Bingo Séries #1

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je vous propose un nouveau RDV mensuel, fortement inspiré du Défi PKJ dont j’ai entendu parler sur le blog de Ludo (oui, encore lui lol) et que je vous conseille également si vous êtes de grands lecteurs. Bon, mais ici, il est questions de séries, comme vous le savez, et j’y ai mis ma touche personnelle, alors… Bienvenue dans la première édition du Bingo Séries !

Le principe est super simple : une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant les séries que vous voyez ce mois-ci, du 7 avril au 7 mai.

Le but ? S’amuser et nous parler un peu des séries que vous voyez, sans pour autant spoiler. Pour « gagner », il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items de validés. Cela devrait être facile avec ce premier mois, dont les thèmes sont assez larges. Certains thèmes changeront chaque mois, d’autres resteront !

Bien sûr, tout le monde peut participer, pour soi-même, ou sur Twitter (#BingoSéries) ou sur vos blogs, prévenez-moi simplement en commentaire que je passe voir vos résultats (mais faites des articles sans spoiler en indiquant clairement les séries) !

Edit : Comme on m’a posé les questions et que ce n’est pas bête, quelques précisions supplémentaires. Le défi s’effectue uniquement sur des épisodes que vous n’avez pas vu avant, un rewatch ne compte pas (sinon, il est facile de tricher). En revanche, un même épisode peut bien vous débloquer plusieurs items sans que ça ne pose de problème 😉

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Les (super) héros

  1. Quelqu’un ment à l’écran sur son identité : c‘est aussi simple que ça en a l’air ! Un agent en couverture, un super-héros à l’identité secrète ou une nana qui ne veut pas que se faire griller lorsqu’elle aperçoit son ex, peu m’importe, tant que le personnage ment sur qui il est vraiment.
  2. Quelqu’un se découvre un pouvoir : plus compliqué, il s’agit cette fois d’un super-héros qui découvre soudainement qu’il peut faire quelque chose de nouveau, d’un humain qui devient surhumain (ou inhumain, si vous voyez ce que je veux dire) ou d’un magicien qui se découvre un don…
  3. Une vie est sauvée grâce à l’action d’un personnage : je veux un personnage qui se donne vraiment du mal pour sauver la demoiselle en détresse victime du jour.
  4. Deux personnages communiquent à travers une oreillette et un micro que l’on ne voit pas : généralement, ils mettent la main à l’oreille, histoire qu’on comprenne bien qu’ils parlent à leur pote.

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Les romances

  1. Deux personnages s’embrassent pour la première fois à l’écran : je pense que c’est assez explicite comme ça. Attention, pas de spoilers lors des résultats, mettez bien le nom de la série et l’épisode avant d’en dire plus.
  2. Deux personnages sont vus au lit : histoire que ce soit encore plus explicite.
  3. Un personnage se fait tromper : non seulement, ce n’est pas cool, mais en plus il ne doit pas le savoir au cours de l’épisode.
  4. Vous shippez deux personnages : pour rappel, « ship » ça veut dire vouloir mettre en couple deux personnages qui ne le sont pas… alors non, ça ne fonctionne pas si le couple est déjà établi dans la série.

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Les écrans

  1. Un personnage regarde la télévision : c’est bien connu, vous allumez la votre pour voir les gens la regarder aussi. Inception.
  2. Un personnage envoie ou reçoit un SMS que l’on voit à l’écran : c’est une mode qui s’est établie il y a quelques années déjà et qui est de plus en plus dure à éviter.
  3. Un personnage trouve la solution à un problème en consultant internet : si vous ne réussissez pas celui-ci, je ne sais pas quoi faire pour vous, à part vous dire d’arrêter Game of thrones et Downtown Abbey
  4. Il y a plus de quatre écrans allumés dans une même scène : parce que plus y en a, plus ça paraît classe (hein, Patterson ?)

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La pub

  1. Quelqu’un fait une référence à un film Marvel : soit à un événement qui s’est produit dans le film (dans une série Marvel, donc), soit un personnage qui dit avoir vu le film.
  2. Un personnage se trouve en possession d’une boisson dont la marque est visible à l’écran : Coca, Pepsi, Schwepps, Lipton… mais que boivent vos héros préférés? Il suffit parfois d’avoir l’œil.
  3. Un personnage fait référence à une marque de vêtement : pas évident, à moins de se regarder Ugly Betty et autre Gossip Girl !
  4. Un personnage fait référence à une autre série par son titre : la culture de la référence est partout de nos jours, non ?

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Les actions

  1. Prendre son repas devant une série : un point facile pour ceux qui n’ont pas de vie sociale.
  2. Voir un même acteur dans deux séries différentes : pour ceux qui comme moi n’en peuvent plus de voir Briana Venskus absolument partout.
  3. Avoir un fou rire (au point d’en pleurer) : va falloir se remettre aux comédies !
  4. Voir une série sur grand écran : oui, oui, au cinéma… allez, c’est cadeau pour les parisiens qui vont à la Série Mania, j’avoue ! Et pour moi aussi, parce que demain, je vais à l’avant-première du dernier épisode d’Ulysse.

EDIT : Quelques précisions supplémentaires et réponses à vos questions.

BINGO copieBonne chance à tous et à dans un mois pour les résultats !

Prison Break (S05)

Ci-dessous, mon avis à chaud sur chaque épisode de la saison.

Avis : Prison Break revient pour une saison 5. Je pourrais vous l’épargner, mais j’ai envie de parler de ma réaction initiale qui a été une grande joie suivie d’un énorme fou rire. Non parce que quand même. Michael est mort. Et pas qu’un peu : il avait une maladie qui allait le tuer, qui le tuait déjà à petit feu en saison 4, et il s’est suicidé pour libérer Sara de prison (ne me demandez pas ce qu’elle y fichait, je ne m’en souviens pas).

Alors on pourrait reprendre la série sans lui, c’est sûr, mais assez vite on nous a annoncé son retour. Autant vous dire que dès que j’ai su qu’ils allaient nous pondre une Sara bis, je me suis un peu décomposé et j’ai arrêté d’y croire. Du coup, c’est hyper sceptique que j’entame cette saison, avec le souvenir surtout de l’excellente première saison que j’avais revu il y a deux ou trois ans et un amer goût de souffrance et d’hémorragie interne quand je songe aux trois suivantes dont je n’ai retenu quasiment qu’une tête coupée et une suite de rebondissements faisant s’échapper de prison tous les membres du casting, un à un.

Et pourtant, Prison Break, ça reste la série que je regardais le jeudi soir sur M6, ça reste ce générique stupide de Faf la Rage et tant de suspens pour savoir si oui ou non j’allais me faire prendre quand je regardais la télé en cachette jusqu’à tard le soir le plan de Michael allait fonctionner.

Sans spoiler et après visionnage du premier épisode, force est de constater trois choses. La première, c’est que la série propose une nouvelle histoire de sortie de prison et de conspiration qui a l’air de fonctionner à merveille pour le moment. La seconde, c’est que la cohérence n’est toujours pas le point fort de Prison Break, mais j’y reviens plus en détail ci-dessous. Et la troisième ? Oh, je ne sais toujours pas faire les cygnes en papier, mais ce n’est pas faute d’essayer pourtant.

Bref, retour réussi pour Prison Break, l’élan nostalgique est intact malgré quelques bourdes et énormités ! Sans plus tarder, j’entre dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-04-05 14.43.51.pngÉpisode 1 – Ogygia – 18/20
The dead talk, if you listen.

La série marque un retour réussi. Son résumé est rapide mais efficace : il est inévitable de laisser de côté une large majorité des quatre premières saisons puisque cette nouvelle étape se déroule sept ans plus tard. Premier gros bon point de l’épisode : on retrouve l’ensemble du casting (à l’exception de Michael qui n’est là quasiment qu’en flashback) et on découvre son évolution. C’est une excellente chose, car je craignais une trop grande attente pour retrouver tout le monde (et malgré tout, j’ai tellement attendu Sucre, je trouve qu’il arrive trop tard).

L’ambiance de la série est assez vite réinstaurée : un passage en voix off de Michael nous permet de découvrir tout un tas de cygnes en origami dans les canalisations de Sara (hmm), qui a refait sa vie mais continue d’élever Mike, son fils qu’elle a eu avec Michael. Lincoln se trouve pris dans une sombre affaire que j’ai un peu vite oubliée. T-Bag sort de prison.

Et pas n’importe quelle prison. THE prison, dans l’Illinois. Rien que de revoir ce plan de la prison, pfiou, toute la nostalgie (et ma vieillesse) m’a explosé à la face. Ce qu’il faut retenir de cette sortie, c’est un mystérieux courrier qui l’amène aussitôt à rendre visite à Lincoln. Là, nous apprenons le contenu du courrier : une photo de Michael, qui serait donc encore en vie. Problématique.

Pourquoi est-ce que c’est T-Bag qui reçoit ça alors qu’il s’en fout ? Comment Michael a pu survivre ? Pourquoi personne d’autre ne semble au courant ? Autant de questions qui restent en suspension pour le reste de la saison, histoire de s’assurer que le public reste. Forcément. La construction de la saison ressemble donc fortement à ce que Prison Break nous proposait à l’époque, et c’est tant mieux.

Lincoln n’y croit pas trop et n’a aucune réponse à apporter, du coup, la première chose qu’il fait est d’aller voir Sara. Sympa l’ex beau-frère. Pendant ces sept ans, Sara s’est donc remariée. Excellent, nous allons donc avoir une romance contrariée. Rien de bien original, mais la promesse de bonnes scènes, surtout avec la conclusion où Sara décrit Michael comme une tempête. C’est exactement ça.

Nous apprenons donc que Lincoln est aux abonnés absents depuis un moment, sans grande surprise. Nous ne retrouvons même pas son fils dans cet épisode, donc il est à supposer qu’il a vraiment besoin que son petit frère vienne le secouer et reprendre le droit chemin. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Bon, l’épisode se sépare ensuite en trois points de narrations différentes.

Lincoln, d’abord, qui découvre un indice très Prison Break sur la photo de Michael, lui indiquant où son petit frère se trouve. Curieux, il déterre la tombe de Michael pour découvrir que celle-ci est vide. Il prévient presqu’aussitôt Sara, mais prend d’abord le temps de manquer de se faire tuer par ce qui ressemble fort à des agents secrets des premières saisons. C’est reparti pour les conspirations que j’ai un peu oubliées (volontairement).

Cela ne freine pas Lincoln, au contraire. Il rend visite à C-Note pour mener l’enquête. Mouais. L’une des choses qui m’a le moins plus est peut-être ce retour de C-Note. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux, la manière dont il s’implique autant pour les deux frères. Je ne me souviens pas trop de la série, mais je n’ai pas le souvenir qu’ils étaient si proches. Et comme par hasard, il a appris à parler arabe en étant militaire, ça tombe bien. C’est soit une facilité scénaristique, soit l’occasion de nous révéler quelque chose (auquel cas, sa conversion religieuse étrange serait un bon moyen de nous endormir).

Les recherches autour de la survie (ou non) de Michael mène les frères à faire une recherche sur Internet pour retrouver une photo de Michael. Et là, on touche à la plus grande incohérence de la saison pour l’instant. Quelqu’un a effacé toutes les photos de Michael pour le remplacer par un autre homme. Pourquoi pas. Seulement, même avec énormément de frics et de pouvoir, ça paraît très impossible. OK pour son permis de conduire ou sa photo de Yearbook, je veux bien, mais on parle d’un type qui a été l’homme le plus recherché d’Amérique (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les promos de la saison 2).

Et au-delà de ça, est-ce que Lincoln ne se trimballe pas une photo de Michael avec lui vu que c’est le but de ses recherches ? Ah ben si, et ils finiront même par l’utiliser pour le montrer à la prison, soit ce qu’ils considéraient impossible de faire depuis les USA. Euké.

Bon donc, beaucoup trop d’incohérences et de facilités, idem pour le retour de Sucre (qui est réussi néanmoins), pour la pote sur place au Yemen, pour le paiement en passeport (limite je m’attendais à une « mission » à accomplir retardant la rencontre avec Michael). Bon, après tout ça, Lincoln parvient finalement à entrer dans une nouvelle prison, qui a l’air tout aussi sympa que celle de la saison 3.

Ensuite, l’épisode se centre également sur Sara. Elle reçoit un appel de Lincoln qui la prévient qu’il a failli se faire tuer et, même après sept ans, elle n’a pas perdu ses réflexes. Elle repère aussitôt qu’elle est sur le point elle-même de se faire tuer et protège sa famille en quatrième vitesse. Sarah Wayne-Callies reste à jamais Sara pour moi, malgré ses rôles dans The Walking Dead et Colony, alors je n’ai eu aucun mal à la retrouver et reconnaître.

Cela aide aussi que son rôle soit finalement assez similaire à celui de Colony. On découvre donc qu’une nouvelle agent en veut à la vie de nos deux frères et leur proche, le mari de Sara finit à l’hôpital avec une balle dans la jambe. Celui-ci a tout du civil tout pépère, c’est un peu dur d’imaginer son couple avec Sara pour le coup. Autant je trouve ça bien d’avoir mis Sara avec quelqu’un, autant je trouve qu’ils auraient pu trouver plus crédible. Au moins, on aura aucun scrupule à la voir retomber dans les bras de Michael…

Elle réconforte finalement son fils comme elle peut, avec une métaphore pas très subtile sur les tempêtes. Cette saison sera donc une nouvelle tempête pour elle et je suis impatient de la voir re-rentrer dans l’action !

Une dernière sous-intrigue de l’épisode s’intéresse enfin à la sortie de prison de T-Bag, donc. Après avoir rendu visite à Lincoln (là encore, c’est un peu étrange qu’ils soient en bons termes), il consulte le courrier de ses fans (tristesse) et se voit offrir une nouvelle main métallique. Bienvenue dans Terminator, oui. Et je n’arrive même pas à leur reprocher tellement le rythme de cet épisode est bon et la nostalgie une mauvaise conseillère pour moi. Attention toutefois, ce cadeau pour T-Bag n’est probablement pas désintéressé et lui est offert par un anonyme utilisant un pseudo-grec pour lui donner.

Oh, oh. La conspiration ne fait que commencer…

Et c’est tant mieux, car pour l’instant, je suis motivé par cette saison supplémentaire (et surtout, Robert Knepper n’a pas encore eu l’occasion d’être psychopathe). Il va falloir voir ce qu’ils en font, mais il y a du potentiel pour une bonne histoire et un bon divertissement.

Bien sûr, l’épisode finit par nous présenter Michael dans cette prison : il a de nouveau tatouage, de jolis yeux dans les paumes (oui, ils ont réussi à trouver des parties de son corps encore non exploitées par le scénario, bien joué), et fait mine de ne pas reconnaître son frère, qui prend soin, via C-Note, de le filmer.

À n’en pas douter, les yeux dans les paumes nous signifient qu’ils sont observés, ce qui a semblé être en plus une constante de l’épisode pour Lincoln. Bon, le jeu de Wentworth Miller ne laisse que peu de doute : Michael n’est pas amnésique, il sait très bien que c’est son frère et souffre de ne pas pouvoir lui parler. Limite, je me serais attendu à une mauvaise histoire de jumeaux autrement. Tant mieux, si on nous épargne ça.

Je me retrouve donc intrigué par ce nouveau scénario à dormir debout, présenté avec beaucoup de justesse dans le rythme et avec une construction qui n’est pas sans rappeler celle de la première saison. Veronica, tu me manques encore.

Je n’en attendais vraiment pas tant de leur part, mais c’est peut-être pour ça que je suis aussi positivement surpris !

Screenshot_2017-04-12-17-20-42.pngÉpisode 2 – Kaniel Outis – 14/20
It would take a genius, like Michael.

Si cet épisode reste un bon divertissement, on sent quand même qu’on repart dans un grand n’importe quoi côté cohérence. Il est aussi super sombre, ce qui n’est jamais cool quand, comme moi, on regarde cet épisode dans un train ensoleillé. Bon, c’est ça aussi de ne pas pouvoir attendre d’être confortablement installé le soir devant la télé volet fermé. Seulement, le premier épisode m’a redonné envie de voir la série, malgré tout.

J’ai beaucoup à critiquer cette semaine, mais en même temps, la note n’est pas si mauvaise, car je trouve très cool de retrouver ces personnages après sept ans. Je suis plein d’indulgence et de bons sentiments pour la série, malgré les apparences. Il y a trois intrigues à suivre cette semaine, et ça tombe bien, il y a trois gros acteurs au casting.

Commençons, comme l’épisode, par Lincoln. Toujours en compagnie de C-Note, il reçoit un indice de Michael sous la forme d’un cygne en origami. Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait plus vu ce type d’indices (hum) et cela suffit à ce que Lincoln décide d’aller faire une excursion en banlieue de la ville avec C-Note et Shiva.

Cette dernière n’est toutefois pas très ravie de l’idée, car la banlieue est une zone de non-droit tenue par des rebelles. Le Yemen est après tout un pays en guerre. Là, on touche à ce qui m’a probablement le plus soulé dans tout l’épisode : Shiva passe son temps à nous dire qu’ils sont en danger de mort, que la zone est dangereuse, qu’ils sont en danger de mort et qu’ils sont en danger de mort. Ah, et ils sont aussi en danger de mort, sachez-le.

Bref, l’épisode insiste lourdement dans la création d’une atmosphère soi-disant dangereuse et angoissante. Seulement, nous sommes à l’épisode 2 et nous suivons des personnages qui sont tellement les héros de la série que nous savons que rien ne leur arrivera. C’est effectivement le cas : ils parviennent à libérer les otages qu’ils voulaient et à rejoindre la ville sans le moindre problème. Il y a bien une petite course poursuite et fusillade pour l’adrénaline, mais ils passent la frontière comme si de rien n’était. C’est tellement simple que tout le danger qu’on nous promet est attendu pour rien et c’est tout.

Dit autrement ? On sent bien que toute l’intrigue de Lincoln sert à combler la saison (déjà ? Mais c’est un épisode 2, les gars !) et gagner du temps avant qu’il ne retrouve enfin son frère pour de vrai (et pas comme la semaine dernière).

En attendant, Michael est enfin de retour dans cet épisode… mais ce n’est pas forcément pour le mieux. Il est hyper agréable de le voir entrer de nouveau en action et mettre en place hyper compliqué… mais le problème est qu’il semble se prendre la tête comme jamais pour pas grand-chose. Il avait largement de quoi être brûlant sans se prendre la tête comme il le fait.

Du coup, la tension que c’est censée créer tombe un peu à l’eau, surtout qu’il fait tout ça juste pour aller à l’infirmerie (une constante chez lui, faut croire) récupérer de la morphine afin de récupérer un téléphone qui lui sert simplement à « commander une pizza ». La phrase est ridicule, donc on s’attend à une nouvelle excentricité complètement dingue de sa part, sauf que ce ne sera pas vraiment le cas.

En parallèle, nous découvrons également ses nouveaux camarades de cellule, mais je n’ai même pas retenu leur nom pour l’instant, tellement ils m’ont paru insipides. On est loin d’un T-bag ! Il y a juste un gay arrêté pour son homosexualité sur lequel les scénaristes insistent lourdement. Et pour cause ! Lincoln se retrouve avec son père après son excursion en banlieue, et le père en question est partie intégrante du plan pour s’échapper de la prison.

Ben tiens. L’épisode tente malgré tout de nous présenter Michael comme un terroriste du nom de Kaniel Outis, ce qui semble confirmé par la dernière scène qui le voit heureux de retrouver l’extrémiste Abu Ramal. Nul doute que l’histoire sera plus complexe que cela (il a toutefois pu accepter pour survivre à sa maladie ?).

Sara est de loin celle qui redonne les points à cet épisode. Je n’aurais pas cru cela possible, mais il y a un moment dans cet épisode où j’ai retrouvé vraiment Sara. Je veux dire par là que Sarah Wayne Callies est bien meilleure actrice que je ne pensais : je l’ai vue dans Walking Dead, je l’ai vue dans un rôle très similaire avec Colony, mais il y a un sourire qui est définitivement le sourire de Sara de Prison Break, et on ne me l’enlèvera pas de la tête.

Son intrigue est on ne peut plus classique pour l’instant : elle apprend que Michael est en vie et se précipite auprès de son mari pour lui raconter. Voilà, il n’en faut pas plus pour que je sois absolument certain que son mari soit un méchant qui trempe dans la conspiration. Nous savons qu’il y a tout un tas de cygne sous leur maison, il y a fort à parier que ce soit lui qui jette dans les égouts ces signes de vie de Michael. En plus, si c’est un méchant, ça l’écarte définitivement en tant que problème au couple Sara/Michael. Sara semble attachée à son mari, mais s’il s’avère être un connard, nul doute qu’elle ne lui pardonnera pas.

Elle mène malgré tout sa petite enquête sur Michael/Kaniel. Cela lui permet de se confronter à Kellerman (très sympathique retour !) qui est convaincu que Michael est un génie et que, en tant que tel, il s’est servi de Sara avant de changer d’identité et devenir terroriste. En effet, il est en possession de photos de Michael assassinant un agent de la CIA, c’est con. En même temps, des preuves accablantes, il y en avait aussi pour Lincoln donc, si Sara se sent manipulée par Michael, elle refuse toutefois cette version des faits (évidemment) et se barre pour s’occuper de son fiston.

Oui, Sara est avant tout une maman dans cet épisode, et elle s’inquiète aussi de la disparition de Mike en fin d’épisode. En fait, celui-ci n’a pas disparu, il est avec un livreur de pizza qui lui délivre une rose en origami, autre marque de fabrique de Michael… et un bon cliffhanger : Sara doit désormais fuir avec sa famille.

Autrement dit, la série reste un très bon divertissement et ma nostalgie continue d’avoir un bon effet sur cette intrigue moyenne. Il y a de bons moments, c’est un plaisir de retrouver peu à peu tout le casting (pas de T-Bone cette semaine cependant), mais la cohérence n’est toujours pas là. Certains retours semblent un peu forcé d’ailleurs : C-Note la semaine dernière (qui comme par hasard peut faire l’interprète), Kellerman cette semaine (qui comme par hasard est dans le service que demande Sara… bon, je ne sais plus ce qu’il était devenu en saison 4, mais je trouve ça gros).

En fait, c’est agréable à regarder uniquement parce qu’on retrouve des personnages qu’on aime, une ambiance fidèle à l’originale et un plan mystérieux qui intrigue en forçant à théoriser sur la suite. C’est cool à regarder, mais c’est tout juste à la hauteur de ce que j’en espérais. Il faut maintenant qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils arrêtent de perdre trop de temps avant la réunion Lincoln/Michael et, surtout, Michael/Sara.

Bon, si je résume vraiment en une phrase le problème de cet épisode, il y a trois défauts qui me gonflent déjà : les zooms dramatiques inutiles à la Blindspot, l’intrigue étirée pour rien (surtout du côté de Lincoln) et une explicitation constante des situations soi-disant beaucoup trop dangereuses pour le commun des mortels. En revanche, cette saison dose parfaitement les références au passé de la série, le casting gère très bien le retour de leurs personnages, la musique et l’ambiance sont parfaites et les mystères addictifs, marque de fabrique de Prison Break, restent efficaces.

Capture d'écran 2017-04-19 20.17.38.pngÉpisode 3 – The Liar – 18/20
Who in the hell are we breaking out?

Nous revoilà dans l’enfer du Yemen et d’Ogygia cette semaine. Sans grande surprise, Michael utilise une fois de plus ses tatouages pour on ne sait quoi. Quant à la manière dont il envoie des messages hors de prison ? Il utilise des chewing-gums et des enfants. Lincoln, lui, est plutôt du genre à faire de la pub pour Tic-Tac. Putain, si j’avais su, j’aurais écrit les règles de mon Bingo Séries différemment, croyez-moi.

Une fois de plus, Sheba (oui, ça s’écrit comme ça en fait, désolé pour les deux dernières semaines, j’ai corrigé l’article) tente de s’enfuir, mais Lincoln la retient un peu trop simplement. Oh, vous le sentez venir le nouveau couple mythique, vous aussi ?

Cela fonctionne donc très bien et Michael leur envoie des coordonnées pour un point de RDV où une fois de plus ils trouvent des infos sur le terroriste (Abu Ramal) que Michael veut faire s’échapper. Ils passent le reste de l’épisode à organiser leur fuite, cherchant ainsi des passeports. Ils se font néanmoins doubler par l’ancien pote de Sheba, c’est con.

Ancien pote ? Oh, juste son ex-violeur à qui elle a arraché un œil. Enfin, du coup, il ne l’a pas violé. Sheba est une vraie badass qui fait ce qu’elle peut pour se libérer. Dans cet épisode, c’est finalement Lincoln qui lui vient en aide au dernier moment et la sauve d’un viol certain. Ah le mythe du chevalier servant… Elle a désormais deux options pour la suite de la saison : finir en couple avec Lincoln ou mourir. Ou les deux, probablement (et dramatiquement).

À l’intérieur de la prison, les choses s’enveniment un peu néanmoins : Abu Ramal nous est présenté comme un grand méchant. Du coup, il s’en prend à Sid, le nouveau pote homo de Michael (introduit la semaine dernière), simplement parce qu’il est gay. Les scénaristes ont vu très juste sur cette intrigue, ils l’ont écrit il y a une bonne année, mais ça tombe pile dans l’actualité avec la Tchétchénie. Triste.

Par la suite, quelqu’un (un chrétien dont je n’ai pas saisi le nom, mais qui a un frère) essaye de faire en sorte que Whip trahisse Michael à son profit. Cela fonctionne à peu près, mais Michael en profite pour voler une montre. En tant que spectateur, nous sommes invités à noter que c’est Poseidon qui leur demande de faire s’échapper Abu Ramal. On progresse l’air de rien sur l’intrigue de cette saison, puisque cette échappée semble bien être une mission gouvernementale de grande envergure au goût de complot et de politique internationale. Prison Break, quoi.

Tout cela était cependant un plan minutieusement organisé par Michael : la montre volée, il la donne discrètement à Ramal qui ne capte rien.

Comme ça, Michael, Sid, Whip et Ja (un génie coréen, il paraît) sont enfermés dans leur cellule avec un moyen de s’enfuir… N’est-ce pas magique ?

Si, probablement, surtout que Michael fait également en sorte d’organiser une nouvelle émeute. Ce n’est pas à la hauteur de la mi-saison 1 (cet épisode d’émeute m’a traumatisé à l’époque), mais c’est assez dingue quand même, le tout se passant une fois de plus dans le noir (parce que C-Note gère bien sa partie du boulot).

Malheureusement, comme pour les passeports de Lincoln et Sheba, l’évasion se passe mal pour Michael : il est forcé d’abandonner Sid derrière lui, un détenu perd son frère de manière un peu conne, puis Michael se fait choper comme un bleu sur le toit de la prison. Peut-être un peu trop comme un bleu pour que j’y crois pleinement comme étant un accident.

En même temps, il finit l’épisode en pleine dépression à tenter d’envoyer un message à Sara sans y parvenir alors… C’est un joli échec pour notre génie, et ça donne envie de revenir pour voir les conséquences. Un peu comme dans le temps, j’ai du mal à croire à cet échec, parce qu’on nous habitue à ce que tout soit calculé par Michael. Pourtant, c’est de toute évidence le cas cette fois et la confiance de notre héros est ébranlé. C’était donc une partie d’épisode très bien fichue, qui rappelait la saison 1 à plusieurs égards, et franchement, rappeler la saison 1, c’est du tout bon pour moi.

Et ce n’est pas tout ! Non, on en découvre aussi un peu plus sur les méchants qui décident de traquer Sara pour retrouver Michael/Outis. C’est de toute évidence un bon plan, connaissant le passé amoureux de ces deux-là (c’est toujours du présent pour Michael), mais c’est négliger un peu trop l’ex infirmière qui a plus d’un tour dans son sac.

De son côté, Sara a droit à une jolie déclaration d’amour par Jacob, son mari. C’est tellement lourd que ça ne me rassure pas sur son innocence, je continue de le penser impliqué d’une manière ou d’une autre avec Poseidon (le nom de la Compagnie qui traque Michael cette année). Plus tard dans l’épisode, il la motive même à ne pas rester à se planquer… Tout est dit, pour moi, il la trahira d’ici un épisode ou deux.

Bref, avant ça, elle a droit à une petite visite de T-Bag qui la terrorise (tu m’étonnes) et, bizarrement, elle ne souhaite pas trop faire alliance avec lui. Les choses n’ont pas le temps de se calmer pour elle, ce rythme est très bon, car il ne laisse pas le temps de se poser pour réfléchir et deviner à l’avance certains éléments. Du coup, Sara découvre le piratage de son téléphone aussitôt et doit gérer ce nouveau problème.

Assez maligne, elle ne tarde pas à soupçonner que Kellerman est probablement impliqué quand elle apprend que ce piratage vient de son empreinte. Bon, il pourrait y avoir 150 autres explications possibles, mais on va la croire et partir sur cette piste ; on verra bien. Sara entend à son tour le nom Poseidon en échappant de peu à ceux qui la suivent, et envoie T-Bag récolter des infos pour elle. Wow. Sarah n’y va pas de main morte (enfin… si vous me passez l’expression parce que bon, techniquement si, avec T-Bag…) dans cet épisode. C’est absolument fou tout ce qu’elle fait, mais en même temps, ça ne parait pas aussi tiré par les cheveux qu’autrefois. Elle a déjà connu tout ça, donc évidemment qu’elle sait faire.

Toujours est-il que Kellerman est dans la merde avec un T-Bag qui va débarquer, que Michael est en pleine dépression et que la grande évasion (hey salut les québécois) de cette saison échoue ! Nous sommes déjà au tiers de la saison qui ne comprend que neuf épisodes, mais il est pour l’instant bien meilleur que tout ce que j’imaginais depuis que j’entendais parler de ce retour.

Il reste énormément de questions, à commencer par la manière dont Michael a survécu (!), qui plombent un peu mon avis général sur la cohérence de ce qui est proposé ; mais le rythme et la nostalgie sont ultra-efficaces. Oh, ce n’est pas exempt de défauts, même si ça s’en tire énormément mieux cette semaine.

Le plus gros défaut est peut-être à voir du côté d’Ogygia où l’on ne passe pas assez de temps avec les nouveaux personnages pour vraiment s’attacher à eux. Les doutes de Whip, par exemple, sont bien moins prenants que ceux de Sucre à l’époque. Peut-être que neuf épisodes, c’est trop court, et qu’il en aurait fallu quelques-uns de plus pour mieux nous introduire ces personnages.

N’empêche, je m’attendais à un flop, j’ai une saison solide. Je suis content.

04Épisode 4 – The Prisoner’s Dilemma – 17/20
We are in hell Ramal, the question is do you want out?

Sheba s’en tire sans trop de problème et Lincoln cherche un moyen de la sauver, elle et sa famille, sans pour autant abandonner Michael. Par chance, le père de Sheba a une petite idée pour les aider… En échange d’une voiture pour fuir le Yemen, il obtient une lettre qui innocente Michael et le gracie de sa peine. C’est tellement simple ! Limite, ils auraient pu commencer la saison par là, ça aurait été plus simple…

Du côté d’Ogygia, les choses s’accélèrent forcément. Les résistants ne sont pas loin de prendre la prison, alors les prisonniers décident de prendre Ramal en otage pour pouvoir faire pression. Quant à Michael, sa brillante idée de sauvetage échoue : son plan se trouve dans la cellule de Ramal. C’est con.

Bien sûr, tout s’accélère comme prévu. Les prisonniers se rebellent, les gardes se barrent pour sauver leur peau des résistants qui s’apprêtent à prendre la prison. Le grand frère de la semaine dernière prend la tête des prisonniers, parce qu’il faut bien un leader pour mener le mouvement. C’est bien : il veut buter Michael et se servir de Ramal.

Michael réussit à convaincre Ramal de bosser pour lui. Les deux se libèrent comme si c’était un jeu d’enfant, libérant également Ja et Syd. Ils parviennent donc à s’enfuir de la prison. Pendant ce temps-là, Lincoln fait ce qu’il peut pour entrer dans celle-ci, utilisant encore un des gamins pour y parvenir. Comme d’habitude, il le voit s’échapper, mais il ne peut l’atteindre. Il passe donc un temps considérable à le chercher dans les rues. Cela permet des scènes mouvementées où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce mouvement constant garde le rythme tout au long de l’épisode, nous plongeant dans la même perdition que les personnages. C’est plutôt bien géré, avec des plans on ne peut plus classiques mais parfaitement maîtrisés ; exactement comme l’écriture de l’épisode.

Cette saison 5, finalement, réussit parce qu’elle propose une parfaite maîtrise de bout en bout. Elle ne cherche pas à innover, mais juste à livrer une bonne histoire. Nous ne sommes plus dans la découverte qu’était la saison 1, mais vraiment dans la maîtrise de tout ce qu’ils avaient proposé d’innovant il y a dix ans. Force est de constater que c’est un parti pris qui fonctionne bien sur moi.

Bref, Lincoln finit par retrouver Michael en mauvaise posture. Ils n’ont d’autres choix que de tuer Ramal – c’est Sid qui le fait comme si c’était un jeu d’enfant, à nouveau. C’est un peu gros, mais ce sont les grosseurs habituelles de Prison Break, alors ça me va. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus mauvais il y a un mois quand j’ai commencé ! Là, je me retrouve à ne pas quitter mon écran des yeux et à être dégoûté par la mort de certains personnages (non, je ne parle pas de Ramal, je parle d’un autre personnage dont il est question dans la suite de ma critique).

L’épisode se termine sur de vraies retrouvailles entre les deux frères, enfin, et au milieu de la saison, comme j’avais fini par m’y attendre, mais aussi sur une déclaration de guerre d’ISIL au groupe de Michael et Lincoln. Ceux-ci ont tué Ramal, il faudra en payer les conséquences. Sans compter que Poseidon voulait Ramal hors de prison, alors là aussi, ça risque de foutre la merde qu’il soit mort !

D’ailleurs, en parlant de Poséidon, pendant ce temps, T-Bag prend Kellerman en filature. Cela ne dure pas longtemps néanmoins, car il s’attaque assez vite à lui pour lui extorquer les infos dont il a besoin. Kellerman lui répond qu’il ne fait qu’aider Sara, tristement absente cette semaine.

Les deux se retrouvent à discuter de Poséidon, encore un américain si haut placé que personne ne peut le retrouver. Il donne toutes les infos dont T-Bag a besoin, y compris le pourquoi du comment Poséidon souhaite libérer Kamal. Enfin, Kellerman lui confie surtout un plan clair : trouver l’identité de Poséidon pour sauver Michael.

Seulement, le fait qu’il donne toutes les infos qu’il a (en s’approchant peu à peu de la fenêtre, en plus) ne peut signifier qu’une chose dans la loi des productions américaines : Kellerman ne sert plus à rien et pan, il se fait tirer dessus par les hommes de Poséidon qui, BIEN SÛR, débarque pile à ce moment-là. T-Bag se retrouve forcé d’appeler les flics, on aura tout vu.

Kellerman se fait donc tuer comme ça, après avoir survécu à quatre saisons de la série, ce n’est pas cool. T-Bag réussit à prendre les hommes de Poséidon en filature et, sans surprise, il découvre qu’ils bossent pour… le mari de Sara. JE L’AVAIS DIT. JE LE SAVAIS. Il était beaucoup trop clean pour ne pas être louche, à manipuler Sara comme ça pour qu’elle retrouve Michael.

Ah lala Prison Break… En définitive, cet épisode était très prévisible sur plein de points, mais son rythme est excellent. Je regrette l’absence de Sara, le départ de Kellerman, mais je trouve absolument jouissive la rapidité d’exécution de ce scénario. On sent que les 22 épisodes habituels sont concentrés sur 9, et ça donne un résultat très bon. Il va pourtant falloir prendre le temps de se poser à un moment pour nous donner des réponses sur la survie de Michael, mais autrement cette saison a toujours tout bon.

05.pngÉpisode 5 – Contingency – 15/20
How are you alive? In Yemen?

C’est un peu pressé que j’entame cet épisode, car je ne doute pas que Sara va péter un câble en découvrant la vérité sur son mari. Et je suis bien content, parce qu’ils commencent effectivement par là. Sa première réaction est de courir jusqu’à son fils, OK.

Elle l’atteint juste à temps, car son mari arrive au même moment. Elle le confronte et il a bien sûr une jolie excuse toute prête. Sara se précipite chez Heather, sa meilleure amie. Bien sûr, Sara… Tu es au cœur d’une conspiration et tu fais confiance à la première venue ? Tss. Bon, d’accord, ce n’est pas la première venue pour elle, mais après la trahison de son mari, il y a quand même de quoi se poser des questions.

Elle se laisse balader malgré tout, jusqu’à ce que son mari la fasse venir au commissariat pour accuser les hommes de main de Poseidon. Personnellement, je ne suis toujours pas convaincu de son innocence. En fait, c’est même tout le contraire, je suis sûr que c’est un connard.

Au Yemen, les choses continuent de partir en vrille. Les résistants offrent une jolie petite somme d’argent en échange de Michael et son groupe. Ils trouvent néanmoins une planque qui permet aux deux frères de s’expliquer. Il est donc temps pour des explications, enfin. Elles ne sont pas franchement exceptionnelles : Michael a été contacté par Poseidon en échange de la liberté pour tout son groupe.

Il est ainsi révélé que Kellerman était plein de promesses fausses : il n’avait pas l’autorité de les blanchir, contrairement à ce qu’il disait. Michael refusant de bosser pour Poseidon, Sara a été envoyée en prison et la suite on la connait. Il reste la question de la maladie de Michael quand même, mais c’est vrai que ça paraît autrement bien trouvé.

Bon, les deux frères se disputent également sur le meilleur moyen de se barrer de l’enfer sur Terre, Lincoln voulant aller à l’aéroport et Michael prendre le train.

De son côté, C-Note est, toujours en compagnie de Sheba, justement à l’aéroport. Seulement, celui-ci est pris d’assaut par la foule. Ils prennent donc un coucou pour s’envoler vers la frontière et atteindre un endroit sûr.

Le groupe de Michael décide de partir en train, où ils sont rattrapés par le borgne de la résistance qui souhaite en profiter pour devenir le chef des méchants, forcément. Du coup, ils prennent la voiture plutôt que le train, toujours contre l’avis de Lincoln qui passe son épisode à nous faire chier avec son aéroport.

Bien sûr, ils ont un accident de voiture car les résistants les retrouvent très vite. C’est donc le moment de tension dramatique où l’on s’inquiète pour les nouveaux amis de Michael. Sid, notamment, demande à se faire tuer car il craint ce qu’il peut lui arriver s’il est retrouvé, sachant parfaitement ce que l’on fait aux homosexuels dans ces cas-là. Nous apprenons aussi à connaître Ja, qui est complétement cinglé et réussit à tuer leurs ennemis avec un petit Frank Sinatra.

Malheureusement, Sid se fait malgré tout tuer par le borgne au dernier moment. Il faut dire que son petit discours sur son passé était trop gros pour lui permettre de survivre. C’est triste, mais on ne connaît malgré tout pas assez le personnage pour être vraiment triste. Il est difficile d’être pleinement touché, surtout que sa mort est vite évacuée. En effet, C-Note et Sheba se barrent avant l’arrivée de Michael et son groupe, les laissant dans la merde face aux hommes armés qui veulent les tuer. Et ben…

Bon, c’était encore et toujours un épisode efficace, mais la note tombe de manière drastique. Je ne suis pas hyper satisfait des explications, il faut bien l’avouer. J’ai eu du mal à rentrer vraiment dans le rythme de cet épisode, surtout qu’il est toujours question de la fuite et non de la résolution des problèmes. Je sais bien que ça en fait partie et que c’est important, mais cet épisode faisait beaucoup trop transition.

Il était notamment question de réconcilier les deux frères de manière à ce qu’ils bossent de nouveau main dans la main, mais le problème est que leur conflit train/avion était franchement chiant à voir, tournant en boucle sur la moitié de l’épisode. Ces deux-là sont incapables de communiquer sérieux. Le pire, c’est que la fin de l’épisode nous promet que l’épisode suivant continuera sur cette voie puisqu’ils n’ont toujours aucun moyen d’atteindre la frontière.

Quant à Sara, il est encore trop tôt pour dire si elle est assez stupide pour croire son mari (que je ne crois pas, non) ou si elle est en train de se jouer de lui pour avoir les infos (espérons). Bref, c’était moins réussi cette semaine pour moi.

Capture d'écran 2017-05-10 11.30.12.pngÉpisode 6 – Phaeacia – 15/20
Our map is dead.

C’est en direct d’un long trajet en bus que j’ai regardé cet épisode, voyageant beaucoup plus que le groupe de Michael qui est coincé au Yemen… cela dit, il balance que le plan était d’improviser alors tout va bien. OK OK.

Qui dit impro, dit bien sûr nouveau piège. Whip est laissé derrière un instant, mais bien sûr tout s’arrange quand Lincoln déjoue ce piège avec une conduite digne de Fast & Furious. Le groupe d’américains fait ensuite toute confiance à un local qui vient de les trahir. C’est parfaitement crédible (attention, ceci est bien sûr de l’ironie), mais il n’y a pas trop de quoi s’inquiéter : celui-ci ne survivra pas à l’épisode.

En parallèle (et sans grande surprise), les hommes de Poseidon sont déjà libérés. Cela a du bon de bosser avec des conspirateurs. Cette libération, pour moi, crie la culpabilité du mari de Sara qui les a soi-disant fait arrêter pour regagner la confiance de sa femme, avant de les libérer. Sara manque cruellement encore dans cet épisode, je trouve que Prison Break n’a jamais su faire sans elle (ce n’est pas pour rien qu’elle a ressuscité).

Des hommes de Poseidon, nous apprenons plus de choses aujourd’hui : la blonde s’appelle Emily. Le mec restera « le mec » pour le moment, en revanche. Peu importe cela dit, puisque c’est Emily qui gère et dirige ce duo. Nous les voyons donc bosser avec la NSA pour retrouver Michael, sans préciser qu’ils veulent le retrouver pour le tuer.

Ce n’est apparemment pas bien compliqué puisque Sheba appelle Lincoln et, pour une raison ou pour une autre, cela leur suffit à localiser tout ce petit monde. Je veux dire Sheba n’est pas une alliée de longue date du groupe et je doute que Lincoln ait son forfait américain qui permette de le localiser. Bon, si on passe au-dessus de cette facilité scénaristique, c’est plutôt cool car Poseidon localise le groupe et balance leur position sans le moindre scrupule aux rebelles qui veulent leur peau.

La course-poursuite s’était calmée pour Michael & Lincoln, arrêtés dans une station-service. Michael en profite pour contacter quelqu’un dont je n’ai pas reconnu la voix (mais je pense que j’aurais pu si j’avais revu tout la série récemment ?) et faire un petit selfie de ses dix doigts. Nous n’avons pas encore de réponse à ce sujet, j’imagine que les épisodes suivants nous en diront plus, comme j’ai encore espoir d’en apprendre plus sur sa survie miraculeuse à sa maladie (comment ça, je ne lâche pas le morceau ?).

Balancés par Poseidon, les américains se retrouvent de nouveau pourchassés après un échange de balles, un mort, une explosion, tout un tas de trucs qui ont choqué ma pauvre voisine de bus, la soixantaine passé, traumatisé par tant de violence. Oups.

Trisha, de la NSA, n’est pas dupe et comprend qu’Emily la manipule pour buter Michael (même si elle ne sait pas qui est Michael). Je suis le seul à avoir senti une drôle de tension sexuelle entre les deux femmes ? Peu importe vous me direz, puisque Trisha coupe Emily des ressources de Poseidon. Retour à la case départ pour les méchants, qui se rendent ensuite dans la villa d’un riche. J’avoue ne pas avoir tout suivi faute d’intérêt pour ces personnages. C’est mal, je sais.

Dans le désert du Yemen, Michael utilise ses super jumelles capables de zoomer plus que mon appareil photo numérique pour découvrir qu’il connaît le borgne qui les pourchasse. Il décide de se séparer du groupe avec un tirage au sort bidon (pourtant Whip semblait prêt à le faire de lui-même cette fois). Il se sacrifie donc, sans savoir comment il s’en sortira de cette course poursuite avec le borgne. Je vous la fait courte : il s’en tire très bien, lui crève son œil et se fait néanmoins poignarder avant de l’abandonner dans le désert. Facile !

Pendant ce temps, Lincoln, Whip et Ja suivent les oiseaux (une ruse totalement improbable qui fonctionne néanmoins très bien, j’ai adoré l’idée) et tombent sur le village sans technologie que leur avait vendu le type auquel ils faisaient confiance alors qu’il avait tenté de les tuer et qui s’est lui-même fait tuer. Là aussi, ça paraît facile dit comme ça !

La fin de l’épisode voit Lincoln retrouver son petit frère mal en point grâce à des feux d’artifice offerts aux enfants de ce village, mais pas avant qu’on voie ENFIN les images du générique avec Michael paumé dans le désert. Il était temps aux deux tiers de la saison. J’ai aussi adoré l’utilisation des quelques flashbacks quand Michael envisage de se laisser mourir. Le cliffhanger est assez clair : Michael est entre la vie et la mort dans le désert.

Je ne m’inquiète pas plus que ça pour sa survie, mais je suis intrigué de voir ce qu’ils vont faire de lui.

C’était un bon épisode (meilleur que la semaine dernière en tout cas), mais il m’a manqué quelque chose (qui a dit Sara ?) pour être vraiment à fond. Et puis, comme d’hab, la majorité des solutions (du côté des gentils comme de celui des méchants) tombent comme un cheveu sur la soupe, avec des résolutions de dingue sortant de nulle part comme si c’était tout à fait normal (et je n’ai même pas parlé de la connexion Wi-Fi dans le désert, hein). J’ajoute à tout cela qu’une fois de plus nos personnages n’avancent pas… mais reculent. J’aurais aimé un retour aux USA pour revoir Sucre, T-Bag et en apprendre plus sur Poseidon. Or, parti comme c’est parti, ce sera difficile avant l’ultime épisode…

Un dernier point sur la technique, je m’attendais à mieux quand j’ai vu que l’épisode était dirigé par Kevin Tancharoen, à qui l’on doit des scènes de combat brillantes dans Agents of S.H.I.E.L.D (notamment une de Daisy en saison 3). Je suis satisfait de son travail, mais on sent qu’il avait quand même moins de liberté que sur AOS (être le frère de la coproductrice et le beau-frère des coproducteurs doit aider à faire ce que l’on veut, j’imagine).

07.pngÉpisode 7 – Dark Wine Blood – 17/20
I had an amazing doctor on call.

Je m’excuse de ne regarder cet épisode que si tard, mais j’ai eu une journée un peu chargée et la flemme de faire play, il faut bien l’avouer. La hype de retrouver la série est un peu retombée et j’attends tellement trop de cette saison que je suis un peu déçu des deux derniers, donc forcément, en pleine période d’upfronts, j’ai des envies d’aller voir ailleurs.

Pourtant, cette saison n’est pas mauvaise, surtout quand on voit de quoi elle part et mes attentes initiales.

Cet épisode marque le retour de Sara, et ma foi, j’ai beau l’adorer et être heureux de la retrouver, elle est un peu stupide. Elle apprend de Lincoln que Michael est empoisonné (une information que j’avais un peu occulté dans les grognements de Michael la semaine dernière) et décide de se rendre auprès de lui pour une transfusion. Sa stupidité ne vient pas de là, mais du fait qu’elle dévoile tout son plan à son mari, Jacob. Et ça, c’est stupide, parce que je ne lui fais toujours pas confiance moi. En plus, elle lui laisse Mike et ses dessins, c’est n’importe quoi !

Cependant, Mike semble se faire enlever et ce n’est a priori pas par Jacob, ce qui ne veut bien évidemment rien dire, puisque les scénaristes peuvent très bien vouloir se foutre de nous… Ce qui est le cas, parce qu’en fait, il ne lui arrive rien du tout à Mike.

Pour réunir Michael & Sara, il faut aussi que Michael quitte le désert, ce qu’il parvient à faire sans trop de mal malgré son état catastrophique et après un au revoir à Ja, qui décide de rester dans le désert. Ce n’est pas Whip qui prendrait cette décision, parce qu’il est trop occupé à faire une déclaration d’amour fraternel à Michael.

Peu après, Sara débarque enfin auprès de Michael et… ça tombe un peu à plat. C’est très beau de les retrouver ensemble, mais ça manque finalement d’intensité, d’épreuve ou de suspense pour les réunir. Pendant que Sara lui donne son sang, Lincoln et Whip comprennent qu’ils vont avoir besoin d’un gros bateau pour retourner aux USA : on va donc enfin revoir Sucre qui, comme par magie, bosse sur un bateau. C’est effectivement le cas et c’est Sara qui paye le voyage avec sa bague de mariage parce que…

Sans grande surprise, Michael tombe sur une photo de Jacob et annonce à Sara qu’il est Poseidon. PUTAIN SARA. Elle ose dire qu’il a bien couvert son mensonge en plus, mais pas du tout, sérieux. Michael est d’humeur pour les révélations cette semaine et lui explique un peu mieux le passé et la conspiration derrière Poseidon. C’est intéressant, mais ça ne me dit toujours pas comment il a survécu à sa maladie. Si même Sara ne s’en inquiète pas, je pense que c’est foutu et que les scénaristes abandonnent l’idée d’enfin nous en dire plus. L’avantage, c’est que ça laisse la voix libre pour Michael & Sara qui reforment leur couple.

Les méchants ne sont pas bien intéressants cette semaine, refusant d’avouer qu’ils étaient à la NSA, tuant un type enquêtant sur eux et bossant avec Poseidon. Rien de bien fou. Ils sont quand même plutôt doués, réussissant à faire passer le message qu’il faut tuer Michael jusque sur le bateau de Sucre. Les retrouvailles de Sucre et Michael sont plus émouvantes et sympas que celles avec Sara d’ailleurs…

Elles sont mouvementées également, puisque bien sûr les hommes de Poseidon remontent vite la piste. Des hommes chargés d’arrêter Kaniel Outis débarquent sur le cargo, mais Sucre est plus malin qu’eux. En gros, Poseidon se retrouve forcé de faire exploser le bateau, au moment où notre fine équipe plongeait pour sa vie. C’est là le cliffhanger de cette semaine, mais la seule vie qui me paraît peut-être en danger est à la rigueur celle de Whip. Et encore.

De son côté, Sara s’inquiète pour Mike une fois rentrée aux USA. Son aller-retour a été express et sans souci, c’est cool. Elle n’a pas l’air d’avoir eu le temps d’être dérangée par le décalage horaire non plus. Le truc, c’est qu’elle demande à sa meilleure amie de récupérer son fils mais, là encore, je ne fais toujours pas confiance à cette Heather. Pourtant, elle était innocente la pauvre et elle se fait avoir par les hommes de Poseidon, qui forcent Sara à baisser son arme face à Jacob. Ah lala.

Pas de grosse surprise cette semaine, c’était un épisode plutôt convenu, mais les retrouvailles avec Sara puis Sucre aide à le faire passer à toute vitesse. Il faut bien avouer qu’il est dur de ne pas accrocher et que je m’attendais à des retrouvailles plus tardives. Certes, elles sont tardives, mais je suis heureux qu’elle se produise dans cet épisode, histoire que les deux prochains puissent permettre de réunir un peu les deux amants maudits de Fox River. Quant à Jacob, c’est un méchant intéressant dont je suis pressé de connaître les vrais motifs, puisque pour l’instant, on tourne autour du pot. Il dit même qu’il est vraiment amoureux de Sara et protecteur envers Mike, il est mignon tout plein, non ?

Non.

08Épisode 8 – Progeny – 15/20
He’s baiting you, Michael.

Déjà l’avant-dernier épisode de cette saison ! Tant mieux, la nostalgie ne s’est pas encore totalement envolée et je suis donc toujours content de revenir devant ces épisodes, aussi prévisibles soient-ils. Je trouve que la série ne nous a pas arnaqué sur cette saison supplémentaire en proposant une nouvelle conspiration à la hauteur de celles des saisons précédentes.

Whip, Lincoln, Michael et Sucre sont repéchés en mer par un bon français les emmenant à Marseille. Je comprends mieux les bruits de fond de l’épisode à l’école de Mike (ça y allait en insultes françaises type « enculé ! ») s’ils sont allés faire un tour du côté de la cité phocéenne.

Michael a bien beaucoup de chance car à sa sortie de prison, il a déjà un portable waterproof avec forfait international lui permettant de comprendre après quelques SMS que Sara et Mike sont probablement en danger. C’est effectivement Jacob qui envoie des messages en se faisant passer pour Sara, ce dont nous nous doutons après le cliffhanger de la semaine dernière où Sara baissait les armes, littéralement.

De la France, nous ne verrons pas grand-chose, mais juste assez pour bien rire : l’immanquable béret du figurant, Sucre & Whip qui mangent du boudin, la télé diffusant les infos américaines. Arrivant à court de temps pour boucler la saison, les scénaristes effectuent une habile pirouette pour ramener tout le monde aux USA en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

C’est toutefois bien amené : Lincoln évoque ses sept dernières années pendant lesquelles il s’est mis à faire du trafic de pilules. L’histoire est hyper simple (surtout pour Lincoln), il a fait son bon samaritain (alors qu’il savait très bien dans quoi il trempait) et doit maintenant pas mal d’argent au trafiquant. Comme toujours, Prison Break propose une histoire hyper classique pour Lincoln, mais puisque ça fonctionne, pourquoi s’en priver ?

Tout le petit groupe fait donc le trajet Marseille/Lyon en une scène et sans problème (alors qu’ils sont recherchés) et se séparent à l’aéroport où, là encore, il se balade sans problème malgré des recherches internationales les considérant comme terroristes. Mais oui, mais oui.

Ils se séparent ? Et oui. Michael envoie Whip à Chicago où il doit aller chercher quelque chose au beau milieu du lac Michigan. Quelque chose ? Un pot bien ensanglanté… dans lequel se trouve peut-être une main. Une main ? Mais oui, parce que Whip est le fils de… T-Bag !! C’est donc pour ça que Michael lui accordait tant d’importance ! Alors je me plains que c’est toujours trop prévisible, mais là ils sont partis tellement loin qu’au moins, je ne l’avais pas vu venir. Je ne vois pas bien l’intérêt de lier ces deux personnages, peut-être que ça servira pour le dernier épisode, mais là, ça m’a bien fait rire j’avoue. Putain, pas de bol d’avoir pour père T-Bag !

Pendant ce temps, Sucre prend un avion pour New-York, seul. Cela permet de tromper les hommes de Poséidon, qui s’est fait berner comme un bleu par Michael et son téléphone. Il est à noter que Jacob emploie Thoreau, un geek capable de décrypter les messages de Michael, ce qui l’aide un peu, je pense, à traquer Scofield. L’autre grosse aide vient de… Mike ! En effet, celui-ci a bien l’ADN de son papounet et est capable à son tour de cacher des cartes dans ses dessins. Oh, c’est un peu gros comme ficelle scénaristique, mais tout l’épisode tourne autour de la génétique en commun entre les papas et leur fils. Toujours pas de LJ à l’horizon pour autant, mais Lincoln confirme qu’il a bien rompu avec Sofia. Sans grande surprise.

Lincoln et Michael arrivent ensemble à New-York, à bord d’un autre avion : ils sont aussitôt coincés par le trafiquant qui en veut à Lincoln, mais utilisent C-Note & Sheba pour s’en sortir sans problème. Ces derniers se font passer pour des agents de la DEA et… ça fonctionne trente secondes. En effet, ils sont rapidement retracés, faute d’avoir couverts assez leur trace.

C-Note ne peut malheureusement aider plus que ça les deux frères, car son visage est désormais connu de Poseidon. Sheba accepte de continuer à les aider, ce qui mène à une scène sympathique où Poseidon et Michael cherche l’un et l’autre à se traquer. Avant cela, Michael a trouvé ses cygnes dans les égouts (comme prévu, c’est Jacob qui les jetait là) et s’est servi d’un portable pour envoyer des SMS à son ennemi (oui, oui, un portable, il a dû s’en racheter un à un moment, parce que le sien, il l’avait filé à Sucre pour tromper Poseidon).

Avant la pseudo course-poursuite, nous apprenons également qu’il y a des tensions entre les agents de Poseidon, puisque l’homme veut quitter 21-Void une fois la mission terminée, souhaitant disparaître dans le paysage car il a peur de Jacob. Pourquoi pas.

La « course-poursuite » où chacun tente de trouver l’autre est excellente comme scène, c’est bien mené, même si ça ne mène précisément à rien et que ça comble juste du temps d’épisode. J’ai aimé ce petit jeu entre eux, qui voit enfin un ennemi à la hauteur pour Michael. En effet, Jacob utilise le dessin de Mike pour piéger Michael, qui tombe à nouveau dans le panneau (plus ou moins consciemment, comme dans le reste de l’épisode).

Le double cliffhanger final est excellent et donne envie de revenir au plus vite, malgré un faux suspens : Lincoln se fait tirer dessus par le trafiquant (oups) et Michael retrouve enfin Mike. Problème : celui-ci est avec la blonde bossant pour Poseidon et elle surgit d’un coup, flingue en main. PAN, une jolie giclée de sang conclut l’épisode… Reste à savoir qui a tué la blonde (parce que je doute étonnamment que Michael soit tué à un épisode de la fin après avoir survécu miraculeusement à une maladie mortelle et un suicide).

Allez, malgré la longueur de cet article, j’ai oublié de dire que Sara n’était pas dans cet épisode, de nouveau (malgré un joli usage d’une bande-son pour nous faire croire qu’elle était derrière la porte, lol, ça coûte moins cher qu’une actrice), que Lincoln embrasse Sheba de force et lui demande de se tenir à l’écart (c’est donc probablement elle qui viendra à sa rescousse) et qu’un long flashback en début d’épisode permet de découvrir la relation de « boulot » établie entre Michael et Poseidon, qui lui donne pour conseil l’exact inverse de ce qu’il fait. Tout cela comblait bien l’épisode, parce que Prison Break, c’est toujours beaucoup de remplissage pour pas grand-chose.

En tout cas, je suis pressé de découvrir l’épisode final de cette saison, qui a encore quelques mystères à résoudre.

09.pngÉpisode 9 – Behind the Eyes – 16/20
You’re free to go, Mr Scofield 

Et voilà, il est déjà temps de boucler cette saison et peut-être la série. Et je dois dire qu’ils ont fait un meilleur taf aujourd’hui qu’il y a sept ans. La mort de Michael était une super conclusion, mais elle était aussi bien déprimante. Cette fois, j’ai terminé l’épisode sur un éclat de rire. Les pistes sont clairement là pour une saison 6, mais les audiences étant catastrophiques, il est peu probable d’en arriver là. Tant pis.

Ce dernier épisode reprend six minutes plus tôt, histoire de nous expliquer un peu mieux le cliffhanger de la semaine passée. Malheureusement, ça fait simplement genre on revient six minutes plus tôt pour expliquer ce qu’il s’est passé en cliffhanger, mais en fait ça rajoute une bonne minute de blabla à l’épisode, donc ça ne servait pas à grand-chose de revenir en arrière. Ridicule, du grand Prison Break, à créer du suspense en ne donnant qu’une partie des informations.

Cela baisse un peu la note de l’épisode, mais je reste généreux. Bref, Sara est donc dans le sous-sol de la maison et révèle ce qu’elle sait sur Jacob à Van. Comme ce dernier hésitait déjà à se barrer la semaine dernière, il se laisse convaincre assez facilement et essaye de convaincre Emily d’interroger Michael avant de lui tirer dessus. Il n’en faut pas plus pour que ce soit lui qui se fasse tirer dessus et que Jacob réussisse à enlever Mike.

De son côté, Lincoln est bien blessé par balles et est envoyé à l’hôpital, ce qui permet à Michael et Sara de s’en débarrasser une fois qu’il est stabilisé. Lincoln étant Lincoln, ses multiples blessures par balles ne l’empêchent pas de se relever et d’aller piéger une dernière fois le caïd de la drogue qui s’en est pris à lui. Cette fois, il le fait arrêter (et nul doute qu’il ne termine à Fox River). Par opération du Saint Esprit, Lincoln retrouve ensuite Michael, Sara, Whip et T-Bag dans leur planque supposément secrète. OK.

Oui, parce que cet épisode prend bien évidemment le temps de retrouver Whip & T-Bag. Ce dernier est particulièrement heureux d’enfin rencontrer son fils et reconnaît qu’il en doit une à Michael, qu’il retrouve on ne sait trop comment également. Cela tombe bien : Michael lui demande de tuer Jacob.

Oh, bien sûr, T-Bag est un peu réticent au début, mais comme Jacob, qui continue en parallèle de faire décrypter les tatouages de Michael, fait croire à Mike que Sara est morte et que Michael est un méchant terroriste, T-Bag change d’avis. On notera qu’il aurait suffi que Michael passe le téléphone à Sara pour que Mike arrête de se faire laver le cerveau, mais bon, nous ne sommes plus à ça près.

Michael organise alors un plan sans faille : il réussit à attirer Jacob au zoo pour mieux… se rendre dans son labo, auquel il accède grâce à son tatouage de visage sur les deux mains qui représente… Jacob lui-même. QUOI ? Difficile de ne pas exploser de rire devant cette caméra de reconnaissance faciale qui ouvre la porte sur un tatouage. Je veux dire… ça aurait été plus simple d’utiliser une photo dans ce cas-là, non ?

Non, Michael préfère de toute évidence avoir le visage de son pire ennemi sur les mains. Intéressant comme concept.

Pendant ce temps, Sara retourne à l’hôpital pour mieux découvrir que Lincoln s’est barrée, ce qui ne semble pas l’inquiéter outre-mesure (super l’infirmière). Elle en profite surtout pour demander de l’aide à Van qui lui demande de mourir. Elle ne le tue pas (ah Sara, toujours la compassion !), mais obtient la localisation de son fils, normal.

T-Bag & Whip, eux, continuent de faire connaissance tout en aidant Michael. Ils vont voir « Bluehawaii », un autre type que Michael a aidé à s’évader de prison. Forcément.

Toutes les cartes sont donc en main pour Michael qui se rend confronter Jacob dans un entrepôt miteux. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce que cet idiot de Whip décide de jouer les héros. C’est complétement con, car il se fait tuer en s’attaquant à Emily. Sans grande surprise, Emily se fait donc tuer comme une merde par T-Bag, passablement énervé de la mort de son fils. T-Bag se fait alors arrêté parce qu’il a eu la bonne idée de tuer un agent fédéral devant d’autres agents fédéraux. Non, en vrai, je suis dégoûté de la mort de Whip, c’est vraiment le sacrifice inutile de fin de saison. Bon, après, on est dans Prison Break, il est peut-être encore en vie même si on l’a vu mourir, comme tant d’autres personnages !

Et pendant que Whip se fait tuer ? Oh Sara se cache derrière un arbre pour dire bonjour à son fils. OK, OK.

Michael parvient en fait à piéger Jacob pour le meurtre qu’Outis est accusé d’avoir commis. C’est un joli plan, assez bien mis en place et surprenant. C’est possiblement la meilleure partie de cet épisode d’ailleurs, parce qu’aussi deux ex machina qu’elle semble être, elle fonctionne très bien et semble tout à fait plausible. C’est assez rare avec Prison Break, donc c’est à souligner.

Micahel se fait arrêter mais grâce à sa petite manipulation et à l’aide de Lincoln & Sara, qui ont retrouvé Mike en arrêtant le boulet qui le surveillait (le geek qui déchiffrait les tatouages, donc), il parvient à faire entendre raison au directeur du FBI. Hop, malgré tout ce qu’il a pu faire de répréhensible, ne serait-ce qu’au cours de la saison, Michael est libéré.

La série peut donc se finir avec toute la famille au parc, la famille étant désormais composée de Lincoln, Sheba (évidemment), Sara, Mike et Michael. Bon, ça manque un tout petit d’une scène où ils sont vraiment tous ensemble, mais ça met des jolis petits sentiments tout mignons pour la fin, avec les deux frères qui se disent je t’aime.

Quant à la dernière scène, elle voit Jacob atterrir à Fox River où il se retrouve bien sûr dans la même cellule que… T-Bag ! Je vous avais dit que ça m’avait fait mourir de rire !

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EN BREF – Je l’ai dit et redit un peu partout, cette saison de Prison Break a réussi à me surprendre positivement et à m’enfermer dans une nostalgie qui lui a été très (très) bénéfique en termes de notes. Si je suis lucide, elle était plutôt médiocre avec des épisodes qui n’auraient pas dû dépasser le 15 passé le début de saison.

Oui, mais… Cela fait sept ans que l’on n’avait plus eu un épisode de la série et ses codes fonctionnent toujours autant : l’ambiance, le rythme, les origamis (je me suis refait un cygne, ça faisait bien dix ans que je n’en avais pas fait), les tatouages, la musique, le générique… Oh, ce générique va me manquer (qu’il soit en VF ou en VO, il est parfait).

Malgré ses énormités et ses facilités scénaristiques constantes, cette saison a su me replonger dans l’univers de la série, avec ses complots et ses machinations, avec un génie faisant des trucs stupides tout en résolvant des mystères de dingue, avec perpétuellement au moins une énigme à déchiffrer. Je reste très frustré de ne pas savoir comment Michael a pu guérir de sa maladie incurable, de ne pas savoir ce qu’il est advenu de LJ ou de la copine de Lincoln, mais dans l’ensemble, j’étais chaque semaine bien content de retrouver ces personnages et de suivre leurs aventures.

La fin de la série est beaucoup plus ouverte que la dernière fois, mais désormais, plus rien n’est possible de toute manière : s’ils avaient tué un des trois membres du trio principal, je n’y aurais de toute manière pas cru. J’ai aimé ce happy end et l’ouverture sur Fox River qui revient à la base de la série. Les scénaristes se laissent de multiples portes ouvertes pour une éventuelle suite : Fox River avec T-Bag, possiblement le dealer et Jacob s’il n’est pas tué par T-Bag ; une vengeance de Van sur Sara puisqu’il n’est pas mort, l’adolescence de Mike si jamais la série ne revient que dans sept ans, Sucre dans la nature, une résurrection de Whip, une vengeance des rebelles du Yemen, etc, etc. Et puis surtout, la plus jolie des pistes : Michael qui pourrait se retrouver à bosser pour le FBI, y compris contre son gré, ce qui est largement sous-entendu par la proposition de job en toute fin de saison.

Les audiences sont loin d’être merveilleuses, mais nous savons désormais que tout est possible avec la FOX, surtout que la série se vend bien à l’étranger. Si elle n’est pas renouvelée, elle n’est pas non plus annulée et je ne serais vraiment pas surpris qu’une saison 6 voit le jour. Maintenant, il est peut-être bon d’attendre un peu avant de la proposer, histoire d’éviter de trop retomber dans une lassitude qui me ferait baisser les notes après ouverture de mes yeux sur la qualité fluctuante de la série.

Si vous aimiez la série, c’est à voir. Sinon, passez votre chemin.

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Vos bilans du #WESeries

Oui, encore un article sur le #WESeries, mais il n’y a pas que moi dans la vie ! Promis, cette fois, c’est le dernier article : j’avais dit que je ferais un tour d’horizon des participants, alors je ne me vois pas revenir sur ma parole 🙂 Armé de mon portable, je me suis amusé à tous vous tracer et voici le résultat de mes recherches…

À ma connaissance, personne n’a échoué au challenge parmi la dizaine de personnes qui a essayé de le faire. Félicitations à tous !

Niveau basique :

  • Laura, 607 minutes, avec une belle avancée dans The OA. Du coup, elle parle de son challenge et de la série dans un même article.
  • Tequi, ~620 minutes et un article hebdomadaire dans lequel elle évoque son challenge.
  • Nadège, ~630 minutes et beaucoup de repos au sortir d’une opération (chapeau bas !).
  • Yodabor, 679 minutes. Elle parle elle aussi de son challenge dans son article hebdomadaire, par ici.
  • Poluss, ~741 minutes, c’est-à-dire l’intégrale de 13 Reasons Why et un épisode de 25 min d’Ulysse. Ce n’était pas loin du moyen 🙂 

Niveau moyen :

  • Aline, ~805 minutes, juste ce qu’il faut pour valider le niveau (joli !).
  • Ludo, ~840 minutes. Ouais, l’autre organisateur aurait quand même pu s’arranger pour atteindre le niveau compliqué à ce stade-là ! J’aime bien le charrier, pardon 😊 Il a évidemment écrit un excellent bilan de son WE par ici.
  • Jennifer, je ne sais pas le temps exact, mais puisqu’elle a vu tout 13 Reasons Why, en plus de ses hebdo (Grey’s, Scandal, Time After Time…), ça dépasse le basique 😊 À vue de nez, elle en était à 860 minutes.

Niveau compliqué :

Voilà, c’est tout pour ce challenge ! Si jamais j’ai oublié quelqu’un, je m’en excuse, contactez-moi et je le modifierais au plus vite. Pareil, si vous parlez du challenge quelque part et que le lien n’est pas ici, venez me crier dessus en commentaire, ou sur FB, ou sur Twitter, etc.

Bonne journée et à dans trois mois pour un second challenge !

13 Reasons Why (S01)

Face à une telle saison, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.
(11/04/17) : J’ai participé hier soir à un podcast sur la série.

Avis : 13 Reasons Why, c’est la série qui n’a a priori rien pour me plaire, mais qui m’attire quand même énormément. Série Netflix, elle a déjà le gage d’une qualité certaine : les productions du géant de streaming sont rarement décevantes, malgré quelques défauts constants, comme la longueur. Avec des épisodes oscillant entre 50 min et 1h, 13 Reasons Why n’en sera sûrement pas à l’abri.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

Côté casting, on retrouve Dylan Minette dans le premier rôle. C’est un acteur que je suis depuis Lost où il jouait un gamin énervant. Et le pire, c’est que c’est le cas de tous ses rôles ! Du coup, je ne l’aime pas vraiment, mais il a le don de jouer dans d’excellentes productions. Alors forcément, ça me fait regarder ses séries, même s’il m’énerve !

Quant à celle-ci en particulier, je n’en sais pas grand-chose, si ce n’est que c’est une série qui se centre sur le suicide d’une lycéenne et les raisons de cet acte, qu’elle envoie par cassette audio à son meilleur ami. Je m’attends à une espèce de Veronica Mars avec plus de budget et de flashbacks pour nous expliquer le comment du pourquoi du suicide (et j’espère que ça en sera bien un, et que ça sera convaincant).

Comme beaucoup de séries Netflix, j’ai décidé de la binge-watcher aussi vite que possible. Sortie le 31 mars, je compte bien me la terminer pour le 1er avril ! En plus, elle est parfaite pour entrer dans le cadre du Week-end en Séries, alors j’aurais tort de me gêner.

Attention, spoilers dans les critiques ci-dessous, écrites après visionnage des épisodes. Je me sens aussi obligé d’ajouter un « Trigger warning », il va être question de suicide, de harcèlement, de viol, de beaucoup de problématiques de ce genre et j’y laisserais forcément aussi une trace de mon opinion sur ces sujets-là, même s’il est fort possible qu’on ne soit pas tous d’accord. Je ne suis pas fermé, si vous le souhaitez, le débat est bienvenu dans les commentaires ou en privé sur Twitter, tant qu’il se fait de manière posée et polie.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13

01.jpgÉpisode 1 – Tape 1, Side A – 18/20
– What is it again?
– #NeverForget

C’est parti pour une série à l’esthétique déjà très sympa au bout de quelques secondes, avec un générique à la Netflix, forcément, et une intro en voix off de la part d’une jeune lycéenne qui s’est suicidée. Bonne nouvelle, je suis déjà fan de sa voix, et, assez vite, j’ai la confirmation de ce que je pensais : la série oscille entre présent et flashback sur l’amitié entre Clay et Hannah, qui s’est suicidée.

Les parents débarquent au lycée et je découvre que Kate Walsh joue la mère d’Hannah. C’est un peu étrange à dire, mais ça me fait drôlement plaisir de la retrouver, même si ce rôle ne la met pas forcément en valeur. J’ai dû le savoir, mais j’avais oublié.

Cet épisode est surtout une bonne et longue introduction des personnages, de la relation Clay/Hannah (qui bossaient ensemble au cinéma), des autres lycéens (Tyler, le type un peu chelou du Yearbook, Courtney, la fille sympa uniquement suite au drame, Tony, le bon pote un peu plus âgé, etc.) et bien sûr de l’intrigue : Clay reçoit les fameuses cassettes sans savoir d’où elles proviennent. Pardon, des K7 (ça va plus vite à écrire et c’est un nom d’usage reconnu). Outch, coup de vieux, j’ai un poste radio très similaire, mais j’ai adoré le voir oublier que ça se branchait et galérer à le faire fonctionner. Sans y parvenir. Il se rend donc voler le walkman de Tony (eh, j’ai un walkman moi aussi !) et commence à écouter les K7.

Le mystère s’épaissit car il ne comprend pas pourquoi il reçoit cette K7 où Hannah l’accuse d’être une des raisons de son suicide. Et nous voilà embarqués dans la série, à l’esthétique un peu ancienne : K7, carte routière, vélo. C’est Stranger Things, mais de nos jours. Il y a bien sûr un accident sans conséquence, une fête en flashbacks chez Kat (c’est déjà mon personnage préféré) et une première K7 à propos de Justin Foley.

Kat est un super personnage, mais elle disparaît aussitôt après déménagement et avant la rentrée, laissant derrière elle Hannah (dont elle était la seule amie) et Justin, son ex, dont Hannah tombe évidemment amoureuse. J’aime beaucoup la manière dont les choses sont amenées dans cette série : de la K7 où Hannah parle directement aux personnes auxquelles elle en veut à son amitié avec Clay. J’aime la manière dont ça passe de sa narration à la vie de Clay. J’aime l’humour d’Hannah et j’aime beaucoup trop d’autres choses dans cette série.

Sa romance avec Justin est plutôt sympa et l’on finit par comprendre que ses K7 sont une manière de rétablir la vérité sur de bien trop nombreuses rumeurs et photographies d’elle. Et bien sûr, Clay stresse d’être sur les K7.

Il y a tout de même quelques longueurs, pour un esprit comme le mien formaté aux 42 minutes, qui justifie cette note qui ne monte pas au maximum. Et puis, je n’en suis qu’au premier épisode et même si j’aime le casting, la musique, la qualité générale de l’écriture, je reste toujours prudent sur un pilot. Je suis en tout cas accroché à cette histoire et je suis pressé de voir comment tout le monde constitue une pièce du puzzle, de Tony qui en sait apparemment beaucoup à Courtney, dont il est suggéré qu’elle sait quelques petites choses également.

NB : Pour la simplicité du calcul du temps du challenge et parce qu’il était très cool, j’ai écouté l’ensemble du générique de fin, et je pense le faire à chaque épisode.

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13

Capture d'écran 2017-04-03 20.34.59.pngÉpisode 2 – Tape 1, Side B – 16/20
F.M.L forever.

Oh là, l’introduction de cet épisode va beaucoup trop loin et en dit beaucoup trop !

Nous reprenons la vie de Clay à peu près au même moment pour découvrir que ses parents sont toujours très imposants (surtout sa mère) et lui propose même des pilules.

Peu importe, cela dit, le suspense est surtout de savoir qui sera au cœur de la deuxième face de cette première K7. Et l’on finit par savoir que c’est au tour de Jessica Davis, une autre amie d’Hannah, que nous ne connaissions toujours pas. Bon, c’est un peu décevant, mais pourquoi pas. Et puis, on apprend assez vite la manière dont elles se sont rencontrées, qui est à mourir de rire, chez la psy de l’école. Leur addiction au chocolat chaud est par ailleurs une super idée, et je comprends tout à fait l’idée. Moi aussi, j’adore le chocolat chaud et j’approuve l’idée que ça fait s’enfuir les problèmes.

Clay est également subitement ami avec une autre fille, Sheri, qui se dit aussi être une amie d’Hannah. Qu’à cela ne tienne, on en saura plus lors de sa K7.

Clay a tout un tas de problème dans sa journée au lycée, découvrant peu à peu les gens autour de lui grâce aux K7 d’Hannah. Sur la face B, Clay entend également parler d’Alex, un autre nouveau, de même que Hannah et Jessica. Cette dernière passe un peu pour une idiote et Alex est totalement bizarre, ce qui met en valeur Hannah. J’imagine qu’elle n’est pas vraiment une narratrice de confiance, car elle déforme tout selon sa perspective.

En plus, elle ne doit pas vraiment les porter dans son cœur : l’un comme l’autre l’abandonnent, et tout ça pour finir en couple. Le côté couple en moins, je trouve que c’est une évolution de groupe assez crédible concernant les nouveaux d’une école, alors j’aime beaucoup ça, car c’est rare de voir aborder de manière réaliste dans des séries les relations au lycée. La pauvre Hannah est laissée de côté par ses potes et se venge en les faisant payer leur place de ciné, j’approuve.

Et soudainement, Kevin Bacon apparaît, allez comprendre pourquoi. Le casting se confirme comme bon jusque dans ses seconds rôles (bon et en même temps, je suis fan sans l’être, disons que j’ai vu tout The Following).

Bon, de ce deuxième épisode, je ressors toujours aussi intrigué et un peu frustré par le développement de cet épisode qui perd un peu de temps. Le côté lycée américain est un peu chiant par moment (la cérémonie avec les cheerleaders là) et l’enchaînement flashback/présent n’est pas toujours des plus clairs, de même que les moments où Clay écoute les K7. C’est un peu moins bon que dans le premier, mais ça reste une beaucoup trop bonne histoire.

J’aime surtout la manière dont Jessica remet en cause tout ce que dit Hannah, confirmant l’idée qu’Hannah n’est pas forcément une narratrice de confiance. En revanche, j’aime moins la manière dont elle connaît le contenu des K7 mais ne le dévoile pas à Clay, de même que Tony. C’est un peu chiant, même si nécessaire pour le bon déroulement de l’histoire. Seulement, je suis curieux de voir si on aura une vraie justification expliquant ce silence de tous.

Et je suis pressé de savoir le rôle de Tony dans tout ça, surtout qu’en plus, il connait hyper bien les parents d’Hannah, au point d’avoir un câlin de Kate Walsh. Oui, je suis jaloux, évidemment.

De son côté, Justin s’enferme chez lui loin de sa copine (Jessica, forcément) qui finit malgré tout par le retrouver et nous rajouter une petite couche de suspense sur quelque chose que Justin aurait fait. Le mystère reste entier et les épisodes de plus de 42 minutes trop longs. Sachez-le !

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13

Capture d'écran 2017-04-03 20.40.56.pngÉpisode 3 – Tape 2, Side A – 16/20
We all killed Hannah Baker.

Cet épisode se concentre sur Alex, et je dois dire que ce n’est pas vraiment une surprise après le second épisode. La liste aperçue à la fin de l’épisode précédent dans la chambre d’Hannah venait donc d’Alex. Le truc, c’est que si la K7 est sur lui, l’épisode passe beaucoup de temps avec Justin (surtout, et en pleine dépression) et Jessica, faisant varier sa narration de manière plutôt agréable. Quant au psy, il semble lui aussi avoir des secrets à cacher.

Olivia, la mère d’Hannah, vient au lycée pour obtenir des infos, mais tout ce qu’elle y trouve, ce sont le refus du proviseur, incapable de lui donner des infos surtout qu’elle a porté plainte contre le lycée, des insultes sur les murs des toilettes et un autel en l’honneur de sa fille que sa fille aurait probablement détesté. Kate Walsh livre une performance de dingue pour le deuil de sa fille, ça fait bizarre de la revoir comme ça après la mauvaise sitcom Bad Judge qui est la dernière chose que j’ai vu d’elle.

Je suis impatient de voir un épisode sur Tyler, le photographe, car il m’a l’air d’être un nerd et je sens qu’il en sait beaucoup trop, et plus que ce que l’on sait de lui pour l’instant.

Dans les flashbacks, on continue de voir Clay et Hannah se rapprocher et devenir de bons amis, et surtout Clay n’être pas capable de l’embrasser quand elle n’attend que ça. C’est aussi l’épisode qui nous explique le bordel provoqué par la liste d’Alex qui compare les fessiers d’Hannah (le meilleur) et de Jessica (le pire). C’est problématique.

Pas aussi problématique que Netflix et sa nudité gratuite un peu inexplicable dans cette série. C’est étrange en plus : ils sont censés être en seconde ou première, d’après l’histoire, alors quoi, c’est pédoporno maintenant ? En début d’épisode, on a Justin en caleçon et on ne voit rien, mais une fois dans les vestiaires des mecs, c’est un festival de culs, et je ne sais toujours pas bien pourquoi. Peut-être pour rétablir les choses par rapport à la liste ? C’était intrigant par rapport au reste de la série, en tout cas, mais tout à fait digne de Netflix après tout.

Pour en revenir à notre histoire, Alex a la meilleure réaction du monde quand il accepte un RDV avec Clay : il lui demande comment il fait pour attendre si longtemps entre chaque K7. La réponse des crises de panique fonctionne plutôt bien (et puis, il faut bien une série), mais c’est clair que par rapport à moi qui m’enchaîne les épisodes, tout est dit. Bon, l’épisode nous introduit aussi une autre lycéenne déjà sacrément tatouée qui a le béguin pour Clay, et je me demande forcément son rôle dans toute l’histoire.

Quant à la série elle-même, elle a la sympathie d’aborder des thématiques vraiment intéressantes sur le sexisme, la sexualisation, le male gaze, la mauvaise influence, l’alcoolisme et tellement plus. C’est assez rare dans les séries que ce soit si bien abordé. Bon après, la série a ses problèmes de cohérence quand même (encore un lycéen qui se déplace où il veut quand il veut, de jour comme de nuit et qui en vélo est capable de pister une voiture après avoir bu). Cela permet d’épaissir le mystère Tony, de me faire stresser quand Alex tombe dans la piscine (merde, je l’aime bien malgré tout je crois) et de rire de la punition de Clay, aussitôt contourné par celui-ci.

Quant au cliffhanger, il est intéressant, mais on sent que les scénaristes ont prévu le coup pour une pause dans le visionnage.

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13

Capture d'écran 2017-04-03 20.46.03.pngÉpisode 4 – Tape 2, Size B – 16/20
You just ask yourself over and over: what happened?

L’épisode a pour première scène la dernière du précédent : il est assez clair que les scénaristes ont prévu une pause dans la série, mais tant pis. Je suis assez content de cet épisode puisque c’est la K7 de Tyler ! Je l’avais bien dit qu’il y aurait droit, et qu’il soit un stalker n’est juste tellement pas surprenant. Nous apprenons aussi que Marcus a sa K7 (ça commence à faire beaucoup) mais que lui n’a pas tout écouté. Alors lui, je le comprends encore moins que Clay sérieux !

Bon, Clay passe sa nuit à espionner les gens à leurs fenêtres, Tyler d’abord, puis les parents d’Hannah. L’épisode s’intéresse ensuite au stalker qu’était (est) Tyler et à l’aide qu’Hannah trouve auprès de Courtney. C’est assez prévisible malheureusement, et les photos trouvées par Clay n’arrange rien car l’on sait directement comment ça finit.

Dans le présent, le lycée est en effervescence avec une réunion de parents qui tourne mal grâce à Olivia révélant ce qui s’écrit sur les murs des toilettes et à un concours de costumes d’Halloween qui agite tous les adolescents. Justin et Jessica le gagnent et Tyler tente de sympathiser avec Clay. Il faut dire qu’il lui a révélé qu’il aimait Hannah. Bon, franchement, c’est facile comme intrigue, et c’est surtout hyper prévisible, mais il faut bien reconnaître que ça fonctionne.

Dans les flashbacks, Clay continue d’être le plus gros des idiots à draguer Hannah sans oser aller plus loin quand il semble évident qu’elle n’attend que ça. Cela n’a pas échappé non plus à Tyler qui le fait bien remarquer à Clay. Pourquoi pas, mais ça commence à accuser un peu trop de longueurs (c’est toujours le problème d’enchaîner les épisodes) et de moments prévisibles. Et puis, il y a aussi l’incohérence de cette photo d’Hannah et Courtney que personne ne reconnaît alors que bon, quand même ! Courtney encore, pourquoi pas, mais Hannah ? Sinon, sympa le Tyler de partager la photo pour se venger de son râteau.

Clay s’arrange un peu malgré lui pour finir embarqué par la mère d’Hannah à l’intérieur de la maison. Il se présente comme une connaissance amicale d’Hannah, et forcément Olivia veut en savoir beaucoup plus. Malheureusement pour elle, il s’enfuit, mais je doute que cela s’arrête là. En plus de tout, son mari est déprimé par son magasin qui perd ses clients pour Walplex, le supermarché du coin.

Bref, cet épisode est un peu déconstruit et on perd pas mal de vue les K7 pour se concentrer sur les histoires auxiliaires que ces K7 nous font découvrir. En même temps, passer plus de temps avec Kate Walsh me convient très, très bien, car elle est juste époustouflante dans ce rôle. Cela me réconcilie vraiment avec elle.

La conclusion qui voit Clay se faire justice soi-même est toutefois intéressante, surtout qu’il ne sait toujours pas ce qu’il en est de sa K7. À sa place, je ferais attention quand même. Il aurait pu envoyer la photo à Tyler seulement, cela lui aurait servi de leçon sans faire de Clay un Tyler bis, parce qu’il fait finalement à Tyler pire que ce qu’il avait à Hannah…

Oh et en parlant de faire attention, est-ce que les K7 ne devraient pas servir de leçons pour ces lycéens ? Les volets, c’est une bonne idée ! Surtout Tyler quoi ! Il sait qu’il y a des gens qui viennent régulièrement à sa fenêtre pour balancer des pierres et il se fout tranquillement nu dans sa chambre devant la fenêtre en question ? C’est une drôle d’idée et je ne trouve pas du tout étonnante l’idée de Clay. Le plus étonnant, c’est encore que personne ne l’ait fait avant lui.

En plus, on voit ça dans à peu près toutes les séries américaines, les ados qui se changent devant leur fenêtre ouverte. Ils sont bizarres ces gens.

Je continue de passer un vrai bon moment devant cette série, mais c’est un peu tiré par les cheveux par moments, donc je ne me vois pas remonter la note tout de suite. On verra par la suite comment ça évolue, mais sans cette conclusion avec Clay qui se rebelle, j’aurais peut-être descendu la note. Un dernier point sur la nudité dans la série, vu que je m’en plaignais à l’épisode 3 : ici, ce n’est pas le cas. Cela sert vraiment l’histoire, donc ça se justifie beaucoup plus, et même, ça se comprend. Tout en posant pas mal de questions d’éthique sur le voyeurisme, mais bon, ça explique peut-être la scène de vestiaire dans l’épisode précédent, histoire de nous prévenir de ce qui arrivait.

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Capture d'écran 2017-04-03 20.51.47.pngÉpisode 5 – Tape 3, Side A – 16/20
I mean we could just jump together

Cet épisode débute par un rêve de Clay qui vire au cauchemar et à une terreur nocturne. Malgré toutes ces sueurs froides, il décide de ne pas prendre de douche, ce qui manque pas du tout de crédibilité. Le but est d’espionner Courtney, qui a désormais droit à sa propre K7. Moui, on vient déjà d’avoir un épisode bien centré sur elle quand même.

On découvre toutefois qu’elle a deux pères et qu’elle est moins violente qu’une bonne partie du casting qui veut agir contre Clay. Il semblerait bien que le contenu de sa K7 soit quand même plus gentil que celui des autres, puisqu’ils flippent tous qu’il les dénonce. Pourtant, vu ce qu’il vient de faire à Tyler, il est tout autant dans la merde.

Tyler doit gérer les conséquences de la photo de nu de lui qui circule, et ça n’est pas si simple. Tout le monde s’en prend à lui, au point de le déshabiller dans les couloirs et de le rejeter quand il veut se venger.

Les flashbacks nous ramènent au bal de promo : Hannah s’y rend avec Courtney, avec qui elle vient juste de se réconcilier. On note au passage le côté américain de la chose, avec les parents qui change de voiture juste pour le bal de promo, bien sûr. Jessica se fait draguer par Justin. Elle finit complètement bourrée grâce à lui et Hannah la ramène. C’est enfin le moment de comprendre que le rêve de Clay avait une bonne part de réalité. Le problème, c’est que ça manque parfois de cohérence dans la manière de passer d’un flashback au présent. Bref, il a dansé avec Hannah et n’était pas loin de conclure, mais ça ne s’est une fois de plus pas fait. Vivement cette fête de Jessica dont on nous parle tant !

Il est à noter aussi qu’il est très largement suggéré que Tony est gay, puisqu’il se fait draguer par le type gérant le journal du lycée. Tony est celui qui fournit la première K7 à Hannah et leur amitié débute par une banale panne (c’est ça de laisser ses phares allumés en arrivant au bal…) et une playlist. Oui, c’est sympa.

Plus on avance, plus tout ça paraît de plus en plus teen néanmoins. Courtney refuse ainsi d’avouer son homosexualité pour éviter que ses pères ne souffrent des remarques et des préjugés et des insultes et des connards et des homophobes etc, etc. Pourquoi pas ? Le problème, c’est que je pense « Pourquoi pas ? » de plus en plus d’intrigues. Cela reste vraiment cool bien sûr et c’est une bonne série, mais c’est un peu dommage, surtout que dès la première scène avec les pères, j’ai compris vers quoi ça se dirigeait (mais je leur reconnais que j’étais sur une toute autre piste juste avant).

Le groupe finit par s’en prendre à Clay, mais rien ne se passe pour autant, puisqu’Alex est protégé par son père, un flic. Le vrai coup dur pour Clay et les parents Baker, c’est que la mère de Clay est embauchée par l’école dans le procès qui vise à enfoncer Hannah. Cela ouvre de nouvelles perspectives passionnantes.

Pour conclure, et parce que je ne l’ai pas encore dit, cette série me réconcilie totalement avec Dylan Minette : son personnage me tape sur le système, comme toujours avec lui, à plein de moments, mais il a vraiment la carrure pour ce rôle et ça me surprend de le voir gérer si bien.

Je remercie bien fort Netflix pour sa grande lucidité, une fois de plus, de nous foutre une image spoilant la dernière scène de l’épisode en couverture. En toute logique. Promis, je ne vous fais pas ça, et pourtant, je considère que vous avez probablement vu l’épisode si vous regardez la photo qui accompagne la critique…

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Capture d'écran 2017-04-03 20.56.21.pngÉpisode 6 – Tape 3, Face B – 16/20
You were thinking of Hannah.

Après Halloween, c’est parti pour la St Valentin (et un retour de Sheri !) en flashbacks. Et donc les étudiants de ce lycée remplissent un sondage pour savoir avec qui ils

Dans le présent, l’épisode débute surtout par un bon fight entre Alex et un dont je n’ai pas encore retenu le nom (Montgomery de la Cruz, donc) qui a failli l’écraser. Cela sort un peu de nulle part, mais ça fonctionne toutefois au niveau de l’histoire, relançant un peu l’intrigue autour d’une nouvelle histoire de harcèlement. C’est surtout une bonne occasion de faire des sous-entendus et des conversations de sourds quand le conseil de l’école (des élèves !) est réuni et que les trois quarts de celui-ci est touché par les K7.

Clay décide de se changer les idées en aidant Sheri (quand je vous dis qu’elle est de retour) avec son devoir d’anglais et cela nous permet d’apprendre qu’il a été tuteur pour Jeff, expliquant leur amitié sortie de nulle part dans l’épisode précédent. En même temps, le personnage de Jeff me semble sorti de nulle part, alors soit je n’ai pas été assez attentif, soit il y a une information à en déduire (mais je ne suis pas sûr de vouloir la déduire car j’aime bien le personnage).

Ils finissent par enfin nous dévoiler que Marcus est la cassette du jour, mais clairement, l’épisode ne passera pas trop de temps avec lui, vu le temps qu’ils mettent à nous le dévoiler. Mais bon… On apprend donc qu’il fixe un RDV de St Valentin à Hannah, pour mieux la planter. Quant à Hannah, elle aurait clairement préféré passer sa St Valentin avec Clay, mais bon, ce type est un tel boulet qu’il ne lui a pas proposé alors.

Marcus finit par la retrouver avec une heure de retard et surtout quatre de ses amis. Aussi drôle soit-il, il n’est surtout pas bien subtil et tente de la convaincre de brûler toutes les étapes. La pauvre subit donc une nouvelle agression sexuelle, et ça commence à faire beaucoup puisque j’ai enchaîné ces six épisodes en une soirée.

Clay passe son épisode avec Sheri et tout le monde les étiquette comme un couple, Skye (la serveuse tatouée du Monet qui avait un crush sur lui), Tony (qui a donc bien un copain, plus âgé apparemment) et la mère de Clay (en même temps, ramener une nana chez lui, il cherche). Et tout le monde semble avoir raison, parce qu’ils finissent effectivement par s’embrasser.

Pas de bol, la gentille Sheri cache évidemment elle aussi un noir secret : elle a une cassette rien que pour elle et ne veut pas que Clay les écoute. Partant de là, il pète un peu son câble (mais on le comprend).

Sa mère finit par le confronter, mais cet imbécile continue de ne rien dire et elle reste sacrément passive face aux conneries que lui sort son fils.

Sur une note plus accessoire : Jessica et Justin s’embrouillent une nouvelle fois et celle-ci décide donc de se saouler un bon coup pour oublier tout ça. C’est du beau. Quant à Alex, son étrange père le félicite pour son comportement. Ben oui. L’épisode s’achève de manière bien dépressive cette fois.

J’accroche toujours, mais ces deux derniers épisodes m’ont paru un peu en-dessous le reste de la saison, étirant l’histoire de manière pas toujours subtile et accusant toujours plus de personnages pour le principe d’accuser d’autres étudiants.

Il est bien tard et j’arrête là mon premier marathon, d’autant qu’il n’y a pas de cliffhanger, donc ce n’est pas insoutenable. S’il n’était pas si tard, je continuerais probablement à regarder, car je suis vraiment pris dans l’intrigue malgré tout et j’ai de nombreuses questions en tête !

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Capture d'écran 2017-04-03 21.01.01.pngÉpisode 7 – Tape 4, Side A – 16/20
That girl was too much

Cet épisode commence par nous dire qu’il sera un peu moins percutant, c’est sympathique comme idée. C’est un épisode sur la solitude qu’Hannah nous propose, c’est sympa et ça promet, avec la mère de Clay qui dès le départ gaffe en décrivant la mort d’Hannah devant son fils.

Au lycée, Clay tombe sur une nouvelle qui utilise le casier d’Hannah. Ah un nouveau personnage qui n’a rien à voir avec les K7, ça peut être sympa. Du côté des K7, Clay sent qu’il écoute enfin la sienne, mais Hannah garde secrète l’identité de la personne qu’elle compte dénoncer. Pourtant, il est assez vite évident que ce n’est pas Clay qu’elle vise, mais Zach. C’est effectivement le cas et du coup Clay se décide à écouter plus rapidement que d’habitude l’enregistrement d’Hannah. C’est une bonne chose.

Zach se présente donc comme un type plutôt charmant qui prend soin d’Hannah après l’agression de Marcus. Seulement, c’est intéressé et Hannah pète un câble, ce qui est plus ou moins légitime (disons que vu les sept premiers épisodes, ça l’est, mais qu’elle canalise pas mal de haine contre Zach qui jusque-là n’a pas franchement fait grand-chose de mal ; à part être maladroit).

Jess continue de partir en vrille sur l’alcool, poussé au vice par Clay. Mon dieu, il y a beaucoup trop d’interactions entre tous ces gens qui n’avaient rien à voir dans le pilot ! En même temps, c’est plutôt une bonne chose pour le réalisme de cette histoire, parce que je ne connais aucun lycée où tout le monde ne finit pas par se mélanger comme ça.

Quant à Clay, plus les épisodes avancent, plus il dérape. Chaque destinataire des cassettes devient l’objet de sa haine et de ses hallucinations. Et en plus, il est encouragé par Skye dans sa colère. Le vrai problème de celle-ci, c’est que si sa K7 l’attaque, il va être fichu de s’en prendre à lui-même. Surtout qu’on sait bien qu’il a eu des problèmes psychologiques aussitôt par le passé. Allez, il nous enregistre des K7, se suicide et on a une saison 2 avec Skye qui s’en prend à tout le monde. Non ?

Bon OK, Zach balance Clay qui a rayé sa voiture de riche et Clay se retrouve une fois de plus puni (mais quand on voit l’effet des punitions sur lui de toute manière). Évidemment, Hannah se trompe sur Zach en le mettant dans son viseur alors qu’il est définitivement un gars bien incapable d’agir correctement. Il a en fait gardé la lettre qu’elle lui avait écrit et qu’elle lui reprochait d’avoir jeté. Une fois de plus, Hannah nous est présentée comme une narratrice avec ses défauts, sans grande surprise.

Du coup, Clay rend les K7 à Tony et finit par péter un nouveau câble lorsqu’il fait visiter le lycée aux nouveaux. Il en dit beaucoup trop, présentant Hannah et accusant l’école de pousser ses étudiants au suicide sans s’en préoccuper. Parfait.

Cela relance la série et est clairement le cliffhanger de mi-saison que j’ai eu la présence d’esprit d’éviter hier soir quand il était 2h du matin et que je n’aurais pas été sérieux d’enchaîner.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.04.07.pngÉpisode 8 – Tape 4, Face B – 16/20
It’s about protecting ourselves.

Porter, le psy de l’école, a donc un entretien avec Clay, pendant que de leur côté, les lycéens présents dans les K7 en font autant. Par la suite, Tony embarque Clay dans sa voiture et l’on comprend assez vite qu’il va lui révéler son lien avec Hannah. Son but est de lui faire grimper une falaise pour lui faire découvrir quelque chose sur Hannah. Passionnant. Bon, on nous fait du vieux suspens comme s’ils allaient tomber, mais on sait bien que non quoi. Tout cela nous permet de découvrir enfin le rôle de Tony dans cette histoire. Puisqu’il a toujours été sympa avec elle, elle lui a simplement filé les K7 sans sonner chez lui, et il aurait pu l’arrêter mais il ne l’a pas fait. Quand il a compris ce dont il s’agissait, il était déjà trop tard.

Ce que j’ai préféré dans cette intrigue reste le coming out de Tony qui semble plus surprendre Clay que la révélation sur le suicide d’Hannah. Cela m’a bien fait rire de voir à quel point Clay était encore plus à l’ouest que moi qui n’ait compris qu’il y a quelques épisodes. Il est en tout cas confirmé que Ryan et Tony ont eu une histoire, avant qu’il sorte avec Brad, son copain actuel. Et ben.

Ce n’était autrement pas hyper intéressant dans la mise en place, surtout cette histoire de falaise à grimper pour être prêt. Ils tentent de se justifier alors que… non, mais bon.

De son côté, la mère de Clay découvre qu’il n’est pas à l’école quand elle interroge M. Porter et ça ne lui plaît pas du tout. Elle part en vrille à son tour.

En flashback, on découvre Hannah se rendre compte à un groupe d’écriture où elle retrouve Ryan, le journaliste du lycée. Enfin, elle le retrouve : elle n’était pas au courant pour autant. C’est une fois de plus l’occasion de la voir interagir avec ses parents. Kate Walsh vole un peu la vedette dans cette série, elle n’a pas un rôle principal mais chacune de ses apparitions est parfaitement gérée, particulièrement dans le présent où elle est en deuil.

Cet épisode laisse de côté les K7 puisque Clay ne les écoute pas, pourtant les flashbacks continuent eux. Ryan et Hannah deviennent donc de bons amis, ce qui est une surprise puisque rien ne le suggérait jusqu’ici. En ce qui concerne l’écriture, Hannah est juste une ado un peu dépressive comme les autres, sans surprise mais assez portée sur le sexe tout de même. Ryan adore et le publie dans le journal du lycée, contre son gré. Bien sûr, Hannah le déteste pour ça, et je la comprends, même si les arguments de Ryan ne sont pas faux pour autant.

Enfin, dans le présent, les relations entre Jessica et Justin continuent d’être bien compliquées, surtout quand il s’agit de sexe. Oh le secret entre eux est en train de les pourrir, c’est intrigant.

La conclusion de l’épisode est toute douce après tout ce bazar, mais j’aime d’autant plus ! Clay apporte le poème d’Hannah à Olivia, qui est hyper touchée de retrouver l’écriture de sa fille. Je ne suis pas sûr qu’Hannah serait ravie de savoir que ses parents lisent son poème, mais c’est effectivement touchant, surtout que Kate Walsh m’a encore déchiré le cœur dans cet épisode, à prétendre que sa fille est en vie au restaurant.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.07.59.pngÉpisode 9 – Tape 5, Face A – 17/20
I lied. I did know Hannah Baker.

Oh la, cet épisode débute par un avertissement « scènes dérangeantes ». Je crains le pire.

L’épisode débute par un flashback sur la pause d’été et ces imbéciles d’élèves américains qui balancent leur cours dans les airs. Ce sont de belles images, mais purée, ces cours peuvent encore leur servir quoi !

Après l’été, Hannah revient les cheveux courts, et purée ça lui va bien, pourquoi Clay ne dit-il rien ?

Dans le présent, l’alcoolisme de Jess continue encore et toujours. Clay a écouté la K7 suivante sur la fameuse fête de Jessica, mais putain pas nous ! Il est clairement question d’un viol, et ça explique les réactions de Jessica autant que celles de ces « amis ». Le plus étonnant, c’est encore que Marcus annonce à Clay que le pire est à venir avec sa K7.

Le pire, c’est surtout ce qui arrive quand les autres s’en mêlent. Marcus achète donc de la drogue pour piéger Clay. Cela fonctionne évidemment et sa mère est beaucoup trop sympa avec lui. Bon, elle finit par s’énerver un peu, et Clay lui balance une bonne partie de la vérité pour ça. Imaginons ce qu’il se passerait s’il avait une mère normale, qui se serait énervée dès le départ ou inquiétée de la disparition de son vélo. Bref, elle finit par se demander la responsabilité de Clay dans le suicide d’Hannah et je n’ai qu’une chose à lui dire : bienvenue au club !

De son côté, le père d’Hannah n’apprécie pas trop la publication du poème apporté par Clay : il considère que l’école aurait pu comprendre que sa fille était suicidaire. Il le montre donc à Porter, ce qui ne plaît pas trop à Olivia qui comptait sur cet argument pour gagner le procès. En même temps, les flashbacks apportent pas mal de nuances à la perfection de son personnage, car cette fois on la voit négliger sa fille. Ce poème provoque un certain nombre de remous, puisque Ryan se voit interdit de publier son journal. Sympa.

Les flashbacks nous révèlent donc surtout la fête de Jessica, où Hannah découvre que l’hôte sort avec Justin. Et effectivement, Jessica se fait bien violer, une fois qu’elle dort, sous le regard impuissant d’Hannah, par… Bryce. Enfin, impuissant, elle aurait pu réagir probablement, mais c’est vrai qu’on ne sait pas trop comment elle aurait fini quand on voit comment Bryce vire Justin de la chambre. Cela remet en perspective le rapprochement Bryce/Jessica des derniers épisodes.

L’écoute de la K7 par Clay remue bien les choses et il confronte donc Justin qui a laissé Bryce violer sa copine. Justin dit qu’il protège simplement Jessica qui serait dévastée par la vérité. Bien vu. Elle finit en larmes dans ses bras malgré tout.

Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a d’autres histoires sur cette fête de Jessica. En tout cas, il était intéressant d’avoir enfin les révélations sur cette intrigue. Cela faisait un moment que le viol de Jessica était évident, mais l’absence de révélation bloquait un peu la série.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.10.17.pngÉpisode 10 – Tape 5, Side B – 15/20
Did I kill Hannah Baker?

Bon, l’épisode commence par nous teaser un accident de voiture auquel Clay a assisté. Cela fait clairement suite à la fête de Jessica.

Cette fois, c’est au tour de Sheri de passer en K7. Et pour cause : elle propose de ramener Hannah en voiture. Bien que non-soule, elle a quand même un petit accident et renverse un panneau stop, qui provoque à son tour un plus gros accident, forcément. Bon, ceci explique la culpabilité de Sheri quelques épisodes plus tôt, mais je m’attendais à plus grave vu le reste des K7.

Bon, seulement, pour Sheri, c’est la chose la plus grave de sa vie. Elle s’en tire bien par rapport aux autres, mais Clay la gave quand même car le chauffeur responsable de l’autre accident est reconnu coupable pour avoir trop bu. Admettons que ce n’est pas cool, à première vue, ça ne justifiait pas non plus la place de Sheri sur les K7. On ne se suicide pas pour ça, si ?

Oui, mais en fait, si : le chauffeur alcoolique, c’était Jeff, l’élève du tutorat de Clay. Ceci explique pourquoi il n’est jamais présent en-dehors des flashbacks, au moins, mais comme tout le monde parle d’Hannah sans jamais proposer la moindre référence à Jeff, j’imaginais un déménagement ou quoi. Edit : On vient de m’apprendre que Porter parle de deux morts d’étudiants dans les premiers épisodes. J’ai juste raté la réplique.

Bon alors bien sûr, Sheri est une nana bien qui aide bien le vieillard qui est l’autre victime de l’accident. N’empêche tout le monde pense que Jeff était bourré au moment de sa mort, mais Clay sait que non et il l’avoue à ses parents. Clairement, il remue plus la merde qu’autre chose, une fois de plus, mais c’est une histoire utile. Cela ne colle pas trop avec l’épisode précédent où Clay disait ne pas avoir vu de scènes de crime. Certes, un accident n’est pas un crime, mais bon, c’est tout comme vu la violence que ça a dû être de trouver Jeff.

En parallèle et une fois de plus, Justin fuit ses responsabilités envers Jessica. Pourtant, celle-ci essaye vraiment de savoir ce qu’il s’est passé. Elle pète progressivement un câble, ce qui devient de plus en plus inquiétant pour le personnage et la fin de saison qui approche inévitablement.

Elle se rapproche une fois de plus de Bryce, mais cette fois, c’est plus louche qu’autre chose, surtout quand elle lui montre les flingues de son père.

Enfin, l’intrigue sur le procès continue, avec une confrontation parfaite entre les mères d’Hannah et Clay. Les deux actrices sont brillantes en même temps.

Bon, et je devais m’arrêter là dans mon visionnage, mais on arrive enfin à la K7 de Clay et Tony vient de lui dire qu’il avait tué Hannah alors je pense que je ne peux pas vraiment m’arrêter ici. Pourtant, l’épisode 10 n’était pas franchement le meilleur, alors j’étais préparé… mais là, ce cliffhanger envoie du lourd.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.12.47.pngÉpisode 11 – Tape 6, Side A – 20/20
Why didn’t you say this to me when I was alive?

Cet épisode est tout de suite bien plus intense car il apporte enfin les réponses autour de Clay, mais il est surtout frustrant car on revoit Jeff en flashbacks, et c’était un personnage cool. Peu importe, le point central reste Clay, qui s’enfuit avec Tony, apprenant aussi de sa mère les derniers « rebondissements » du procès. J’aime beaucoup la manière dont l’intrigue du procès est gérée du côté de la prof et de Porter d’ailleurs, c’est assez réaliste. Enfin, Clay se fait tirer les cartes par Skye et se brouille un peu avec elle. Rien de transcendant… mais le reste de l’épisode l’est assez pour justifier cette note.

Jessica continue son rencard étrange avec son violeur, dont elle se souvient de plus en plus, en plus. C’est étrange et délicat comme intrigue, révoltant au possible. Justin, lui, se fait virer de chez lui par sa mère. Il finit chez Alex, mais bien sûr quand il apprend ce que fait sa copine, il change d’avis et décide d’aller chez Bryce. Forcément.

Cela permet une confrontation Jessica/Justin absolument affreuse où celle-ci le supplie, à demi-mot, de lui avouer la vérité. Après un moment de déni et d’attente interminable, il finit par le faire évidemment, traitant clairement Bryce de violeur devant tout le monde. Le jeu d’actrice de Jessica est tout simplement criant de vérité, sa détresse est clairement visible et il est tout simplement horrible de supporter cette scène ou celle, plus tard dans la nuit, du SMS de Bryce prenant de ses nouvelles. La thématique n’est pas évidente, elle était abordée depuis quelques épisodes, mais cette fois, on se prend les effets destructeurs en pleine face.

S’il n’y avait que ça, cet épisode serait déjà dur à encaisser, mais il est aussi temps de découvrir enfin les raisons pour lesquelles Clay devrait se sentir coupable, et on va toucher des sujets sensibles là, je sens.

Côté flashbacks, l’ensemble de la soirée recommence et cette fois, Hannah raconte sa perspective de la soirée. Assez vite, oui, on comprend pourquoi elle en veut à Clay : c’est un tel boulet ! Il enchaîne les gaffes avec elle, et ce n’est franchement pas possible d’être aussi à l’ouest, si ? Enfin, au moins, ça rétablit la balance de tous ses ados héros de séries pour qui tout est toujours méga simple.

Le problème, c’est qu’il est incapable de comprendre ce qu’Hannah attend de lui, même si Jeff tente de lui expliquer. Seulement, la simple présence de Jeff dans l’équation dérange Hannah. Cela peut se comprendre, mais justement, je trouve qu’Hannah n’est pas forcément compréhensive avec lui. Elle attend énormément de lui, comme elle attend énormément de tous les gens autour d’elle. Finalement, ce que cette série raconte, c’est l’histoire d’une jeune fille fragile qui attend des autres une perfection qu’ils ne peuvent lui apporter et qui la déçoivent en étant tous, plus ou moins, bourrés de défauts.

Le défaut qu’elle reproche à Clay, néanmoins, est certainement le moins justifiable de tous : elle lui reproche simplement d’être humain, d’être inexpérimenté, de ne pas la comprendre. Et c’est là que j’ai beaucoup de mal avec la série – et avec Twitter, et avec la vie, en général.

Le point central de cet épisode, ce sont les baisers et le début d’une relation intime entre Clay et Hannah. Et alors que tout se passe bien, cette dernière sent subitement les différentes agressions sexuelles dont elle a été victime lui revenir. Incapable d’en parler ni de continuer, elle demande à Clay de s’arrêter et de s’enfuir.

Et il s’enfuit, sans comprendre ce qu’il se passe et probablement tout aussi détruit qu’Hannah par ce revirement de situation.

Pour la défense de Clay, je veux souligner que ses deux scènes de presque-sexe (avec Sheri, avec Hannah) dans la série ont commencé par une demande de consentement de sa part : « Is this OK ? ». C’est tellement rare de voir ça à la télévision alors que c’est d’une importance sans nom. C’est donc à tous les égards un type bien, et il n’a pas le syndrome du Nice guy ni quoique ce soit de ce genre que Twitter nous étiquette toujours. Non, c’est juste un ado normal qui découvre les choses de la vie, vraiment.

Et Hannah le sait. Mieux, elle le dit elle-même. Pourtant, Tony, a l’épisode précédent, considère que c’est Clay qui a tué Hannah. Clay lui-même semble en arriver à cette conclusion. Mais non. Ce qui tue Hannah, c’est qu’elle est incapable de communiquer. Sur cette scène en particulier, la réécriture est assez clair : Clay aurait pu faire quelque chose pour lui parler. Oui, il aurait pu. Cela dit, pourquoi le devrait-il, après tout ? Comment pouvait-il le savoir (étant donné son âge, son expérience, etc.) ? Et surtout, comment Hannah peut-elle en attendre autant de lui sans chercher à savoir son point de vue ?

Ce qui m’énerve le plus, c’est la culpabilité que ressent Clay, au point d’envisager lui-même le suicide. Ce qui m’énerve, c’est qu’à aucun moment Clay a fait quelque chose de mal, il a simplement respecté ce qu’elle lui demandait. On arrive à un cas où un « non, va-t’en » serait un « oui, reste ». Un non est un non, et Hannah qui lui reproche de l’avoir respecté est vraiment dérangeant. Clay qui se sent coupable, et qui est entretenu dans sa culpabilité par Tony (et par les autres personnages considérant que « ce sera pire quand il en sera à sa K7 »), c’est une aberration.

Responsable, mais pas coupable.

Et encore, responsable ? Ce n’est pas si évident. Les problèmes de communication rencontrés par Clay n’ont pas à être reproché à celui qui voulait être le plus proche d’elle. OK, il déconne en n’étant pas parfait, mais l’attente d’Hannah était juste irréaliste.

Cependant, du point de vue de Clay, cette scène n’est-elle pas aussi dévastatrice ? La fille que tu aimes qui te rejette sans raison explicite, avec violence et qui fuit les explications par la suite, au point d’aller se suicider (bon, il reste une cassette cela dit), c’est hyper destructeur aussi. Je la trouve bien plus coupable du mal qu’elle peut faire à Clay que Clay n’est coupable du sort d’Hannah.

Alors, certes, il aurait pu être là pour elle. Il aurait pu la comprendre. Il aurait pu trouver les mots pour la faire parler et les choses auraient été différentes. Cependant, je ne vois toujours pas en quoi il est une raison de son suicide. Elle n’a jamais été capable de lui dire tout ça en vrai ? Pourquoi enregistrer treize putain de K7 quand elle aurait pu aller (lui) parler ?

Si Clay avait eu une personnalité un peu plus fragile (et on sait qu’il a pris des médicaments avant quand même), il aurait pu tout autant souffrir de la situation, au point d’aller se suicider aussi, non ?

Sans pour autant être dans un cycle de victimisation constante, Hannah s’isole d’elle-même dans la majorité des situations. Les gens disent d’elle qu’elle cherche et provoque le drama et, d’une certaine manière, ils n’ont pas tort. Elle est incapable de communiquer sur ses besoins et désirs, elle se renferme sur elle à tous les problèmes et enchaînent les quiproquos avec tout le monde.

Bien sûr qu’elle ne cherche pas ce qui lui arrive, qu’elle ne le mérite pas, ni qu’elle le provoque volontairement, c’est un peu exagéré de dire ça. Seulement, son manque de communication, elle en est responsable autant que les gens qu’elle vise, et ça m’a vraiment dérangé, car finalement, ces harceleurs n’ont pas toujours entièrement tort. Sans même s’en rendre compte, Hannah attire à elle les emmerdes et choisit de les voir selon la mauvaise perspective.

Du coup, cette scène de révélations est révoltante, ce résumé d’épisode plus long que les autres, mais il y a tant de choses à en dire ! Pour la note, j’ai longuement hésité, mais finalement, il faut bien reconnaître que les scénaristes gèrent la chose à merveille : l’écriture est puissante, bien mise en place et ne laisse pas indifférent. Cet épisode est dérangeant, mais il reflète une réalité que je n’aime pas, qui est que des Hannah, il en existe des tas, des Clay, aussi ; et des dérapages, des suicides, ça s’explique aussi comme ça.

Et j’ai fini cet épisode dans le bus puis le RER, je ne vous explique pas mon état d’énervement. Heureusement, j’avais une bonne pause avec mes meilleurs amis ensuite.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.16.52.pngÉpisode 12 – Tape 6, Face B – 17/20
Did you rape Hannah Baker?

J’ai donc repris la série seulement le lendemain. Et c’est tant mieux. J’aurais autrement enchaîné et peut-être pas digéré les informations de la même manière. J’étais surtout énervé à la fin du onzième, alors que j’étais un peu plus compréhensif en reprenant le lendemain. Le message était passé. La raison d’Hannah, je l’entends, mais je ne l’approuve pas. C’est la sienne, elle a vécu avec et elle l’impose aux autres. De là à voir Clay comme un bourreau, je n’y arrive pas, mais il faut reconnaître qu’il a été incapable de l’aimer comme il aurait fallu.

Il se passe encore beaucoup de choses dans cet épisode, que j’ai commencé dans le bus, pour changer. Justin se confronte de nouveau à Jessica, qui ne lui pardonne pas son silence. Oh, bien sûr les raisons de Justin s’entendent, mais elles sont toutes ridicules par rapport à la gravité du viol. Justin a merdé sur le moment et a merdé en cherchant à se protéger lui-même plus qu’il n’a protégé Jessica. C’est tout. Nous sommes loin de la demi-teinte du Clay/Hannah, mais bien dans la culpabilité pure et simple. Là encore, la série vise juste : le personnage de Justin est crédible, mais il n’est pas excusé, ni repenti. Il doit apprendre à vivre avec son erreur et grandir de celle-ci, en sachant qu’il a ruiné Jessica au passage.

Maintenant qu’elle sait la vérité, celle-ci arrête de se détruire avec l’alcool. Il lui reste encore à se reconstruire et en un épisode, ce n’est pas gagné.

Pour ne rien arranger, tous les lycéens sont rattrapés par le cliffhanger de l’épisode précédent : il est temps pour eux de recevoir des convocations à aller témoigner. Ils se réunissent une nouvelle fois au Monet. C’est plus ou moins censé être un truc secret et, dans tous les cas, ça aborde un sujet sensible, mais ils font ça au calme dans un café désert où la serveuse est une lycéenne comme eux. C’est un peu abusé. La scène est néanmoins plutôt bonne, avec une absence de Sheri qui préfère se dénoncer et une Courtney qui n’assume toujours pas son homosexualité, préférant encore nier l’évidence du viol de Jessica.

Courtney ne s’arrange pas dans cet épisode et elle fait tout autant de dégâts que les autres dans le harcèlement à nier l’évidence. Cette fois, pourtant, elle est corrigée par les autres et ça fait du bien, même si je n’aime pas la manière dont elle canalise leur haine. Elle finit par faire son coming-out à son père, même si on n’en sait pas beaucoup plus.

Pendant ce temps, les parents d’Hannah continuent de se déchirer et de ne pas se remettre, ce qui est toujours aussi dur à voir et extrêmement bien joué par les deux acteurs. Olivia tente de comprendre pourquoi Tony est sur la liste de sa fille, qu’elle a trouvé à l’épisode précédent et que l’on sait être la liste avec laquelle elle a réussi à faire ses cassettes. Clay se rend dans leur épicerie pour acheter du vernis, hmm.

En flashback, nous reprenons la vie d’Hannah après tout ça, et elle ne va pas super bien, forcément. Elle s’engueule rapidement avec ses parents, puis finit par aller faire une marche dans son quartier. Seulement, elle marche des heures et des heures, parce qu’elle ne va pas bien et qu’elle n’a toujours personne à qui parler. C’est là le plus grand mal d’Hannah et la vraie raison de son suicide : sa solitude, ce silence dans lequel elle est isolée.

De son silence, elle est sortie par les sirènes des bruits d’une fête. Chez Bryce. Bien joué. Elle le dit elle-même : elle devrait savoir qu’il ne faut pas y aller. Oui, mais elle y va quand même, parce que c’est comme ça, il y a toujours l’envie d’un bon moment entre amis, malgré l’alcool, malgré les dysfonctions existantes.

Les choses prennent un mauvais tournant : elle accepte de se rendre dans le jacuzzi avec les autres et finit par s’y retrouver seule avec Bryce. Oh, je le sentais venir, surtout que le nom de celui-ci est entouré plusieurs fois sur la liste d’Hannah. Je le sentais venir et je le sentais mal, mais en même temps, sur mon téléphone portable, je n’ai pas eu d’avertissement en début d’épisode, donc je me rassurais en me disant que je l’aurais eu si l’histoire se dirigeait par là.

Et bien non, Netflix ne prévient pas, mais oui, il y a un viol dans cet épisode. Et puisqu’il se produit sans le moindre avertissement, je l’ai trouvé plus violent à voir que celui de Jessica. Je ne dis pas que celui d’Hannah est plus violent, un viol est un viol. Seulement, pour celui de Jessica, en tant que téléspectateur, on a le temps de s’y préparer, on le devine plusieurs épisodes avant, on s’attend à ce que ça arrive, on est prêt à être horrifié – de manière cathartique.

Pour Hannah, je trouve qu’il n’est pas vraiment annoncé avant, qu’il constitue la goutte d’eau finale.

Dans le présent, Clay se rend donc chez Bryce avec l’excuse qu’il veut acheter de la drogue, quand tout ce qu’il cherche est l’aveu de celui-ci. Il y va fort avec ses questions, et ça sent l’enregistrement, puisqu’il se laisse tabasser pour avoir cet aveu de viol.

L’aveu est peut-être la scène la plus dure de la série jusque-là, plus que les deux viols précédents et la K7 de Clay, parce que Bryce refuse de l’appeler un viol. Pour lui, il n’a fait que répondre à la demande d’Hannah, qui après tout était en sous-vêtements dans son jacuzzi. Le personnage est à vomir, mais le plus terrifiant est encore qu’il sonne juste et crédible, réel. Violent.

Et comme si cela ne suffisait pas, on voit Tyler acheter ce qui ressemble à un flingue et le cliffhanger final nous révèle qu’un ado est entre la vie et la mort, suite à une blessure par balle au crâne.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.19.14.pngÉpisode 13 – Tape 7, Face A – 18/20
It’s powerful. And painful.

C’est déjà le dernier épisode, et je ne suis pas prêt si je suis sincère. Entre la série qui affronte des sujets durs et violents, mon challenge qui patine un peu et le fait que j’adore vraiment, alors je n’ai pas envie de dire au revoir à ces personnages.

L’épisode nous montre désormais les dépositions de chacun (enfin pas Ryan il me semble, je le trouve incroyablement mis de côté depuis le début) et je comprends assez vite qu’il s’agit là de conclusions pour eux. Je suis très mitigé sur ce point, car je trouve que ça ne développe pas assez les conséquences de tous leurs actes. Tyler qui balance l’existence des K7 est une excellente chose, de même que le mensonge de Jessica qui nie les avoir eues.

J’ai aimé avoir enfin une scène où Justin prend ses responsabilités en main et décide d’arrêter de parler à Bryce, qui se découvre dans la merde. C’était nécessaire. Justin se voit offrir une conclusion assez satisfaisante.

En parallèle et sans surprise, Clay a bien enregistré les confessions de Bryce, c’était assez évident. D’un point de vue technique, je n’ai pas trop aimé le maquillage de Clay dans cet épisode, j’ai eu l’impression que ses contusions au visage bougeaient un peu en fonction des scènes et ça cassait l’effet de réel. Enfin, bon. Le début de l’épisode est moins prenant, ce qui est dommage pour une fin de saison (et peut-être bien de série).

Pourtant, ça avance mieux quand on arrive enfin à la 13e raison pour laquelle Hannah décide de se suicider : Porter. Ils ont d’abord tenté de nous faire croire à une histoire d’argent perdu, mais bon, ce n’est finalement qu’un détail par rapport à Porter (mais chaque détail à son importance, cela dit).

En flashback, on la voit venir se confesser à Porter, qui avait tous les éléments en main depuis le début. Quel connard ! C’était probablement prévisible et obligé, mais je n’y ai jamais réfléchi à ce point, vu que j’ai tout enchaîné.

Et forcément, en très mauvais psy, il se comporte comme s’il voulait faire parler Hannah, mais se contente de blâmer la victime d’un viol avoué à demi-mots. Une fois de plus, Hannah ne parvient pas à communiquer, à mettre les mots sur les choses et cela se retourne contre elle. Seulement, cette fois, elle a raison : c’est à l’adulte d’agir en conséquence par rapport aux aveux qu’elle lui fait. Et non, il lui fait du slut shaming, pose toutes les mauvaises questions et finit presque par un « you can move on ». Non, justement, elle ne peut pas passer au-dessus de son viol. Car c’est bien un viol, même si elle n’a pas dit non (en même temps, elle a cherché à s’enfuir et a dit « stop », pour moi, c’est un non, contrairement à Hannah qui répond qu’elle n’a pas dit non et s’arrête là).

Bref, cet épisode possède encore une scène beaucoup trop violente à voir, où Porter s’avère être l’un des pires personnages finalement. Cela apporte une nuance appréciable, il n’y a pas que les ados qui sont perdus dans cette série, les adultes sont tout autant à blâmer, incapables de contrôler ce qu’il se passe sous leurs yeux.

Sur une note plus terre à terre, Tony fournit quand même un excellent micro à Hannah et Clay, parce que moi perso, si j’essaie de faire ça avec le micro dans le sac comme ils font, ça ne fonctionne pas. Et aussi, c’est le genre d’appareil qui fait un bruit d’enfer normalement, mais bon.

De son côté, Tony décide de donner les fichiers audio aux parents d’Hannah, comprenant que ce n’est pas sain de les garder secrets et qu’il faut que la vérité sorte. La performance de Kate Walsh est une fois de plus exceptionnelle dans cet épisode, que ce soit dans son attente de l’écoute, dans son refus de forcer Jessica à parler (mais elle avoue malgré tout à son père son viol en fin d’épisode) ou dans la découverte du corps de sa fille.

Oh. Oui. Hannah se suicide dans cet épisode et nous avons droit aux images douloureuses. Et après tout ça, après découverte de toutes ses raisons, des valables (Bryce, Porter) aux moins valables (Clay, Zach), je ne peux m’empêcher de remarquer que je ne comprends toujours pas. J’aurais envie de l’empêcher de se suicider et je suis frustré de tous les non-dits qui entoure la mort de ce personnage. La violence de la scène du suicide est incroyable, il est cru, on en voit beaucoup et il n’y a pas le moindre regret de la part d’Hannah.

Et la découverte du corps par les parents me file encore des frissons.

J’adore la décision finale de Clay qui laisse les K7 à Porter en lui laissant choisir ce qu’il souhaite en faire ensuite. Il a fallu que la production parvienne ensuite à m’achever avec l’utilisation de la reprise d’Only you. Je lui préfère la version originale de Yazoo, mais cette reprise par Selena Gomez (qui produit la série quand même) me porte de manière tout aussi juste.

Et puis, Clay qui décide de parler à Skye, de communiquer enfin, c’est un beau message porteur de pas mal d’espoir pour tous ces lycéens incapables de parler. Une fois de plus, la conclusion m’apparaît évidente : pour désamorcer tout ça, rien ne vaut le dialogue.

Nous en arrivons alors à la fin, que je n’ai pas aimé du tout. On apprend qu’Alex est entre la vie et la mort. C’est inattendu, mais c’est lui qui s’est pris une balle dans le crâne. Le montage suggère que c’est Tyler qui s’en est pris à lui, mais ce n’est pas clair. Pourquoi commencer par Alex, qui reste l’un des moins connards de la série ? Et surtout pourquoi ce flashback du moment où il est sympa avec Tyler plutôt que du moment où il l’envoie chier ? Je n’ai pas trop aimé cette ouverture. Edit : Je viens de visionner le reportage « Beyond the Reasons », également sur Netflix, et il y est confirmé qu’Alex fait une tentative de suicide. Je continue d’être intrigué par le choix de ne pas le montrer à l’écran et par celui de finir sur Tyler qui retire sa photo. J’ai l’impression qu’il y a une piste volontairement ouverte pour une saison 2 ?

De manière générale, je n’ai aimé aucune des ouvertures de la série qui ne prend pas le temps de traiter les conséquences. On a l’histoire des K7, mais pas celles des personnages qui ont pourtant pris le pas sur l’écoute des K7 (la voix d’Hannah n’étant plus vraiment fil conducteur sur les derniers épisodes). Les parents écoutent les K7, c’est bien, mais ça n’apporte rien comme conclusion, pas plus qu’on ne voit les conséquences judiciaires pour Bryce ou pour Sheri, ou les conséquences du coming-out de Courtney, etc.

C’est exactement la raison pour laquelle je déteste les films habituellement : on nous développe des histoires qui ont énormément de potentiel pour une suite, mais on s’arrête une fois qu’on est investi. Là, la série ne fait pas autre chose : on s’investit dans ces personnages (et ils sont nombreux) et il faut tourner la page comme ça. Tourner la page, oui, après tout, c’est adapté d’un livre. Cela ne m’aurait pas dérangé pareil venant d’un livre, c’est vrai, je suis plus tolérant avec un livre. Seulement, j’attends d’une série qu’elle me raconte toute l’histoire.

J’aime les fins ouvertes, si les pistes sont claires et que j’ai l’impression d’avoir fait le tour des personnages. Ce n’est pas le cas ici : il y a des choses non explicitées et des personnages dont on n’a fait qu’explorer la surface. Et j’écris tout ça en envisageant cette fin de saison comme une fin de série. C’est adapté d’un film et je ne sais pas s’ils oseront proposer une saison 2, alors je le vis pour l’instant comme une fin.

Une fin à la Roswell, avec Skye, Clay, Tony et le copain de ce dernier dans une voiture. Mouais.

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EN BREF – 13 Reasons Why est une excellente série avec des performances de dingue. Malgré quelques longueurs, la série reste de qualité constante, aborde des sujets compliqués et le fait bien. Les adolescents mis en scène sont déjà confrontés à des problèmes d’adultes. La fin est néanmoins trop ouverte et je serais presque partant pour une saison 2, même si je doute qu’il y ait matière à faire ça.

Ce que j’en retiens surtout, c’est l’agilité à traiter de sujets que je ne vois que rarement abordé de manière aussi juste. Ces épisodes ressemblaient beaucoup à un long fil twitter un peu rageux. Le point de vue d’Hannah ne peut être le mien, son manque de communication, sa solitude qu’elle s’impose, sa vision noircie des choses ne sont pas la manière dont je souhaite voir le monde. Seulement, des gens comme Hannah existent, les problématiques auxquelles elle est confrontée existent et qu’une série se propose d’y réfléchir comme ça est une excellente chose. Vraiment. C’est une belle ouverture au débat et à la dénonciation de problèmes de société. Allez, je m’arrête là, cette conclusion s’appelle « en bref », et ceci est quand même ma treizième page Word. Oui, 13 pages pour développer les 13 raisons du suicide d’Hannah, ça ne s’invente pas.

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