suspens dont ils vont pouvoir se servir d’ici la mi-saison. J’aime cette série rien que pour ses cliffhangers de pause de toute manière, alors s’ils font exploser la maison, on est foutu.

06Épisode 6 – Double Cheeseburger – 14/20
And I will not… stop…watch…this… vagina.

Carol a accouché… dans son sommeil. Bien sûr, bien évidemment. La série est dans la déconnade la plus totale, c’est excellent. Elle ne s’est rendu compte de rien, ce qui est un peu abusé, mais avec eux, on n’est plus à ça près.

De son côté, Todd est complétement gaga de Dawn et… Bezequille. Superbe choix de nom pour repeupler l’humanité, merci bien. Cela sent bon le désir de bébé pour lui et Melissa. Le truc, c’est qu’elle n’en veut toujours pas, alors Todd décide de devenir le babysitter attitré du groupe. C’est marrant à voir.

Finalement, Carol découvre qu’elle était enceinte de jumeaux et qu’il faut encore accoucher une deuxième fois. Cela fait plaisir à Erica qui espère que cette fois, Carol souffrira un peu, histoire qu’il y ait une justice dans ce monde.

Gail s’inquiète de l’absence de contractions et du risque de complications lié à ce retard. Cela mène à une engueulade entre elle et Tandy après une surveillance constante de Carol qui mène, justement, à l’arrêt de cette surveillance constante. Carol en profite pour accoucher à l’arrière-plan et en dix secondes. Désolé Erica, pas de douleur.

C’est une autre petite fille qui s’appellera… Mike. Merci Carol. Bon, cela dit, c’est un joli hommage. Cependant, l’épisode était un peu ennuyeux malgré tout. Et puis, deux accouchements comme ça en genre quarante-huit heures, j’ai comme un doute sur la véracité des choses.

07Épisode 7 – Gender Friender – 13/20
Don’t you think calling us “guys” is a little sexist?

Tandy a fini une face du rubbik’s cube… ce qui nous rapproche de la mi-saison. Pour y arriver, il va toutefois falloir supporter Tandy mis face à face avec son sexisme et s’amusant à changer tous les mots. Forcément, ils en font des caisses sur le féminisme, comme

Todd est vexé de ne pouvoir être babysitter à temps plein des bébés qui ont des parents, après tout. Melissa, totalement sous-exploité dans cet épisode comme dans le précédent, lui conseille donc de s’occuper de Jasper. J’ai totalement décroché de cette partie de l’intrigue qui ne m’intéressait pas plus que ça – en plus, elle était un peu gênante.

Erica se retrouve vexée par Gail qui refuse d’envisager le mariage avec elle. Cela sort de nulle part, c’est donc évidemment une trouvaille de Carol. La crise du couple ramène toutefois un peu d’intérêt dans l’épisode comme je les adore toutes les deux, même si je ne sais toujours pas d’où sort ce couple qu’on nous a pondu l’an dernier au retour d’une pause. Il y a une certaine logique derrière, mais ça paraît parfois forcé.

La demande en mariage est super sympa, surtout après la scène où elle se rend compte qu’elle l’aime au point de l’épouser. C’est génial, mais ça mène aussitôt au mariage. Cela dit, c’est vrai qu’il n’y a pas d’étape administrative ni beaucoup d’invités à prévenir.

Le mariage est expéditif et permet finalement à Carol d’obtenir une nouvelle mère en la personne d’Erica. La fin d’épisode rattrape un début ennuyeux et je suis beaucoup trop attaché à ses personnages dont les scènes d’émotion finissent toujours par m’avoir.

08.jpgÉpisode 8 – Not Appropriate for Miners – 15/20
STD, sorry to disturb.

Déjà la mi-saison pour cette quatrième fournée d’épisodes, le temps passe beaucoup trop vite, mais ça commence de manière mystérieuse avec une voiture-girafe qui se promène près de la propriété de la grand-mère : c’est Jasper qui conduit une limousine, normal.

Todd tente comme il peut d’élever le garçon, mais ce n’est pas brillant à voir (au moins c’est marrant). Il passe donc de bon pote à beau-père impuissant dans l’éducation. Et comme il demande de l’aide à Tandy, ce n’est vraiment pas gagner pour lui – et pour la série qui s’égare un peu après avoir promis via son titre et une réplique de Todd qu’elle se dirige droit vers une explosion de mi-saison (et probablement un mort). Plus l’épisode avançait, plus il m’a semblé évident que ça allait être Jasper.

Il en a tellement rien à faire de Todd que ça a paru évident, surtout quand il lui a confisqué les jeux vidéos.

Dans la maison, Melissa n’en peut plus d’entendre des bébés pleurer. Il faut dire que ça y va fort : trois d’un coup, ce n’est pas rien. Elle s’isole dans une pièce au sein de laquelle elle trouve le rubbik’s cube. Et bien sûr, elle est rejoint par Jasper en milieu d’épisode.

Carol, de son côté, prépare un cadeau de mariage pour sa mère et découvre soudainement que ses filles ne pourront pas être heureuse en couple puisqu’il y a trois petites filles pour un seul Jasper. Forcément, j’avais déjà fait le calcul lors des naissances, mais Carol n’est pas des plus réfléchies sur ce coup-là.

Tout en subtilité, Carol s’arrange donc pour que Jasper passe du temps avec les jumelles. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Erica se mette à stresser aussi pour Dawn, mais voir les jumelles maquillées la perturbe beaucoup trop.

Le concours qui se dessine entre les deux mères offre une bonne dynamique à la série, avec une Carol qui a l’habitude d’être cinglée et une Erica qui se laisse embarquée dans la folie. Cela mène à une scène de dispute générale où Melissa s’avère finalement être la seule adulte du groupe qui trouve les bons mots pour que tout le monde se calme.

Malheureusement, c’est trop tard : Jasper s’est enfui. La série nous sort ensuite de nulle part un baiser entre Todd et Tandy, des réconciliations express entre Carol et Erica et une alarme de pompier qui mène Todd et Tandy vers une prison… où nouveau survivant se trouve, toujours en tenue orange. Oh oh.

Pas d’explosion pour cette mi-saison, c’est décevant après tous les films que je me suis fait. Côté cliffhanger, Jasper est dans la nature et nous devrons composer avec un nouveau personnage au retour de la série, le 8 janvier (en J+1). C’était un bon épisode, mais ça manquait de quelque chose pour en faire une excellente mi-saison.