Ma liste du #ChallengeSéries2017

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Mon challenge séries 2016 était beaucoup trop massif pour être réitéré en 2017 avec quand même neuf saisons de One Tree Hill, huit de That ‘70s show et cinq de Person of Interest ou Ally McBeal. J’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai dû faire un switch qui a vexé le compétiteur en moi, même si je m’étais aussi calmé avec seulement une poignée d’épisodes pour Catastrophe ou Childhood’s End et que j’ai vu deux séries en plus qui n’étaient pas au programme du challenge 2016, en plus de webséries… Bon, en soi, peu importe, on est là pour parler de la nouvelle année !

Pour rappel, le Challenge Séries, c’est un défi lancé par Hellody dont les règles sont déjà assez strictes (il suffit de cliquer pour découvrir tout ça). Cela fait plusieurs années que le challenge existe et il a quand même sa petite réputation depuis le temps, avec un groupe Facebook très génial et sans spoiler, je vous le conseille si vous vous lancez dans le challenge.

En ce qui me concerne, je me suis imposé de choisir cette année des séries courtes, car je sais que je n’ai pas beaucoup de temps – et en tout cas bien moins que l’an dernier… et j’ai terminé avec un nombre d’épisodes plus importants qu’en 2016.

2017 approche

Allez comprendre ! J’annonce tout de suite, il y aura forcément des switchs… ou un échec en fin d’année et tant pis. Je suis là pour la découverte, après l’avoir déjà réussi deux fois de toute manière 🙂

J’ai donc calculé aussi par rapport à ce que mon année devrait théoriquement être, pour me déterminer un « rythme » auquel me tenir plus ou moins, histoire de le valider autant que possible sans switch (mais j’ai retenu la leçon, on n’est jamais à l’abri d’un switch, et je sais déjà quoi faire !).

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Supernatural (12 ou 13 saisons)

Deux frères luttent contre les forces du mal à travers les USA. En gros. Chaque saison se révèle avoir son fil rouge et complexifier le tout, toujours un peu plus loin dans le surnaturel.

Oui, donc l’exception qui confirme la règle des séries courtes. Je me lance dans un grand marathon d’un an en me fixant l’objectif d’un épisode par jour chaque fois que possible (soyons honnête, je sais que ça ne peut pas toujours être le cas), ce qui devrait m’amener à peu près fin décembre l’an prochain ! Je suis assez frileux face à Supernatural car c’est mon gros morceau de l’année et je sais qu’il y a de grandes chances que ça finisse par me gonfler, surtout que je me souviens bien des diffusions sur M6 quoi. Ce n’est pas tout à fait mon style de série. J’en ai déjà vu trois saisons que je souhaite malgré tout revoir car c’était il y a fort longtemps. Je sais que j’aime pas mal de leur guests et j’ai espoir que cela sera suffisant pour tenir ! C’est en plus le genre de séries que je peux regarder en faisant autre chose, histoire de gagner du temps (en préparant mon sac, en mangeant, etc.)

Le rythme : un épisode tous les soirs avant d’aller dormir, toute l’année. C’est la théorie, mais clairement, il y aura des soirs où j’en verrais plus et d’autres non. Une saison par mois, en tout cas.

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The Magicians (2 saisons)

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York. Non, je ne veux pas chercher à en savoir plus avant de faire play, sinon je ferais peut-être pas play.

J’ai beaucoup entendu parler de cette série, à la fois sur Twitter et dans tout un tas de conversation. Elle me paraît très jouable et j’ai envie de la regarder depuis un bout de temps, je compte donc commencer mon challenge par-là, profitant aussi de la pause des séries pour dévorer la première saison avant la reprise ! On me l’a présenté comme un Harry Potter pour ado en un peu moins bien, j’attends donc un univers fantastiques sympa et des scénarios hyper prévisibles et guilty pleasure. Autrement dit, un Shadowhunters, mais en mieux. Beaucoup mieux, j’espère. C’est théoriquement le genre de série que je peux adorer ou détester, je vous donne mon verdict très rapidement !

Le rythme : j’aimerais en voir la saison 1 avant le 26 janvier, date de commencement de la saison 2. Bref, je vais la commencer très rapidement et m’engloutir les 13 épisodes, vous êtes prévenus !

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The Fades (1 saison)

Paul rêve de l’apocalypse et personne ne sait lui expliquer pourquoi. Et puis un jour, il se met à voir les esprits des morts, et l’un d’eux s’attaque à lui et ses proches.

Une série BBC pour m’assurer de garder Yodabor comme lectrice cette année, et surtout parce que Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D en a le rôle-titre. La série n’a pas l’air spécialement exceptionnelle, mais elle possède de plutôt bonnes notes sur TVshow time et elle est très courte, ce qui m’arrange bien vis-à-vis de mon planning. Je m’imagine l’achever en une soirée, deux maxi, alors ça ne devrait pas être le point le plus dur de ce challenge, à moins d’une grosse déception !

Le rythme : Février va être hyper chargé, du coup, j’aurais peu de temps pour le challenge. Une série aussi courte pourrait se faufiler dans mon emploi du temps, entre deux révisions.

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Brooklyn 99 (4 ou 5 saisons)

La vie d’un groupe de détectives de NYC, avec humour. Vous sentez comment ça me motive ?

Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une promesse. Oui, l’an dernier, c’était OTH, cette fois-ci, c’est B99. En lui espérant un sort plus favorable ! Mon amie Sophie me l’a déjà énormément survendue, je ne sais pas à quoi m’attendre devant, mais ce n’est pas grave. Une sitcom, ça se regarde toujours assez vite et ça ne devrait pas être trop chiant ! En plus, une autre amie me l’a reconseillée… alors deux conseils dans le même sens, ça s’écoute.

Le rythme : Dans l’idéal, j’aimerais l’avoir terminée aux alentours de la fin mars, où je serais libéré de mon concours et où la série pourrait tout à fait s’adapter à mes (courtes) vacances – mais je la commencerais assez vite en 2017 je pense.

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One Tree Hill (Saisons 4-9)

La vie d’adolescents joués par des trentenaires aux coupes de cheveux chaque fois plus improbables et aux vies bouleversées d’innombrables accidents de voiture. Ils ont un truc avec les voitures, cherchez pas.

Je ne lâche pas l’affaire, d’autant que j’ai promis à Laura de la voir. J’en ai déjà vu une bonne soixantaine pour le challenge 2016, ce serait con d’arrêter. Même si j’ai déjà arrêté, et que maintenant, il faut que j’y remette et que je supporte de nouveau Peyton. Non, ça ne va pas être simple, je vous le jure ! C’est la série qui me plombe le challenge 2017 avec un énorme nombre d’épisodes, alors ça me fait un peu peur. Je ne m’épargne pas la possibilité de la switcher une nouvelle fois. Jamais deux sans trois, on la retrouvera peut-être en 2018 ! En tout cas, il est clair que je ferai autre chose devant…

Le rythme: Dans l’idéal toujours, j’aimerais profiter d’un mois d’avril un peu plus calme pour en finir avec celle-ci !

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Lucifer (2 ou 3 saisons)

S’ennuyant en Enfer, Lucifer vient s’installer à Los Angeles pour punir les méchants (j’imagine que ça fera sens en la regardant). Plus il reste sur Terre, plus il y a de risques que les forces du mal débarquent. Grosse, grosse originalité du synopsis.

Celle-ci, je me sens très bête de l’avoir loupée au moment de sa première diffusion. Franchement, c’était un choix de ma part, pensant que la série allait être vite annulée après lecture de son résumé… et finalement, non, elle fait partie des survivors de la saison dernière et je n’ai pas fait le bon choix. D’autant plus que par ailleurs c’est tout à fait mon style de série, j’adore D.B Woodside qui joue dedans et… Oui, non, c’est tout. J’ai un peu peur de la forme procedural, mais ça ne pourra pas être pire que la première saison de Person of Interest.

Le rythme : Dans un monde parfait, je serais à jour en mai pour la fin de saison 2, et je pourrais l’ajouter tranquillement en série « à la semaine » en septembre. Beaucoup de conditionnel, parce que mai va être très chargé.

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The Last Ship (4 saisons)

Après une (énième) pandémie mondiale, 80% de la population est tuée. La série suit un navire US et son personnel en quête d’une cure. Pendant quatre saisons au moins. Humph.

Cela fait un moment que je la vois passer dans mes fils d’actualité sans qu’elle me tente plus que ça. Seulement, cet été, j’en ai vu beaucoup de tweets positifs, ce qui m’a donné envie de m’y mettre. Comme en plus, les saisons sont plutôt courtes, ça me paraît un bon plan de m’y mettre. Et pour ne rien arranger à mes affaires, Dichen Lachman fait partie du casting alors je ne peux pas résister ! Cela dit, c’est vrai que le synopsis peine déjà à me convaincre.

Le rythme : J’aimerais réussir à voir les trois premières saisons avant la diffusion de la 4, en juin… mois le plus chargé de mon année pour l’instant !

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12 Monkeys (3 saisons)

Cole débarque dans le présent depuis un futur post-apocalyptique avec pour mission de localiser et éradiquer la source d’une pandémie mondiale (encore). Pendant trois saisons au moins. Encore.

C’est typiquement une série que j’ai hésité longtemps à remplacer par une plus courte, et j’envisage de la switcher si ça ne me chante pas plus que ça. J’en ai déjà vu quatre épisodes dont j’ai tout oublié tant ils ne m’avaient pas convaincu, surtout en comparaison de Continuum, qui excellait en terme de paradoxes temporels bien gérés. Oui, mais voilà, Yodabor et Laura (oui, encore elles deux !) en parlent beaucoup, alors ça finit par me tenter. Et puis, Eric Knudsen (de cette même Continuum) est dans la saison 2, ça devrait me remotiver.

Le rythme : Vous avez dû comprendre l’idée, on fait toute l’année tranquillement, mois par mois… J’aimerais cependant avoir vu les deux premières en juin aussi, histoire de suivre à la semaine. Si ce n’est pas le cas, tant pis, je me la ferais en juillet, mais j’ai peur des spoilers !

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Freakish (2 saisons)

À défaut de pandémie, c’est une explosion qui vient détruire une ville, laissant tous ses habitants zombifiés. Tous ? Non, un petit groupe d’irréductibles gaulois lycéens tentent à présent de survivre. Le coach de l’équipe de basket est avec eux (et il va probablement se faire très plaisir avec la blonde qu’il doit forcément y avoir dans le casting).

J’avais prévu une autre série plus longue, mais finalement, j’ai choisi d’être un peu raisonnable et de me calmer. Par conséquent, Freakish a fini dans mon challenge ! J’en ai simplement lu un article sur un blog, je ne sais plus lequel c’est honteux (mais si tu te reconnais, manifeste-toi !). C’est une nouvelle série de zombies, probablement en mode slasher, de la SF encore, oui, oui, et puis une bande de lycéens non-boutonneux qui vont être aussi insupportables que pseudo-cool. Bref, autant clarifier les choses : je prends avant tout des séries qui me plaisent, mais aussi celles qui me font rire (à leurs dépens) et qui permettent de (vraiment) se détendre. Je n’en connais pas le casting, mais les notes sont plutôt positives sur TVshow time et les séries similaires sont celles que j’aime (The 100, FTWD)

Le rythme : Parfait pour l’été, où l’horreur/la SF est toujours la bienvenue dans mon programme pour les longues et chaudes nuits d’été ! Finir la première en même temps que le mois d’août, ce serait parfait et a priori pas dur : il n’y a que dix épisodes. La seconde saison devrait débarquer probablement en octobre, je me piège donc un peu, mais dix épisodes, ça va.

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Fairly Legal (2 saisons)

Kate Reed est une business-woman qui décide de devenir médiatrice en pleine crise de la trentaine (j’imagine). Sa vie perso est évidemment compliquée et totalement mélangée à son boulot, donc elle peut compter sur l’aide de son assistant – Leonardo – pour garder la tête hors de l’eau.

Alors en voilà une qui n’a rien à faire ici, ce n’est pas du tout mon genre de séries, mais puisque l’actrice principale est la sublime Sarah Shahi de Person of Interest (entre autres), je ne résiste pas à l’envie d’essayer. On m’a filé les épisodes, la série est plutôt courte et possède un synopsis de base qui finalement n’est pas sans rappeler Ally McBeal, cela semblait être un très bon ajout pour ma liste de 2017, avec j’espère une belle découverte fun à la clé ! Quoiqu’il en soit, la série est plutôt courte donc ça devrait être jouable.

Le rythme : Pas de contrainte sur cette série déjà terminée, qui pourrait occuper septembre (si ce n’est même Août), parce qu’elle n’est pas bien longue.

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Mercy Street (2 saisons)

Inspirée de faits réels (ouch), la série raconte le quotidien des habitants d’Alexandria (occupée par l’Union) et de l’hôpital du coin dans les premières années de la Guerre civile (histoire d’avoir de quoi faire plusieurs saisons).

Encore une qui n’est pas du tout mon style : une série historique ! Alors déjà, il faut bien prendre le risque de sortir un peu de sa zone de confort, et le challenge le permet. Ensuite, les saisons sont très courtes et le casting fait rêver : Josh Radnor et Jack Falahee, je ne peux qu’être impatient de découvrir ces deux excellents acteurs dans une série aux antipodes de là où j’ai l’habitude de les voir. La période proposée par la série est du genre à m’intéresser puisque je l’ai étudiée pour les cours il y a quelques années, alors ça devrait le faire quand même. Douze épisodes, ce n’est rien. En revanche, j’ai peur de me faire spoiler la saison 2 qui commence bientôt.

Le rythme : Une autre série bien courte pour un mois d’octobre qui sera chargé (avec probablement aussi la 2nde saison de Freakish) !

Hindsight.pngHindsight (1 saison)

La veille de son second mariage, Becca est envahie de doutes. Suite à un trajet mouvementé en ascenseur, elle se retrouve bien malgré elle en 1995. Et si elle pouvait tout arranger cette fois et obtenir la vie qu’elle rêve ?

Je l’ai découverte récemment en cherchant une série similaire à l’excellente Younger. Je ne la verrais pas tout de suite, je ne sais même pas si elle a une fin, mais dix épisodes au milieu des années 90, je ne crois pas que ça se refuse, sérieusement ! Je me la garde pour conclure mon challenge sur la note de l’humour, j’espère. On verra. Le synospis est tellement ridiculement drôle que ça me motive à mort !

Le rythme : J’ai vu ce que donnait mon mois de novembre en 2016, alors voilà, je la case là et comme je viens de le dire, on verra bien.

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Vous remarquerez que j’ai laissé décembre vide : j’ai appris ma leçon avec Club de Cuervos et The Man in the High Castle qui m’ont fait me précipiter pour finir le challenge en décembre ! Je préfère me libérer le dernier mois pour terminer toutes celles que je n’aurais pas réussi à finir. Et si jamais il me reste du temps, j’ai bien envie d’essayer Lost Girl. De toute façon, j’ai aussi pas mal de Netflix Originals en retard… Et sinon, ce sera pour le challenge 2018, soyons fou !!

Les plus observateurs remarqueront aussi que j’ai prévu de rattraper des séries encore en cours de diffusion : c’est qu’il est psychologiquement plus simple de rattraper quand on a une date butoir et ensuite plus facile de suivre à la semaine, ce que j’ai appris grâce à Person of Interest en 2016 😉

De manière générale, j’ai pris des saisons assez courtes pour me motiver – car finalement, les 22 épisodes par saison de Person of Interest, Ally McBeal, That ‘70s show ou même One Tree Hill ont eu un effet assez néfaste, parce que c’est tellement long que je préférais en regarder de plus courtes, etc. Du coup, j’ai un nombre d’épisodes légèrement supérieur cette année, mais ça me paraît beaucoup moins insurmontable ! J’ai aussi prévu d’entamer mes gros morceaux assez vite, avec pour optique de les terminer dans la première moitié de l’année. Comme ça, si je me plante, c’est bon, je peux les rattraper ou les switcher !

En revanche, petit regret sur ce planning : je n’ai pas vraiment prévu d’aller faire un tour à l’international et je n’ai pas de série espagnole dans le programme. Pourtant, 3% (en portugais) me tente bien, mais j’ai déjà tellement de surnaturel et de fantastique dans la liste… Dernier point : je vais essayer d’éviter de m’égarer avec les mini-défis, en restant bien dans le challenge.

Bon, je parle beaucoup et je suis sûr que je vais le regretter dans six mois quand je verrais que j’ai pas du tout suivi ce plan ! Je vais donc m’arrêter là 😉

À très vite !

 

Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).