Planning de mes séries en juillet

Salut les sériephiles !

Je le dis chaque mois, mais franchement, le mois de juin a filé à la vitesse de l’éclair – et c’est terrifiant de me dire qu’on est déjà en juillet ! C’est censé être un mois plus tranquille pour rattraper mes séries, mais il faut bien reconnaître que je ne prends même pas le temps pour elles en ce moment. Bon, au moins, je n’accumule pas de retard, c’est déjà ça, mais à part ça, je n’ai pas grand-chose dont je puisse être fier vis-à-vis de mon planning.

Forcément, le mois à venir est un peu moins chargé en inédit… mais ne pensez surtout pas que ça signifie qu’il est vide !! La preuve dans la suite de l’article, avec les sorties du mois de juillet aux dates de diffusion indiquées en J+1.

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Lundi

Preacher (S03) – Malgré un premier épisode qui ne m’a pas vraiment permis de déterminer ce que cette nouvelle saison allait avoir comme intrigue, je suis très heureux de retrouver la série et ses moments WTF. En cours de diffusion.

The Affair (S04)Comme le début de saison m’a remotivé et comme j’aime regarder la série pendant de chaudes nuits d’été, je pense que la saison 4 va avoir  mon attention à peu près en direct (même si vous aurez donc les critiques seulement le mardi). Pas mal ! En cours de diffusion.

Sharp Objects (S01) – Je ne me vois pas passer l’été sans tester quelques nouveautés, et celle-ci est la première qui attirera mon attention, pour le meilleur et pour le pire. Peut-être. Je ne sais pas trop, elle ne m’emballe pas plus que ça pour le moment, tout se jouera sur les premiers épisodes. Débute le 9 juillet.

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Mardi

Salvation (S02) – Son premier épisode catastrophique ne me dit rien qui vaille, cette saison risque fort de m’ennuyer profondément… mais en même temps, j’ai pris le parti d’en rire et ça fonctionne plutôt bien comme ça. En cours de diffusion.

Dietland (S01) – Je n’ai pas pris le temps de la commencer, mais je n’oublie pas qu’elle me fait de l’oeil depuis le début du mois. Je vais trouver un moment pour la voir, pas vrai ? En cours de diffusion.

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 Mercredi

The 100 (S05)Cette saison réussit l’exploit d’être meilleure que les deux précédentes pour l’instant, m’emmenant chaque semaine vers des rebondissements que je ne vois pas venir (même si parfois, je me dis que je suis simplement rouillé). En cours de diffusion – mais pas d’épisode mercredi prochain, encore (ça devient lassant !).

Younger (S05) Là aussi, on est sur une saison qui redresse la barre – et ça tombe bien, il y en avait vraiment besoin après une saison 4 qui n’était pas à la hauteur ! Je suis de nouveau complétement conquis par l’humour et les personnages de cette comédie. En cours de diffusion… mais pas d’épisode mercredi prochain non plus.

The Outpost (S01) – De la fantasy sur la CW ? Ce sera soit excellent, soit vraiment très mauvais… mais je serai probablement là pour en juger ! Débute le 11 juillet.

Wrecked (S03) – Cette saison se fait énormément attendre et je suis impatient de me jeter dessus après la réussite exceptionnelle des deux premières… et surtout parce que je ne me suis pas encore remis du cliffhanger de la saison précédente, aussi décevant que réjouissant, et encore plus exceptionnel que ceux de LOST qu’elle ne devait que parodier à son origine. Débute le 25 juillet.

Castle Rock (S01) – Cette nouveauté, c’est le genre de série qui a tellement tout pour plaire sur le papier que je ne sais quoi en penser – pire, je m’en méfie. J’essaye de ne pas avoir trop d’attente envers elle pour ne pas être déçu, en fait. Débute le 25 juillet.

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Jeudi

Colony (S03) – Le rythme très inégal de la série (qui a toujours fait le yoyo entre d’excellents épisodes et des épisodes de transition trop lent) ne m’empêche pas, une fois de plus, d’être accroché au point de la suivre à la semaine. Elle vaut le détour, et je n’aurais jamais cru dire ça en saison 1 ! En cours de diffusion.

Reverie (S01) Le début de saison est très réussi : ce n’est pas la série du siècle, et pas non plus celle de l’année ou de l’été, mais moi, je suis à fond dans les aventures de Mara ! Il faut dire que c’est de la SF assez bien mené avec un soin apporté aux personnages et à leurs dynamiques… je n’en demandais pas beaucoup plus ! En cours de diffusion.

Suits (S08) – Le casting est refait à neuf, au point que là aussi, la série va devoir faire ses preuves comme s’il s’agissait d’une nouveauté. Très franchement, je ne sais pas quoi en penser ou en attendre, ça risque fort de ne pas me passionner, mais à vrai dire les deux dernières saisons m’avait déjà laissé mitigé… On verra. Débute le 19 juillet.

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 Vendredi

Orange is the new black (S06) – Comme d’habitude, je vais essayer de la voir avec ma meilleure amie, donc je risque de me la traîner un bon moment – comme tant d’autres. De toute manière, la saison 5 m’avait déçu (au point de ne jamais écrire l’article, c’est dire !). Diffusion le 27 juillet.

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Samedi

Quantico (S03) – Cette dernière saison a pris le mois dernier un tournant assez sombre, pour ne pas dire déprimant, et je suis donc très curieux de voir comment ça va finir. Je n’attends pas de miracle et ça risque d’être une fois de plus trop tordu pour être génial, mais ils ont réussi à me garder pour leur dernière saison : c’et déjà pas mal. En cours de diffusion.

12 Monkeys (S04) Quand je vois la qualité des premiers épisodes de cette saison, je ne peux m’empêcher de regretter que ce mois-ci marque la dernière diffusion inédite de la série avant sa fin… mais au moins, la série devrait partir avec les honneurs et avec une très jolie fin réussie. En cours de diffusion.

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Dimanche

A Series of Unfortunate Events (S02), The Punisher (S01), Jessica Jones (S02), Love (S03), Arrow (S03), The Flash (S01), Constantine (S01), Lucifer (S03), The Rain (S01), 3% (S02), Glow (S02), Luke Cage (S02), Silicon Valley (S05), Legion (S02)... J’ai l’embarras du choix, toujours, et je me suis entamé The Bold Type (S01) parce que toujours plus !

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Glow – S02E01-02

Épisode 1 – Viking Funeral – 19/20
Un excellent retour parfaitement géré pour la série, avec tout ce qu’il fallait de fun et de bonnes répliques. En fait, c’était même mieux que dans mon souvenir et la série ne s’est pas privée de quelques scènes pour aussi développer les personnages et permettre de bons rebondissements inattendus tout au long de l’épisode… tout en gardant son ton féministe, son ambiance des années 80, son humour tranchant… bref, j’adore cette reprise.

> Saison 2


Spoilers

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You want to be a producer?

Comment le résumé de la saison 1 m’a donné totalement envie de la revoir, c’est fou. Pourtant, je pensais l’avoir encore bien en tête, mais il y a plein de bonnes répliques et une ambiance que j’avais clairement oubliées ; et tout ça me motive à regarder ce premier épisode, autant vous le dire ! Et j’avais oublié l’existence d’un générique – ou c’est nouveau ?? En tout cas, j’ai adoré, et le générique (bon, la fin pourrait être meilleure), et l’intro qui commence par un bon gag avec Ruth voulant une photo pour son 1er jour de retour au travail. Cette fois, elles sont sûres d’avoir leur série.

Debbie est confrontée à l’échec de son mariage, et dans les années 80, ce n’est pas évident non plus, comme aujourd’hui, finalement : elle récupère son costume qu’elle a fait laver, et sa commande est associée à celle de son mari, dont elle garde le nom.

Sam est ravi de retrouver Ruth (non), tout comme elle (oui). Elle affirme pouvoir être son Alma Hitchcock, avant de lui offrir une petite bouteille de vodka. Dans les vestiaires, les filles se rendent compte que personne n’a lavé leur costume, Ruth et Debbie se retrouvent avec toute la gêne que ça génère et une nouvelle débarque en affirmant jouer le rôle de Cherry. Ouep, Cherry s’est fait recaster par Yolanda, une mexicaine qui est tellement sûre d’elle que ça promet.

Elle est rapidement détestée par tout le groupe qui voit d’un mauvais œil son arrivée, alors que Ruth fait tout ce qu’elle peut pour que la journée se passe bien : elle guide complètement Sam dans la première réunion et s’arrange pour prendre la direction de la journée pour la suite. Elle amène toutes les stars du show au supermarché pour tourner un générique avec Russell, le caméraman. Oui, la série semble vouloir donner quelques rôles de plus aux acteurs de la série, et c’est plutôt sympa.

En revanche, l’avenir est sombre pour Sam quand Bash lui explique que la chaîne envisageait de le remplacer comme directeur – et son cas ne s’arrangera probablement pas quand la chaîne apprendra que c’est Ruth qui filme toute la première journée ou quand le plateau ne sera pas prêt à temps. De retour chez lui, Sam retrouve Justine qui fait du repassage et bosse pour le groupe de Billy. Il n’apprécie pas trop d’avoir toujours Justine dans les pattes, donc ça promet pour la saison ; même si c’est juste balancé comme ça pour l’instant. Bash les enchaîne aussi dans l’épisode, mais c’est plutôt sympa à voir – autant que de voir tous les ouvriers en train de baver devant les filles ; gag facile mais efficace.

Au supermarché, Debbie aimerait faire quelques achats et déprime de son nouveau statut, mais les scénaristes s’amusent surtout à proposer de très bonnes scènes humoristiques pour le générique de l’émission. Franchement, les gags s’enchaînent avec beaucoup de fluidités – et pour le bien de la longueur de la critique, je vais m’abstenir de tous les résumer un par un ; j’ai particulièrement aimé celui du garde du centre commercial qui est aussi un acteur cela dit, ou les scènes de Beirut se

En fin de journée, Russell invite Ruth à un rencard et quand elle la voit hésiter, Debbie l’en empêche. Elle dit ne pas vouloir la voir se faire violer et ruiner la série (sympa), mais dans le fond, elle a surtout besoin de récupérer sa meilleure amie, parce qu’elle est sur le point de divorcer.

Sur le point de divorcer oui, mais loin d’être bête et d’envisager un triste avenir. À la place, elle a rendez-vous au restaurant avec Glen, un des gérants de la chaîne, KDTV, histoire de revoir son contrat, qu’elle n’a pas signé, contrairement aux autres. Là encore, c’est l’occasion de quelques bons gags, notamment quand elle donne son contrat à la femme de Glen.

Le lendemain, elle se pointe au boulot en étant hyper pote avec Glen, donc, et ça ne plaît pas à Sam qui en plus découvre ce qui a été tourné au centre commercial sans son accord. Il pète donc un câble dès qu’il en a l’occasion, virant au passage Reggie qui prenait la défense de Ruth en rappelant qu’elle avait dirigé le pilot puiqu’il en était incapable ce soir-là. Outch. Personne ne prend la défense de Reggie, à part Ruth à qui Sam rappelle qu’elle est remplaçable, comme toutes les autres. Re-outch. Et c’est le moment que choisit Debbie pour filer son nouveau contrat à Sam, qui découvre qu’elle est désormais productrice. Devant une Ruth virée du bureau. Re-re-outch. Bien, ma mâchoire s’est un peu décrochée sur cette fin d’épisode, il faut bien le dire. C’est drôlement triste pour Ruth comme début de saison, quand même.


Épisode 2 – Candy of the Year – 17/20
Un deuxième épisode qui ralentit un peu le rythme, tout en faisant déjà tourner les personnages mis en avant. La série repart sur le schéma de la saison 1, mais désormais qu’elle met en scène le tournage d’une série, elle perd quelques longueurs du format de la saison 1 pour être encore plus survitaminée. Rien à redire.

> Saison 2


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You’re not the center of the story, Ruth.

Le tournage a commence pour ce deuxième épisode et, miracle !, Sam dirige quelque chose quand Justine vient le voir parce qu’elle a perdu ses clés. Le spectacle est assez intéressant, mais ça manque d’ambiance du côté du public, malgré toute la motivation de Bash. Russell identifie ce qu’il manque : Ruth, bien sûr ; parce que Sam la punit pour avoir dirigé le pilot et le générique bien mieux que lui. La punition continue sur tout l’épisode lorsqu’il la fait se battre contre Yolanda dans les auditions de la semaine.

Eh oui, pour arranger les affaires de la série (et de Glow) qui ne peut décemment se centrer sur tout le casting à chaque épisode et rester palpitante, Sam (et Bash, soit disant) proposent que les filles entrent en compétition chaque semaine : elles devront préparer une chorégraphie en duel et seuls les trois meilleurs duos seront gardés pour le tournage de l’épisode.

L’idée est bonne, mais ça laisse Ruth avec une débutante ne sachant pas se battre. Ben oui. Quant à Liberty Bell, maintenant que Debbie est productrice, elle attire toute les jalousies… et s’énerve de voir les mauvaises idées de Bash (il veut un animal maintenant) et Sam être appliquées sans qu’elle ne soit consultée alors qu’elle est productrice. Elle les invite à un dîner dont elle exclue spécifiquement Tamee qui le prend forcément mal.

Bash, lui, n’a pas envie que Debbie soit une productrice ; il voulait juste que la star soit heureuse et basta. Ca promet. Tamee l’entend et se pointe donc chez Debbie pour la prévenir que personne d’autre ne viendra. Et c’est donc Tamee qui aide Debbie à être une bonne productrice en lui expliquant qu’elle doit simplement gagner leur respect en étant utile. Grâce à Tamee, elle a donc l’idée d’utiliser des bonbons pour motiver le public – et ça lui gagne le respect des producteurs.

En parallèle, Justine continue de s’occuper du groupe de son mec, et ce n’est pas fou du tout. Au moins, dans cette série, l’acteur a l’opportunité de chanter, pas comme dans Rise. Cela dit, ça se passe plus mal qu’autre chose pour Justine qui se retrouve au milieu d’un combat pendant le concert et dit à Billy d’aller se faire foutre. Blessée, elle essaye de demander à son père de venir la chercher, mais il ne répond bien sûr pas et elle rentre chez lui pour nous proposer une nouvelle scène de galère pour Sam qui s’avère étonnamment ne pas être un si mauvais père quand il s’occupe d’elle.

Et comme j’adore Justine et que j’ai envie que Sam redevient le personnage que j’arrivais à apprécier en saison 1, j’étais plutôt content de leur scène. Sam oblige donc Justine à retourner en cours et à avoir un couvre-feu.

Dans son coin, Ruth apprend à connaître un peu mieux Yolanda qui s’avère lesbienne décomplexée dans les années 80 (surprenant, mais pas mal côté perspective d’intrigues) et elles trouvent ensemble l’idée qui les fera possiblement rejoindre l’épisode suivant de la série : une chorégraphie de danse, parce que Yolanda sait danser.

Tout cela mène aux auditions où les deux catcheuses jouant des vieilles volent l’idée de Beirut et font en sorte de devenir des jumelles maléfiques grâce à des radiations contenues dans un spray, là où Beirut voulait un simple attentat-suicide pour devenir un phénix. Moui.

She-Wolf et Melanie font une choré plus classique, même si Melanie en profite pour faire des piques à Sam qui a rompu avec elle. On enchaîne sur la choré de Ruth et Yolanda qui est une vraie bonne surprise. Bien sûr, ça n’a plus rien à voir avec du catch, mais la choré est géniale et une fois de plus, la vraie surprise vient des actrices qui déchirent.

Bash est plutôt content de ce qui pourrait être une bonne mi-temps, mais bien sûr Sam est contre. Contre toute attente, c’est donc l’avis de Debbie que Bash demande pour avoir le dessus. Ruth réussit donc à intégrer le spectacle, de même que les jumelles maléfiques et le match Debee/Tamee. Malgré tout, Sam ne veut plus voir Ruth qu’il ne supporte plus – j’imagine qu’elle est trop menaçante pour lui à être si douée. Qu’à cela ne tienne, elle reprend son flirt avec Russell, surtout que Yolanda lui a conseillé de se le faire, parce qu’il a largement exprimé son intérêt. Eh ben, Sam, lui, il éteint l’écran où il voit Ruth, et c’est tout.

> Saison 2

Quantico – S03E08

Épisode 8 – Deep Cover – 16/20
Procédural tout ce qu’il ya de plus classique cette semaine pour la série, mais ‘est assez efficace grâce aux relations et dynamiques entre personnages. Il y a aussi un rebondissement que je n’aurais pas cru possible venant d’eux, mais cette saison est définitivement bien plus déprimante que les précédentes, alors j’aurais dû le voir venir.

Saison 3


Spoilers

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I thought I had it all figured out.

Et voilà, comme prévu, Alex est enceinte et on la retrouve sous couverture dans un groupe de parole censé nous faire croire qu’Alex a du mal à gérer sa grossesse… mais bon, désolé chers scénaristes, vous êtes grillés à 150 km, même avec votre Alcooliques Anonymes pour espions. Elle s’attire rapidement l’intérêt d’un homme qui lui propose d’être son parrain, David.

Comme prévu, il s’agit d’une mission : elle doit se rapprocher de David et ça fait trois semaines qu’elle est sous couverture. Ce n’était pas si mal foutu pour une fois, même si toute la présentation de la mission par Owen m’a ennuyé comme jamais (ou comme toujours, du coup, à vous de voir, c’est du procédural et une couverture, on n’a pas vraiment besoin des détails pour savoir ce qu’il se passe). Heureusement, les répliques sont toujours aussi bien travaillées, particulièrement entre Shelby et Alex cette semaine. Il faut dire qu’Alex est enceinte et n’en parle pas à sa meilleure amie.

La couverture emmène ensuite Alex en prison où McQuigg et Ryan sont eux aussi en couverture, en tant que prisonnier et garde, respectivement. Et comme Alex prétend être la copine de McQuigg avec le baiser qui va bien, Ryan est carrément jaloux. C’est tout con, comme d’hab, mais ça passe, comme d’hab aussi. Après tout, on reste pour les personnages et ce genre de scènes ridicules.

En prison, le but est de surveiller un gardien véreux qui passe des deals avec les prisonniers. Pourtant, on enchaîne avec Mike tabassé dans les douches. Ryan est forcé d’intervenir, mais seulement après que des photos de Mike tabassé soient prises. Comment voulez-vous être un bon espion dans un monde où les photos sont permanentes ?

Pour un espion, David n’est pas hyper malin et se laisse balader par Alex dont il pense avoir gagné la confiance sans rien faire. C’est donc pour cela qu’il lui permet de rencontrer Garret King, notre grand méchant de la semaine.

Et il est bon, le petit, à psychanalyser Alex et tenter de lui ouvrir les yeux sur la situation catastrophique et merdique du pays. C’est finalement David qui donne sa mission à Alex, et c’est une mission qui la ferait trahir son pays – contre de l’argent bien sûr. Alex continue donc sa manipulation de manière bien foireuse, mais il paraît que ça fonctionne. Pour la crédibilité, Harry se fait griller sa filature, mais Shelby, encore moins discrète que lui, parvient à découvrir que David surveille toujours son fils ; et les scénaristes nous ramène Alex auprès d’elle – parce que la discrétion ! – histoire de dire qu’elle n’est pas prête à être maman, comme tout le monde.

Cette discrétion inexistante des espionnes est encore plus ridicule que dans une scène qui suit, Alex affirme savoir qu’elle est prise en filature, elle aussi. Cet énième rendez-vous avec David permet à Alex de savoir que son but est d’assassiner un général pour King (bossant lui-même pour la Corée du Nord parce que les scénaristes ne pouvaient pas imaginer que Trump serait le nouveau bestie de la Corée du Nord). Et pour convaincre Alex de faire le job, David lui montre une photo de son « copain » tabassé en prison.

Rapidement, l’équipe met en place un piège pour faire croire à la mort du général, avec Jocelyn et Harry cherchant un corps correspondant à celui du général, Shelby pressant des techniciens et Ryan quittant sa couverture et abandonnant Mike derrière. Le plan se met donc en place et s’organise de telle sorte qu’Alex doit faire passer une balle à deux centimètres de la tête de Ryan. Voilà qui promet.

Une fois que tout est en place et tout le monde en position, la série parvient un fois de plus à délivrer une très bonne scène de mission avec des détails partant en vrille (notamment la télécommunication). C’est toujours dans ces moments-là que Quantico est le plus intéressante, même si on sait bien que de toute façon, les héros vont s’en sortir (on a déjà perdu deux agents en deux épisodes après tout).

Il faut bien nous recaser Jocelyn cette semaine et donc elle est chargée de se rendre compte que le colonel Garret King n’aime pas être interrogé par des sénatrices parce que ce sont des femmes. Il faut être un espion hyper badass pour se rendre compte de ça ? Je signe où, du coup ?

Bon, grâce à ça, Alex sait comment énerver King pour le faire avouer… ou juste pour que sa couverture soit grillée.

Par chance, King ne s’attaque pas à son ventre et essaye seulement de la noyer, alors que le reste de l’équipe est trop occupée à être coincée par une petite grille pour intervenir. Par conséquent, on nous fait vraiment croire à la mort d’Alex : elle reste au fond de la piscine, alors que plus d’une fois, elle s’est échappée de situations bien plus inextricables, mais bon. David n’a pas sa chance : Alex se réveille après quelques flashbacks de toute la saison et un massage cardiaque par Shelby, mais lui se fait tuer par King après s’être rebiffé contre son boss en pensant Alex morte.

Au moins, ça fait de l’action, écoutez. Alex se retrouve dans une ambulance avec Shelby et Jocelyn, et Shelby est bien forcée de dire qu’elle est enceinte… bon. Était enceinte. Oui, elle perd son bébé comme ça – et franchement, juste, pourquoi cette intrigue au juste ? On va nous la mettre à la retraite je sens !

Ryan et Mike arrêtent le garde véreux et c’est un happy end de ce côté. Enfin, côté romance, on continue bien sûr sur le flirt Jocelyn/Owen avec des scènes où la subtilité n’est franchement pas le fort de Jocelyn (ou des scénaristes au choix).

Saison 3

Reverie – S01E05

Épisode 5 – Altum Somnum – 16/20
Le fil rouge est mis de côté cette semaine pour que soit enfin travaillé avec plus d’approfondissement l’ensemble des relations et dynamiques entre les personnages de la série. Après quatre épisodes, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour continuer de nous accrocher et pour que l’on s’attache à ses personnages. C’est bien joué de la part des scénaristes.

> Saison 1

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Do you ever feel like you’re not in your own body?

Tapis de sol posé, crème solaire appliquée, je suis prêt pour voir Reverie, c’est bon ! Et cet épisode commence par un charmant attentat à la bombe dans un immeuble – voilà qui craint. Mara est aussitôt contactée et convoquée par Charlie… et plus particulièrement par Monica, l’investisseur que l’on voit chaque semaine et qui bosse donc pour la Défense. Ainsi donc, Onira Tech est possédée à 30% par l’armée, c’est gênant, quand même.

Qu’importe, ça va permettre à Mara d’avoir sa mission de la semaine, posant la masse de questions éthiques en cinq minutes chrono. Ainsi donc, il n’y a qu’une témoin visuelle ayant survécu à l’attentat et elle n’a que six à dix heures devant elle. Monica a besoin que Mara se rende dans une rêverie forcée pour cette Denise Lang et qu’elle obtienne l’identité de Silas, le terroriste se revendiquant de l’attaque. Et non seulement c’est important d’arrêter Silas pour son crime passé, mais ça l’est aussi pour de futurs attentats à la bombe qu’il aurait déjà prévu.

Il n’empêche que tout le monde est assez frileux de l’implication imprévue de l’armée dans leurs affaires, à commencer par Alexis qui n’apprécie pas du tout que l’armée accède à son code sans qu’on ne la tienne au courant. Ben oui, tu m’étonnes. C’est un cas classique cela dit : inventez quelque chose et l’homme en fera toujours une arme d’une manière ou d’une autre.

Bref, malgré l’avis de Charlie, Mara décide d’accepter la mission (parce qu’on lui a laissé des photos des victimes) et contre leur bonne volonté, Paul et Alexis se mettent aussitôt au travail pour recréer l’immeuble de l’attentat en fonction des caméras de vidéosurveillance. C’est l’une des premières fois qu’on aperçoit un peu le travail de création et, si ça n’a aucune crédibilité scientifique, c’est plutôt intéressant de se concentrer dessus. En plus, pour une fois, le rêveur que Mara rejoint n’a aucune idée d’être en train de rêver : il faut donc que Mara procède comme si elle était en pleine réalité – et c’est moins facile que prévu quand l’icône de sortie est trop visible et quand Mara voit toutes les victimes qu’elle a vu en photo se déplacer bien en vie autour d’elle.

Et pour ne pas aider, Denise sent bien que quelque chose est différent – oh et si elle meurt, on ne sait pas ce qui arrivera à Mara ! Enfin bon, ce n’est pas comme si j’étais inquiet pour elle ; et puis, il y a déjà Charlie pour ça. Celui-ci s’inquiète surtout de voir l’armée se servir de Reverie : ça commence par une bonne action, oui, mais on sait comment ça peut finir.

Finalement, Monica apprend qu’un nouveau vrai problème a émergé : ils pensaient interroger Denise dans ses rêves, mais la vraie Denise était en arrêt maladie, alors Mara ne peut être dans ses rêves. Non, elle est dans les rêves d’Ashley Trent qui, effectivement connaît très bien Silas même quand elle ne voit pas son visage dans la rêverie… bref, c’est une terroriste. C’est con.

Cependant, Mara ne comprend pas comment la femme qu’elle vient de rencontrer dans ses rêves pourrait être une terroriste ; et Alexis refuse de continuer à aider l’armée : elle a fait sa part du travail. Et puis, c’est surtout qu’elle n’aime pas bien recevoir des ordres de la part de Monica. Oui, Alexis, mais il fallait peut-être t’intéresser aux marchés négociés par Charlie pour ta compagnie dans ce cas… Charlie la recadre assez vite et c’est ridicule comme elle paraît être une adolescente en crise. Heureusement que j’ai appris à commencer à vraiment bien l’aimer, sinon, je me serais barré en cours de route, je reconnais.

La série reprend sa critique du téléphone portable et essaye de faire en sorte que Lexi commence à interagir avec les gens autour d’elle, une intrigue pas bien subtile par rapport aux premiers développements qui en étaient fait lors des premiers épisodes. Evidemment, ils se retrouvent à essayer d’interroger Edith, une des amies d’Ashley, qui leur ment de manière évidente avant de se suicider devant eux : elle bossait aussi pour Silas. Ah ben oui, c’est sûr que comme ça Lexi va s’ouvrir au monde, bien joué Charlie.

De son côté, Mara interroge la mère d’Ashley sur le passé de sa fille pour tenter de mieux la comprendre. Et elle n’a pas un passé glorieux, évidemment, avec de la colère emmagasinée et pas gérée. C’est une arme supplémentaire pour Mara qui retourne dans le programme… sous les traits d’Edith. C’est une bonne manière de faire parler Ashley qui culpabilise beaucoup de l’attentat qu’elle pense être en train de commettre. Le problème, c’est qu’elle s’évanouit, mais pas avant d’avoir montré à Mara qu’une porte menait à une forêt.

En en parlant avec Paul, elle se rend compte que le cerveau d’Ashley se créé un refuge, et bien sûr, ce refuge est une cabane dans les bois (n’a-t-elle jamais vu un film d’horreur ?) parce que quand elle était enfant, elle allait souvent là-bas avec son père (par la suite arrêté). Mara comprend donc qu’elle peut influencer Ashley de cette manière.

Elle retourne dans Reverie et y retrouve Ashley au cœur de la forêt. Il serait temps de se dépêcher, en plus, parce qu’ils n’ont toujours aucune piste sérieuse pour la prochaine bombe. Mara choisit d’expliquer toute la vérité à Ashley : la vérité est ce qui a toujours manqué à Ashley. Elle s’avère être une victime de plus de Silas, qui lui avait promis de ne blesser personne. La meuf déclenche une bombe dans un immeuble plein de gens et elle pense que ça ne va blesser personne ? Tu parles d’une victime.

Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’au moins Ashley est une gentille qui peut se racheter avant de mourir. Elle pensait mettre la bombe pour neuf heures plus tard, mais elle s’est rendue compte qu’il ne restait que 45 secondes. Et c’est à peu près tout ce qu’il lui reste comme temps pour dire où est la bombe.

Elle le fait donc et Mara entame un sprint pour se sauver, parce que le « Exitus » ne fonctionne plus. Il fallait bien que ces logos servent à quelque chose à un moment ou un autre. Ashley finit ainsi par sauver plein de vies en empêchant un attentat, mais Silas court toujours. Pas grave, elle a aussi pris le temps de s’assurer que Mara puisse gérer le deuil de sa mère, alors tout va bien.

La fin d’épisode voit Charlie s’occuper de gérer les sentiments de Lexi en lui racontant le premier décès auquel il a assisté, mais Lexi lui rappelle qu’elle a vu d’autres gens mourir avant – probablement Dylan, même si ça pourrait être intéressant qu’il soit encore en vie en cliffhanger de saison 1. Je dis ça, je dis rien.

Pour une fois, l’équipe se retrouve ensuite à boire un verre – l’équipe étant Paul, Charlie, Mara, Monica et même une Lexi qui commence à socialiser. Oh c’est mignon comme scène d’avoir tout le casting réuni comme ça autour de son travail d’équipe, on croirait presque à un happy end.

> Saison 1