Colony – S03E09

Épisode 9 – The Big Empty – 19/20
J’espérais un épisode prenant, mais je n’en attendais pas tant. Ces quarante minutes sont passées, malgré l’heure tardive de visionnage, en un clin d’œil, vraiment. Quelques révélations pleuvent dans cet épisode qui prend aussi le temps d’aborder de plein fouet certaines émotions et certaines conséquences des épisodes passés. Ah oui, le Grand Vide, évidemment, j’aurais pu m’en douter avec ce titre !

Saison 3


Spoilers

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The world isn’t gonna miss this man.

La vie est intense, mais promis, je n’oublie pas que mon blog est là aussi pour les critiques d’épisodes ; il est donc temps que je publie celle de l’épisode d’hier pour Colony ! La vérité est que je n’ai vu que l’épisode que tardivement cette nuit (enfin, il était très tôt par conséquent) et que j’ai quelques gros soucis d’ordinateur en ce moment… mais il était hors de question de reporter trop longtemps ce visionnage, surtout que j’avais l’espoir d’un bon épisode !

L’intro continue de s’intéresser au créateur de l’algorithme, Kynes, et a un côté même un peu répétitif avec le même assistant et cette même incompréhension générale de ce qui est en train de se passer. Finalement, la scène se passait durant l’épisode de la semaine dernière et permet d’enchaîner sur un test laboratoire nous montrant que l’étrange feuille récupérée par Amy et Broussard résiste aussi aux tirs des drones. C’est ensuite long à voir jusqu’à l’accident que l’on connaissait déjà et n’apportait rien de nouveau.

Le lendemain, Snyder se rend auprès de Kynes pour lui dire qu’il veut rester quelques jours de plus… et ça ne plaît pas du tout à notre scientifique qui voit cette observation d’un mauvais œil, sentant qu’il perd son autorité. Il fait donc en sorte que Glenn, l’assistant, fasse suivre Snyder partout, pour sa sécurité. Cela énerve bien vite notre Snyder qui se débarrasse d’eux qu’il peut, c’est-à-dire en arrivant à l’hôtel… et ce n’est pas la meilleure de ses idées.

De son côté, Bram échange son tour de garde avec un collègue pour bosser en plein centre-ville, alors que Broussard fait une partie de poker qui permet de fragiliser un autre type dont il vole l’uniforme de maintenance.

Chez les Bowman/Dalton, Grace se plaint à sa mère que sa porte ne ferme pas complétement (mais purée mais insupportable gamine !) et Will décide de se lever de bonne heure et d’être sympa avec Katie… avant de s’infiltrer dans un hôtel avec Amy prétendant être en couple avec. On a raté quelques étapes dans la préparation de ce plan, mais admettons. Je note aussi qu’Amy n’est pas rassurée de bosser avec Will quoiqu’elle en dise.

Très vite, le plan se referme sur Snyder qui se fait piéger de manière totalement stupide par une Amy prétendant être en simple peignoir pour l’attirer. Cela fonctionne et en deux temps trois mouvements, Snyder se retrouve bâillonné, attaché et sans téléphone. La plus grosse surprise de cet enlèvement vient du fait que notre trio de résistants (parce que Broussard vient « déboucher les toilettes ») bosse avec Bram (!) que j’imaginais plutôt se retrouver (malgré lui) contre eux. C’est excellent, je me suis fait avoir par Bram.

Et comme je l’espérais, cet épisode est devenu génial en un rien de temps : Bram informe le trio qu’ils ne peuvent fuir comme prévu et ils se retrouvent à interroger Snyder dans la cave de l’hôtel. L’interrogatoire est forcément violent et plein de coups. Will ne pose même pas les questions, c’est Broussard qui s’en charge et ça suffit à révéler la masse d’informations et d’explications.

L’algorithme de Kynes permettait donc de classer la population en groupes avant l’arrivée des Hôtes, et parmi ces groupes, on trouvait des Outliers (littéralement, « cas particuliers » ou « donnée aberrante », ça en dit long) qui sont des hommes et des femmes ayant obtenu des privilèges particuliers avec l’algorithme. C’est ainsi que certains se retrouvent à ne pas être attaqué par les drones (coucou Will !) et que d’autres sont envoyés dans l’espace après cryogénisation, pour rendre les Hôtes heureux. Cela dit, à Seattle, c’est sur l’île que ça se passe.

Les Outliers sont majoritairement d’anciens militaires et ont pour but de devenir des armes biologiques pour les extra-terrestres. Une chose est sûre, les Hôtes sont en train de créer une armée – et Snyder dit n’avoir aucune info sur la feuille de papier pare-balle de Broussard et Amy, qui comprennent donc qu’elle ne vient pas d’IGA (le groupe contrôlant les colonies).

Pendant ce temps, Bram surveille le hall de l’hôtel et se fait accoster par les gardes de Snyder. Cela permet aux résistants de comprendre qu’ils commencent à manquer de temps. Broussard et Amy arrêtent l’interrogatoire et abandonnent, comme prévu, Snyder à… Will, qui a bien l’intention de le tuer. Évidemment, Amy hésite, mais Broussard ne lui laisse pas trop le choix.

Amy et Broussard parviennent à s’échapper avant l’arrivée de la sécurité, mais Will est toujours dans la cave avec Snyder et Bram à l’entrée de l’hôtel. Cela ne sent pas bon pour les Bowman franchement, et ça explique pourquoi Will a souhaité une bonne journée à Katie. Humph.

En tout cas, c’est intéressant : Will fait tout ce qu’il peut pour obtenir des aveux de Snyder, mais ce serpent se tortille encore et encore pour s’en tirer ; basant ses demi-mensonges sur des détails techniques du genre « je n’ai pas appelé les renforts ». C’est horriblement vrai : il a manipulé les événements, mais il n’est pas directement responsable de la mort de Charlie et s’en sort comme ça. Will veut le blâmer, sans pour autant qu’il ne parvienne à le tuer : Snyder lui rappelle qu’il a fait en sorte que les autorités ne chassent pas les survivants…

La torture continue malgré tout et c’est atroce, parce que j’ai fini par bien aimer Snyder moi, et Will le torture puis le noie dans des toilettes… mérite-t-il mieux ? Il y a un an, j’aurais dit que non, mais après cette saison, le personnage est bien différent quand même.

Malgré tout, Will ne peut pas tuer Snyder. Pensez-vous que j’étais soulagé ? Bien sûr que non, il restait Bram, et je sentais bien que ça partait en vrille sévère. Et donc, Bram se ramène pépère à la cave de l’hôtel où il constate que son père est trop lâche pour mener à bout le plan, voulant une confession de Snyder qui ne peut arriver. Certes.

Loin de se démonter, Bram révèle enfin à son père qu’il est responsable de l’attaque terroriste de la saison 2 et qu’il a déjà tué un homme, et il se dit prêt à tuer Snyder aussi, parce que ce n’est qu’une merde (après tout, il n’était pas plus que ça à l’entrepôt quand il a tué les potes de Bram) et qu’il (Bram) n’aurait jamais dû lui faire confiance sur ce début de saison. Oh. Et donc voilà, Snyder a réussi à convaincre Will, mais le boulot à faire pour convaincre Bram sera plus long et difficile, et il le laisse parler à son père, ce qui n’est pas la meilleure des idées.

Tout cela révèle surtout la culpabilité ressentie de Bram vis-à-vis de la mort de Charlie – et son désir de vengeance. Will laisse donc Snyder s’enfuir sans problème et celui-ci ment à ses gardes, assurant qu’il était avec une femme et qu’il fait bien ce qu’il veut de son temps libre. Oui, mais il craque malgré tout ensuite ; et il a vu le regard de Bram, ce genre de regard de haine qu’on ne peut oublier.

De retour à leur QG, Amy et Broussard poursuivent leur dispute, révélant une Amy jalouse de la relation Broussard/Will. Non seulement Snyder leur était plus utile vivant, mais en plus Broussard n’aurait jamais toléré qu’Amy fasse de la merde comme ça. Ce n’est pas faux, et si en plus elle savait qu’il l’a laissé s’échapper sans s’assurer qu’il ne parle pas, mon dieu.

Oui, « mon dieu », c’est comme ça que ça s’est passé dans ma tête quand on a enchaîné sur la scène suivante voyant Katie coucher Grace. Je me doutais bien qu’on était en fin d’épisode, et ça n’annonçait rien de bon. Après une scène de l’inutile Grace en boucle sur la petite-amie supposée de son frère, Katie se rend en effet compte que quelqu’un s’est introduit chez eux. C’est ce genre de moments où j’ai eu envie de faire pause, parce que je n’assumais pas la scène à venir – trop de possibilités, aucune au potentiel heureux.

Katie s’arme d’un vase, descend l’escalier et inspecte la maison pour… Tomber sur Will, dépité. Soupir de soulagement, parce que je le sentais vraiment mal ce cliffhanger. Finalement, c’est juste une scène hype touchante de Will pleurant enfin la mort de son fils, face à une Katie qui comprend bien ce qu’il en est. Un silence, c’est bien plus puissant que tant de mots…

Saison 3

Younger – S05E04

Épisode 4 – The Talented Mr. Ridley – 16/20
Bien que l’épisode soit plutôt bon et les gags efficaces, j’ai trouvé que, comme bien souvent avec cette série, les différentes intrigues s’enchaînaient plutôt mal. On a l’impression souvent que la série passe du coq à l’âne et que certaines scènes ne sont là que pour combler du temps d’épisode, sans servir à grand-chose. Tant que ça ne l’empêche pas d’être marrante, cela dit…

Saison 5


Spoilers

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This party like my marriage is too gay for its own good.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de lancer l’épisode ce matin avant de partir, mais l’avantage c’est que j’en ai trouvé une version HD, et ça, c’est toujours top. Cette semaine, l’épisode nous introduit une soirée jeu chez Diana (au secours !) où tout le monde joue à « Mafia », qui n’est rien d’autre que la version de la série pour le jeu Loup-Garou, dont les règles sont simplifiées à l’extrême.

Liza se retrouve à devoir tuer quelqu’un pour le jeu, et elle n’hésite pas longtemps : c’est Zane qui y passe. Celui-ci accuse Kelsey, qui accuse Liza, également accusée par Charles trop heureux de dire qu’elle ment. Malheureusement pour lui, Liza est une très bonne meurtrière, et une très bonne menteuse aussi, donc elle retourne la situation en sa faveur et paf, Charles meurt aussi… ce qui lui permet de découvrir que Liza était bien la tueuse. Ah, ces jeux qui foutent la merde en soirée.

Cette scène d’intro nous permet de rencontrer aussi Don Ridley, qui est un pote de Diana tombant sous le charme de Liza, forcément. Bon, il est un peu  particulier le monsieur, volant de la nourriture du buffet devant Charles, mais bon. C’est parfait : cela permet à Charles de se moquer de Liza le lendemain quand il apprend qu’elle est invitée à une soirée par Don.

Cette soirée-là est pas mal, mais rien de fou non plus. Don a une idée de livre, et Liza lui propose de passer à Empirical/Millenial pour en parler. Comme Charles déteste Don par principe, il le détruit sur place dès qu’il en a l’occasion et Kelsey comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Liza lui explique la situation, avant de retourner démissionner. Charles n’accepte toujours pas la démission et la force à garder son poste, pour changer. Faudrait pas que ça devienne redondant !

Liza finit par balancer que Kelsey sait la vérité sur son âge, et c’est abusé de balancer sa meilleure amie comme ça, mais bon. Charles finit même par s’excuser d’avoir déchaîné ses nerfs sur Don, mais ça ne suffit pas à les réconcilier pour autant : Liza aimerait que Charles apprenne à le connaître, mais il refuse. Il semble quand même soulagé que Diana ne sache pas la vérité.

Ah, de son côté, Diana se retrouve avec des toilettes bouchées à sa soirée et cela ramène Enzo, son plombier, dans sa vie. Cela finit par un rencard, forcément, et elle est terrifieé de le voir débarquer avec son camion devant Empirical. Et pourtant, le rencard avec Enzo se passe plutôt bien quand il lui achète une bouteille à 500$ et qu’il reçoit de la bouffe gratuite d’un membre influent du conseil de la ville. C’est un peu la classe quand même.

Moins classe est Zane qui décide d’inviter une Kelsey bourrée chez lui, ce qui permet au flirt de continuer pour l’épisode. Le lendemain, il a un autre rencard, et Kelsey fait comme si elle n’était plus jalouse, mais bon, on sait tous ce qu’il en est.

Enfin, Josh décide de ne plus faire l’amour et de ne plus boire d’alcool pendant 90 jours et il l’explique à Maggie. Au passage, un inconnu leur demande de surveiller son chien – pour mieux abandonner le chien. Finalement, il s’agit d’un heureux hasard : le chien permet à Josh de rencontrer la vraie propriétaire, et Josh renonce immédiatement à ses 90 jours, devant une Lauren encore mise de côté pour un épisode.

L’épisode se termine sur une Liza en rencard avec Don, et elle est complétement séduite par ses mensonges et son train de vie cachant sa pauvreté. Tout ça se fait au détriment d’une pauvre serveuse qui n’a finalement pas son pourboire – alors que le pourboire est ce qui constitue la majeure partie du salaire d’un serveur américain. Sympa. Il n’empêche que Liza est sous le charme et accepte de se rendre à une autre soirée avec lui, soirée où il y aura bien sûr de la nourriture gratuite.

Alors, OK, c’est cool tout ça, mais j’aurais aimé revoir Pauline maintenant qu’elle a compris qu’il se passait quelque chose entre Liza et Charles, sérieux. En plus, j’ai fait exprès d’écrire ma critique de Marriage Vacation aujourd’hui juste pour pouvoir en parler ici, et voilà que je ne peux pas sans forcer les choses, pff !

Saison 5

The Affair (S04)

Synopsis : La saison 3 de The Affair était repartie sur une nouvelle intrigue après les deux premières années qui auraient pu suffire à raconter une histoire complète. Cette saison 4 continue de suivre les personnages de la première saison, alors que Noah et Helen ont déménagé à Los Angeles. Avec une nouvelle structure, la série nous promet aussi la disparition d’un des personnages principaux six semaines plus tard, mais le mystère est entier.

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Pour commencer, je ne sais pas trop ce que je fais là. J’ai détesté la saison 1, fini par apprécier les épisodes apportant les réponses en saison 2 et subi la saison 3. Je reste surtout pour les personnages d’Helen et de Cole, parce que j’en adore les acteurs qui font un travail formidable. En revanche, la tronche de Noah suffit à me coller de l’urticaire. C’est gênant : c’est le personnage principal.

Souvent, je vois la série comme une jolie opportunité de récupérer quelques points du Bingo. J’ai tenu trois saisons, et ça m’embêterait de ne pas tenir pour la suite : au point où j’en suis, autant tout regarder. J’espère que l’intrigue de cette saison saura m’intriguer au moins autant, si ce n’est plus, que celle de la saison 3.

Une autre raison de mon retour est le générique, que j’aime beaucoup. Et ma curiosité malsaine, parce que je veux voir ce que deviendront les personnages. Allez trêve de blabla, c’est parti pour la critique (résumés complets en cliquant sur les titres d’épisode – même si cette série n’en a pas).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S04E01 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.
S04E02 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !
S04E03 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.
S04E04 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !
S04E05 – 15/20
Non seulement cet épisode est lent dans son exécution, mais en plus il a l’audace de se concentrer sur deux personnages que j’adore… pour me les faire détester à chacune des grandes décisions qu’ils prennent. Malgré des approfondissements psychologiques de chacun, j’ai peine à être convaincu par les choix des personnages, surtout dans la deuxième partie de l’épisode, d’ailleurs. Frustration – mais pas un mauvais épisode pour autant, j’étais scotché à mon écran après tout.
S04E06 – 18/20
Malgré quelques longueurs, cet épisode s’avère plus surprenant qu’une bonne partie de la saison en offrant de nouvelles révélations en cours de route. C’est bien simple, c’est toute la psychologie d’un personnage qui est remis en question dans la seconde partie de cet épisode, avec une journée bien remplie et pleine d’inattendus. En plus, la série en profite pour réaffirmer son principe de base et le perspectivisme. Les différences de point de vue et de récit d’une personne à l’autre, ça change toute une histoire ; et la vérité est parfois impossible à découvrir.
S04E07 – 17/20
Purée, mais pourquoi j’aime tant cette saison ? Est-ce qu’il m’a fallu quatre ans pour enfin trouver que la série exploitait son potentiel ou est qu’il a fallu quatre ans pour qu’elle le fasse ? Bien que la chronologie des événements soient très floues dans cet épisode, le fil rouge de la saison se dévoile pleinement et réussit à m’intéresser. Bref, vivement la suite.
S04E08 – 20/20
Eh bien nous tenons là le meilleur épisode de la série, avec humour, mystère, sensation et drama. La quête de la saison se poursuit avec un épisode à la structure inattendue et aux rebondissements ayant un impact impressionnant pour la suite de la saison. Le prochain épisode ne va pas être évident, je pense, mais je l’attends de pied ferme.
S04E09 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.
S04E10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

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The Affair – S04E01-02

Épisode 1 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.

Saison 4


Spoilers

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Oh my god, it’s you. You’re the earthquake.

Premièrement, j’ai envie de remercier la série pour sa très bonne idée de proposer un bien long résumé des saisons précédentes et pour son nouveau générique, très esthétique. C’est à peu près tout le bien que je puisse en dire parce que cette saison débute sur un flashforward nous annonçant une improbable amitié entre Cole et Noah, réconciliés autour de la disparition d’Alison (enfin, on suppose) depuis 72h.

Noah – Six semaines plus tôt, on retrouve Noah qui, pour changer, est en train de se plaindre parce qu’il a déménagé à Los Angeles pour se rapprocher de ses enfants, mais il ne les voit quand même pas. À la place, il est prof de lycée et fait cours sur Animal Farm. Devinez quoi ? Toutes ses étudiantes ont un énorme crush sur lui. Cinq minutes même pas et j’en peux déjà plus de Noah. C’est un prof tyrannique, mais à peu près parfait sur le papier et il est surveillé par la principale qui forcément le dévore des yeux aussi, mais a genre toute l’autorité qu’il n’a pas. Soupir, venons-en vite à la disparition d’Alison, allez !

Tout cette réintroduction du personnage me donne déjà envie de dormir, mais ça tombe bien, j’ai regardé l’épisode assez tard pour que ce soit le but : m’endormir devant. Et je suis aidé par une scène où il sympathise avec son insupportable collègue voulant juste profiter du fait que Noah connaisse un éditeur. Ben oui, le monde entier a besoin de Noah, vous savez bien !

Et le monde entier est contre lui, aussi. Il est ainsi pris dans les bouchons, mais ce n’est pas sa faute ; et il arrive en retard à une présentation de son fils au lycée, à laquelle il ne peut accéder à cause d’un garde qui fait bien son boulot et d’Helen qui, apparemment, fait intentionnellement tout ce qu’elle peut pour l’éloigner de ses enfants. Oui, oui, bien sûr.

Le type réussit même à arriver en retard au restaurant mexicain où Vik l’invite parce qu’il met la mauvaise adresse dans son GPS – oui, Vik est toujours là pour Helen, évidemment puisque son nouveau job est la raison du déménagement à Los Angeles. Noah galère ensuite à communiquer avec ses enfants, surtout Trevor qui refuse de lui parler ou de le voir, en fait. Sinon, Helen est persuadée que leur fils est gay, et elle fait tout pour qu’il le dise au restaurant et devinez quoi ? Ca déplait à Noah. Il fait genre que le problème n’est pas qu’il soit (peut-être) gay, mais juste que son fils n’a que 14 ans et qu’il ne sait peut-être pas ce qu’il veut. Soupir, soupir, soupir. Ce personnage est tellement imblairable. Pourquoi je m’inflige ça déjà ? Ah, oui, je suis curieux. Et puis j’aime bien Helen… quand elle n’est pas du point de vue de Noah (parce que dans cette partie, c’est juste une garce).

Comme il s’engueule avec Helen, Noah finit par rentrer chez lui, et appeler Alison, comme il le fait chaque fois qu’il se sent seul. Et seul, il l’est, parce que personne ne prend le temps de décrocher quand il appelle.

Finalement, en bon prof, il se retrouve à lire l’exposé d’un de ses élèves, Anton Gatewood dont je n’ai pas spécialement suivi l’introduction, j’avoue, mais c’est grosso modo l’élève cliché du fond de la classe avec sa capuche et sa flemme. Noah étant cette sorte de super prof, il est évident qu’il n’a pas même un stylo, hein. Bon, donc, Anton est un élève qui a l’habitude de plagier d’autres travaux, mais pas cette fois. Noah l’accuse pour rien, parce qu’Anton révèle toute son intelligence par une analyse simplissime d’Animal Farm.

Noah se sent alors forcé de le poursuive, parce que ce n’est pas du tout anxiogène d’avoir un prof pareil, mais Anton a la chance d’avoir un père qui l’emmène loin du lycée avant que Noah ne le rattrape. Et c’est tout pour Noah, ALLELUIA, on était à deux doigts d’essayer de nous le vendre comme le Messie qui allait sauver Anton de son statut social d’incompris !

Helen – Sans trop de surprise, on reprend alors avec Helen qui a emménagé dans une baraque de Los Angeles magnifique. Le salaire de Vik doit bien aider, quand même, il a eu un poste qui valait le coup, clairement. Bon, en même temps, Vik est juste parfait pour Helen : ils ont emménagé dans une villa ouf et ne s’occupent que de deux enfants plutôt sympathiques et gentils avec eux – même si Helen commence à se dire que peut-être son fils est gay quand il reçoit 150 SMS de Brooklyn (c’est un garçon).

Assez clairement, Helen est hyper stressée et ce n’est pas bon pour elle : elle se met à imaginer des tremblements de terre, un comble à Los Angeles.

Ils ont aussi une étrange voisine qui les fascine sans la moindre raison valable, mais comme eux je les aime bien, je ne vais rien dire. Bon, après la perfection de Vik vient probablement du fait que c’est le point de vue d’Helen. Celle-ci se rend ensuite chez le psy, et au passage, n’en peut plus de Noah oubliant de payer la cantine de leur fils ainé. Pour changer. Chez le psy, Helen ne s’ouvre pas tellement, même si elle finit par parler de ses angoisses de Los Angeles, et du Big One qui finira bien par arriver un jour.

Elle s’ouvre aussi sur la sexualité possible de Trevor, en faisant le coming-out le plus discuté de la télé avant même qu’il n’arrive, je crois, parce qu’elle a peur de la réaction de Noah. Son psy découvre vite qu’elle n’aime pas (physiquement) parler de Noah et que le tremblement de terre à venir dans sa vie est peut-être que Trevor est gay.

Ou alors juste l’ensemble de sa vie depuis le début de la série, magnifiquement résumée par le psy qui se fout limite de sa tronche au passage. C’est fou comment la partie sur Noah était naze et celle sur Helen arrive à être passionnante rien qu’avec un échange inutile. Son psy est excellent, aussi, et ça permet de vraiment approfondir sa psychologie, même s’il ne se passe rien.

De retour chez elle, Helen tombe sur Priya, sa belle-mère. Comme toutes les belles-mères, elle est insupportable (notons que je n’en ai pas actuellement, je peux dire ça, ok ?), et comme toutes les belles-mères ayant un fils, elle en fait trop pour celui-ci, remplissant le frigo et donnant des leçons de vie à Helen – parce qu’elle trouve que Vik n’est pas assez gros et ne pourra pas être heureux tant qu’il n’aura pas d’enfant. Je l’aime déjà beaucoup trop cette Priya, c’est bien drôle tout ça.

Bon, Helen ne la supporte plus et s’isole pour un bain avec alcool et tremblement de terre rêvé. Quand elle en sort, elle est soulagée de constater que Priya est partie… et tombe sur la voisine, Sierra (bon, sérieusement ? Les scénaristes sont fans de Dollhouse à ce stade, non ? Priya et Sierra dans le même épisode ? C’est gros comme coïncidence). J’aime beaucoup Sierra, qui est le cliché de la fille de riche à la Los Angeles ; avec les avocats, les masques pour la peau, le yoga avec chèvres.

Le soir, Helen et Vik se rendent donc au lycée de Trevor où ils tombent sur une prof leur disant que Trevor est le bienvenue dans le lycée, parce qu’ils sont très ouverts et supportent toutes les personnalités, clin d’œil, clin d’œil. À la sortie du lycée, Noah lui tombe dessus et l’engueule – et ça correspond tellement plus à comment je vois Noah.

Au restaurant, Trevor commence son coming-out auprès d’Helen et Vik, mais il est interrompu par l’arrivée de son père totalement insupportable et imblairable. Et on tombe dans le cliché inverse de la première partie, avec Helen mettant tous les torts sur le dos de Noah et l’accusant d’être responsable de l’homosexualité possible de son fils – du coup, Noah paraît presque plus ouvert qu’elle dans cette version.

Helen en arrive aussi à la conclusion que Noah est le tremblement de terre qu’elle redoute dans sa vie, et elle lui demande donc de s’éloigner d’elle autant que possible. Moui, moui, moui, tout ça. La fin d’épisode voit Helen et Vik rentrer chez eux et suivre leur routine et alors que tout va bien, le cliffhanger nous laisse sur un Vik inconscient dans sa salle de bain. Cela me donnerait presqu’envie d’enchaîner sur le deuxième épisode. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi, franchement ?? Je vais me coucher et méditer sur tout ça, il est déjà plus d’une heure du matin, n’abusons pas.


Épisode 2 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !

Saison 4


02

It’s called adulthood. Join me here, won’t you?

Vraiment, heureusement que cette série a un générique aussi parfait, sinon je crois que je l’aurais abandonnée il y a longtemps ! Il est encore mieux cette année en plus, avec de jolies images. Cet épisode reprend six semaines plus tard avec Cole et Noah dans une voiture… dans laquelle ils sont rejoints par Anton, l’étudiant de Noah. What the fuck, sérieux !

Cole – Ah, génial, on commence par Cole, ce qui veut dire qu’il faudra supporter Allison après quand j’en aurais déjà marre de cet épisode. Qu’importe, on commence par Cole, c’est déjà ça : il fait du surf et est débordé par le fait que sa plage préférée est de moins en moins bien fréquentée. Débordé également par son travail, il laisse Luisa le conduire sur le trajet du retour, où ils sont arrêtés par un flic zélé qui repère que la voiture est accidentée – ce qui est arrivé à la plage mal fréquentée, bien sûr.

Luisa est totalement stressée par l’arrivée de ce policier : elle n’a ni son permis, ni ses papiers. Cole aussi le vit mal, ce contrôle inopiné, surtout que ses relations ne lui servent à rien. De retour chez lui, il prend une douche en extérieur, une habitude qu’il semble ne pas avoir perdu depuis la saison 1. Il retrouve ensuite Luisa, toujours aussi stressée.

Tous deux se rendent à un rendez-vous d’affaire où des asiatiques veulent franchiser le restaurant de Cole et Alison, et la réunion se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’Alison arrive avec quarante-cinq minutes de retard et les cheveux mouillés. Bref, elle se la joue complétement ado débordée et ne comprend pas que Cole la recadre après la réunion (pressé de la voir critiquer Cole de la même manière dans sa partie, allez), mais la prévient malgré tout qu’ils sont invités au restaurant par la suite pour un dîner.

De retour chez lui, bis, Cole présente le projet des asiatiques à Luisa (c’est fou comme elle a un visage qui me revient mais que je n’arrive pas à savoir d’où – ça m’avait fait pareil quand je l’avais vue dans Red Band Society) quie st toute excitée pour lui ; parce qu’il est sur le point de devenir sacrément riche et de pouvoir racheter le ranch. Ce n’est pas suffisant pour qu’il soit heureux, apparemment, mais heureusement il a Luisa pour lui changer les idées et le détendre – en tendant certaines autres parties de lui, si vous voyez ce que je veux dire.

Au dîner, Alison ne se pointe pas, pour changer, et Cole est totalement absent, stressé par les événements. Heureusement, Luisa gère absolument tout à merveille, mais quand elle surprend Cole espérer qu’Alison les rejoigne, elle se retrouve incroyablement jalouse. N’ayant pas de papier, elle ne peut espérer de telles opportunités pour elle-même (enfin pas de papier = pas de Green Card car elle est entrée illégalement dans le pays et que son mariage ne change rien). Tout ceci mène le couple parfait que sont Luisa et Cole à s’engueuler – et ça me laisse tout triste pour eux.

Cole décide d’aller faire un tour à pied sur la plage et ils retombent sur les surfeurs du matin en plein feu de camps. Et le voilà qui sympathise avec des jeunes écervelés, boit de la bière avec eux et… s’endort sur la plage. Réveil de merde au matin : plus de portable, de portefeuille, des dessins sur la tronche et du sable partout, y compris sous les déchets laissés par ces connards.

Il rentre chez lui, découvre son visage, veut utiliser un flingue mais est interrompu par Luisa, heureusement. Eux-mêmes sont interrompus par un appel d’Alison qui est en panne et a besoin d’aide. Cole accourt pour son ex-femme et l’aide… mais en chemin pour rentrer une nouvelle fois chez lui (il passe son épisode à ça), il tombe sur l’un des jeunes de la veille. Il parvient à l’arrêter, mais quand celui-ci lui parle de son frère, il le laisse s’échapper. OK.

Alison – Incroyable mais vrai : elle travaille pour de vrai, mais je ne sais plus exactement ce qu’elle fait. Elle aide une nana à se confier auprès d’elle sur sa vie de merde de femme battue, et malgré toute ma bonne volonté et un sujet difficile, ce n’est pas passionnant du tout. Alison n’est que secrétaire d’une psy, mais quand elle apprend que la femme en face d’elle, qui a perdu un enfant, a peur de son mari qui est capable de la battre, elle fait tout ce qu’elle peut pour l’aider… mais tout ce qu’elle fait, ce n’est pas grand-chose. Au moins, elles partagent la perte d’un enfant, ce qui permet à

Juste après ça, Alison rencontre Ben, un homme qui se trompe de bureau et avec qui elle entame assez vite un flirt, l’air de rien, mais aucun d’entre eux n’est vraiment doué pour le small talk, alors c’est vite juste gênant. Et ça ne mène nulle part, en plus. Il revient la voir alors qu’elle se fait engueuler au téléphone par Cole parce qu’elle ne s’est pas pointée à un rendez-vous (ah ? Cole disait pourtant qu’elle était là dans sa version de l’histoire, faudrait savoir), mais ça ne mène de nouveau nulle part, si ce n’est qu’elle apprend que Ben bosse pour sa boîte, et non l’inverse.

Ils sont interrompus par le mari de la femme qu’aidait Alison, même s’il se présente d’abord comme un simple patient – oui, Alison étudie pour devenir psy aussi mais elle n’a pas tout de suite repéré que le type était louche. Heureusement Ben a tout de suite vu les signes du stress post-traumatique en lui et il revient à temps pour sauver Alison qui est en train d’être étranglée par l’homme.

Ce dernier se fait arrêter, devant son gosse et sa femme pleine de haine envers Alison, alors que bon. Finalement, ça permet à Alison d’avoir un rendez-vous avec Ben : elle lui propose de boire un verre, puis un café quand elle apprend qu’il est aux alcooliques anonymes. Rapidement, il lui raconte sa vie assez déprimante de vétéran sombrant dans l’alcool faut de pouvoir avoir une érection à cause de son stress post-traumatique à lui. C’est con.

Il lui explique aussi qu’il ne peut pas avoir de petite amie pendant la première année de sobriété, et elle lui raconte encore plus brièvement sa vie à elle, omettant bien sûr totalement la mort de Gabriel, son fils. Pourtant, le lendemain, lorsqu’elle est en panne et appelle Cole pour qu’il l’aide, son ex lui fait le reproche d’avoir construit toute son identité autour de la mort de Gabriel.

Sans vraie raison et alors que ses parents sont en train de s’engueuler concernant le restaurant et la personnalité de chacun, Joanie demande à ce que son père l’amène à l’école, et Alison accepte malgré le dessin sur la tronche de son ex – il a carrément une bite sur le front dans cette version de l’histoire (c’est bien plus crédible que les dessins esthétiques de la version de Cole). Cela leur permet de parler du restaurant – une idée de Scotty à l’origine.

De retour au travail, Alison angoisse légèrement dans son bureau, mais elle gère quand même la fac et accepte un appel Skype de Ben qui la drague clairement, voulant la voir dans cinq mois, deux semaines et deux jours, car il aura fini sa première année de sobriété. Et elle en est toute heureuse – mais elle disparaîtra avant ça.

Bref, je reste dans ma frustration du premier épisode, et je suis hyper surpris de voir que j’ai bien aimé les deux parties de cet épisode – et peut-être même plus celle d’Alison. C’est honnêtement totalement improbable, et pourtant !

Saison 4