The Affair – S04E03

Épisode 3 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.

Saison 4


Spoilers

03

I hope tonight is the start of a long journey.

L’épisode étant sorti en avance sur pas mal de plateforme, j’ai pu le voir dans la nuit et il était largement temps que je fasse ma critique. On reprend encore et toujours dans le futur où Anton essaye de comprendre qui est Alison et fait un bon résumé de la série, nous montrant à quel point c’est du grand n’importe quoi. On découvre en tout cas qu’Alison est encore en contact avec Ben, qui n’a pas de nouvelle d’elle non plus depuis 72h. Ah, et Ben est marié. Bien.

Noah – Un conseil de prof ! Youpi, je me sens dans mon futur, c’est top. On découvre que Janelle, la proviseure, n’est pas très appréciée des autres profs, et particulièrement Megan, la prof de math. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet à Noah de faire remarquer qu’Anton est brillant et devrait être mieux surveillé.

Le seul problème, c’est que ce n’est qu’après ça qu’il découvre qu’Anton est en fait le fils de Janelle, parce que bien sûr, tous les noirs sont de la même famille, on est dans une série, déconnons pas. Bon, passé cette idée un peu abusive et mal introduite, on apprend à cerner mieux Janelle et comprendre pourquoi elle déteste Noah : s’il était noir, il n’aurait jamais pu être rembauché – et on a forcé la main de Janelle pour qu’elle l’embauche. Quelqu’un qui déteste Noah ? Janelle est mon nouveau personnage préféré !

Noah s’excuse donc d’avoir parlé d’Anton en pleine réunion, puis enchaîne avec un cours sur The Waste Land. Comme c’est son point de vue, le cours se passe à merveille, avec des étudiants l’écoutant sagement et un Anton facile à manipuler. Ainsi donc, Noah fait prendre conscience à l’ensemble de sa classe que collectivement, ils ont du pouvoir et sont capables de changer les choses… et ça mène immédiatement à une révolution hyper clichée des élèves qui sortent de cours, puis de l’établissement, pour crier leur désaccord de la direction qui suspend tous les élèves.

C’est complétement surréaliste – convaincre autant de gens de bouger, même s’ils sont déjà énervés, ça prend plus qu’un Anton disant que c’est parti pour la révolution. Rapidement, la protestation collective finit dans la rue et attire la police. Les choses commencent à dégénérer, mais heureusement, Noah est là pour aider la tension à retomber. Il est bien sûr question de problèmes raciaux – Janelle est noire et ça ne l’aide pas à se faire entendre de la police. Heureusement, Noah est là (bis) et gère tout : la police qui relache l’étudiant arrêté, la presse qui questionne une Janelle débordée, tout, tout, tout. Oh, il ne gère pas la colère d’Helen, mais c’est tout, tout le reste, c’est Noah le sauveur quis ‘en charge.

Il sort dans un bar avec ses collègues où il découvre que les journalistes l’érigent en principal comme il a mieux géré les étudiants et les questions qu’elle, et c’est gênant comme tout. Janelle débarque à son tour au bar et personne ne la laisse acheter un verre parmi les profs, la forçant à s’asseoir au bar, seule et abandonnée. Vous le sentez venir ? Yup : heureusement, Noah est là (lol) pour s’occuper d’elle. Il lui achète un second verre puis discute longuement avec elle. Cela nous permet de mieux connaître Janelle, qui rapidement semble commencer à flirter avec lui (pff Noah et son égo), même si c’est assez soft pour qu’on continue de la découvrir et l’apprécier (mais si).

Oh et bien sûr, elle regrette d’être noire et de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut en tant que principale, alors que si elle était un homme blanc comme Noah, elle ferait ce qu’elle veut. Yep. Ce n’est pas faux tout ça, mais Noah s’en contrefout pas al (évidemment) et il parle de choses plus personnelles, comme leurs enfants respectifs.

Pendant ce temps, les collègues de Noah s’embrassent et c’est donc sans surprise que Noah et Janelle font de même peu de temps après. De manière évidente, c’est Janelle qui commence à l’embrasser, hein, parce qu’on est dans les fantasmes permanents de Noah. Elle finit par se détacher de lui, lui rappelant qu’elle est sa boss. Un peu tard pour ça.

Helen – Vik n’a pas de calculs biliaires, mais les scénaristes conservent le mystère sur le diagnostic de la maladie qu’il a évidemment (l’évanouissement fait suite à une grosse perte de poids). Le paradis d’Helen et Vik semble s’être bien assombri entre deux épisodes ; on les retrouve dans une voiture où elle est en larmes et où il refuse de communiquer avec elle.

De retour chez elle, Helen ment à ses enfants, leur disant qu’ils étaient au yoga, mais elle n’est pas prête à les affronter tout à fait. Il faut dire que ce n’est pas facile, avec Stacey qui parle de seconde guerre mondiale et holocauste et Trevor qui est tout content d’avoir le gêne scientifique de Vik. Hum. Par chance, Noah passe prendre ses élèves et ça laisse du temps pour Vik et Helen.

Ils en profitent pour passer du bon temps ensemble, même si le bon temps dure même pas trente secondes. Vik est toujours incapable de parler et veut retourner travailler, puis aller à un gala où il doit recevoir un prix devant ses parents… et il demande donc à Helen de les appeler mais de ne surtout pas parler de la nouvelle qu’ils ont eu à l’hôpital.

Vik ignore complétement sa maladie et continue sa vie comme il veut, mais Helen n’est pas trop d’accord. Ils sont interrompus par Sierra qu’Helen envoie balader bien vite et il finit par lui dire qu’il ne veut pas se soigner – et qu’il veut bien un enfant, aussi.

Helen se rend chez son psy et cette fois, elle a beaucoup à discuter avec lui ; voulant qu’il l’aide à diagnostiquer Vik. Mais ce n’est pas son job, même si le déni de Vik est évident et problématique. Helen refuse de travailler sur elle-même et la série est bien bavarde dans cette scène avec le psy, mais c’est juste passionnant à suivre.

Et Helen est encore plus passionnante face à cette nouvelle crise terrifiante dans sa vie. Déjà qu’elle paniquait quand tout allait bien… Alors qu’elle parle avec son psy des personnes dont l’un et l’autre ne peuvent se passer, elle comprend qu’elle doit ramener Vik à New-York pour qu’il se batte. Elle se rend récupérer les enfants chez un insupportable Noah, puis au gala où elle boit et dépime, ne supportant pas trop le discours de Vik espérant un long futur ou prenant des photos avec son père comme si de rien n’était.

Loin d’écouter son psy lui disant de simplement montrer son amour et son soutien à Vik, Helen prend la décision de parler de l’état de santé à Priya. Celle-ci refuse l’affection de sa belle-fille et décide de quitter le gala en avance, prétextant un mal de crâne. Helen ne comprend pas comment cette mère peut abandonner son fils comme ça et insiste, révélant qu’il a un cancer à un stade déjà trop avancé –il a besoin d’un traitement.

Cette fois, Vik entend Helen le trahir, mais il ne lui dit rien, parlant simplement à sa mère qui s’en va malgré tout, lui disant qu’il trouvera un moyen. Sur le trajet du retour, Vik refuse toujours de parler à Helen, mais il n’a plus trop le choix. Il se gare et passe ses nerfs sur Helen, mais leur vision du monde est bien trop différente cette fois. Elle reproche à toute la famille de Vik d’être dans le déni – et ma foi, elle n’a pas tort – et celui-ci s’énerve, avec raison d’une certaine manière, mais aussi avec beaucoup de torts.

Il lui rappelle finalement qu’il est médecin et quil sait parfaitement qu’il n’y a aucun espoir possible avec le cancer du pancréas – et il reconnaît aussi qu’il va mourir, à voix haute, pour la première fois. Il refuse de vendre un faux espoir à Helen ; et il voulait une soirée heureuse pour ses parents, qu’Helen a gâché. Elle peut toujours lui faire un enfant, cela dit, parce que ça aussi il le veut (mais elle non, bien sûr).

Quelle angoisse cet épisode ! J’adore Vik, je n’ai pas envie qu’il meure ; et je n’ai pas envie de subir tout ça, mais ouais, cet épisode était fou et fini avec Helen envisageant sérieusement de refaire un enfant. Et bah !

Saison 4

Vus cette semaine #26

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

Westworld – S02E10 – The Passenger – 20/20
Ah. C’est fini pour cette saison, sur un épisode qui m’a retourné le cerveau au moins deux fois (au moins ça le remet en place) et dont je ne suis pas sûr d’avoir compris tous les sous-entendus et toutes les scènes. Excellent, tout simplement, avec juste ce qu’il faut de révélations pour continuer à se poser des questions et avoir besoin, je crois, de tout revoir au moins une fois pour suivre. Et puis, comme toute bonne fin de saison, certains sacrifices sont faits en cours de route, alors les émotions étaient là aussi.
The Affair – S04E01 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.
The Affair – S04E02 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !

Mardi

Preacher – S03E01 – Angelsville – 16/20
Un retour digne de la série, où les trois quarts de ce que l’on voit semble n’avoir aucun sens, mais où tout le monde agit comme s’ils suivaient une logique évidente. Les choses avancent, pour résoudre le cliffhanger de la saison précédente principalement, nous perdent, nous retrouvent, sont what the fuck et finalement, finalement !, ça constitue un épisode réussi. Incroyable, il n’y a que Preacher pour réussir à pondre de tels épisodes.
Salvation – S02E01 – Fall Out – 14/20
Au moins, la série sait comment avancer vite. Le rythme de cet épisode est excellent et permet de ne pas faire trop attention aux multiples incohérences du scénario. J’ai pris le parti d’en rire et j’ai donc passé un excellent moment – la série est en train de se transformer en comédie malgré elle. Franchement, c’est totalement tiré par les cheveux et n’a plus la moindre once de crédibilité… mais la série a ce petit truc en plus qui me fait rester, parce que c’est drôle quand même.

Mercredi

Younger – S05E04 – The Talented Mr. Ridley – 16/20
Bien que l’épisode soit plutôt bon et les gags efficaces, j’ai trouvé que, comme bien souvent avec cette série, les différentes intrigues s’enchaînaient plutôt mal. On a l’impression souvent que la série passe du coq à l’âne et que certaines scènes ne sont là que pour combler du temps d’épisode, sans servir à grand-chose. Tant que ça ne l’empêche pas d’être marrante, cela dit…
The 100 – S05E08 – How We Get to Peace – 19/20
Je surnote légèrement l’épisode parce que je n’ai pas du tout vu venir une bonne partie de ses twists, mais pourtant, il prend bien le temps de les mettre en place progressivement tout au long de l’épisode. Cette saison 5 est exceptionnellement bien écrite, et les frissons étaient une fois de plus au rendez-vous pour cet épisode !

Jeudi

Reverie – S01E05 – Altum Somnum – 16/20
Le fil rouge est mis de côté cette semaine pour que soit enfin travaillé avec plus d’approfondissement l’ensemble des relations et dynamiques entre les personnages de la série. Après quatre épisodes, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour continuer de nous accrocher et pour que l’on s’attache à ses personnages. C’est bien joué de la part des scénaristes.
Colony – S03E09 – The Big Empty – 19/20
J’espérais un épisode prenant, mais je n’en attendais pas tant. Ces quarante minutes sont passées, malgré l’heure tardive de visionnage, en un clin d’œil, vraiment. Quelques révélations pleuvent dans cet épisode qui prend aussi le temps d’aborder de plein fouet certaines émotions et certaines conséquences des épisodes passés. Ah oui, le Grand Vide, évidemment, j’aurais pu m’en douter avec ce titre !

Vendredi

Glow – S02E01 – Viking Funeral – 19/20
Un excellent retour parfaitement géré pour la série, avec tout ce qu’il fallait de fun et de bonnes répliques. En fait, c’était même mieux que dans mon souvenir et la série ne s’est pas privée de quelques scènes pour aussi développer les personnages et permettre de bons rebondissements inattendus tout au long de l’épisode… tout en gardant son ton féministe, son ambiance des années 80, son humour tranchant… bref, j’adore cette reprise.
Glow – S02E02 – Candy of the Year – 17/20
Un deuxième épisode qui ralentit un peu le rythme, tout en faisant déjà tourner les personnages mis en avant. La série repart sur le schéma de la saison 1, mais désormais qu’elle met en scène le tournage d’une série, elle perd quelques longueurs du format de la saison 1 pour être encore plus survitaminée. Rien à redire.
Glow – S02E03 – Concerned Women of America – 16/20
La série poursuit cette saison en exploitant ses bonnes bases et en rouvrant d’anciennes storylines que je pensais conclues pour plus longtemps que ça. Même si un peu moins marrant, cet épisode permet de passer du temps avec des personnages que j’apprécie vraiment beaucoup, alors j’en tire surtout du positif.
Glow – S02E04 – Mother of all Matches – 17/20
Le début de l’épisode me laissait mitigé en ne se concentrant que sur deux personnages et en étant pas excellent, mais le milieu le rattrape largement en plongeant enfin à fond dans le catch, le vrai, et sans ignorer pour autant de développer les personnages et la série dans la série. Perfect combo, vraiment, avec une jolie avancée pour les personnages au cœur de cet épisode.

Samedi

 Quantico – S03E08 – Deep Cover – 16/20
Procédural tout ce qu’il ya de plus classique cette semaine pour la série, mais ‘est assez efficace grâce aux relations et dynamiques entre personnages. Il y a aussi un rebondissement que je n’aurais pas cru possible venant d’eux, mais cette saison est définitivement bien plus déprimante que les précédentes, alors j’aurais dû le voir venir.
12 Monkeys – S04E07 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !
12 Monkeys – S04E08 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.
12 Monkeys – S04E09 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?

Rattrapage

The Bold Type – S01E03 – The Woman Behind the Clothes – 18/20
La série continue d’aborder des sujets d’actualité (et oui, même un an après, la série ne perd rien de sa fraîcheur) et le fait avec beaucoup de justesse, tout en rendant ses personnages attachants – même Sutton avec laquelle j’avais du mal dans les premiers épisodes. Si c’est par moment un peu trop gentil pour être tout à fait réaliste, je trouve que ça fonctionne très bien, et le coup de cœur se confirme.
The Bold Type – S01E04 – If You Can’t Do It with Feeling – 16/20
La série perd quelque peu en crédibilité dans cet épisode et va très vite dans plusieurs de ses intrigues, ce qui lui vaut ces quelques points de moins, mais dans l’ensemble, ça reste hyper solide et bien trop intéressant. Ces personnages apportent un point de vue rafraîchissant et pas assez… vu dans les séries, alors je suis content de m’être enfin motivé à la regarder.

 Challenge Arrowverse

Je vous jure que l’intention y est…

> Vus en 2018

Glow – S02E03-04

Épisode 3 – Concerned Women of America – 16/20
La série poursuit cette saison en exploitant ses bonnes bases et en rouvrant d’anciennes storylines que je pensais conclues pour plus longtemps que ça. Même si un peu moins marrant, cet épisode permet de passer du temps avec des personnages que j’apprécie vraiment beaucoup, alors j’en tire surtout du positif.

> Saison 2


Spoilers

03

A baby could destroy my future.

Contre toute attente, on retrouve Cherry sur le plateau de sa nouvelle série où le tournage ne se déroule pas à merveille pour elle. Elle a du mal à apprendre ses lignes et même quand elle les connaît, elle oublie de… les jouer. C’est fou comme on voit l’actrice être capable de mal jouer quand elle est dans ce personnage alors qu’on la retrouve la scène suivante en larmes de devoir se lisser les cheveux.

Et malgré tout ça, elle est sur le point d’être virée au point que son mec vient chercher Sam pour avoir de l’aide dans la gestion d’une Cherry qui est au bord de la crise de nerfs. Quand elle voit les rushs, elle comprend qu’elle est mauvaise actrice et s’arrange avec Sam pour ne pas être virée.

À la place, Sam appelle les producteurs de sa série et pitche « Good as Gold » (un téléfilm sorti en 1986, tiens, tiens) pour qu’ils aient une excuse de se débarrasser de Cherry et qu’elle rejoigne de nouveau le casting de Glow. C’en est fini des rêves de grandeur de Cherry… Triste, mais bien mené.

Sinon, Glen débarque dans le bureau de Sam pour annoncer aux producteurs de la série (et ça inclut Debbie, ce qui est plutôt génial car je l’aime dans ce nouveau rôle) que Glow ne plaît pas à un lobby, les « Concerned Women of America », jugeant la série trop sexy. Ils sont donc missionnés à l’écriture d’un message de prévention.

Pendant ce temps, Ruth a de nouveau droit de gérer un Russell insistant l’invitant à un rencard, qu’elle accepte cette fois parce qu’après tout elle est attirée aussi et que son seul blocage est qu’ils travaillent ensemble. Ils sont interrompus par Debbie qui se plaint à Ruth de son nouveau devoir de scénariste. Comme toujours, Ruth se propose de l’aider.

Et si c’est déjà une mauvaise idée sur le papier, ça empire quand le sujet choisi par Debbie est… les grossesses non voulues. Bon, Ruth ne laisse pas trop paraître son mal-être et parvient à se sauver la face. N’empêche que le script est finalement rédigé par She-Wolf.

Même si Justine est bel et bien de retour à l’école, elle est embauchée par Debbie pour jouer l’ado risquant de tomber enceinte, alors que Carmen prend le rôle du bébé. Le spot est plutôt réussi est bien marrant, mais Debbie prend l’enregistrement trop au sérieux. Elle n’a pas trop envie de rentrer chez elle et ça se sent, et elle ruine au passage le rencard de Ruth et Russell.

Cette dernière est forcée d’expliquer à Russell qu’elle et Debbie sont des femmes ambitieuses et qu’il ferait mieux de s’adapter à ça. Sympa. La toute fin d’épisode voit quand même Debbie être de nouveau une garce avec Ruth qui a bien cerné sa meilleure amie et son envie d’être le plus loin de chez elle : elle lui fait comprendre qu’elle savait très bien qu’elle avait un rencard de prévu, mais qu’elle n’en avait rien à faire de lui faire rater – avant de se précipiter chez elle pour libérer sa babysitter.

Enfin, Melanie a des maux de ventre, et ça fait un sujet d’intrigue pour l’épisode – ça et le manque de sexe de l’ensemble du casting. Ce n’était pas bien dingue, même s’il y avait quelques bons gags, OK.


Épisode 4 – Mother of all Matches – 17/20
Le début de l’épisode me laissait mitigé en ne se concentrant que sur deux personnages et en étant pas excellent, mais le milieu le rattrape largement en plongeant enfin à fond dans le catch, le vrai, et sans ignorer pour autant de développer les personnages et la série dans la série. Perfect combo, vraiment, avec une jolie avancée pour les personnages au cœur de cet épisode.

> Saison 2


04

Get a job! Get a job! Get a job!

L’intro de l’épisode est on ne peut plus claire : cet épisode verra le match Liberty Bell/Welfare Queen, et c’est plutôt marrant. L’épisode se centre donc sur Debbie et Tamme. Cette dernière rend visite à Ernest, son fils, qui est désormais à l’université. Si elle est méga fière de son fils, elle n’ose pas lui dire qu’elle a un nouveau job… jusqu’à ce que quelqu’un la reconnaisse et lui force la main.

Dès lors, son fils a peur que sa mère se fasse exploiter et décide de retourner à Los Angeles avec elle pour l’aider et vérifier qu’elle va bien avec ce nouveau job. C’est donc lui qui conduit sur le trajet du retour, et Welfare Queen stresse d’avoir l’avis de son fils.

De son côté, Debbie dépose Randy, son fils, à la crèche et rentre se préparer et réviser ses répliques. Malheureusement, sa préparation est interrompue par Susan, la nouvelle secrétaire de son ex-mari, qui lui demande le modèle de son lit pour racheter le même à son boss. Oh. Debbie raccroche au nez de Susan et décide de vendre le lit, puis de vendre tout le reste de ses meubles, pour 5 dollars. Elle est en pleine crise de nerfs, donc, et il est sûr qu’elle se mordra les doigts rapidement pour ces décisions-là.

Et ça ne tarde pas à arriver quand elle comprend qu’elle a oublié d’aller chercher son fils… Ainsi donc, Tamme et Debbie sont de superbe humeur pour leur combat qui occupe beaucoup de temps de l’épisode… et c’est tant mieux. Le spectacle fonctionne à merveille avec des personnages hyper stéréotypés et drôles, avec Bash qui fait du placement produit, avec Tamme qui se rend compte que son fils désapprouve ce qu’elle fait, avec un combat de catch rythmé et réussi. C’est le premier vrai combat complet de la saison – et même de la série, au point où on en est, et il fonctionne très bien.

Ainsi donc, Liberty Bell récupère enfin la couronne en battant Welfare Queen, mais malheureusement, elle grille son capital sympathie en voulant la forcer à prendre un job et en poussant la foule à humilier Welfare Queen. C’en est trop pour Tamme qui sait que son fils regarde : elle craque et s’enfuit en pleurant.

L’ambiance retombe immédiatement, mais heureusement, Ruth passe par là, encore en costume de son match contre Carmen. Elle décide d’agir et improvise comme elle peut pour ramener l’ambiance, ayant de nouveau la meilleure des idées : elle repère une petite fille déguisée en Liberty Bell dans le public et l’utilise pour faire croire qu’elle enlève la fille de Liberty Bell. Voilà qui ramène aussitôt de la sympathie à la jolie blonde et remotive le public par rapport aux spectacles.

Il n’empêche qu’il faut encore que Tamme se confronte à son fils, vraiment pas à l’aise par rapport à ce qu’il vient de voir… Et pourtant, il se dit surtout impressionné de la force physique de sa mère et, même si le spectacle était offensant, il n’a pas envie d’en vouloir à sa mère.

Debbie rentre quant à elle chez elle pour tomber sur Mark qui découvre que la maison est totalement vide… Il voulait simplement que Randy se sente à l’aise dans sa deuxième maison, parce qu’il va avoir deux maisons maintenant. Le pauvre est bon pour être perdu cela dit, puisque sa première maison est vide désormais – à l’exception de sa chambre bien sûr, parce que Debbie n’est pas complétement dingue non plus. Ouf.

> Saison 2

12 Monkeys – S04E07-09

Épisode 7 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !

Saison 4


07

And you call yourself a witness?

Quelle journée encore ! Je n’avance à rien en ce moment avec les grandes chaleurs. C’est donc à pas d’heure hier soir que je me suis décidé à lancer ces trois épisodes – d’avance, je m’excuse pour les fautes, plus je suis fatigué, plus il y a de chances que j’en laisse passer ! Bref, le titre de cet épisode ne me dit rien qui vaille, parce que le groupe de Jennifer n’a jamais été mon préféré, surtout qu’elles ne servaient souvent qu’à se faire tuer.

Et pourtant, le parallèle du début d’épisode entre Emma (la fille du témoin) et Hannah m’a tout de suite énormément plu. Il est question de leur naissance, de leur éducation… Un beau résumé des deux personnages, donc, et de la série au passage. C’était aussi simple qu’efficace, et ça me rappelle certains résumés de The Magicians qui étaient parfois intégré à l’épisode comme ça. En tout cas, les choses sont claires pour cet épisode : Emma et Hannah ont tout qui les opposent, mais toutes les deux agissent pour leurs mères, qui sont justement sur le point de se rencontrer une nouvelle fois – sachant que la dernière fois Olivia avait poignardé Katarina…

Le Témoin se rend immédiatement compte que Katarina est en train de mourir, mais qu’importe, elle veut surtout interroger Jones et savoir où se cache l’arme qui pourrait la renverser. La torture est attendue, et Katarina finit dans la cellule de Deacon.

Au QG et en 2043, Cole s’énerve d’être impuissant vis-à-vis de Jones et de ne pas pouvoir se rendre en 1491, mais Cassie dit qu’il faut simplement faire confiance à Jones. C’est un peu simple, mais on a autre chose à faire que rester à les suivre, alors next.

De son côté, Emma débarque auprès de sa mère pour leur dire que leur plan se prépare bien. Olivia est une mère atroce, plus encore que ne l’était sa propre mère, ça promet. Le Témoin décide alors d’aller assister aux informations que Jones connaît : elle se projette dans le temps avec son esprit, parce que oui, elle sait faire ça apparemment – mais c’est douloureux pour Jones.

Celle-ci est secourue par Cole qui débarque avec la machine de son fils et commence à expérimenter de nouveaux troubles à cause de sa maladie radioactive. Elle est ainsi interrogée ensuite par Cassie au QG, puis par Cole, puis elle retrouve Jennifer racontant l’histoire et il m’est apparu de plus en plus évident qu’elle était encore coincée par Olivia.

C’est effectivement le cas : elle lui fait avoir des visions d’Hannah, et c’est la goutte d’eau pour Katarina qui comprend qu’elle est manipulée. Dès lors, elle tente d’aller dans la tête d’Olivia pour prendre le dessus, mais celle-ci ne se laisse pas faire et sait désormais comment atteindre Katarina : en s’occupant d’Hannah. Elle charge Emma de finir au plus vite Titan, s’avérant de plus en plus tyrannique et cruelle envers sa fille, qui craque.

Elle est particulièrement choquée de découvrir que sa mère torture ensuite Katarina en tuant devant elle un nombre incalculable de fois Hannah. Oh, pas la vraie Hannah bien sûr, mais ça reste de la torture, et une torture qui fonctionne : Katarina donne l’information de l’arme cachée en 1491. Oui, mais c’était en fait son plan depuis le départ : Titan se rend en 1491 avec Jones dedans, ce qui fait qu’au QG en 2043, ils peuvent désormais la suivre.

Tout ça n’est pas si simple : le scientifique, Adler, les avertit qu’ils resteront possiblement bloqués en 1491, et ce n’est pas très motivant. Cole, Cassie et Jennifer décident d’y aller et, en même temps, ils savent bien qu’ils ne resteront pas bloqués : on a vu un Cole du futur ; on a vu Jennifer vieille mourir en 2046 ; on a vu Cassie mourir en 2019 (bon, j’ai un doute sur la date j’avoue ?)… tout va bien quoi.

À moins qu’ils ne brisent d’une manière ou d’une autre le temps. Jennifer décide de se rendre en premier en 1491, parce qu’il y a un risque à se transporter si loin dans le passé… et effectivement, ça paraît hyper douloureux. En plus, Adler la perd dans le temps, ne pouvant confirmer qu’elle est arrivée dans le passé. Par chance, la Jennifer plus vieille rend une visite totalement improbable au QG au même moment et confirme qu’elle est bien arrivée à l’époque médiévale, mais qu’elle a des soucis là-bas. Elle demande aussi à Adler de réparer la machine du fils d’Athan.

Jennifer plus vieille a quelques flashbacks de l’époque médiévale, mais le plus intéressant est que Deacon en a lui aussi, et le même ; quand Jones essaye de le convaincre de s’enfuir.

Au milieu de tout ça, on retrouve également Hannah découvrant l’Emerson, les portables et un certain Bryan, le barman, qui est bien parti pour la draguer. Eh oui, un flashback nous révèle que Katarina a envoyé Hannah en 2007, où elle lui demande de découvrir la vie et d’ouvrir une enveloppe deux ans plus tard, le 8 mars 2009.

Les deux années passent, forcément, et elle finit par ne pas vouloir ouvrir l’enveloppe de sa mère pour passer du bon temps avec Bryan (oh, et elle a aussi des amies). Malheureusement, ses réflexes passés la rattrapent et elle tabasse deux types qui voulaient s’en prendre à eux. Elle rentre en pleurant dans sa chambre, alors que de son côté Emma envisage de se suicider.

La mission que Jones propose à Hannah ? Retrouver Marion Woods, la mère de Cole. Rien que ça. Elle sait où le trouver et heureusement, c’est le 8 mars au soir, lors d’une fusillade, que Marion se fait remarquer par un journal. L’identité de Marion, la mère de James, est ainsi révélée, et il s’agit… d’Emma. Plutôt que de se suicider, elle a choisi de vivre sa vie dans le passé. Olivia ne l’entend pas de cette oreille et veut la faire tuer, d’où la fusillade. Hannah l’en sauve, compromettant au passage son chemin de retour.

Dans le futur, Olivia remercie Katarina de lui avoir confirmé que Deacon était un traître (mais elle continue quand même de se servir de lui !) alors que Cassie et Cole se rendent au Moyen-Âge. Oh lala !


Épisode 8 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.

Saison 4


08

You’re simply a fool draped in metal.

Cet épisode démarre en 1491, rien que ça, avec un primaire qui se flagelle, ne supportant plus d’entendre des voix dans sa tête. Oh, bah ma foi, oui, pourquoi pas. C’est un peu extrême tout ça monsieur, quand même. Le pauvre n’est pas au bout de ses peines : il voit ensuite apparaître Titan alors qu’il dessinait un singe avec son sang et rencontre le témoin. Rien. Que. Ça.

L’homme s’appelle Andrus (ça, c’est fort de fruit) et n’est pas un primaire comme les autres, puisqu’il a tourné le dos à son groupe. Il reconnaît le Témoin et s’agenouille devant elle, parce qu’elle lui promet de mettre fin aux voix dans sa tête en tuant les autres primaires qui parlent dans sa tête.

En 2043, Adler tente de réparer la machine d’Athan malgré les interruptions constantes de Jennifer plus âgée. Celle-ci a une nouvelle vision de l’époque médiévale, saigne du nez et lui demande de se dépêcher.

Il faut dire que de son côté, la Jennifer plus jeune se réveille de son voyage dans… une porcherie. La pauvre. Elle se débrouille pour oublier son pistolet dedans et s’est encore arrangée pour débarquer avec des habits dignes de son temps, du genre une mini-jupe. Non, mais attendez, je ne suis pas historien, mais quand même, ils peuvent pas faire un minimum d’effort avant de voyager ?

Jennifer est rapidement repérée et c’est sans la moindre surprise qu’elle est rapidement considérée et arrêtée comme sorcière. Et encore, j’aurais cru que ce serait plus rapide que ça, là, la série prend le temps de lui faire voir le singe et c’est quand elle le reconnaît qu’elle est prise pour une sorcière et est enfermée.

Par chance, Chorus, une petite fille qui est aussi une Primaire la libère. Rapidement, elles sont de nouveau coincées par les villageois, mais ceux-ci ne font pas le poids face… aux armes de Cassie et Cole. Ben oui, utilisez des flingues au Moyen-Âge les gars, vous avez raison, ça ne peut que bien finir tout ça. Chorus les dirige tous les trois vers la maison de son père, Nicodemus, surtout par ce qu’elle a reconnu James et sait désormais qu’elle peut leur faire confiance. Pratique, cette histoire de primaire, pour gagner du temps.

Quant à Andrus, il débarque au village juste trop tard pour les capturer. Il ramène à Olivia un homme du village qu’elle exécute quand il la traite de prostituée à cause de son armure. Ben oui, on est en 1491, les femmes, c’est pas trop bien vu, quoi. Bon, ce n’est pas très grave, Andrus est un primaire et peut avoir des visions les aidant dans leurs quêtes.

Le groupe se dirige donc vers chez Nicodemus, qui vit dans un château où ils retrouvent des hommes de Titan. Cela dit, ceux-ci sont déjà morts parce que Deacon les a tués. Eh oui, il est arrivé en premier chez Nicodemus : pour trouver une arme, rien de tel que de se rendre chez un inventeur. Si Deacon est le bienvenue chez lui, Nicodemus ne voit pas d’un bon œil l’arrivée des trois autres inconnus, et il veut parler à Chorus avant de les accueillir.

Dans l’attente, Deacon offre son couteau à Jennifer, une scène que l’on avait vu les hanter dans l’épisode précédent. Cela ne sent pas bon, quand même. On enchaîne vite, cependant, et Chorus révèle à Jennifer qu’elle est toujours primaire : les voix se sont arrêtées car le Témoin les écoutait. Pour compenser, ils ont donc envoyé l’artefact à Jennifer, et la cloche récupérée par James est une clé pour son arme créée par les autres Primaires.

Ceux-ci sont attaqués par Andrus et le Témoin., comme nous l’avions vu dans le premier épisode de cette saison, mais la scène est un peu plus longue cette fois : on découvre que le chef des 12 primaires nargue bien Olivia, qui finit par le brûler – et tous les brûler – dans l’espoir qu’ils donnent l’emplacement de l’arme à Andrus dans leur souffrance. Et ça fonctionne. Pendant ce temps, James et Cassie obtiennent enfin les informations qu’ils veulent : l’arme a pour but d’anéantir le Témoin en effaçant son existence.

Comme dans le premier épisode, Chorus souffre d’entendre les primaires brûler et se voit confier l’artefact par son père, qui emmène tout le monde chercher l’arme dans une cathédrale abandonnée contenant… un calice ? Est-ce qu’on est en pleine quête du graal ?

Non, bien sûr : la clé résonne, allume les torches et révèle que derrière le calice se trouve… une machine. Quant à ce que j’ai cru être un calice, c’était simplement la cloche d’origine. Ils sont donc en présence d’un paradoxe et il faut faire sonner la cloche en déclenchant le paradoxe. Alors que Titan approche, Jennifer n’hésite pas une seule seconde et enclenche le paradoxe, alors que Nicodomus se fait tuer par Andrus.

S’ensuit un bon gros moment de « what the fuck is happening ?” où le paradoxe ne fait pas grand-chose et où personne ne voyage dans le temps, contrairement à ce qu’ils espéraient. Oh, Andrus essaye bien, mais il en est empêché par Cassie. Tous deux obtiennent une mèche blanche au passage, mais ça n’empêche pas les héros d’être arrêtés par le Témoin – et réunis avec Katarina.

Le Témoin a pour but de tous les décapiter et veut commencer par James, mais Deacon est tellement insupportable que c’est le premier sacrifié. On l’a vu venir dès l’épisode précédent et encore plus avec le don du couteau. Ses derniers mots sont donc qu’il est content d’avoir fait ce qu’il a fait, et qu’il le referait pour eux tous – sa famille en soit. Et voilà donc comment l’on perd définitivement Deacon. C’était une belle fin pour le personnage, mais purée, c’était sanglant et inutilement gore cette lame qui le décapite devant tout le monde.

C’est ensuite au tour de Cole d’être décapité, mais sans surprise, la machine d’Athan lui apparaît et il s’en sert pour se téléporter et sauver tout le monde. Il tue Andrus et voudrait retourner chercher le corps de Deacon, mais il n’en a pas l’occasion : Olivia se sert de Titan pour créer un paradoxe et supprimer du temps la machine qui devait faire voyager Cole on ne sait où et le corps de Deacon. Plus de Deacon, plus de plan pour stopper le Témoin et seulement trois épisodes restants, autant dire que le retour de l’équipe en 2043 est… violent.

Jennifer est aussi confrontée à son moi futur qui lui révèle qu’elle ne savait pas ce qui allait se passer – puis qui savait. Avec le paradoxe, elle avait probablement oublié ce qui est arrivé à Deacon, c’est tout ce que j’en comprends, même si ça n’a pas trop de sens. Elle offre aussi une craie à Jennifer qui s’en sert pour reproduire les étranges symboles vus au Moyen-Âge.

Et sinon, en 2009, Hannah emmène Emma à l’Emerson où les deux apprennent l’identité de leurs mères respectives. Aussitôt, Hannah comprend qu’elles doivent fuir, mais pas avant qu’Emma ne lui explique tout ce qui arrive : le Témoin veut créer un paradoxe avec Titan pour la création de la forêt rouge. Rien de bien nouveau, mais cette fois on sait que plus rien ne peut arrêter Olivia. Eh oui, cette fois, ça y est : Titan est complété à 100%.

Et tout ça, bien sûr, au son d’une reprise de Don’t you forget about me, la chanson liée à Deacon dans la série depuis un moment déjà. Oh, tristesse !


Épisode 9 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?

Saison 4


09

Either 7 billions people die today… or everyone dies forever.

La dépression est totale pour ce début d’épisode où tout le monde sait bien qu’ils ont perdu et où Jennifer continue de dessiner avec sa craie jaune et finit la main en sang. Elle est retrouvée par une Cassie inquiète de ce qui lui arrive – mais Jennifer avait dit en saison 1 à Cole que s’il lui donnait du jaune, elle pourrait dessiner le monde. Et c’est ce qu’elle a fait. Wow.

De manière improbable, la perte de Deacon rapproche Jennifer et Cassie. Il aurait presque fallu que ça arrive plus vite. Cassie tente d’avoir des réponses de Jennifer, mais elle est de nouveau cryptique, lui disant de chercher le centre. Elle finit par comprendre qu’il s’agit d’une spirale.

Partant de là et avec l’aide d’Adler et Katarina, le groupe comprend que la spirale est en fait le code permettant de créer une machine et de donner une date où aller – la fameuse date où devait aller Cole avec la machine détruite de l’épisode précédent, à la fin, au début, quelque part (bon, le titre de l’épisode final étant « The Beginning », il ira a priori au début… purée, la fin de la série se rapproche tellement – et maintenant, il a récupéré sa machine du « futur asshole »). Bref, il n’y a plus qu’à !

Et ils le font vite : la spirale indique toutes les dates des voyages dans le temps de Cole depuis le début de la série, mais en rajoute une : le 3 avril 2018 à l’aéroport de New-York, deux jours avant le début du virus qui tuera tout le monde (eh ! du coup, on a survécu les amis, bonne nouvelle !). La série ne perd vraiment pas de temps dans cet épisode et nous emmène donc dans le passé une fois de plus.

Toutefois, ils arrivent trop tard à l’aéroport où le virus est déjà répandu par le Tall Man. Bon, ça sent clairement le manque de budget pour réserver l’aéroport JFK ça, mais Cole et Cassie retourne dans le futur où ils prennent la décision de subtiliser la fiole du virus avant qu’il ne la récupère pour exposer le monde.

Et tout ceci nous ramène à la Night Room des débuts de la série, où ils trouvent le virus et décident… de le ramener à l’Emerson où les attend sagement Hannah, qui a attendu neuf ans pour les retrouver, ne voulant pas risquer de détruire autre chose dans leur passé. Elle leur raconte donc ce qui lui est arrivé en 2009.

En 2009, dans cette même chambre de l’Emerson, Emma est en pleine dépression car il ne peut plus y avoir de fin, mais Hannah lui révèle qu’elle aura un fils, James Cole, qui aura pour mission de sauver le monde ; et donc de finir tout ça. Elles décident de se rendre auprès de Katarina et Eliot pour obtenir de l’aide… mais ce ne peut pas être si simple. Hannah devrait pourtant savoir que sa mère ne savait pas qu’elle n’existait pas : des hommes d’Olivia les retrouvent et provoquent un accident…

Qui mènent Hannah et Emma dans leur fuite… droit à la caravane du père de James. Voilà donc qui est clair pour la maternité d’Emma, zut, zut, zut, j’étais sûr que ce serait Jennifer.

Bon, qu’importe, je n’ai pas eu le temps de digérer l’information qu’Hannah a très bien réexpliqué pour la énième fois le concept de forêt rouge qui détruit le temps et qui fait de toutes les journées ayant jamais existé la dernière journée de la Terre. Le voyage dans le temps est la cause et la conséquence de toute la série ; mais une fois que Titan est activé, Olivia se trouve hors du temps et arrêter le virus ne peut plus l’arrêter elle.

La mission de Cole et Cassie est donc vaine : détruire le virus n’est pas la solution pour stopper Olivia, qui a déjà commencé à détruire le monde – ce que l’on sait d’autant plus qu’on la voit faire et que les capteurs en 2043 l’indique clairement. Non, la seule arme qu’il leur reste pour l’arrêter est la machine à voyager dans le temps, sauf que pour exister, la machine à voyager dans le temps a besoin… du virus. Oh ces frissons : c’est à Cassie et Cole de lancer le virus qu’ils viennent de passer quatre saisons à vouloir éradiquer par tous les moyens. C’est un ultime coup vicieux de la part des scénaristes (quoique sûrement pas le dernier !) que j’aurais dû voir venir, et que j’avais théorisé à une époque (en saison 2 ? En saison 3 ?) pour mieux oublier avec le temps. Oh non, c’est si triste.

Cassie refuse, mais James résume bien les choses : c’est soit ça, soit tuer tout le monde pour toujours. Hannah en profite aussi pour raconter à Cole tout ce qu’elle sait sur Emma, mais tout ce qu’elle sait, ce n’est pas grand-chose et c’est hyper cryptique. En échange, Cole lui donne la possibilité de retourner dans le futur.

Et puis, ils se rendent à l’aéroport pour lancer le virus, ce qui est bien atroce ; mais ils sont loin de se douter que le Témoin est là aussi, possédant un à un tous ses hommes, avec pour intention de tuer Cole.

Ce dernier propose à Cassie de lancer le virus, mais il se fait tirer dessus par un garde possédé par le Témoin. Contre toute attente, Hannah surgit de nulle part pour sauver la vie de son fils et se prend la balle. Oui, le discours cryptique d’Hannah s’explique par le fait que c’est elle la mère de Cole, et pas Emma. Purée, ils m’auront baladé avec l’identité de cette mère. James est donc le petit-fils de Katarina, Athan son arrière-petit-fils, on pouvait difficilement faire plus tordu, mais les voilà tous de la même famille. Sauf Jennifer, décidément !

D’ailleurs, en 2043, Jennifer fait remarquer aux deux scientifiques que ça n’a aucun sens de donner toutes les dates des voyages de Cole alors qu’ils n’en avaient besoin que d’une. Jones s’effondre au moment où elle est sur une piste pour comprendre ce que voulaient les primaires. Quand elle se réveille, elle finit par remettre en place les morceaux avec l’aide d’Adler : la spirale contient toutes les dates de voyage de Cole uniquement, parce que la machine de l’épisode précédent avait pour but d’effacer James Cole, rien que ça.

Jones comprend qu’Hannah est responsable de tout ça – et donc qu’elle-même l’est. Le problème auquel ils sont confrontés à toujours été un problème provoqué par les voyages dans le temps, et maintenant, Katarina comprend que c’est Cole le problème ; ce qui signifie que sa mère est une voyageuse. Et comme Hannah avait pour mission de trouver cette étrange Marion…

Elle en a pris la place, tout simplement, et elle le révèle à Cole dans ses derniers instants. Cassie assiste impuissante à la scène de panique et après un rapide échange avec le Tall Man, elle est assaillie de toutes les images de mort provoquées par le virus. Il n’empêche qu’elle décide de lâcher la fiole, parce que c’est ce qu’elle doit faire – et comme elle ne porte pas de masque, elle se contamine elle-même au passage… histoire de boucler la série et la boucle où James est présent à sa mort, j’imagine ? Pas si sûr, parce qu’on sait désormais que les personnages vont avoir le choix une fois qu’ils stopperont Olivia : laisser la boucle se jouer à l’infini ou effacer l’existence de James. Dur. Reste à voir comment stoppé Olivia, quand même. N’empêche que tous ces rebondissements étaient tellement bien écrits. Il fallait les digérer, et il restait encore dix minutes d’épisode !

La fin d’épisode voit Cole retrouver que lettre de sa mère, qui est morte (putain, ils vont vraiment tuer tous mes personnages préférés ?) maintenant, mais qui lui raconte sa première rencontre avec son père, où Emma s’était pris une balle et s’est effondrée. Sans poser de question, Matthew Cole a donc emmené Emma à l’hôpital, où elle est décédée en répétant Marion, lui faisant penser que c’était le prénom d’Hannah.

Celle-ci ne le détrompe pas et tombe amoureuse peu à peu de Matthew, même si elle a fini par découvrir son identité. Elle affirme à Cole que ses parents se sont donc aimés, et qu’elle s’est sue enceinte, et qu’elle n’a jamais eu le cran de partir avant de voir la bague. Eh ben, la vie de Matthew n’est vraiment pas simple, ni belle. Tout ça aurait pu paraître long si je n’avais pas tant adoré le personnage d’Hannah et si ça n’apportait pas tant de réponses à la fois, tout en étant extrêmement simple. La série m’a emporté, vraiment.

Ainsi donc, James est le fils d’Hannah, qu’il avait lui-même sauvé d’une mort certaine quand elle était enfant… Oui, c’est un sacré bordel temporel, un serpent qui se mord la queue, une aberration scientifique inexplicable, sans début, ni fin, une boucle qu’il faut rompre… en effaçant James. Oh, scénaristes, je vous hais. Je pensais que ce virus était votre dernier coup vicieux, mais non, évidemment que non.

L’épisode se termine en 2017, où James se boit un verre, pour changer ; en présence de Katarina et… Hannah. Oh, putain de scénaristes, vous êtes si vicieux. C’est ça la minute de plus du titre ? Nous dire que Cole, Hannah et Katarina veulent une minute de plus en famille ? Nous dire qu’ils ont prévenu Hannah eux-mêmes de la date à laquelle elle devait retrouver Cole et Cassie à l’Emerson ? Nous dire qu’elle savait tout et qu’ils ont eu leurs adieux ?

La conclusion voit donc un orage rouge s’approcher de New-York et, en 2043, Cole comprendre qu’il est le démon à abattre, la cible qu’il se cherchait depuis le début. Tu m’étonnes que Jennifer et Cassie soient en larmes, je crois bien que moi aussi j’ai quelques larmes sur les joues. Je me demande comment tout ça va finir – j’ai du mal à imaginer que la série puisse mal se terminer, mais ça en prend le chemin, et ce serait une raison de plus de l’adorer. Wait & see. Vivement samedi !

Saison 4